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Test ANTHBOT Genie 3000 : une endurance qui gomme tous les problèmes ?

7 novembre 2025 à 17:07
Test et Avis sur le robot tondeuse Anthbot Genie

Un prix contenu pour gérer de grands espaces : c’est le défi que propose la marque ANTHBOT avec son modèle Genie 3000. Nous allons de ce pas mettre à l’épreuve cet outsider qui affiche un rapport qualité/prix plutôt alléchant…

ANTHBOT est une jeune marque fondée en 2023, positionnée sur le « smart gardening » en se spécialisant dans les robots-tondeuses sans fil périmétrique. Après un premier modèle de pré-série (Pion), la famille Genie signe son entrée sur le marché grand public avec une architecture mêlant RTK multibande et vision par caméras pour la localisation, l’évitement d’obstacles et le suivi des bordures. La 3000 est la déclinaison endurante de la gamme : elle vise les grandes surfaces et promet une coupe rigoureuse appuyée par une application facile à prendre en main.

Anthbot Genie 3000 dans sa boîte

Autant le dire tout de suite : les conditions de ce test ne sont pas en faveur de ce challenger qui passe juste après une saison riche en belles trouvailles aussi bien chez les leaders que chez les outsiders. En outre, notre surface de tonte limitée ne pourra pas faire valoir sa zone de brillance première : une couverture étendue. Nous tiendrons donc compte de ce cadre pour évaluer les caractéristiques, les fonctionnalités, les points forts et les limites du Genie 3000 !

Caractéristique TechniquesANTHBOT Genie 3000
Dimensions63,3 x 41,9 x 26,9 cm
Poids13 kg
Surface de tonterecommandée : 3000 m2
maximum : 3600 m2
Disque de lames5 lames
Hauteur de lame30 à 70 mm
Largeur de coupe200 mm
Pente max24°
BatterieLi-ion 18 V et 10 000 mAh
Adaptateur28V et 6A
Temps de charge200 min
Autonomie240 min
Température de fonctionnement3-45 °C
ÉtanchéitéIPX6
Volume sonore60 dB max
Garantie3 ans
Prix1399 € (1699 € hors promo).

Ce n’est pas le robot-tondeuse plus compact du marché et il est relativement lourd. En outre, les 60 dB annoncés ne nous disent rien qui vaille : cette valeur est souvent sous-estimée par les fabricants. Quant à la largeur de coupe, elle est dans la moyenne basse des produits que nous connaissons (entre 18 pour le Stiga A750 et 23,7 cm pour le Navimow X330).

Passé ces quelques petites réserves, l’on peut déjà s’enthousiasmer pour les 240 minutes de tonte effective, un assez large choix de hauteur de lame, un franchissement de pente plus que correct et 3 ans de garantie que vous pourrez même prolonger si vous prenez l’option. Enfin, les 5 lames du disque devraient faire du bon boulot pour garantir une tonte nette.

Que trouve-t-on dans la boîte d’un ANTHBOT Genie 3000 ?

Unboxing Anthbot Genie 3000
La guide rapide est délivré en anglais au recto… ou en allemand au verso ! 
  • 1 robot ANTHBOT Genie 3000
  • 1 station de charge
  • 1 antenne RTK (en trois composants)
  • 1 adaptateur de charge + rallonge
  • 1 manuel + guide rapide
  • 4 vis auto-foreuses
  • 10 serres-câbles
  • 1 clé allen
  • 1 cruciforme
  • 5 lames de rechange + vis adaptées

Sur ce point, peu de commentaires à faire : on trouve la panoplie classique pour maintenir la station et les fils au sol, on profite d’une rallonge de cinq lames et on ne crache jamais sur les outils fournis (clé allen et cruciforme). La rallonge pour l’alimentation mesure ses 10 mètres, ce qui est plutôt confortable. Enfin, le manuel est traduit en français : on apprécie (il est également disponible dans l’application ANTHBOT).

Design : du déjà vu efficace

Premier contact, le Genie 3000 joue la carte du classique : un volume assez massif, posé très bas sur l’herbe, avec une silhouette rectangulaire adoucie au niveau des angles. La robe est bicolore (clair sur la coque, plus sombre en soubassement) avec une petite « casquette » avant qui abrite le module de vision. Le dessus accueille un îlot affleurant avec affichage et commande d’arrêt d’urgence, tandis qu’un capteur de pluie est intégré dans la zone supérieure. À l’avant, on trouve le bandeau de caméras et le pare-chocs.

Anthbot Genie 3000 vu de derrière
Anthbot Genie 3000 sur le côté

ANTHBOT fait le choix d’une coque plastique épaisse avec joints et fermetures adaptés à un usage extérieur (indice IPX6), soubassement rigide et protection intégrale du plateau. Le disque adopte 5 lames pivotantes revêtues titane. La motorisation de coupe est brushless (vitesse annoncée 3000 tr/min), et la hauteur se règlera depuis l’app. Le déplacement repose sur deux grandes roues motrices arrière « tout-terrain » à profil marqué et, à l’avant, deux galets omnidirectionnels qui stabilisent la machine. L’ensemble inspire plutôt confiance, du moins en ce qui concerne la robustesse.

Anthbot Genie 3000 vu de dessous
Quatre roues et 5 lames : stabilité et tonte nette seront au rendez-vous ! 
Anthbot Genie 3000 panneau de commandes
La saisie du code PIN est étrange et assez frustrante..

Côté ergonomie, on reste plutôt pragmatique. Le panneau supérieur regroupe un petit afficheur et des touches physiques, dominés par le sempiternel bouton STOP rouge. Les contacts de charge sont en façade pour un arrimage franc sur la base, et le pare-chocs avant garde une course suffisante pour encaisser les touches légères. La poignée intégrée est discrète mais permet de soulever et manœuvrer le robot sans chercher l’équilibre ; le poids se sent, mais la préhension est nette et la répartition du poids facilitante. À l’usage, on apprécie surtout la logique des commandes : une mise en route locale possible sur le capot, le reste se pilotant à distance via l’application, pour limiter les manipulations au jardin.

Installation : on se laisse guider gentiment

Il est fort possible que ANTHBOT ait avant tout pensé aux « débutants » au moment de concevoir l’appareil. L’antenne RTK se visse très simplement, on ne peut pas se tromper. Le fil d’alimentation est à l’intérieur, et la fourche à trois dents se fiche dans le sol comme dans du beurre. Il faudra néanmoins le placer à quelques centimètres de la station afin qu’il puisse s’y brancher sans nécessiter de rallonge.

Anthbot Genie 3000 installation filaire
Si vous déplacez l’antenne RTK, le robot risque de buguer…
Anthbot Genie 3000 antenne RTK
…même si vous la repositionnez exactement au même endroit  (grâce au trou dans la terre).

Le robot s’allume dès qu’il est en charge, joue quelques notes de musique et commence à émettre des indications vocales en anglais. Pour modifier le volume et la langue, c’est sur l’application que ça se passe. Celle-ci va réclamer toute votre attention en début de parcours : connexion Bluetooth et Wi-Fi, installation des mises à jour (entre 5 et 10 minutes), activation de l’OTA, description des fonctionnalités principales, schéma à l’appui... Bref, avant de commencer quoi que ce soit, vous savez à quelle sauce vous allez être mangé !

Nota Bene : un abonnement 4G, gratuit la première année, est également disponible pour les endroits où la Wi-Fi ne passe pas. En revanche, le tarif est encore un mystère : même le chatbot du SAV n’a pas voulu révéler cette information ! 

Anthbot Genie 3000 avec abri
L’abri, composé de plusieurs parties métalliques, est très robuste mais peu intuitif au montage. Le carton présente très bien les étapes à suivre, mais les boulons semblent inadaptés, car impossibles à serrer.

Nota Bene : nous avons également reçu un des deux abris proposés par la marque. Malgré certaines difficultés à le monter à cause d’un jeu important laissé par les écrous, nous avons pu l’utiliser. On préfèrera nettement la solution de Terramow ou même celle de Mammotion, moins robuste mais plus accessible aux non-bricoleurs.

Appli ANTHBOT : l’essentiel pour une bonne prise en main

L’interface arbore une esthétique claire tirant sur l’indigo. C’est épuré, assez intuitif, avec de petites arborescences pour ne pas trop se perdre (réglages de tonte, paramètres de la carte, paramètres des bords, configuration générale, compte et sécurité, etc.). On y trouve les éléments suivants :

  • la cartographie personnalisable
  • le nombre de passage par cycle (1 ou 2)
  • la hauteur de tonte (par palliers de 5 mm)
  • le mode « bordures »
  • la direction de tonte
  • la planification hebdomadaire
  • un mode « entretien intelligent »
  • un mode téléguidé
  • départ différé en cas de pluie (1 à 8 h)
  • un mode « ne pas déranger »
  • sensibilité des capteurs visuels (3 niveaux)
  • un antivol (PIN + alarme + géorepérage 100 m)
  • l’historique de tonte
  • la manuel d’utilisation digital
  • le partage de l’appareil
  • un support en ligne (chatbot)

La panoplie est assez riche, mais on a déjà vu plus complet… Par exemple, on peut trouver ailleurs un réglage fin de la vitesse d’avancement (avec profils “lent/normal/rapide” pour adapter la traction au relief et au bruit) ; un contrôle des régimes du disque (modes “Eco/Turbo” ou tr/min cible pour jongler entre autonomie et qualité de coupe) ; un mode hivernage guidé réellement complet (pas-à-pas de mise au repos, seuils de charge recommandés, autodiagnostic au redémarrage) ; ou même un journal de maintenance intégrant le suivi d’usure des lames/roues avec rappels intelligents.

