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Reçu hier — 5 janvier 2026

Nouvelle année, vœux 2026, voyageons dans le temps

En cette traditionnelle période de vœux lors du changement d’année, voyons ce qui devrait… changera… pourrait éventuellement changer ou non. Donc une nouvelle fois encore retour sur nos accomplissements passés et projection dans le futur, vers ce que nous aimerions voir plus sur notre site préféré et écouter plus dans notre podcast préféré.

Bonne année 2026

Quatre personnes se sont prêtées au jeu de cette dépêche, pas vraiment de vœux, mais un peu quand même. En vrac dans les accomplissements : retours d’expérience, accessibilité, rencontres, arkéologie, transmission, fiabilité, migration, vote électronique, technocritique, documentation et programmation. L’année qui vient, sur LinuxFr.org et Projets Libres, promet d’être fédérée, pérenne, humaine, sobre, excitante, écrite et écoutée, réutilisable, réparable et résiliente.

    Sommaire

    Benoît (Oumph) Sibaud

    Accomplissements, réalisations, progrès de l’année 2025

    Commençons par le serpent de mer de la réduction du retard côté adminsys pour LinuxFr.org : une plus grande partie des services est maintenant portée par une distribution récente (Debian Trixie), avec un mélange de conteneurs lxc et docker. Évidemment on passe toujours trop de temps à gérer du spam et des pénibles. J’ai eu l’occasion de rejouer avec des cartes DRAC pendant les incidents, d’écrire des comptes-rendus d’incident (ne jamais négliger leur importance) et de faire un peu plus de systemd.
    J’ai participé au stand et aux animations sur place lors de la conférence Open Source eXPerience Paris et c’était toujours agréable et remotivant de voir d’autres personnes de l’équipe, de notre lectorat, des libristes connus de longue date et des nouvelles personnes. Le 28 juin 2025, on fêtait les deux ans de la politique de minimisation des données et il ne s’est rien passé car la prochaine étape est en juin 2026 (les premiers comptes avec trois ans d’inactivité).

    Je suis satisfait d’une certaine fiabilité en termes de contenus publiés : les rétrospectives toutes les quinzaines, la traditionnelle dépêche d’appel aux dons, les non moins régulières assemblée générale et publication de bilan et célébration d’anniversaire ou un poisson d’avril.

    En dehors de contenus attendus, j’ai écrit sur les sujets liés à LinuxFr.org (OSI rejointe, incidents du 26 juin et du 26 août), sur des sujets qui m’intéressent (la maintenance, le vote électronique ou le jeu d’apprentissage SQLNoir), des sujets plus tristes (un décès parmi d’autres ou une fin de vie pour un projet), et publié quelques liens sur les licences, la sécurité, le vote électronique, l’Union européenne, les dons, la technocritique et le spam.

    Ce que je voudrais faire, apprendre ou approfondir en 2026

    Déjà dans les reports de 2024, je voudrais m’intéresser au Fediverse et à ActivityPub peut-être, et peut-être à Gemini (le protocole) ? Il y a des travaux en cours sur le service de partage sur les réseaux sociaux share. Par contre j’ai donné moins de conférences en 2024 pour LinuxFr.org et globalement assisté à moins d’événements : donc je réitère l’ambition 2025 de rencontrer plus régulièrement le lectorat ou les personnes contribuant au site ou des publics nouveaux, car c’est appréciable pour le moral et la motivation.

    Hum c’est malheureusement bon on peut garder tel que.

    Des contenus que je voudrais voir plus sur LinuxFr.org ou écouter plus dans le podcast Projets Libres (type de contenu, sujet, etc.)

    De manière générale, je suis toujours intéressé par plus de contenus sur LinuxFr.org (idéalement des dépêches). Mais plus précisément, en termes de sujet, j’aimerai encore et toujours plus d’articles la réparation, la maintenance et la réutilisation, sur la sobriété en informatique, sur la lutte contre la corruption, sur les sujets politiques autour du numérique et des données. Et bien sûr toujours plus de retours d’expérience, de sujets qui ne me viendraient pas à l’idée (sérendipité) et de sujets qui vous passionnent vous (partagez !). Pour Projets Libres, c’est un peu de la triche, j’ai accès à la préparation et j’ai déjà un premier aperçu de la richesse des sujets qui seront traités, mais je sais aussi qu’on compte sur vous pour aider à enrichir les émissions avec vos suggestions diverses et variées.

