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Le dernier bastion européen face à l’empire Android-iOS

5 mars 2026 à 08:29

Vous vous souvenez de Jolla ? Ces anciens de Nokia qui voulaient renverser le monde avec Sailfish OS. Treize ans après, ils sont toujours là, au MWC 2026, avec un nouveau smartphone et une promesse folle : un appareil où le logiciel ne quitte jamais le sol finlandais pour garantir votre sécurité.
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Une offre d’emploi chez EA révèle un projet secret qui pourrait bousculer le monde du PC

4 mars 2026 à 09:32

EA recherche un ingénieur capable de porter ses outils d'anti-triche vers Linux. De quoi paver le chemin vers une compatibilité totale d'Apex Legends et Battlefield sur le plus sérieux concurrent de Windows ?
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Constrict - Vos vidéos pile à la bonne taille

Par : Korben
2 mars 2026 à 11:27

Vous avez une vidéo trop lourde pour Discord et sa limite pourrie à 10 Mo ? Du coup, vous passez une demi-heure à bidouiller les réglages d'encodage pour trouver le bon bitrate... sauf que ça marche jamais du premier coup.

Constrict , c'est une app GNOME (Linux uniquement, du coup...) qui règle ce problème de la façon la plus logique possible. Vous lui donnez une taille cible en Mo, et elle se débrouille toute seule pour que votre vidéo rentre pile-poil dedans.

C'est le genre de truc indispensable quand Discord vous bloque à 10 Mo en compte gratuit, que Telegram impose aussi ses propres limites, ou que vous voulez envoyer un fichier par mail sans que ça foire.

En gros, au lieu de deviner quel débit binaire il faut, vous dites juste "je veux que ça fasse 8 Mo" et hop, l'outil calcule automatiquement le bitrate, la résolution, le framerate et la qualité audio pour coller à votre objectif.

Côté codecs, c'est plutôt complet puisqu'on a du H.264 pour la compatibilité, HEVC si vous voulez du lourd sans le poids, AV1 pour les plus patients (attention, l'encodage prend nettement plus longtemps que du H.264... mais le ratio qualité/taille est dingue !) et VP9 pour les adeptes des formats ouverts. Du coup, que vous envoyiez votre clip sur un réseau social, une messagerie instantanée ou par mail, y'a toujours un codec adapté !

Et si vous avez tout un dossier de vidéos à réduire, Constrict gère également le traitement par lot. Vous sélectionnez vos fichiers, vous choisissez la taille cible et un répertoire de sortie, et ça mouline tout seul (sauf si vous lancez 50 fichiers en AV1... là, prévoyez beaucoup de café). En tout cas, c'est quand même plus agréable qu'un script FFmpeg bricolé à la main.

Après si vous essayez de faire rentrer un film 4K de 2h dans 8 Mo... ça va être super moche...

L'app fait de son mieux pour garder un max de qualité, mais y'a des limites physiques (hé oui la compression, ça ne marche pas comme de la magie). D'ailleurs, si la réduction demandée est trop violente, l'outil vous préviendra que c'est mort !

L'app est développée en Python avec GTK4 et Libadwaita, du coup l'interface est native et bien intégrée au bureau GNOME. Elle est certifiée GNOME Circle (ce qui est plutôt bon signe côté qualité) et le code est sous licence GPL-3.0, donc gratuit et open source. Pour l'installation, ça passe par Flatpak sur Flathub ... un :

flatpak install flathub io.github.wartybix.Constrict

... et c'est plié !

Si vous cherchez des alternatives dans le même genre, MystiQ fait de la conversion multiformat et Adapter est un bon couteau suisse basé sur FFmpeg. Mais aucun des deux ne propose ce ciblage par taille, et c'est ça le vrai plus de Constrict !

Merci à Lorenper pour la découverte !

Ubuntu 26.04 : sudo affiche désormais des astérisques lors de la saisie du mot de passe

27 février 2026 à 13:11
Avec Ubuntu 26.04 LTS, une habitude vieille de plus de 40 ans prend fin : lorsque vous saisissez votre mot de passe après la commande sudo dans le terminal, des astérisques s’affichent désormais à l’écran. Un changement en apparence anodin, mais qui ne manque pas de faire parler. Pourquoi sudo n’affichait-il rien jusqu’ici ? Depuis … Lire la suite

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Ubuntu 26.04 « Resolute Raccoon » : après la mascotte, le fond d’écran officiel se dévoile

27 février 2026 à 12:42
Il y a quelques jours, Canonical dévoilait la mascotte officielle d’Ubuntu 26.04 LTS « Resolute Raccoon », un raton laveur au design géométrique minimaliste. La suite logique vient d’arriver : l’entreprise a maintenant dévoilé le fond d’écran par défaut qui accompagnera la prochaine version LTS de la distribution lors de sa sortie le 23 avril … Lire la suite

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Shells Unix - 5 redirections que vous copiez sans comprendre

Par : Korben
27 février 2026 à 08:53

2>&1, >, >>, 2>/dev/null... Si ces symboles dans votre terminal Linux ou macOS vous font autant flipper qu'un regex, respirez un grand coup ! Quand vous aurez lu cet article, vous verrez qu'en fait c'est super simple à comprendre, et en 5 minutes vous saurez enfin ce que vous copiez-collez depuis des années depuis StackOverflow.

