(Municipales 2026) Pierre-Michel Bernard, un nouveau projet ambitieux et réaliste pour Anzin !
Pierre-Michel Bernard : « C’est une liste anti-Bernard ! »
Il n’y avait aucun suspense sur cette candidature, mais l’édile sortant a attendu le lendemain de la cérémonie des voeux pour officialiser le démarrage de cette campagne locale 2026. Cette annonce, chez un anzinois, se fait collectivement avec 3 membres du conseil municipal et colistiers et colistières, mais une nouvelle venue, Tamara Latouche, 30 ans, ex aide soignante en reconversion professionnelle, nous y reviendrons !
La liste est bouclée avec un renouvellement assez conséquent, « 16 nouveaux visages même si un noyau dur demeure, mais avec plus de demandes spontanées que nécessaire. Après, compte tenu de la disponibilité indispensable pour un élu(e), il y a parfois des défections », explique Pierre Michel Bernard. Il note « beaucoup de candidatures de femmes », plus qu’il ne peut accueillir sur sa liste. « C’est une liste citoyenne, solidaire et humaniste avec une équipe plurielle. (Politiquement), elle est divers gauche, avec quelques cartés PCF, PS », poursuit la tête de liste.
A ce stade, sauf grosse surprise, une seule liste d’opposition sera également sur la ligne de départ. Cette dernière agrège divers horizons politiques « avec un colistier qui a fait venir Jean Luc Mélenchon et une conseillère régionale avec Xavier Bertrand. Même si vous laissez votre carte politique à l’entrée… C’est une liste anti-Bernard et cela n’a jamais fait un programme ! » Effectivement, l’opposition ne se prive pas de souligner que des forces politiques et citoyennes s’unissent contre la gouvernance locale. C’est un fait politique ! « Dans un duel, face à l’incertitude internationale et nationale, je pense qu’il y a une prime au sortant. De plus, on s’appuie sur un bilan solide ! », poursuit Pierre Michel Bernard. Sur les critiques d’une présence familiale plurielle, le candidat répond directement : « Mme Bernard ne figure pas sur cette liste avec son nom de jeune fille (pratique classique), on est transparent. De plus, M. Dordain m’a soutenu en 2020 avec la connaissance de cette information. Ensuite, il a lui même adoubé mon beau-frère (M. Levant, élu référent au CCAS) pour sa compétence. » En résumé, pourquoi s’offusquer aujourd’hui, alors qu’en 2020 le soutien n’a jamais été conditionné à une modification de la liste… !
Ensuite, comme sur Marly, puis Escautpont en 2025, un contentieux de radiation des listes électorales a semé le trouble sur Anzin début 2026. En effet, le 06 janvier, les époux Dordain ont reçu un courrier de radiation des listes électorales de la commune, fournis les éléments le 12 janvier à ladite commission électorale saisie en urgence. Cette dernière s’est tenue le 20 janvier dernier où les époux Dordain ont apporté tous les justificatifs nécessaires à l’exercice d’un Droit fondamental (et garanti dans la constitution de 1958), celui de voter ! Le maire s’explique à cet effet : « La technicienne, formée sur cette thématique, n’a pas pu obtenir sur la plateforme des finances publiques le rôle (justificatif d’une contribution foncière pour les époux Dordain). Deux autres collègues, pour vérification, n’ont pas trouver ce document malgré des recherches. C’est pourquoi, cette radiation est intervenue. M. Et Mme Dordain ont fourni les documents durant cette commission, dont acte ! » Ci-joint document d’inscription sur la liste électorale (Justificatif de rôle).
Construire un programme ensemble
Malgré un bilan « avec 33 millions d’euros d’investissement et 80% du programme réalisé, la ville est bien gérée avec le maintien d’une épargne brute de 2 millions d’euros pour les investissements à venir. », précise Pierre Michel Bernard. Le programme sera diffusé courant février, mais quelques pistes sont déjà connus. Bien sûr, le théâtre d’Anzin, même si ce dossier est porté par Valenciennes Métropole, est un chantier très attendu. A ce stade, tout est bloqué compte tenu des fouilles archéologiques. Après le Boulon, puis, le Phénix, le Théâtre d’Anzin, et structures associées, sera l’autre établissement culturel phare de l’intercommunalité. Avec environ 15 millions d’investissement, le Théâtre d’Anzin va (re)devenir un pôle d’attractivité majeur sur le Valenciennois. Ce lieu demeure chargé d’histoire, beaucoup plus que Le Boulon et le Phénix, avec une pléiade d’artistes à travers le temps. La majorité sortante attend avec impatience le début de travaux. « Ça fait partie de l’attractivité la commune ! », mentionne le candidat.
L’autre dossier fléché est celui du « Château Dampierre. Des études sont en cours avec plusieurs scénarios potentiels, un premier sans extension pour un coût de 5 millions d’euros, et plus avec extension. A ce titre, nous sollicitons des fonds européens », précise Pierre Michel Bernard.
D’évidence, la Covid et les crises successives ont plombé les délais sur certains dossiers. C’est le cas de la fameuse et impressionnante Friche Ford. « Décalage…, et à chaque fois une évolution des normes. Néanmoins, le chantier devrait démarrer en septembre 2026 », commente Pierre Michel Bernard.
Les autres traits saillants du programme seront à découvrir prochainement. « Ce sera un programme ambitieux et réaliste. Bien sûr, on peut tout faire gratis, mais ce n’est pas la réalité d’une gestion municipale. » Pour autant, le maire sortant et candidat veut répondre à quelques critiques sur la perte d’attractivité présumée de la commune. « Un bien au prix du marché se vend comme ailleurs. D’ailleurs, nos droits de mutation ont progressé de 30 à 40%. Lorsque les nouveaux habitants sont installés sur Anzin, ils restent », ajoute-t-il. Ensuite, ce dernier insiste sur le « verdissement » de la commune, les friches Vallourec, Valmont, le parc Mathieu, la ferme urbaine ! Ensuite, sur le volet insécurité, le sujet national/local, le Directeur de Campagne, Aldo Tenini, indique qu’Anzin n’est pas une ville insécuritaire et d’ailleurs « nous ne pouvons pas répondre aux demandes de logements (800 en stock). » Pour sa part, la nouvelle colistière précise naturellement « que je me promène sans problèmes le soir sur Anzin. Ensuite, je retrouve ici une grande convivialité entre les habitants. J’ai tout ici sur Anzin ! »
Enfin, pour la critique relative « d’une monarchie familiale » sur la gouvernance locale, Onotilio Selidonio met en exergue « les réunions récurrentes de la majorité, il y a un véritable travail collégial. » Ces collègues, Francine Baefcop et Nathalie Khennouf, vont dans le même sens sur cette collégialité d’une majorité « motivée par l’intérêt collectif », conclut Pierre-Michel Bernard.
Daniel Carlier
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