Nota Bene : ANTHBOT semble tenir un bon rythme d’évolutivité logicielle. Depuis la sortie de la gamme Genie, plusieurs fonctionnalités sont apparues avec les mises à jour OTA, comme la tonte des bords, angle de coupe, partage du contrôle de l’appareil, ou encore sensibilité de la vision. On espère que la marque va rester quelques temps sur cette bonne lancée !

Cartographie : une petite promenade de santé

L’exercice de la cartographie se réalise très normalement : le robot part de sa station et se laisse guider par le mode télécommandé de l’application. Il vous suffit de lui faire faire le tour de chaque zone à tondre afin qu’il enregistre une map complète. Les commandes répondent bien ; le déplacement est fluide. La vitesse n’est pas paramétrable mais elle est parfaite pour terminer la tâche rapidement sans perdre en précision. 

Anthbot Genie 3000 led antenne RTK
Avant de débuter cette étape, vérifiez bien que l’antenne affiche une led verte !

Après avoir tracé les limites de nos 154 m2 de surface (environ 5 minutes), nous avons placé quelques zones interdites (5 minutes supplémentaires). Nous n’avons constaté aucun bug, le processus est on-ne-peut-plus intuitif, et les zones à éviter sont marquées en rouge. Vous pouvez ensuite ajouter des corridors entre deux espaces de tonte séparés. Vous pouvez également modifier ultérieurement les limites.

Nota Bene : la map ne s’est pas affichée dans le bon sens. Nous n’avons pas su la faire pivoter pour faciliter la lecture, contrairement à notre dernier test avec le modèle de Terramow.

appli Anthbot cartographie
À droite : on peut suivre la progression du robot en temps réel tout au long de son cycle grâce au tracé sur la map.

En ce qui concerne les bordures, c’est un peu étrange, puisqu’il faut les éditer à part. L’option la plus simple consiste à confirmer le tracé par défaut que propose l’appli à partir de la carte que vous avez préalablement dessinée. Sinon, vous êtes bons pour un nouveau tour de manège. 

Enfin, vous pouvez créer des emplacements précis avec des paramètres spécifiques (hauteur, fréquence, nombre de passages, bordures, réglage de la détection visuelle, sens de tonte), ce qui vous permettra d’homogénéiser plus facilement les jardins où la repousse est irrégulière.

Navigation : quelle est la conception d’ANTHBOT ?

Pour se repérer, le Genie 3000 combine un positionnement satellitaire RTK multibande et une perception visuelle assistée par inertiel. Concrètement, la base RTK fournie élabore en temps réel des corrections de trajectoire à partir des constellations GNSS (GPS, Galileo, etc.) et les transmet au robot ; celui-ci devient alors un “rover” capable d’estimer sa pose au centimètre près dans le jardin. À cette trame globale s’ajoutent l’IMU (accéléros/gyros), l’odométrie roues et un module de caméras qui détecte bordures, obstacles, vides et textures de pelouse.

La vision embarquée identifie et évite les obstacles usuels (mobiles ou statiques) et améliore les décisions près des zones sensibles (massifs, pas japonais, descentes de cave), tandis que l’inertiel comble les micro-coupures GNSS entre deux corrections. À l’échelle du cycle, cela ouvre la voie à une gestion fine des zones (multi-zones, interdits, priorités), à des tours de bordure dédiés, à des reprises précises après une pause pluie et à une relocalisation fiable en cours de route lorsqu’on déplace le robot manuellement.

Nota Bene : les très petits objets sombres et plats restent des cas limites ; inversement, les obstacles volumineux, les animaux, les personnes et les dénivelés marqués devraient être correctement gérés par la combinaison vision + capteurs de contact.

La réalité du terrain : on est plus mitigé…

En pratique, tout ne s’est pas passé exactement comme prévu. Certes, notre ANTHBOT Genie 3000 démarre bien : il accomplit une trajectoire en “S” la plupart du temps, parvient à éviter les obstacles (il ne se cogne nulle part) et réussit même à passer sous notre banc grâce à sa forme aplatie, sans s’emmêler les pinceaux ni passer sur les dalles de pierre. Il passe même sans rechigner dans un trou de quelques centimètres de profondeur sans perdre le rythme.

Là on est bien…

En revanche, son large gabarit le dissuade de couvrir un des passages étroits de la map, alors qu’il aurait tout juste la place de le faire. D’autre part, il peut lui arriver d’oublier une portion non négligeable de la carte (environ 10%) — heureusement, il a pu se rattraper la fois d’après, mais cette alternance peut s’avérer frustrante. 

Anthbot Genie 3000 devant un passage étroit
Certains passages étroits font aux robots l’effet d’un coupe-gorge !

Nota Bene : dans l’interface, la direction de tonte (modifiable au degré près) se règle en prenant l’emplacement de la station pour repère. On préfèrerait pouvoir la modifier en l’affichant sur l’ensemble de la carte, afin d’anticiper certaines trajectoires malheureuses.

Enfin, c’est au niveau des bordures que le bât blesse. Pourtant, l’approche de ANTHBOT est bonne, car elle prévoit de chevaucher les limites afin que le disque puisse couper tout au bord. Mais si la bordure est marquée par un changement de niveau (une margelle, par exemple), alors le chevauchement fait basculer l’appareil, lequel se bloquera sur la rainure.

appli Anthbot réglages
À droite : la direction de tonte n’affiche pas la carte complète. Pas facile pour trouver la bonne orientation…

Normalement, il suffirait de réduire le chevauchement au maximum  (5 cm au lieu de 10,15 ou 20), mais, même comme ça, le robot a tendance à mordre la limite et manque ainsi de tomber à chaque passage (3 par cycle). De plus, il ne tient pas compte naturellement des bordures au niveau des obstacles.

Là on est moins bien !

Ces problématiques ne sont pas une fatalité en soi, mais il faudra procéder à quelques ajustements pour obtenir satisfaction.

Efficacité de la tonte : ok mais un peu bruyant

Comme prévu, avec ses 5 lames, le ANTHBOT Genie 3000 fait convenablement son office. Nous l’avons testé sur herbe humide : la coupe est moins nette mais malgré tout assez satisfaisante. Comme pour certains appareils comme le Navimow 330, il est recommandé de tondre une première fois aux alentours de la hauteur de lame maximum de l’appareil (environ 70 mm). 

Contrairement à beaucoup de robots, il ne prévient pas quand le disque se lance.

Nota Bene : en cas d’oubli ou d’herbes trop hautes, le mode téléguidé est particulièrement efficace, sans perte de connexion Bluetooth au moment où les lames s’activent. 

Anthbot Genie 3000 tonte téléguidée

Vous pouvez, pour les cycles de défrichage, désactiver complètement l’inspection visuelle. Le robot ne reculera donc plus devant certains brins trop haut. En contrepartie, il risque de heurter certains obstacles s’ils ne figurent pas parmi les zones interdites. 

En revanche, comme nous l’avions pressenti, nous enregistrons un volume sonore relativement élevé, lequel montera facilement à 65 dB – selon nos mesures au sonomètre à 1 m de la source. C’est le mécanisme des roues qui émet le plus gros du bruit.

Autonomie :  le point fort du Genie 3000

Bon, sur ce point, on ne va pas se mentir : le ANTHBOT Genie 3000 est beaucoup trop fort pour nous. C’est simple : pour 150 m2 de tonte (à environ 100 m2/h), il dépense environ 18% de batterie. Cela signifie qu’avec son autonomie d’environ 4 heures, il est capable de tondre 830 m2. C’est bien au-delà de ce que l’on peut exiger dans notre petit jardin.

Nota Bene : quand sa tâche a été interrompue, il la reprend par défaut à la prochaine activation. Si vous souhaitez réinitialiser la tâche, appuyez simplement sur le bouton “fin”.

Sachant que le temps de charge mesuré est conforme à ce qu’indique la fiche technique (soit environ 3 heures et 20 minutes), cela signifie qu’en été (avec près de 16 heures d’ensoleillement), il peut aisément couvrir 1660 m2/jour. Il pourra donc se charger des pelouses de 3 000 m2 à condition de lui laisser 48 heures – on préfèrera éviter la tonte nocturne

Entretien : on garde les bonnes habitudes !

Avec sa bonne étanchéité, l’ANTHBOT Genie 3000 admet l’usage du jet d’eau à basse pression pour nettoyer sous le châssis. Vous pourrez aussi rincer au niveau des roues crantées, qui auront tendance à accumuler de la terre les jours d’humidité. Les lames se dévissent à l’aide d’un cruciforme classique, et un chiffon doux servira au bon nettoyage des capteurs et des ports de charge. 

