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Reçu aujourd’hui — 27 janvier 2026

DoomBuds - DOOM tourne maintenant sur des écouteurs (oui vraiment)

Par :Korben
27 janvier 2026 à 13:20

"Est ce que ce truc peut faire tourner Doom ???"

C'est LA question qui hante les développeurs depuis 1993 et à chaque fois qu'on pense avoir atteint le fond, quelqu'un creuse encore un peu. Arin Sarkisian, un développeur australien vient en effet de porter le FPS culte d'id Software sur... des écouteurs. Oui, des écouteurs !

J'ai d'abord cru à une connerie quand j'ai vu passer le projet sur GitHub mais non. Le délire est bien réel et plutôt technique puisqu'il a flashé ses PineBuds Pro , des écouteurs sans fil qui acceptent un firmware open source (y'en a pas des masses sur le marché). Le CPU a été overclocké à 300 MHz au lieu des 100 MHz d'origine, le mode basse consommation a été désactivé, et hop, il s'est arrangé pour y faire tourner un port du shooter. Tout ça sur un appareil qui a quand même moins d'1 Mo de RAM, c'est fort je trouve ! Si ça ne vous impressionne pas, je vous rappelle quand même que le jeu original demandait 4 Mo minimum en 1993.

Alors après ces écouteurs n'ont pas d'écran, vous vous en doutez. C'est pourquoi le rendu se fait via streaming JPEG à 18 images par seconde vers un smartphone connecté. C'est pas du 144 Hz, clairement, mais ça tourne ! D'ailleurs, si vous avez la flemme d'installer tout ce bazar, le dev a mis en ligne une version jouable directement depuis votre navigateur , sur SES propres écouteurs. Vous pouvez donc littéralement jouer à distance sur les PineBuds d'un mec à l'autre bout du monde. C'est complètement dingue !!

Edit : Oups, c'est cassé.

Côté installation, attention quand même car faut se retrousser un peu les manches. Déjà c'est Docker obligatoire, et si vous êtes sous Windows, WSL2 aussi. Y'a un firmware modifié à flasher, puis un package JavaScript standalone pour le streaming. Le projet utilise doomgeneric, un port pensé pour être facilement adaptable. Par contre, si vous avez des PineBuds avec un firmware récent, y'a apparemment quelques galères de compatibilité à prévoir... j'ai pas testé perso parce que j'ai pas ce genre d'écouteur, mais les issues GitHub sont remplies de gens qui galères ^^.

Donc si vous pensiez que faire jouer des rats à DOOM avec un casque VR était déjà barré, bah là on a encore passé un cap. Bref, le meme "Can it run Doom ?" a encore de beaux jours devant lui.

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Reçu hier — 26 janvier 2026

LACT - Le panneau de contrôle GPU qui manquait à Linux

Par :Korben
26 janvier 2026 à 09:19

Si vous avez une carte graphique AMD sous Linux, vous savez que côté outils de contrôle, c'est pas vraiment la fête. AMD ne fournit rien d'officiel pour gérer l'overclocking ou les ventilateurs, du coup faut se débrouiller avec des solutions tierces. Et j'ai vu que LACT venait de sortir une nouvelle version estampillée 0.8.4 et franchement, elle a l'air vraiment pas mal.

Pour ceux qui débarquent, cet utilitaire open source permet de configurer et monitorer votre GPU AMD (et aussi Nvidia ou Intel dans une certaine mesure) directement depuis une interface graphique très bien fichue. Vous réglez vos courbes de ventilation, vous ajustez la puissance, vous undervoltez... tout ça sans passer par des lignes de commande cryptiques.

Et de ce que j'ai compris, la grosse nouveauté de cette version, c'est la refonte de la page d'overclocking. L'interface a été réorganisée avec les boutons déplacés dans l'en-tête, ce qui rend le tout plus lisible. D'ailleurs, le panneau de contrôle mémorise maintenant vos onglets entre les redémarrages, donc plus besoin de re-naviguer à chaque fois que vous lancez l'appli.

Côté hardware, y'a du nouveau aussi. De nouveaux capteurs de puissance sont exposés sur les cartes AMD, ce qui permet genre de séparer la consommation CPU et GPU. Pratique pour voir précisément ce qui bouffe le plus de watts dans votre config ! La lecture des métriques est aussi devenue plus efficace, donc moins de charge système pour afficher vos stats en temps réel.

