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(Municipales 2026) Valérie Fornies, maire/candidate en conscience des difficultés d’une gestion municipale.

18 février 2026 à 19:32

Valérie Fornies : « Une équipe prête à s’engager dans la vie de la cité »

Pas le temps de jeter un oeil dans le rétroviseur d’un mandat unique et étonnant où l’enchaînement des crises a bouleversé l’ordre local, la gestion des deniers publics comme notre rapport aux services de proximité publics comme privés. Durant 2 ans, chaque commune française n’a plus pensé que son petit territoire était une île… !

Dans cette optique, « vingt fois sur le métier remettez votre ouvrage », disait l’écrivain Nicolas Boileau constitue une vertu plus que nécessaire pour des colistières et colistiers d’une liste… en 2026. « J’ai réuni une équipe prête à s’engager dans la vie de la cité. Elle est renouvelée d’environ 1/3, mais je n’ai pas été excluante pour personne. Ceux qui ne sont plus sur la liste ont souhaité partir pour des raisons personnelles », précise la candidate. En résumé, une liste sans fracas, ni dissidence, de 29 + 2 colistiers (et 3 sièges à l’agglo), et « avec des convictions de gauche et de droite, même si mes valeurs sont à gauche. Par respect pour toutes et tous, la liste sera enregistrée sans étiquettes (sauf autre choix de la Préfecture) », commente la candidate.

Effectivement, l’engagement d’un(e) maire, d’un(e) adjoint(e), voire d’un simple conseiller municipal, n’a plus rien à voir avec le siècle précédent. Même si la loi sur le nouveau statut de l’élu local (31/12/2025) apporte des nouvelles protections au Premier magistrat, une hausse modérée de sa rémunération, mais elle ne règle pas « le sujet de sa disponibilité pour assurer la charge de maire, et plus encore dans le privé que le public », commente Valérie Fornies.

Une gestion prudentielle et ambitieuse

Comme toujours, l’opposition est essentielle dans une démocratie, mais elle réduit souvent l’exercice de gestion municipale a une équation simple, alors que nous sommes plutôt sur des algorithmes complexes. « Je ne vois pas comment l’opposition peut en même temps doubler l’effectif de la Police Municipale (3 agents actuellement), donc à travers plus de fonctionnement, et en même temps investir (massivement) dans l’église Saint-Martin pour laquelle nous n’aurons aucun partenaires ! », tance la candidate.

C’est pourquoi, elle pointe le dossier emblématique de la réhabilitation lourde de l’ancienne Gare de Fresnes-sur-Escaut, une pépite bientôt achevée. « Nous ne préférons pas ce site de l’ancienne Gare des mines à l’église, mais nous avions des subventions notifiées de nos partenaires », commente Valérie Fornies.

Effectivement, le dossier de la rénovation lourde de l’église Saint-Martin constitue un sujet de tension locale. « Ce projet est sur la table et (en cas de réélection), nous associerons largement la population à cette réflexion », poursuit-elle.

Certains dossiers enjambent deux mandats comme celui de l’arrivée d’une centaine de logements sur la commune : « La population est recensée environ à 7 350 habitants, mais nous espérons quelques centaines de plus avec ces réalisations. » Là aussi, les partenariats sont multiples et « nous avons bénéficié de l’accompagnement de la CAVM, de l’Etat pour les dossiers ERBM (Engagement pour le Renouveau du Bassin Minier), et autres partenaires. Mon mandat de VP à Valenciennes Métropole n’a pas servi à rien ! »

« L’opposition confond une ligne de trésorerie et un emprunt », Valérie Fornies

Toutefois, il faut distinguer les subventions comptabilisées, en un mot notifiées par les services financiers de la collectivité publique partenaire, et la caresse d’un retour positif d’une demande de subvention. « Là, nous avons ouvert une ligne de trésorerie, de 1,5 millions d’euros, afin d’avancer les fonds des partenaires non crédités à ce stade, mais notifiés (donc assurés) », commente Arnaud Bavay, le DGS de la commune. « L’opposition confond une ligne de trésorerie et un emprunt ! », pointe Valérie Fornies.

Forcément, sur l’autre face de la pièce, vous avez des projets en attente. « Nous avons 1,7 millions d’euros en attente d’un retour des partenaires sur d’autres projets », ajoute le DGS. « C’est pourquoi, nous restons attentifs à l’évolution de certains dossiers dans l’éventualité d’une réélection, nous sommes ambitieux, prêts pour lancer certains dossiers si nous recevons des réponses positives, mais prudents au final ! », ajoute la candidate.

