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Reçu hier — 26 janvier 2026

Les Heures Claires - Un magazine fabriqué à 99% avec l'IA

Par :Korben
26 janvier 2026 à 16:26

Vous vous êtes déjà demandé à quoi ressemblerait un magazine fabriqué quasi entièrement par des IA ?

Hé bien ne cherchez plus et allez lire Les Heures Claires ! Il s'agit d'un mensuel d'environ 90 pages où 99% du contenu, des articles aux illustrations, est généré avec l'aide d'outils comme Midjourney, DALL-E 3 ou ChatGPT. "Avec l'aide" ça veut dire qu'il y a quand même des humains derrière, hein...

Le projet est né de l'imagination de Rémi Rostan, un photographe Google Street View certifié et le gars connaît bien l'image et la technologie, car ça se sent dans le résultat.

Concrètement, le mag est découpé en trois sections. Y'a "Les Heures Innovantes" qui cause tech et IA, "Les Heures Claires" qui explore le côté créatif et artistique, et "Les Heures Sombres" pour le ton plus décalé et humoristique. Perso, c'est ce mélange des genres qui rend le truc intéressant... On est donc loin d'un énième catalogue de prompts Midjourney ou d'un PDF SlopAI ^^.

Et d'ailleurs, en parlant de Midjourney, c'est là que GenIArt entre en jeu. Cette communauté francophone, fondée par Nicolas, un fidèle lecteur de Korben.info, en avril 2023, regroupe plus de 3000 membres sur Discord et contribue régulièrement au magazine avec des tutoriels et des techniques de prompt engineering. Ils ont même remporté un prix aux AI Film Awards de Cannes 2025 avec leur clip "Croquette Crew".

Pas mal pour des passionnés !

Côté diffusion, le mag a déjà conquis environ 10 000 lecteurs, avec 1000 à 1500 nouveaux abonnés chaque mois. Vous pouvez le lire gratuitement en PDF et depuis quelques mois, y'a même une version anglaise pour l'international.

Ce qui est vraiment dingue, c'est que Rémi et ses contributeurs utilisent plus de 20 outils IA différents pour produire chaque numéro. Magnific pour l'upscaling, Generative Fill pour les retouches, et tout un arsenal de modèles de langage pour les textes... Et depuis, le projet a évolué avec la création de StudioLHC , un studio créatif qui propose maintenant ses services aux marques et agences qui veulent intégrer l'IA générative dans leur communication.

La boucle est bouclée !

Moi je trouve ça génial. Les articles sont excellents et les illustrations et autres photos, vraiment très bien exécutées. En plus on apprend des choses.

Bref, si vous voulez voir ce que donne la création de contenu assistée par IA quand c'est bien fait, Les Heures Claires est un exemple plutôt convaincant. Ça fait réfléchir sur l'avenir de l'édition... et c'est un peu le but.

Reçu — 24 janvier 2026

Ce furieux fait booter son PC depuis un disque vinyle

Par :Korben
24 janvier 2026 à 17:57

Alors là, on touche au sublime les amis ! Parce que si vous pensiez avoir tout vu en matière de boot insolite, genre clé USB, PXE, disquette 5 pouces 1/4... Pffff, vous n'êtes qu'une bande de petits joueurs.

Jozef Bogin, ce bidouilleur de génie , que dis-je, ce GOAT, a réussi à faire booter un IBM PC (le modèle 5150, une légende !!) directement depuis... un disque vinyle. Oui, un bon vieux 45 tours.

Regardez-moi ça comme c'est beau :

Pour réussir ce tour de force, il a gravé une image disque de 64 Ko (contenant un noyau FreeDOS minimal) sous forme de signal audio analogique sur le disque. Grâce à une ROM personnalisée (une puce 2364 insérée dans le socket d'extension du BIOS) qui remplace le code de boot habituel, le PC récupère le son via son interface cassette. Les routines du BIOS se chargent ensuite de la démodulation du signal pour charger le tout en RAM. C'est un peu comme émuler une disquette avec une clé USB , mais en version hardcore analogique.

Techniquement, c'est un boulot de dingue. Il a dû adapter l'égalisation audio pour compenser la courbe RIAA du vinyle, gérer les niveaux au millimètre et coder ce fameux bootloader spécifique pour que la magie opère.