Pour les serveurs headless, une image Docker est aussi disponible, du coup vous pouvez faire tourner le service sans interface graphique et gérer vos GPU à distance. Sympa pour les fermes de calcul ou les rigs de minage (si ça existe encore ??).

Les développeurs ont aussi corrigé pas mal de trucs notamment des fuites mémoire. Maintenant, si jamais ça crash, au lieu de se bloquer bêtement, l'appli affichera un jolie écran de plantage tout propre.

L'installation est dispo sur à peu près toutes les distros : Arch (directement dans les repos), Debian/Ubuntu en .deb, Fedora via Copr, openSUSE, et même en Flatpak pour les allergiques aux paquets natifs.

Voilà, si vous voulez vérifier la température de votre carte graphique sous Linux sans vous prendre la tête avec sensors et compagnie, c'est clairement la solution la plus user-friendly du moment.

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Reçu — 19 janvier 2026

Ningtendo PXBOX 5 - Le mod qui réunit la PS5, la Xbox Series X et la Switch 2 dans un même boitier

Par :Korben
19 janvier 2026 à 21:43

Ce soir je vous propose de partir sur de la bidouille de console qui n'est pas un mod en carton hein... C'est de la vraie bidouille de champion ! Ou devrais-je plutôt dire championne puisque XNZ (小宁子) (oui c'est son pseudo) est une moddeuse chinoise qui vient de plier le game avec sa Ningtendo PXBOX 5.

Le concept c'est de faire rentrer une PlayStation 5, une Xbox Series X sans oublier la petite dernière de Nintendo, j'ai nommé la Switch 2 dans la même boîte comme papa dans la voisi... euh pardon je m'égare ^^. Oui les 3 consoles dans un seul boîtier ! Tu parles d'une mission ! Ça me rappelle la grande époque héroïque du modding de console sans filet (ce qui était aussi sacrément couillu).

Pour y parvenir, elle a littéralement désossé la PS5 et la Series X pour ne garder que les cartes mères. Quant à la Switch 2, elle a intégré une version modifiée du dock directement dans la carcasse. Une vraie boucherie !! C'est propre, c'est dense... Je suis presque jaloux de tant de talent !

Le cœur du réacteur est un radiateur central triangulaire en aluminium moulé à la cire et comme vous pouvez le voir dans la vidéo, c'est du travail d'orfèvre. Elle a même ajouté des plaques de cuivre pour le contact thermique histoire que ça ne fonde pas, le tout refroidi par un Phanteks T30 de 120 mm (lien affilié). Un monstre ce ventilo quand j'y pense !

Niveau alimentation, oubliez les 3 transfos de 800 kg qui traînent derrière la télé puisqu'une seule alimentation GaN de 250W (!!) suffit pour tout le monde.

Le hic (parce qu'il y en a toujours un... snif) c'est que c'est un petit contrôleur Arduino qui gère la bascule. Il faut donc fermer le jeu en cours avant de switcher l'alim sinon cette dernière se mettra en sécurité. Bon c'est pas la mort et le changement ne prend que 3 secondes donc ça vaaaa...

Maintenant, la question qui fâche c'est, où est ce qu'on met les disques, pardi ?

Bah nulle part les amis, parce que c'est une console 100% dématérialisée... y'a que la Switch qui garde ses cartouches, youpi ! Hé oui c'est le prix à payer pour obtenir une telle "compacité" (ça se dit ce mot ??). C'est vrai que quand je la compare à la N64 portable de l'époque, je me dit qu'on en a quand même fait du chemin...

Voilà, si vous avez le moindre talent en fonderie et une bonne garantie chez Darty, c'est un projet à suivre de très près.

Amusez-vous bien !

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Reçu — 16 janvier 2026

Ces rats jouent à DOOM avec un casque VR

Par :Korben
16 janvier 2026 à 14:14

Vous pensiez avoir tout vu en matière de projets geeks complètement déjantés ?

Hé bien accrochez-vous à vos slips, parce que des chercheurs, menés par le neuro-ingénieur Viktor Tóth, ont réussi à faire "jouer" des rats à DOOM. Pas en appuyant sur des boutons au hasard, non non, mais avec un casque de réalité virtuelle sur mesure, une boule de déplacement sous leurs pattes, et même une gâchette pour tirer sur les démons !

