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Reçu hier — 14 janvier 2026
Reçu — 12 janvier 2026

Games Workshop va construire un tout nouveau Warhammer World aux États-Unis

12 janvier 2026 à 06:41

Véritable lieu de pèlerinage pour les fans de la licence de Games Workshop, le Warhammer World de Nottingham va bientôt avoir droit à un « petit » frère. En effet,…

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Reçu — 10 janvier 2026

Intercepteurs - Plongée avec ceux qui traquent les pédocriminels depuis leur canapé

Par :Korben
10 janvier 2026 à 10:10

Voici Intercepteurs, un documentaire réalisé par Salim Keddouh et Maxence Saugrain qui vient de sortir sur YouTube et qui va probablement vous faire regarder votre écran différemment.

Vous connaissez peut-être l'adage : "Sur Internet, personne ne sait que vous êtes un chien". Sauf que là, c'est l'inverse. Les Enfants d’Argus , une association de bénévoles fondée en 2020, font en sorte d'éviter que les prédateurs ne découvrent qu'ils parlent à... un adulte planqué derrière son PC.

C'est une petite équipe de bénévole qui fait de l'OSINT (Open Source Intelligence) et qui a beaucoup de patience.

L'idée de ces "enquêteurs numériques" est simple : ils créent des "enfants virtuels" (de faux profils de 10 à 13 ans) pour servir d'appâts sur les réseaux sociaux. Le documentaire cite des chiffres mondiaux qui font froid dans le dos : 750 000 prédateurs seraient connectés en permanence, et 1 enfant sur 5 aurait déjà reçu des propositions sexuelles en ligne.

Du coup, des bénévoles comme Akela, Ezekiel ou Kaverneuil (des pseudos, évidemment, pour préserver leur sécurité) ont décidé de passer à l'action. Depuis leur salon, ils infiltrent les réseaux, collectent des preuves (photos, messages, vidéos) et montent des dossiers pour aider la justice. Et hop, une fois que c'est bien ficelé, tout est transmis aux autorités compétentes.

Et voilà comment avec un simple laptop et une connexion, ces bénévoles arrivent à faire un boulot de fourmi. On parle d'une trentaine de personnes en France, dans les DROM-COM et en Belgique qui traquent les prédateurs sans relâche.

Perso, je trouve ça hyper courageux. Parce qu'il faut avoir le cœur solide pour se coltiner les discussions glauques de ces types toute la journée pour espérer les mettre hors d'état de nuire.

Et oui, le sujet du vigilantisme en ligne revient souvent comme polémique, mais l'association insiste sur un point crucial : ils affirment ne jamais provoquer l'infraction et se contentent d'attendre qu'elle vienne à eux pour la documenter. Et si on en croit les témoignages dans le reportage, cette méthode permet d'aboutir à de réelles interpellations, alors c'est positif !

Voilà, si le sujet vous intéresse, filez voir ce reportage produit par Fédération Studio France. Ça montre enfin l'envers du décor de cette traque invisible qui se joue juste à côté de nous.

Et prenez soin de vos gamins sur le web !

Reçu — 9 janvier 2026
Reçu — 8 janvier 2026

Jujutsu Kaisen Exécution : fallait-il absolument voir le film avant la saison 3 ?

8 janvier 2026 à 15:34
Jujutsu Kaisen Execution

Disponible dans les salles en France les 6 et 7 décembre, Jujutsu Kaisen : Exécution était-il un simple rappel de la traumatisante saison 2, un vrai film ou un avant-goût de la saison 3, attendue ce jeudi 8 janvier ? On l’a vu, on vous dit tout.

Half-Life débarque sur la Game Boy Color

Par :Korben
8 janvier 2026 à 08:23

Si vous aimez les demakes (ces versions rétro de jeux modernes) et que vous êtes fan de la licence Half-Life, j'ai un petit truc sympa pour vous aujourd'hui.

Ça s'appelle Half-Life: Gamma Burst et c'est un projet de fan développé par RoloMaisso qui a réimaginer l'univers du premier Half-Life sur... la Game Boy Color ! Oui, la petite console de Nintendo qui a bercé notre enfance (ou celle de vos parents, c'est selon si vous venez de naitre ou pas...).

Évidemment, ne vous attendez pas à un FPS en 3D sur cette console 8-bit car RoloMaisso a opté pour une vue de dessus, un peu à la manière des anciens Zelda ou de Metal Gear: Ghost Babel. Et franchement, le résultat est incroyable !! On y retrouve l'ambiance de Black Mesa, les scientifiques en blouse blanche, et bien sûr notre cher Tonton Gordon Freeman, le tout pixelisé avec amour.

Pour l'instant, le jeu est encore en développement, mais un teaser jouable est disponible sous forme de ROM .gbc. Il couvre le fameux parcours d'obstacles (Hazard Course), ce qui est l'occasion de se familiariser avec les contrôles et de voir ce que la bête a dans le ventre. C'est développé avec GB Studio , l'outil magique pour créer des jeux Game Boy sans forcément être un as de l'assembleur.

En tout cas, adapter un jeu aussi dense que Half-Life en le réinterprétant pour la GBC, c'est un sacré défi. Les dialogues ont été adaptés, les visuels respectent la palette de couleurs de la console, et on sent vraiment le respect de l'œuvre originale.

Donc si vous avez une Game Boy qui traîne (avec un linker ) ou un bon émulateur, je vous invite grandement à tester ça. C'est gratuit et c'est dispo sur itch.io .

Merci à Lorenper pour le partage !

Reçu — 7 janvier 2026

MTV Rewind - Le retour de la vraie MTV des années 80-90

Par :Korben
7 janvier 2026 à 20:58

Mes biens chers frères, mes biens chères soeurs, ce soir (ou plutôt maintenant tout de suite), allumez votre navigateur, car MTV Rewind débarque ! Et là, je ne parle pas de la MTV d'aujourd'hui qui diffuse majoritairement de la télé-réalité, mais de la vraie, celle qui balançait des clips en continu et qui a retourné le cerveau de toute une génération.

L'interface de MTV Rewind - du pur kif nostalgique ( Source )

Selon son développeur Flexasaurus Rex, le projet a été monté en seulement 48 heures chrono. Le mec a eu un gros coup de blues en apprenant la fermeture des dernières chaînes musicales 24/7 de MTV dans plusieurs pays (dont le Royaume-Uni et l'Australie) fin 2025, et il s'est dit qu'il ne pouvait pas laisser ce vide intersidéral s'installer.