Perso, je trouve ça assez poétique et le son n'est pas sans rappeler celui de nos bons vieux modem 56k. Bref, si vous avez une platine et un PC IBM 5150 qui traînent, vous savez ce qu'il vous reste à faire.

Pour les autres, la vidéo suffira largement ^^.

Votre vieille Wii peut à nouveau commander des pizzas

Par :Korben
24 janvier 2026 à 15:00

Si vous pensiez que votre Wii ne servait plus qu'à caler un meuble ou à prendre la poussière au fond du placard, détrompez-vous, car cette dernière vient de retrouver une utilité totalement inutile donc indispensable : Commander des pizzas.

Un rétro-gamer du nom de Pete de la chaine Retro Game Attic a réussi l'exploit de se faire livrer une Domino's Pizza en passant commande directement depuis sa console de 2006. Et ça c'est pas grâce à Nintendo puisque la société japonaise a d'abord coupé les serveurs WiiConnect24 en 2013, puis le service Demae-Can (la chaîne de livraison) a cessé de fonctionner en 2017.

Mais c'était sans compter sur la communauté homebrew qui visiblement avait faim !!

Des projets comme RiiConnect24 avaient déjà ramené la Météo et les Infos mais ici, c'est l'équipe de WiiLink qui s'est attaquée au morceau en ressuscitant le "Demae Channel", cette chaîne de livraison qui n'était sortie qu'au Japon.

Du coup, grâce à leur boulot acharné, la chaîne est de nouveau utilisable, bien que limitée pour l'instant à Domino's US et Canada uniquement. Pete a fait la démo en vidéo, et franchement, l'interface a super bien vieilli. On choisit sa garniture, on valide, et hop, la commande part au restaurant.

Le seul hic, c'est que le paiement en ligne n'est pas supporté. Il faudra donc régler le livreur à l'arrivée et surtout, il ne semble pas y avoir d'option pour les codes promo. Mais bon, commander sa 4 fromages supplément St Nectaire avec une Wiimote, ça n'a pas de prix.

C'est quand même beau de voir des projets comme WiiLink qui continuent de maintenir en vie cette vieille console. J'aurais bien rebranché la mienne pour tenter de la brancher avec une Pizzeria à côté de chez moi parce que j'ai la daaaallle, mais malheureusement, je l'ai revendue y'a des années.

Sniiif.

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Reçu — 21 janvier 2026

Loot Drop - Le cimetière des startups

Par :Korben
21 janvier 2026 à 22:24

J'avoue, j'ai un peu de mal avec l'univers des start-ups. Vous savez, ce petit monde des levées de fonds à rallonge, des pitchs sur LinkedIn et des banquiers qu'il faut brosser dans le sens du poil... C'est clairement pas mon truc. Je préfère rester dans mon coin, avec mon petit site, mon clavier et des gens qui aiment me lire.

La liberté quoi (en théorie ^^).

Mais bon, c'est pas parce que je n'aime pas l'écosystème que je ne respecte pas le boulot abattu, bien au contraire ! Monter une boîte, c'est un sacerdoce et pas mal de mecs et de filles s'y brûlent les ailes et beaucoup finissent par se planter.

C'est moche, mais c'est la réalité du business, surtout dans la tech !

Toutefois si vous avez créé votre propre startup je viens de trouver un site génial qui s'appelle Loot Drop . En gros c'est le cimetière des startups qui recense, à l'heure où j'écris, plus de 1200 startups qui ont mordu la poussière, soit plus de 48,4 milliards de dollars de capital-risque partis en fumée !!

Le créateur du site, un certain AnsbjergB a créé ça "vibe coding" pur à l'aide d'outils comme Cursor et Supabase pour coder à la vitesse de la lumière sans forcément non plus être un cador du développement pur.

Et son idée derrière Loot Drop, c'est de "piller" ces échecs puisque le site vous donne un score d'opportunité pour chaque "cadavre" tech. Vous pouvez ainsi filtrer par difficulté de reconstruction, par scalabilité ou par potentiel de marché.

Alors pourquoi recenser ces échecs ?

Hé bien parce que souvent, une startup se plante non pas parce que l'idée est mauvaise, mais parce qu'elle était trop gourmande. Trop d'employés, trop de bureaux luxueux, trop de marketing inutile. Alors en récupérant l'idée de la défunte et en la relançant en mode passionné indépendant , sans les 50 millions de levée de fonds, y'a peut être encore moyen de faire un truc super rentable.

