Vue normale

Roborock ose le robot aspirateur qui grimpe les escaliers : révolution… ou casse-tête ?

15 janvier 2026 à 18:15
Roborock Saros Rover en train de monter une marche

Roborock vient de lâcher une petite bombe au CES 2026 : le Saros Rover, un robot aspirateur qui ne se contente plus d’éviter l’escalier… il le grimpe. Et pas juste pour “passer à l’étage” : l’idée, c’est qu’il nettoie chaque marche au passage, comme si l’escalier devenait enfin une surface comme une autre. Really ?

Roborock mise sur ce qu’elle présente comme la première architecture “wheel-leg” (des “jambes-roues” articulées) : chaque module peut monter et descendre indépendamment, afin de garder le robot stable tout en franchissant marches, pentes et reliefs. Côté cerveau, la marque évoque un pilotage via algorithmes d’IA, capteurs de mouvement et information spatiale 3D.

Évidemment, une promesse aussi “révolutionnaire” ouvre autant de portes qu’elle soulève de questions : cartographie multi-étages, gestion des risques de chute ou de blocage, sécurité pour les habitants (enfants, animaux, objets sur les marches), et surtout réparabilité si un incident survient sur l’élément le plus brutal de la maison. D’autant que Roborock reste prudente : pas de spécifications détaillées, pas de prix, pas de date de sortie, et le Rover est présenté comme un produit réel en développement. Nous allons examiner en l’état la promesse d’un des leaders du marché, et essayer de deviner si son ambition ne risque pas de lui faire louper une marche !

Comment le Saros Rover procède-t-il pour gérer les escaliers ?

Sur le stand, le Saros Rover ne “saute” pas les escaliers comme un gadget de foire : il les négocie marche par marche, avec une chorégraphie mécanique assez parlante. Le robot soulève son châssis, se pose sur la marche, puis pivote sur une de ses jambes-roues pour aspirer le long de la marche, avant de recommencer sur la suivante. L’effet est spectaculaire… mais surtout très différent d’un simple franchissement de seuil : ici, l’escalier devient une surface de nettoyage à part entière.

Le point qui calme immédiatement l’enthousiasme, c’est le rythme ; il lui faut un peu moins de trois minutes pour monter cinq marches. À l’échelle d’une maison, c’est loin d’être anecdotique : si le Rover doit “travailler” l’escalier en plus de l’étage, la durée totale des cycles peut exploser. D’autre part, il n’est pas rare que le robot tangue légèrement au bord d’une marche, au point de donner l’impression qu’il est sur le point de basculer, avant de se rattraper. En somme la moindre perte d’adhérence, le moindre objet oublié sur une marche, le moindre frôlement avec le chat peut tourner en accident domestique !

Plus rassurant sur les autres types de relief…

Roborock ne mise pas uniquement sur l’escalier : la démo inclut aussi la gestion des pentes et des différences de niveaux. The Verge explique que le Rover descend une pente “avec contrôle”, et que Roborock revendique la capacité à freiner, s’arrêter, faire demi-tour et remonter en marche arrière. Mieux : le robot a réalisé un petit “hop” destiné à franchir des seuils multi-niveaux.

Roborock Saros Rover sur une pente
Un sens de l’équilibre plutôt impressionnant ! ©nghenhinvietnam

Et c’est là que la promesse devient intéressante : si ce Rover sait enchaîner montée, descente, arrêt, pivot, micro-saut, alors on n’est plus seulement face à un robot “plus fort”, mais face à un robot qui doit gérer une dynamique proche de la robotique mobile. Techniquement, ça ouvre la voie à un vrai nettoyage multi-étages.

Cartographie et navigation : le vrai mur technique

Sur un robot “classique”, la navigation consiste surtout à se repérer, éviter les obstacles et optimiser les trajets sur un plan 2D. Avec le Saros Rover, Roborock change d’échelle : dès qu’on ajoute des marches, on ne parle plus seulement d’itinéraires, mais de posture, de stabilité, d’adhérence, et de décisions en temps réel. La marque résume son approche avec une formule assez claire : une lecture spatiale 3D, combinée à des capteurs de mouvement et à des algorithmes d’IA, pour ajuster la cinématique des jambes-roues au fil des appuis.

Le problème, c’est que cette promesse est aussi celle qui laisse le plus de zones d’ombre. Roborock parle de “3D” et d’IA, mais sans détailler la nature des capteurs, ni la manière dont la cartographie s’organise quand le sol devient vertical par séquences. Or, c’est précisément là que tout se joue : si le Rover veut être autre chose qu’une démonstration spectaculaire, il doit maîtriser la réalité domestique avec un niveau de fiabilité supérieur à celui d’un robot qui se contente d’éviter le vide. Ce qui nous laisse avec pléthore de questionnements :

  • Quels capteurs exactement, notamment pour gérer les escaliers sombres et les marches aux arêtes peu nettes ?
  • Comment se gère la cartographie multi-étages ?
  • Si la station reste au RDC, est-ce que le robot redescend systématiquement pour se vider/se laver/recharger ? Ou faudra-t-il, à terme, imaginer une base par étage ?

En somme, pour transformer l’essai, il faudra prouver que le Saros Rover sait cartographier et naviguer “en 3D” avec la même fiabilité qu’un bon robot en 2D.

Sécurité, fiabilité et réparabilité : le vrai prix du risque

Quand un robot reste au sol, la pire frayeur, c’est souvent un blocage sous un meuble ou une belle trace de boue sur un tapis. Quand il monte un escalier, la sécurité devient un sujet central, et pas seulement pour le robot. Or, la sécurité, c’est la capacité à gérer les imprévus de manière répétable, pendant des centaines d’heures, avec des comportements prévisibles pour les habitants. Vu les premières démos, il semble que la marge d’erreur soit relativement fine, d’autant plus que l’expérience domestique sera forcément plus chaotique qu’une présentation publique dans des conditions optimales.

L’autre inquiétude la plus évidente concerne l’architecture à jambes-roues, laquelle implique mécaniquement plus de pièces mobiles, donc plus d’usure potentielle, plus de tolérances à tenir, et probablement un SAV plus coûteux qu’un robot à châssis classique. Dans le meilleur des cas, ce surcroît de complexité se traduit par un entretien et des consommables spécifiques ; dans le pire, par des réparations lourdes.

En somme, les garde-fous manquent de netteté pour protéger l’appareil des chutes, gérer un éventuel obstacle au moment critique, solutionner une casse survenue après la rencontre du cocker surexcité avant sa promenade… Bref, tant que Roborock n’a pas verrouillé ces deux volets, on est face à une techno prometteuse… mais pas encore “domestiquée”. Mais si la marque arrive à verrouiller la sécurité en conditions réelles et une réparabilité intelligente, elle ouvre un nouveau chapitre du robot domestique.

En attendant d’en savoir plus : les autres annonces Roborock au CES 2026

Reste que, pour l’instant, Roborock entretient volontairement le suspense sur son “produit phare” : aucun prix ni date de sortie n’ont été annoncés pour le Saros Rover, toujours présenté comme un projet en développement.

Pour patienter, la marque pousse des nouveautés plus immédiatement “commerciales”, à commencer par le Qrevo Curv 2 Flow, qui succède au Qrevo Curv 2 Pro. C’est un modèle important dans la gamme, puisqu’il introduit chez Roborock un rouleau serpillière motorisé (avec promesse d’auto-nettoyage), une aspiration annoncée à 20 000 Pa, la compatibilité Matter et une station/dock dédiée. Aux États-Unis, Roborock annonce un lancement le 19 janvier à 849 $ en prix promo (pour un prix public indiqué à 999 $).

Qrevo Curv 2 Flow devant sa station
©Roborock présente aussi le Qrevo Curv 2 Flow…

Nota Bene : pour les fans de foot, Roborock n’a pas manqué de rappeler son partenariat avec le Real Madrid dans ses communications autour du CES 2026 !

Dans un registre plus “haut de gamme technique”, les Saros 20 et Saros 20 Sonic mettent l’accent sur le franchissement… mais des seuils, pas des escaliers. La marque évoque AdaptiLift Chassis 3.0 pour mieux passer les obstacles, StarSight 2.0 pour la reconnaissance d’objets, et, sur le Sonic, une serpillière vibrante VibraRise 5.0, avec une puissance annoncée à 35 000 Pa et une station qui parle notamment de lavage à l’eau chaude.

Gamme Saros 20 Roborock
… et enfin la gamme Saros 20 ! ©Roborock

En revanche, pas de prix, et une sortie annoncée encore un peu plus tard dans l’année.

Et vous, vous y croyez à ce Saros Rover de Roborock ? Pourriez-vous faire partie des premiers acheteurs pour assister à un tournant dans l’électro-ménager robotique, ou jouerez-vous la carte de la prudence en attendant que le produit soit testé par nos soins ?

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Tineco Floor One S9 Artist : l’aspirateur laveur star des réseaux sociaux chute à moins de 500€ pour les soldes (-250€)

15 janvier 2026 à 17:40
Le Tineco Floor One S9 Artist est à moins de 500 euros pendant quelques jours.

Vous cherchez un aspirateur laveur efficace ? Bonne nouvelle : le Tineco Floor One S9 Artist qui cartonne sur les réseaux sociaux est en promo à moins de 500 euros.

Le Tineco Floor One S9 Artist est à prix cassé pour ces soldes d’hiver. Avec une remise de -250€, il se retrouve au même prix que pendant le Black Friday ! Vous pouvez donc vous procurer cet aspirateur laveur star des réseaux pour seulement 499€, contre 749€ à sa sortie. Mais attention, cette offre n’est valable que jusqu’au 25 janvier prochain, donc il ne va pas falloir hésiter trop longtemps.

Tineco S9 Artist à 499 € : pourquoi c’est le bon moment de l’acheter ?

Cette réduction est loin d’être anodine, et ce, pour plusieurs raisons. Déjà, parce que le Tineco Floor One S9 Artist est un aspirateur laveur qui a largement fait ses preuves depuis sa sortie. Nous l’avons nous-même essayé et nous avons été séduit (voir notre test du Tineco Floor One S9 Artist).

Le Tineco Floor One S9 Artist est parfait si vous avez un logement avec des sols durs comme du carrelage, du parquet, du stratifié ou du linoléum. Si vous avez de nombreux tapis, ou de la moquette, on vous conseille plutôt de passer votre chemin. Vous pouvez consulter notre comparatif des meilleurs aspirateur balais laveurs pour faire le meilleur choix possible. On vous conseille aussi de jeter un oeil aux meilleurs ventes d’aspirateurs chez Amazon pour voir ce que fait la concurrence.

Si vous aviez raté votre chance de profiter du Tineco Floor One S9 Artist pendant le Black Friday, c’est votre 2nde chance pour l’acheter à moins de 500 euros. Sur son segment, à savoir des aspirateurs laveurs dans les 750 euros, c’est clairement l’un des plus efficaces. Alors à seulement 499€, vous bénéficiez ici d’un rapport qualité-prix très intéressant.

Puissance, autonomie, auto-nettoyage : notre verdict sur le Tineco S9 Artist

L'aspirateur laveur Tineco Floor One S9 Artist est en promo pour les soldes d'hiver.
© Tineco

Premier avantage du Tineco Floor One S9 Artist : son assistance motorisée. Le système d’assistance au retour vertical facilite même le rangement en position « parking ».

Sa puissance d’aspiration est annoncée à 22kPa. Après différents tests, le sol est ressorti entièrement propre, sans aucune trace poisseuse et à peine humide. En prime, le rouleau aspire les cheveux sans nœuds et sa solution nettoyante évite les mauvaises odeurs. Côté niveau sonore : on est sur 68 dB.

Autre avantage de taille : son auto-nettoyage FlashDry. Il vous suffit de le poser sur son socle et d’appuyer sur un bouton et voilà : le rouleau sera nettoyé à 85°C puis séché à l’air chaud, et ce, en 5 minutes au total et sans consommer beaucoup de batterie.

Le Tineco Floor One S9 Artist est accompagné d’une application mobile qui n’est pas seulement un gadget. Vous pouvez y régler l’intensité d’aspiration souhaitée (modes Auto, Max ou Ultra), le volume de pulvérisation, la vitesse des roues motrices, et même le volume des indications vocales. Vous pouvez aussi voir sur l’application où en est l’usure de votre rouleau-brosse.

A 499€ au lieu de 749€ et garantie 2 ans, le Tineco Floor One S9 Artist est plus qu’attrayant. Il a déjà fait ses preuves, que ce soit auprès des utilisateurs qui le notent 4,2/5 chez Amazon ou lors de notre test, et on ne saurait que trop vous conseiller de l’envisager sérieusement si vous cherchez un aspirateur laveur efficace et durable.

Plus jamais vos bijoux ne seront aspirées par erreur : l’aspirateur robot Flow 2 de Narwal les retrouve !

