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Koyeb, un atout PaaS dans les mains de Mistral AI

18 février 2026 à 17:00

Une offre d’infrastructure pour l’IA, donnant accès à une stack privée avec une variété d’options de déploiement, du bare metal au PaaS managé. Telle était, dans les grandes lignes, la promesse de Mistral Compute à son lancement mi-2025.

Mistral AI a récemment annoncé un projet à 1,2 Md€ pour implanter, en Suède, un datacenter qui alimentera ce « cloud IA ». Il y ajoute une acquisition. La cible : Koyeb.

Cette entreprise française est née en 2019 à l’initiative de trois anciens de Scaleway*. Isai, Serena Capital et Kima Ventures, entre autres, y ont mis leurs billes. Elle présente aujourd’hui son offre comme une « plate-forme serverless pour les applications IA ». Techniquement, il s’agit d’un PaaS – d’ailleurs encore comparé à Render et à Heroku dans sa documentation.

Du H200 et du B200 depuis peu

À cette partie compute, Koyeb avait adjoint, en 2025, du PostgreSQL managé, en plus de faire la connexion avec diverses bases de données (dont MongoDB, investisseur et client). Il a surtout pris le virage de l’IA en multipliant les options GPU et autres puces accélératrices (les RTX Pro 6000, les H200 et les B200 sont arrivées début 2026). Tout en enrichissant son catalogue de composants déployables « en un clic » (n8n, Ollama, Open WebUI, Unsloth, Jupyter Notebook…) et en développant des intégrations avec les assistants de codage (serveur MCP, pack de skills).

Koyeb s’appuie sur quatre hébergeurs : Equinix, AWS, IBM Cloud et Scaleway. Son plan de contrôle se trouve en Belgique, sur GCP. L’offre se divise en quatre forfaits de base auxquels s’ajoute la consommation de ressources.

Avec le passage dans le giron de Mistral AI (16 employés seront du voyage), le forfait gratuit n’est plus proposé. La plate-forme reste commercialisée indépendamment, en attendant son intégration dans Mistral Compute.

When we first met the @MistralAI team and heard about their vision for Mistral Compute, we saw an incredible opportunity to accelerate the buildup of AI Infrastructure in Europe.

As part of Mistral AI, we’ll pursue our mission to make SOTA AI infrastructure accessible to all 🙌 pic.twitter.com/HeM7cJhzqB

— Yann Leger (@yann_eu) February 17, 2026

* Yann Léger, 35 ans, est président de Koyeb. La société a deux DG : Édouard Bonlieu (38 ans, directeur produit) et Bastien Chatelard (37 ans, directeur technique).

Illustration générée par IA

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Achats publics numériques : la circulaire d’État évoque la préférence européenne sans la consacrer

18 février 2026 à 11:21

La souveraineté, c’est, entre autres, le « recours aux solutions fournies par des acteurs économiques français ou européens ».

La nouvelle circulaire sur les achats publics numériques établit ce lien, mais pas de manière si directe. D’une part, elle inclut la souveraineté parmi les critères structurants. De l’autre, elle présente la préférence française/européenne comme un des trois axes sur lesquels la souveraineté « s’appuie en particulier », au nom de la « maîtrise des technologies-clés ». Les deux autres axes étant l’immunité au droit européen à portée extraterritoriale et la capacité à substituer des composantes par des solutions alternative.

Une circulaire en attendant la révision du cadre européen

La souveraineté apparaît en deuxième position dans la circulaire – derrière la « performance métier » (réponse aux besoins) et devant la sécurité. Mais le texte n’institue ni hiérarchie, ni pondération entre critères. Il ne contient par ailleurs, toujours en matière de souveraineté, aucune obligation formelle, en dépit des axes mentionnés.

Parmi les éléments imposés sur les autres critères :

  • Prévoir des critères et clauses de sécurité à chaque fois que l’objet du marché le justifie et être vigilant quant à la pérennité du MCO et du MCS
  • Évaluer soigneusement le délai de disponibilité
  • Prendre en compte la réversibilité dans les contrats
  • Intégrer les capacités d’interopérabilité dans les facteurs de choix

Sur le volet adaptabilité/réversibilité, les achats d’outils fondés sur du code ouvert sont « encouragés » dans une optique de transparence de l’action publique. La circulaire recommande plus globalement de privilégier le recours à des produits open source « lorsque c’est pertinent ». Tant pour bénéficier des avancées communautaires que des possibilités accrues de détection et correction de failles de sécurité.

La doctrine de l’État doit encore s’aligner avec les textes européens en préparation sur la commande publique. Dont la révision – en cours – de la directive de 2014, qui vise elle aussi des objectifs d’autonomie stratégique.

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Netflix donne une semaine à Warner Bros pour aller voir ailleurs

Par : Olivier
18 février 2026 à 08:01
Warner Bros Netflix Rachat (1)

Marié sur le papier à Netflix, Warner Bros. Discovery continue pourtant de regarder ailleurs. Le groupe laisse une semaine supplémentaire à Paramount pour améliorer son offre, tout en maintenant l’accord à 72 milliards de dollars conclu avec la plateforme de streaming. Une partie serrée se joue en coulisses.

Bruxelles met Shein sous surveillance pour la vente de produits illégaux et un design trop addictif

Par : Olivier
18 février 2026 à 07:29
Shein

La Commission européenne ouvre une enquête formelle contre la plateforme de fast fashion. Dans le viseur : la vente de produits interdits, des mécanismes d’engagement jugés trop addictifs et des algorithmes qui manquent de clarté.

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