    Walid (Wawa) Nouh

    Accomplissements, réalisations, progrès de l’année 2025

    L’année 2025 a été chargée puisque 19 émissions ont été diffusées. Nous avons eu aussi l’occasion de parler dans des conférences et des meetups.
    Le podcast continue à gagner en visibilité et d’après nos statistiques OP3 (qui ne sont pas parfaites), pour la première fois deux épisodes ont dépassé les 2000 téléchargements dans le premier mois (Dégooglisons l’évaluation avec Framasoft, et le futur sera fédéré et auto-hébergé avec Elena Rossini).
    J’ai finalement trouvé le temps de poser des mots pour expliquer mon travail sur le podcast, résumé comme ceci : documenter, transmettre, apprendre.
    Bien entendu la grosse actualité de la fin d’année est le rapprochement avec LinuxFr, qui est une suite logique et aussi une reconnaissance de notre travail depuis 2023.
    Pour finir, nous avons eu l’occasion, à travers l’association LinuxFr, de donner des cours d’introduction au logiciel libre dans une école d’ingénieur (Florent Zara, Raphaël Semeteys, Jérôme Herledan et moi-même). Cela confirme mon idée que des prestations annexes sont un moyen intéressant de financer l’édition du podcast et de faire en sorte de ne pas avoir de publicité.

    Ce que je voudrais faire, apprendre ou approfondir en 2026

    Pour cette nouvelle année, Raphaël et moi avons fixé un thème, qui sera la ligne directrice de notre travail sur 2026 : pérennité et résilience.

    – Pérennité, car c’est un sujet qui nous tient à cœur, à travers les épisodes sur les fondations, ou sur les projets qui existent depuis un grand nombre d’années.
    – Résilience : c’est la suite logique de tous les épisodes qui traitent, entre autres du Fediverse, de l’auto-hébergement et de l’informatique responsable et c’est plus que jamais important vu l’actualité géopolitique actuelle.

    Mes souhaits vont sûrement évoluer courant de l’année, mais j’aimerais dans les semaines à venir commencer à tester des OS mobiles basés sur Linux (Ubuntu Touch et PostmarketOS pour commencer), afin de préparer de potentiels épisodes sur le sujet.
    J’aimerais aussi donner plus la parole à des personnes qui utilisent le libre (dans la lignée de l’épisode avec Elena Rossini).
    Bref, beaucoup d’idées, le backlog est d’actuellement une cinquantaine d’épisodes…

    Des contenus que je voudrais voir plus sur LinuxFr.org ou écouter plus dans le podcast Projets Libres (type de contenu, sujet, etc.)

    Je vais surtout passer plus de temps à relire du contenu déjà présent sur LinuxFr :)
    Comme annoncé lors de l’évènement AssocialClub au salon Open Source Experience, il y a toute une intégration du podcast dans et avec LinuxFr à imaginer, cela va être passionnant !

    vmagnin (Vincent)

    Accomplissements, réalisations, progrès de l’année 2025

    Côté accomplissements sur LinuxFr, je suis surtout content d’avoir fait œuvre arkéologique avec ma série automnale de cinq journaux consacrés aux Fiches Libres, au site antique GNULinews et aux Tuxeries (1, 2, 3). Cela a abouti à la modernisation des fiches par Ysabeau et de mon côté à la restauration des Tuxeries, plus de deux cents images et animations du dessinateur JC.

    Toujours à cheval entre passé et futur (donc dans le présent ?), j’ai publié ma dépêche n°7 sur le Fortran. La disparition du service non-libre Netvibes m’a forcé à migrer vers une Pétrolette libre. Et parmi les dépêches auxquelles j’ai contribué sensiblement, je me souviens surtout de Rendez-nous nos boutons !, un questionnement humoristique sur certaines évolutions techniques imposées parfois sans discernement.

    À part ça, en 2025 j’ai migré mes machines de travail d’Ubuntu vers Fedora. Probablement en partie pour retrouver un peu le piment qu’on ressentait à chaque version d’Ubuntu il y a 20 ans. Dans toute vraie passion, il y a apparemment une quête de l’excitation originelle que l’on essaie de retrouver décennie après décennie. Oui, j’essaie aussi de rejouer encore une fois l’excitation pré-adolescente de l’apprentissage de la programmation grâce à Rust. J’ai terminé de lire le livre Développez avec Rust (Dunod).

    Ce que je voudrais faire, apprendre ou approfondir en 2026

    Je suis loin de maîtriser les nouveaux concepts présentés dans ce très bon livre, mais j’ai au moins balayé l’essentiel et j’ai tout 2026, enfin j’espère, pour progresser en Rust. Et aussi avancer un peu dans quelques projets Fortran pro ou perso.