14 janvier 2026 à 19:29
Narwal Flow 2 et sa version raccordée à la tuyauterie

Au CES 2026, Narwal revient sur le devant de la scène pour consolider sa place dans le haut de gamme du robot-aspirateur et plus généralement dans les solutions de lavage. Au programme : un nouvel appareil SURPUISSANT et smart, enrichi d’un écosystème plus large…

Cette année, la marque ne vient pas seulement “montrer un robot”. Sur son stand, Narwal déroule une vision plus étendue du nettoyage domestique, en élargissant son écosystème avec des produits complémentaires comme des aspirateurs balais et un appareil dédié aux matelas. L’idée est simple : couvrir plus de situations, du sol aux tissus, tout en gardant une logique de gamme cohérente. Mais la star, c’est bien le Narwal Flow 2, présenté comme le nouveau flagship. Celui-ci revendique une IA épaulée par une double caméra 1080p pour mieux reconnaître et éviter les objets, et un vrai saut sur la fiche technique avec une aspiration annoncée jusqu’à 30 000 Pa et un lavage à l’eau chaude.

Là où Roborock fait le show avec un robot capable de grimper des escaliers, et où Ecovacs peaufine la gestion des taches, Narwal joue une carte moins spectaculaire mais potentiellement plus utile au quotidien : mieux “voir” ce qui traîne et sécuriser le nettoyage sans exiger un sol parfaitement rangé. Reste que la promesse ne se jugera pas sur la scène du CES : si le Flow 2 vise un vrai statut de flagship, il devra surtout convaincre sur la fiabilité et la maturité logicielle. Voyons ça d’un peu plus près…

Narwal Flow 2 : domotique et performances améliorées

Sur le Flow 2, Narwal mise d’abord sur ce qui fait (ou défait) un robot au quotidien : la capacité à circuler dans une maison imparfaite. Le robot s’appuie sur deux caméras RGB 1080p offrant un champ de vision de 136°, et sur une IA qui traite l’essentiel en local, avec la possibilité d’envoyer une image dans le cloud en cas de doute pour affiner l’analyse. L’objectif affiché : éviter les obstacles “au millimètre” et reconnaître des objets sans se limiter à une petite liste figée. Seulement, la navigation du Flow (V1) fonctionnait déjà sur des bases très solides : à quel point cette amélioration sera visible à l’œil nu ?

Concrètement, la nouveauté la plus parlante, c’est le mode qui repère des objets de valeur (bijoux, clés, etc.) : le Flow 2 garde ses distances (au moins 5 cm), puis envoie dans l’app une photo et la position sur la carte. C’est moins spectaculaire qu’un robot qui grimpe des marches, mais potentiellement beaucoup plus utile quand on ne veut pas “ranger pour pouvoir lancer le robot”.

Enfin, Narwal pousse des modes “famille” : silence près du berceau, évitement de zones sensibles (tapis de jeu / zones de déplacement), rappels quand des jouets traînent, et même des fonctions orientées animaux (repérer l’animal, nettoyer plus fort les zones où il vit). Là encore, la promesse est pertinente. La question sera la fiabilité (faux positifs, comportement en faible lumière, dépendance cloud).

Le nettoyage : toujours plus de puissance et lavage à l’eau chaude en continu

Sur le papier, Narwal muscle franchement la fiche technique avec une aspiration annoncée jusqu’à 30 000 Pa, et des briques maison comme CarpetFocus (adaptation sur tapis) et DualFlow Tangle-Free (réduction de l’enchevêtrement cheveux/poils). C’est le genre de combo qui, s’il est bien réglé, peut faire la différence sur les tapis épais et les foyers avec animaux.

Narwal Flow 2 serpillère au bord des plinthes
On espère vous montrer les mêmes images en test ! ©Narwal

Le point le plus intéressant reste cependant le lavage. Narwal conserve son approche “track mop” avec injection d’eau en temps réel pour garder une serpillière propre, et annonce une montée en température : le communiqué parle d’un lavage à l’eau chaude porté de 113°F à 140°F (≈ 60°C) et d’une pression constante de 12 N pour décoller les saletés tenaces.

La station et l’autonomie d’usage : des sacs à poussière réutilisables !

Narwal n’oublie pas la partie “vie avec le robot” : le Flow 2 garderait deux options de station (une simple réservoir, une avec remplissage/vidange automatiques), tout en ajoutant des éléments orientés maintenance minimale comme un sac à poussière réutilisable et des filtres revus (lavables / jetables selon cas). Côté logiciel, la marque met aussi en avant une cartographie TrueColor 3D “tap-to-clean” (jusqu’au mobilier) et une gestion de batterie pilotée par IA.

En somme, quelle avancée par rapport au Narwal Flow ?

Le Narwal Flow (V1) n’était pas un “concept CES” : c’était déjà un robot très abouti sur le lavage, avec une approche technique assez rare. Sur la fiche, on retrouve 22 000 Pa, un rouleau FlowWash auto-entretenu à l’eau chaude 113°F (45°C), et surtout une pression annoncée à 12 N (donc, pas un simple patin qui caresse le sol). Il ajoutait déjà une brique “intelligence” solide avec double caméra RGB + IA (jusqu’à 200 objets reconnus selon les specs reprises par Vacuum Wars), une serpillière qui peut se relever de 12 mm sur tapis, et un châssis ultra-plat (95 mm).

Ce que Narwal tente avec le Flow 2, c’est moins une révolution qu’un resserrage des vis là où la V1 était déjà bonne : plus de puissance (30 000 Pa), et surtout une IA plus “contextuelle” grâce à un système NarMind Pro annoncé comme nouveau, avec double caméras 1080p (FOV 136°) et une promesse forte : reconnaissance illimitée + modes “scénarios réels” (Pet Care, Baby Care, AI Floor Tag). Le truc le plus parlant au quotidien, c’est ce “Floor Tag” : le robot repère un objet de valeur, le prend en photo, le localise sur la carte et garde une distance de sécurité (The Verge parle d’au moins 5 cm). Côté lavage, Narwal annonce surtout une montée en température : 140°F (60°C) au lieu de 113°F (45°C), tandis que certains médias parlent de 158°F (70°C) — à traiter comme “selon les sources” tant qu’on n’a pas la fiche Europe définitive.

Là où le Flow (V1) laisse davantage de marge de progression, c’est sur la couche “expérience” : une application jugée dense, parfois capricieuse, et notamment quelques comportements irréguliers du mode Freo selon les intérieurs (gestion de la poussière, décisions de nettoyage pas toujours limpides). C’est précisément ce que le Flow 2 doit corriger pour mériter son statut de nouveau flagship : l’IA ne doit pas seulement “reconnaître plus d’objets”, elle doit rendre le robot plus fiable, plus prévisible et plus simple à vivre.

En résumé… et en attendant d’en savoir plus !

CritèreNarwal Flow (V1 – 2025)Narwal Flow 2 (CES 2026)
Aspiration (max.)22 000 Pa30 000 Pa
Système de lavageFlowWash “track/roller” auto-entretenuFlowWash “track/roller” amélioré
Température eau chaude (lavage/entretien)113°F (45°C)140°F (60°C) (officiel)
Pression appliquée au sol (lavage)12 N12 N
Caméras / visionDouble caméras RGB + IA2× 1080p RGB, 136°, modèle VLM “OmniVision”
Reconnaissance d’objets~200 objets“Unlimited object recognition” annoncé
“Tag” objets de valeurOui (photo + localisation dans l’app + priorité d’évitement)
Modes “famille”IA / détection de saleté (DirtSense 2.0)Pet Care + Baby Care + AI Floor Tag
Relèvement serpillière sur tapisOui (12 mm)Non communiqué
Hauteur robot95 mmNon communiqué
Station / poussièreSac 2,5 L, “jusqu’à 120 jours”Sac 2,5 L, “jusqu’à 120 jours” réutilisable + filtre lavable
Prix / dispo999 € (hors promo)dispo annoncée avril 2026 ; pas de prix annoncé

Bonus : Narwal élargit l’écosystème (V50 & U50)

À côté du Flow 2, Narwal profite du CES pour élargir son champ d’action avec deux appareils complémentaires !

V50 : un aspirateur balai qui tient la route

Narwal met en avant un format léger (environ 3,1 lb / 1,4 kg) et une station avec auto-vidage, censée réduire la corvée de maintenance. Sur la fiche, plusieurs médias reprennent une puissance annoncée autour de 210 AW. Pour récupérer rapidement les miettes après un repas, les poils sur un plaid, ou nettoyer un palier sans relancer un cycle complet, c’est tout à fait pertinent, mais, sans prix communiqué, difficile de nous prononcer sur son intérêt réel…

U50 : un aspirateur matelas anti-acariens

Narwal U50 sur une couette
S’il pouvait sortir avant le printemps et le pollen, ça nous arrangerait… ©Narwal

Ici, Narwal vise clairement les foyers sensibles aux allergies, avec une approche “traitement” plus que simple aspiration : chaleur ~137°F, UVC, 60 000 taps/min et 16 000 Pa annoncés. C’est typiquement le produit niche qui attire l’œil sur un salon comme le CES et qui peut aussi faire un bon encart “hygiène” dans une gamme qui cherche à devenir plus globale. Toujours pas de prix, en revanche…

Et vous ? Êtes-vous plutôt du genre à vous équiper d’un seul et même écosystème ? Ou bien passez-vous d’une marque à une autre pour avoir le meilleur de l’électroménager selon les spécialités de chacun et les contraintes de votre propre domicile ? Dites-nous tout en commentaires !

MOVA continue la conquête des robots-aspirateurs avec trois nouveaux modèles !

13 janvier 2026 à 17:53
Mova S70 double coloris

“Move Up, Move Beyond”, tel est le crédo de MOVA pour le CES 2026. La marque, encore jeune à l’échelle du marché mais déjà très visible sur le segment “premium accessible” se propose de livrer une lecture cohérente de ce que doit être la maison intelligente version 2026.

Les robots aspirateurs se ressemblent de plus en plus sur le papier, et la différence se joue désormais sur des sujets très concrets : passer sous les meubles, laver vraiment (pas juste humidifier), réduire la dépendance à l’entretien, et rendre l’expérience plus propre. En filigrane, on sent aussi la pression sur les prix : le haut-de-gamme se veut toujours plus autonome, pendant que le milieu-de-gamme récupère ses meilleures idées.

C’est exactement là que s’inscrit la nouvelle “série 70”, articulée autour de trois robots aux philosophies distinctes : S70 Ultra Roller, P70 Pro Ultra, et V70 Ultra Complete. Trois promesses pour tous les budgets. Vrai pas en avant pour l’utilisateur ou boulimie ultra-productive ? On va essayer d’y voir plus clair…

MOVA S70 Ultra Roller : finesse et efficacité

Ce robot annoncé à 90 mm d’épaisseur a été pensé pour aller chercher la poussière et les traces là où les modèles plus hauts font chou blanc. À ce titre le S70 met en avant une navigation “radar” (CovertSense), cohérente avec l’objectif “sous les meubles” : quand l’espace se réduit, le robot n’a plus le droit à l’approximation. Sur ce point, la promesse n’est pas seulement la précision, mais la capacité à conserver une trajectoire propre dans des environnements denses, où beaucoup de robots finissent par hésiter ou se coincer.

MOVA S70 Ultra Roller vu de face
Ah cette belle géométrie, ça chatouille l’esthète qui sommeille en nous ! ©MOVA

Bien sûr, la finesse et la précision ne doivent pas entraver un lavage actif avec une réelle pression au sol. La vigueur du dispositif HydroForce repose sur le maintien d’un cycle continu (pulvérisation, lavage sous pression, récupération de l’eau sale, évacuation) pour éviter de redéposer ce que le robot vient d’essuyer. Nous avons hâte de voir si la séparation propre/sale est aussi bien gérée qu’annoncé. On conserve le module AutoShield, qui détecte et protège les sols vulnérables contre l’humidité tout en accentuant l’aspiration de la fibre.

Quant à la station MOVA annonce un lavage des éléments de lavage à 100°C et un séchage à air chaud à 70°C. L’intérêt est évident (hygiène, réduction des odeurs, moins d’entretien quotidien), mais seul un véritable test en conditions réelles (durée des cycles, bruit, consommation, efficacité sur le long terme) nous permettra de nous positionner concrètement.

MOVA P70 Pro Ultra : la performance premium à prix plus accessible (à confirmer !)

Le P70 entend reprendre les codes des meilleurs robots-aspirateurs sans exiger le budget d’un ultra-flagship. Les arguments sont bel et bien là : 30 000 Pa d’aspiration, 260 RPM et 12 N de pression descendante. On espère ainsi voir des tapis immaculé et des taches perdre en ténacité même après plusieurs heures.

Pour ce faire, on retrouve un système de nettoyage automatisé de la station avec planche de lavage à 100°C. Tout est là : une station qui lave mieux ses éléments de lavage limite l’encrassement des serpillères. Les performances devraient donc se maintenir au fil des semaines. On peut aussi remarquer la mention du module MaxiReach, qui aura pour mission de couvrir la petite marge le long des plinthes qui oblige à repasser à la main (ou à oublier…).

