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Cyber-IA expo revient à Paris pour sa deuxième édition

29 janvier 2026 à 12:34

Le 3 février 2026, le Palais des Congrès de Paris accueillera la deuxième édition de Cyber-IA Expo. Organisé par Beyond Event, Les Assises de la cybersécurité et les RIAMS, cet événement réunit les décideurs confrontés aux transformations induites par l’intelligence artificielle dans le domaine de la cybersécurité.

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Une double dynamique : menace et opportunité

L’intelligence artificielle redéfinit le paysage de la cybersécurité. Elle accélère la sophistication des attaques tout en devenant un outil de défense. Cette dualité impose aux organisations européennes de repenser leurs architectures, leur gouvernance et leur conformité réglementaire, dans un contexte marqué par des exigences élevées de confiance et de conformité.

L’événement s’articule autour de keynotes, 14 conférences thématiques, 81 exposants et 65 ateliers pratiques.

Les intervenants annoncés

Plusieurs personnalités interviendront lors de cette journée :

  • Clara Chappaz, Ambassadrice pour le numérique et l’intelligence artificielle
  • Guillaume Poupard, co-président du Conseil national de l’IA et du numérique
  • Cédric O, co-fondateur et CEO de The Marshmallow Project
  • Christophe Blassiau, SVP & Group CISO de Schneider Electric
  • Philippe Rambach, Chief AI Officer de Schneider Electric
  • Jean-Dominique Nollet, Group CISO de TotalEnergies
  • Achille Lerpinière, directeur des systèmes d’information de la Région Île-de-France
  • Vincent Strubel, Directeur général de l’ANSSI
  • Guillaume Grallet, rédacteur en chef du service Sciences & Tech au magazine Le Point

La keynote de clôture sera assurée par Édouard Geffray, ministre de l’Éducation nationale, qui abordera la question de la formation et des compétences face aux usages de l’IA.

Des thématiques concrètes

Les conférences aborderont plusieurs sujets : IA et démocratie, IA générative et opérations critiques, sécurité des données et enjeux du cloud pour les collectivités, ou encore les responsabilités des responsables cyber à l’ère de l’IA.

Une table ronde sera notamment consacrée au dispositif de mutualisation de la gestion des risques cyber pour les collectivités et leurs fournisseurs en Île-de-France, illustrant la mise en œuvre de la directive NIS 2.

Innovation et financement

Plus de 15 startups présenteront leurs solutions. L’événement accueillera également le Scale-Ups Investment Day, organisé avec Ryder & Davis, qui mettra en relation des entrepreneurs avec une centaine de fonds d’investissements et d’industriels.

Une extension allemande de l’événement est prévue à Munich le 24 juin 2026.

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France Travail écope de 5 millions € d’amende pour une faille cyber massive

29 janvier 2026 à 11:52

C’est un coup dur pour France Travail. Le 22 janvier 2026, la Commission nationale de l’informatique et des libertés (CNIL) a infligé une amende de 5 millions € à l’établissement public. La sanction fait suite à une cyberattaque survenue au premier trimestre 2024, qui a compromis les données personnelles de l’ensemble des personnes inscrites sur la plateforme au cours des 20 dernières années.

Une attaque par ingénierie sociale

Les pirates ont utilisé des techniques « d’ingénierie sociale » pour usurper des comptes de conseillers de Cap Emploi, les structures dédiées à l’accompagnement des personnes en situation de handicap. Une fois infiltrés dans le système d’information, les attaquants ont pu accéder à une masse considérable de données sensibles : numéros de sécurité sociale, adresses mail et postales, numéros de téléphone de tous les inscrits et candidats sur francetravail.fr.

Si les dossiers complets des demandeurs d’emploi, incluant notamment des données de santé, n’ont pas été compromis, l’ampleur de la fuite reste considérable.

Des failles de sécurité identifiées… mais pas corrigées

Le contrôle mené par la CNIL a mis en lumière de graves insuffisances dans les mesures de sécurité. Premier point noir : les modalités d’authentification des conseillers Cap Emploi n’étaient pas suffisamment robustes. Deuxième défaillance : l’absence de dispositifs de journalisation efficaces pour détecter les comportements anormaux sur le système.

Mais le plus accablant réside ailleurs. Les habilitations d’accès des conseillers Cap Emploi avaient été définies de manière trop large, leur permettant d’accéder aux données de personnes qu’ils n’accompagnaient pas directement. Cette configuration a démultiplié le volume de données accessibles aux attaquants.

La formation restreinte de la CNIL, chargée de prononcer les sanctions, a souligné un élément aggravant : France Travail avait identifié la plupart de ces mesures de sécurité dans ses analyses d’impact, en amont du traitement des données. Elles n’avaient simplement jamais été mises en œuvre.

Une sanction assortie de mesures correctives

Outre l’amende de 5 millions €, la CNIL a enjoint France Travail de justifier des mesures correctives apportées, selon un calendrier précis. À défaut, l’organisme devra s’acquitter d’une astreinte de 5 000 € par jour de retard.

Pour un établissement public dont le budget repose essentiellement sur les cotisations sociales, la sanction n’est pas anodine. Le montant de l’amende, qui ne peut dépasser 10 millions € pour un manquement à la sécurité des données selon l’article 32 du RGPD, sera reversé au budget de l’État via le Trésor public.

France Travail regrette « la sévérité » de la sanction

Dans un communiqué, France Travail a pris acte de la décision sans la contester devant le Conseil d’État. L’établissement reconnaît « la gravité des faits survenus » et sa « responsabilité en matière de protection des données », tout en regrettant « la sévérité » de la sanction « au regard de notre très fort engagement en matière de cybersécurité ».

