L’échec des négociations mondiales sur l’usage du plastique… comme un meurtre programmé de notre biodiversité !
Pourtant, tout le monde convient de la dangerosité de la matière en terme écologique, mais pour freiner sa progression quasi endémique, il faudrait réduire les énergies fossiles ! Rien que cette idée a hérissé au plus haut point quelques pays producteurs de pétrole et/ou de gaz comme ceux du Golf, les Etats-Unis, l’Iran, la Russie… et cela suffit à bloquer l’avenir écologique de notre planète, non interchangeable faut-il le rappeler !
L’immense majorité des pays, dont la France, ont oeuvré pour un compromis, pour une avancée sur la durée afin de limiter autant que faire se peut la production de plastique. Néanmoins, aucun argument avec une vision à moyen et long terme n’a fait le poids face aux choix de courte durée des pays impliqués dans la production des énergies fossiles. Cet échec cuisant reflète l’état du monde, parfaitement conscient du mur devant lui, mais dans l’incapacité de ralentir cette pollution suicidaire in fine.
Le concert des nations a échoué et pousse de fait à réfléchir sur les accords internationaux, le fameux multilatéralisme vendu à toutes les sauces. Un résultat à mettre en parallèle avec une actualité brûlante sur d’autres sujets de transition écologique nationaux. Parfois, les arguments déconnectés de la réalité du terrain se heurtent aux dommages écologiques inéluctables. Que faire face au multilatéralisme intérieur ? C’est peut-être notre premier chantier commun sur l’écologie à résoudre de toute urgence, loin des postures des bancs de l’Assemblée nationale française, plus proche des difficultés sur le terrain sans jamais occulté le défi écologique de chaque mesure.
Vers une prise de conscience collective ?
D’autres thématiques écologiques nous éclatent au visage chaque été. En effet, l’incendie majeur dans l’Aude cet été, sans oublier les mégafeux en Espagne au mois d’août, nous poussent collectivement à réfléchir sans dogmatisme. En écoutant les agriculteurs montagnards dont l’adage est simple « Plus ça brûle, moins ça brûle » laisse place à l’introspection. En effet, des exploitants de terrain soulignaient que l’absence de pâturage, de facto d’exploitations agricoles où le feu ne se propage pas à une vitesse lumière, a favorisé cet incendie dans le département de l’Aude.
Penser la biodiversité non maîtrisée comme une solution pour sauver la planète est d’une rare candeur, car le réchauffement climatique avance plus vite que nos choix écologiques même pertinents. Il faut donc agir avec la meilleure solution sur le terrain afin d’éviter ces incendies de plus en plus ravageurs et annonciateurs d’un bouleversement de l’aménagement d’un territoire.
Chaque édile doit y penser, en bétonnant beaucoup moins, mais en maîtrisant les zones où les inondations et les incendies seront des sujets aussi récurrents que celui la gestion des déchets ou de l’eau potable par les puissances publiques territoriales.
Daniel Carlier
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