MOVA P70 Pro Ultra
Il a une petite vibe Narwal celui-ci, non ? ©MOVA

Restent à voir les autres caractéristiques, et bien entendu le prix. Si le test est concluant et que les porte-feuilles sont épargnés, alors MOVA tient une recette redoutable qui risque de faire évoluer le marché encore plus rapidement !

MOVA V70 Ultra Complete : puissance max et (enfin !) une station sans sac

Le V70 Ultra Complete, c’est la vitrine MOVA version 2026 : des performances annoncées au sommet, et quelques atouts pour aller toujours plus loin. D’abord, on a le chiffre monstrueux de 40 000 Pa, vraiment intéressant pour les tapis, les poils coincés et les débris plus lourds.

Ensuite on accueillera avec enthousiasme le nouveau EcoCycle Dust Collector, un système réutilisable et sans sac destiné à éviter le gaspillage des sacs jetables et à réduire les coûts récurrents. On a déjà vu ça sur l’Ecovacs Deebot X11, et le résultat était plutôt convaincant ! Cela étant, l’ergonomie était encore perfectible au moment du vidage ; qu’en sera-t-il pour le V70 ? Par ailleurs, quelle en sera la contenance ?

MOVA V70 Ultra Complete (silhouette)
Le ©MOVA V70 Ultra Complete a pour caractéristique d’être toujours à contre-jour (on en saura plus très bientôt)…

Autre point marquant : le V70 embarque StepMaster 2.0 avec un franchissement annoncé jusqu’à 8 cm : seuils, pieds, rails, petites marches… En outre, la marque veut mettre en avant une brique IA de type Customized Obstacle Avoidance Master, pour les intérieurs particulièrement vivants (jouets, câbles, chaussettes, gamelles). En somme, MOVA poursuit sa chevauchée vers des robots tout-terrains et donc de plus en plus autonomes !

Un projet encore très confidentiel…

À ce stade, MOVA a surtout posé le décor et les promesses. Les prix (et la segmentation exacte entre S70, P70 et V70), les dates de sortie, ainsi que les marchés concernés (France, Europe, ou lancement plus progressif) n’ont pas encore été clarifiés. Même chose pour les données très concrètes : capacité des bacs, gestion précise des consommables (notamment autour du sans sac EcoCycle), fréquence d’entretien, et conditions de garantie/SAV.

Bref : la série 70 intrigue, mais se tient encore trop loin de nos spéculations de testeur. Les trois axes distincts semblent former une gamme complète et cohérente, mais rien ne vaut une démonstration, peut-être au cours d’un prochain event… Ou directement dans nos labos ! On croise les doigts très fort !

Ecovacs Deebot X12 OmniCyclone : un “X11.1” ou un vrai remplaçant ?

12 janvier 2026 à 17:04
Deebot X12 OmniCyclone avec projection de détergent

Présenté au CES 2026 début janvier, le Deebot X12 OmniCyclone a de quoi surprendre par son timing : Ecovacs le dévoile comme une évolution directe du X11, lancé seulement quelques mois plus tôt.

Le X11 OmniCyclone incarnait déjà le haut de gamme “hands-free” d’Ecovacs : une approche premium centrée sur une station cyclonique sans sac (plus hygiénique et économique sur le long terme), une recharge PowerBoost pensée pour enchaîner les grandes surfaces, et un lavage au rouleau qui visait la régularité plutôt que le simple passage de serpillières plates.

Produits Ecovacs CES 2026
©Ecovacs l’a mis au centre de ses nouveautés : promesse d’une R&D vraiment aboutie ?

À l’affiche de son successeur, trois nouveautés très “terrain” : un prétraitement des taches avec détection (infrarouge) et jets d’eau haute pression, un rouleau de lavage plus long (OZMO Roller 3.0, annoncé à 26 cm) et une housse intelligente censée éviter de mouiller les tapis lors des transitions. S’agirait-il donc d’une nouvelle génération qui rend le X11 immédiatement obsolète, ou un refresh ciblé qui corrige surtout deux ou trois points précis ? En attendant l’annonce d’un prix et d’une date de sortie, nous vous proposons de regarder ensemble les points les plus prometteurs et différenciants tout récemment présentés par la marque.

Le Deebot X12 OmniCyclone en trois nouveautés majeures

Il semble que le Deebot X12 OmniCyclone soit avant tout conçu pour corriger trois irritants très concrets : les taches un peu sèches, la constance du lavage sur grandes surfaces, et la cohabitation avec les tapis quand on lave souvent. De bonnes idées sur le papier qui s’inscrivent directement dans la continuité de l’existant. Mais à quel point y-a-t-il vraiment rupture ?

FocusJet : le prétraitement des taches… enfin plus crédible ?

La nouveauté la plus “parlante” s’appelle FocusJet Stain Pre-Dissolving : un détecteur infrarouge repère la zone souillée, puis deux buses haute pression projettent des jets d’eau croisés pour “attaquer” la saleté avant le passage du rouleau. Pourquoi Ecovacs insiste là-dessus ? Parce que le X11, malgré son OZMO Roller 2.0 et sa logique de rouleau maintenu propre par injection continue d’eau, pouvait encore montrer ses limites sur des taches un peu sèches.

Deebot X12 OmniCyclone vu de côté
Bon, la DA reste très proche de la version précédente. ©Ecovacs

Bien sûr, cela soulève des questions qui nécessitent un test rigoureux, puisque, sur certains sols, certains effets secondaires peuvent survenir : sur-humidification locale, éventuelle dispersion de salissures, et efficacité potentiellement variable selon la texture du revêtement.

OZMO Roller 3.0 : plus large, mieux rincé, plus constant ?

Deuxième évolution, très concrète : OZMO Roller 3.0. Ecovacs annonce un rouleau porté à 26 cm, soit +50 % par rapport à la génération précédente. L’intérêt par rapport au X11 (OZMO Roller 2.0) est évident : si le rouleau “travaille” mieux en largeur, le robot peut réduire le nombre de bandes sur une même pièce, donc gagner du temps… sans forcément sacrifier la pression ou la fréquence de frottement qui faisaient l’ADN du X11.

Nota Bene : Ecovacs ajoute aussi un argument de “propreté en continu” : la marque parle de jets d’eau pulsés via 16 buses pour aider à décoller les saletés tenaces, en parallèle de la logique d’auto-lavage du rouleau.

Le “mop cover” : la vraie protection des tapis épais

Troisième nouveauté, sans doute la plus “usage” : un smart mop cover, autrement dit une housse/couvercle qui vient isoler la partie humide lors des passages sur tapis, afin d’éviter l’effet désagréable du tapis “un peu mouillé” après une session mixte. Certes, une housse peut mieux isoler qu’un relèvement partiel, mais elle ajoute aussi un mécanisme et des tolérances à gérer. Les points à surveiller au test seront donc très concrets : compatibilité avec tapis épais, franges, seuils, et capacité à rester fiable sur la durée !

Navigation et évitement : du neuf ou surtout une reformulation marketing ?

Ecovacs met en avant, sur la série Deebot X12, une détection d’obstacles dite « Full Scenario », qui combinerait LiDAR et vision par ordinateur pour affiner le déplacement et éviter les objets du quotidien. Sur le principe, c’est cohérent avec l’orientation “premium” de la gamme : un robot très autonome doit savoir se repérer finement et surtout ne pas se mettre en défaut à la moindre chaussette, câble ou pied de chaise.

Pour autant, il faut rester prudent sur la portée réelle de l’annonce. Le X11 s’appuyait déjà sur une approche hybride (capteurs laser et caméra / IA) et, dans la série Deebot X, l’objectif est depuis longtemps d’obtenir un robot plus bas (sans dôme LiDAR proéminent) tout en conservant une cartographie et un évitement solides. Dans ce contexte, “Full Scenario” ressemble davantage à une itération (capteurs + algorithmes) qu’à une rupture technologique.

Autonomie et station : une annonce spectaculaire !

Sur le X12 OmniCyclone, Ecovacs revendique une continuité plutôt qu’une rupture : on reste sur l’idée OmniCyclone (station cyclonique / sans sac), l’un des marqueurs les plus différenciants de la gamme face aux bases à sacs jetables. Sur le X11, la marque mettait déjà en avant une station “PureCyclone” pensée pour limiter les consommables, avec une logique de maintenance plus “durable”.

La mise à jour annoncée se joue surtout sur l’énergie : PowerBoost Charging Plus. Dans les communiqués CES 2026, Ecovacs promet une supercharge améliorée (avec par exemple une récupération annoncée de 6 % en 3 minutes sur certaines communications), et une optimisation “algorithme + puissance”, permettant au robot de nettoyer jusqu’à 1 000 m² sur un seul cycle ininterrompu.

Bien sûr, une telle valeur dépend toujours énormément du mode utilisé (aspiration seule vs lavage, intensité, densité d’obstacles, tapis, passages multiples) et des temps morts à la base (rinçage, séchage, vidage)…

Nos premières impressions sur le dernier flagship d’Ecovacs : ça peut valoir le coup

La difficulté qui limite notre analyse actuelle du Deebot X12 OmniCyclone est bien évidemment l’absence de prix et de date de sortie. En effet, si le X12 arrive au même tarif que le X11, ce dernier risque de devenir nettement moins intéressant… sauf en promotion. À l’inverse, si le X12 se place plus haut, le X11 pourrait rester longtemps un meilleur achat rationnel, surtout quand les prix commencent à baisser. Sur le fond, le X12 a néanmoins un potentiel réel : FocusJet vise directement la faiblesse classique des taches un peu sèches, et le mop cover pourrait sécuriser les passages sur tapis sans compromis.

Quoiqu’il en soit, les heureux possesseurs d’un X11 savent déjà à quel point il est satisfaisant, et une partie s’en contenteront sans problème. Seuls ceux dont le domicile est spécifiquement concerné par les améliorations du X12 OmniCyclone auront vraiment intérêt à attendre sa sortie. Dans tous les cas, pas de panique : le X11 se revendra très bien, pour peu qu’il ait été bien conservé !

Noté 4,6/5 par les utilisateurs, cet aspirateur laveur à 224€ coûte moins cher qu’un aspirateur classique

9 janvier 2026 à 12:54
Le Dreame H13 Pro est à 224€ chez Cdiscount, une aubaine !

Quand un aspirateur laveur à 599€ tombe à 224€, deux réactions possibles : vous méfiez d’une arnaque ou vous foncez. Spoiler : c’est la deuxième option qu’il faut choisir.

Cdiscount propose actuellement 2 offres sur l’aspirateur laveur Dreame H13 Pro :

  • Une remise de -58% qui fait descendre le prix de 599€ à 249€
  • Le code 25DES249 pour 25€ de remise supplémentaire dès 249€ d’achat

In fine, l’aspirateur laveur Dreame H13 Pro se retrouve disponible pour seulement 224€ chez Cdiscount. Pour vous situer, le meilleur prix disponible ailleurs tourne autour de 349€. Vous économisez donc -125€ de plus que sur la meilleure offre concurrente du moment.

Le meilleur prix jamais pour cet aspirateur laveur premium

Si l’offre est si intéressante, c’est pour son prix bas certes, mais aussi parce que ce modèle d’aspirateur laveur n’est pas n’importe lequel. Le Dreame H13 Pro n’est pas un aspirateur d’entrée de gamme, mais bel et bien un aspirateur laveur premium qui a pendant longtemps été vendu à 599€.

Grâce à cette offre, pour 224€, soit un des prix les plus bas qu’on ait vu jusque là pour un aspirateur laveur de cette gamme, vous profitez d’une machine qui aspire et lave vos sols pour de vrai et qui en plus, se nettoie elle-même ensuite depuis sa base en autonomie.

Vous voulez comparer les offres ? Consultez les meilleures ventes d’aspirateur chez Amazon. Vous pouvez aussi regarder les avis clients. Chez Cdiscount, le Dreame H13 Pro est noté 4,6/5 après près de 50 avis. Un signe de validation à prendre en compte. On vous propose également notre guide sur comment bien choisir son aspirateur laveur.

Le Dreame H13 Pro : un des meilleurs rapports qualité-prix pour 224€

Le Dreame H13 Pro offre une puissance d'aspiration de 18 000 Pa.
© Dreame

L’aspirateur laveur Dreame H13 Pro propose de nombreux avantages qu’on ne trouve normalement pas sur des modèles en dessous de 400€. Premier exemple : il lave sa brosse automatiquement à 60°C après chaque utilisation, avant de la sécher à l’air chaud pendant 30 minutes. Vous êtes donc sûr de pouvoir l’utiliser dans le temps sans avoir peur qu’il finisse par moisir et laisser une odeur désagréable dans votre logement, comme le font beaucoup d’aspirateur laveur en dessous de moins de 250 euros.

Côté performances, il propose une puissance d’aspiration de 18 000 Pa, un moteur à 100 000 tours par minute et une brosse qui tourne à 520 tours par minutes. Il peut donc gérer aussi bien vos poussières que les saletés humides et collantes difficile à enlever avec une simple serpillière.