Une gestion locale maîtrisée

Quelques chiffres cernent assez correctement les contours d’une gestion budgétaire. En effet, la capacité de désendettement d’une collectivité publique demeure un juge de paix parlant. Cette donnée se situe « à 5,2 années fin 2025, puis 11,3 fin 2026 dans le sillage d’un investissement lourd (classique) et redescend de deux points en 2027 suite à la fin d’un prêt », commente Arnaud Bavay. Sur ce mandat de 7 ans, 3 emprunts sur 6 devaient s’éteindre avec un solde à payer de 6,5 millions d’euros comme dette de la collectivité locale au 31 décembre 2025.

Les services publics, le patrimoine de tous, est très surveillé sur Fresnes-sur-Escaut : « Nous avons remplacé le bureau de La Poste afin de conserver ce service à la population. Nous sommes indemnisés de 16 000 euros par an par La Poste, mais nous mobilisons 3 agents de la commune (donc le coût est plus conséquent). Ensuite, nous avons une agence France Services pour laquelle nous sommes indemnisés à hauteur de 50 000 euros par l’Etat (là également compensation insuffisante) », commente Valérie Fornies. Pour autant, la mise en oeuvre de cette décentralisation des services de l’Etat constitue une réponse positive de proximité, on entend peu de critiques, preuve politique que le rendu satisfait les élus locaux.

Sur les dossiers pour un prochain mandat espéré, Valérie Fornies énumère les sujets de questionnements des administrés, la sécurité et notamment routière, le logement, l’emploi, le pouvoir d’achat, la propreté de la cité, et « nous avons près de 70% de la population non imposable avec un salaire médian de 11 000 euros annuel. C’est pourquoi, je fais particulièrement attention à notre politique sociale ! », indique la maire. « Dans les consultations des habitants, la question du patrimoine constitue aussi un véritable sujet », indique la Première magistrate.

Des atouts et des faiblesses

Il faut jouer avec ses atouts, car Fresnes-sur-Escaut a très peu de foncier disponible pour le développement économique. « Toutefois, avec les services de l’agglo, nous avons identifié une petite zone économique de 10 hectares », explique-t-elle.

Par contre, la prochaine mise en service du nouvel écrin de l’ancienne Gare de Fresnes-sur-Escaut sera « un nouveau pôle d’attractivité pour notre commune. Par ailleurs, nous avons un patrimoine minier remarquable classé UNESCO et de fait suivi par les architectes des Bâtiments de France », souligne la candidate. De même, l’écrin vert sur certains sites de cette collectivité locale peut contribuer à cette attractivité accrue.

Quelles sont les listes sur la ligne de départ le 26 février prochain ?

Si la candidature de Valérie Fornies n’a jamais été un mystère, la liste du Rassemblement National a été investie officiellement par le député Guillaume Florquin et l’opposant historique, Fabrice Zaremba, au Conseil municipal aurait quelles velléités en la matière. Elue au second tour en 2020, Valérie Fornies attend la réalité de l’opposition pour cette respiration démocratique très attendue !

Daniel Carlier

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(Municipales 2026) Isabelle Desoil porte une 5ème liste à Valenciennes

18 février 2026 à 07:33

(Visuel Jean-Michel Pottier, Christian Peretti, Isabelle Desoil et Thomas Cacheux)

D’entrée de jeu en conférence de presse et du timing de cette présentation, elle affiche la réalité de cette liste « déposée d’ici le 24 février, date de l’inauguration de notre local de campagne, de la présentation de notre liste et du programme », précise Isabelle Desoil. Elle avoue un « temps d’hésitation avec le groupe de travail (suite au départ de la liste de P.Durieux)». Sur la présence d’une 5ème liste sur Valenciennes, Isabelle Desoil martèle : « Non, ce n’est pas la liste de trop. Fin 2025, nous avons réfléchi à cette situation, mais début janvier nous avons décidé de nous présenter pour proposer un espoir pour les Valenciennois. Nous avons une équipe soudée et nous voulons proposer une alternative aux Valenciennois. Certes, nous avons sauté beaucoup de haies et oui… on se lance dans un sprint, car Valenciennes est en danger », commente la tête de liste, ex conseillère de la majorité municipale avec un clash en courant de mandat.