Anthbot Genie 3000 sale en dessous
En utilisant la poignée, vous pouvez retourner complètement le robot sur l’herbe.
Anthbot Genie 3000 sale en dessous
On n’aurait pas craché sur une petite brosse, mais bon…

En revanche, absolument rien n’est mentionné concernant les consignes d’hivernage. Il ne vous restera qu’à reprendre les recommandations présentes sur nos autres tests pour savoir comment procéder (par exemple, le test Luba mini AWD dit : « robot chargé, éteint, nettoyé, avec du lubrifiant anticorrosion sur les ports de charge, à l’intérieur à partir de -20 C° »)

appli Anthbot entretien
Le manuel d’utilisation numérique, accessible facilement via l’app, donne des indications précises et illustrées pour la maintenance de l’appareil. 

Accessoires, pièces détachées et consommables : tout pour la durabilité

La boutique ANTHBOT prévoit déjà un certain nombre d’éléments utiles :

  • Lames : 19 €
  • Disque à 3 lames : 17,99 €
  • Disque à 5 lames : 19 €
  • Station de base de signal RTK :  29 €
  • Câble d’extension RTK : 30 €
  • Adaptateur secteur : 39 €
  • Câble d’extension : 49 €
  • Batterie : 99 € 
  • Abri simple : 99 €
  • Ensemble de stations de charge : 179 €
  • Abri renforcé : 239 €
  • Service de garantie prolongée d’un an : 139 €

Pour un jardin de 300 m², en retenant un rythme de tonte “modéré” (deux passages hebdomadaires en saison) et un remplacement des 5 lames environ 4 fois par an (jeu à 19 €), le coût annuel des consommables et options s’établit autour de 454 € — soit 76 € de lames, 239 € pour l’abri renforcé (achat unique) et 139 € d’extension de garantie ; la réalité variera entre 416 et 492 € selon l’usure (2 à 6 jeux/an). Projetté sur 5 ans, on aboutit à ≈ 897 € (lames 380 € + abri 239 € + deux extensions pour couvrir 4ᵉ et 5ᵉ années 278 €), avec une fourchette raisonnable de 707 à 1 087 €. À noter : nous excluons délibérément les pièces non prédictibles (station, batterie, disques, etc.), pour s’en tenir aux consommables et aux options retenues.

Verdict : une affaire pour les grandes surfaces !

En 2025, le ANTHBOT Genie 3000 s’inscrit comme un outsider solide du segment “sans fil périmétrique” pour grandes surfaces, avec un triptyque convaincant autonomie / mise en route / application. Dans notre cadre de test, il a montré une endurance supérieure à la moyenne et une prise en main très guidée, ce qui le rend pertinent pour qui veut déployer rapidement un robot sur >800–1000 m² sans se perdre dans les réglages. Face aux références croisées sur M-I, il s’intercale entre un Terramow V1000 plus accessible et très didactique mais taillé pour des surfaces plus modestes, un Segway Navimow X330 plus précis sur certains points de trajectoire et doté d’une largeur de coupe supérieure, et un Mammotion Luba mini AWD 800 mieux armé pour les fortes pentes et les reliefs complexes.

Anthbot Genie 3000 qualité de tonte

Le Genie 3000 marque des points par sa localisation RTK + vision, sa cartographie fluide, son mode téléguidé permissif, et un rapport qualité/prix cohérent (au regard de la batterie et des fonctions), mais il reste perfectible sur des aspects clés : gestion des bordures dès que la limite présente un décrochage (margelles, ressauts), passages étroits parfois ignorés, et bruit de roulement plus présent que les 60 dB annoncés (≈65 dB mesurés à 1 m). Ajoutons une largeur de coupe de 20 cm dans la moyenne basse et un gabarit qui peut gêner dans les jardins sinueux. En clair : excellent candidat pour une pelouse étendue, relativement régulière, où l’on privilégie couverture et simplicité d’installation.

« Un robot-tondeuse s’aventure sur la route » : ce que cette affaire nous dit de la robotique de jardin

4 novembre 2025 à 16:46
Husqvarna sur la route qui prend des hérissons en taxi

L’essor des robots-tondeuses a changé notre rapport au jardin. Fini le câble électrique à dérouler, place à des automates endurants qui sortent par tous les temps, affûtent leur itinéraire au fil des passages et se mettent à jour via le cloud. Entre les modèles à fil périmétrique (signal basse fréquence), les versions RTK/GNSS sans fil (géorepérage au centimètre), et des applications qui combinent zones, horaires, gestion d’obstacles, anti-vol et alertes, on n’est plus sur un gadget.

Husqvarna, Terramow, Stiga, Sunseeker, Segway, Mammotion… les marques se livrent une bataille de précision, d’autonomie et de sécurité. Cet écosystème mûrit vite — mais l’actualité vient de nous rappeler qu’un détail qui cloche peut transformer un robot méticuleux en « objet roulant non identifié ».

L’anecdote : d’une pelouse bretonne à la départementale

Mardi 28 octobre 2025, près de Plouaret (Côtes-d’Armor), un automobiliste tombe nez à nez avec un robot-tondeuse qui zigzague… sur une départementale. La scène, filmée puis relayée sur Facebook, devient virale : des dizaines de milliers de réactions et de partages en quelques heures. Selon les récits, le robot aurait profité d’un portail laissé ouvert pour s’échapper et poursuivre, stoïque, sa quête de brins d’herbe jusque sur la chaussée.

Automower sur départementale
C’est normal en Bretaaaaaagne !

L’automobiliste finira par s’arrêter, actionner l’arrêt d’urgence et reconduire l’appareil à sa base, sans accident ni blessé. L’histoire déclenche autant de sourires que de questions : comment un appareil censé respecter un périmètre a-t-il pu se retrouver là ?

Nota Bene : après vérification, nous avons constaté que l’identité du fabricant n’était pas claire. Sur Amazon, plusieurs produits de marques inconnues (KIPEKE, DISHENGZHEN, etc.) revêtent une carrosserie similaire à celle que nous montrent les photos.

Husqvarna réagit en sensibilisant les utilisateurs de robots tondeuses.

Dans la foulée, Husqvarna France a réagi publiquement via un post LinkedIn signé par son directeur marketing, Sébastien Fernet. Le message — relayé sur le réseau et commenté par la communauté — vante, par contraste avec l’incident la sécurité générale des Automower : navigation précise, protection maximale des enfants et de la faune, etc.. À cet égard, rappelons que les prochains modèles d’Husqvarna revendiquent une intelligence de pointe !

S’y ajoutent des rappels de bon sens : la présence d’un bouton d’arrêt d’urgence, la nécessité de verrouiller l’accès au jardin et l’importance d’un périmètre (physique ou virtuel) opérationnel.

Comment cela a pu arriver : deux scénarios techniques plausibles

On peut d’abord penser à un périmètre physique défaillant (câble coupé, alimentation HS, borne déplacée). Il suffit d’une rupture (coup de bêche, rongeurs, connecteur oxydé), d’une alimentation de station en panne, ou d’une borne déplacée pour dégrader le signal. Un robot qui ne perçoit plus sa « clôture radio » peut se comporter de manière imprévisible, surtout si, simultanément, une barrière physique est ouverte – le portail de l’utilisateur était en effet ouvert.

Automower sorti de son enclôt
« L’herbe est toujours plus verte ailleurs ! » a commenté un mobinaute.

Sur un modèle sans fil, nous privilégierions la piste d’une erreur de géorepérage, probablement liée à une cartographie imparfaite. Sur les modèles RTK, le maillage virtuel dépend d’un calage fin entre station de référence, satellite et carte du terrain. Un décalage temporaire (masque de ciel, multi-trajets, perte de fix RTK), une carte incomplète (zone non « fermée »), ou même une mise à jour interrompue peuvent créer une « fenêtre » par laquelle le robot s’échappe — surtout si une surface contiguë (allée, trottoir) est interprétée comme une zone franchissable.

Nota Bene : certains robots, lorsqu’ils perdent simultanément le périmètre et le guidage vers la base, adoptent une logique de recherche (lignes droites, spirale, « follow edge »). Sur une bordure ouverte, cette routine peut les propulser… hors du jardin !

Les bonnes pratiques : installation béton, routine d’usage, réflexes en cas de pépin

Pour parer à tout risque de perdre 2 000 € et de provoquer un accident bête (un mauvais coup de volant est si vite arrivé), nous vous avons concocté une petite check-list :

  • Sécuriser les issues physiques : verrouillez portails/portillons aux heures de tonte ;
  • Soigner le périmètre : si vous êtes au fil, enterrez-le à la profondeur et à la distance de bord prescrites, évitez les raccords multiples, posez des connecteurs étanches et notez le tracé (plan + photos) ;
  • Surveiller l’état système RTK : assurez un ciel dégagé pour la base, afin d’éviter les erreurs ou les pertes de signal ;
  • Verrouiller par calendrier : programmez les fenêtres de tonte quand les ouvertures sont fermées (nuit + capteurs bruit/hérissons pris en compte localement).
  • Ajouter des No-Go Zones : dessinez des zones interdites autour des sorties, bassins, marches et bordures donnant sur l’extérieur.
  • Mises à jour OTA & sauvegardes : appliquez les firmwares proposés, sauvegardez la carte et synchronisez-la dans le cloud si la marque le permet.

