Vue normale

(Municipales 2026) Pierre-Michel Bernard, un nouveau projet ambitieux et réaliste pour Anzin !

23 janvier 2026 à 06:48

Pierre-Michel Bernard : « C’est une liste anti-Bernard ! »

Il n’y avait aucun suspense sur cette candidature, mais l’édile sortant a attendu le lendemain de la cérémonie des voeux pour officialiser le démarrage de cette campagne locale 2026. Cette annonce, chez un anzinois, se fait collectivement avec 3 membres du conseil municipal et colistiers et colistières, mais une nouvelle venue, Tamara Latouche, 30 ans, ex aide soignante en reconversion professionnelle, nous y reviendrons !

La liste est bouclée avec un renouvellement assez conséquent, « 16 nouveaux visages même si un noyau dur demeure, mais avec plus de demandes spontanées que nécessaire. Après, compte tenu de la disponibilité indispensable pour un élu(e), il y a parfois des défections », explique Pierre Michel Bernard. Il note « beaucoup de candidatures de femmes », plus qu’il ne peut accueillir sur sa liste. « C’est une liste citoyenne, solidaire et humaniste avec une équipe plurielle. (Politiquement), elle est divers gauche, avec quelques cartés PCF, PS », poursuit la tête de liste.

A ce stade, sauf grosse surprise, une seule liste d’opposition sera également sur la ligne de départ. Cette dernière agrège divers horizons politiques « avec un colistier qui a fait venir Jean Luc Mélenchon et une conseillère régionale avec Xavier Bertrand. Même si vous laissez votre carte politique à l’entrée… C’est une liste anti-Bernard et cela n’a jamais fait un programme ! » Effectivement, l’opposition ne se prive pas de souligner que des forces politiques et citoyennes s’unissent contre la gouvernance locale. C’est un fait politique ! « Dans un duel, face à l’incertitude internationale et nationale, je pense qu’il y a une prime au sortant. De plus, on s’appuie sur un bilan solide ! », poursuit Pierre Michel Bernard. Sur les critiques d’une présence familiale plurielle, le candidat répond directement : « Mme Bernard ne figure pas sur cette liste avec son nom de jeune fille (pratique classique), on est transparent. De plus, M. Dordain m’a soutenu en 2020 avec la connaissance de cette information. Ensuite, il a lui même adoubé mon beau-frère (M. Levant, élu référent au CCAS) pour sa compétence. » En résumé, pourquoi s’offusquer aujourd’hui, alors qu’en 2020 le soutien n’a jamais été conditionné à une modification de la liste… !

Ensuite, comme sur Marly, puis Escautpont en 2025, un contentieux de radiation des listes électorales a semé le trouble sur Anzin début 2026. En effet, le 06 janvier, les époux Dordain ont reçu un courrier de radiation des listes électorales de la commune, fournis les éléments le 12 janvier à ladite commission électorale saisie en urgence. Cette dernière s’est tenue le 20 janvier dernier où les époux Dordain ont apporté tous les justificatifs nécessaires à l’exercice d’un Droit fondamental (et garanti dans la constitution de 1958), celui de voter ! Le maire s’explique à cet effet : « La technicienne, formée sur cette thématique, n’a pas pu obtenir sur la plateforme des finances publiques le rôle (justificatif d’une contribution foncière pour les époux Dordain). Deux autres collègues, pour vérification, n’ont pas trouver ce document malgré des recherches. C’est pourquoi, cette radiation est intervenue. M. Et Mme Dordain ont fourni les documents durant cette commission, dont acte ! » Ci-joint document d’inscription sur la liste électorale (Justificatif de rôle).

Construire un programme ensemble

Malgré un bilan « avec 33 millions d’euros d’investissement et 80% du programme réalisé, la ville est bien gérée avec le maintien d’une épargne brute de 2 millions d’euros pour les investissements à venir. », précise Pierre Michel Bernard. Le programme sera diffusé courant février, mais quelques pistes sont déjà connus. Bien sûr, le théâtre d’Anzin, même si ce dossier est porté par Valenciennes Métropole, est un chantier très attendu. A ce stade, tout est bloqué compte tenu des fouilles archéologiques. Après le Boulon, puis, le Phénix, le Théâtre d’Anzin, et structures associées, sera l’autre établissement culturel phare de l’intercommunalité. Avec environ 15 millions d’investissement, le Théâtre d’Anzin va (re)devenir un pôle d’attractivité majeur sur le Valenciennois. Ce lieu demeure chargé d’histoire, beaucoup plus que Le Boulon et le Phénix, avec une pléiade d’artistes à travers le temps. La majorité sortante attend avec impatience le début de travaux. « Ça fait partie de l’attractivité la commune ! », mentionne le candidat.