J'ai trouvé le design du site est super sympa. Je crois que c'est à la mode en ce moment le "neo-brutalism" parce que j'en vois partout mais celui-ci a un petit côté gamer que j'aime bien. On sent le mec qui s'est fait plaisir sur les couleurs et l'ambiance en mode "loot de fin de donjon", mdr.

Voilà, donc si vous avez envie de trouver une idée de projet pour votre prochain week-end à fond sur Claude Code (loool), ou juste d'admirer le gâchis de thunes monumental de la Silicon Valley, allez y faire un tour.

C'est riche en enseignements et ça vous évitera peut-être de reproduire les mêmes conneries que les autres.

Reçu — 16 janvier 2026

GTA Online vient de révéler le vrai cauchemar que sera GTA 6

Par :Korben
16 janvier 2026 à 16:08

OK les amis, là faut qu'on parle de ce qui se passe chez Rockstar. Je pense que vous passez probablement trop de temps à errer dans Los Santos au lieu de bosser, mais ce qui vient de tomber est bien plus inquiétant qu'un braquage de banque qui foire. En effet, d'après une enquête de Variety , Rockstar vient de supprimer des missions créées par des joueurs qui recréaient l'assassinat réel de Charlie Kirk, un fasciste américain tué en septembre dernier.

Le truc, c'est que ce n'est pas juste une petite polémique politique de plus. C'est LE SIGNE que Rockstar Games est en train de réaliser, un peu tard, qu'ils ne contrôlent plus leur propre bébé. Car même si les outils de création existent depuis 2013, une nouvelle fonctionnalité lancée en décembre dernier a visiblement boosté la créativité macabre de certains. Désormais, des joueurs s'improvisent game designer pour injecter des événements du monde réel directement dans le jeu sandbox de Rockstar.

Et là, c'est le drame ! Pour essayer de colmater les brèches, ils ont même dû repenser leur vieux "filtre de grossièretés" interne qui n'est plus juste là pour empêcher les gamins d'écrire des insultes dans le chat, mais pour modérer et bloquer massivement des noms de personnalités ou des événements sensibles. En gros, Rockstar est passé du statut de créateur de mondes virtuels à celui de modérateur de plateforme, un peu comme s'ils géraient un réseau social géant, mais avec des flingues et des bagnoles.

Certains se demandent si l'acquisition de Cfx.re (l'équipe derrière FiveM) en 2023 par Rockstar n'était pas justement un moyen de préparer le terrain avec des technos de contrôle plus musclées. Mais peu importe, car le vrai problème ici est structurel. GTA est devenu une plateforme UGC massive (User Generated Content) et quand on voit à quel point ils galèrent déjà, on peut légitimement se demander comment ils vont gérer le futur multi de GTA 6, prévu pour novembre 2026 ?

Sérieux, je m'inquiète car imaginez l'échelle du prochain titre avec des outils encore plus poussés... Ça va être un combat permanent pour supprimer les contenus problématiques. On est trèèèès loin de l'époque où on s'amusait simplement à regarder Los Santos sous l'eau grâce à un mod. Ici, Rockstar découvre à ses dépends que la liberté offerte aux joueurs est en train de se transformer en leur pire cauchemar de modération.

Allez, bon courage Rockstar, parce que là, vous allez en avoir besoin.

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Reçu — 13 janvier 2026

Are You Dead? - L'application chinoise qui attend votre mort

Par :Korben
13 janvier 2026 à 09:17

Debout les mort ! Aujourd'hui on va parler d'un truc qui va vous faire froid dans le dos, mais qui au fond, est d'une utilité redoutable pour tous les ermites numériques que nous sommes. Imaginez une application qui vous demande régulièrement, avec la subtilité d'un rouleau compresseur : "Hé Ducon, est-ce que tu es mort ?".

Non, ce n'est pas vraiment le début d'un mauvais film d'horreur, mais le concept bien réel d'une application chinoise baptisée Sileme (ou "Are You Dead?" pour les intimes). Le principe c'est de configurer des check-ins réguliers comme ça si vous ne répondez pas présent à l'appel, hop, l'application active son système d'alerte et envoie une notification à vos contacts d'urgence par e-mail (le développeur prévoit aussi d'ajouter les SMS très bientôt).

