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Reçu — 5 janvier 2026

Star Wars Racer Revenge - Le jeu obscur devenu le Graal des hackers PS5

Par :Korben
5 janvier 2026 à 16:34

Un jeu de course Star Wars sorti en 2002 vaut aujourd'hui plus de 400 dollars sur eBay. Pas parce qu'il est devenu culte... mais parce qu'il permet de déverrouiller les PS5.

Vous allez voir, l'histoire est dingue ! Star Wars Racer Revenge , un titre obscur de l'ère PS2, cachait depuis plus de 20 ans une vulnérabilité dans son code. Et cette faille vient d'être exploitée pour extraire les clés ROM de la PlayStation 5 , c'est à dire le Saint-Graal des hackers de consoles dont je vous parlais y'a 5 jours...

L'édition PS4 de Limited Run Games - 8 500 exemplaires seulement ( Source )

Le chercheur en sécurité Gezine a balancé la nouvelle sur Twitter le 31 décembre dernier, du coup, le prix des copies physiques de la version PS4 (éditée par Limited Run Games en 2019 à seulement 8 500 exemplaires) est passé de 20 dollars à plus de 400 dollars en quelques heures. Une hausse de 1900% ! Y'a des gens qui ont fait une sacrée affaire ce jour-là...

L'exploit utilise la technique " mast1core " et cible le firmware 12.00 de la console. En gros, le menu "Hall of Fame" du jeu contient une faille qui permet d'injecter du code et comme Sony n'a jamais pensé à patcher un vieux jeu de podracing de l'époque de la préquelle, eh bien... la porte est restée grande ouverte pendant deux décennies.

Le truc vraiment flippant pour Sony, c'est que les clés bootrom extraites sont au niveau le plus fondamental du système. On ne parle pas d'une faille logicielle qu'une mise à jour peut corriger. Non, ces clés sont gravées pour toujours dans le silicium, donc c'est impossible à patcher ! Sony peut toujours sortir des firmwares pour compliquer la tâche, mais le mal est fait.

Pour ceux qui espéraient chopper une copie, c'est un peu tard par contre. Les exemplaires physiques s'arrachent sur eBay entre 230 et 500 dollars. Perso, j'aurais jamais imaginé qu'un jeu Star Wars médiocre deviendrait un jour un outil de hacking aussi précieux. D'ailleurs, si vous l'avez chez vous, c'est peut-être le moment de le revendre ^^.

Et le plus marrant dans tout ça c'est Limited Run Games avait produit ce jeu en petite quantité justement parce que personne n'en voulait vraiment.

Et dire qu'aujourd'hui, chaque copie est devenue une clé magique pour faire tourner du homebrew sur la dernière console de Sony...

Source

Reçu — 2 novembre 2025

L'autre version du monopoly d'origine

2 novembre 2025 à 20:26

Aperçu du jeu The Landlord's Game d'Elizabeth MagieElizabeth « Lizzie » Magie a breveté The Landlord's Game en 1904 (brevet américain n° 748 626) comme outil éducatif inspiré des idées de l’économiste Henry George sur un « impôt unique sur la valeur foncière ». Cet impôt visait à empêcher les monopoles fonciers en transférant la taxation du travail et des améliorations vers les rentes foncières non gagnées, favorisant la prospérité partagée. Le jeu comportait un plateau carré avec des propriétés, des chemins de fer, des services publics, un espace prison et des cases pour taxes ou salaires — éléments qui ont directement influencé le Monopoly moderne.Le brevet et les premières descriptions de Magie mettaient en avant deux ensembles de règles distincts pour opposer les systèmes économiques :Règles monopolistes (le « premier ensemble ») : les joueurs s’affrontent pour acquérir des propriétés, imposer des loyers croissants et ruiner leurs adversaires, illustrant les méfaits du capitalisme débridé et des monopoles. Cette version a évolué vers le Monopoly impitoyable que nous connaissons aujourd’hui.

Règles anti-monopolistes (le « second ensemble », souvent appelées règles « Prospérité ») : cette version coopérative montre un système plus équitable où la création de richesse profite à tous également, en accord avec les principes georgistes. C’était le contrepoint moral que Magie voulait transmettre comme « leçon » de justice contre l’avidité.

Bien que le brevet de 1904 ne détaille pas intégralement les règles (il se concentre sur le plateau), Magie les a précisées dans un article de 1903 dans Single Tax Review, dans l’édition publiée de 1906 et dans son brevet de 1924 (brevet américain n° 1 509 312). Le second ensemble a été pleinement inclus dans l’édition de 1932 de l’Adgame Company.


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