Vue normale

(Municipales 2026) Isabelle Desoil : « Redonner à la ville et aux citoyens » de Valenciennes

26 février 2026 à 06:00

Isabelle Desoil : « Je ne suis pas une politique, mais une citoyenne et j’aime ma ville ! »

Pour évacuer la thématique de la déflagration sur la ville de Valenciennes depuis le procès des 19 et 20 février 2026 concernant Laurent Degallaix https://www.va-infos.fr/2026/02/21/le-procureur-de-lille-requiert-contre-laurent-degallaix-5-ans-dineligibilite-avec-execution-provisoire-1-an-demprisonnement/, la tête de liste s’exprime sur ce momentum judiciaire : « Nous refusons de commenter une affaire en cours. Par contre, l’image de la ville en prend un sacré coup. C’est pourquoi, nous proposons une charte à signer par toutes les colistières et les colistiers afin qu’ils déclarent tout conflit d’intérêts potentiel ou existant, ne jamais s’exposer à une prise illégale d’intérêt, ne pas maintenir une candidature ou démissionner en cas de condamnation inscrite au casier judiciaire… (http://www.va-infos.fr/wp-content/uploads/2026/02/Charte-des-valeurs-pacte-de-colistier.pdf. » Coup politique ou pas, cette proposition colle parfaitement à toutes les listes engagées dans les Municipales sur les 34 955 collectivités locales concernées… en mars prochain. Dans ce cadre, un comité consultatif d’éthique composés d’élus et de personnalités serait mis en place. « C’est très classique dans les grandes entreprises avec un bilan annuel obligatoire », comme Jean-Michel Pottier très versé sur les pratiques du monde des entreprises à travers ses fonctions syndicales nationales.

Petit regard dans le rétroviseur de la municipalité, la tête de liste explique son engagement dans la majorité municipale dès 2014. « Je connaissais Laurent Degallaix à travers ses fonctions d’adjoint aux sports. J’étais très engagée à ce titre et il m’a contacté pour figurer dans sa liste. Ensuite, J’étais adjointe aux affaires sociales et j’ai quitté la majorité en 2022 », explique-t-elle. Outre une divergence de fond, elle rappelle la méthode et le fameux « coupé de micro pendant que j’explique le problème de la transaction financière avec la société privée INDIGO (transfert au privé du parc de stationnement)… ! J’expliquais simplement les chiffres avancés sur le budget 2026, 2,1 millions de PV budgétés, 2,9 millions de recettes et un ticket d’entrée de 12 millions d’euros d’INDIGO. De faits, si les chiffres de recettes ne sont pas atteints, il faudra rembourser INDIGO in fine (gestionnaire du parc de stationnement sur Lille) », poursuit-elle.

On rappelle que l’édile de Valenciennes a expliqué à la barre du Tribunal correctionnelle de Lille « être dans son rôle pour recevoir les oppositions et de veiller à l’harmonie au sein du conseil du municipal ! » Sur ce point précis, le maire a bénéficié d’une méconnaissance du Tribunal judiciaire de Lille sur les pratiques réelles dans l’hémicycle valenciennois à l’endroit de certaines oppositions… !

Quelques grandes lignes des projets

Ensuite, c’est en équipe que quelques grands projets sont dévoilés à la presse locale avant un développement au sein du local de campagne.

Tour d’abord et logiquement, la Place d’Armes constitue un sujet de polémiques sans fin. « Nous voulons lancer une grande concertation avec les commerçants/artisans et les habitants pour la transformer. Espace paysager, retour d’un axe traversant voiture, ou pas, ilots de fraîcheur. Rien n’est arrêté, c’est cela notre méthode ! », commente Christian Peretti, présent sur la liste.  Actuellement, ce coeur de ville est extrêmement minéral, une enclume bétonnée face aux chaleurs en lien avec le réchauffement climatique, chaque centre-ville de France fait l’objet d’une réflexion sur un verdissement de ses espaces urbains. Avec la sécurité, cette thématique fait l’unanimité parmi les programmes de cette campagne municipale.