Du coup, on se retrouve avec une application web (que vous pouvez tester sur wantmymtv.xyz ) qui propose, au moment où j'écris ces lignes, pas moins de 11 chaînes de streaming non-stop. On y trouve de tout : du rap, des sessions MTV Unplugged, des chaînes dédiées par décennie (des années 70 aux années 2020), et même les cultissimes 120 Minutes et Headbangers Ball. Y'a même une chaîne qui diffuse les vidéos du tout premier jour de MTV en 1981 !

Pour la petite histoire, le premier clip diffusé sur MTV le 1er août 1981 était "Video Killed the Radio Star" des Buggles. Un choix souvent interprété comme un symbole fort du passage à l'ère visuelle et qui résonne encore aujourd'hui chez les nostalgiques.

Nveau technique, le projet s'appuie sur la base de données IMVDb (The Internet Music Video Database) et pioche ses vidéos directement sur YouTube. Au total, la bibliothèque compte plus de 33 000 clips, ce qui représente plus de deux mois de musique en continu (même si l'ordre aléatoire n'exclut pas quelques rediffusions par moment). Et le petit détail qui tue (je vous dis ça pour éviter les mauvaises surprises de nostalgie trop forte), c'est que Flexasaurus a même intégré des publicités d'époque pour une immersion totale !

Et là où ça devient vraiment magique, c'est le design car on a droit à un magnifique compteur de visites style Geocities des années 90 en bas de page. C'est kitsch, c'est moche, et c'est exactement ce qu'il nous fallait. Le développeur précise bien que MTV Rewind n'est pas associé à Paramount, donc espérons que les avocats ne viennent pas gâcher la fête trop vite.

Et vous, c'était quoi votre époque préférée de MTV ? Les débuts punky ou l'explosion du grunge dans les années 90 ?

Source

Netflix : l’épisode final de Stranger Things explose tous les records

7 janvier 2026 à 07:08

Diffusé le 31 décembre dernier sur Netflix, le tout dernier épisode de la série Stranger Things a fait un carton. C’est en tout cas ce qu’affirme la plateforme de streaming,…

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Reçu — 6 janvier 2026

LEGO dévoile sa nouvelle Smart Brick, ses capacités sont hallucinantes

6 janvier 2026 à 07:05

Le temps des simples briques plastiques LEGO semble bientôt révolu. En effet, l’entreprise vient de présenter la brique du futur, la Smart Brick, qui intègre toute une série de capteurs…

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Reçu — 5 janvier 2026

Seanime - Le media server qui comprend vraiment les otakus

Par :Korben
5 janvier 2026 à 12:58

Vous en avez marre de configurer Plex pendant 3 heures pour qu'il reconnaisse enfin que "Shingeki no Kyojin S4 Part 2 Final" c'est bien "L'Attaque des Titans" ? Et même Jellyfin ou Kyoo galèrent avec les noms de fichiers japonais ? Alors laissez-moi vous présenter Seanime , un media server qui parle couramment le weeb .

L'outil est développé en Go et TypeScript par 5rahim, et contrairement aux mastodontes généralistes, lui se concentre sur une seule mission : streamer vos séries japonaises et lire vos mangas sans prise de tête. Le truc cool, c'est qu'il s'intègre directement avec AniList . Du coup, tout ce que vous regardez se synchronise automatiquement avec votre profil. Plus besoin de faire le tracking à la main comme un sauvage.

Côté acquisition de contenu, la bestiole gère les clients torrent (qBittorrent, Transmission) mais aussi les seedbox comme TorBox ou Real-Debrid. Vous cherchez un épisode, il fouille les trackers, lance le téléchargement, et hop, c'est dans votre bibliothèque. Le tout avec un scanner intelligent qui comprend les noms de fichiers même quand ils ressemblent à du code Morse.

Et pour les puristes du manga, un lecteur intégré permet de dévorer vos chapitres directement depuis l'interface. Et si vous avez des potes otakus, les watch parties permettent de mater ensemble à distance avec synchronisation de la lecture. De quoi organiser des soirées visionnage sans être dans la même pièce, ce qui est pratique parce que vos potes sentent tous des dessous de bras.

Perso, ce qui me plaît bien dans ce projet, c'est qu'il assume son positionnement. Au lieu de faire un énième clone de Plex/Jellyfin qui fait tout moyennement, Seanime fait un seul truc mais le fait bien : Gérer le contenu japonais.

Le transcodage FFmpeg est là pour les appareils capricieux, le mode hors-ligne permet de télécharger sur mobile, et un système d'extensions JavaScript laisse la communauté ajouter des fonctionnalités.

L'installation propose aussi Seanime Denshi , une app desktop complète avec serveur embarqué, ou simplement le mode serveur web pour ceux qui préfèrent accéder via navigateur. Ça tourne sur Windows, macOS et Linux et le projet est open source sous GPL-3.0.

Voilà, si vous êtes du genre à avoir une collection d'animes qui ferait rougir un data center, c'est peut-être le compagnon qu'il vous faut !

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Reçu — 4 janvier 2026

D'où vient le fameux "Hello World" ?

Par :Korben
3 janvier 2026 à 23:26

Vous avez déjà écrit un programme qui affiche ces deux mots magiques ?

HELLO WORLD

Évidemment que oui. Tout le monde est passé par là car c'est le rite initiatique universel de la programmation, le premier truc qu'on tape quand on découvre un nouveau langage.

Mais est-ce que vous vous êtes déjà demandé d'où venait cette tradition bizarre de saluer le monde avant de faire quoi que ce soit d'utile ?

Hé bien ça remonte au début des années 70, aux Bell Labs. Brian Kernighan, chercheur canadien qui bossait aux côtés de Dennis Ritchie (le créateur du C) et Ken Thompson, devait rédiger un tutoriel pour le langage B. Le document s'appelait "A Tutorial Introduction to the Language B", et c'est là-dedans que la fameuse phrase apparaît pour la première fois dans un document technique.

Le Hello World original de 1978, imprimé sur papier d'imprimante matricielle ( Source )

Alors pourquoi ces mots-là et pas autre chose ?