    Continuer à réfléchir sur l’IA et sur la poursuite de l’informatisation du monde. Avec en ce moment comme toile de fond la lecture de La Technique ou l’enjeu du siècle de Jacques Ellul (2ᵉ édition de 1960), qui se termine par : « […] nos plus intimes passions sont connues, publiées, analysées, utilisées. L’on y répond, l’on met à ma disposition exactement ce que j’attendais, et le suprême luxe de cette civilisation de la nécessité est de m’accorder le superflu d’une révolte stérile et d’un sourire consentant. » Après autant de lucidité, on verra si j’ai le courage de lire Le Système technicien (1977) qui se termine par : « L’homme qui aujourd’hui se sert de la technique est de ce fait même celui qui la sert. Et réciproquement seul l’homme qui sert la technique est vraiment apte à se servir d’elle. » Pas glop !

    Bon, ça ne m’empêchera pas d’écouter des podcasts Projets Libres / LinuxFr.org. Et ne soyons pas sombre puisque 2026 est un nombre heureux (voir le site OEIS pour plus de propriétés de 2026).

    Des contenus que je voudrais voir plus sur LinuxFr.org ou écouter plus dans le podcast Projets Libres (type de contenu, sujet, etc.)

    Monomanie technicienne : des trucs sur Rust :-)

    Ysabeau

    Accomplissements, réalisations, progrès de l’année 2025

    Une année moins productive que les précédentes sur le plan informatique, quoique ! En avril un tutoriel sur Mastodon, les balises Alt et deux ou trois autres trucs qui fait partie de ce que je voulais approfondir : l’accessibilité des textes. Par contrecoup, pour mes sites j’essaie d’avoir aussi des images et documents mieux présentés.

    Sinon pour LinuxFr : la dépêche sur Delphine Demange et les compilateurs m’a donné, enfin, l’occasion d’en savoir plus (de découvrir en fait) sur les compilateurs et les commentaires, dont j’ai vraiment apprécié la qualité, de résoudre un mystère vieux de 2020. Avec celle sur la sortie d’Unicode 17 j’ai approfondi ma connaissance des systèmes d’écriture et de ce qui est nécessaire pour qu’il puisse figurer dans le registre Unicode. L’histoire de la convention du mètre et de l’ODF a été aussi un genre d’épopée en ce qui me concerne puisque j’ai profité de l’occasion pour « epubifier » un document complexe avec formules de mathématiques et autres joyeusetés, Le Système métrique décimal. Sa création en France. Son évolution. Ses progrès. Et, évidemment, les fiches libres, que je dois continuer à revoir, ont été sources d’enseignements, j’aime bien l’idée du travail arkéologique. Par contre, j’ai laissé le Transimpressux en jachères.

    Si j’ai relativement peu écrit, j’ai beaucoup tricoté, des bérets, notamment, sur la base d’une méthode que j’ai mise en ligne et qui a réclamé quasiment l’entièreté de mes capacités mathématiques (pas grand-chose). Et en fait, j’aurais pu faire plus simple… Et puis j’ai fait du Banksy.

    Deux versions du marque-page la petite fille au ballon ou les petites filles couleur chocolat tiennent un ballon dans leur main, l’un est en robe rose l’autre en robe jaune
    Marque-pages la petite fille au ballon inspirés de celle de Banksy même si, au final, le résultat est très différent.

    Ce que je voudrais faire, apprendre ou approfondir en 2026

    L’accessibilité, encore et toujours, écrire un ou des tutoriels sur le sujet. Utiliser plus ou mieux Draw pour faire des modèles de jouets de papier. Et, oui, j’ai encore à apprendre sur l’EPUB, et Inkscape. Oh, et continuer des dépêches de la série Transimpressux, il faut vraiment que j’écrive sur l’Unicode dans ce cadre.

    Des contenus que je voudrais voir plus sur LinuxFr.org ou écouter plus dans le podcast Projets Libres (type de contenu, sujet, etc.)

    Des contenus sur l’accessibilité, la réparabilité, le bricolage informatique comme celles du dernier journal de Sébastien Rohaut ou celui d’Ecran Plat sur les clés USB-C lentes. Et aussi plus de contenus sur l’histoire de l’informatique et des logiciels et de l’arkéologique.

    Pour finir

    Nous vous souhaitons tout de même la meilleure année possible (on oscille entre excellence optimisée et résilience robuste ainsi que pérennité soutenable et humour drolatique). Et, bien évidemment, n’hésitez pas à « continuer » cette dépêche dans les commentaires.

    Et un merci à toutes celles et ceux qui font de LinuxFr.org un site enrichi en sérendipité et surprises et de Projets Libres un podcast nimbé de découvertes et bienveillance.