Avec ses 5,6kg, il est lourd, mais c’est compensé par le système GlideWheel, à savoir 2 moteurs arrière qui poussent l’aspirateur et vous aide donc à le guider sans vous fatiguer. Le nettoyage bord à bord des deux côtés vous évite de repasser avec un autre outil pour finir les plinthes, contrairement aux aspirateurs laveurs classiques qui laissent 2 à 3 cm le long des murs.

Autre avantage de taille qu’on voit habituellement sur des modèles à 600€, il est doté d’une batterie haute capacité. Il peut tenir jusqu’à 40 minutes et vous permet de laver les sols jusqu’à 300 m², soit une surface que l’on est peu à devoir nettoyer. Son réservoir permet 900ml d’eau propre et 700ml d’eau sale, il se recharge en 3 à 4h et est garantie 2 ans. On regrette seulement qu’il n’ait pas de mode à plat et son absence d’application mobile pour les plus connectés d’entre vous, mais pour ce prix, c’est difficile d’en demander plus.

En bref, à 224€ grâce à une remise de 58% et un code promo chez Cdiscount, le Dreame H13 Pro est une offre plus qu’intéressante. C’est le meilleur prix disponible aujourd’hui pour un tel aspirateur laveur. Donc si vous en avez marre de passer l’aspirateur PUIS la serpillière, vous savez quoi faire.

Test Ecovacs DEEBOT X11 OmniCyclone : que vaut la station sans sac ?

22 décembre 2025 à 17:53
Test Ecovacs Deebot X11

Entre stations XXL qui lavent à l’eau chaude, aspirent à plus de 20 000 Pa et promettent de « ne plus jamais sortir un balai », le marché des aspirateurs-robots haut de gamme s’emballe fin 2025. Avec le Deebot X11 OmniCyclone, Ecovacs dégaine un nouveau vaisseau amiral : station sans sac, puissance annoncée de 19 500 Pa et autonomie taillée pour les grandes surfaces.

En cette fin 2025, l’aspirateur-robot n’est plus un gadget des passionnés de domotique, mais un appareil ménager quasi banal… Dans le haut de gamme, la norme est désormais au combo aspirateur-laveur avec station tout-en-un : vidange automatique, lavage des modules de serpillière ou rouleaux à l’eau chaude, séchage à l’air chaud et gestion de l’eau propre / eau sale sans intervention ou presque.

Boîte ecovacs X11 omnicyclone
Attention quand vous le manipulez : il est lourd, plus de 15 kg !

Ecovacs, acteur historique du secteur, s’est imposé comme un spécialiste des robots de service domestiques : aspirateurs, nettoyeurs de vitres Winbot, robots-tondeuses Goat et, plus récemment, robots de piscine Ultramarine. Sur le segment des aspirateurs-robots, Ecovacs a clairement fait des séries X sa vitrine technologique, avec station tout-en-un, capteurs 3D, IA embarquée, assistant vocal maison YIKO, ou encore la technologie BLAST pour booster le flux d’air et la puissance d’aspiration sur certaines gammes.

Présenté à l’IFA de Berlin 2025, le Deebot X11 ; dans sa version OmniCyclone en Europe ; incarne cette nouvelle génération. Le nouveau fleuron Ecovacs a été pensé pour rivaliser avec les meilleurs robots du marché : station OmniCyclone sans sac avec séparation cyclonique PureCyclone, technologie PowerBoost pour enchaîner les cycles sur de très grandes surfaces (jusqu’à 1 000 m² annoncés), et une capacité à franchir des seuils plus complexes que la moyenne. Nous allons donc passer au crible le design, l’installation, l’application Ecovacs Home, la cartographie, l’efficacité d’aspiration et de lavage, ainsi que les coûts d’usage du Deebot X11 OmniCyclone, pour déterminer s’il mérite sa place parmi les références du marché fin 2025 !

Caractéristique TechniquesDeebot X11 OmniCyclone
Dimensions du robot351 × 353 × 98 mm
Dimensions de la station d’accueil380 × 493 × 465 mm
Capacité de franchissement d’obstacles4 cm
Déploiement de la brosse latérale15 mm
Hauteur d’élévation de la serpillière10 mm
Puissance d’aspiration19 500 Pa
Pression exercée sur le sol3 800 Pa
Type et capacité de la batterieLi-ion 6 400 mAh
Autonomie annoncée200 minutes
Temps de charge complète3 h 40
Capacité du bac à poussière du robot220 mL
Capacité du bac à poussière de la station1,6 L
Capacité du réservoir d’eau propre3,2 L
Capacité du réservoir d’eau usée2,7 L
Niveau sonore73 dB max (mesuré)
Compatibilité assistants vocauxAgent YIKO intégré + Alexa / Google Assistant / raccourcis Siri
Indice de réparabilité8,6 / 10
Durée de garantie2 ans
Prix indicatif1 299 €

Sur le papier, le Deebot X11 OmniCyclone coche clairement les cases du haut de gamme musclé. Sa puissance d’aspiration annoncée à 19 500 Pa, associée au module BLAST et au rouleau OZMO Roller 2.0, laisse espérer une vraie marge de manœuvre sur les sols difficiles, tapis compris. La grosse batterie de 6 400 mAh et la gestion PowerBoost promettent des cycles très longs, adaptés aux grandes surfaces. La station OmniCyclone sans sac, avec séparation cyclonique et double réservoir d’eau, vise enfin à réduire fortement les interventions de l’utilisateur sur la poussière comme sur le lavage.

Unboxing ecovacs X11 omnicyclone
Tout est très bien protégé, aucun souci de livraison !

À l’inverse, quelques points méritent clairement d’être surveillés au cours du test. Le petit bac à poussière de 220 ml dans le robot pourrait se révéler limitant dans les intérieurs très chargés en poils ou en poussière, et l’on jugera en pratique de la pertinence de la station cyclonique sans sac : efficacité de la séparation, bruit lors des vidanges, fréquence de nettoyage des filtres. La promesse d’un fonctionnement autour de 63 dB(A) devra aussi être confrontée à la réalité, surtout à pleine puissance. Enfin, l’autonomie réelle en mode puissant et la gestion des seuils élevés figureront parmi nos points d’attention.

Composants de la boîte : pas beaucoup d’accessoires…

Certes, pour un appareil de cette stature, le prix peut sembler attrayant. Mais contrairement au Mova Z60 Ultra Roller Complete, un de ses concurrents directs, les consommables fournis sont limités :

  • Deebot X11 OmniCyclone
  • station de chargement auto-nettoyante
  • rampe amovible
  • câble d’alimentation
  • socle d’auto-nettoyage
  • guide de démarrage rapide
  • deux flacons de solution nettoyante (en option)

Bien sûr, la brosse latérale, le rouleau serpillère, le filtre anti-bactériene et la brosse anti-enchevêtrement sont déjà installés sur l’appareil, mais aucune pièce de rechange n’est prévue ; il faudra en commander dans l’onglet « Accessoires » de l’e-boutique (cf section dédiée).

Composants de la boîte ecovacs X11 omnicyclone
Aucun consommable en remplacement… Dommage !

La solution lavante figure dans un autre pack pour 50 € supplémentaires. En ajoutant un set de consommables (brosses, rouleau et filtre), il faudra prévoir encore près de 65 € sur la facture finale.

Design : c’est validé !

Le Deebot X11 OmniCyclone affiche un design de vrai flagship : châssis rond et bas (9,8 cm), robe noire/gris foncé et plateau supérieur à effet métallique, avec un bouton central discret pour lancer ou mettre en pause le nettoyage. Sous le capot se cachent bac à poussière, interrupteur et reset Wi-Fi, dans une disposition très propre. La façade accueille le module AIVI 3D 3.0 pour la reconnaissance d’objets, épaulé par un LiDAR dToF pour la cartographie et une couronne de capteurs anti-chute et anti-collision.

ecovacs X11 omnicyclone vu sous le capot
On n’a presque plus de bouton : tout dans l’app !
ecovacs X11 omnicyclone vu de dessous
Le rouleau-serpillère devenu standard en 2025

Dessous, Ecovacs place une brosse principale ZeroTangle 3.0 pensée pour limiter les nœuds de cheveux, complétée par une brosse latérale unique pour ramener les poussières vers l’aspiration. Le rouleau de lavage OZMO Roller 2.0, en nylon haute densité, tourne à 200 tr/min et exerce une pression de 3 800 Pa sur le sol, tandis que la technologie TrueEdge 3.0 lui permet de s’étendre jusqu’à 1,5 cm vers les plinthes pour mieux nettoyer les bords.

ecovacs X11 omnicyclone station bacs
On distingue d’un coup d’œil le bac sale du bac propre !
ecovacs X11 omnicyclone station compartiment à détergent
Nous n’avons pas eu le détergent habilité…

La station OmniCyclone adopte un format large et bas, avec bac à poussière transparent en façade et réservoirs d’eau dissimulés sous un couvercle supérieur, pour un ensemble massif mais homogène dans un salon moderne.

Installation et connectivité (mise en place)

La mise en route du Deebot X11 OmniCyclone ne réserve pas de surprise : on installe la station OMNI contre un mur, sur un sol dur et plat, en gardant environ 5 cm de chaque côté et 80 cm devant pour que le robot puisse s’y aligner correctement. Ecovacs conseille aussi d’éviter le plein soleil et de privilégier un endroit où le signal Wi-Fi est bon ; si vous avez un miroir ou une plinthe très réfléchissante à proximité, mieux vaut masquer la zone basse pour éviter les perturbations.

Côté app, tout passe par ECOVACS HOME (iOS/Android) : création de compte, ajout du robot (QR code) et éventuelle mise à jour au premier démarrage. Pour l’appairage, le manuel recommande une connexion par Bluetooth (robot + smartphone) afin de détecter rapidement le Deebot à proximité, puis on finalise l’accès réseau.

appli ecovacs installation
L’application n’est pas la plus originale, mais elle est claire

Sur la partie réseau, le X11 demande un Wi-Fi 2,4 GHz (ou un routeur en mode mixte 2,4/5 GHz), avec prise en charge 802.11 b/g/n et IPv4. Comme souvent, il vaut mieux éviter les réseaux masqués et les configurations “exotiques” (VPN/proxy, authentification entreprise), et rester sur du WPA/WPA2 classique. Un petit indicateur sur le robot aide au diagnostic : clignotement lent (déconnecté), rapide (connexion en cours), fixe (connecté).

Cartographie : rapide ou détaillée

Comme toujours, on laisse le robot faire le tour de la maison en fermant les portes qui donnent sur des pièces à éviter, et en retirant un maximum d’obstacles (jouets, sacs, poufs, etc.). Il s’occupe de dresser une représentation 3D précise du logement avec un affichage direct dans l’application Ecovacs Home avec objets reconnus (lits, canapés, etc.). Il reconnaît d’office les tapis et les différents types de sols (carrelage, parquet, moquette). Après une première inspection, le robot est déjà utilisable, mais vous pouvez rééditer la carte à tout moment pour la rendre la plus fidèle possible à votre intérieur, avec :

  • étiquetage des pièces
  • limites virtuelles (linéaires ou rectangulaires)
  • division ou fusion de zones
  • disposition des meubles
  • déplacement des murs
  • changer le type de sol
  • ajouter ou retirer un tapis
  • ajouter une rampe
  • supprimer une zone
  • faire pivoter la carte

Sur la carte, vous pourrez suivre la progression du robot en temps réel. Celui-ci laisse le tracé de son passage lors du dernier cycle effectué, ce qui permet de savoir par où le faire passer pour son prochain travail.

appli ecovacs cartographie
La cartographie est un peu plus jolie que le reste.

D’autres icônes montrent les taches détectées, les fils et l’état du robot, qu’il soit en fonctionnement ou au repos (nettoyage, séchage ou veille). Enfin, vous pouvez enregistrer jusqu’à trois étages grâce à la sauvegarde multi-carte.

Une application archi-complète

Une fois la cartographie terminée, vous allez pouvoir commencer à jouer sérieusement et prévoir de belles séances de ménage.

appli ecovacs paramètres généraux
Pleiiiiin de paramètres à tester !

Comme les autres grands acteurs du secteur, l’interface est relativement intuitive, avec une arborescence assez claire, bien que très chargée, avec notamment :

  • le mode nettoyage par scénario
  • 3 modes de nettoyage (aspiration & serpillère)
  • 4 puissances d’aspiration
  • débit d’eau modulable
  • 3 vitesses de nettoyage
  • nombre de passages (1 ou 2/cycle)
  • la gestion des tapis
  • la gestion des parquets
  • le paramétrage de la station
  • un mode caméra
  • le suivi de nettoyage en temps réel
  • le journal des cycles de nettoyage
  • le suivi d’usure des composants
  • une commande vocale
  • un mode ne pas déranger
  • la détection de taches et de zones sales
  • la sensibilité des capteurs d’obstacles
  • changer la distance d’évitement
  • activer l’éclairage en cas de faible luminosité
  • réduire la distance le long des plinthes
  • désactiver la brosse latérale
  • le verrouillage enfant
  • faire sonner le robot pour le retrouver
  • la boutique et SAV (FAQ, chatbot, contact, etc.)