Je vous jure que c'est vrai. Le projet s'appelle " Rats Play DOOM " et c'est à la croisée de la neuroscience, de la robotique et du game design. L'idée de base, c'est de prouver qu'on peut entraîner des rongeurs à interagir avec des environnements virtuels contrôlés basés sur un moteur de jeu. Et quitte à faire ça, autant le faire avec le jeu le plus iconique des années 90.

Gros plan sur le casque VR panoramique pour rongeurs ( Source )

Le setup est assez dingue. Le rat est équipé d'un casque panoramique intégrant un écran AMOLED pliable qui offre 180 degrés de champ horizontal et 80 degrés de vertical. Il est installé sur une boule sphérique qui détecte ses mouvements via des capteurs, un peu comme une trackball géante. Quand il marche, court ou tourne, ça se traduit directement en déplacements dans le jeu.

Et pour ceux qui se demandent comment un rat peut vraiment dégommer des monstres... Hé bien oui, car Viktor a même fabriqué un levier custom avec un encodeur rotatif que le rat actionne avec ses pattes pour faire feu. Donc oui, les rats tirent sur des démons avec leurs petites papattes !

Le nouveau setup modulaire V2 ( Source )

Pour motiver nos petits rongeurs gamers, y'a évidemment un système de récompense. À chaque action réussie, le système distribue 10 microlitres d'eau sucrée via un solénoïde. C'est pas grand-chose mais pour un rat, c'est le graal. Au bout de deux semaines d'entraînement environ, les rats Todd, Kojima et Gabe (oui, ils ont des noms de légendes du jeu vidéo, on adore l'humour des chercheurs) ont réussi à naviguer dans l'environnement virtuel. Et là, ils ont même appris à déclencher le mécanisme de tir.

Bon, faut être honnête, ils n'ont pas encore terminé le jeu. L'équipe explique que les rats ont vieilli avant de pouvoir passer à l'entraînement avancé. Du coup, c'est plus une preuve de concept qu'un speedrun, mais quand même, c'est impressionnant. On est loin du simple contrôle neuronal de base, là car c'est une vraie interaction avec un moteur de jeu.

Setup V1 du projet Rats Play DOOM ( Source )

Côté technique, tout tourne sur un combo Raspberry Pi pour l'acquisition des capteurs en temps réel, et un PC qui fait tourner une version modifiée de ViZDoom. Le tout communique en TCP et hop, c'est géré par un script Python central. Et comme si ça suffisait pas, le projet est entièrement open source. Vous pouvez récupérer le code, les schémas électroniques et même les fichiers 3D pour imprimer les pièces sur le repo GitHub. Donc si vous avez un rat de compagnie et beaucoup trop de temps libre...

Le projet en est à sa deuxième version. Cette V2 est plus modulaire, avec des composants imprimables en 3D et une électronique plus fiable. C'est typiquement le genre de bidouille qui me rappelle pourquoi j'aime tant farfouiller dans les projets Raspberry Pi les plus improbables ^^.

D'ailleurs, si vous êtes fan de portages improbables, vous vous souvenez peut-être de cet article sur DOOM Retro , mais là avec les rats, on est clairement passé au niveau supérieur.

Bref, on vit vraiment une époque formidable où des gens financent des projets pour apprendre à des rats à buter des démons en VR. Et j'adore l'idée !

Reçu — 13 janvier 2026

La disquette, la meilleure des télécommandes TV pour les enfants

Par :Korben
13 janvier 2026 à 12:56

Est-ce que vous vous souvenez du bruit d'un lecteur de disquette ? Ce "clac-clac" mécanique qui signifiait qu'on allait enfin lancer Monkey Island ou Doom ?

Et bien, si vous avez encore un carton de disquettes 3,5 pouces qui traîne au fond du grenier, vous allez pouvoir enfin en faire quelque chose de nouveau en vous inspirant de ce bidouilleur de génie, Mads Chr. Olesen, qui vient de transformer ces reliques en télécommande TV physique pour les enfants.

Partant du constat que les télécommandes modernes sont devenues des usines à gaz et que les applis de streaming sont conçues pour nous faire scroller à l'infini, il a voulu créer un truc tangible où une disquette = un déclencheur pour une vidéo (ou une playlist). L'enfant choisit sa disquette, l'insère, et hop, le film se lance sur la TV via un Chromecast. Pas besoin de stocker le film sur les 1,44 Mo de la galette (ce qui serait un exploit en soi), la disquette contient juste une commande de lecture. C'est magique !