L’autre dossier fléché est celui du « Château Dampierre. Des études sont en cours avec plusieurs scénarios potentiels, un premier sans extension pour un coût de 5 millions d’euros, et plus avec extension. A ce titre, nous sollicitons des fonds européens », précise Pierre Michel Bernard.

D’évidence, la Covid et les crises successives ont plombé les délais sur certains dossiers. C’est le cas de la fameuse et impressionnante Friche Ford. « Décalage…, et à chaque fois une évolution des normes. Néanmoins, le chantier devrait démarrer en septembre 2026 », commente Pierre Michel Bernard.

Les autres traits saillants du programme seront à découvrir prochainement. « Ce sera un programme ambitieux et réaliste. Bien sûr, on peut tout faire gratis, mais ce n’est pas la réalité d’une gestion municipale. » Pour autant, le maire sortant et candidat veut répondre à quelques critiques sur la perte d’attractivité présumée de la commune. « Un bien au prix du marché se vend comme ailleurs. D’ailleurs, nos droits de mutation ont progressé de 30 à 40%. Lorsque les nouveaux habitants sont installés sur Anzin, ils restent », ajoute-t-il. Ensuite, ce dernier insiste sur le « verdissement » de la commune, les friches Vallourec, Valmont, le parc Mathieu, la ferme urbaine ! Ensuite, sur le volet insécurité, le sujet national/local, le Directeur de Campagne, Aldo Tenini, indique qu’Anzin n’est pas une ville insécuritaire et d’ailleurs « nous ne pouvons pas répondre aux demandes de logements (800 en stock). » Pour sa part, la nouvelle colistière précise naturellement « que je me promène sans problèmes le soir sur Anzin. Ensuite, je retrouve ici une grande convivialité entre les habitants. J’ai tout ici sur Anzin ! »

Enfin, pour la critique relative « d’une monarchie familiale » sur la gouvernance locale, Onotilio Selidonio met en exergue « les réunions récurrentes de la majorité, il y a un véritable travail collégial. » Ces collègues, Francine Baefcop et Nathalie Khennouf, vont dans le même sens sur cette collégialité d’une majorité « motivée par l’intérêt collectif », conclut Pierre-Michel Bernard.

Daniel Carlier

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L’IME « Les Deux Rives » a remis des cadeaux aux enfants du service pédiatrie du CHV

23 décembre 2025 à 10:43

Pour la première fois, l’IME (Institut Médico Éducatif) « Les Deux Rives » a choisi de faire une collecte au sein de l’établissement pour les enfants du CHV (Centre Hospitalier de Valenciennes). « C’est à l’initiative des ado. La collecte s’est réalisée sur un mois auprès des familles, des professionnels et des jeunes de l’IME », précise Christelle Castel, la cheffe de service de l’IME les Deux Rives.

« Nous avons collecté 98 dons pour les remettre aujourd’hui », ajoute François Emaille, le Directeur adjoint. Ce projet « Cap Avenir » a pu se réaliser grâce au service inclusion et citoyenneté, sous la houlette de Julie Lecomte. In fine, 14 ado ont participé à cette initiative, ils ont donc remis des cadeaux à des très jeunes enfants dans ce service pédiatrie du CHV, de 40 lits au maximum, un moment toujours émouvant !

Daniel Carlier

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(Anzin) Entre nouvelle enveloppe et fresque, l’école de Gaulle revisitée !

21 décembre 2025 à 11:20

Pierre-Michel Bernard : « Je félicite les équipes et les entreprises pour cette réalisation durant l’été dernier »

Après une étude thermique portée par Valenciennes Métropole, le constat était sans ambiguïtés. « Ce bâtiment public était le plus gros consommateur en énergie sur Anzin », précise le DGS. Dans cette optique, une stratégie devait se profiler pour le bien être des enfants et de l’équipe pédagogique, mais également pour les dépenses de cette collectivité publique.

