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Creative Assembly veut des batailles spatiales dans Total War: Warhammer 40K

2 mars 2026 à 16:00

J’étais à mi-chemin du podcast de Creative Assembly lorsque Roger Collum a lâché une phrase qui a captivé toute la pièce : « C’est très approprié par rapport au lore. » La phrase est tombée comme une promesse avant de se rétracter – pas de date de lancement ferme, juste le parfum de quelque chose de plus […]

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RetroTick - Vos vieux .exe qui tournent dans le navigateur

Par : Korben
2 mars 2026 à 11:47

Bonjour les nostalgiques qui aimaient quand l'informatique c'était simple ! Aujourd'hui, j'aimerais vous parler de RetroTick , qui est un émulateur x86 qui fait tourner des exécutables Windows à l'ancienne et DOS directement dans votre navigateur. De FreeCell au Démineur en passant par SkiFree, hop, vous glissez-déposez le .exe (ou le .com pour le DOS) et ça tourne impeccable !

Ce projet reproduit une couche Win32, Win16 et DOS, le tout codé en TypeScript (99,8% du repo) sans avoir besoin ni de VM, ni de Wine / QEMU qui rame dans un coin. Vous ouvrez une page web, vous balancez votre fichier .exe, et ça s'exécute.

Le rendu 3D s'appuie sur WebGL2 pour interpréter les vieilles commandes OpenGL, du coup le screensaver Maze ou 3D Pipes (oui, les tuyaux moches de Windows 98) s'affichent nickel. Il y a même un gestionnaire de fenêtres multi-fenêtre avec barre des tâches, z-order et tout le bazar. Ambiance 1998 assurée dans un onglet de navigateur.

D'ailleurs, RetroTick ne se limite pas à faire du fun rétro. Si vous bossez par exemple dans une boîte qui traîne encore des outils legacy, genre des logiciels métier qui tournent uniquement sur Windows XP ou un truc codé en 2003 sous Visual Basic 6, ce genre de projet pourrait ouvrir quelques portes...

L'interface RetroTick dans le navigateur, ambiance Windows 98

En effet, rendre ces vieux programmes accessibles via un navigateur, sans avoir à maintenir des machines virtuelles sur chaque poste, c'est carrément pas bête. Pour les DSI qui gèrent des parcs hétérogènes, ça pourrait donc éviter pas mal de prises de tête.

Le système de fichiers est virtuel, et vos fichiers survivent entre les sessions grâce à IndexedDB (sauf si vous videz le cache du navigateur, évidemment). Et si vous connaissez déjà v86, l'émulateur x86 en WebAssembly , RetroTick est en fait assez différent parce qu'il n'émule pas un PC complet. Il traduit directement les appels Win32/DOS vers des API web natives, donc forcément, c'est bien plus léger.

Côté licence, c'est du CC0 1.0, en gros du domaine public et toute la base de code a été générée par IA (il y a même un CLAUDE.md dans le repo).

C'est donc brouillon par endroits, les rendus plantent encore et il manque des trucs et ça ne marche pas avec tous les .exe non plus. Mais au final, c'est un projet qui progresse assez vite donc ça devrait se bonifier avec le temps ! Voilà.

Et si les émulateurs rétro dans le navigateur vous branchent, allez jeter un oeil aussi à cet article.

Pandoc - Convertir vos documents sans logiciel proprio

Par : Korben
11 février 2026 à 09:23

Si vous avez déjà galéré à convertir un fichier .docx en Markdown propre, ou un document LaTeX en HTML sans que la mise en page explose... vous connaissez la douleur. Pandoc règle ça depuis des années en ligne de commande, mais pour ceux que le terminal rebute, y'a du nouveau. Le convertisseur universel de John MacFarlane tourne maintenant dans le navigateur, sans rien installer. Même pas un petit npm install ^^.

Pour ceux qui débarquent, Pandoc c'est un outil open source (licence GPL) créé par un prof de philo à Berkeley, qui gère une centaine de formats en entrée et en sortie... du .md au .docx en passant par le LaTeX, l'EPUB, le HTML, le reStructuredText et même les slides reveal.js. Bon, en gros, c'est la pierre de Rosette (non pas de Lyon) de la conversion de docs.

La version web (zéro install)

Alors pour ça, direction pandoc.org/app . L'interface est basique, vous glissez-déposez votre .docx ou .tex, vous choisissez le format de sortie dans le menu déroulant, et vous cliquez sur Convert. Et c'est terminé.

Et le truc cool c'est que rien ne quitte votre navigateur. Le moteur Pandoc tourne en WebAssembly directement dans l'onglet de votre navigteur, du coup vos fichiers ne transitent par aucun serveur. Vous pouvez vérifier ça dans les DevTools réseau... et après le chargement initial de ~15 Mo, c'est clean. Donc même pour des docs un peu sensibles, y'a pas de souci.

Attention, la version web a quand même ses limites. Elle peut générer du PDF grâce à Typst (embarqué en WASM aussi), mais les très gros fichiers vont faire ramer votre navigateur. Après pour le reste, ça fait le taf.