En fait, dans les shells Unix (bash, zsh, etc.), y'a 3 canaux de base : stdin (entrée, numéro 0), stdout (sortie normale, numéro 1) et stderr (les erreurs, numéro 2). Tout le reste, de > à 2>/dev/null, découle de ces 3 numéros.

> - Écrire dans un fichier (et tout écraser)

echo "Salut" > fichier.txt

Ça redirige stdout vers fichier.txt. Si le fichier existe déjà... c'est mort, il est écrasé sans sommation. Du coup, faites gaffe avec vos logs, une commande mal placée et ce sont des heures de données qui disparaissent.

D'ailleurs, si vous êtes du genre parano (et oui, vous avez raison !), set -o noclobber dans votre .bashrc empêchera > d'écraser un fichier existant lors d'une commande tapée à la main. Pour y arriver, il faudra utiliser >| pour forcer.

>> - Ajouter à la suite

echo "Ligne 2" >> fichier.txt

Même principe que >, sauf que ça ajoute à la fin au lieu d'écraser. C'est ce que vous voulez 99% du temps pour des logs (sauf si vous voulez repartir de zéro, là > fait le job). Une lettre de différence entre "tout va bien" et "où sont passés mes logs, boudiouuu ???".

2> - Rediriger les erreurs

commande_foireuse 2> erreurs.log

Le 2 c'est stderr, en gros (y'a pas d'espace entre le 2 et le >, sinon bash croit que 2 est un argument). Tout ce qui sort en erreur finit dans erreurs.log au lieu de polluer votre terminal. Perso, je trouve ça super pratique pour garder une trace propre quand vous lancez des scripts via crontab -e.

Et 2>> existe aussi, pour cumuler les erreurs au fil du temps au lieu d'écraser le fichier à chaque exécution.

2>&1 - Fusionner erreurs et sortie normale

commande > output.log 2>&1

Le fameux ! Le &1 dit à bash "le 1 c'est un file descriptor, pas un fichier qui s'appelle littéralement 1". Du coup stderr (2) est redirigé vers le même endroit que stdout (1), ou plutôt vers là où stdout pointe au moment où bash évalue la ligne. Ça va, vous suivez toujours ? ^^

Attention, l'ordre compte ! Bash lit les redirections de gauche à droite. > output.log 2>&1, stdout pointe vers le fichier, puis stderr suit... tout va dans le fichier. 2>&1 > output.log, stderr copie stdout qui pointe ENCORE vers le terminal, puis stdout est redirigé vers le fichier. Résultat, les erreurs restent dans votre terminal. Le piège classique.

Et &> fait la même chose en plus court :

commande &> output.log

&> est super pratique, mais spécifique à bash / zsh donc pour la portabilité, préférez quand même > fichier 2>&1.

2>/dev/null - Le trou noir

find / -name "*.conf" 2>/dev/null

/dev/null, c'est le trou noir d'Unix. Tout ce que vous envoyez là-dedans disparaît. Super pratique avec find qui vous crache 200 "Permission denied" pour un seul résultat utile.

Et si vous voulez TOUT faire disparaître (stdout + stderr) ? Un petit &>/dev/null et c'est réglé. Pratique dans vos scripts /etc/cron.d/ quand vous voulez zéro bruit (bon, j'exagère un chouïa, je sais...).

Si vous aimez les raccourcis bash , j'ai aussi ce qu'il faut.

Bref, voilà ce sont juste 5 opérateurs à retenir, et avec ça vous couvrez à peu près tout. Donc la prochaine fois que vous copierez un 2>&1, au moins vous saurez pourquoi.

Source d'inspiration

AsteroidOS - Du Linux au poignet pour libérer votre montre

Par : Korben
24 février 2026 à 13:26

AsteroidOS , c'est une distro Linux open source qui tourne... sur des montres connectées ! Oui oui, du manchot au poignet et l'idée en fait, c'est de virer WearOS et toute la télémétrie Google qui va avec, pour le remplacer par un OS libre sans tracking ou de compte à se créer.

Ce projet existe depuis 2015 et supporte aujourd'hui une trentaine de montres (LG Watch, Huawei Watch, TicWatch, Asus Zenwatch, Fossil Gen 4/5/6...). Vous flashez votre tocante connectée, et vous récupérez un OS avec agenda, météo, chronomètre, boussole, moniteur cardiaque, contrôle musical et même un petit jeu. Le tout en Qt/QML, avec des cadrans communautaires et un affichage permanent !

Côté vie privée , c'est même le JOUR ET LA NUIT avec WearOS donc pour ceux qui flippent que leur montre balance tout à Mountain View, c'est plutôt rassurant.

Pour la synchro avec votre téléphone, y'a également AsteroidOSSync sur F-Droid ou Gadgetbridge . Si vous hésitez, sachez que Gadgetbridge est plus maintenu et plus universel. Ça couvre l'essentiel et si vous avez les chocottes, un mode dual-boot permet de tester sans virer WearOS.