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    Reçu — 28 décembre 2025

    Ancestris en v13 stable

    Pour mémoire, Ancestris est un logiciel de généalogie. Il est développé en Java et disponible sous licence GPLv3

    Logo

    C'est officiel depuis le 30 novembre 2025 :

    • La version stable est Ancestris v13 ;
    • La version journalière est nommée Ancestris v14.

    La v13 en quelques chiffres :

    • Plus de 1200 commits ;
    • 18 mois de développement ;
    • Fonctionne sur tous les systèmes d'exploitation qui permettent d'installer Java de la version 17 à la version 25.

    Nouveautés :

    • Refonte de l'ensemble des rapports ;
    • Unification et amélioration des options de rapports ;
    • Ajout de look and feel sombres ;
    • Refonte du module de relevé ;
    • Ajout d'une fonction de transcription d'acte basée sur l'IA Mistral ;
    • Fonction pour modifier tous les noms en majuscules ;
    • Refonte du module de fusion de doublons ;
    • Ajout d'un bloc-note de recherche ;
    • Ajout de la possibilité d'appeler les rapports par un bouton dans la barre de menu ;
    • Ajout d'un rapport de chronologie verticale ;
    • Ajout d'un rapport circulaire descendant ;
    • Ajout d'un rapport de professions au cours du temps ;
    • Ajout d'un rapport d'arbre en étoile ;
    • Ajout d'un générateur d'étiquettes ;
    • Ajout d'un visualiseur de rapport SVG.

    Évolutions et corrections :

    • Améliorations de Cygnus ;
    • Améliorations d'Ariès ;
    • Amélioration de l'éditeur GEDCOM ;
    • GedArt ajouts de fonctions pour exporter plus de données ;
    • Améliorations du modules de groupes familiaux ;
    • Corrections de la table des entités ;
    • Améliorations du module de vérification des anomalies ;
    • Améliorations du livre web ;
    • Amélioration du module de site web ;
    • Améliorations du module d'ancêtres communs ;
    • Améliorations du module de suppressions de tags ;
    • Améliorations de l'export Geneanet ;
    • Améliorations du module graphe ;
    • Améliorations de l'arbre graphique ;
    • Améliorations de l'import Geneatique ;
    • Améliorations de l'import Aldfaer.

    Mise à jour des traductions :

    • Allemand ;
    • Anglais ;
    • Catalan ;
    • Danois ;
    • Espagnol ;
    • Français ;
    • Hongrois ;
    • Néerlandais ;
    • Polonais ;
    • Portugais ;
    • Russe ;
    • Tchèque ;
    • Turc.

    Merci à tous les traducteurs pour leur travail constant, si important pour l'ensemble de la communauté.

    Pour conclure, merci à toute la communauté par vos remarques, vos demandes, vos remontées d'anomalies, vous permettez de faire vivre et embellir ce logiciel.
    On compte sur vous dans la suite pour nous créer du buzz, des tutoriels, des idées et de l'enthousiasme.

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    Reçu — 19 décembre 2025

    SHM : des métriques d’usage pour applications self-hosted… sans espionner les utilisateurs

    Quand on développe et distribue des applications open-source auto-hébergées, il y a une question très simple à laquelle il est presque impossible de répondre :

    Combien d’instances actives de mon application sont réellement utilisées ?

    SHM

    C’est exactement le problème que j’ai rencontré avec Ackify, une application open-source de preuve de lecture de documents (politiques internes, procédures, formations, etc.), déployée en self-hosted par ses utilisateurs - sans que j'ai le moindre contrôle dessus.

    Pas de SaaS, pas de compte centralisé, pas de tracking utilisateur.
    Résultat : zéro visibilité.

    👉 Combien d’instances Ackify tournent vraiment ?
    👉 Quelles versions sont encore actives ?
    👉 Quelles fonctionnalités sont utilisées (ou pas) ?

    C’est pour répondre à ce besoin très concret que j’ai créé SHM – Self-Hosted Metrics.

    SHM, c’est quoi ?

    SHM est un serveur de télémétrie privacy-first, conçu spécifiquement pour les applications self-hosted open-source.

    L’idée est simple :

    • chaque instance auto-hébergée envoie périodiquement un snapshot de métriques agrégées
    • aucune donnée utilisateur
    • aucun événement individuel
    • aucun tracking comportemental

    Juste ce qu’il faut pour comprendre l’usage réel d’un logiciel déployé “dans la nature”.


    Un point important : SHM est agnostique

    Contrairement à beaucoup d’outils existants, SHM n’impose aucun schéma.