Et si, en dépit de votre vigilance – ou de celle de votre voisin -, l’inattendu survient, voici les bons réflexes à adopter :

  • Arrêt d’urgence en appuyant sur l’E-stop (gros bouton rouge) ;
  • Placez l’appareil sur le bas-côté, hors du flux, feux de détresse activés pour les automobilistes ;
  • Identification & restitution : si l’appareil est géolocalisé/nominalisé, l’app alerte généralement le propriétaire. À défaut, vérifiez depuis la rue si vous apercevez un dock de charge dans les jardins alentour ;
  • Déclaration en cas de sinistre : prenez des photos/heure/lieu et, si nécessaire, signalez l’incident aux forces de l’ordre et au fabricant pour analyse.

Et vous ? Avez-vous trouvé cet incident comique ou plutôt effrayant ? Votre robot-tondeuse vous a-t-il déjà joué des tours ? Avez-vous d’autres consignes de sécurité à nous suggérer ? Dites-nous tout en commentaires !

Husqvarna va sortir 4 nouveaux robots-tondeuses dopés à l’IA en 2026 !

12 décembre 2025 à 10:13
Husqvarna Automower NERA

Printemps 2026 : la guerre des robots-tondeuses aura bel et bien lieu. Husqvarna a déjà composé ses rangs avec quatre modèles milieu et haut-de-gamme. Ces champions, baptisés Automower® NERA (405VE, 410VE, 430V, 450V), montent d’un cran les exigences de sécurité, de fonctionnalités et de précision.

Il y a peu, nous avons testé l’Automower NERA 405XE. Ce modèle datait de 2023, et appartenait à la première gamme de robots-tondeuses sans fil Husqvarna adressée à des particuliers. Nous avons salué la prestation d’un appareil sérieux, dont nous avons cependant critiqué quelques lacunes en matière de fonctionnalités et de navigation, laquelle pouvait observer quelques oublis, comparé aux fers de lance de Mammotion ou de Segway. En somme, le leader mondial d’aménagement des jardins (3,5 millions de clients dans le monde) doit désormais faire face à une féroce concurrence chinoise et américaine.

Husqvarna à l'hôtel Marignan
Nous étions aux premières loges pour la présentation à Paris ce 10 décembre 2025 sur le toit de l’hôtel Marignan ! ©Meilleure-Innovation

Cependant, la marque suédoise, créé en 1689, peut compter sur ses trente ans d’expertise en robots-tondeuses domestiques et professionnelles (tous fabriqués en Angleterre) pour rebondir et préparer une riposte alignée avec les exigences d’un marché en plein essor : terrains vastes et complexes, enjeux écologiques, expérience utilisateur affinée, rapport qualité/prix agressif chez d’autres acteurs montants. Voici, en quelques lignes, la réponse que prépare Husqvarna pour rester dans le top !

Les premières caractéristiques techniques disponibles

Modèle AutomowerSurface max conseillée Pente maxHauteur de coupeMotifs de tonte (systématique)EdgeCutPrix TTC
Automower 405VE900 m² (al : 600 m²)30 %20–55 mmBandes, damiers, trianglesOui2 649 €
Automower 410VE1 500 m² (al : 1 000 m²)30 %20–55 mmBandes, damiers, trianglesOui3 099 €
Automower 430V4 800 m² (al : 3 200 m²)50 %20–60 mmBandes, damiers, trianglesNon4 249 €
Automower 450V7 500 m² (al : 5 000 m²)50 %20–60 mmBandes, damiers, trianglesNon5 449 €
La surface maximum conseillée convient à la tonte systématique. Les valeurs sont réduites pour la tonte aléatoire (entre parenthèses).

Vous reprendrez bien un petit peu d’IA ?

Le paradoxe actuel des robots du secteur électro-ménager est que leur automatisation nécessite souvent une intervention attentive de l’utilisateur qui doit effectuer une configuration avancée pour obtenir une tonte personnalisée, sans erreurs. Husqvarna cherche à alléger la tâche dévolue à l’humain en dotant chaque nouveau robot une technologie de vision IA. Ce regard artificiel a pour mission d’aider les Automowers à percevoir leur environnement en temps réel et d’adapter leur comportement en conséquence. Ils peuvent ainsi éviter la plupart des obstacles que l’on trouve sur les terrains domestiques : jouets, enfants, animaux, tuyau d’arrosage, etc.

©Husqvarna insiste beaucoup sur la sécurité afin de garantir une véritable autonomie à ses utilisateurs.

La vision assistée par intelligence artificielle est complétée par une caméra infrarouge, laquelle pourrait réhabiliter la tonte nocturne. L’appareil saura faire la différence entre un être vivant (hérisson, couleuvre, oiseau, chat, souris, etc.) et un obstacle inanimé. Il adaptera ainsi sa trajectoire, en laissant une marge de 60 cm pour les animaux qu’il croise, et entre 10 et 15 cm pour les objets.

Nota Bene : pour garantir votre confidentialité, les images capturées sont traitées uniquement dans la tondeuse. Elles n’ont donc jamais besoin d’être stockées ou partagées. Seules certaines données transmises seront hébergées en Europe, conformément à la législation en vigueur. 

La technologie EPOS pour les flemmards minutieux

Auteur du tout premier robot sans fil périmétrique en 2020 avec l’Automower® 550 EPOS, Husqvarna veut réaffirmer son statut de pionnier dans la tonte sans fil. C’est pourquoi son dispositif de vision IA sera associé à la technologie sans fil Husqvarna EPOS™, afin d’assurer des cycles de tonte sans interruption, y compris dans les zones où la réception satellite est limitée. Mieux encore : la station de référence ne sera plus obligatoire pour activer un robot-tondeuse Automower !

En 2023, chez Husqvarna, nous réalisions 80% d’installations filaires de robots, contre 20% sans fil. Aujourd’hui, nous sommes proches des 70% d’installations sans fil et nous prévoyons que ce taux atteindra 80% en 2026.

Maxime Tolila, Chef de marché Automower®.

Une fonctionnalité de tonte aléatoire suffira pour un rendu homogène, mais vous pourrez également demander une esthétique plus aboutie avec des motifs tels que des bandes, des damiers ou des triangles. Bien sûr, les cartes seront modifiables à loisir depuis l’application Automower® Connect (iOS et Android) en ajoutant des zones d’exclusion temporaires ou définitives.

Automower NERA sur grand terrain (motifs quadrillés)
Pour acquérir la maison et les 7500 m2 de terrain, il y aura un supplément… ©Husqvarna

Cela dit, “sans station de référence” ne veut pas dire “sans contraintes”. Husqvarna précise que l’EPOS via le Cloud implique une connexion internet constante (via 4G/Wi-Fi selon la configuration) pour fonctionner correctement. Et surtout, la précision annoncée n’est pas identique : Husqvarna indique typiquement < 5 cm via Cloud, contre < 2 cm avec une station de référence locale — et recommande cette solution (ou un câble périphérique) si l’on recherche une finition de bordure EdgeCut la plus nette possible.

Surfaces, pentes et usages : quel modèle pour quel jardin ?

Husqvarna segmente très clairement sa gamme 2026 : deux modèles pour les jardins moyens, et deux pour les grandes propriétés. Les capacités annoncées ci-dessous sont données en tonte systématique (c’est important, car la capacité peut être plus faible en tonte aléatoire).

Automower 405VE et 410VE : jardins jusqu’à 900 / 1 500 m²

Pensés pour les terrains “classiques” de taille moyenne, les 405VE et 410VE misent sur une expérience plus confortable au quotidien : en plus de la vision IA pour éviter les obstacles, ils intègrent la fonction EdgeCut, utile pour réduire le temps passé à reprendre les bordures au coupe-bordures. Ils acceptent des pentes jusqu’à 30 %, avec une hauteur de coupe réglable de 20 à 55 mm, et une connectivité complète (4G, Wi-Fi, Bluetooth).

huqvarna Automower 410VE vu de près
Pour celui-ci, on retrouve la même DA que pour l’Automower NERA 405XE, mais en blanc cassé ©Meilleure-Innovation

Nota Bene : en tonte aléatoire, la capacité annoncée baisse (ex. valeurs parfois listées par des revendeurs), ce qui peut compter si l’on vise une tonte quotidienne sur une grande surface.

Automower 430V et 450V : grands terrains jusqu’à 4 800 / 7 500 m²

Les 430V et 450V montent clairement d’un cran : on vise ici des jardins plus vastes, parfois plus exigeants, avec des pentes annoncées jusqu’à 50 % et une hauteur de coupe de 20 à 60 mm. On retrouve la vision IA (dont vision nocturne infrarouge), la gestion avancée des zones, et la connectivité 4G / Wi-Fi / Bluetooth.

Automower 430V et 450V dans l'herbe au repos
Un modèle aplati avec une meilleure largeur de coupe ! ©Husqvarna

Sur le papier, ce sont les modèles à privilégier dès que la surface grimpe, ou dès qu’on veut une marge de sécurité sur la capacité de tonte.