Côté technique, c'est du hacking de hardware comme je les aime... Le boîtier cache un duo de choc composé d'un ATmega (type Arduino) pour piloter le lecteur de disquettes et d'un ESP8266 pour causer en WiFi avec le Chromecast. Alors pourquoi deux puces ? Hé bien parce que la lecture des données brutes d'une disquette demande un timing ultra précis que l'ESP8266 a du mal à gérer tout seul à cause de ses tâches WiFi.

Hé ce n'est que ce n'est pas du simple RFID collé sur une disquette puisque le système lit vraiment les données physiques ! Sur chaque disquette préparée, on trouve un petit fichier autoexec.sh (généralement placé sur les premiers secteurs du disque). Ainsi, quand on insère la galette, l'ATmega réveille l'ESP, lit la commande et l'envoie via la liaison série. L'ESP n'a alors plus qu'à piloter le Chromecast via le réseau local pour lancer la vidéo.

Pour alimenter tout ça, il utilise des batteries 18650 (attention les amis, si vous reproduisez ça, n'oubliez pas le circuit de protection BMS, ça ne rigole pas avec le Lithium) et tout ce petit monde repart en sommeil 30 secondes après l'action pour économiser l'énergie. Et après lecture, petit détail bien geek, la tête se déplace vers la piste 20. Ce n'est pas pour éviter de rayer le disque, mais plutôt pour s'assurer que la tête n'exerce pas de pression prolongée sur la zone de données critique (piste 0) en cas de choc.

Les doigts dans le nez !

Voilà, j'ai trouvé ça très cool, surtout avec ce côté bien retro, mais au delà de ça, c'est un super moyen de redonner du sens au contenu. Ça apprend aux gamins qu'un film, c'est un objet physique qu'on choisit, pas juste un flux infini. Voilà, si vous avez envie de ressortir le fer à souder, foncez voir les détails du projet.

Et bravo à Mads pour cette superbe bidouille !

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Fabriquer une disquette de zéro - Le défi fou d'un maker

Par :Korben
13 janvier 2026 à 09:00

Vous vous souvenez de ce bruit ? "Clac-clac-bzz-grrr".

Le chant mélodieux du lecteur de disquette 3,5 pouces qui essayait de lire votre exposé de géographie ou d'installer Windows 95 (disquette 12 sur 13, erreur de lecture, le drame). Une technologie qu'on pensait enterrée avec le 56k et le Minitel (coucou les vieux ).

Faut dire que Sony, le dernier à en produire, a jeté l'éponge en 2011. Mais pour polymatt, un maker qui a visiblement trop de temps libre (je suis jaloux), ce n'était pas suffisant de juste s'en souvenir avec nostalgie. Il a décidé d'en fabriquer une. De. Zéro.

Et quand je dis de zéro, c'est pas juste imprimer une coque en 3D. Non, non. Le gars a fait sa propre soupe chimique magnétique pour enduire un film plastique. Un grand malade.

Beaucoup de gens, quand ils veulent une disquette en 2026, vont sur eBay où ils achètent également une carte de transport taïwanaise qui y ressemble pour le style. Mais polymatt, lui, il voulait comprendre "comment ça marche vraiment" et surtout prouver qu'on pouvait le faire dans son garage.

Le résultat final : une disquette en aluminium brossé ( Source )

Première étape : le boîtier. Au lieu du plastique beige moche de notre enfance, il a sorti l'artillerie lourde avec une CNC Carvera Air pour usiner de l'aluminium. Résultat ? Une disquette qui pèse son poids et qui a un look absolument incroyable avec sa texture brossée. C'est un peu la Rolls de la disquette, le genre de truc qu'Apple aurait pu sortir à l'époque de l'iMac G3 (celui de 1998 qui avait justement abandonné le lecteur de disquette, ouvrant la voie à la fin du format).

Mais le vrai défi, c'est le disque magnétique à l'intérieur. C'est là que la vidéo se transforme en cours de chimie niveau Breaking Bad.

Car il a fallu créer une encre magnétique maison capable de stocker des 0 et des 1.

La recette ?