Hé bien Kernighan lui-même a raconté l'anecdote dans une interview pour Forbes India. Il avoue que sa mémoire est un peu floue, mais il se souvient d'un dessin animé avec un poussin qui sortait de son œuf en lançant au monde ce premier message. L'image lui était restée en tête et quand il a dû trouver un exemple à afficher, c'est sorti tout seul.

Marrant non, qu'un des rituels les plus universels de l'informatique mondiale vienne d'un gag de dessin animé avec un poussin. C'est peut-être Calimero, qui sait ?

Ce premier exemple dans le bouquin n'a pas explosé par contre... Suite à cela, il y a eu un autre tutoriel en 1974 (pour le C cette fois), mais c'est vraiment en 1978 avec la publication du livre "The C Programming Language" co-écrit par Kernighan et Ritchie (le fameux K&R que tous les vieux de la vieille connaissent) que c'est devenu LA référence absolue. Ce bouquin a tellement marqué l'histoire que son premier exemple de code est devenu une tradition planétaire.

Voilà, l'anecdote est chouette et je trouve ça génial qu'un truc aussi naze datant des années 70 soit devenu un symbole universel plus de 50 ans après, et cela peu importe le langage !

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Reçu — 2 janvier 2026

Enfant des années 80 - C'était comment la technologie avant Internet ?

Par :Korben
2 janvier 2026 à 18:09

Je suis né en 1982. Et si vous êtes né dans ces eaux-là, vous allez comprendre chaque ligne de ce qui suit. Mais si vous avez débarqué sur Terre après l'an 2000, alors accrochez-vous, parce que ce que je vais vous raconter va vous sembler aussi exotique qu'un documentaire sur les hommes préhistoriques, sauf que c'était y'a 35-40 ans, et pas 35 000 ans...

Mais avant, je vous préviens... cet article n'est PAS un "c'était mieux avant" de vieux con nostalgique. Perso, j'adore l'époque actuelle avec nos IA, nos voitures autonomes, Internet, nos ordis qui font des trucs de dingue et nos dirigeants pervers narcissiques psychopathes.

Mais je constate de plus en plus que les moins de 25 ans n'ont aucune idée de comment on survivait avant, donc je veux leur donner un petit aperçu. Parce qu'on a survécu, hein. Et pas si mal que ça, j'trouve.

Une photo flou de moi à l'époque où j'étais encore beau.

Par exemple, aujourd'hui, si vous voulez parler à quelqu'un, c'est facile. Vous sortez votre smartphone !

Mais dans les années 80/90, on avait le téléphone fixe. Un seul pour toute la famille, généralement coincé dans l'entrée ou la cuisine, avec un fil qui vous laissait environ 2 mètres de liberté et un cadran qu'il fallait tourner si vous étiez sur l'ancien modèle...

Et si vous vouliez une conversation privée avec votre crush ? Bah fallait tirer le fil jusqu'à votre chambre pendant que votre petit frère criait "Il parle à son amoureeeeuseee" depuis le salon.

Et les numéros de téléphone, on les trouvait dans ce qu'on appelait un bottin... Oui, les pages jaunes, les pages blanches, dans lesquels y'avait TOUS LES NUMÉROS DE TOUT LE MONDE. Oui, le RGPD ça n'existait pas à l'époque. Et si vous vouliez être sur liste rouge pour que votre numéro ne soit pas dans le bottin, fallait payer.

Jusqu'au milieu des années 70, seul un Français sur sept avait le téléphone chez lui puis on est passé à 20 millions de lignes en 1982... Ça a été super rapide et comme on n'avait pas notre smartphone pour nous sauver, on avait un carnet d’adresses. Un vrai, en papier, avec des numéros écrits à la main. Et surtout, on connaissait les numéros par cœur.

Pas 200, hein… mais les essentiels : Maison, grands-parents, meilleur pote...etc. Aujourd’hui si on vous vole votre téléphone, vous pleurez parce que vous perdez vos photos. Nous, si on perdait un carnet d’adresses, on perdait carrément des gens.

Et quand on était dehors ?

Ben on cherchait une cabine téléphonique. Y'en avait 250 000 en France à la fin des années 90 et aujourd'hui, il n'en reste qu'une poignée.

Même si j'ai aussi connu les cabines à pièces, à mon époque c'était l'arrivée de la télécarte à puce, inventée par un Français en 1976 (cocorico pour Roland Moreno ).

Certains ont même commencé des collections qui valent une blinde aujourd'hui. Le moins génial par contre, c'est qu'il fallait faire la queue derrière quelqu'un qui racontait sa vie pendant que vous attendiez sous la pluie avec une envie de pisser.

Et si vous deviez appeler en urgence, fallait avoir de la monnaie ou une carte. Y'avait pas de "appelle-moi sur mon portable" de fragile, car le portable ça existait pas encore. Par contre, les ancêtres de ça, j'ai nommé le Tamtam, le Tatou et plus tard le Bi-Bop c'était des trucs de bourges donc moi j'ai jamais eu, ni testé.

Sinon, avant d'avoir nos téléphones dans la poche, on avait aussi autre chose que vous connaissez surement et qui s'appelait le Minitel, avec plus de 6 millions de terminaux au début des années 90 et 23 000 services à son apogée.

D'ailleurs, le 3615 ULLA, ça vous dit quelque chose ? Non ? Pourtant, c'est probablement comme ça que vos parents se sont rencontrés. Faut dire que les messageries roses représentaient près de la moitié des connexions Minitel en 1990. On payait 60 francs de l'heure (environ 9 euros) pour draguer par écran cathodique interposé. C'était l'ancêtre de Tinder, mais en beaucoup plus lent et beaucoup plus cher.

Côté divertissement, Netflix et les plateformes de streaming c'est aussi une invention du 21e siècle. Nous, on avait la télévision, avec 6 chaînes si on avait de la chance (TF1, Antenne 2, FR3, La 5, M6, et Canal+ si papa avait le décodeur).

Et la télé, c’était pas juste "j’allume et je regarde". Fallait parfois négocier avec l’antenne râteau, et la "neige" à l’écran faisait partie de la déco. Et puis y’avait le câble Péritel, ce gros connecteur qui vous donnait l’impression de brancher une centrale nucléaire derrière la télé. Sans oublier le télétexte, le truc le plus moche du monde, mais où vous pouviez voir les infos, la météo, et les résultats sportifs en mode pixels de l’enfer. C’était lent, c’était laid… mais c’était déjà un mini-Internet pour les pauvres que nous étions.