    Tu envoies :

    {
      "documents_created": 123,
      "active_users": 42,
      "webhooks_sent": 9
    }

    ➡️ le dashboard s’adapte automatiquement :

    • nouvelles cartes KPI
    • nouvelles colonnes
    • graphiques générés dynamiquement

    Aucun frontend à recompiler, aucune migration à écrire.

    Dashboard Graph
    Dashboard Détail


    Un petit mot sur Ackify

    Ackify est l’application qui a déclenché tout ça :

    • open-source
    • self-hosted
    • preuve de lecture avec signature cryptographique
    • alternative légère à DocuSign pour des usages internes

    SHM est désormais utilisé pour répondre à des questions très simples :

    • combien d’instances actives ?
    • combien de documents créés ?
    • combien de signatures générées ?

    Projet open-source

    Le projet est encore très jeune (MVP), mais fonctionnel et déjà utilisé en conditions réelles.

    Les retours, critiques et idées sont évidemment bienvenus 🙂


    Stack technique (sobre et assumée)

    • Backend : Go (binaire unique, léger)
    • Stockage : PostgreSQL (JSONB)
    • Déploiement : Docker
    • Licence : AGPLv3 (SDK en MIT)
    • Auth des instances : Ed25519 (clé générée localement, signature des snapshots)

    Chaque instance :

    • génère une identité cryptographique locale
    • s’enregistre une seule fois
    • signe chaque envoi de métriques ➡️ impossible de spoof une instance existante.

    Et côté vie privée ?

    C’était non négociable.

    SHM :

    • ne collecte aucune donnée personnelle
    • ne collecte pas les IP (hors reverse-proxy)
    • ne collecte ni hostname, ni username
    • fonctionne sur des compteurs agrégés uniquement

    C’est au mainteneur du logiciel de décider quelles métriques exposer, et à l’utilisateur final de pouvoir désactiver la télémétrie.

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    Reçu — 10 décembre 2025

    Rencontres Educalibre à Bruxelles les 4, 5, 6, 7 et 8 juillet 2026 à Bruxelles

    Educalibre est une conférence consacrée aux biens communs, aux ressources pédagogiques libres, à l’autonomie stratégique et au logiciel libre principalement à l’école et dans le secteur public, mais bien sûr aussi dans toutes sociétés.

    Elle se profile dans l’exacte suite des RMLL, les Rencontres mondiales des logiciels libres, dont l’édition bruxelloise s’est tenue dans les locaux de l’Université libre de Bruxelles et de Educode, la conférence sur la technologie dans l’éducation tenue fin 2018 à Bozar, les samedi 4, dimanche 5 et lundi 6 juillet 2026.

    Cette conférence, d’abord communautaire et festive, est gratuite pour toutes les personnes impliquées dans l’enseignement (sauf les vendeurs de manuels, contenus et applications qui ne sont pas libres ou proposés des associations sans but lucratif).

    Elle se veut une occasion de se retrouver dans un cadre humain festif à la fin de l’année scolaire, juste avant d’entamer des vacances bien méritées, et ce pour tous les développeurs de logiciels qui pourraient être utilisés à l’école ou dans un cadre de formation, pour tous les enseignants, ou pour toute autre personne intéressée par ces sujets.

    Bien sûr chacun doit payer ses logements, repas et le cocktail dînatoire lundi 6 juillet 2026 à 19h dans les superbes salles gothique et de mariage de l'hôtel de ville sur la superbe Grand-Place de Bruxelles

    Un préprogramme et des thèmes ainsi que les moyens de participer à l’organisation sont indiqués dans le wiki qu’est educalibre.eu. Nous vous y convions et vous y attendons.

    Nous avons déjà la confirmation de la réservation des locaux du cocktail, offerts par la Ville de Bruxelles, et une option pour les locaux bien connus de tous ceux qui fréquentent le FOSDEM, la plus importante conférence des développeurs de logiciels libres en Europe, qui se tient à l’ULB tous les premiers weekends de février depuis 2000.

    Cette conférence sera vraisemblablement aussi en partie organisée au Parlement européen ou à la Fondation universitaire proche.

    Elle traitera aussi de la difficile question de l’autonomie stratégique, un vocable proposé par Tristan Nitot pour parler de souveraineté numérique, dans toutes ses formes et questions, et des moyens de la préserver, en montrant aussi concrètement comment procéder, avec des expositions de solutions concrètes par des prestataires.

    Le cocktail dînatoire aura lundi 6 juillet à 19h, donc à la fin de educalibre. Pour la participation, limitée à 300 personnes ce sera « premier inscrit premier servi ». Mais bien sûr, les participants auront amplement l’occasion de se rencontrer entre eux et avec leurs clients/utilisateurs/clients potentiels lors des pauses café et repas qui seront très bien aussi.