Evidemment, compte tenu du coût et de l’emplacement assez stratégique de cette école, une construction neuve était exclue sans parler de la facture finale. Dans ce cadre, le choix de la pose d’une enveloppe thermique extérieure, et du remplacement de la toiture, s’est imposée rapidement. Cette rénovation s’est réalisée aussi en concertation avec les équipes pédagogiques « d’où la réalisation d’une nouvelle salle des professeur(e)s », ajoute le DGS et des enfants dont la demande portait sur une cour d’école… plus vivante, mais « sans oublier des nouveaux sanitaires totalement vétustes précédemment. »

Pierre Michel Bernard

Et tout cela en démarrant le lendemain de la fin de l’année scolaire pour un rendu la veille de la rentrée, hors quelques finitions extérieures. L’édile d’Anzin pouvait se féliciter d’un chantier sans accrocs. C’est presque rare tant les contraintes administratives sont pléthoriques sur un parc bâtimentaire français vieillissant du XXème siècle. « Je félicite les équipes et les entreprises pour cette réalisation durant l’été dernier. Ensuite, nous avons réussi à obtenir 80% de subventions sur ce projet à hauteur de 600 000 euros (Etat 300 000 € et Département 150 000 euros) », déclare Pierre-Michel Bernard. Bien sûr, la présence du Sous-Préfet de Valenciennes, du Président du Conseil départemental du Nord, mais aussi de l’inspecteur académique, soulignaient la dimension de cet envoi urbanistique avec un coût maîtrisé et réussi sur le plan du confort des usagers.

Pas seulement une rénovation…

Durant son propos, la Directrice de l’école a tenu à signaler la coexistence d’un chantier, mais également « un projet pédagogique fort. » En effet, une fresque magnifique en mémoire au Général de Gaulle s’affiche en front à rue, elle est signée d’un graffeur professionnel. « J’habite Maresches. J’ai fait mon cycle artistique à l’école Saint-Luc de Tournai et je suis devenu professionnel depuis 3 ans environ. J’interviens sur les chantiers publics comme privés », explique cet artiste de 39 ans.

Ensuite, la signature artistique ne s’arrêtait pas là, puisque les jeunes apprenants ont participé à un atelier pour décorer les murs de leur cour d’école. Clairement, ce n’est plus cet espace bitumé sans âme. Aujourd’hui, vous avez 12 classes, dont 6 de 12 élèves et 6 avec environ 25 élèves, soit 5 maternelles et 7 élémentaires, au sein de cette école de Gaulle revisitée.

Pas de doute, la pensée collective sur l’univers de l’apprentissage a fait un bond lunaire en une décennie. Dorénavant, le cadre importe autant que la qualité de l’enseignement au bénéfice d’un bien être partagé par toutes et tous. En clair, ce n’était pas mieux avant pour tordre le coup un peu à cette nostalgie démesurée.

Daniel Carlier

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(Municipales 2026) Joël Dordain : « Je veux un débat public avec Pierre Michel Bernard » sur Anzin

5 décembre 2025 à 05:09

Joël Dordain : « Il faut faire barrage à la monarchie familiale ! »

Comme souvent dans la vie politique, un sympathisant déçu a des mots bien plus rudes qu’un(e) opposant(e) classique. Oui, on sent de la colère chez Joël Dordain, car il n’aurait pas dû revenir dans le champ politique. En effet, après trois mandats comme adjoint avec André Parent (1983 jusqu’en 2001), Géry Duval devient maire, puis « Michel Bernard vient me voir pour rentrer sur la liste de son fils, Pierre-Michel, que je ne connaissais pas. A l’époque, j’étais le secrétaire de la section du PS, de gauche, d’Anzin avec 170 membres, la plus grosse section du Nord. Par ailleurs, je ne courrais pas après un mandat de maire », raconte l’ancien adjoint. Et l’histoire s’écrit de nouveau avec un double mandat comme 1er adjoint avec Pierre-Miche Bernard 2008-2020. Enfin, il ne rempile pas pour raisons personnelles en 2020, apporte un soutien sans faille au maire, mais avoue « avoir vécu une fin de mandat 2014-2020 difficile. »

Sur les choix politiques de l’édile actuel, il plante le décor : « En 2008, lorsque que je lui parle d’une alliance avec le PCF, il me répond le PCF est trop révolutionnaire pour moi –, et en 2014, il court après Fabien Roussel… D’ailleurs, j’ai rencontré ce dernier aux 3 Jours Gourmands qui m’a chaleureusement salué en me disant je ne peux pas te soutenir, car cela serait l’apocalypse – » En tout état de cause, le PS ne soutiendra aucun des deux candidats. »