Et si vous vouliez regarder un film ? Alors soit vous attendiez qu'il passe à la télé (et vous aviez intérêt à être dispo ce soir-là à 20h50 précises), soit vous alliez au vidéo-club.

Ah, le vidéo-club... Ces temples remplis de cassettes VHS multicolores où on passait 45 minutes à choisir un film qu'on avait déjà vu parce que les nouveautés étaient toujours en rupture. Location à 30 francs, plus l'essence parce qu'il fallait faire des kilomètres pour y aller. Et on lançait toujours un petit coup d’œil vers l'étagère du haut ^^. Et si vous rendiez la cassette en retard ? Paf, y'avait des pénalités. Et si vous oubliiez de rembobiner ? Ouais, des pénalités aussi.

On avait le magnétoscope aussi, format VHS de JVC lancé au Japon en 1976 et arrivé en France dès 1978 (le Betamax de Sony a jeté l'éponge fin des années 80). Et le luxe ultime c'était de pouvoir enregistrer un programme pendant qu'on en regardait un autre. Ou programmer l'enregistrement d'un film qui passait à 2h du mat'. Toutefois, la programmation du magnétoscope était si compliquée que la plupart des cassettes enregistrées contenaient soit du noir, soit la fin d'un autre programme. Personne ne maîtrisait vraiment la bête... ^^

Et pour immortaliser les moments, y’avait le caméscope. Un truc énorme, que votre père tenait comme s’il portait un bazooka. Les vidéos de famille, c’était pas "je filme et je partage en story", non, c’était "je filme", puis "j’achète une cassette", puis "je branche tout au salon", puis "tout le monde regarde en silence pendant 1h30 des plans de vacances où on voit surtout… le sol."

Pour la musique, oubliez Spotify, Apple Music et vos 100 millions de titres accessibles en 2 clics. Nous, on avait les cassettes audio et le Walkman. Sony a sorti le TPS-L2 en 1979 et c'était LA révolution. On pouvait ENFIN écouter SA musique en marchant dans la rue ! Avant ça, la musique c'était soit à la maison, soit à la radio.

Certains Walkman avaient même deux prises casque pour partager avec un pote et un bouton orange "hotline" pour baisser le volume et parler sans enlever ses écouteurs. La classe non ?

Le moins cool par contre, c'était la durée de vie des piles, les bandes qui s'emmêlaient (qui n'a jamais utilisé un crayon pour rembobiner une K7 ?), et le fait qu'on devait acheter un album ENTIER pour avoir les 2-3 morceaux qu'on aimait. Genre vous vouliez "Billie Jean" ? Bah vous achetiez tout l'album Thriller car pas moyen d'avoir le single à 0,99 euro. En même temps, ça nous a permis de découvrir des pépites sur les faces B qu'on n'aurait jamais écoutées sinon.

Après le Walkman, y’a eu aussi le Discman. Le CD, c’était la promesse du "plus de bande qui s’emmêle, qualité parfaite, c'est le futur." Sauf que le futur avait un défaut... vous faisiez deux pas un peu secs et la musique sautait comme une chèvre. Donc vous marchiez comme un ninja pour écouter votre album. Puis ils ont inventé l’anti-choc, et là on s’est tous sentis comme dans un film de science-fiction… à condition de ne pas courir, évidemment.

D'ailleurs, vous voulez une musique bien précise ?

Aujourd'hui vous tapez le titre sur YouTube et c'est réglé en 3 secondes. Mais avant, on attendait des heures devant la radio avec le doigt sur le bouton "REC" du magnéto, prêt à enregistrer dès que le morceau passait. Et évidemment, l'animateur parlait sur l'intro et la fin. TOUJOURS !! Vous vous retrouviez alors sur une compilation de tubes où chaque morceau commençait par "et maintenant sur NRJ, le tube de l'été..." et se terminait par "c'était Madonna avec Like A Virgin, restez avec nous..."

Et pareil pour les clips avec la pub et surtout on ne savait jamais quand est-ce qu'il allait passer.

Bon et maintenant, passons aux jeux vidéo car alors là, gros sujet.

Vous voulez jouer à un jeu aujourd'hui ? No problemo, Steam, GoG, GamePass, téléchargement en quelques minutes, avec des milliers de titres. Alors que dans les années 80-90, on avait les consoles à cartouches comme la NES de Nintendo (1987 en France) ou la Game Boy sortie le 28 septembre 1990 pour la modique somme de 590 francs !

Et je m'en souviens bien, car je l'avais eu pour mon anniv ! 1,4 million vendues la première année en France, un record pour la Game Boy avec son écran vert olive, ses 4 piles AA qui tenaient à peu près 10 heures, et Tetris en bundle.

La concurrence (Game Gear de Sega, Lynx d'Atari) n'a jamais réussi à la détrôner malgré des écrans couleur parce que, ouais, la couleur, ça bouffait les piles en 3 heures.

Et les mises à jour n’existaient pas vraiment. Quand vous achetiez un jeu et qu’il avait un bug, bah… félicitations, vous possédiez un jeu buggé. Pour toujours. Pas de patch "day one", pas de correctif automatique à 3h du matin. Donc soit vous faisiez avec, soit vous espériez qu’un magazine explique une astuce, soit vous recommenciez votre partie en faisant attention à ne pas déclencher LE bug fatal. Aujourd’hui on râle quand une update fait 12 Go, bah nous, on râlait parce qu’on n’avait aucune solution… et que c’était justement ça le problème.

Et avant les consoles perso, y'avait aussi les salles d'arcade. Ces endroits magiques qui puaient la clope et la transpi d'adolescent en stress, remplis de bornes qui bouffaient vos pièces de 1 franc. Street Fighter II, Mortal Kombat, les shoot'em up... Et le truc, c'est qu'on était BONS parce qu'on n'avait pas de continues illimités. Vous mouriez, vous payiez. Du coup on apprenait les combos par cœur, on connaissait chaque pattern des boss alors qu'aujourd'hui on rage-quit au bout de 3 essais.

Nous on avait pas le choix !