En ligne de commande (pour les power users)

Après si vous avez des gros volumes de fichiers à traiter ou des conversions récurrentes, la CLI reste imbattable. Sur macOS c'est un brew install pandoc, sur Linux un apt install pandoc et sur Windows y'a un .msi sur le site officiel. En deux minutes c'est installé.

La syntaxe ensuite est limpide :

pandoc monfichier.md -o monfichier.docx

Et là, magie, votre fichier .md se transforme en document Word propre avec les titres, les listes, le gras, tout y est. Dans l'autre sens ça marche aussi :

pandoc rapport.docx -o rapport.md

Pratique pour récupérer un vieux rapport.docx et le transformer en Markdown exploitable dans Obsidian ou Logseq .

Cas d'usage concrets

Allez, imaginons que vous ayez 200 fichiers .md dans Obsidian et vous vouliez les envoyer à quelqu'un qui ne jure que par Word ? Un petit convert.sh avec une boucle for f in *.md et c'est plié en 30 secondes.

Et si votre CV est en LaTeX (parce que vous êtes un vrai barbu, ahaha), mais que le recruteur veut un .docx parce que lui c'est pas un vrai barbu (ah le faible ^^), au lieu de copier-coller comme un sauvage, faites un petit pandoc cv.tex -o cv.docx et c'est au propre. Attention quand même, les tableaux LaTeX complexes peuvent casser à la conversion.

Ou encors si vous rédigez en Markdown (parce que c'est rapide et surtout versionnable avec git) et que vous exportez ça ensuite en PDF ou HTML selon le destinataire, avec l'option --css style.css ou un template perso en .yaml, le rendu sera propre.

Bref, vous l'aurez compris, Pandoc c'est flexible.

Web vs CLI, on choisit quoi ?

La version web c'est donc parfait pour les conversions ponctuelles. Vous avez UN fichier .odt ou .rst à convertir, pas envie d'ouvrir un terminal, hop vous allez sur pandoc.org/app et c'est réglé en 10 secondes.

La CLI, elle, assurera grave dès qu'on parlera d'automatisation. Scripts bash, intégration dans des pipelines CI/CD, conversions avec des templates perso, filtres Lua... Là c'est un autre monde. D'ailleurs, pas mal d'outils comme MarkItDown ou ConvertX utilisent Pandoc en backend.

Voilà, comme ça tout le monde y trouve son compte et Pandoc peut enfin régner sur le monde !!!

TempleOS dans votre navigateur - L'OS de Dieu tourne maintenant en WebAssembly

Par : Korben
10 février 2026 à 09:36

Vous vous souvenez de TempleOS , ce système d'exploitation complètement barré créé par Terry Davis ? Mais siiiii, cet OS que Dieu lui aurait commandé de développer, avec sa résolution unique de 640x480 en 16 couleurs et son langage de programmation maison, le HolyC. Hé bien maintenant, vous pouvez l'essayer directement dans votre navigateur sans rien installer.

L'interface mythique de TempleOS, avec ses 16 couleurs et son style unique ( Source )

Un développeur a en effet mis au point TempleOS WASM , une version de l'OS qui tourne entièrement en WebAssembly. Vous allez sur le site, vous attendez quelques secondes que la machine virtuelle 64-bit s'initialise, et hop, vous voilà plongé dans l'univers mystique de Terry Davis. Pas besoin de télécharger une ISO ou de configurer une VM, tout se passe dans un onglet.

Pour ceux qui débarquent, TempleOS c'est 10 ans de développement par un homme diagnostiqué schizophrène qui affirmait recevoir des instructions divines pour créer le "temple officiel de Dieu" sous forme numérique. Le résultat est un OS minimaliste de 80 000 lignes de code, sans réseau (pour éviter les malwares impurs), conçu pour être aussi simple qu'un Commodore 64 mais avec une architecture 64-bit. D'ailleurs, pour ceux qui se demandent, TempleOS n'a jamais eu de navigateur web intégré, car Dieu n'aime pas le tracking (ou plus probablement parce que la pile TCP/IP n'était pas au programme divin).

Aiwnios permet de faire tourner le HolyC même en mode texte ( Source )

Le truc cool avec cette version navigateur, c'est qu'elle repose sur Aiwnios, un émulateur et runtime HolyC qui a été porté en WebAssembly. Du coup, vous pouvez explorer l'interface, tester le langage HolyC, ou jouer avec les démos audio/vidéo calculées en temps réel. Et si vous n'êtes pas très croyant, sachez qu'il existe aussi Shrine OS , un clone pour les hérétiques qui apporte même le support de TCP/IP pour les plus aventureux d'entre vous.

Terry Davis nous a quittés en 2018, mais son œuvre continue de fasciner les geeks du monde entier. Entre le génie technique indéniable et la dimension mystique délirante, TempleOS reste un des projets les plus singuliers de l'histoire du code. Et grâce au WebAssembly, on peut désormais y jeter un oeil en deux clics depuis n'importe quel navigateur moderne (puisque maintenant, tout le monde supporte le Wasm).

Bref, si vous êtes curieux de voir à quoi ressemble un OS conçu selon les spécifications divines, c'est le moment d'aller faire un tour. Au pire vous aurez découvert un projet hors normes, au mieux vous aurez appris trois mots de HolyC...

Source

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