Rendez-vous en février 2026 : Husqvarna prévoit la disponibilité des nouveaux Automower 405VE, 410VE, 430V et 450V, avec une arrivée en magasin attendue aux tarifs annoncés. D’ici là, on gardera un œil sur les premières prises en main, notamment sur la vision IA (évitage réel des obstacles) et sur le comportement EPOS via Cloud selon la couverture réseau du jardin !

Test TerraMow V1000 : pourquoi il nous a sincèrement surpris…

22 octobre 2025 à 16:26
Test Terramow V1000

Le robot-tondeuse du jour se nomme Terramow V1000. Il propose une technologie qui sort légèrement des sentiers battus : cartographie autonome, abri inclus dans la boîte, un mode “spot”… Un challenger qui nous aura marqué en cette fin de saison !

Jeune marque née dans l’écosystème Shenzhen, TerraMow est l’enseigne grand public de Shenzhen Muxin Intelligent Technology (opérateur du site et titulaire de la marque), avec une ambition claire : démocratiser les robots “vision-first” — sans fil périmétrique ni RTK — pour un déploiement en minutes. Après une phase R&D initiée en 2019, la marque se révèle au grand public via un Kickstarter mi-2024, puis revendique une communauté active et des livraisons aux premiers backers en fin d’année.

Boîte Terramow V series 1000

Côté produits, TerraMow pousse sa plateforme TerraVision™ (triple caméras) / V-Series, avec aujourd’hui le V1000 en vitrine et, en toile de fond, des variantes comme V600 qui apparaissent dans les notes de firmware. Positionnement : tonte sans fil par vision, cartographie autonome, évitement d’obstacles, promesse “wire-free, hands-free, signal-free”. Caractéristiques, fonctionnalités, limites et rapport qualité/prix : voici notre compte rendu détaillé !

Caractéristique Techniques
Dimensions60,2 x 39,4 x 33,1 cm
Poids11,8 kg
Zone de tonte recommandée1 000 ㎡ (1200 ㎡ après la dernière mise à jour OTA ! )
Surface de tonte par charge complète160-300 m²
Hauteur de coupe25-75 mm
Largeur de coupe203 mm (8 po)
Disque de lames3 lames
Connectivité réseauWi-Fi / Cellulaire 4G
NavigationSystème de vision IA à triple caméra TerraVision™ 2.0
Franchissement de pente18° (32,5%)
BatterieLi-ion 4,5 Ah / 98,55 Wh
Temps de charge120 minutes
Durée par charge complète150 minutes
Volume sonore54 dB max
Indice d’étanchéitéIPX6
Température recommandée0-55°C
Garantie3 ans
Prix1199 €

La fiche technique du Terramow est plutôt convaincante : une couverture relativement confortable pour le prix, un large choix de hauteur de coupe, une largeur de coupe correcte, une température de fonctionnement permissive et une garantie de 3 ans

Unboxing Terramow V series 1000
Un carton plutôt facile à déballer et à ranger !

On note néanmoins une autonomie de 2h30 (contre 3h30 pour un Yuka mini), et un franchissement de pente timide (un des plus bas de nos tests, lesquels vont jusqu’à 38,6° avec le Luba Mini, avec une moyenne autour des 25° max, pour les autres). Enfin, le disque est équipé de trois lames pivotantes seulement : c’est le minimum syndical, on espère que la coupe sera nette.

Unboxing Terramow V1000 : un abri déjà inclus !

Composants Terramow V series 1000
Pas de fil périmétrique, pas d’antenne RTK, y a plus qu’à !
  • Robot V1000
  • Station de base avec garage
  • Adaptateur secteur
  • Kit de lames (9 pièces)
  • Kit de vis pour station de base
  • Manuel d’utilisation
  • Guide rapide

Le point fort de cet ensemble est, bien évidemment, le toit à visser directement à la station de charge. Pas besoin d’acheter un garage en supplément, l’abri est déjà fourni et il s’intègre de manière à prendre un minimum d’espace. À titre de comparaison, celui de Mammotion est assez imposant. 
On note évidemment l’absence d’antenne RTK (toujours agréable pour réduire le temps et les frictions d’installation).

On apprécie également le kit de remplacement des lames, lequel permet de voir venir avec 3×3 pièces. Notre seule doléance : une brosse d’entretien et un manuel d’utilisation traduit en français. En effet, nos deux livrets sont en anglais et en allemand

Design et ergonomie : 0% esthétique, 100% pratique

Résolument, le secteur des robots-tondeuses se sépare en deux écoles : les carrosseries façon voiture de sport, et les briques sur roues. Le Terramow V1000 fait partie de la seconde catégorie, à l’instar du A1 pro de Dreame ou du Mova 1000. Aucune objection à cela, à part peut-être un bémol sur le gris un peu maussade. On se rappelle le Stiga a750 qui arborait un orange vif des plus réjouissants sur une coque très simple.

Terramow V series 1000 vu de côté
Il n’a pas un physique facile mais on l’apprivoise vite ! 

Quoi qu’il en soit, la coque plastique est épaisse avec des caméras logées en façade dans un bloc protégé (vision tri-caméras). L’ensemble revendique la résistance météo IPX6 ce qui permettra un nettoyage au tuyau à basse pression. Sous le châssis, TerraMow met en avant des lames SK5 (acier carbone) annoncées plus tranchantes que l’inox et plus durables. Les grandes roues motrices arrière ont un profil marqué pour la motricité. Enfin, on notera la présence d’un bouton qui servira à la connectivité.

Terramow V series 1000 vu de derrière
La poignée à l’arrière le rend facile à transporter manuellement.
Terramow V series 1000 vu de dessous
Avec une seule roue folle et lisse, difficile de grimper des pentes raides.

Côté ergonomie, on est bien : la poignée arrière est large et rigide, pensée pour le porter à une main jusqu’à la base ou d’une zone à l’autre. Le panneau de commandes se passe d’écran. On retrouve le fameux grand bouton STOP pour la sécurité et quatre boutons fonctions autour : allumage/extinction, commencer une tâche, valider et retour à la station. Un affichage de batterie en anneau fait le tour du bouton d’alimentation. 

Terramow V series 1000 fixation de l'abri
Facile sur le papier, mais faut rester concentré pour aligner la vis…
Terramow V series 1000 station de charge
On se retrouve avec un ensemble assez compact !

Quant à la station de charge, elle profite d’un câble de 5 mètres assez confortable. Le toit s’installe avec des vis fournies, actionnables à la main, sans outils.

Application : c’est fonctionnel !

La connexion utilise le même système que sur la plupart des appareils de ce type- hormis le bouton sous le châssis qu’il faut actionner pour lancer l’appairage (Bluetooth, Wi-Fi, etc. vous connaissez les bails !). Le robot s’allume quand il est sur son socle de charge et une voix nous fournit les premières indications en anglais. Vous pouvez modifier la langue depuis l’application TerraMow, disponible sur iOS et Android. 

Terramow appli connexion et mise en place
La mise à jour a duré un bon quart d’heure…

Tout comme le robot-tondeuse lui-même, l’appli joue à fond la carte de la fonctionnalité sans fioritures. La prise en main est rapide en dépit des nombreux réglages à manipuler, à savoir :

  • la cartographie
  • le planning de tonte
  • 5 modes de tonte
  • la hauteur de coupe
  • la distance de coupe des bordures
  • l’espacement des lignes de tonte
  • la vitesse de déplacement (3 vitesses)
  • la vitesse de rotation des lames (3 vitesses)
  • la direction de la tonte
  • un historique de tonte
  • l’estimation d’usure (lames et station)
  • l’antivol (GPS, alarme et verrouillage)
  • un partage de contrôle des appareils
  • la mise à jour OTA

Sur beaucoup de robot, il est possible de régler la sensibilité des capteurs (Mammotion, Sunseeker, etc.) ; ce n’est pas le cas ici. Il n’y a pas de mode « ne pas déranger » et nous n’avons pas trouvé de mode « hivernation » non plus. Cela étant, il ne s’agit pas de lacunes vraiment contraignantes et rédhibitoires. Enfin, il n’est pas possible de tondre la nuit (tant mieux car c’est vivement déconseillé ! ). En effet, le robot ne peut fonctionner que dans un environnement suffisamment éclairé en raison de son système de navigation basé sur une caméra.

Terramow appli réglages
Beaucoup de réglages possibles mais on s’y fait vite !

Nota Bene : il est possible de faire sonner le robot afin de le localiser sur grand terrain. L’alarme ne dépasse pas les 75 dB et devient très peu audible passés les 50 mètres de distance.

Cartographie : il s’occupe de tout, on s’occupe de (presque) rien ! 

Pour la première fois dans le labo de meilleure-innovation.com, nous n’avons eu qu’à appuyer sur un bouton pour que le robot-tondeuse parte en reconnaissance sans notre aide, façon aspirateur-robot. La seule autre marque à proposer cette fonctionnalité, mais exclusivement pour les jardins faciles et quasiment sans obstacle, c’est Mammotion. Mais les terrains dans lesquels nous pratiquons nos tests sont complexes (arbres, trous, forme irrégulière), et nous avons très vite dû prendre le relai via le mode télécommandé.