Et pour s'informer sur les dernières sorties, pas d'Internet. Mais on avait les magazines. Joystick, Tilt, Player One, Joypad, Generation 4... Ces revues qu'on achetait chaque mois pour avoir les previews, les tests, les soluces (recopiées à la main dans un carnet).

Y'avait aussi les magazines tech comme SVM (Science et Vie Micro) ou Micro Hebdo pour les ordis. Et PC Team aussi ❤️.

Et les magazines, c’était pas juste des tests. C’était parfois… des jeux, des démos, des sharewares, des petits CD (ou disquettes) offerts avec le numéro. Vous découvriez un jeu en version "un niveau gratuit", et si vous aimiez, fallait trouver la version complète comme un quêteur médiéval. Aujourd’hui vous regardez un trailer, vous téléchargez, et si vous n'aimez pas, vous vous faites rembourser en 2 clics.

Alors que nous, on testait un jeu parce qu’il était littéralement collé à la couverture du magazine. La distribution, c’était du papier et de la colle.

On découpait alors les pages avec les cheats codes. On faisait des photocopies pour les potes. Les infos tech arrivaient avec 1 à 3 mois de retard par rapport à leur sortie réelle. Genre le jeu était déjà en rayon que le test sortait le mois d'après... Mais on s'en foutait parce qu'on ne connaissait pas mieux.

Mais maintenant, parlons un peu voyage et navigation. Aujourd'hui vous lancez Google Maps ou Waze et vous arrivez à destination à l'heure ! Et bien nous, avant, on avait la carte Michelin. Ce truc gigantesque qu'il fallait déplier sur le capot de la voiture pendant que papa gueulait parce qu'on avait raté la sortie. La navigation se faisait au co-pilote à base de "à la prochaine, tu prends à droite... non attends... c'est quelle échelle cette carte ?... merde on a dépassé".

On se perdait SYSTÉMATIQUEMENT et on finissait par demander le chemin à un habitant du coin qui vous envoyait dans la direction opposée parce qu'il avait rien compris à notre accent. Et, j'sais pas si vous vous souvenez, mais le Mappy d'époque, c'était le 3615 ITI sur Minitel... si vous aviez le temps bien sûr.

Hé, si ça se trouve, vos parents ont divorcé lors d'une crise de ce genre.

Bon et les photos ??

Aujourd'hui vous mitraillez 47 selfies pour en garder 2. Avant, on avait des appareils jetables et surtout les pellicules !! 24 ou 36 poses. C'est TOUT. Autant dire qu'on réfléchissait fort fort fort avant d'appuyer sur le bouton.

"Est-ce que cette photo vaut vraiment le coup ?"

Et on voyait le résultat... 1 semaine plus tard, après développement chez le photographe. Surprise ! La moitié des photos étaient floues, surexposées, ou avec le doigt de quelqu'un devant l'objectif (systématique pour ma mère).

Et on payait quand même le développement. Pas de "supprimer" et recommencer. Par contre, je vous garantis qu'on a des albums photo physiques qui traversent les décennies alors que vos 47 000 photos sur iCloud finiront probablement dans l'oubli.

Et y’avait deux autres délires photo à l'époque. Le Polaroid, d’abord. Vous preniez la photo et vous la voyiez apparaître en direct, comme un tour de magie chimique. Sauf que chaque photo coûtait cher, donc vous trembliez en appuyant sur le bouton. Et à l’inverse, y’avait les diapos... Alors là c’était carrément un événement. On sortait la toile de cinéma, le projecteur, on éteignait la lumière, et on regardait les vacances en format "cinéma du salon"… avec une ampoule qui claquait au pire moment. Nostalgie + odeur de plastique chaud. Le bonheur.

Après l'information en général c'était compliqué. Aujourd'hui, vous voulez savoir un truc, y'a Wikipedia, Google, Perplexity et hop, une réponse en 0,3 secondes. Nous, mis à part le journal télévisé, on avait l'encyclopédie en 24 volumes qui prenait une étagère entière du salon. Ou alors on allait à la bibliothèque municipale faire des recherches pour les exposés. Sans oublier le Quid, ce pavé annuel avec des stats sur tout et n'importe quoi.

Et si on voulait une info très précise ? Ben on demandait à un adulte. Qui inventait probablement la réponse mais on pouvait pas vérifier.

"Papa, c'est quoi la capitale du Burkina Faso ?" "Euh... Tombouctou ?" "OK merci !" (En vrai c'est Ouagadougou).

Et les achats en ligne tels qu'on les connaît ? Quasi inexistants (bon, y'avait le Minitel pour commander, mais c'était pas vraiment pareil). Si vous vouliez un truc, soit vous alliez au magasin, soit vous commandiez sur catalogue (La Redoute, Les 3 Suisses, Quelle... Mesdames, je vous salue... 🎩). Vous entouriez les articles au stylo, vous remplissiez le bon de commande, vous envoyiez par courrier avec un chèque, et vous attendiez 3 à 6 semaines. Soit environ le temps qu'Amazon livre un colis depuis Mars.

Et quand ça arrivait, y'avait une chance sur trois que ce soit pas la bonne taille ou la bonne couleur. Et là, rebelote pour le retour.

Et les devoirs d'école ?

Ah ça non, y'avait pas de ChatGPT, pas de Wikipedia, pas de "copier-coller depuis Internet". On allait à la bibliothèque, on empruntait des bouquins, on prenait des notes à la main, on rédigeait des pages et des pages à la main. Les plus chanceux avaient une machine à écrire et les très très chanceux avaient un ordinateur avec traitement de texte. Mais ça restait rare.

Et devinez quoi ? On arrivait quand même à rendre des devoirs corrects. Incroyable, non ?

Bon, et les rencontres amoureuses ? Pas de Tinder, pas de Meetic, pas de DM Instagram. On draguait EN VRAI. Dans la cour de récré, à la boum du samedi soir (oui, on disait "boum"), en colonie de vacances. On écrivait des mots sur des bouts de papier qu'on faisait passer par les copains. Enfin je dis "On" mais moi j'étais trop timide pour faire ça ^^. Et le summum du romantisme ça restait la mixtape personnalisée qu'on offrait à son crush avec les chansons qui "veulent tout dire".

Et si ça marchait pas ? Ben on attendait la prochaine boum. Notre ghosting à nous c'était de l'évitement physique dans les couloirs du collège. C'était beaucoup plus sportif, croyez-moi.