Vous l'aurez compris, le but de cette app c'est d'éviter que vous ne finissiez en momie numérique dans votre studio de 15m² sans que personne ne s'en aperçoive.

Alors oui, le nom est moche de ouf et a même choqué pas mal de monde en Chine, mais le créateur assume totalement ce côté provocateur. L'app est même passée d'un modèle gratuit à une contribution de 8 yuans (soit un peu plus d'un euro) pour couvrir les frais de fonctionnement des serveurs. On peut dire que c'est le prix de la tranquillité d'esprit de ceux qui vivent seuls.

Ce qui est marrant surtout, c'est que l'app se retrouve le cul entre deux chaises car d'un côté, les autorités chinoises tiquent sur le nom jugé offensant, et de l'autre, des milliers d'utilisateurs y voient un véritable service public pour les isolés. Il y aurait même des demandes pour intégrer des capteurs de santé (fréquence cardiaque, sommeil) pour automatiser tout ça. C'est un vrai truc de malade !

Alors bien sûr, le concept n'est pas nouveau. On connaît déjà le "Check In" d'Apple sur iOS 17 ou de vieux services comme Plerts qui faisaient déjà ce genre de boulot dès 2010 mais c'est la première fois qu'une app assume un ton aussi direct et une interface aussi épurée.

Et en attendant que ça débarque en France, restez vivants les amis, c'est quand même plus sympa pour lire mes prochains articles !

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En Chine, les vans de livraison autonomes sèment un joyeux bordel

Par :Korben
13 janvier 2026 à 09:01

Le futur, c’est maintenant ! Enfin, si le futur c’est de voir un van de livraison se foutre en l'air tout seul, alors oui, on y est en plein dedans ! Et en Chine, les clips de robots de livraison autonomes font un carton sur les réseaux sociaux, mais pas vraiment pour les raisons espérées par leurs constructeurs...

C’est plutôt pour leur capacité à transformer chaque trajet en un joyeux bordel. Entre ceux qui décident que le ciment frais est une excellente piste cyclable et ceux qui continuent leur route avec une moto littéralement coincée sous le châssis, on est loin de la précision chirurgicale promise par certains acteurs de la Silicon Valley.

Le chaos en images - Dans ces clips viraux, rien ne semble arrêter ces automates à roulettes.

Le truc c’est que ces véhicules sans chauffeur, notamment ceux testés par des géants comme ZTO Express, fonctionnent souvent sur des trajets pré-cartographiés (L4 géo-clôturé). Ils sont bardés de capteurs, mais dès que la réalité dépasse la carte (genre un chantier surprise ou un motard un peu trop collant), le système semble parfois avoir un cerveau électronique de bulot.

Et là où ça devient surréaliste dans ces vidéos, c'est que les engins semblent forcer le passage. Un ouvrier essaie de barrer la route ? Le van trace. Une moto s'encastre dans l'une de ses roues ? Il continue de rouler vers sa destination comme si de rien n'était.

Bref, c’est fascinant de voir ce décalage entre la technologie de pointe et l'imprévu du quotidien urbain. Pour l'instant, ces machines sont censées être surveillées à distance, mais on se demande si les opérateurs n'ont pas parfois décidé de laisser l'entropie et le chaos gagner la partie ^^.

Voilà, la prochaine fois que vous recevrez un colis Temu un peu poussiéreux ou avec une trace de pneu, vous saurez pourquoi !

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Fabriquer une disquette de zéro - Le défi fou d'un maker

Par :Korben
13 janvier 2026 à 09:00

Vous vous souvenez de ce bruit ? "Clac-clac-bzz-grrr".

Le chant mélodieux du lecteur de disquette 3,5 pouces qui essayait de lire votre exposé de géographie ou d'installer Windows 95 (disquette 12 sur 13, erreur de lecture, le drame). Une technologie qu'on pensait enterrée avec le 56k et le Minitel (coucou les vieux ).

Faut dire que Sony, le dernier à en produire, a jeté l'éponge en 2011. Mais pour polymatt, un maker qui a visiblement trop de temps libre (je suis jaloux), ce n'était pas suffisant de juste s'en souvenir avec nostalgie. Il a décidé d'en fabriquer une. De. Zéro.

