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Reçu — 31 octobre 2025 Le Gorafi.fr Gorafi News Network

“Je ne m’interdis aucun sujet” par l’humoriste qui fait des blagues sur la raclette

31 octobre 2025 à 15:00

C’est 30 minutes avant de monter sur scène pour jouer son spectacle “Anatole Gontrand n’en rate pas une” que celui qui se fait appeler dans le milieu “le petit prince de l’irrévérence” nous accueille dans les loges du théâtre Le République. Un spectacle “mordant” et “haut en couleur” dans lequel il aborde sans concession des thématiques cinglantes et nécessaires comme “la raclette”, “les groupes Whatsapp”, “les relations hommes-femmes” ou encore son sketch culte déjà aperçu au festival de Montreux “Quand t’aimes trop le café”. “L’humoriste c’est un peu le bouffon du roi, il est là pour dire des vérités qui dérangent et s’il ne le fait pas, qui va le faire ?” explique-t-il en terminant de rédiger sa chronique pour France Inter. 

Un combat courageux qui lui a déjà valu quelques déconvenues. “Je sortais de mon dernier spectacle sur les nouvelles technologies, “Anatole Gontrand en haute définition”, et alors que je prenais des photos avec des fans, un homme est arrivé dans mon dos et m’a foutu un taquet dans la nuque.” raconte-t-il d’un air grave. “Je comprends qu’on puisse ne pas aimer ce que je dis sur la marque à la pomme mais c’est mon devoir en tant qu’humoriste d’égratigner les puissants et jamais rien ni personne ne m’empêchera de la faire” ajoute-t-il, en réajustant sa coque Rhinoshield sur son iPhone 16 pro. 

Quand on lui demande où il puise son inspiration, Anatole sourit et regarde le plafond. “Tu sais, moi ce qui m’anime artistiquement, c’est la colère face aux injustices, tout ce qui fait que le monde ne marche pas droit. Et ce qui est bien quand c’est la colère qui te booste créativement, c’est que l’inspiration peut surgir n’importe où” explique-t-il, avant de se précipiter sur son carnet pour y noter “Idée de sketch : les différentes cuissons des pâtes”. 

Après nous avoir checké et appelé “frèrot”, Anatole quitte les loges pour se produire devant plus de 460 personnes. Un spectacle “au vitriol” dont les spectateurs ressortent absolument conquis à l’image de Walid, 23 ans. “C’était drôle, frais, léger. Et puis, il décrit tellement bien ce qu’on vit que ça nous permet de passer une heure sans penser une seule fois à ce qui ne va pas dans le monde.” 

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Un enfant-soldat hésite entre devenir pompier-soldat ou astronaute-soldat

31 octobre 2025 à 13:00

C’est vêtu d’un petit treillis militaire, d’un fusil-mitrailleur de contrebande et d’une sacoche Pat’Patrouille qu’Abdi, enfant-soldat senior depuis 2023, s’assoit devant nous, avant de sortir une compote pomme vanille de sa poche. Quand on lui demande où il se verrait dans 10 ans, le petit garçon regarde par la fenêtre l’air pensif. “Vivant” se contente-t-il de répondre, avant de mordre goulûment dans un Pitch. À l’instant où on l’interroge sur ce qu’il aimerait faire comme métier plus tard, son visage s’illumine : “J’aimerais bien devenir pompier-soldat, ou astronaute-soldat, ou même super-héros-soldat ! Ça serait trop chouette !” exulte-t-il, avant de se jeter à terre par réflexe après avoir accidentellement fait exploser sa brique de jus de raisin avec sa paille. 

Des métiers atypiques que nous nous empressons de lui demander de nous détailler. “Bah les pompiers-soldats, c’est des messieurs qui ils jettent des grenades sur du feu et après ça fait boum. Il faut courir très vite. Parfois fois les copains ils meurent mais à la fin le feu n’est plus là et on gagne du manger” débite-t-il à toute vitesse. Même son de cloche pour astronaute-soldat. “Astronaute-soldat si tu veux c’est quand qu’on monte dans un missile pour aller dans le ciel. J’aimerais y aller, même si y a personne à qui couper des doigts là-bas !” poursuit-il tout guilleret. Un échange bref mais instructif qui sera aussitôt interrompu par la traditionnelle rafale de kalachnikov extérieure marquant la fin de sa pause. 

Après avoir ramassé ses grenades incendiaires et rangé son couteau balistique Bob l’éponge à sa ceinture, le petit Abdi nous fera un timide signe de la main avant de partir rejoindre ses camarades pour la leçon du jour : comment organiser une expédition punitive vers un village voisin. Un enfant-soldat optimiste, solaire et plein d’énergie qui, espérons-le, dans 10 ans, aura au moins réussi à devenir un enfant tout court.

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