Et pour se voir entre potes, y’avait un concept incroyable : le rendez-vous fixe. "On se retrouve à 15h devant la FNAC." Et ça, c’était un contrat sacré. Pas de "j’suis en bas", pas de "j’arrive dans 5 minutes", pas de petit point sur une carte. Si vous étiez en retard, l’autre vous attendait… puis il se cassait. Et parfois vous vous loupiez, et c’était terminé. Aujourd’hui, on a des messages illimités. Avant, on avait… la ponctualité et la peur de perdre un ami.

Et puis y’avait LE truc qui vous mettait instantanément dans la catégorie "famille de riches" ou "famille bizarre" et c'était l’ordinateur à la maison. Un vrai hein. Une machine qui prenait la moitié d’un bureau, qui chauffait comme un radiateur et qui faisait un bruit de vaisseau spatial quand elle démarrait. Et encore, "avoir un ordi" ça voulait tout et rien dire car certains avaient un truc pour jouer, d’autres un truc "pour travailler", et dans tous les cas… personne n’avait la moindre idée de ce qu’il faisait vraiment. Mais c’était magique !

Aujourd’hui vous installez un truc et ça marche. Mais à l’époque, installer un logiciel c’était un rite initiatique. Y’avait des commandes à taper, des écrans qui vous parlaient comme un robot dépressif, et des messages du genre "Erreur système" qui nous donnaient envie de nous pendre avec le fil du téléphone fixe. Et quand Windows est arrivé en mode "regardez, c’est facile, y’a des fenêtres", c’était la fête… jusqu’au moment où le PC décidait de planter parce qu'on avait osé brancher une imprimante.

On appelait pas ça "Plug and Play", on appelait ça "Plug and Pray".

Et pour transporter des fichiers… on avait la disquette. Ce carré en plastique qui contenait "toute votre vie" : Un exposé, une sauvegarde, ou le jeu que votre pote vous avait "prêté" (oui oui).

Sauf que la disquette, c’était comme un animal de compagnie anxieux... Si on la posait près d’un aimant, elle mourait lamentablement. Si on la pliait un peu, elle mourait. Si on la regardait de travers, elle mourait. Et quand on faisait une install en plusieurs disquettes, on savait d'avance que le destin allait choisir la numéro 4 pour nous ruiner la soirée.

Puis le jour où on avait un lecteur CD-ROM sur le PC, on devenait un demi-dieu. Parce que d’un coup, on passait de "j’ai un jeu en 12 disquettes" à "j’ai TOUT sur un seul disque". Et surtout… y’avait les encyclopédies sur CD, avec des images, des cartes, parfois même des vidéos. Aujourd’hui ça fait sourire parce que ChatGPT nous répond avant même qu'on finisse une phrase, mais à l’époque voir une animation sur un écran d’ordi, c’était littéralement de la sorcellerie.

Et si vous aviez la chance d’imprimer quelque chose… alors là, bienvenue dans le concert de casseroles grâce à l’imprimante matricielle. Un truc qui faisait un bruit de Kalachnikov asthmatique pendant 12 minutes pour sortir une page en qualité "brouillon de prison". Et le papier, c’était pas des feuilles A4 tranquillement empilées, non, c’était un rouleau infini avec des petits trous sur les côtés, que vous deviez détacher proprement… et que vous déchiriez toujours de travers. La tech, c’était aussi ce genre de bricolage.

Et sur ces ordinateurs, la sauvegarde, c’était pas "tout est dans le cloud". Y'avait même pas de clé USB à l’époque. Non, c’était en mode "j’espère que ça va tenir".

Un disque dur qui claque, et vous perdiez vos photos, vos devoirs, vos trucs importants… sans recours, sans restauration magique, sans "historique des versions". Certains faisaient des copies sur disquettes ou Iomega Zip, d’autres sur des CD, et la plupart… ne faisaient rien. Aujourd’hui on vit dans la redondance, mais avant, on vivait dans le déni, jusqu’au jour où la machine décidait de vous rappeler qui commande.

Et faut être honnête aussi, on copiait tout comme des cochons ! Les cassettes audio, évidemment, mais aussi les jeux, les trucs sur disquettes, puis plus tard les CD quand les graveurs ont commencé à débarquer chez "le pote qui a du matos". C’était pas présenté comme de la cybercriminalité internationale comme aujourd'hui. Non, c’était juste… le quotidien. Un mélange de débrouille, de "je te prête, tu me prêtes", et de compilation faite maison. Aujourd’hui vous payez un abonnement et vous avez tout. Avant, on avait un classeur de CD et c'était notre trésor

Et puis un jour, vers la fin des années 90, y’a eu le modem... C'était l'époque où Internet faisait du bruit. Un bruit de robot qui se noie dans une baignoire, suivi d’un sifflement de dauphin sous crack. Et quand enfin ça se connectait… fallait pas que quelqu’un décroche le téléphone fixe, sinon PAF, coupure et retour à la case départ. Et évidemment, c’était facturé à la durée, donc chaque minute de "surf" vous donnait l’impression de brûler un billet façon Gainsbourg.

Et c'est à partir de là que j'arrêterai ce récit car après, Internet a déboulé et nos vies n'ont plus jamais été les mêmes....

Mais alors, est-ce que c'était mieux avant ?

Honnêtement, non. Mais c'était différent. On avait moins de choix, donc on appréciait plus ce qu'on avait. On s'ennuyait plus, donc on inventait des trucs pour s'occuper. On était moins connectés, donc les moments ensemble étaient plus intenses. Mais je ne changerais pas ma connexion fibre, mon smartphone et mon accès instantané à toute la connaissance humaine contre une télécarte et un magnétoscope. Par contre, je suis content d'avoir connu les deux époques car ça me permet d'apprécier à quel point on a de la chance aujourd'hui !

Car au fond, le vrai changement, c’est pas juste "c’était plus lent". C’est qu’on est passé d’un monde de rareté à un monde d’abondance. Avant, chaque film, chaque album, chaque jeu avait un coût, une logistique qui lui était propre, et provoquait de l'attente. Donc vous choisissiez, vous gardiez, vous rentabilisiez. Aujourd’hui, tout est disponible tout de suite, et le problème n’est plus d’obtenir… c’est de trier.