Visuel non contractuel généré par l’IA

Ensuite, un projet spectaculaire sans être pharaonique est proposé dans la réflexion. Recouvrir le Passage de l’Arsenal avec un plafond de verre lumineux dont les couleurs seraient changeantes suivant les événements, les saisonnalités, etc, un espace urbain semi-couvert menant au tout nouveau cinéma de centre-ville. C’est assez simple et déjà vu dans des communes, ce dernier pourrait constituer « un élément d’attractivité pour la ville de Valenciennes », ajoute Christian Peretti.

Enfin, parmi les projets urbains, la conquête des friches urbaines (et industrielles) figurent dans le haut de la liste du développement durable et de la bonne consommation foncière urbaine. Deux friches arrivent sur la table, elles sont identifiées et incontestables. L’ex collège Watteau, propriété du Conseil départemental du Nord et le futur ex Commissariat de Police Nationale de Valenciennes, Avenue des Dentellières. Dans les deux cas, outre une négociation sur le foncier, l’idée est de travailler à un projet multi-partenarial.

Visuel non contractuel généré par l’IA du collège Watteau revisité

« Sur l’ancien collègue Watteau, une ruche (voire pépinière) d’entreprises pourrait s’installer en collaboration avec la CCI Grand Hainaut, voire d’autres acteurs (bailleurs sociaux) », indique Jean-Michel Pottier. Ensuite, sur l’immense bâti du commissariat de Valenciennes, très dégradé, l’idée est l’implantation d’une nouvelle résidence pour seniors. Ce n’est pas un scoop, le centre-ville de Valenciennes est habité par beaucoup de personnes âgées, l’offre est insuffisante en centre-ville à ce stade.

La vie locale

Bien sûr, les projets urbains ne font pas tout, la vie dans la cité est éminemment importante, peut-être plus que jamais dans le climat national et mondial actuel. Les ambitions sont fortes, soutien du commerce de proximité dans tous les quartiers, une vitalité du centre-ville, mais surtout, en lien direct avec les fonctions locales de la tête de liste ; un focus sur les activités sportives, les associations dédiées, la culture, et la vie sociale sans oublier cette crise du bénévolat bien connue ici et ailleurs.

« Je ne suis pas une politique, mais une citoyenne et j’aime ma ville ! », commente Isabelle Desoil, car cette déclaration passe par une attention particulière à la vie de la cité même si la puissance publique ne peut pas tout.

Dans les mesures spécifiques, Thomas Cacheux annonce un programme « Tous Nageurs » où actuellement « huit fois 30 minutes pour apprendre à nager ne suffisent pas.  Il faut assurer une bonne pratique de la nage pour tout élève quittant le CM2 à Valenciennes. »  Ce sujet est plus que prégnant et particulièrement suivi par l’Académie de Lille dans un Département très jeune. Le Centre aquatique de l’Amandinois et son ex DG (Franck Baudoux) a travaillé ces dernières années sur un projet réussi. « Les noyades sont la 1ère cause de mortalité chez les 16-25 ans », disait-il

« Je ne suis pas seule », Isabelle Desoil

Bien sûr, la liste demeure le pilier d’une équipe municipale. « Je ne suis pas seule », insiste Isabelle Desoil.

La tête de liste insiste sur son profil apolitique, non cartée : « Je ne suis pas une politique, mais une citoyenne et j’aime ma ville ! » Pour sa part, la plus jeune colistière a 18 ans, premier vote : « Je suis fière de faire partie de cette liste ». Elle a signé comme les autres cette Charte… ! On peut observer quelques noms connus sur ce bulletin de vote, Anita Liso (un nom de l’habillement sur Valenciennes), Ludovic Dufour, (La Cave du Monde et ex Président des Boutiques de Valenciennes), Alain Place (Places Voyages), sans oublier Bruno Guislain (ex fondateur de la l’Imprimerie Lelièvre), 2 anciens élus de Valenciennes sur la liste, Isabelle Desoil et Christian Peretti, elle est à découvrir ci-dessous !

« Redonner à la ville et aux citoyens », tout un programme en une phrase !

Daniel Carlier

Cet article (Municipales 2026) Isabelle Desoil : « Redonner à la ville et aux citoyens » de Valenciennes est apparu en premier sur Va-Infos.fr.

❌