Attention par contre, c'est pas la fête du slip non plus car y'a pas de store d'apps (faut pousser les APK en ligne de commande via ADB), pas de réponse aux appels depuis le poignet, et les apps WearOS ne tournent évidemment pas dessus. A moins que votre montre soit dans la liste officielle, n'y pensez même pas ! Faut aimer bidouiller, en fait mais ça, je sais que vous adorez ^^.

Et grâce à cet OS, vous atteindrez peut-être les 48h d'autonomie annoncées sur le site. Après faut voir en vrai évidemment... mais pour une distro communautaire portée par des passionnés depuis 11 ANS quand même, c'est honnête.

Merci à l'ami Lorenper pour la découverte !

Intel et Nvidia recrutent des spécialistes Linux. Windows a du souci à se faire.

24 février 2026 à 13:25
Les deux plus grands fabricants de puces graphiques, Intel et Nvidia , ont quasiment lancé simultanément une campagne de recrutement à grande échelle pour les développeurs de logiciels Linux. L'accent est mis principalement sur les pilotes de cartes graphiques et l'optimisation des performances dans les environnements de jeu. Cette orientation s'inscrit dans le cadre des changements plus généraux du marché du PC, où Linux investit de plus en plus des domaines autrefois dominés par Windows. Intel recrute dans les États américains de l'Oregon et de la Californie, notamment dans ses bureaux de Santa Clara et de Folsom. Nvidia propose également des postes d'ingénieurs Linux, certains permettant le télétravail. Intel n'a pas encore communiqué sur cette possibilité. Intel se concentre sur le développement de pilotes pour cartes graphiques et GPU intégrés, présents dans la plupart de ses processeurs. Après son retour sur le marché des cartes graphiques dédiées, le fabricant a rencontré des difficultés liées à la qualité de ses logiciels. La gamme Arc, lancée en réponse à la domination de la concurrence, n'a pas réussi à conquérir une part de marché significative. Selon les données de Jon Peddie Research, à la fin du troisième trimestre 2025, Intel contrôlait environ 1 % du marché mondial des cartes graphiques dédiées. À titre de comparaison, Nvidia représentait 92 % des ventes, tandis qu'AMD en détenait environ 7 %. Dans ce contexte, la qualité des pilotes et la compatibilité avec les systèmes d'exploitation alternatifs constituent l'un des rares leviers permettant de se forger un avantage concurrentiel. Les annonces de Nvidia mettent en lumière les efforts d'optimisation des performances dans l'environnement Proton Vulkan. Vulkan demeure une API essentielle pour les jeux 2D et 3D modernes, et son rôle dans l'univers Linux se développe à mesure que les outils permettant d'exécuter des jeux Windows gagnent en popularité. Proton, développé par Valve , fournit une couche de compatibilité permettant aux jeux Windows de fonctionner sous Linux. Cette technologie est à la base de la console Steam Deck et de SteamOS . Grâce à Proton, Linux n'est plus une plateforme de niche réservée aux passionnés de logiciels libres, mais une alternative viable pour les joueurs. Nvidia recherche également des spécialistes pour adapter ses pilotes afin d'exécuter des jeux x86 et x64 sur les appareils ARM. Cette orientation laisse présager des changements architecturaux en préparation sur le marché des PC. L'entreprise travaille sur sa propre puce ARM pour ordinateurs personnels, nom de code N1X, et le segment des ordinateurs portables ARM est en pleine expansion. L'architecture ARM n'est plus l'apanage des smartphones. De plus en plus d'ordinateurs portables Windows utilisent cette plateforme matérielle, et les fabricants de puces y voient une opportunité d'améliorer l'efficacité énergétique et d'allonger l'autonomie des batteries. Les appareils mobiles offrent également un avantage certain dans le monde du jeu vidéo. Actuellement, le marché des PC portables est dominé par les solutions AMD, dont les puces équipent la plupart des consoles portables Windows et le Steam Deck. La campagne de recrutement intensive d'Intel pourrait indiquer une volonté de renforcer sa position dans ce domaine également, notamment en ce qui concerne Linux comme système d'exploitation pour appareils mobiles. Ces décisions s'inscrivent dans un contexte de changement de préférences des utilisateurs. Certains déclarent abandonner Windows en raison de la fréquence des mises à jour, de l'intégration d'outils d'IA comme Copilot et du modèle de diffusion publicitaire du système. À cela s'ajoute la fin du support de Windows 10 en octobre 2025 (et en Europe d'ici 2026). Les données de StatCounter montrent qu'en janvier 2026, la part de marché mondiale de Linux sur le marché des ordinateurs de bureau était de 4,02 %, tandis que celle de Windows chutait à 67,6 %. La croissance de Linux a été modérée, mais la tendance reste manifeste. La campagne de recrutement simultanée d'Intel et de Nvidia montre que la bataille pour l'avenir du jeu sur PC se joue non seulement dans les laboratoires de conception de nouvelles puces, mais aussi dans les dépôts de code des pilotes. (Lire la suite)
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