Vue normale

The Vibe Companion - Une interface web pour piloter Claude Code

Par : Korben
10 février 2026 à 16:03

Claude Code, c'est super puissant... mais faut avouer que dans un terminal, quand l'IA commence à enchaîner les appels d'outils dans tous les sens, on se retrouve vite à lire de la Matrice sans les lunettes de Neo. Surtout si vous tentez le coup depuis un iPad ou un mobile, ça pique.

Mais c'était sans compter sur Companion , un projet open source qui vous colle une interface web par-dessus Claude Code. En gros, au lieu de scroller frénétiquement dans votre terminal comme un hamster sous caféine, vous avez une vraie UI avec des blocs rétractables, de la coloration syntaxique et une vue claire de ce que l'agent fabrique. Ça tourne sur desktop, mobile, tablette... bref, partout où y'a un navigateur. D'ailleurs, si vous préférez une app desktop native , y'a aussi Opcode qui fait le taf.

Le truc trop cool c'est que ça peut gérer plusieurs sessions en parallèle. Vous pouvez donc jongler entre différentes instances de Claude Code, chacune avec ses propres permissions. D'ailleurs, y'a 4 modes de permission : du "je valide tout à la main" au "YOLO bypass all" pour ceux qui aiment vivre dangereusement... et qui n'ont pas installé de plugin de sécurité (on vous aura prévenus).

Chaque appel d'outil (Bash, Read, Write, WebSearch...) est affiché et vous pouvez approuver, refuser ou même éditer les commandes avant exécution. Si vous utilisez des sub-agents, Companion affiche les tâches imbriquées sous le parent. C'est propre.

Et puis y'a ce petit détail qui fait plaisir à savoir une barre de progression colorée qui montre l'occupation de votre fenêtre de contexte avec une estimation du coût en temps réel. Parce que bon, savoir que votre session de debug à 3h du mat' vient de vous coûter l'équivalent d'un kebab, c'est quand même pratique. Mais est ce que ça vous coûte vraiment de l'argent ??? Hé bien le projet utilise le flag un peu caché --sdk-url de Claude Code pour communiquer via WebSocket sur le port 3456.

Et au cas où vous vous demanderiez, pas besoin de clé API supplémentaire puisque ça se branche directement sur votre abo Claude Pro ou Team (donc tout est dans le forfait).

Pour l'installer, c'est pas la mer à boire. Faut juste avoir Bun sur votre bécane, et ensuite :

bunx the-vibe-companion

Ensuite vous ouvrez http://localhost:3456 et c'est parti. Pour les bidouilleurs, tout le code est sur GitHub, un bun install dans le dossier companion/web et vous avez votre instance de dev. Après y'a plus qu'à installer Tailscale (ou votre propre VPN local) et vous avez accès à votre Claude Code depuis n'importe où.

Attention quand même, le protocole WebSocket est reverse-engineeré, donc si Anthropic change un truc demain... bon, vous voyez le délire, ça peut casser. Et si vous voulez en savoir plus sur les coulisses du protocole MCP d'Anthropic, j'en avais parlé il y a quelque temps. Mais en attendant, ça marche nickel et ça rend Claude Code nettement plus digeste qu'un terminal brut.

Allez jeter un œil !

Waymo World Model - Quand l'IA invente ses propres routes

Par : Korben
10 février 2026 à 14:44

Entraîner une voiture autonome c'est un peu comme apprendre à nager... sauf que si vous vous plantez, c'est pas juste votre ego d’informaticien qui coule mais ce sont des choses graves qui peuvent arriver. Ça tombe bien puisque Waymo vient de dévoiler cette semaine un truc plutôt pas con pour aider à régler ce problème.

Ça s'appelle le World Model et c'est un modèle génératif capable de fabriquer des simulations ultra-réalistes de conduite. Comme ça, au lieu d'attendre qu'un éléphant traverse une route de Phoenix en Arizona pour savoir comment réagir (oui, c'est un de leurs exemples !), l'IA génère elle-même ces scénarios complètement dingues dans son propre monde virtuel.

Techniquement, ça tourne sur Genie 3 de DeepMind, mais en version adaptée pour le domaine automobile. Ça analyse des flux caméra ET lidar en haute fidélité, synchronisés entre eux mais on peut aussi décrire en langage naturel ce qu'on veut simuler.