On a troqué la frustration du manque contre l’épuisement du trop-plein. Et y’a un autre truc aussi qui a changé...

Avant, la tech était matérielle. On possédait des objets comme des cassettes, des VHS, des cartouches, des albums photo, des cartes. Mais aujourd’hui, on possède surtout… des accès. Des comptes, des abonnements, des mots de passe, des licences. C’est génial quand tout marche mais le jour où vous oubliez un identifiant, où votre compte saute, où un service ferme… vous réalisez que vous aviez "tout" sans vraiment rien avoir dans les mains.

On a gagné en confort, mais on a aussi inventé une nouvelle fragilité qui est cette dépendance invisible à un service, à une entreprise.

Mais bon, c'est comme ça, on va pas refaire l'histoire. En tout cas, ces années 80-90, c'était quand même super sympa et j'espère que cette petite plongée dans la nostalgie vous aura plu.

Et si vous n'avez pas connu tout ça, bah maintenant au moins vous savez comment ça se passait pour de vrai.

Reçu — 28 décembre 2025

Comment la NES a failli être vendue par Atari (et pourquoi ça a tout changé)

Par :Korben
28 décembre 2025 à 14:27

Vous connaissez l'histoire de la NES ? Celle du petit robot R.O.B. qui a aidé à ressusciter l'industrie du jeu vidéo américaine en 1985 ? Hé bien la Video Game History Foundation vient de sortir un documentaire d'une heure qui raconte tout ce qu'on ne vous a jamais dit sur le lancement de cette console mythique. Et dedans, y'a des révélations qui font mal ^^.

Frank Cifaldi, le fondateur de la VGHF, a passé des années à fouiller cette histoire. Il a rencontré des gens qui étaient chez Nintendo à l'époque, il a déterré des documents que personne n'avait jamais vus, il a même manipulé des prototypes qui n'auraient jamais dû survivre. Et le résultat, c'est cette plongée incroyable dans les coulisses d'un des plus grands paris de l'histoire du gaming.

Alors remontons au printemps 1983... Nintendo négocie avec Atari, le géant de l'époque, pour leur refiler les droits de distribuer la Famicom dans le monde entier. Hé oui, en interne, Atari avait même donné un nom de code au projet : « 3600« . L'idée, c'était d'intégrer la technologie Nintendo dans un boîtier plastique Atari existant. Le deal était quasiment signé, et les deux boîtes s'étaient mises d'accord sur tout : Nintendo fabriquerait les composants, Atari les revendrait sous sa marque. Ils avaient même commencé à convertir des jeux arcade (Millipede, Joust et Stargate) pour le système.

Et puis tout s'est cassé la gueule au CES de 1983. Atari a vu Coleco montrer un prototype de Donkey Kong sur leur ordinateur Adam, et ils ont pété un câble. Ils pensaient que Nintendo les avait doublés en refilant les droits à un concurrent. En réalité, c'était juste un malentendu sur les licences ColecoVision , mais le mal était fait. Le président de Nintendo, Hiroshi Yamauchi, a tellement gueulé sur les représentants de Coleco sur le salon que tout le monde s'en souvient encore.

Ça a contribué à torpiller les négociations, et dans le contexte des turbulences internes chez Atari, le deal n'a jamais abouti. Atari, qui évaluait également le système MARIA de GCC en parallèle, s'est finalement concentré sur ce qui deviendra l'Atari 7800. Et Nintendo s'est retrouvé tout seul, obligé de se débrouiller.

Et c'est là que ça devient vraiment intéressant parce que Nintendo of America, c'était une petite boîte de rien du tout à l'époque. Quelques dizaines d'employés dont le boulot principal consistait à importer des bornes d'arcade japonaises. Ils n'avaient aucune idée de comment vendre une console de salon aux États-Unis.

Alors ils ont fait appel à Lance Barr, un designer industriel, pour revoir complètement la Famicom. Et le mec a créé un design qui ressemblait plus à une chaîne hi-fi haut de gamme qu'à une console de jeux. Le prototype s'appelait l'AVS (Advanced Video System). C'était un truc tout en finesse avec des manettes sans fil, un clavier, un magnétophone à cassettes, et une esthétique empilable façon chaîne hi-fi. Les photos de l'époque sont magnifiques, on croirait du design scandinave ^^.

Le prototype AVS de Nintendo, avec son design hi-fi et ses manettes sans fil ( Source )

Sauf que personne n'en voulait. Nintendo a fait des tests consommateurs, et les gamins (et leurs parents) trouvaient le concept de programmation barbant. Ils aimaient bien l'idée des manettes sans fil et de l'empilement des boitiers, mais coder / modifier soi-même ses propres jeux en Basic ? Grosse flemme...

En plus, le marché américain était en plein crash. Les magasins croulaient sous les invendus de jeux Atari bradés, et personne ne voulait entendre parler d'une nouvelle console. Tous les détaillants que Nintendo rencontrait leur disaient la même chose : le jeu vidéo, c'est mort, c'était une mode passagère, passez votre chemin (tiens ça me rappelle quelque chose plus actuel... lol).

Alors Nintendo a tout viré. Plus de manettes sans fil, plus de clavier, plus de magnétophone. Ils ont gardé uniquement le robot R.O.B. comme cheval de Troie. L'idée, c'était de faire croire aux magasins de jouets qu'ils vendaient un robot high-tech, et pas une console de jeux.

Et ça a marché, les amis !!

Une armée de R.O.B., le robot qui a permis à Nintendo d'infiltrer les magasins de jouets ( Source )

Puis en octobre 1985, Nintendo a lancé la NES dans la région de New York avec une garantie de rachat pour les détaillants : si ça ne se vendait pas, ils reprenaient tout. L'équipe a bossé comme des dingues depuis un entrepôt minable du New Jersey, infesté de rats et de serpents. Il y a même eu un ouragan pendant le lancement. Du grand n'importe quoi.

Le présentoir NES chez FAO Schwarz en 1986 ( Source )

Mais le plus fou dans cette histoire, c'est le fameux chip CIC, le « lockout chip » qui empêchait de jouer à des jeux non autorisés par Nintendo. Et devinez d'où venait cette idée ? D'Atari eux-mêmes ! Lors des négociations de 1983, quelqu'un chez Atari avait demandé à Nintendo s'ils pouvaient créer un système technique pour bloquer les cartouches non officielles. Atari se plaignait des jeux pourris que n'importe qui pouvait sortir sur leurs consoles, et ils voulaient reprendre le contrôle.