Pour sa part, Christian Peretti veut mettre en exergue l’état d’esprit de cette équipe : « Nous ne sommes pas revanchards, mais souhaitons apporter la bonne alternative. » Pas franchement dans une candidature de témoignage, la liste portée par Mme Desoil entend remporter cette élection municipale : « On y va pour gagner ! », exprime avec force Isabelle Desoil. « J’ai l’impression d’être fin 1988 », commente l’ancien adjoint municipal de Jean-Louis Borloo en 1989, Christian Peretti.

Retrouver les origines du Borlooisme…

Sans dévoiler le programme, l’équipe insiste sur la méthode de gouvernance. « Il faut retrouver les origines de la méthode de Jean-Louis Borloo. Sur chaque délibération, il travaillait avant pour obtenir un consensus. Pendant les débuts de Laurent Degallaix et dans le respect de l’héritage de Jean-Louis Borloo et de Dominique Riquet, rien à reprocher à celui-ci, mais pourquoi a-t-il modifié à ce point son comportement ? », analyse Christian Peretti.

Parfois, la politique est une chose simple. Un édile, ou gouvernant, fait un choix politique comme son rôle lui incombe. Après, il a le choix du passage en force, du clivage, voire du mépris à toute forme de contestation ou de la recherche du compromis. En résumé, la délivrance d’un message à la population est aussi important que celui-ci, le retour d’une certaine humilité face aux multiples problématiques d’une collectivité locale, d’un respect de toute forme d’opposition, bref un management bienveillant dans l’hémicycle comme une écoute attentive des administrés ! Expliquer une décision difficile, car rien n’est simple pour un maire en 2026, apparaît un comme un sommet alpin sur la ville-centre, l’épisode de la fausse fermeture des salles de sport pendant la crise énergétique constitue Le résumé de la méthode 2020/2026… !

Justement, la recherche d’un compromis, voilà un mot que connaît parfaitement un colistier, Jean-Michel Pottier : « Dans les PME, vous devez rechercher en permanence un consensus avec vos collaborateurs », explique un ex chef d’entreprise (Ariane 7), ancien syndicaliste de la CGPME au niveau départemental, régional, puis national. Elu consulaire également, il est encore membre du conseil d’administration national de France Travail et de l’Unédic, la négo… il connaît ! « Je suis atterré par la situation à Valenciennes. C’est pourquoi, je m’engage pour les Valenciennois dans cette campagne locale. Nous devons recouvrer une nouvelle pratique de la gouvernance avec de la transparence, de la probité et la volonté de travailler ensemble », poursuit Jean-Michel Pottier.

Donner « envie » de Valenciennes

En digression à cette conférence de presse, on peut souligner une situation sociale difficile au sein de la ville phare du Valenciennois, un fameux documentaire sur M6 sur Valenciennes, capitale du fast-food avec un établissement pour moins de 700 personnes, pointe du doigt cette précarité rampante. Pour pallier à cette descente de l’offre accessible de proximité, l’équipe veut s’atteler au commerce de proximité. « Il faut retrouver de la solidarité et de la confiance. Les Valenciennois ont besoin de confiance dans leurs élu(e)s. Valenciennes doit redonner… envie de Valenciennes ! » En marge de cet état des lieux potentiel, il précise : « Si nous sommes élus, nous ferons réaliser un audit financier pour connaître la situation financière réelle et la communiquer en toute transparence. L’esprit n’est pas non plus une chasse aux sorcières, mais d’une nouvelle dynamique », commente Christian Peretti.

A ce stade, ce n’est pas un programme de fond pour Valenciennes (présenté mardi prochain), mais la situation actuelle impose une nouvelle méthode. « On propose la bonne alternative pour les Valenciennois », indique Thomas Cacheux, colistier.

Avec 17,24% des inscrits en mars 2020 pour une élection au 1er tour du maire/candidat sortant, les Valenciennoises et les Valenciennois n’ont pas exprimé massivement leur choix bien involontairement (La Covid). Dire que les 15 et 22 mars 2026 seront les 2ème et 3ème tour de 2020, à Valenciennes comme ailleurs, n’est pas très éloignée de la réalité du terrain, de l’humeur du moment des Françaises et des Français !

Daniel Carlier

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