Genre "il pleut, c'est la nuit, et y'a un camion en travers de la route" et hop, le modèle génère ça ! Bon, faut quand même que la description soit cohérente, hein, n'allez pas lui demander un sous-marin au milieu de l'autoroute A6 (quoique...).

Y'a aussi moyen de modifier la scène à la main (rajouter des piétons, changer le tracé) ou de contrôler directement les actions de conduite avec 3 modes de pilotage, du plus intuitif au plus technique. Le système est aussi capable de convertir de simples vidéos dashcam en simulations multi-capteurs complètes. C'est génial parce que vous prenez une vidéo filmée depuis le pare-brise d'une Dacia "tout équipée de rien", et le modèle la transforme en scénario de simulation avec données lidar et tout le toutim.

Le hic, c'est qu'on sait pas encore à quel point ça scale sur des vidéos de mauvaise qualité ou avec des conditions d'éclairage pourries. Et les méthodes classiques type 3D Gaussian Splatting pètent visuellement dès que le trajet simulé s'éloigne trop de la trajectoire originale.

Mais alors pourquoi c'est génial ? Et bien parce qu'il y a des trucs qu'on teste PAS en conditions réelles. Les tornades, les conducteurs bourrés qui déboulent à contresens, les incendies de forêt...etc.. Hé bien maintenant grâce à ce World Model, ça peut être simulé à la demande, et même rejouable en accéléré x4.

Et surtout, ce modèle permet de rejouer une scène en modifiant une seule variable, histoire de voir ce qui se serait passé autrement (les fameuses "simulations contrefactuelles"). Par contre, pour le rendu lidar 3D, faut un post-entraînement spécialisé en plus du modèle de base donc c'est pas juste un bouton magique.

Voilà c'est une super approche je trouve parce qu'on va pas envoyer des voitures dans des tornades juste pour collecter de la data. Même si ça reste quand même de la simulation... Donc faut garder un œil critique une fois que ces scénarios virtuels sont transposés à de la physique du monde réel.

Mais ceci étant dit, ces milliards de kilomètres simulés peuvent venir maintenant fortement renforcer les données terrain d'une manière que les tests physiques seuls ne pourront JAMAIS égaler.

Bref, si vous voulez creuser le sujet ou juste voir les démos (l'éléphant sur la route, ça vaut le détour ^^), c'est par ici.

Éditer des documents Word en local dans votre navigateur

Par : Korben
10 février 2026 à 10:00

Si vous avez déjà essayé d'intégrer une fonction d'édition de documents Word dans une application web, vous savez que c'est souvent la croix et la bannière. En fait, pour obtenir un truc correct, on finit souvent par s'appuyer sur des solutions lourdes côté serveur ou des APIs propriétaires qui coûtent un bras. Mais ça, c'était avant que je tombe sur docx-js-editor.

Ce petit bijou open source est un éditeur WYSIWYG conçu spécifiquement pour l'écosystème React qui permet d'ouvrir, de modifier et d'enregistrer des fichiers .docx directement dans le navigateur. Le gros point fort revendiqué par le projet, c'est l'absence de dépendance serveur pour toute la partie édition. Tout le boulot se fait donc en local chez le client, ce qui est plutôt classe côté confidentialité des données puisque vos documents ne transitent pas par un backend obscur.

Techniquement, l'outil s'appuie sur un système qui semble proche de ProseMirror (il permet d'ailleurs d'y injecter des plugins ProseMirror). Perso, j'ai choisi de vous en parler parce que la gestion native du format DOCX est ici au cœur du moteur, et pas juste une couche d'export rajoutée à l'arrache. Le rendu est assez propre d'ailleurs et le projet vise une compatibilité maximale avec Microsoft Word.

On y retrouve l'essentiel évidemment : formatage de texte (gras, italique, polices, couleurs), gestion des tableaux, des images et des hyperliens. Bref, tout ce qu'il faut pour faire un vrai traitement de texte sans avoir à sortir l'artillerie lourde. (et c'est pas peu dire !)