Terramow appli cartographie
La version texturée de la carte (à gauche) ne sert pas à grand-chose…

Le Terramow V1000, lui, a commencé sa patrouille sans se laisser émouvoir par la moindre racine ou le premier branchage venu. Après 34 minutes, il avait cartographié les 154 m2 de surface à tondre. Les obstacles sont automatiquement retirés (formant des trous dans la carte) et il n’y a déjà quasiment plus rien à faire. Les cartes sont tout de même modifiables, mais uniquement depuis l’application, avec :

  • les zones interdites
  • les zones de tonte annexes
  • une correction de la carte (le robot refait un tour)
  • des passages entre deux zones de tonte
  • changer l’emplacement de la station de base
  • la création d’une version texturée de la carte
  • la rotation de l’affichage
  • le placement de points épinglés (pour appeler le robot à l’endroit indiqué sur la carte)

Il est à la fois satisfaisant de ne pas avoir à suivre le robot partout pour configurer la carte, et légèrement frustrant de savoir qu’on ne peut rien modifier via le mode télécommandé auquel nous étions habitué. Pour placer un corridor, par exemple, on positionne un tracé sur la carte et le robot devra l’intégrer de lui-même à sa navigation. Enfin, il n’y a pas d’option “motifs” pour réaliser des formes originales. Peut-être le fabricant a-t-il jugé cette fonctionnalité trop rarement utilisée pour s’en soucier, ce qui se conçoit tout à fait.

Système de navigation (TerraVision™ 2.0 — vision pure, sans RTK)

Le V1000 repose sur TerraVision™ 2.0, une navigation 100 % vision (pas d’antenne RTK, pas de fil périmétrique). Le cœur du dispositif est un ensemble triple-caméra (“triple-camera AI vision system”) qui combine perception 3D et vision sémantique: reconstruction de profondeur (nuage de points dense) + analyse d’images en 1920×1280 pour reconnaître objets et zones utiles (pelouse, bordures, massifs, voies de circulation). TerraMow parle d’hybrid vision fusion (fusion multi-indices issus des capteurs optiques) et d’une “biomimetic neural vision positioning”: le robot se repère par repères visuels (landmarks) — textures, contrastes, “points d’intérêt” fixes — à la manière d’un humain, ce qui lui permet de se localiser en temps réel sans GNSS/RTK et de résister aux pertes de signal qui touchent les solutions radio.

Concrètement, la navigation s’articule en trois couches :

  • Cartographie autonome : lors des premiers passages, le V1000 réalise une auto-cartographie et met à jour en continu une carte 3D “vivante” (pixel map + updates adaptatifs) quand la scène change (mobilier déplacé, jeux d’enfants, etc.).
  • Localisation/planification : grâce au positionnement visuel par repères, il suit des trajectoires structurées (allers-retours, gestion des zones et sous-zones) et sait reprendre sa route après évitement. L’approche “vision-first” est annoncée comme plus détaillée que LiDAR/ToF à densité de points équivalente, ce qui aide sur les petits obstacles (branches, jouets).
  • Évitement en temps réel : détection 3D + classification sémantique pour identifier obstacles statiques et mobiles (animaux, personnes) et les contourner sans interrompre la tonte.

Nota Bene : un capteur de pluie est logé derrière le module de commande

Sur le terrain : très peu de fausses notes !

Vraiment, la navigation est le point fort du Terramow V1000. Déjà, pendant la cartographie, il ne s’est heurté qu’une seule fois à un banc dont il a cru qu’il pourrait passer au-dessous. Bien sûr, il ne dépasse jamais la pelouse et évite les bas obstacles (dalles, trous, etc.). En conséquence, il ne s’est jamais coincé nulle part.  Il ne s’attarde pas sur les surfaces terreuses où l’herbe est trop rare. Il n’est pas trop frileux non plus, et peut s’aventurer dans des coins à peine plus larges que lui. Sans grande surprise, le retour à la station de charge se fait sans aucun détour.

Nota Bene : il est possible de déplacer la station et de la réinstaller au même endroit sans avoir à reconfigurer sa position.

Pendant la tonte automatique, il suit une trajectoire en « S » dans le sens prédéfini, mais il n’hésite pas à s’en écarter pour gérer les bordures et les obstacles au fil de l’eau, là où un Yuka Mini aurait gardé l’ensemble des bords pour la fin. C’est d’ailleurs à ce sujet qu’il nous a le plus impressionné : la précision avec laquelle il contourne les obstacles et suit les bordures linéaires, qu’il frôle sans jamais les percuter ou dépasser.

Un vrai poisson dans l’herbe !

Son unique péché mignon est de repasser par les mêmes endroits (en tonte comme en cartographie). L’inconvénient est évidemment la perte de temps et d’énergie ; l’avantage est d’éviter les oublis. 

Nota Bene : son indicateur vocal annonce tout ce qu’il fait en temps réel : “localisation en cours”, “démarrage du disque de lames”, etc. Cela évite de croire qu’il est bugué s’il reste quelques secondes immobile !

Sur la carte, il est possible de suivre la progression du robot à travers un pourcentage et un tracé vert permettant de voir par où il est déjà passé. En revanche, sur une carte texturée, on perd le marquage, et on ne peut que suivre l’emplacement de l’appareil en temps réel.

5 modes de tonte disponibles + 1 mode de déplacement

D’abord, il y a le mode auto, qui consiste à passer tout bonnement sur l’ensemble de la map au bon vouloir du robot. Ensuite, on a le mode bordures qui prend en charge aussi bien les limites de la maps que le tour des obstacles. Par défaut, le robot réalise deux passages, de l’intérieur vers l’extérieur. Si vous avez plusieurs zones à défricher reliées par un corridor, vous pourrez compter sur la tâche “multi-base”.

Terramow appli programmation

Nota Bene : le mode planification est à la fois intuitif et permissif. Vous choisissez les jours et les horaires qui vous arrangent à la minute près, et vous optez entre “tonte ponctuelle” ou “programmation hebdomadaire”.

Autre mode que nous trouvons sur beaucoup d’appareils : le téléguidage. On peut déplacer l’appareil via l’interface du smartphone, et déclencher le disque de lame quand nécessaire. Néanmoins, la connexion bluetooth se grippe très vite dès que la tonte est en cours, et il faut rester, non pas à moins de 5 mètres comme le préconise l’appli, mais pile au niveau du robot : “au pied”, sans quoi la coupe s’interrompra. Le déplacement sans tonte est bien plus permissif ; peut-être s’agit-il d’une sécurité supplémentaire ?

Terramow appli téléguidé
Il faudra effectuer cette opération chaque fois que l’appareil perd la connexion Bluetooth.

Le mode caméra existe aussi, mais il est moins intéressant que celui des appareils Yuka mini et Luba mini. L’image s’affiche bien, mais il n’est pas possible de tondre pendant que vous faites vadrouiller votre Terramow V1000 pour surveiller les alentours. 

Terramow appli caméra
On peut également suivre la tonte via la caméra, mais sans interagir.

Nota Bene : le mode vidéo est d’office protégé par un code PIN que vous définirez en amont dès la première utilisation.

Enfin, le robot embarque une nouveauté pour nous : le mode “spot”, qui consiste à poser le robot où l’on veut, de l’orienter dans la direction de tonte souhaitée, puis de lancer “Spot”. Le V1000 démarre immédiatement, sans base ni cartographie préalable, pour traiter une petite zone locale (typiquement une pelouse isolée, un coin difficile d’accès, ou un “prêté-rendu” chez un voisin). À la fin, il s’arrête sur place, tout bêtement. Un excellent point !

Efficacité de tonte : c’est propre (mais un peu bruyant) !

Malgré seulement trois lames pivotantes, le Terramow V1000 fait son job sérieusement, avec un résultat bien net, suivant les allers-retours en “S” prévus par la navigation. Certes, le disque de coupe n’est pas le plus large du monde, donc il pourra laisser une ligne de brins hirsutes le long des bordures physiques. Mais sur l’ensemble de l’aire intérieure, il ne nous a laissé qu’une touffe d’herbe à côté d’un composteur, et une ligne dans un passage étroit dont il n’a géré que les bords.

Une belle trajectoire en « S » comme on les aime.

Nota Bene : n’hésitez pas à modifier la direction de tonte pour lui faciliter la tâche dans certaines zones étroites ! 

Bien sûr, comme tous ses homologues, il obtiendra plus difficilement un résultat vraiment net sur de l’herbe humide. D’ailleurs, en cas de pluie détectée, il reviendra automatiquement à sa station. Si une tâche est interrompue pour quelque raison que ce soit, il la reprendra comme il l’avait abandonnée dès que possible. Pour annuler une tâche définitivement, vous devrez procéder manuellement via l’application en deux clics.

Nota Bene : quand les herbes sont hautes, Terramow recommande une tonte lente – dans le déplacement comme pour la rotation des lames. Le mode rapide est plus adapté pour un gazon déjà bien entretenu.

Il y a quand même un bon bourdon, non ?

En revanche, nous n’avons pas du tout compris les 54 dB maximum annoncés par le fabricant. En postant le sonomètre à 1 mètre de la machine, nous avons relevé 66 dB en moyenne. Pas besoin d’outil de mesure pour s’apercevoir que la tondeuse émet un bourdon proche de ceux que l’on connaît sur les appareils traditionnels. La pollution sonore reste néanmoins très contenue, mais aucun doute sur le fait que le Terramow est le robot-tondeuse le plus bruyant que nous ayons testé jusqu’ici.