    Ces conférences sont initiées par Nicolas Pettiaux et François Pellegrini, deux figures bien connues du monde du libre francophone et européen depuis 2000. Elles sont dès maintenant coorganisées avec Jean-Yves Jeannas, Georges Khaznadar et Serge Smeesters. François est l’initiateur des RMLL à Bordeaux, Georges est un professeur de chimie et de physique très impliqué dans Debian et les RMLL depuis toujours, Jean-Yves est enseignant à l’Université de Lille, très impliqué dans les communs numériques, les standards ouverts et l’AFUL, Serge est un auteur régulier sur Linuxfr et un enseignant avec des logiciels libres qu’il contribue à développer, et Nicolas a participé dès le début à l’organisation du Osdem devenu Fosdem. Nicolas et François sont associés à des universités, respectivement l’Université libre de Bruxelles et l’Université de Bordeaux, et sont aussi actifs dans de nombreuses associations.

    Educalibre est organisée par l’association belge Educode avec le soutien actif de l'Université libre de Bruxelles

    Toute personne intéressée par l’organisation (je fais ici directement appel à toutes celles et ceux qui ont participé en leurs temps aux RMLL) ou le soutien à de telles conférences est priée de se manifester en écrivant à educalibre@educode.be en mentionnant son attachement professionnel, s’il y en a un, la raison de son intérêt et sa motivation ainsi que ses compétences.

    Nous vous remercions déjà pour toutes vos idées et suggestions pour ces deux conférences.

    La participation à educalibre sera gratuite comme elle l’était aux RMLL, et les participants seront invités à soutenir financièrement comme ils peuvent, comme pour le FOSDEM, et à acheter des goodies pour la soutenir.

    Ils pourront acheter à prix coûtant les repas organisés (petits-déjeuners, déjeuners et repas du soir) organisés dans les lieux de la conférence pour favoriser les rencontres.

    Les entreprises et institutions sont invitées à soutenir financièrement la conférence par exemple par des dons ou l’achat de stands et espaces de sponsoring comme pour les rencontres de la Linux Foundation.

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    Reçu — 27 novembre 2025

    Ackify CE : preuve de lecture cryptographique en Go + Vue3

    Ackify CE est une plateforme open-source (AGPL v3) permettant de générer des preuves de lecture cryptographiquement vérifiables pour des documents internes.

    Le problème

    Les organisations doivent souvent prouver qu'un collaborateur a lu un document (politique RGPD, charte de sécurité, formation obligatoire). Les solutions existantes sont soit trop lourdes (signature électronique qualifiée comme DocuSign à 10-30€/utilisateur/mois), soit non sécurisées (simple email).

    La solution

    Ackify génère des preuves de lecture cryptographiques avec :

    • Signatures Ed25519 (même algo que SSH)
    • Horodatage immutable (PostgreSQL triggers)
    • Hash chain blockchain-like
    • Vérification offline possible

    Cas d'usage

    • Validation de politiques internes (sécurité, RGPD)
    • Attestations de formation obligatoire
    • Prise de connaissance de procédures
    • Accusés de réception contractuels

    Différence avec DocuSign

    Ackify n'est pas une alternative à DocuSign pour des contrats juridiques. C'est une solution simple pour des besoins internes où la signature qualifiée est overkill.

    N'hésitez pas si vous avez des questions techniques !

    Installation

    curl -fsSL https://raw.githubusercontent.com/btouchard/ackify-ce/main/install/install.sh | bash
    cd ackify-ce
    nano .env  # Configurer OAuth2
    docker compose up -d

    Installation complète en ~5 minutes.

    Stack technique

    Backend

    • Go 1.24 (Clean Architecture / DDD)
    • PostgreSQL 16
    • Chi Router
    • OAuth2 (Google, GitHub, GitLab, custom) ou Magic Link (passwordless)

    Frontend

    • Vue 3 + TypeScript
    • Tailwind CSS
    • i18n (FR, EN, ES, DE, IT)

    DevOps

    • Docker distroless < 30 MB
    • CI/CD GitHub Actions
    • Tests : 72,6% couverture (180 tests unitaires + 33 intégration)

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    Reçu — 13 novembre 2025

    AlternC : La 3.5.x continue à être stable

    AlternC est un projet collaboratif dont l’élément de base constitue un logiciel libre de gestion d’hébergements mutualisés pour Debian.

    Ce projet (sous GPLv2+) se veut facile à installer et à utiliser, s’appuyant uniquement sur des logiciels libres.
    Il contient un système d’installation et de configuration automatique, ainsi qu’un panneau de contrôle accessible par le web, pour la gestion des utilisateurs et des services orientés web.
    Le projet s’adresse à un public faisant de l’administration système et souhaitant déléguer les actions de base d’un hébergement web.