Et quand je dis de zéro, c'est pas juste imprimer une coque en 3D. Non, non. Le gars a fait sa propre soupe chimique magnétique pour enduire un film plastique. Un grand malade.

Beaucoup de gens, quand ils veulent une disquette en 2026, vont sur eBay où ils achètent également une carte de transport taïwanaise qui y ressemble pour le style. Mais polymatt, lui, il voulait comprendre "comment ça marche vraiment" et surtout prouver qu'on pouvait le faire dans son garage.

Le résultat final : une disquette en aluminium brossé ( Source )

Première étape : le boîtier. Au lieu du plastique beige moche de notre enfance, il a sorti l'artillerie lourde avec une CNC Carvera Air pour usiner de l'aluminium. Résultat ? Une disquette qui pèse son poids et qui a un look absolument incroyable avec sa texture brossée. C'est un peu la Rolls de la disquette, le genre de truc qu'Apple aurait pu sortir à l'époque de l'iMac G3 (celui de 1998 qui avait justement abandonné le lecteur de disquette, ouvrant la voie à la fin du format).

Mais le vrai défi, c'est le disque magnétique à l'intérieur. C'est là que la vidéo se transforme en cours de chimie niveau Breaking Bad.

Car il a fallu créer une encre magnétique maison capable de stocker des 0 et des 1.

La recette ?

  • De l'oxyde de fer noir (la base magnétique)
  • Du PVA (comme liant)
  • Un peu d'alcool isopropylique (pour aider à la dispersion)
  • De la glycérine (pour la souplesse)
  • Et du Tween 20 (un tensioactif pour que ça s'étale bien)

Secouez le tout, et vous obtenez une pâte noire qui tâche probablement tout ce qu'elle touche.

Ensuite, il faut étaler ça sur un film plastique (PET) de manière parfaitement uniforme. Matt a visé une épaisseur de 5 à 6 microns. Il a utilisé une technique de pros avec une Meyer rod (une tige en métal entourée d'un fil très fin) pour racler l'excédent et obtenir une couche fine et régulière.

Évidemment, ça a raté plein de fois. L'encre qui s'écaille, le disque qui ondule comme une crêpe sous la chaleur, les trous mal alignés... Il a même dû improviser un traitement de surface à la flamme (pour activer la surface du polymère) pour que la chimie accroche enfin au plastique. C'est ça la vraie vie de maker : 90% d'échecs, 10% de gloire.

Mais le moment de vérité, c'est quand il l'a enfin insérée dans le lecteur. Avec un outil appelé Greaseweazle (qui permet de lire et écrire des données au niveau flux magnétique via USB), on voit l'écran s'illuminer. Des secteurs verts. Des données qui s'écrivent.

Ça marche.

Alors oui, c'est pas fiable à 100%, ça stocke environ 1,44 Mo (le standard HD de l'époque), et ça a coûté probablement plus cher en temps et matériaux qu'un SSD de 4 To. Mais voir quelqu'un recréer une technologie aussi complexe dans son garage avec des outils modernes, ça force le respect.

Et pour ceux qui se demandent "Pourquoi ?", la réponse est simple : Parce qu'on peut. Et parce que comprendre comment la magie opère, c'est quand même plus satisfaisant que de juste cliquer sur "Acheter" chez Amazon.

Bref, si vous avez une vingtaine de minutes, regardez la vidéo, rien que pour voir l'usinage de l'alu, c'est hypnotisant.

Reçu — 7 janvier 2026

Slope Plus - Le retour du jeu qui va pulvériser votre productivité

Par :Korben
7 janvier 2026 à 12:25

Vous vous souvenez de ces après-midi au CDI à essayer de battre le record de votre pote sur des jeux Flash, en priant pour que la documentaliste ne regarde pas votre écran ? Si vous avez connu cette époque bénie (ou si vous cherchez juste un moyen efficace de ruiner votre productivité du jour), j'ai ce qu'il vous faut.

Ça s'appelle Slope Plus , et c'est une version modifiée (hackée) du célèbre jeu d'adresse qui a fait suer des générations de lycéens. Développé par un certain coweggs, ce jeu n'est pas une suite officielle mais une version améliorée pour ceux qui en veulent toujours plus.

