> La militante féministe a quitté le mouvement #NousToutes à qui elle reproche de ne pas avoir soutenu suffisamment les victimes du 7 Octobre.
Putain, ça fait mal de lire ça mais j'ai toujours un grand candide au fond de mon petit cœur.
> Diane Richard reste de gauche et favorable au militantisme féministe intersectionnel, comme lorsque, en 2021, ancienne élève de Sciences-Po, elle rejoint à 25 ans le collectif féministe le plus important, #'NousToutes.
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> Confisqué, le féminisme le fut à son sens, dès 2022, lorsque l’antiracisme a pris le dessus chez #'NousToutes puis, après le 7 Octobre, lorsque dans une manifestation, le soutien «à la Palestine» exprimé par d’autres organisations présentes ce jour-là se greffe à la lutte contre les violences faites aux femmes et se double chez certains d’un soutien au Hamas. Diane Richard affirme que les viols commis le 7 Octobre sont passés sous silence, voire niés, et assure que cette attaque terroriste a été présentée comme un «acte de résistance».
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> Elle idéalise le collectif puis tombe de haut : la sororité affichée masque des rivalités et de l’agressivité. Lorsque Nahel Merzouk est tué par un policier le 27 juin 2023 et que, dans la foulée, des émeutes se déclenchent, Diane Richard observe des hommes racisés soupçonnés de violences sexistes et sexuelles être relayés sur les réseaux sociaux au nom de l’antiracisme par une poignée de féministes. Elle prend de la distance avec #'NousToutes à ce moment-là.
> La rupture totale date du 7 Octobre. Le jour même, elle est sidérée à la fois par le massacre et par les réactions de personnalités féministes de référence comme Mona Chollet. Aux viols des femmes juives, #'NousToutes ne fait pas référence. Le 25 novembre 2023, lors d’une grande marche, des femmes juives du collectif #'NousVivrons sont empêchées par des hommes cagoulés, keffieh autour du cou, de manifester au nom du soutien «à la Palestine». Le même jour, #'NousToutes admet dans ses rangs d’autres organisations, dont Du pain et des roses, qui se revendiquent «antisionistes». Diane Richard dénonce cette «inter-orga», notamment dans une enquête publiée dans Libération. Elle est traitée de «facho», de «féministe blanche» et quitte #'NousToutes.
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