    On peut le comparer à des solutions telles que ISPconfig, cPanel, Plesk, Froxlor…

    Après de nombreuses années la version 3.5 est arrivée début 2025 et se prépare à la suite, on se propose de rattraper ce temps perdu.

    Sommaire

    Qui est derrière AlternC ?

    Le projet est porté par différentes structures tant associatives que professionnelles. Nous n’établissons aucune statistique, toutefois, portée à notre connaissance, on peut citer dans un désordre alphabétique :

    • domainpublic avec environ 500 comptes également ;
    • globenet ;
    • infini  ;
    • koumbit qui représente environ 500 comptes pour 2000 domaines et est contributeur historique ;
    • lautre.net compte un peu moins de 1000 adhérents et plus ou moins autant de comptes AlternC ;
    • marsnet avec un peu moins de 200 comptes pour 500 domaines et plus de 200 listes de diffusion ;
    • neuronexion ;
    • octopuce avec environ 80 instances déployées, contributrice historique, héberge une partie de l’infrastructure du projet ;
    • ouvaton avec environ 6000 (sous-)domaines actifs ;
    • webelys contributeur et animateur de la communauté.

    Enfin une version 3.5

    Un peu de contexte historique

    Entre 2018 et fin 2024, la communauté a eu du mal à s’organiser pour fusionner et proposer une cohérence de développement. Durant cette période, il était alors recommandé d’utiliser une version maintenue avec grande détermination par koumbit.

    De nombreux correctifs ont été proposés dans leur bifurcation amicale. C’était de fait la version la plus avancée et active de ces dernières années. On peut noter également que d’autres membres de la communauté disposaient de branches locales. Par exemple, Octopuce maintenait une version 3.3 avec un portage partiel pour fonctionner sur les anciennes versions de Debian.

    Sans être exhaustif dans tous les développements épars, on peut dire qu’on s’était tous un peu dispersé. Il était difficile de répondre à des besoins opérationnels immédiats et de prendre le recul nécessaire pour une intégration communautaire saine.

    On était arrivé à une situation de déperdition de temps, d’énergie, d’envie conséquente.

    L’objectif de cette version

    Au fil des années, l’objectif principal de la 3.5 a fortement évolué. De l’apport initial d’innovations diverses nous nous sommes recentrés sur l’essentiel. C’est-à-dire :

    • fournir une version unifiée et rationnelle de toutes les variantes connues ;
    • gérer les versions stables (du moins plus récentes) de Debian.

    L’histoire récente de la 3.5

    La communauté AlternC, pour diverses raisons, a fortement tardé pour absorber tout ce retard. Au cours de ces douze derniers mois, on notera les évolutions suivantes :

    • Une 3.5~RC2 absorbant le retard avec les apports de koumbit ;
    • Une 3.5~RC3 absorbant le retard avec Debian et fournissant la compatibilité avec Bookworm ;
    • Une 3.5.0 proposant une version stabilisée compatible de buster à bookworm ;
    • Une 3.5.1 proposant un correctif lors de la mise à jour et une compatibilité avec des changements avec roundcube ;
    • Une 3.5.2 proposant d’autres correctifs mineurs, plus une gestion de SFTP, réparation de la compatibilité du module awstats, maintenir les configurations DKIM/SPF ;
    • Une 3.5.3 proposant des correctifs mineurs, une meilleure gestion des bases de données, la réparation des configurations DNS manuelles, une meilleure prise en charge des versions PHP.

    Il est prévu d’autres versions mineures pour prendre en compte les erreurs restantes.

    Toutes ces versions ont été diffusées sur le dépôt officiel AlternC ou bien directement sur le dépôt github

    Les changements depuis la 3.3

    Des nouveautés diverses et variées

    Sans faire une liste à la Prévert, notons les points suivants :

    • La gestion de Debian Buster à Bookworm ;
    • La gestion de PHP de 5.6 à 8.x ;
    • L’amélioration de la gestion des mails avec une meilleure prise en charge de DKIM, SPF et DMARC ;
    • La gestion de l'autodiscover et autoconfig pour les logiciels de messagerie ;
    • La gestion de SFTP en plus de FTP(S) ;
    • La capacité de gérer des domaines DNSSEC ;
    • Un nouveau thème plus moderne et personnalisable ;
    • La définition de politique de validation de mot de passe.