Le gameplay est simple comme bonjour (enfin, façon de parler...). Vous contrôlez une boule qui dévale une pente infinie dans un univers néon très "Tron du pauvre". Votre objectif c'est de ne pas tomber dans le vide et éviter les obstacles rouges qui vous transforment en confettis numériques. C'est vert, c'est rapide, et ça va vous rendre fou.

C'est vert, c'est rapide, et ça fait mal aux yeux

Mais alors pourquoi "Plus" ?

Hé bien parce que le développeur a voulu gommer les irritants de l'original. Il a notamment bossé sur le framerate pour le rendre plus fluide et a réduit significativement les bugs de physique qui vous faisaient rebondir n'importe comment. Attention toutefois, ça peut encore arriver de temps en temps, la physique reste capricieuse.

Grosse nouveauté aussi : les "Seeded Runs". En gros, vous pouvez jouer sur la même carte que vos amis en partageant une graine (seed). Bon, l'auteur précise que ce n'est pas une reproduction à 100% identique au jeu original à cause des probabilités pondérées, mais pour l'essentiel, ça permet de se lancer de vrais défis. Vous pouvez même créer vos propres parties personnalisées en ajustant la vitesse.

C'est typiquement le genre de petit jeu navigateur sans prétention qui risque de vous happer pour une session "juste 5 minutes" qui finira à 19h. Si vous aimez le scoring pur comme sur le portage de Lode Runner , vous allez être servis. C'est gratuit, c'est dispo en HTML5 sur itch.io, et vous pouvez même le télécharger pour Windows si vous voulez y jouer hors ligne.

Du coup, si vous avez un rapport à rendre ou une réunion importante, je vous déconseille de cliquer sur ce lien . Pour les autres, échauffez vos doigts, ça va aller vite, et on va faire collectivement chuter la productivité Française !

Et si vous préférez construire plutôt que détruire, jetez un œil à ce que vous pouvez faire avec LEGO et Unity , c'est moins stressant.

Allez, bon courage (vous en aurez besoin).

Arbeiter - Le jeu de survie où votre pire ennemi est votre patron (et votre loyer)

Par :Korben
7 janvier 2026 à 11:34

Vous en avez marre d'incarner des héros invincibles qui sauvent la galaxie avant le petit-déj et vous trouvez que votre vie n'est pas assez merdique ? Et bien, j'ai exactement ce qu'il vous faut !

Ça s'appelle Arbeiter , et c'est le genre de jeu qui va vous rappeler pourquoi vous aimez tant le week-end (ou pas).

Développé par le studio Umigame Studios, ce petit bijou indé se présente comme un "jeu de survie et de gestion". Sauf qu'ici, on ne survit pas à des zombies ou à une apocalypse nucléaire, non non. On survit au quotidien d'un travailleur précaire dans une ambiance de propagande soviétique et de déprime sociale.

Camarade, le travail c'est la santé (ou pas)

Dans ce jeu, vous devez gérer votre jauge de faim, de stress et de fatigue, tout en essayant de ne pas finir à la rue. (Oui, c'est glauque, je sais). Mais là où ça devient vraiment... disons "sociologique", c'est que vous n'êtes pas seul. Vous devez gérer vos relations avec vos collègues, naviguer dans les eaux troubles des syndicats, et décider si vous allez jouer perso ou tenter de monter une révolution prolétarienne à la machine à café.

Bref, c'est un peu comme Simutrans , mais au lieu de gérer des trains, vous gérez votre propre dépression nerveuse (c'est une métaphore hein, le gameplay est très différent).

Ce qui est cool (enfin, façon de parler), c'est la profondeur du truc. Vous pouvez vraiment choisir votre voie... Soit être le fayot de service qui grimpe les échelons en écrasant les autres, ou devenir le Che Guevara de l'usine. Le jeu intègre même des réunions de travailleurs et des actions collectives. C'est pas la fête du slip, mais c'est fascinant de voir comment ces mécaniques sociales ont été gamifiées.

Du coup, si vous cherchez un moyen de prolonger l'expérience du bureau une fois rentré chez vous (on ne juge pas les masochistes ici), ou si vous voulez simplement comprendre comment fonctionne la lutte des classes sans avoir à lire Marx dans le texte, Arbeiter est une curiosité à surveiller.

Pas de date de sortie précise pour l'instant, mais la page Steam est déjà là pour l'ajouter à votre wishlist . Et pour ceux qui s'inquiètent de l'ergonomie de leur vrai espace de travail , n'oubliez pas de faire des pauses, hein. Dans le jeu comme dans la vie.