Pour nous, rien ne manque, et nous détaillerons certains points plus avant dans les sections dédiées.

Un système de navigation intelligent… et globalement efficace

Le Deebot X11 OmniCyclone s’appuie sur le système TrueMapping 3.0, une technologie propriétaire d’Ecovacs combinant lidar haute précision, caméras frontales assistées par intelligence artificielle et capteurs multiples. Sur le papier, le constructeur promet une navigation précise, capable de cartographier l’environnement en 3D, d’optimiser les trajectoires et d’éviter la majorité des obstacles du quotidien, tout en s’adaptant aux préférences de l’utilisateur via l’application.

Dans la pratique, ces promesses sont plutôt bien tenues. Le robot se déplace de manière méthodique, couvre efficacement les zones, et retourne automatiquement à sa station pour laver ses serpillères à intervalles réguliers, ce qui garantit un nettoyage plus propre dans les grandes surfaces. La couverture est très homogène, sans zones oubliées, et l’on peut choisir de le faire passer une ou deux fois au même endroit, de resserrer l’écartement des allers-retours, ou même de longer précisément les lames de plancher. En cas d’interruption, le robot reprend exactement là où il s’était arrêté.

ecovacs X11 omnicyclone le soir entre les meubles
Toujours la loupiote quand la luminosité faiblit !

Il passe sans difficulté les seuils d’environ 1 cm, ce qui lui permet de circuler librement entre les pièces, et retrouve sa base sans hésitation, même après plusieurs détours. Le robot ne tente jamais de s’engouffrer sous des meubles trop bas : sa hauteur minimale correspond à 10 cm environ.

ecovacs X11 omnicyclone sous un meuble
C’est ok, il n’y a pas de monstre sous l’armoire !

En outre, le X11 évite efficacement câbles, jouets et pieds de chaise, avec un comportement que l’on peut affiner dans l’application : il peut frôler les obstacles ou, au contraire, garder une distance de sécurité plus large. Lors de notre test, le seul véritable accroc est survenu lorsqu’il s’est emmêlé dans une chaussette, un classique encore difficile à anticiper pour l’IA ; il a fallu lui porter secours.

ecovacs X11 omnicyclone esquive un fil
Ninja Warrior version robot-aspirateur…
ecovacs X11 omnicyclone bloqué à cause de la chaussette
E-li-mi-né !

Du reste, il monte sans difficulté sur les tapis épais, revient régulièrement à sa station pour laver la serpillère, et retrouve toujours sa base sans hésitation. Quant à la vitesse, elle se situe dans une bonne moyenne : ni particulièrement rapide, ni frustrante. Bref, une navigation solide, paramétrable et rassurante.

Nota bene : nous avons remarqué néanmoins que les franges de tapis pouvaient passer sous les radars au risque de bloquer le robot…

Le gestionnaire de caméra : c’est au niveau

Le mode caméra du Deebot X11 (via le Video Manager dans l’app Ecovacs Home) transforme le robot en petite caméra mobile pour “jeter un œil” à la maison : on peut prendre une photo en direct et enregistrer une courte vidéo sans son (jusqu’à 15 secondes), lancer un mode appel (présenté comme un “appel vocal/vidéo” en temps réel), ou déclencher une patrouille sur des points prédéfinis avec, à chaque point, des photos dans quatre directions, avant retour à la station. Il est aussi possible de demander au robot d’aller à un endroit précis sur la carte (“arrival on command”).

ecovacs X11 omnicyclone gestionnaire vidéo
J’espionne actuellement la table basse.

On peut également utiliser un pilotage manuel type joystick dans ce mode, pratique pour le diriger comme une caméra roulante. On notera toutefois une latence entre la commande et la réaction du robot…

Nota Bene : si vous basculez sur Video Manager, vous passez en mode surveillance, et le cycle de nettoyage n’est plus actif.

Côté confidentialité, l’activation est volontaire (Ecovacs demande un appui long de 3 secondes sur Start lors de la première activation), mais comme tout appareil avec caméra, ça mérite des réflexes simples : mises à jour, mot de passe solide, Wi-Fi sécurisé (idéalement un réseau invité). Et si vous ne voulez aucun doute : n’activez pas le mode vidéo, coupez les permissions caméra/micro côté smartphone, et évitez de laisser une patrouille tourner quand vous êtes chez vous. Les captures figurent dans l’onglet « journal vidéo » de la section « journaux » de l’appli.

Nota Bene : Ecovacs mentionne la collecte de données techniques (identifiants d’appareil type IMEI/MEID, IP, version système) et de localisation via les logs. Le site/app s’appuie aussi sur des traceurs (cookies/beacons), avec des tiers cités comme Google Analytics et Bazaarvoice. Enfin, la politique évoque un hébergement aux États-Unis et des transferts possibles vers la Chine : c’est juridiquement encadrable, mais c’est un point à accepter pour un robot connecté.

Niveau sonore : c’est correct

Et même plutôt discret dans l’ensemble. Voici les valeurs que nous avons relevées sur les différents modes de nettoyage :

  • mode silencieux : 63 dB
  • aspiration standard : 68 dB
  • puissance Max : 70 dB
  • puissance Max + : 73 dB
  • vidage du bac : 83 dB

Même le vidage du bac, bien que relativement bruyant, est tout à fait tolérable, car il se fait souvent dans une pièce à l’écart (selon où vous avez placé la station) et ne dure que quelques secondes.

Test de nettoyage : des résultats à la hauteur des promesses

Sur le Deebot X11, les modes de nettoyage sont assez complets et surtout très paramétrables dans l’app Ecovacs Home : vous choisissez d’abord le type de cycle (aspiration seule, aspiration + lavage simultané, ou aspiration puis lavage), puis la puissance d’aspiration sur 4 niveaux (Silencieux / Standard / Max / Max+).

appli ecovacs X11 omnicyclone nettoyage
Touuuuujours plus de paraaaamètres !

Côté lavage, on peut ajuster finement le débit d’eau (de 1 à 50), définir le nombre de passages (1 ou 2) et même jouer sur la vitesse de nettoyage (trois profils : Standard / Intensif / Efficace) selon que vous privilégiez le temps ou la minutie.

Enfin, la station prévoit deux réservoirs dédiés à la solution de nettoyage (“classique” et “intense”) ; l’idée étant d’adapter le produit à l’usage, et de laisser le robot gérer la distribution via les réglages de station. Et si vous utilisez l’assistant vocal YIKO (et sa couche “Agent”), il peut aussi servir de guide pour recommander/ajuster ces paramètres au fil des situations.

Aspiration de bonnes performances avec des améliorations possibles

Pour objectiver l’aspiration du Deebot X11, on a utilisé 50 g d’un mélange grains de riz + café, avec une configuration volontairement “musclée” : Aspiration Max et nettoyage Intensif en x2 passages.

On précise que c’est en x2 !

Sur carrelage, le robot adopte un schéma de déplacement en bandes, de long en large, assez méthodique. Pendant le cycle, on observe qu’il éjecte quelques grains (typiquement quand il les accroche en bord de trajectoire ou lors d’un pivot), mais au bilan, il termine avec 95 % de réussite : la quasi-totalité du mélange est récupérée, et il reste surtout des résidus dispersés.

Sur tapis à poils courts, même configuration, même verdict : 95 % de réussite. On avait ajouté poils et cheveux, et sur ce point, le X11 s’en sort très bien : tout est aspiré, sans bourrage notable dans ce test.

Enfin, sur le nettoyage des angles, on descend à 85 % de réussite. Ce n’est pas catastrophique, mais c’est révélateur d’un classique : les coins restent un point faible pour beaucoup de robots ronds, même en puissance Max ; on récupère l’essentiel, mais il reste plus de matière “piégée” dans les zones très serrées.

Nota Bene : l’appli prévoit de relever la brosse latérale pour éviter la projection de grosses particules. Nous avons activé cette fonction sans grand succès… la brossette a la bonne idée de ralentir mais ne se soulève que très peu.

Le vidage automatique est activé par défaut (on peut aussi le faire « manuellement » depuis l’appli – ou « manuellement » stricto sensu, bref on peut décidément tout faire !) avec deux comportements : Standard (vidange “classique” en fin de cycle / après nettoyage) ou Haute fréquence (vidange plus régulière, utile si vous avez beaucoup de poils, de cheveux, ou si le bac se remplit vite).

La station permet aussi de régler la puissance d’aspiration du vidage : Standard pour vider plus efficacement, ou Silencieux pour réduire le bruit (avec parfois un vidage un peu moins “sec”, surtout si la poussière est très fine ou compacte).

Serpillère : proche de la perfection

Sur le Deebot X11, le lavage repose sur une serpillière pilotée par la station et une série de réglages qui déterminent à quel point le robot va être “méticuleux” (et à quel point il va interrompre son cycle pour s’entretenir). Dans l’application, on peut d’abord choisir la fréquence de lavage automatique de la serpillière : soit en mode intelligent, soit par pièce, soit à intervalles fixes (toutes les 10, 15 ou 25 minutes). En pratique, plus la fréquence est courte, plus le robot garde une serpillière “propre”, mais plus il fait d’allers-retours à la station.

ecovacs X11 omnicyclone rouleau serpillère coulissant
La serpillère coulissante sort régulièrement dans que le robot identifie un obstacle ou un angle.

La station gère aussi la distribution automatique de solution de nettoyage, avec deux niveaux : Normal ou Intensif (utile si vous alternez entretien léger et cuisine/entrée). Autre réglage important : le contrôle intelligent de la température, décliné en Éco, Standard ou En profondeur, de quoi arbitrer entre sobriété, efficacité et lavage plus énergique.

On trouve également un mode de nettoyage forcé sans eau (pratique quand on veut frotter sans humidifier davantage une zone déjà sensible), et enfin le paramétrage de la durée de séchage de la serpillière en station : 2 h, 3 h ou 4 h, selon votre tolérance au bruit et votre besoin d’hygiène (notamment si vous lancez des cycles fréquents).

Pour mettre le X11 en difficulté, on a utilisé 10 cl de marc de café mélangé à du sirop, un combo bien collant et très révélateur. Réglages : débit d’eau au maximum, 2 passages, mode intense, avec serpillière et aspiration en même temps.

Une jolie bande de propre, non ?

Bilan : le robot s’en sort correctement sur la zone centrale, mais il laisse environ 2 cm le long des plinthes. Et surtout, à la fin du premier cycle, le sol colle plus que sur la plupart de nos autres tests comparables ; signe qu’il a davantage “étalé” une partie du mélange avant de l’extraire complètement. En revanche, après un second cycle, le problème disparaît : ça ne colle plus, et la surface redevient nette.

Sur les taches humides, le X11 est à l’aise : il les engloutit assez facilement, sans nécessiter d’insister. Sur les taches sèches, il fait ce que font la majorité des robots : il les entame, mais sans miracles ; on reste autour de 30 % de récupération, ce qui est cohérent pour un robot laveur (le “décapage” reste un terrain où le manuel garde l’avantage).

Nota Bene : même avec un débit d’eau fort, le sol n’est jamais noyé ; la pellicule d’eau sèche en 2 ou 3 minutes.

Autonomie : on est large !

Sur le Deebot X11, l’autonomie ne se résume pas à “combien de minutes il tient” (plus de 3 heures sur le papier), mais à comment il gère ses cycles. En effet, la station permet de choisir une recharge PowerBoost (en Standard ou Adaptatif, selon que vous privilégiez la vitesse ou une recharge plus douce) et un mode Économie d’énergie qui lisse la consommation et évite de recharger “à fond” n’importe quand. Dans la pratique, ça change surtout une chose : on lance plus facilement le robot, parce qu’on sait qu’il ne va pas rester bloqué longtemps à quai.

À ce titre, une recharge complète tourne autour de 3h30. En nettoyage classique, il consomme environ 30% de batterie pour ~50 m² réellement nettoyés (dans un appartement de 75 m², avec des pièces et des obstacles). À réglages comparables, on peut viser 150–170 m² par charge en ordre de grandeur, évidemment variable selon la puissance d’aspiration, le nombre de passages, la fréquence des retours station et le lavage.

Ce que ça implique : les logements de 200 m² peuvent réellement exploiter son autonomie, soit en une grande session avec reprise après recharge, soit ; plus réaliste au quotidien ; en nettoyages ponctuels, pièce par pièce ou zone par zone. Et c’est là que le X11 est le plus agréable : on ne se bat pas avec la batterie, on oriente la routine (petit entretien régulier, ou gros cycle quand il faut), et le robot suit.

Entretien : le bac sans sac est validé mais…

Le Deebot X11 mise beaucoup sur sa station auto-nettoyante pour réduire l’entretien au strict minimum. Dans l’app, on peut déclencher un “nettoyage forcé sans eau” (utile pour décrasser ou faire tourner un cycle sans rajouter d’humidité), activer un contrôle intelligent de la température (pratique pour adapter le lavage/séchage selon l’usage), et choisir la durée de séchage à air chaud afin de limiter l’humidité résiduelle et les risques d’odeurs.