Nintendo n'avait pas de solution à l'époque, mais ils ont retenu l'idée. Et selon les dépositions du procès Atari vs. Nintendo, le président Yamauchi aurait lui-même reconnu qu'après avoir entendu ce qu'Atari avait dit, Nintendo avait conclu qu'un système de sécurité devait être développé pour vendre des consoles aux États-Unis.

En gros, Atari aurait suggéré le concept qui allait se retourner contre eux. C'est le chip qui les empêchera plus tard de publier librement des jeux sur NES, conçu par Nintendo suite à leur demande initiale. Ironique non ? Et ce système de contrôle est ensuite devenu le modèle pour toutes les consoles qui ont suivi. Aujourd'hui, on trouve normal qu'on ne puisse pas sortir un jeu PlayStation sans l'accord de Sony, mais avant la NES, n'importe qui pouvait fabriquer des cartouches pour n'importe quelle console.

La VGHF a aussi récupéré les jeux qu'Atari avait commandés à Nintendo en 1983. Trois d'entre eux (Millipede, Joust et Stargate) sont d'ailleurs finalement sortis en 1987 via le HAL Laboratory avec un copyright « Atari 1983 » sur l'écran titre. Tant mieux, ça aurait été dommage de ne pas pouvoir y jouer...

Bref, si vous avez une heure devant vous pendant les fêtes, foncez regarder ce documentaire. C'est de la recherche historique de première main, pas du réchauffé de Wikipedia. Et si vous voulez aller plus loin, la VGHF a aussi mis en ligne un panel avec trois anciens de Nintendo qui ont vécu le lancement de 1985. Des témoignages de première main qu'on ne retrouvera probablement jamais ailleurs...

Source

Reçu — 27 décembre 2025

À Taïwan, on peut maintenant payer avec une disquette (mais faut pas l'insérer dans un lecteur !)

Par :Korben
27 décembre 2025 à 17:15

Vous vous souvenez des disquettes 3,5 pouces ? Ces petits carrés en plastique qu'on utilisait pour stocker nos 1,44 Mo de données précieuses ? Hé bien à Taïwan, elles font leur grand retour... mais pas pour sauvegarder vos fichiers.

La société iPASS, qui gère un système de cartes de transport et de paiement sans contact dans le pays, vient de lancer une carte prépayée NFC en forme de disquette. Taille réelle, proportions parfaites, disponible en noir ou en jaune. C'est sorti pour Noël et les geeks du pays se sont jetés dessus.

Le truc qui m'a fait triper surtout, c'est l'avertissement officiel que la boîte a jugé nécessaire d'ajouter sur la fiche produit : "Ce produit a uniquement une fonction de carte et n'a pas de fonction disque 3,5mm, veuillez en prendre note avant l'achat". J'imagine qu'ils ont dû voir passer quelques retours de clients déçus qui tentaient de l'insérer dans leur vieux PC... Même si après, trouver un PC avec un lecteur de disquette en 2025, c'est déjà un exploit en soi.

Du coup cette carte permet de prendre le métro, le bus, le train, le taxi, de louer un vélo, et de payer dans les 7-Eleven, FamilyMart, McDonald's, Burger King et plein d'autres enseignes. Bref, c'est une vraie carte de paiement, juste avec un look de rêve pour les nostalgiques de l'ère DOS.

Et si vous pensez que c'est le gadget le plus absurde qu'ils ont sorti, détrompez-vous puisque iPASS propose aussi des cartes en forme de téléphone Motorola DynaTAC (le gros portable des années 80), de train miniature, de tong, et même de boule à neige Godzilla avec des LEDs. Sur le site PCHome24, y'a littéralement 838 designs différents de cartes iPASS. Les Taïwanais, ils font pas les choses à moitié.

Une carte standard coûte environ 100 NT$ (3 euros) sans crédit, mais les éditions collectors peuvent monter jusqu'à 1000 NT$ ou plus selon le délire. Voilà, si vous passez par Taïwan, c'est clairement le souvenir geek ultime à (me) ramener !

Et au moins, contrairement à une vraie disquette, celle-là ne risque pas de vous lâcher après 6 mois à cause d'un petit champ magnétique de passage.

Source

Nouvelle variante en équipes pour Rumble in the House

20 décembre 2025 à 23:07

Logo du jeu

Il y a presque 3 ans j'avais partagé sur ce blog une variante pour un jeu de société : Rumble in the House

Logo du jeu

Afin d'y pouvoir y jouer en famille pour les fêtes de fin d'année, j'ai conçu une nouvelle variante pour jouer à Rumble in the House avec plus de …


Permalien
Reçu — 24 décembre 2025

Un très Joyeux Noël à tous !!!

Par :Xclude
24 décembre 2025 à 19:15

L’année 2025 s’achève bientôt et l’on voudrait plus que tout pouvoir en rester à l’énumération paisible des nombreuses nouveautés technologiques qui ont parsemé les 12 derniers mois, des nouveautés dont certaines se retrouveront peut-être sous quelques sapins. A vrai dire, la grosse sensation tech de 2025 est un …

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Reçu — 2 décembre 2025

Noël approche… Microsoft sort sa collection de pulls moches de Noël !

2 décembre 2025 à 15:04

A l'approche des fêtes de fin d'année, Microsoft vient d'enrichir sa boutique en ligne de trois nouveaux pulls moches de Noël. Et pour être moches, ils sont vraiment moches... 

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Reçu — 3 novembre 2025

Sora 2 : une vingtaine de studios japonais mettent en garde OpenAI

3 novembre 2025 à 05:46

Le tout dernier générateur de vidéos d’IA du créateur de ChatGPT n’en finit plus de faire parler de lui. Cette fois, plusieurs studios japonais, dont Toei et Square Enix, ont…

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Reçu — 30 octobre 2025

The Witcher : le tournage de la saison 4 de la série Netflix a été difficile pour Liam Hemsworth

30 octobre 2025 à 04:39

La saison 4 de la série Netflix The Witcher sort aujourd’hui, jeudi 30 octobre 2025. Et, selon Liam Hemsworth, qui remplace Henry Cavill dans le rôle de Geralt de Riv,…

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