Allez, au boulot.

Merci à Lorenper !

Reçu — 5 janvier 2026

Une usine en LEGO qui fabrique ses voitures toute seule

Par :Korben
5 janvier 2026 à 05:51

Après les robots qui font le petit-déj , après les machines à pâte à modeler , voici l'usine qui fabrique des voitures. Et pas n'importe quelles voitures... des petites tutures en briques que vous pouvez regarder s'assembler toutes seules pendant des heures.

Banana Gear Studios vient de sortir la version 2.0 de sa ligne d'assemblage automatisée, et c'est du next level. Le concept ? Un bras robotique qui attrape les pièces une par une sur des palettes, les transporte jusqu'à la zone d'assemblage, et les clipse avec la bonne pression. Et le truc de malade, c'est que la machine peut enchaîner 3 véhicules différents à la suite sans broncher.

Chaque voiture est composée de 7 sections : le châssis, les roues avant, les roues arrière, le moteur, la carrosserie avant, la carrosserie arrière et le pare-brise. Bref, tout ce qu'il faut pour avoir un petit bolide à la fin. Le système gère plus d'une centaine d'opérations par véhicule, avec un taux de réussite d'environ 97%. Pas mal pour des engrenages Technic et quelques moteurs Mindstorms.

Du coup, comment ça marche ?

Hé bien le bras se déplace sur 3 axes (avant-arrière, gauche-droite, haut-bas) grâce à un système de crémaillères et de chaînes. Pour éviter le fameux problème de backlash (le jeu dans les engrenages qui fait perdre en précision), le créateur a dû ruser avec des mécanismes de tension et un système d'alignement qu'il appelle le "wiggle". En gros, avant de poser une pièce, le bras fait une petite danse pour s'assurer que tout est bien en place. Hop, la pièce se clipse, et on passe à la suivante.

Le plus impressionnant je trouve, c'est le système de palettes. Chaque couleur de voiture a sa propre palette avec toutes les pièces rangées dans le bon ordre. Quand une voiture est terminée, la palette vide s'éjecte et la suivante prend sa place automatiquement. C'est exactement comme dans une vraie usine automobile, mais en miniature et avec des briques colorées.

Une fois encore, ce genre de projet montre bien pourquoi les petites briques danoises ont dépassé le stade du simple jouet depuis longtemps. Entre les mains des makers, elles deviennent de véritables outils de prototypage et je trouve que regarder cette machine bosser, c'est presque méditatif.

Alors oui, ça ne sert à rien mais parfois, le "à quoi ça sert ?" n'est pas la bonne question. La bonne question c'est : "Est-ce que c'est cool ?". Et là, la réponse est clairement oui.

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Reçu — 4 janvier 2026

Le logo Gemini oublié dans un trailer Bollywood - La polémique IA la plus ridicule de 2026 (et ça ne fait que commencer)

Par :Korben
4 janvier 2026 à 09:46

Vous êtes assis ? Parce que là, on touche le fond du fond du fond des polémiques stupides. Car oui, Internet vient encore de découvrir que l'intelligence artificielle existe... et visiblement, c'est un choc pour pas mal de monde.

Le trailer de Jana Nayagan, le prochain film de la superstar tamoule Vijay, est sorti ce weekend. Et à 23 secondes après le début, pendant une scène où quelqu'un arme un fusil à pompe, les internautes aux yeux de lynx ont repéré un truc : le logo de Google Gemini. Vous savez, la petite étoile à quatre branches. Bref, visiblement quelqu'un aurait utilisé l'IA pour retoucher une image et oublié d'enlever le watermark. C'est con avec mon outil que j'ai développé spécialement pour l'occasion, ça leur aurait pris deux secondes...

Du coup, Twitter s'est enflammé : "C'est du foutage de gueule. Faut pas que ça devienne normal, l'IA n'a rien à foutre dans les films… et nia nia nia"... Oui des gens sont CHOQUÉS qu'une équipe de production utilise des outils numériques pour créer des images.

Et là, perso, j'ai une question toute bête... Est ce que les gens sont aussi scandalisés quand un graphiste utilise Photoshop ou qu'un musicien utilise un DAW pour composer ? Parce que bon, ça fait 30 ans que le cinéma use et abuse des effets spéciaux numériques, des fonds verts, des retouches en post-prod. Mais là, c'est de l'IA, donc faut croire que c'est une insulte à l'art.