  • De l'oxyde de fer noir (la base magnétique)
  • Du PVA (comme liant)
  • Un peu d'alcool isopropylique (pour aider à la dispersion)
  • De la glycérine (pour la souplesse)
  • Et du Tween 20 (un tensioactif pour que ça s'étale bien)

Secouez le tout, et vous obtenez une pâte noire qui tâche probablement tout ce qu'elle touche.

Ensuite, il faut étaler ça sur un film plastique (PET) de manière parfaitement uniforme. Matt a visé une épaisseur de 5 à 6 microns. Il a utilisé une technique de pros avec une Meyer rod (une tige en métal entourée d'un fil très fin) pour racler l'excédent et obtenir une couche fine et régulière.

Évidemment, ça a raté plein de fois. L'encre qui s'écaille, le disque qui ondule comme une crêpe sous la chaleur, les trous mal alignés... Il a même dû improviser un traitement de surface à la flamme (pour activer la surface du polymère) pour que la chimie accroche enfin au plastique. C'est ça la vraie vie de maker : 90% d'échecs, 10% de gloire.

Mais le moment de vérité, c'est quand il l'a enfin insérée dans le lecteur. Avec un outil appelé Greaseweazle (qui permet de lire et écrire des données au niveau flux magnétique via USB), on voit l'écran s'illuminer. Des secteurs verts. Des données qui s'écrivent.

Ça marche.

Alors oui, c'est pas fiable à 100%, ça stocke environ 1,44 Mo (le standard HD de l'époque), et ça a coûté probablement plus cher en temps et matériaux qu'un SSD de 4 To. Mais voir quelqu'un recréer une technologie aussi complexe dans son garage avec des outils modernes, ça force le respect.

Et pour ceux qui se demandent "Pourquoi ?", la réponse est simple : Parce qu'on peut. Et parce que comprendre comment la magie opère, c'est quand même plus satisfaisant que de juste cliquer sur "Acheter" chez Amazon.

Bref, si vous avez une vingtaine de minutes, regardez la vidéo, rien que pour voir l'usinage de l'alu, c'est hypnotisant.

Reçu — 12 janvier 2026

En finir avec l'enshittification en légalisant le reverse-engineering

Par :Korben
12 janvier 2026 à 10:59

Bon, je vais être direct : le reverse-engineering devrait être légal, point barre. Et tant mieux si quelqu'un d'aussi influent que Cory Doctorow le gueule dans le Guardian !

Pour ceux qui débarquent, le reverse-engineering c'est le fait de désosser un logiciel ou un appareil pour comprendre comment il fonctionne. Pas pour le pirater, hein, mais pour réparer, améliorer ou simplement vérifier qu'on ne se fait pas arnaquer. Et c'est là que ça devient un peu compliqué, parce que dans plein de pays, c'est illégal.

Doctorow rattache ça au phénomène d'"enshittification" (oui, le terme est volontairement moche... On pourrait traduire ça par "l'emmerdification"). C'est ce phénomène bien pénible où les entreprises dégradent progressivement leurs produits pour vous forcer à payer plus ou à racheter du neuf. Votre imprimante qui refuse les cartouches compatibles ? Enshittification. Votre tracteur John Deere qui vous interdit de le réparer vous-même ? Enshittification. Les onduleurs solaires chinois avec des kill switches à distance ? Enshittification + un peu de parano ^^.

Le truc, c'est que les lois anti-contournement comme le DMCA américain protègent ces pratiques. Du coup, même si vous avez acheté un machin, vous n'avez pas vraiment le droit de regarder sous le capot.

Mais bonne nouvelle pour nous autres Européens, l'article 6 de la directive européenne sur les logiciels autorise la décompilation pour assurer l'interopérabilité. Si ça c'est pas une nouvelle preuve que l'Europe est supérieure aux Etats-Unis, j'sais pas ce que c'est ^^.

En France par exemple, l'article L. 122-6-1 du Code de la propriété intellectuelle va même plus loin puisqu'il est impossible pour un éditeur d'interdire contractuellement ce droit. Autrement dit, même si c'est écrit dans les CGU, c'est nul et non avenu.