Dans la réalité, ça marche bien… jusqu’aux gros accidents. Après un passage sur des taches très chargées (type marc de café/sirops), l’auto-nettoyage ne suffit pas toujours : on a retrouvé pas mal de résidus sur la rampe et dans la station. Rien d’inquiétant, mais il faut accepter une règle simple : quand le robot “récupère du lourd”, la station demande un coup de main (rinçage/essuie rapide) pour rester propre et efficace.

ecovacs X11 omnicyclone station sale
Ca va être coton à nettoyer…
ecovacs X11 omnicyclone vu de dessous entretien
Les composants sont faciles à changer.

Côté poussière, le bac de la station offre une bonne contenance, mais on a noté une tendance aux moutons compacts (poussière + cheveux) qui s’agglomèrent. Résultat : au moment de vider, on se retrouve parfois obligé de mettre les doigts pour décrocher la masse, voire de retirer le filtre pour tout évacuer correctement.

ecovacs X11 omnicyclone bac à poussières
On retrouve le design des collecteurs d’aspirateurs-balais !

Point positif en revanche : pas d’odeur notable sur le bac d’eau sale dans notre usage, et l’app envoie des notifications régulières pour vidanger/remplir, ce qui évite les oublis.

Enfin, l’application propose un suivi très complet des consommables et composants (état, usure, rappels), et la plupart des éléments sont faciles à manipuler. Seule exception chez nous : le rouleau serpillère, moins intuitif à retirer au premier essai. Mais ici, quelques images (ci-dessus) vaudront mieux que des explications alambiquées !

Accessoires : tout ce qu’il faut sur l’e-boutique Ecovacs

Sur le site officiel d’ECOVACS, on trouve tout le nécessaire pour rafraîchir les pièces de votre robot avec, pour les plus importantes :

  • 2 L de liquide de nettoyage à 70,20 € (39 €/l’unité)
  • 5 flacons de solution nettoyante 110ml à 40,50€
  • 1 filtre éponge à 6,90 €
  • 1 kit de remplacement à 45 € (2 brosses latérales, 1 brosse principale et 3 filtres)
  • 2 brosses latérales à 11,90 €

our donner un ordre d’idée réaliste sur un appartement de 100 m², les coûts “consommables + produit” restent généralement contenus… mais ils dépendent surtout de votre rythme de lavage. En usage régulier, comptez environ 80 à 90 € par an : typiquement un kit de remplacement (brosse principale + brosses latérales + filtres) autour de 45 € sur l’année, et 1 litre de solution de nettoyage environ (soit ~35–40 € selon le format). Si vous l’utilisez de façon plus intensive (lavage fréquent, animaux, beaucoup de cheveux), la facture peut grimper vers 120 à 140 € par an, notamment parce que vous videz/renouvelez plus souvent et que les brosses latérales s’usent plus vite. À l’inverse, en entretien léger (quelques cycles par semaine), on retombe plutôt autour de 60–70 € par an.

Verdict : un challenger redoutable

À 1 299 €, le Deebot X11 OmniCyclone se place clairement dans le haut de gamme “station complète”, avec une proposition assez lisible : un robot très équipé, un lavage au rouleau performant sur le quotidien, et une station sans sac (cyclonique) pensée pour réduire les consommables. Sur nos mesures, l’aspiration est solide (jusqu’à 95 % sur carrelage et tapis à poils courts en config musclée), mais pas parfaite dans les angles (85 %), et le lavage impressionne sur les taches humides… tout en montrant ses limites sur les “mélanges collants” : il reste ~2 cm le long des plinthes et le premier passage peut laisser une sensation de sol qui colle, même si un second cycle règle le problème. Dit autrement : on est sur un robot très confortable au quotidien, mais qui ne gomme pas toutes les contraintes du monde réel.

ecovacs X11 omnicyclone vu de près

Face à la concurrence, le positionnement est assez clair. Roborock reste souvent la référence “expérience premium” (logiciel très poli, automatisations bien huilées, edge cases mieux maîtrisés selon les modèles), mais c’est aussi généralement plus cher à équipement comparable : si votre priorité, c’est la tranquillité totale et la finition logicielle, c’est la direction la plus sûre. Mova, à l’inverse, joue souvent le premium agressif : beaucoup de fonctions pour moins cher, parfois au prix d’une gamme moins lisible ou d’un suivi plus difficile à jauger.

L’Ecovacs X11, lui, est au milieu : plus “industriel” et établi qu’un outsider, avec une vraie originalité (la station sans sac) ; mais ce choix implique une contrepartie très concrète, que votre test montre bien : après de grosses saletés, l’auto-nettoyage ne suffit pas toujours et il faut remettre les mains dans la station (rampe, résidus). La marge d’amélioration est donc nette sur trois points : finir mieux les bords/plinthes, réduire les projections (brosse latérale) et rendre l’entretien réellement “mains libres” en évitant les moutons compacts à décrocher et en améliorant la facilité de retrait du rouleau.

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Les meilleures Marques d’Aspirateurs Robots en France (2026)

18 décembre 2025 à 18:33
Top marques Aspirateurs robots

Vous pensez qu’un aspirateur robot, c’est “un rond qui tourne” ? En cette fin d’année 2025, ce cliché ne tient plus une minute. Les meilleurs modèles sont devenus des machines hybrides : aspiration sérieuse, lavage crédible, station qui s’occupe (presque) de tout… et logiciels qui font la pluie et le beau temps.

Le robot aspirateur n’est plus un gadget. C’est devenu un assistant ménager, presque un colocataire. Et les chiffres parlent d’eux-mêmes : en France, près d’un foyer sur cinq en possède déjà un, selon les dernières données de GfK. Les ventes ont bondi de 35 % entre 2022 et 2024, avec une explosion du segment haut de gamme, dominé par des modèles à plus de 1000 €.

Un hikikomori qui teste tous les aspirateurs-robots du marché
Heureusement qu’on est là pour les tester (autoportrait de la rédaction)… © Meilleure-innovation

Prenons un exemple concret : Julie, 38 ans, vit à Toulouse, deux enfants, un chat et zéro minute à perdre. Elle pensait qu’un Roomba, c’était le top. Puis elle a découvert Roborock. Puis Dreame. Puis Ecovacs. Et là, c’est le drame : qui croire ? D’autant plus que le marché bouge à une vitesse folle. Le dernier événement en date concerne, bien entendu, iRobot (Roomba) qui vient de se placer sous protection du Chapter 11 aux États-Unis, avec un plan de reprise par son industriel (Picea Robotics). Si le leader historique des robots-aspirateur a fini par sombrer, où placer sa confiance ?

L’objectif de ce guide n’est pas de sacrer une marque “pour toujours”, mais de donner des repères simples : à quoi servent les innovations, pour qui elles ont un intérêt, et où sont les limites.

À savoir : 2025 a changé “le lavage” (et 2026 va continuer)

Si vous n’avez pas suivi, voici les deux vraies bascules récentes :

  • Le “roller mop” / rouleau rincé en continu : l’idée est simple. Au lieu de frotter avec deux patins qui finissent par étaler, certains robots utilisent un rouleau qui se rince pendant le nettoyage, pour garder une zone “propre” au contact du sol. Ecovacs l’a poussé sur sa famille X8 (avec rinçage continu).
  • La robotique “au-delà du sol plat” : meilleurs franchissements, robots plus fins grâce au LiDAR rétractable, et même… un bras mécanique chez Roborock (Saros Z70).

Ce n’est pas magique : ces nouveautés améliorent surtout les cas concrets (taches grasses, cuisines, seuils, meubles bas), mais elles peuvent aussi augmenter le prix et la complexité d’entretien.

1 – Roborock : le patron du game

Roborock Qrevo MaxV avec station sur parquet
Il a la tête et la popularité d’un Daft Punk. ©Roborock
  • CA (monde) : estimé à plus de 1,65 milliard $ en 2024
  • CA (France) : NC
  • Taux de retour : inférieur à 2 %
  • Top ventes : S8 Pro Ultra, Q Revo MaxV, S8+
  • Année de création : juillet 2014
  • Siège social : Pékin, Chine.

En quelques années, Roborock est passé de « marque chinoise inconnue » à leader mondial incontesté. Lancée en 2014 en tant que spin-off de Xiaomi, Roborock s’est rapidement affranchie de l’image de sous-marque pour s’imposer comme la référence mondiale en proposant des machines capables de cartographier, aspirer, laver et s’auto-entretenir avec une précision quasi clinique. En France, Roborock est aujourd’hui leader en ligne sur les segments premium (700 € et plus), notamment via Amazon, Boulanger et les marketplaces high-tech.

Ce qui fait la patte Roborock, c’est une accumulation de détails qui comptent au quotidien : navigation LiDAR, évitement d’obstacles assisté par caméra/IA selon les gammes, lavage de plus en plus sérieux, et surtout des stations qui gèrent la poussière, l’eau et l’entretien automatique. Tout pour plus d’autonomie, en somme !

« C’est le seul truc qui bosse vraiment à la maison quand je suis pas là », plaisante Antoine, 42 ans, père de trois enfants et délégué syndical du ménage quotidien.

C’est le S8 Pro Ultra qui a cristallisé cette ambition : une bête de course dotée de deux brosses en caoutchouc, d’un système de lavage VibraRise 2.0 et d’une base capable de se vider, remplir et nettoyer toute seule. En 2025, Roborock récidive avec la série Q Revo MaxV, encore plus accessible, mais toujours bardée d’IA.

Autre évolution intéressante : la marque cherche à éviter le classique “robot qui mouille le tapis”. Sur le Qrevo Curv 2 Pro, les serpillières peuvent se détacher automatiquement quand le robot s’approche d’une zone textile, et la station va plus loin sur l’hygiène avec un lavage à l’eau chaude (jusqu’à 100°C annoncé) selon les configurations. C’est typiquement le genre de confort qui ne change pas tout… mais qui change beaucoup quand on a des tapis partout et qu’on lance le robot tous les jours.

Et pour 2026, Roborock tente aussi un pari plus ambitieux (et plus discutable, selon votre tolérance au gadget) : le Saros Z70, présenté comme le premier robot aspirateur “grand public” doté d’un bras mécanique repliable capable de déplacer de petits obstacles pour nettoyer dessous !

2 – Ecovacs : l’art de tout faire (presque) tout seul

DEEBOT X2 OMNI avec station dans un salon
POV les copains déboulent à la maison, allument la station et te demandent où sont les manettes… ©Ecovacs
  • CA (monde) : env. 2,3 milliard $
  • CA (France) : en forte croissance
  • Taux de retour : environ 2,5 %
  • Top ventes : Deebot X2 Omni, T20 Omni, T10 Plus
  • Année de création : 1998
  • Siège social : Suzhou, Chine.

Créée en 1998 en Chine, Ecovacs a mis du temps à s’imposer en Europe, mais aujourd’hui, c’est clairement un poids lourd du ménage automatisé. Son mantra ? Rendre le robot “le plus autonome possible”. Sur le marché français, Ecovacs a percé par le web, via Amazon et Cdiscount, avant de s’installer chez Boulanger ou Darty. Elle cartonne auprès de ceux qui veulent un robot ultra-complet, mais pas prêt à claquer entre 1200 et 1500 €.

Leur série Deebot X ou T, c’est un festival d’innovations, comme les Deebot X2 Omni ou T20 Omni, lesquels combinent aspiration puissante, lavage oscillant, relevage automatique des serpillières, reconnaissance d’objets… et surtout, une base qui vide la poussière, lave la serpillière, la sèche… encore un peu et il vous prépare le café. Le design est aussi une force : Ecovacs a notamment cassé les codes avec le X2 Omni et son format carré affûté comme une console de jeu next-gen. C’est beau, c’est plat, et ça passe sous les meubles.

Pour 2026, le vrai virage Ecovacs, c’est surtout le lavage. La marque pousse le concept de rouleau auto-nettoyant (OZMO Roller) sur la gamme X8 : un rouleau qui se rince en continu pendant qu’il frotte, avec une logique simple en usage réel… éviter de “laver” votre sol avec une serpillière déjà grise au bout de cinq minutes. Ecovacs met en avant un rouleau à 200 tr/min, un système de rinçage via plusieurs buses, et un effort particulier sur le nettoyage des bords.

En parallèle, Ecovacs travaille aussi la compacité (la série T50, annoncée très basse — 81 mm sur certaines versions) et le haut de gamme continue avec des modèles comme le X11 Omnicyclone (lavage à l’eau chaude mis en avant, et un bac amovible sans sac !). Bonne nouvelle : il a été testé par nos soins !