Le plus drôle dans l'histoire c'est que l'équipe du film a réagi au quart de tour. Quand le Hindustan Times a vérifié le trailer dimanche matin, hop, le logo avait disparu. Supprimé comme si de rien n'était. Sauf que le mal était fait, les captures d'écran circulaient déjà partout. Et d'ailleurs, il ne l'ont pas enlevé de la version dispo sur Youtube :

D'ailleurs, petit complot perso que je me suis fait tout seul dans ma tête : Et si c'était fait exprès ? Parce que là, un film tamoul qui aurait eu du mal à faire parler de lui en Occident se retrouve dans les médias tech un peu partout. Buzz gratuit à fond la caisse. Alors marketing de génie ou erreur de stagiaire ? Vous le saurez au prochain épisode.... Toudoum !

Bref, Jana Nayagan sort le 9 janvier en Inde et accessoirement, c'est le 69e et dernier film de Vijay avant qu'il se consacre pleinement à sa carrière politique (il a lancé son parti en 2024 le garçon). Mais tout ça, personne n'en parle. Non, ce qui compte, c'est un petit logo visible une fraction de seconde.

On vit vraiment une époque formidable et moi ça me permet d'alimenter mon site avec ce genre de conneries qui me font bien rire ^^ !

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Reçu — 2 janvier 2026

Ce robot a mis un coup de pied dans les roubibis de son opérateur

Par :Korben
2 janvier 2026 à 10:49

Bon, je sais pas si vous avez déjà rêvé de contrôler un robot humanoïde avec votre corps, genre comme dans Pacific Rim mais en moins épique. Hé bien un opérateur chinois a voulu tenter l'expérience avec un Unitree G1... et ça s'est moyennement bien passé pour ses roubibis.

Le Unitree G1 en pleine démonstration ( Source )

La vidéo a été postée sur Bilibili le jour de Noël et c'est devenu viral pour une raison évidente. Le gars porte une combinaison de motion capture, il fait des mouvements de kickboxing, shadow boxing, des coups de pied... Le G1 reproduit tout ça en temps réel grâce à un réseau neuronal. Sauf qu'il y a un délai d'environ une seconde entre ce que fait l'opérateur et ce que fait la machine. Du coup, quand le robot s'est retrouvé devant lui au mauvais moment... boum, coup direct dans l'entrejambe.

Pour rappel, le G1 c'est ce fameux bipède d'Unitree à environ 16 000 dollars qui fait saliver les passionnés de robotique depuis l'an dernier. Le bouzin pèse dans les 35 kilos selon la version, possède entre 23 et 43 articulations, et peut développer jusqu'à 120 Nm de couple au niveau des genoux. Autant vous dire que quand ça vous arrive dans les parties, ça fait pas semblant.

Sur les réseaux sociaux, évidemment, ça a trollé sévère. Certains ont ressorti les trois lois d'Asimov en mode « Un robot ne peut pas porter atteinte à un être humain », d'autres ont lâché des trucs du genre « Continuons à entraîner nos futurs maîtres de l'IA à nous botter le cul ». Bon, techniquement c'est pas vraiment de l'IA malveillante, juste un humain qui s'est mis lui-même un coup de pied dans les couilles parce qu'il était au mauvais endroit au mauvais moment... mais avouez que ça fé kan même réchéflir !

Le G1 et ses articulations de combattant ( Source )

Ce qui est cool dans cette histoire, au-delà du LOL facile, c'est de voir où en est la technologie de contrôle par motion capture. Le délai de synchronisation devrait diminuer avec le temps, l'opérateur original dit qu'on pourrait passer à 0,1 seconde dans les prochaines versions. Ça reste quand même impressionnant de voir un robot reproduire des mouvements humains complexes comme ça, même si c'est pas encore parfait.

Perso, ça me rappelle un peu les démonstrations de Boston Dynamics où on voyait des ingénieurs pousser leurs robots pour tester leur stabilité. Sauf que là, c'est le robot qui a « poussé » l'humain... à réviser ses priorités anatomiques.

Bref, si vous comptez jouer à devenir un pilote de mecha dans votre salon, pensez à porter une coquille. On sait jamais.

Source

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