Pour l'installer, c'est hyper fastoche : un petit npm install @eigenpal/docx-js-editor et hop, le dossier débarque dans votre node_modules/ et c'est réglé. D'ailleurs, l'architecture est extensible. Y'a même un plugin pour le surlignage syntaxique des tags docxtemplater, ce qui facilite grandement la vie si vous bossez sur des modèles de documents complexes. C'est très pratique pour les applis métier qui génèrent par exemple des factures ou des contrats à la volée !

Du coup, si vous cherchez une solution open source (licence MIT) pour manipuler des documents Word sans passer par une usine à gaz, allez jeter un œil à ce projet. C'est aussi un bon complément pour ceux qui utilisent déjà des scripts pour organiser leurs fichiers et qui ont besoin d'une interface d'édition rapide.

Ah et y'a une démo live qui tourne et le code est dispo sur GitHub .

Amusez-vous bien !

Web Flight Simulator - Pilotez un F-15 dans votre navigateur

Par : Korben
10 février 2026 à 07:54

Survoler la Terre entière depuis son navigateur web, sans RIEN installer, c'est possible et en plus c'est gratuit !

Web Flight Simulator c'est un simulateur de vol qui tourne directement dans votre browser, et qui vous colle aux commandes d'un F-15 au-dessus de la planète entière. Un vrai terrain 3D avec des données satellites, du relief, des textures... le tout grâce à CesiumJS pour la partie géospatiale et Three.js pour le rendu 3D. Du coup vous pouvez survoler n'importe quel coin du monde, que ce soit les Alpes, Manhattan ou le désert australien.

Le cockpit du F-15 avec HUD, minimap et terrain satellite en temps réel

Et contrairement à un Microsoft Flight Simulator où faut limite un brevet de pilote pour décoller, là c'est ARCADE à fond. Flèches directionnelles pour piloter, W/S pour les gaz, Espace pour l'afterburner... hop, vous êtes en l'air en 10 secondes. Pas de checklist de 45 items avant le décollage (oui oui, les vrais pilotes comprendront).

D'ailleurs le F-15 est équipé d'un canon Vulcan et de missiles Sidewinder. Y'a même des leurres thermiques si vous vous sentez d'humeur Top Gun. Les ennemis IA sont encore en développement, mais le système de combat est déjà fonctionnel. Perso, j'aime bien mitrailler dans le vide au-dessus de la Tour Eiffel, chacun ses hobbies...

Le HUD est pas mal foutu avec l'altitude, la vitesse, un compas et même une minimap satellite. Côté son, le moteur réagit aux gaz, y'a du vent aérodynamique et surtout l'alarme GPWS qui vous gueule "PULL UP" quand vous foncez dans une montagne.

Si vous êtes curieux de savoir comment ça marche sous le capot, c'est un mix assez malin de CesiumJS qui gère le streaming du terrain à l'échelle planétaire et de Three.js qui s'occupe de l'avion, des particules et des effets visuels. Le tout tourne avec Vite en dev, du JavaScript pur, et c'est open source avec une licence non commerciale. J'ai préféré tester sur Firefox plutôt que sur Chrome, parce que le WebGL y est mieux géré, et ça tourne nickel sur mon MacBook Air M2.

Attention quand même, sauf si vous avez une machine un peu costaud, ça peut ramer dans les zones urbaines denses. Sur un vieux laptop avec une carte graphique intégrée... ça plantera pas, mais ce sera plus un diaporama.

Pour ceux qui connaissent FlightGear qui est un des simulateurs de vol libres les plus connus, là on est sur un truc complètement différent. FlightGear c'est pour les passionnés qui veulent apprendre le vrai pilotage, alors que Web Flight Simulator c'est pour se marrer 5 minutes (ou 2 heures, je juge pas ^^). Et si vous voulez un peu de nostalgie, allez voir l'histoire des premiers Microsoft Flight Simulator de 1982 à 1989... on a fait du chemin depuis.

Une version Lune et Mars ce serait le pied. D'ailleurs CesiumJS propose déjà des datasets Moon Terrain et Mars depuis 2024-2025... donc affaire à suivre côté Web Flight Simulator.

Bref, allez tester , c'est gratuit et ça marche sur n'importe quel navigateur qui gère le WebGL.

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