3 – Narwal : obsédé par le lavage (et ça se voit)

Unboxing Narwal Freo Z10 Ultra
Le Freo Z10 Ultra est l’un des meilleurs que nous avons testé, toutes marques confondues ! ©Meilleure-innovation
  • CA (monde) : env. 241 M$
  • CA (France) : NC
  • Taux de retour : NC
  • Top ventes : Freo X Ultra
  • Année de création : 2016
  • Siège social : Shenzhen, Guangdong (Chine)

Narwal est une marque plus jeune que les mastodontes du secteur, mais elle a déjà une identité très lisible : le lavage d’abord. Fondée en 2016 et basée à Shenzhen (Chine), la marque s’est construite sur une idée simple : si un robot doit vraiment vous faire gagner du temps, il doit arrêter de “passer un chiffon humide” et commencer à gérer l’eau, la saleté et l’hygiène comme un système complet.

Concrètement, Narwal mise beaucoup sur deux leviers. D’un côté, une approche “assistée” : le Freo Z10 Ultra met en avant un lavage piloté par l’IA, capable d’ajuster la température de l’eau entre 45°C et 75°C selon la situation. Dit autrement : il essaie de faire la différence entre un sol juste poussiéreux et une trace qui mérite un peu plus d’insistance. De l’autre, une obsession de la maintenance : Narwal pousse depuis plusieurs générations des stations et des systèmes qui cherchent à réduire les manipulations, y compris via des idées comme le compactage des déchets et de longues durées “sans vidange” sur certains modèles.

Fin 2025 et pour 2026, la marque pousse surtout une technologie facile à comprendre en usage réel : le Track Mop. Au lieu de deux patins rotatifs qui finissent par frotter avec une zone déjà sale, Narwal met en avant une sorte de bande/chenille de lavage avec gestion d’eau propre et d’eau sale, pensée pour mieux tenir la cadence sur une session longue et mieux traiter les bords et les coins. Le Flow, présenté au CES 2025, illustre bien cette direction.

Là où il faut rester lucide, c’est que “marque forte en lavage” ne veut pas dire “parfaite partout”. Plusieurs tests indépendants rappellent que les performances peuvent être plus variables côté aspiration et que l’expérience appli/logiciel peut parfois demander un peu de patience, selon les générations. En clair : Narwal est très intéressant si votre quotidien, c’est surtout carrelage/parquet + cuisine + traces, et moins si vous cherchez d’abord un robot “tapis-first” qui remplace un aspirateur traîneau sur moquette épaisse.

4 – MOVA : il a explosé en catimini

Design station MOVA Z60 Ultra Roller Complete
Z60 Ultra Roller Complete : un design premium pour une marque affamée de gloire ©Meilleure-innovation
  • CA (monde) : NC
  • CA (France) : en très forte croissance
  • Taux de retour : NC
  • Top ventes : Z60 Ultra Roller Complete, V50 Ultra Complete, E30 Ultra
  • Année de création : visible depuis 2021
  • Siège social : Chine.

MOVA, c’est typiquement le genre de marque qui arrive “en douce” et qui finit par se retrouver dans les comparatifs sans avoir fait beaucoup de bruit. Le plus important à comprendre, c’est le contexte : MOVA gravite autour de Dreame (la presse anglo-saxonne la décrit comme une sous-marque, et Dreame communique directement sur des produits “Mova” dans son propre newsroom).
Sur le terrain, ça se traduit par une logique assez simple : reprendre des briques techniques déjà mûres (navigation, stations très automatisées, logique “premium”) et les proposer sous une marque plus “jeune”/plus agressive en prix.

En 2025, MOVA a surtout marqué des points sur deux axes concrets. D’abord, le haut de gamme “valeur” : le V50 Ultra Complete a été mesuré très haut dans des tests labo indépendants orientés performance/prix, avec un discours clair : “flagship, mais moins cher que les leaders habituels”.
Ensuite, la marque a pris le virage du roller mop avec le Z60 Ultra Roller Complete que nous avons eu dans nos labos, et qui est capable de gravir des margelles de plus de 4 cm !

Pour 2026, MOVA essaie aussi d’exister côté innovation “vitrine” : le MOVA MOBIUS 60 est listé comme CES Innovation Awards 2026 Honoree (catégorie Smart Home). On garde néanmoins en tête que MOVA reste une marque moins lisible que Roborock/Ecovacs (gammes qui se recoupent, repères moins établis), et beaucoup de specs/mesures sur leurs pages renvoient à des tests “Dreame Lab” — utile pour comprendre l’intention, mais à prendre comme des chiffres constructeur.

5 – SwitchBot : des mini-robots futés, pensés “petits logements” et domotique

SwitchBot K11+ à côté d'un canapé
Ce robot de schtroumpf… ©SwitchBot
  • CA (monde) : NC
  • CA (France) : NC
  • Taux de retour : NC
  • Top ventes : K10+ / K10+ Pro (mini), S10, S20, K11+
  • Année de création : 2015
  • Siège social : Écully, France (Groupe SEB).

SwitchBot n’est pas un “pur acteur aspirateur-robot” comme Roborock ou Ecovacs. À la base, la marque s’est construite comme un écosystème de petits objets domotiques (capteurs, boutons, rideaux, etc.). Et ça se sent dans sa manière d’aborder le robot : moins “gros tank premium”, plus outil pratique, compact, connecté, qui s’intègre dans des scénarios maison.

Le produit qui a mis SwitchBot sur la carte côté robots, c’est le mini format : K10+ puis K10+ Pro. L’idée est très simple et très quotidienne : un robot plus petit passe mieux entre les pieds de chaise, se faufile sous des meubles bas, et gêne moins quand on vit “serré”. En contrepartie, on n’achète pas une force brute : sur le K10+, Les Numériques notait par exemple l’absence de caméra pour l’évitement d’obstacles (donc plus de vigilance sur les câbles et petits objets).

À l’autre extrémité, SwitchBot essaie aussi de jouer la cour des robots “qui lavent pour de vrai”, avec la gamme S. Au CES 2025, la marque a présenté le S20 Pro comme un successeur plus ambitieux (station plus automatisée, logique de nettoyage plus “mains libres”). Et sur le S20, des tests soulignent surtout un point : le lavage au rouleau, plus constant qu’un patin qui traîne, avec une station capable de gérer l’entretien (vidange poussière, eau, séchage) — mais aussi des limites d’usage (bruit de la station, encombrement, quelques bizarreries logicielles selon les retours).

Ce qui rend SwitchBot intéressant en 2026, c’est une robotique modulaire et très “smart home”, avec des projets comme le K20 Plus Pro (base mobile à laquelle on peut accrocher des modules), et une compatibilité Matter mise en avant sur certains robots compacts (pratique si vous vivez déjà dans Apple Home, Alexa ou Google Home).

6 – Les autres : Dyson, Rowenta, Xiaomi, Eufy, Yeedi, Samsung et… iRobot

En 2025, Rowenta figurait dans notre top. Il faut dire que c’est un cas à part : pas la marque la plus “tech”, mais une option rassurante pour ceux qui achètent en magasin et veulent un cadre clair. Elle bénéficie de la force du Groupe SEB (réseau, SAV, disponibilité) et met en avant un engagement fort sur la réparabilité, avec des pièces détachées annoncées disponibles pendant jusqu’à 15 ans sur de nombreux produits du groupe.

Dyson reste à part : peu de modèles, mais une vraie priorité à l’aspiration (ex. 360 Vis Nav) et un tarif clairement premium (souvent autour de 999 € sur le site officiel). Xiaomi et eufy jouent plutôt la carte du rapport équipement/prix : on trouve régulièrement d’excellentes affaires en ligne, mais la qualité de l’expérience (SAV, délais, pièces) dépend beaucoup du canal d’achat (marketplaces vs revendeurs établis).

Yeedi, lui, est un outsider “budget” lié à Ecovacs (la marque apparaît directement dans l’écosystème Ecovacs). Samsung est présent, mais de façon assez intermittente : quelques produits vitrines type Bespoke Jet Bot (montré à l’IFA 2025), sans dominer le marché français.
Neato : fermé en 2023, et cloud coupé en 2025, donc robot très limité.
Enfin iRobot : Chapter 11 en décembre 2025

Qui choisir, alors ?

Si vous cherchez l’efficacité brute et que vous avez le budget, Roborock reste la valeur sûre. Pour un bon compromis, Ecovacs et Dreame font très bien le job. iRobot, c’est la carte fiabilité made in USA. Rowenta ? Seulement si vous aimez jouer local… et que vous êtes indulgent.

Votre profilVos prioritésMarques à privilégier
Petit appart, meubles serrésCompacité, silence, entretien légerSwitchBot, (Xiaomi/eufy en alternative)
Famille + animauxPoils, navigation, station solideRoborock, MOVA
Sols durs + cuisine (taches)Lavage crédible, hygiène du mopEcovacs, Narwal
“Je veux le plus autonome”Station complète, automatisationRoborock, Ecovacs, Narwal
Achat “durable / réparable”SAV, pièces, réparabilitéRowenta (logique différente du top tech) (Groupe SEB)

Ce qu’il faut retenir : en 2026, un bon robot aspirateur, c’est plus qu’un gadget. C’est un assistant. Et comme tout assistant, mieux vaut bien le choisir. Parce que sinon, c’est encore vous qui finirez à quatre pattes avec l’aspirateur à la main…

iRobot dépose le bilan, votre Roomba va-t-il bientôt cesser de fonctionner ?

17 décembre 2025 à 18:42
iRobot Roomba Combo j9+ dans sa station

Coup de théâtre dans le monde des objets connectés : iRobot, le fabricant des célèbres Roomba, déclare faillite. Que va-t-il advenir de ces aspirateurs intelligents que l’on trouve dans des millions de foyers ?

C’était l’un des pionniers de la maison connectée. Depuis plus de 20 ans, iRobot et ses aspirateurs Roomba incarnaient l’innovation et la fiabilité dans l’univers du nettoyage autonome. Mais le 15 décembre 2025, la nouvelle est tombée comme un couperet : la société américaine vient de se placer en faillite, incapable de résister à une concurrence féroce venue d’Asie et à l’échec de son rachat par Amazon.

Pour des millions d’utilisateurs à travers le monde, une question brûle désormais toutes les lèvres : leurs robots vont-ils continuer à fonctionner ? Faut-il s’attendre à des pannes, des coupures de services, ou à une fin brutale du support client ? Dans cet article, on revient sur les raisons de cette chute spectaculaire et surtout, sur ce que cela implique concrètement pour vous, propriétaire (ou futur acheteur) d’un Roomba.

iRobot en faillite : les dernières nouvelles

Le 15 décembre 2025, iRobot, pionnier historique des robots aspirateurs, s’est placé sous la protection du chapitre 11 de la loi américaine sur les faillites. Une chute spectaculaire pour une entreprise qui dominait encore près de 50 % du marché nord-américain en 2021, avant de tomber sous la barre des 15 % en 2025. En à peine quatre ans, le leader est devenu un suiveur légèrement boiteux.

Les signaux d’alerte étaient pourtant légion. Dès 2023, iRobot avait discrètement licencié près de 85 % de ses équipes de recherche et développement à Boston, un choix stratégique qui a lourdement pesé sur sa capacité d’innovation. Pendant ce temps, ses concurrents asiatiques — Roborock, Dreame ou Ecovacs — enchaînaient les avancées technologiques : cartographie 3D, intelligence artificielle embarquée, serpillères vibrantes ou stations de nettoyage automatisées, souvent à des prix inférieurs.

L’échec du rachat par Amazon a ensuite porté le coup de grâce. Annoncée à 1,7 milliard de dollars, l’opération devait sauver iRobot. Mais après plus d’un an d’attente et de pressions réglementaires, Amazon s’est retiré, laissant l’entreprise exsangue. Résultat : un chiffre d’affaires en chute de 30 % sur un an et une annonce de faillite faite un vendredi soir, sans conférence de presse, à l’approche des fêtes.

Mais l’histoire ne s’arrête pas là. Moins de 24 heures plus tard, la startup Picea Robotics a annoncé le rachat des actifs d’iRobot pour un montant resté confidentiel. Selon plusieurs sources, la transaction serait inférieure à 200 millions de dollars, une somme dérisoire comparée à la valorisation passée de la marque. Si Picea promet une relance basée sur l’IA et le cloud, pour les utilisateurs, un doute vient s’immiscer dans les consciences : ce rachat suffira-t-il à maintenir les services et le support des Roomba existants ?

