[Fin du clavier qui vole] Pathologic 3 est un petit bijou d’écriture. Sa durée de vie et son intrigue tortueuse en font un titre incontournable pour les amateurs du genre. Ceux qui aiment aimeront. 7/10.
Dans Death Howl (« Le glapissement de la mort », au Québec, qui est aussi le cri poussé par ma bonne résolution 2026 d’arrêter les traductions québécoises lourdingues), il est question d'Orphée qui retourne aux enfers pour chercher sa bien-aimée. Sauf qu’il s'agit d'une maman, qui retourne chercher son fils dans l’au-delà. Et qu’elle n’est pas armée d’une lyre pour endormir Cerbère, mais de cartes à jouer. Voilà, comme dans Yu-Gi-Oh ! N’hésitez pas à me dire si j’explique mal, surtout.
Les astrologues se prennent la tête à calculer les trajectoires des planètes au double décimètre, tout ça pour m’apprendre que je suis Poisson ascendant Verseau. Alors que pour cerner la personnalité d’un homme avec bien plus de détails, il suffit de lui demander les jeux qu’il attend pour l’année qui débute. Ainsi, pour 2026, mon moi profond est une petite fille fan de poney, ascendant Napoléon communiste.
Dans une célèbre scène de la série The Wire, le trafiquant de drogue Stringer Bell confie une astuce marketing des plus habiles : changer la couleur du packaging des capsules d’héroïne permet de dynamiser les ventes. Même si le produit à l'intérieur reste le même.
Si je me méfie des histoires d’animaux, c'est que le premier dessin animé qui marqua ma mémoire d’enfant fut Les Animaux du Bois de Quat'sous. J’y ai vu mourir un renardeau, des souris, des faisans sous les balles des chasseurs, des hérissons sous un camion. Alors quand mon premier cochon d’Inde a calanché, j’ai versé quelques gouttes de mon biberon au sol. Mais pas une larme.
Je n’ai pas besoin de tout comprendre pour avancer dans la vie. Par exemple, je mourrai sans savoir pourquoi les gens mettent de l'adoucissant dans leur lave-linge. J’ai testé : les chats ressortent toujours aussi rêches.
Les félins sont plus félons que jamais. Ces colons impérialistes, qui puent la croquette, se servent du peuple des souris pour constituer un avant-poste sur des terres non exploitées par le règne animal. Mais, non contents d’exiler les rongeurs loin de leurs terriers d’origine, les « Griffes » débarquent à intervalles réguliers au port pour réclamer une dîme substantielle.
Moi aussi, comme dans The Berlin Apartment, j’aimerais connaître l’histoire des personnes qui ont habité cet appartement avant moi. Non, pas par curiosité historique. Juste pour savoir à qui je dois ces joints de baignoire faits avec le gros orteil, et ce chat tout sec derrière le frigo.
Il fallait bien que ça arrive. À force de mettre toujours plus de savoir-faire et d’application à reproduire les costumes de personnages de mangas, de jeux vidéo ou de films, le monde du cosplay se professionnalise. Au point que certains, et surtout certaines, font le pari d’en tirer un revenu. Nous avons rencontré quelques-uns de ces cosplayeurs acharnés, dont nulle prose ne saurait retranscrire la prodigieuse sympathie.
« Je suis abonné à Canard PC pour rester connecté à ce que le jeu vidéo a de plus fin à proposer artistiquement. Pour entendre souffler l’art vivant à travers mes ventirads, caresser ma manette comme les formes blasphématoires de statues centenaires. Et ce con me parle d’un casse-briques. »