Autonomie, temps de charge et couverture : bon point dans l’ensemble

L’autonomie annoncée est de 150 minutes, et cela nous paraît cohérent avec notre expérience. En effet, après 91 minutes de tonte rapide en mode auto, il lui reste 54% de batterie. Sur l’ensemble de nos essais, où nous avons varié l’espacement des lignes entre 8 et 14 cm, il a tondu 223 m2 au total en 4 heures de fonctionnement.

Nota Bene : notre parcours n’a pas vraiment de pentes mais contient beaucoup d’obstacles, ce qui ralentit la progression du robot et draine son énergie. Sur terrain dégagé, sa capacité sera donc meilleure.

Sur la gestion de l’autonomie, nous avons pu observer quelques points très appréciables. En effet, beaucoup de robots ont tendance à s’arrêter dès qu’ils passent sous les 15% de batterie. Il n’en est rien pour le Terramow, lequel peut s’aventurer sous les 10%. Même là, on peut encore le téléguider. Toutefois, une fois la valeur des 4% atteinte, l’appareil n’a plus rien voulu entendre, ni même faire le trajet jusqu’à sa station. Il nous a donc fallu le ramener en utilisant la poignée. 

Nota Bene : vous pouvez envisager de lancer un cycle de tonte à partir de 15%, mais nous recommandons d’attendre que sa batterie soit pleine. 

En ce qui concerne le temps de charge, il dépasse un peu les 120 minutes de la fiche technique, puisque nous avons chronométré 132 minutes. Ce n’est pas dramatique, mais on en tiendra compte.
Nota Bene : en s’en tenant aux fenêtres de jour, on peut espérer tondre jusqu’à 350 m2 en mars et 520 m2 en juin sur un jour complet de tonte. Les 1200 m2 max de couverture annoncée ne seront donc possibles qu’en 2 ou 3 jours selon la saison.

Entretien : attention aux roues !

Très peu de choses nouvelles sont à expliciter ici. L’étanchéité va permettre l’usage du tuyau d’arrosage à faible pression sous le châssis, et un simple tournevis cruciforme vous permettra de changer les lames. À cet égard, Terramow recommande de retourner le robot sur le dos (délicatement et sur l’herbe), puis d’appuyer sur le bouton d’extinction situé au-dessous de l’appareil le temps de l’opération.

Terramow V1000 changement de lames
Attention à ne pas utiliser le jet d’eau à forte pression ! 
Terramow V1000 bouton de désactivation
Bien éteindre avant de changer les lames.

En outre, le manuel de maintenance nous apprend que la batterie est remplaçable, que les capteurs et le dock doivent être nettoyés avec un chiffon doux. En ce qui concerne les conditions de stockage, il faudra charger la batterie à 85% minimum et le ranger dans un endroit frais et sec, loin des températures extrêmes et des rayons du soleil. Idem pour la station de charge. 

Nota Bene : pour les non anglophones, le manuel pourra quand même servir grâce aux illustrations relativement claires.

Terramow V1000 avec branche sur une roue
Visiblement, le Terramow V1000 nettoirait la forêt s’il le pouvait.

Enfin, nous avons remarqué que les roues arrière avaient tendance à embarquer des branches et des petits cailloux. Nous conseillons évidemment de les retirer dès que possible afin qu’elles ne s’usent pas trop vite, ni n’affectent la trajectoire du robot lors de ses cycles.

Accessoires : c’est concis, mais on s’y retrouve !

En fait, la boutique de Terramow ne propose que des consommables et des pièces détachées. Ce n’est pas plus mal, puisque cela augmente au moins la durabilité de ses produits : 

  • 3 jeux de lames : 39 €
  • Câble d’extension : 39 €
  • Forfait trafic cellulaire (1G/an) : 19 €
  • Disque à lame : 49 €
  • Adaptateur secteur : 49 €
  • Station de base : 249,00 €
  • Batterie : 99 €
Terramow appli entretien
Les tutos YouTube à droite compensent le manuel non traduit.

En imaginant que vous ayez un jardin deux fois plus grand que le nôtre (300 m2) et que vous optez pour l’abonnement 4G, voici les coûts à prévoir, selon les scénarios d’usage : 

Scénario d’usagePacks de lames/anCoût lames/anCellulaire/anTotal/anTotal/5 ans
Léger (pelouse propre, peu d’obstacles)139 €19 €19 €290 €
Typique (quelques obstacles, usage fréquents)278 €19 €97 €485 €
Intensif (nombreux obstacles, bordures difficiles)3117 €19 €136 €680 €

Nota Bene : l’application nous parle d’usure de la station de charge, mais il ne s’agit que d’un rappel pour un nettoyage régulier et non pour un remplacement, contrairement aux lames – l’info provient directement de nos échanges avec la marque.

Que penser du Terramow V1000 sur le marché des robots-tondeuses en 2025 ?

Le V1000 signe une proposition très claire : vision pure, installation minute, résultat propre. Dans nos essais, la navigation est au-dessus du lot pour ce prix (1 199 €) : cartographie autonome en 34 min sur 154 m², suivi de bordures précis, évitements propres et reprises intelligentes. Face aux “vision-first” du moment, il se place plus plug-and-play que Luba Mini (meilleur en pentes mais plus exigeant), et plus autonome que Dreame A1 Pro/Mova 1000 sur la reconnaissance d’obstacles. Il ne rivalise pas avec un Yuka Mini en endurance (3h30 vs 2h30 ici) ni en mode caméra “tonte + vidéo”, mais compense par un mode Spot ultra-pratique, un garage inclus, et une garantie 3 ans rassurante.

Terramow V1000 qui longe un potager

Ses angles morts existent : pente max modeste (18°), coupe 203 mm / 3 lames (le minimum pour les bordures difficiles), app BT tatillonne en télécommande, pas de réglage de sensibilité capteurs / DND / hivernation, et un niveau sonore mesuré plus élevé que l’annonce (≈ 66 dB à 1 m). On le recommande aux surfaces 300–800 m² avec exigences de sécurité (vision, anti-collision), d’ergonomie (Spot, multi-zones, garage inclus) et de simplicité d’utilisation.

Un robot-tondeuse de jardinet est en pré-lancement sur Kickstarter à seulement 200 $ !

15 octobre 2025 à 17:04
Raccoon 2 SE de RoboUP

Fabriqué par RoboUP, le Raccoon 2 SE veut démocratiser la tonte robotisée : spécialisé dans les petits jardins et les petits porte-feuilles, il n’a même pas besoin d’appli ! 

Sur meilleure-innovation.com, nous avons testé un certain nombre de robots-tondeuses. Or, les plus attentifs auront observé que les capacités de couverture des appareils Segway, Mammotion, Dreame ou encore Stiga dépassaient largement les quelque 150 m2 de notre surface à tondre. En conséquence, le rapport qualité/prix en est fatalement altéré.

RoboUP, qui s’occupe de l’entretien intelligent des pelouses depuis 2016, semble proposer une solution satisfaisante avec le Raccoon 2 SE. Jusqu’ici, comme beaucoup de marques pionnières, le fabricant s’était principalement focalisé sur les pelouses de moyenne et grande envergure. Mais l’heure est à la miniaturisation, et même à la simplification. Une innovation qui prendra son essor par le truchement d’une campagne Kickstarter qui s’étendra de la mi-octobre à fin décembre.

Qui veut un robot-tondeuse Raccoon 2 SE ?

Originellement, les robots-tondeuses justifient en grande partie leur usage par la santé et l’éclat qu’elles confèrent aux gazons qu’elles entretiennent. La conception s’articule donc autour de la régularité et de la multiplicité des options, afin de programmer et personnaliser la tonte au maximum. Larges surfaces, navigation précise grâce aux antennes RTK, modification des zones, mode téléguidé, mode caméra, mode nocture (que l’on préfère éviter !) ; tout un éventail qui donne aux appareils une dimension semi-professionnelle. Et le coût s’en ressent, puisque souvent supérieur à 1000 €, voire 2000 €.

La configuration d’un robot-tondeuse, du fait d’une robotique toujours plus sophistiquée, est donc quasiment devenue une tâche d’expert. Or, l’autre aspect qui intéresse les utilisateurs, c’est la simplicité, l’instantané et la facilité d’accès, quelle que soit la surface à tondre et le degré d’aisance à manier un logiciel téléphonique. Le Raccoon 2 SE s’adresse donc :

  • aux personnes qui peinent à effectuer des tâches pénibles et ne peuvent s’offrir les services d’un jardinier ;
  • aux familles dont les parents cherchent à alléger le plus possible leur charge domestique quotidienne ;
  • aux possesseurs de petits jardins des zones urbaines ;
  • à celles et ceux qui n’adhèrent pas à la déferlante des objets connectés qui sévit depuis quelques années.

Nota Bene : pour éprouver la pertinence d’un tel produit, RoboUP a lancé un programme de bêta-testeurs en juillet 2025, envoyant plus de 80 robots tondeuses à des familles en Europe et aux États-Unis. Leurs retours ont permis d’optimiser les performances dans des jardins réels.