    De nombreux correctifs

    Les nouveautés ne sont pas le cœur de cette version, on a principalement travaillé sur la stabilisation et la mise en place de correctifs divers et variés commme :

    • le report des correctifs pour roundcube pour buster et sa gestion jusqu’à bookworm ;
    • l’intégration de phpmyadmin jusqu’à bookorm ;
    • des protections CSRF dans les nombreux formulaires ;
    • des ajustements dans les scripts de type cron et alternc.install ;
    • la prise en charge des fonctionnalités d’apache 2.4 ;
    • la prise en charge conditionnel du mode SSL pour apache (permettant des frontaux comme nginx, haproxy…) ;
    • des empreintes de mot de passe plus solide — pour entre autres — dovecot ;
    • des correctifs pour s’aligner sur les évolutiosn de mariadb (longueur des tables, nommages…) ;
    • simplification du javascript pour le panel ;
    • support progresif de systemd ;
    • la bascule progressive du système de traduction vers weblate.

    Un écosystème

    AlternC ne se résume pas à un projet avec une structure monolithique. Il s’agit d’un écosystème avec nombre de plugins.

     Des plugins

    La version 3.5 apporte de nouveaux plugins, pour faciliter leur évolution. Certaines fonctionnalités ont été extraites ou adaptées en ce sens :

    • ACME qui extrait la génération des certificats SSL avec Let's encrypt et le protocole ACME
    • nginx-ssl une seconde approche pour gérer les certificats SSL et offrant un frontal nginx pour gérer https
    • mailman un gros travail de fond a été réalisé pour permettre le passage de maiman2 à mailman3 tout en assurant une retro compatibilité correcte.

     Un générateur de paquet Debian

    AlternC est maintenant fourni avec un générateur automatique de paquets Debian.

    Ainsi on facilite l’arrivée de nouvelle proposition sous forme de plugin. Il est n’est pas nécessaire d’intervenir sur l’intégralité du projet AlternC et on peut se concentrer sur une fonctionnalité donnée.

    Dès l’intégration du depot dans l’organisation AlternC, le plugin sera automatiquement pris en compte et ses paquets Debian prêts à l’emploi via :

    • les releases github
    • le dépôt officiel du projet
    • la mise à disposition des paquets expérimentaux ou dits nightly

    Tout un ensemble de plugins

    Au-delà d’AlternC en soi et des plugins listés avant, on peut trouver à différents niveaux de maturité :

    On peut trouver l’ensemble des plugins AlternC depuis son dépôt : https://github.com/AlternC/

    D’autres outils sont mis à disposition également sur la forge communautaire du projet

    Comment installer ou mettre à jour ?

    Si vous avez déjà un AlternC 3.3.x et que vous voulez migrer vers la 3.5.x, faites une sauvegarde complète et suivez la documentation fournie sur notre aide en ligne

    Il est important de prendre en compte les informations suivantes :

    • La version 3.3 n’est plus officiellement supportée et cesse de fonctionner au-delà de Buster ;
    • La version 3.5.x supporte Buster et Bookworm ;
    • Le support de Bullseye (Debian 11) n’est pas fourni, cela peut fonctionner uniquement le temps de la mise à jour système.

    Participer

    Ensuite ?

    Le cycle de la 3.6 n’est pas encore planifié. Parmi les idées en reflexion nous avons :

    • réduire le support à deux versions stables de Debian (bookworm/trixie)
    • l’amélioration de la qualité du code de base (bash et php) à l’aide de diverses CI/CD
    • la finalisation du système de traduction pour le core et les plugins via weblate

    Le code

    L’ensemble du code du projet est actuellement hébergé chez github.
    Toute personne est la bienvenue. Vous pouvez proposer un nouveau projet de code, remonter des bogues, suggérer des améliorations, traduire, communiquer…

    Nous profitons également de cette nouvelle version pour utiliser le nommage “main” pour la branche principale. C’est plus en adéquation avec notre code de conduite informel et donne également une cohérence sur l’ensemble des projets.

    Les traductions

    Toutes personne souhaitant traduire dans sa langue est la bienvenue. Vous pouvez participer via le service weblate. Nous gérons actuellement principalement trois langues : le français, l’anglais et l’allemand. Nous avons d’autres langues disponibles pour lesquelles un peu d’amour est nécessaire.

    Des services à disposition de la communauté

    En complément, le projet AlternC met à disposition divers services à la communauté. Le principal est le service de DNS secondaires disponible sur le site dédié https://www.alternc.net/
    Ce service permet de synchroniser ses zones sur deux DNS secondaires depuis ses instances AlternC.

    Un autre service est disponible en mettant à disposition des serveurs virtuels jetables pour tester des développements sur différentes distributions Debian (de Jessie à Trixie).

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