Par contre, le Royaume-Uni post-Brexit, c'est une autre histoire mais Doctorow y voit plutôt une opportunité. En effet, comme le Royaume-Uni est libéré des contraintes de l'harmonisation européenne, le pays pourrait assouplir ses lois plus rapidement que l'UE et devenir un hub du reverse-engineering légal. À condition évidemment de ne pas céder aux lobbys tech américains qui poussent dans l'autre sens.

Alors certains d'entre vous pourraient se demander : Ça sert à quoi de pouvoir reverse-engineerer ses appareils ?

Hé bien, ça sert par exemple à découvrir que votre thermostat "intelligent" envoie vos données à des serveurs douteux. Ou à réparer votre tracteur sans attendre 3 semaines un technicien agréé qui vous fera payer une fortune un truc dérisoire. Ou encore à vérifier que l'onduleur solaire sur votre toit n'a pas une backdoor exploitable par n'importe qui. De plus, des outils comme ReverserAI rendent ce genre d'analyse de plus en plus accessible, même sans être un expert en assembleur. Et ça c'est cool !

Le combat de Doctorow, c'est donc de faire sauter ces verrous juridiques qui protègent l'obsolescence programmée au détriment des consommateurs. Et franchement, quand on voit l'état du marché tech actuel, c'est pas du luxe, je trouve.

Bref, si vous voulez comprendre pourquoi votre grille-pain connecté vous espionne, au moins en Europe, vous avez théoriquement le droit de le découvrir. C'est déjà ça. Force à nos amis anglais et américains qui sont encore plus maltraités par les sociétés qui verrouillent leurs appareils, que nous.

Reçu — 7 janvier 2026

Test de l’enceinte Teufel Boomster 4 : grosse autonomie, radio DAB, super son, super prix… et une petite astuce en bonus !

Par :Korben
7 janvier 2026 à 13:38

– Article invité, rédigé par Vincent Lautier, contient des liens affiliés Amazon –

Si vous traînez souvent dans l'univers de l'audio nomade, vous savez que Teufel n'est pas là pour faire de la figuration. La marque berlinoise a décidé de remettre au goût du jour un de ses produits classiques avec la Boomster 4 , et je ne pouvais pas passer à côté de l'occasion de tester la bête.

Pour ce test, j'ai eu entre les mains la version blanche, qui, je dois l'avouer, est super belle. On s'éloigne du look agressif de certaines enceintes pour quelque chose de très épuré, très "Apple-friendly" dans l'esprit, qui s'intègre parfaitement dans un salon moderne ou sur une terrasse. Dès qu'on la sort du carton, on sent que c'est du sérieux : avec ses 3,75 kg et sa poignée robuste, c'est un beau bébé qui inspire confiance, certifié IPX5 pour résister aux éclaboussures, ce qui est toujours rassurant si l'apéro tourne mal.

Côté son, Teufel a mis les petits plats dans les grands avec un véritable système 2.1 embarqué. On retrouve deux tweeters, deux médiums et un subwoofer central de 11 cm, épaulés par deux radiateurs passifs pour les graves. Le résultat est assez bluffant. La technologie Dynamore, chère à la marque, élargit la scène sonore de manière surprenante pour une enceinte monobloc. Les basses sont percutantes sans être trop baveuses, les voix ressortent avec une clarté impeccable, et même à volume élevé, la distorsion reste aux abonnés absents. C'est puissant, riche et détaillé, capable de sonoriser une grande pièce sans forcer. J'apprécie particulièrement les réglages de basses et d'aigus accessibles directement, permettant de sculpter le son selon qu'on écoute du jazz ou de la techno.

Cependant, il manquait un petit quelque chose à cette enceinte pour qu'elle soit absolument parfaite à mes yeux : la connectivité WiFi et AirPlay 2. Nativement, la Boomster 4 est une enceinte Bluetooth 5.0 (avec aptX HD tout de même) et radio, mais elle n'est pas connectée au réseau. Qu'à cela ne tienne, j'ai décidé de corriger ce "défaut" moi-même. J'ai branché sur l'entrée auxiliaire le Belkin SoundForm Connect AirPlay 2 . C'est un petit adaptateur magique qui transforme n'importe quel système audio classique en enceinte AirPlay 2. Le mariage est parfait : je profite de la puissance de la Teufel avec la souplesse de l'écosystème Apple. D'ailleurs, si ce petit accessoire vous intrigue, sachez que j'ai publié le test complet du Belkin SoundForm Connect aujourd'hui même sur Mac4Ever , je vous invite à aller y jeter un œil pour voir comment ça fonctionne en détail .