Fonctionnalités dont bénéficie le Raccoon 2 SE

Pour l’heure, RoboUP reste assez avare en informations concrètes comme les spécifications techniques et les fonctionnalités embarquées par ce nouveau modèle. Nous savons néanmoins qu’aucun câble périphérique et ni installation RTK ne sont requis. On pose le robot sur la pelouse et il sait quoi faire — l’argument central de ce modèle “plug-and-mow”.

Dans la même veine, la tonte peut démarrer sans application. Pas de compte à créer ni de Wi-Fi à configurer pour une première utilisation : on appuie, ça tond. L’app resterait utile plus tard pour affiner, mais elle ne constitue plus un point bloquant au départ. 

Raccoon 2 SE dans un jardin
Pour les habitués, on reste sur un design classique… © RoboUP

Côté navigation, le constructeur annonce une “double cartographie” (apprentissage automatique du jardin + mode manuel si besoin) et le retour automatique à la base quand la batterie baisse, afin de reprendre ensuite le cycle de tonte sans surveillance.

La fiche teaser évoque également un pack batterie 5 Ah, une charge rapide en ~70 minutes et environ 150 minutes de tonte par cycle — de quoi couvrir un petit jardin en une passe dans l’idéal, puis repartir rapidement. 

Enfin, la sécurité/anti-vol reprend les fondamentaux de la marque : capteurs de levage et d’inclinaison avec alarme sonore, verrouillage automatique si l’appareil sort de sa zone et déverrouillage par code réservé au propriétaire.

Disponibilité : à saisir dès aujourd’hui pour le printemps prochain !

Avant l’ouverture officielle sur Kickstarter, RoboUP lance un pré-lancement avec cadeaux à la clé. Sur la page dédiée, vous pouvez vous abonner, parrainer des amis et grimper dans le top 20 pour décrocher des récompenses : du cashback intégral sur le pack Raccoon 2 SE pour les meilleurs partageurs, ou des bonus comme housse de pluie et jeu de lames

Nota Bene : le Raccoon 2 SE doit être proposé en Europe et aux États-Unis

Côté tarifs, la marque annonce un prix “Super Early Bird” à partir de 200 $, garanti via un dépôt de 20 $ entre le 11 octobre et le 10 novembre. À cela s’ajoute un remboursement total de 80 $ après livraison (20 $ déjà versés + 60 $ crédités), ainsi qu’une expédition prioritaire estimée début février 2026

Qu’en dites-vous ? Est-ce l’appareil qu’il vous faut ? Pourriez-vous l’offrir à votre grand-mère ? L’automatisation et le silence de la robotique vont-il l’emporter définitivement sur le manuel bruyant et chronophage ? Faites-nous part de vos avis en commentaire ! 

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Jusqu’à quand utiliser votre robot-tondeuse avant hivernation ?

11 octobre 2025 à 09:50
Robot tondeuse qui fonce dans un bonhomme de neige

Vous venez d’acquérir un nouveau robot-tondeuse mais voilà déjà que l’hiver arrive. À partir de quand le passer en mode hivernation pour le protéger sans léser votre pelouse ?

Quand septembre arrive, la pelouse change de rythme. Moins de lumière, nuits fraîches, rosée persistante : tout pousse plus lentement. Le sol perd quelques degrés et, en dessous d’un certain seuil, la plante privilégie la racine au feuillage. 

Plutôt que de ranger le robot d’un coup, on commence à étirer les intervalles, on relève légèrement la hauteur de coupe et on guette la première vraie poussée de froid pour programmer la dernière tonte. Mais à partir de quand faut-il procéder à l’hivernation ? Voici quelques clés de lecture pour adopter une pratique adaptée à votre besoin.

Pourquoi ne pas ranger votre robot-tondeuse trop tôt ?

L’automne reste une saison de croissance active pour les graminées de climat tempéré : pluies plus régulières, températures douces, et donc une pousse réelle jusqu’à tard en saison. Les pros rappellent : “continuez de tondre tant que ça pousse”

« Les sanglots longs des violons de l’automne blessent mon cœur d’une langueur monotone… Mais qu’est-ce que je raconte ? » © Robomow

L’arrêt ne se décide pas au calendrier mais aux signes de croissance et à la météo locale. Dès que les températures diurnes passent durablement sous 9–10 °C et que les premiers gels pointent, on espace… puis on arrête. En France, cela tombe souvent entre fin octobre et début novembre, selon les régions.

Nota bene : les graminées de saison fraîche (fétuques, ray-grass, pâturin) restent actives jusqu’à 10°C, puis lèvent le pied quand les maximales descendent sous ce seuil. Les espèces de saison chaude (zoysia, bermuda), plus rares en France, ralentissent plus tôt ; on conserve alors une hauteur un peu plus élevée avant hivernation.

Quelques repères concrets pour anticiper la dernière tonte 

Pour les gazons de climat tempéré (graminées C3), la pousse aérienne est optimale autour de 15–24 °C. Quand les maximales journalières passent durablement sous 10 °C, la croissance ralentit nettement ; vers 5 °C, elle devient quasi nulle. Côté sol, l’activité racinaire reste correcte près de 10–18 °C puis décroche à l’approche de 0 °C.

Un sol détrempé est également un signal de “stop” : la tonte crée des ornières, favorise le scalpage et prépare un printemps mousseux. Laissez ressuyer 24–48 h après la pluie. Méfiez-vous aussi du vent froid et sec qui “brûle” les brins fraîchement coupés. Le matin, la rosée augmente l’arrachement : mieux vaut intervenir en fin de matinée quand la pelouse a séché.

Nota Bene : évitez absolument de tondre sur gazon gelé ou givré : les lames brisent les cellules, laissant des plaques brunes.

Enfin, vous pouvez également anticiper selon la région où vous habitez :

  • en climat océanique (façade atlantique), on peut souvent tondre jusqu’à fin octobre, parfois début novembre si l’automne est doux ;
  • en climat continental du Nord et du Nord-Est, visez plutôt mi à fin octobre ; 
  • le Bassin parisien se situe généralement fin octobre ; 
  • le Sud et les littoraux méditerranéens permettent parfois quelques retouches début à mi-novembre si la pousse continue et si le sol reste ferme ;
  • en relief (Massif central, Alpes, Jura, Vosges, Pyrénées), la fenêtre se décale vers début à mi-octobre selon altitude et exposition.

La “dernière tonte” : hauteur et timing

Une dernière tonte bien réglée aide la pelouse à passer l’hiver en limitant les dégâts mécaniques (neige, verglas) et le risque de maladies. Si vous relevez habituellement les lames au printemps, faites l’inverse en fin de saison : descendez progressivement la hauteur sur 2–3 tontes, sans jamais retirer plus d’un tiers à la fois.

En pratique, visez une fin de saison à 4–5 cm selon votre mélange : plutôt 4 cm pour pâturin/ray-grass, 5 cm pour fétuques. L’objectif n’est pas de “raser”, mais d’éviter un feuillage long qui se couche sous la neige, s’asphyxie et feutre. En effet, l’herbe trop haute et humide favorise les maladies hivernales :

  • les moisissures des neiges qui apparaissent après une longue couverture neigeuse ou un automne humide : plaques circulaires, feutrage blanchâtre/rosé au dégel ;
  • la fusariose hivernale en climat sans neige, avec taches brun-paille à marges roussâtres.

Renforcez la prévention en ramassant les feuilles, en évitant un apport d’azote tardif, et en tondant à lame bien affûtée pour ne pas effilocher les extrémités (portes d’entrée des pathogènes). Pour les plus motivés, l’aération de votre pelouse la rendra plus dense et plus verte. 

Spécificités des “robot-tondeuse” (ils sont prévus pour !)

En premier lieu, soyez toujours attentif aux températures de fonctionnement de l’appareil. Les Automower, Navimow, Stiga ou Mammotion sont conçus pour fonctionner et être stockés dans des plages précises ; en dessous de 0 °C, privilégiez l’arrêt et le rangement au sec

Robot-tondeuse Stiga en hivernation
« Tu veux pas que je te fasse une petite coupe en attendant le printemps ? » « Dans tes rêves… » © Stiga

En outre, de plus en plus d’appareils s’équipent de fonctions anti-gel & météo. Certains modèles gèrent automatiquement les jours froids. Chez Husqvarna, par exemple, la routine Frost Guard parque le robot dès que la météo locale prévoit un passage sous 5 °C ; le Weather Timer ajuste le temps de coupe à la pousse.

Quand la pousse cesse, basculez en hivernage :

  • rangez le robot et la station en intérieur, au sec et hors gel ;
  • nettoyez soigneusement, séchez, et stockez avec une charge modérée si le fabricant le préconise ;
  • laissez les câbles basse tension/fil guide en place si votre installation le permet.

Et ensuite ? Rendez-vous en mars ! 

Cet article vous a-t-il été utile ? Aviez-vous déjà votre routine bien rodée ou avez-vous déjà commis des erreurs ? Votre modèle de robot-tondeuse vous permet-il d’anticiper au mieux cette période ? Dites-nous tout en commentaires !

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