Comment Roomba a perdu la bataille

Roomba n’a pas chuté en un jour. Mais à force de manquer les virages clés, c’est tout un empire qui s’est effondré… D’abord, il y a eu le sentiment d’une innovation qui s’essouffle. Les nouveaux modèles Roomba se succédaient sans apporter de vraies ruptures technologiques. L’absence de cartographie 3D, de navigation intelligente, de gestion fine des zones ou de serpillères motorisées contrastait fortement avec les fonctionnalités que proposaient déjà leurs concurrents asiatiques. Pendant que Roborock, Dreame ou Ecovacs intégraient l’intelligence artificielle et des stations de vidange et de lavage automatisées, iRobot semblait s’accrocher à des solutions déjà dépassées. Résultat : les tests s’enchaînaient, les comparatifs étaient impitoyables, et Roomba apparaissait de plus en plus à la traîne. D’ailleurs, ce n’est pas par hasard que vous n’avez vu aucun de leurs modèles dans nos labos depuis plusieurs années : il n’y a guère d’intérêt à tirer sur l’ambulance…

À cela s’ajoutait un positionnement tarifaire difficilement justifiable. Proposer un Roomba à plus de 900 €, quand des modèles concurrents plus complets s’affichaient à 600 €, voire moins, a fini par créer un malaise. Les utilisateurs ne comprenaient plus ce qu’ils payaient. Même la réputation de fiabilité n’était plus suffisante pour faire passer la pilule… Autre levier négligé : l’international. Là où les marques chinoises ont investi massivement en Europe, en Inde ou en Amérique latine, iRobot est resté focalisé sur les États-Unis, son marché historique. Une stratégie défensive, trop centrée sur son fief, alors que le reste du monde offrait des parts de marché de plus en plus juteuses.

Enfin, ce qui a fini de creuser l’écart, c’est le ressenti utilisateur. L’application mobile, autrefois en avance, est devenue instable. Les mises à jour étaient rares. Le SAV, réputé jadis pour sa réactivité, a commencé à accumuler les critiques. Beaucoup ont eu le sentiment que la marque ne les écoutait plus. Ralentissement, stagnation, sclérose. Et des milliers de robots encore actifs dans les foyers !

Quelles conséquences pour les utilisateurs ?

C’est la première inquiétude qui traverse l’esprit de millions d’utilisateurs : est-ce que leur Roomba va continuer à fonctionner normalement après la faillite d’iRobot ? À en croire les déclarations officielles de la marque, la réponse est oui — du moins, pour l’instant.

Dans un communiqué publié peu après l’annonce du dépôt de bilan, iRobot a tenu à rassurer : pas d’interruption prévue pour l’application mobile, le service client, les programmes de fidélité ou les relations avec les partenaires. Le PDG Gary Cohen évoque même une « étape décisive pour sécuriser l’avenir à long terme de l’entreprise », renforcée par le rachat par Picea Robotics. En conséquence, votre Roomba devrait continuer à nettoyer votre salon sans encombre ; des mises à jour logicielles sont prévues, et le SAV ainsi que les pièces détachées resteront disponibles, du moins à court et moyen terme.

iRobot Roomba Combo j9+ en réparation
Les pièces détachées sont encore disponibles… Mais pour combien de temps ? © iRobot

Faut-il pour autant écarter tout risque ? Pas totalement. Lors d’une reprise post-faillite, les choses peuvent évoluer rapidement, et certaines promesses peuvent être révisées. Le maintien des serveurs, des mises à jour, ou de la production dépendra largement de la stratégie de Picea Robotics et de la viabilité économique du redressement. Pour l’instant, donc, pas de panique : iRobot garde le cap, et les Roomba restent opérationnels. Mais il faudra rester attentif aux mois qui viennent, notamment pour les utilisateurs de modèles récents ou très connectés. Autrement dit, si vous comptiez revendre votre appareil, vous risquez d’avoir toutes les peines à trouver preneur.

iRobot peut-il renaître de ses poussi… de ses cendres ?

Le rachat d’iRobot par Picea Robotics offre une seconde chance à la marque, mais le retour en grâce de Roomba est loin d’être garanti. Car si la faillite a sonné comme un choc pour beaucoup, elle est aussi le symptôme d’un marché arrivé à maturité, voire à saturation. Aujourd’hui, la majorité des foyers intéressés par les robots aspirateurs sont déjà équipés. Le terrain n’est plus à conquérir, mais à reconquérir. Or, pour regagner du terrain, iRobot va devoir frapper fort : repenser ses produits, innover réellement, retrouver une identité claire — et surtout, regagner la confiance des consommateurs.

Le scénario le plus optimiste serait celui d’un retour aux sources. Avec Picea Robotics aux commandes, et un recentrage sur l’ingénierie, iRobot pourrait lancer une nouvelle gamme réellement innovante, intégrant les dernières avancées en IA, en navigation ou en nettoyage multi-surfaces. Un pari ambitieux, mais faisable si l’investissement suit. On pourrait même aller jusqu’à espérer une montée en gamme plus assumée, avec des produits premium à haute valeur ajoutée, destinés à concurrencer Roborock ou Dreame sur leur propre terrain. Cela nécessiterait toutefois un changement radical de stratégie, et une capacité à livrer plus que des itérations esthétiques.

Mais un scénario plus modeste est aussi envisageable : iRobot pourrait devenir une marque sous-traitée ou reléguée, vendant des produits en marque blanche, conçus et fabriqués par Picea mais commercialisés sous le nom Roomba — une sorte de redémarrage discret, sans l’ambition d’antan. Enfin, le risque d’une disparition progressive, par épuisement ou désintérêt stratégique, ne peut pas être totalement exclu. Même si ce n’est pas la direction annoncée, tout dépendra du succès (ou non) du plan de relance qu’il s’agit de mettre en œuvre urgemment.

Quoi qu’il en soit, la renaissance d’iRobot dépendra de sa capacité à se réinventer dans un marché où les places sont déjà prises, et où les utilisateurs n’accordent plus de seconde chance facilement. La marque a déjà perdu son avance. Elle n’aura pas le droit à un faux départ… La marque commence avec des réductions très agressives pour ce Noël. Des audacieux pour s’y risquer ?

Et vous ? Faites-vous encore confiance à Roomba après cette faillite ? Ce rachat vous rassure-t-il ou au contraire, vous inquiète-t-il pour l’avenir ? Votre robot fonctionne-t-il toujours aussi bien ? Dites-nous tout en commentaire, on est curieux de lire vos retours !

Dyson sort son robot Spot+Scrub Ai : une menace directe pour les leaders du marché ?

16 décembre 2025 à 17:59
Dyson Spot+Scrub™ Ai news

Dyson lance le Spot+Scrub™ Ai, son tout premier robot aspirateur-laveur : caméra, éclairage vert façon laser et IA pour repérer les taches, y revenir jusqu’à les faire disparaître, puis vérifier. Et ce pour un prix plutôt raisonnable !

Un rouleau microfibre auto-nettoyant (eau chaude, séchage à l’air chaud) et une station cyclonique sans sac donnée pour jusqu’à 100 jours de tranquillité pour 1 199 € en prix de lancement : est-ce que Dyson est en train de se réveiller ? La marque a-t-elle mis les ingrédients pour continuer à lutter dans une arène où chaque marque promet déjà la “station ultime” ?

Et surtout : après le Dyson 360 Vis Nav (aspiration, vision, mais pas de lavage), ce Spot+Scrub™ Ai marque-t-il enfin le déclic robot “grand public” chez Dyson ? Nous allons essayer d’y voir un peu plus clair…

Quelques chiffres clés pour y voir plus clair

De loin, la fiche technique semble de bonne tenue :

Caractéristique Techniques
DimensionsRobot : 373 × 370 × 110 mm
Station : 440 × 508 × 455 mm
PoidsRobot : 6,6 kg
Station : 9,0 kg
NavigationLiDAR (DToF annoncé) + caméra IA + éclairage vert
Aspiration max18 000 Pa
Lavage / séchage rouleau (station)60 °C / 45 °C
Réservoirs d’eau station eau propre : 2,3 L
station eau sale : 2,1 L
robot : 300 mL
Bacs à poussière station : env. 3 L (soit 100 jours d’autonomie)
robot : 250 mL
Autonomie 110 min (Dyson, selon mode) / 2 h 20 (revendeur)
Temps de charge3 h
Niveau sonorejusqu’à 62 dB
Indice de réparabilité8/10
Prix public1199 €

Sur le papier, le Spot+Scrub™ Ai a de vrais arguments : une logique “anti-taches” plus ambitieuse que la simple serpillière, un rouleau microfibre annoncé comme auto-nettoyant en continu, et une station cyclonique sans sac qui peut séduire ceux qui fuient les consommables. À 1 199 €, Dyson devra tout de même prouver que l’expérience est réellement supérieure à celle des références premium déjà très affûtées.

Des promesses générales cohérentes avec l’ère du temps

Le cœur du Dyson Spot+Scrub™ Ai, c’est sa promesse “anti-taches” : une caméra haute résolution couplée à un éclairage vert façon laser inspecte le sol, repère des salissures parfois peu visibles, puis adapte l’action en direct. Dyson décrit une logique en trois temps — détection, réaction, vérification — avec la possibilité de repasser jusqu’à 15 fois sur une zone jugée tenace, et une reconnaissance d’objets (câbles, chaussettes, déjections d’animaux…) annoncée autour de 190–200 éléments pour éviter les pièges du quotidien.

Spot+Scrub™ Ai en détail sur le sol
Et en dessert, une galette de Spot+Scrub™ Ai chocolat, myrtille et citron vert sur un émietté de spéculos ! ©Dyson

Le deuxième pilier de ce nouveau produit est sans conteste le le lavage au rouleau microfibre. Dyson mise sur un rouleau auto-nettoyé en continu, alimenté par un système d’hydratation en 12 points avec eau propre chauffée, pour limiter le “retour de saleté” typique des serpillières traînées. Le rouleau peut en plus s’étendre de 40 mm pour longer les plinthes. Ce n’est pas à proprement parler nouveau, mais c’est une exigence aujourd’hui propre aux flagships.

Enfin, la station cyclonique, sans sac, propose une autonomie annoncée jusqu’à 100 jours, plus un cycle d’entretien du rouleau (lavage 60 °C, séchage 45 °C) et un dosage automatique du nettoyant Dyson à chaque remplissage. Des fonctionnalités que l’on trouve déjà chez Mova et Ecovacs, mais qui sont obligatoires à près de 1200 € !

Navigation : une double technologie de pointe ?

La navigation repose sur le duo LiDAR DToF + vision par caméra, avec une IA censée comprendre l’espace plutôt que “suivre un tracé”. Le LiDAR construit la carte, tandis que la caméra et l’éclairage vert servent aussi à repérer obstacles et zones problématiques. Dyson annonce une reconnaissance d’objets (câbles, chaussettes, etc.) proche des 190–200 éléments, pour éviter les pièges et limiter les zones oubliées.

Quant à la cartographie, elle s’appuie également sur l’IA pour identifier automatiquement les pièces, avec possibilité d’ajuster l’étiquetage dans l’application MyDyson et de lancer des nettoyages par zones. Après chaque session, le robot génère une carte/rapport de nettoyage dans l’application. Reste à vérifier en test la robustesse sur le terrain (câbles fins, seuils, faible lumière, etc.) !

Ce qui l’attend dans notre labo

Si nous avons la chance de tester ce modèle qui s’annonce comme un pivot dans l’histoire de Dyson, nous irons questionner directement son rapport qualité-prix. À ce titre, contrairement au Mova Z60 Ultra Roller Complete, la boîte ne semble contenir que le strict nécessaire, et il est encore difficile de trouver le prix des consommables pour prévoir de remplacer brosses, filtre, patin, etc.

Pour le reste, nous ne doutons pas de sa capacité à être aussi complet que les grands acteurs actuels, notamment avec l’IA mise en avant pour repérer les taches (même discrètes), de revenir dessus jusqu’à 15 fois et de confirmer le résultat. C’est exactement le genre de promesse qui peut justifier 1 199 €… à condition qu’elle tienne sur des cas réels : taches grasses, traces sèches, marques anciennes, zones mixtes (poussière + liquide) et sols sensibles aux halos.

Nous resterons également attentifs concernant le lavage au rouleau auto-nettoyant. Dyson promet de l’eau chaude en continu, un rouleau “toujours propre”, un cycle d’entretien à 60 °C puis séchage à 45 °C, et même un dosage automatique de nettoyant. En soi, c’est une réponse directe aux critiques classiques des robots laveurs (serpillière qui étale, odeurs, entretien pénible). En test, on voudra donc objectiver l’hygiène sur plusieurs semaines, l’absence d’odeur, la qualité du séchage et l’efficacité “jusqu’aux bords” avec l’extension de 40 mm. Enfin, la station cyclonique est séduisante… mais on vérifiera la réalité du vidage, les projections de poussière, le bruit et la maintenance.

Une affaire à suivre de près

Avec le Dyson 360 Vis Nav, la marque avait surtout prouvé une chose : elle savait faire un robot “à sa manière”, très axé sur l’aspiration et la lecture de l’environnement, mais sans franchir le cap du lavage devenu incontournable en haut de gamme. Le Spot+Scrub™ Ai arrive donc avec une pression différente : on attend moins un démonstrateur technologique qu’un appareil fiable, régulier et vraiment autonome. Nos attentes sont simples et exigeantes : une navigation propre, une aspiration au niveau des meilleurs, et surtout un lavage qui ne laisse pas de traces, avec une hygiène maîtrisée sur la durée. À 1 199 €, Dyson doit apporter un gain tangible pour rester dans la course !

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