Au-delà de cette petite bidouille AirPlay, il y a une fonctionnalité native de la Boomster 4 que je trouve absolument géniale et trop souvent négligée aujourd'hui : le tuner radio DAB+ et FM. On a tendance à tout miser sur le streaming, mais franchement, j'adore l'idée d'avoir une vraie radio autonome. C'est l'enceinte que je peux emmener en vacances dans un coin paumé sans WiFi, ou utiliser à la maison en cas de coupure internet (ou pour quand les Russes auront fait sauter toute notre réseau internet national). Je suis un gros consommateur de FIP, France Culture et France Info, et pouvoir capter ces stations avec une qualité numérique cristalline grâce à l'antenne télescopique, sans vider la batterie de mon téléphone, c'est vraiment top. La réception est excellente et le fait de ne pas dépendre d'une application pour changer de station est un retour aux sources très plaisant.

(Avec le petit boîtier AirPlay de chez Belkin)

Pour finir sur l'aspect pratique, l'autonomie est tout simplement monstrueuse. Teufel annonce jusqu'à 23 heures d'écoute à volume moyen, et dans mes tests, on n'en est vraiment pas loin. C'est le genre d'enceinte qu'on recharge une fois et qu'on oublie pendant des jours. On regrettera peut-être juste la disparition de la fonction « batterie d’appoint » qui existait sur le modèle précédent, mais vu la qualité globale de l'engin et la présence d'une télécommande bien pratique pour piloter tout ça à distance, on leur pardonne. Pour environ 270 euros, la Boomster 4 est une réussite totale pour moi , qui concilie puissance, qualité audio et polyvalence, surtout si, comme moi, vous lui ajoutez la petite touche de magie AirPlay. Une valeur sûre, et vraiment, à ce prix, n’hésitez pas une seconde. Elle est disponible sur Amazon . Et pour le boîtier AirPlay 2 de chez Belkin, c'est lui !

Article invité publié par Vincent Lautier . Vous pouvez aussi faire un saut sur mon blog , ma page de recommandations Amazon , ou lire tous les tests que je publie dans la catégorie "Gadgets Tech" , comme cette liseuse Android de dingue ou ces AirTags pour Android !

Reçu — 6 janvier 2026

LEGO dévoile la Smart Brick - Un mini-ordinateur dans une brique 2x4

Par :Korben
6 janvier 2026 à 06:36

On avait les Mindstorms, les Boost, les Powered Up, et maintenant voici la Smart Brick ! LEGO vient en effet de lâcher une bombe au CES 2026 : un micro-ordinateur complet qui tient dans une brique 2x4 classique. Et visiblement, c'est pas qu'un gadget marketing !

La Smart Brick, une brique 2x4 qui cache une puce ASIC de 4,1mm ( Source )

Le concept est fou puisque LEGO a réussi à caser une puce ASIC de 4,1mm (plus petite qu'un tenon LEGO !), des capteurs (accéléromètre, lumière, son), un mini haut-parleur avec synthétiseur intégré, du Bluetooth et des bobines de charge sans fil... le tout dans le format exact d'une brique 2x4 standard. De l'extérieur, impossible donc de faire la différence avec une brique normale.

Le truc cool, c'est que ça fonctionne avec des Smart Tags, des tuiles 2x2 qui servent à donner du contexte à la brique. Vous approchez une minifig Star Wars équipée d'un tag NFC et hop, la brique sait qu'elle doit jouer le thème de Dark Vador. Vous posez votre X-wing sur un socle taggé et les bruitages de moteur se déclenchent. Pas de caméra, pas d'IA générative, juste des interactions physiques bien pensées.

D'ailleurs, la fascination de LEGO pour l'automatisation n'est pas nouvelle. Mais cette fois, c'est directement dans les briques que ça se passe.

Le pad de recharge sans fil permet de charger jusqu'à 10 briques simultanément ( Source )

Pour la batterie, LEGO annonce plusieurs années d'autonomie en veille. Et pour la recharge, un pad sans fil à 39,99$ permet de charger jusqu'à 10 briques simultanément. Fini les piles à changer ou les câbles qui traînent partout.