« Une liste citoyenne de rassemblement », Joël Dordain

Sur son positionnement politique 2025 pour cette campagne locale iconoclaste en France, il a laissé sa carte du P.S et revendique « une liste citoyenne de rassemblement. Elle comprend l’opposition actuelle au maire, la droite et le centre droit, mais également une majeure partie du PS, même si certains cartés seront sur la liste du candidat sortant, et plus globalement une gauche élargie ! » Le périmètre est très large ! Est-ce tenable ? Il décoche une flèche à l’endroit de Patrick Kanner, ex ministre et sénateur du Nord « je pense qu’il aura son soutien. Patrick Kanner à l’habitude de poignarder les gens dans le dos. »

« Attention, nous avons signé une charte de confiance entre toutes et tous les leaders. Même si nous pouvons avoir des opinions différentes au niveau national, on travaille sur Anzin. Nous sommes dans l’action locale », précise Claudio Macaluso, ex candidat en 2008 pour le parti de gauche, et Directeur de campagne. 

« Je suis très hostile au transfert du théâtre d’Anzin à l’agglo », Joël Dordain

Premier point de discorde, la convention de cession du fleuron culturel de cette collectivité locale , le fameux théâtre d’Anzin, ne passe pas. « Pourquoi ? Certes, le bâtiment est vétuste et il y a des travaux à réaliser (début des travaux BP 2026 de la CAVM), mais nous pouvions dégager les finances nécessaires pour le faire. C’est un choix politique ! Ensuite, nous n’avons même plus la maîtrise de la programmation culturelle ! », s’étonne le candidat.

Dans la foulée, des friches emblématiques « sont restés à l’abandon comme celle de l’ex concession FORD, voire une partie des Jardins de Valmont, etc. C’est incompréhensible, regardez le développement de la ville de Beuvrages ou de Valenciennes à côté », ajoute l’ex élu très remonté.

Enfin, il rajoute une couche sur Valenciennes Métropole : « Si je suis élu, mon premier rendez-vous sera un entretien avec le ou la Président(e) de la CAVM. Je veux des réponses à mes questions et à défaut je ferai le choix de quitter Valenciennes Métropole pour rejoindre La Porte du Hainaut, j’assume le délai de carence pour y arriver. »

« Une préemption de la Croix d’Anzin à Raismes », Joël Dordain

L’ancien élu s’étrangle lorsqu’il évoque l’état du commerce de proximité sur Anzin, et « même la Place Salengro. Vous regardez de la Croix d’Anzin à Raismes le type de commerce existant. Moi, je souhaite une préemption urbaine (renforcée comme sur Valenciennes) de la Croix d’Anzin à Raismes afin de récupérer les locaux, ou fonds de commerce, à vendre afin de rénover les cellules commerciales et de choisir (avec un jury) les artisans/commerçants dont la ville a besoin. » 

Sur le cimetière… « c’est une honte ». Concernant les impôts, il ajoute : « Le maire ment. Certes, les impôts locaux n’ont pas augmenté, mais in fine les Anzinoises et Anzinois payent plus. Je connais des communes qui ont adapté leur taux pour compenser cette hausse. »

Sur l’insécurité, il est également vent debout contre la police pluricommunale avec Raismes et Petite-Forêt. « Pendant que les forces de l’ordre sont ailleurs, elles ne sont pas sur notre commune », commente Claudio Macaluso. « Moi, je propose la tenue d’un comité citoyen tous les trois mois avec la Police Nationale et on débat de tous les sujets de sécurité », comme une version XXL du dispositif « Voisins vigilants ».

Comme symptôme d’une mauvaise gestion présumée de la commune, l’ex adjoint cite « les agences immobilières n’osent même plus affichés le nom d’Anzin sur un bien à vendre. La chute de la valeur immobilière est énorme ! Tout est à refaire sur Anzin, une ville en déclin ! »

Question de famille

Enfin, et c’est peut-être le dénominateur commun des soutiens, comme Elisabeth Gondy, de cette liste. « 18 ans, ça suffit !  Il faut faire barrage à la monarchie familiale (M., Mme Bernard et beau-frère dans le conseil municipal) », tance Joël Dordain. 

Il y a comme un parfum de reconquête qui avait marqué la campagne de 2008 entre Géry Duval et Pierre-Michel Bernard, et c’est pourquoi le candidat veut « un débat public avec Pierre Michel Bernard dans une salle municipale. Il doit répondre aux questions, expliquer ses choix et que nous évoquions nos solutions pour y remédier. C’est la démocratie ! »

On ne connaît pas le reste du paysage politique sur la ligne de départ, mais cette joute locale s’annonce épique sur la 2ème ville de la ceinture valenciennoise avec une 1ère vice-présidence à Valenciennes Métropole.

Daniel Carlier

 

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