France Travail affirme avoir anticipé la décision du régulateur en mettant en place « d’ores et déjà les mesures correctives demandées ». L’établissement indique notamment avoir déployé la double authentification depuis près de deux ans et engagé les développements nécessaires pour répondre à l’ensemble des injonctions de la CNIL.

L’organisme met en avant ses efforts en matière de cybersécurité, affirmant déjouer « près de 10.000 actes de malveillance cyber » chaque année. Il souligne également avoir renforcé sa politique de sensibilisation : les collaborateurs et ceux des partenaires doivent désormais suivre des formations obligatoires renouvelées tous les six mois, conditionnant l’accès au système d’information.

« Dans un contexte où les menaces cyber ne cessent d’augmenter, nous restons plus que jamais mobilisés pour renforcer nos systèmes de protection », conclut France Travail, rappelant que 90 % des incidents cyber proviennent d’erreurs humaines.

Image : © Cnil 

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Puces DRAM : la pénurie s’aggrave, les smartphones et PC en première ligne

29 janvier 2026 à 11:21

Le marché des semi-conducteurs traverse une nouvelle zone de turbulences. Samsung Electronics et SK Hynix, qui se partagent les deux tiers du marché mondial des puces DRAM, ont lancé un avertissement sans précédent : les fabricants d’ordinateurs et de smartphones vont manquer de composants essentiels. En cause, la priorité donnée aux puces destinées aux serveurs d’IA, bien plus rémunératrices.

« Les clients des secteurs PC et mobile rencontrent des difficultés pour s’approvisionner en mémoire », a reconnu Park Joon Deok, responsable du marketing DRAM chez SK Hynix, lors d’un échange avec un analyste.

La course effrénée à l’infrastructure d’intelligence artificielle oblige les fabricants à réorienter leurs capacités de production vers la mémoire à large bande passante (HBM), réduisant mécaniquement l’offre de puces DRAM classiques.

Cette tension s’explique également par la prudence des industriels. Échaudés par une expansion trop agressive après le supercycle de 2017, ils rechignent aujourd’hui à investir dans de nouvelles lignes de production. Samsung a d’ailleurs confirmé que cette expansion resterait limitée en 2026 et 2027.

La face cachée du boom de l’IA

Les conséquences se font déjà sentir. Face à l’envolée des prix, certains fabricants ajustent leurs volumes d’achat ou reconsidèrent les spécifications techniques de leurs produits d’entrée de gamme.

Les prévisions de marché s’assombrissent : IDC et Counterpoint anticipent désormais une contraction d’au moins 2% des ventes mondiales de smartphones en 2026, là où ils prévoyaient auparavant une croissance. Côté PC, le repli pourrait atteindre 4,9% cette année, après une progression de 8,1% en 2025.

Samsung, numéro deux mondial des smartphones, n’est pas épargné. Son bénéfice dans la division mobile a chuté de 10% au quatrième trimestre.

La bataille du HBM fait rage

En coulisse, une guerre commerciale féroce oppose les deux géants coréens sur le segment stratégique des puces HBM, essentielles à la construction des processeurs d’IA. SK Hynix, fournisseur privilégié de Nvidia, domine largement avec 61% de parts de marché, contre seulement 19% pour Samsung et 20% pour l’américain Micron.

Samsung entend bien combler son retard et promet de poursuivre la montée en puissance de sa production dédiée à l’IA. De son côté, SK Hynix s’engage à maintenir sa position « écrasante » sur les puces HBM4 de nouvelle génération. Une bataille qui risque d’aggraver encore la pénurie touchant les produits grand public.

Tous les regards se tournent désormais vers Apple, qui doit publier ses résultats trimestriels. Les investisseurs attendent de savoir comment le géant californien compte traverser cette crise d’approvisionnement qui redessine les équilibres de l’industrie électronique mondiale.

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Microsoft 365 Copilot atteint 15 millions d’utilisateurs

29 janvier 2026 à 10:48

Satya Nadella, le CEO de Microsoft, a révélé pour la première fois que M365 Copilot compte 15 millions d’utilisateurs annuels. Ce volume exclut les fonctions de chat Copilot plus limitées, accessibles sans licence complète. La base d’utilisateurs exposée à l’IA Microsoft est donc plus large.

Adoption en entreprise : profondeur vs couverture

Le service coûte 30 $ par mois et par utilisateur (28 € en France pour l’offre « Grande entreprise »). Ce tarif s’ajoute aux licences Microsoft 365 existantes. Si le taux d’activation reste élevé sur l’année, Microsoft peut générer plusieurs milliards de dollars de revenus récurrents. L’éditeur présente Copilot comme une brique stratégique pour rentabiliser ses investissements massifs dans l’IA. Ces dépenses d’infrastructure visent à soutenir ses propres produits sur le long terme.

Microsoft souligne une forte pénétration de Copilot dans les grandes entreprises. Près de 70% des sociétés du Fortune 500 l’utilisent déjà ou ont lancé des déploiements. Cependant, plusieurs analyses nuancent ce constat. L’usage effectif reste souvent concentré sur des groupes pilotes. Les fonctionnalités IA demeurent parfois sous-exploitées par rapport au parc de licences acheté.

Microsoft généralise Copilot dans GitHub, Power Platform, Azure OpenAI et LinkedIn. L’éditeur crée ainsi un continuum d’assistants IA, du développeur au décideur métier.

Autre chiffre communiqué. la croissannce de GitHub Copilot auprès des développeurs. Les abonnements Copilot Pro+ pour développeurs individuels ont bondi de 77 % en un trimestre. La plateforme comptabilise désormais plus de 4,7 millions d’abonnés payants à Copilot, soit une croissance de 75 % sur un an.

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