Côté sets, LEGO démarre fort avec Star Wars dès le 1er mars 2026 :

  • Le TIE Fighter de Dark Vador (75421) à 69,99$
  • Le X-wing de Luke (75423) à 99,99$
  • Le Duel de la Salle du Trône avec A-wing (75427) à 159,99$

Le TIE Fighter de Dark Vador (75421) avec Smart Bricks intégrées ( Source )

Chaque set embarque des Smart Bricks, des minifigs NFC et des accessoires son/lumière. Julia Goldin, la directrice produit et marketing de LEGO, parle carrément de "plus grande évolution depuis la minifig en 1978". Bref, ils y croient fort.

Et le meilleur dans tout ça ? La Smart Brick reste 100% compatible avec vos millions de briques existantes. Votre vieux château fort des années 90 pourra accueillir des briques qui font du bruit. De quoi verser une petite larme en retrouvant des sensations qu'on pensait à jamais disparues.

Les précommandes ouvrent le 9 janvier 2026. Après Star Wars, LEGO City, Technic et Harry Potter suivront dans l'année.

Alors, prêts à ressortir vos LEGO du placard pour y ajouter un peu de jus de cervelle ?

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Reçu — 5 janvier 2026

Meshtastic - Le réseau mesh radio qui fonctionne même quand tout s'effondre

Par :Korben
5 janvier 2026 à 14:06

Vous vous souvenez de Byzantium , ce projet de réseau mesh sur Raspberry Pi pour communiquer quand tout est coupé ? Bah y'a mieux maintenant. Et ça coûte 25 balles.

Meshtastic , c'est un protocole open source qui transforme de petits modules radio LoRa en nœuds d'un réseau maillé complètement décentralisé. Pas besoin d'internet ni de carte SIM. Et la licence radio, on s'en balec'. Ce sont juste des ondes qui rebondissent de relais en relais pour faire passer vos messages chiffrés.

Du coup, comment ça marche ?

Hé bien d'abord vous achetez un petit boîtier sur Amazon (entre 25 et 40 dollars, ou même 10 si vous êtes patient avec la livraison depuis la Chine). Vous installez l'app sur votre smartphone, vous connectez le module en Bluetooth, et hop, vous pouvez envoyer des messages à n'importe qui dans le réseau. Plus y'a de nœuds, plus la portée augmente puisque chaque appareil relaie les communications aux autres.

Et là, vous allez me dire "ouais mais c'est un gadget de survivaliste parano". Sauf que non. L'ouragan Helene qui a ravagé la Caroline du Nord a prouvé que c'était loin d'être un délire. Quand les antennes relais sont tombées, quand internet a disparu, les gens équipés de ces petits modules radio ont pu continuer à communiquer, à demander de l'aide, à coordonner les secours. Bref, le genre de truc qui peut sauver des vies.

Du coup, y'a toute une communauté de bricoleurs qui s'est mise à fabriquer des nœuds DIY pour mailler leur quartier. Y'en a même qui ont transformé une lampe solaire de jardin en relais autonome. Vous savez, les machins à 3 euros chez Action. Bah vous virez la LED, vous collez un module LoRa alimenté par le petit panneau solaire, et vous avez un répéteur qui coûte 30-40 dollars et qui fonctionne tout seul. Certains ont même monté des répéteurs communautaires sur des points en hauteur avec des panneaux solaires plus costauds pour environ 100 dollars.

Le T-Echo de Lilygo, un module compact avec écran e-ink ( Source )

Pour ceux qui veulent un truc plus fini, y'a également le Lillygo T-Echo avec son écran e-ink qui affiche les messages même en plein soleil. Et si vous voulez taper sans téléphone, le T-Deck a carrément un petit clavier intégré.

Le T-Deck avec son clavier intégré, pour les vrais ( Source )

Perso, ce qui me plaît dans ce protocole, c'est qu'il remet la communication entre les mains des gens. Pas de serveur central, pas d'entreprise qui peut couper le robinet, pas de gouvernement qui peut tracer vos échanges. C'est le genre d'infrastructure que les pionniers d'internet auraient adoré. Un réseau qui appartient à ceux qui le construisent, nœud par nœud.

Alors est-ce que ça va remplacer votre forfait mobile ?

Bah non mais quand la prochaine tempête aura mis à terre les infrastructures de votre coin, vous serez peut-être content d'avoir un petit boîtier LoRa chargé dans un tiroir.

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