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(Municipales 2026) Tanneguy Adriencense pour planter le drapeau du RN durablement à Valenciennes

3 mars 2026 à 07:21

Tanneguy Adriencense : « Quelle image pour Valenciennes ! »

Bien sûr, l’actualité judiciaire pèse sur cette élection de la ville centre du Valenciennois https://www.va-infos.fr/2026/02/21/le-procureur-de-lille-requiert-contre-laurent-degallaix-5-ans-dineligibilite-avec-execution-provisoire-1-an-demprisonnement/, « Le paysage politique est loin d’être clair à Valenciennes, mais ce procès n’est pas un argument de campagne. Nous préférons un combat dans les urnes. Que ce soit lui ou le n°2, cela ne change rien pour nous. Pour autant, quelle image pour Valenciennes ! », déclare Tanneguy Adriencense.

Sur les autres listes, il commente d’un ton lapidaire : « A Valenciennes, après la série Netflix en 2024, les Valenciennois n’y comprennent plus rien. Ici, notre liste est la seule d’union de la droite avec le RN, l’UDR (d’Eric Ciotti) et le RPR (de Franck Allisio). Pour le coup, la liste de gauche a la démarche, comme nous, la plus cohérente depuis le début. Néanmoins, qui sont qui ? Des anciens LFI, voire un collectif issu de la NUPES ! » Pour les deux autres listes, il tance la liste de Pascal Durieux et ses mouvements internes, sans oublier la liste d’Isabelle Desoil…« une deuxième liste de l’ex majorité ! »

Ensuite, sur la stratégie politique du Rassemblement National à Valenciennes, elle est limpide pour le candidat. Quelque soit la configuration du 2ème tour, si plus de 10% des inscrits, Tanneguy Adriencense clame haut et fort « qu’il n’y aura pas de retrait de liste, ce n’est même pas un sujet. Nous avons une consigne claire au niveau national. » En résumé, sans dénigrer le score de Chantal Plaquet (avec la Covid) en 2020, un score plus musclé pour un éventuel 2ème tour victorieux, voire une entrée en force au sein du Conseil municipal, constitue l’objectif premier de cette élection à Valenciennes pour le Rassemblement National. L’idée d’une candidature de témoignage, il faut l’oublier !

La liste « Rassembler Valenciennes »

La première particularité de cette liste est le ratio, 71% d’actifs et 13% retraités avec une moyenne d’âge de 49,7 ans. Brigitte Zielinski, en 2ème position, apporte son expérience d’ex élue du RN au sein du Conseil municipal de Petite-Forêt ; ancienne inspectrice des finances publiques à Valenciennes, elle souligne sa sensibilité à la grande précarité sur cette collectivité locale « avec des administrés avec moins de 8 000 euros annuel. » Pour sa part, en numéro 3, Bertrand Culot, un Valenciennois jusqu’au bout des doigts et surtout un fidèle du parti et participant à toutes les élections. « C’est normal qu’il occupe cette place sur cette liste », commente la tête de liste. C’est aussi un spécialiste de l’histoire locale, car « Valenciennes est une ville qui peut rayonner ! », observe Bertrand Culot.

Les grands traits du programme de « Rassembler Valenciennes »

La tête de liste l’affiche sans concessions, la sécurité est « notre priorité à Valenciennes ». Il cite le quartier de la Gare SNCF comme point noir quotidien de l’insécurité sur la ville-centre, une réalité de fait ! Si la commune est bien dotée d’un très robuste dispositif de caméras de vidéo surveillance, Tanneguy Adriencense propose l’utilisation de l’iA fin d’optimiser leur efficacité. A ce titre, Matthieu Valet, très versé dans le domaine, apporte son expertise : « L’IA va simplifier la mission des agents de la Police Municipale sur l’aspect visionnage. C’est un apport colossal dans le travail qui va permettre, si nécessaire des réquisitions plus rapides du Parquet de Valenciennes, mais également une meilleure coopération entre la Police Nationale et Politique Municipale. »

Bien sûr, l’effectif de la PM a été abordé. Le candidat le juge insuffisant et souhaite passer de 32 actifs (hors ASVP) à 50 agents. « L’idée est d’aller aussi dans les quartiers à travers un poste de sécurité mobile, il faut de la flexibilité en la matière », ajoute-t-il. Enfin, comme bien d’autres listes sur la ligne de départ dans le Valenciennois, une brigade cynophile est proposée !

Toujours sur le volet sécuritaire, une application digitale d’alerte sera attribuée chez tous les commerçants/artisans afin qu’il puisse alerter la Police Municipale au moindre incident et dans les meilleurs délais.

Enfin, pour boucler cet item central, l’éclairage public intelligent sera prôné (illumination par détection de mouvement) « avec une tolérance zéro. » Inutile de rabâcher que Valenciennes figure dans le haut de classement de l’insécurité pour les villes de même strate « avec un maire qui s’active pour la sécurité à 15 jours des élections… »

Stationnement/mobilité

Evidemment, le sujet qui cristallise quasiment toutes les listes est la cession au privé du Parc de stationnement de Valenciennes : « Nous voulons renégocier avec Indigo. Nous pensons qu’il y a matière à trouver un terrain d’entente, notamment en allongeant les tranches horaires de passage de la voiture LAPI. A défaut, nous casserons le contrat si nécessaire ! »

Un autre point d’une cruelle réalité est abordé. Chacun sait que le centre de Valenciennes est habité par une majorité de personnes âgées. Par la force des choses, de nombreux acteurs du soin doivent intervenir en centre-ville, infirmier, médecin de ville, kiné, mais certains habitent mécaniquement hors de Valenciennes, car comme toutes les communes le déficit en la matière devient chronique. Le résultat est un matraquage de ces professionnels qui, parfois, désertent tout simplement et refusent une clientèle dans le centre de Valenciennes, un comble. Mais, où habitent les élu(e)s de la majorité, sans doute un Valenciennes B que nous ne connaissons pas ! En digression, mais si peu, les grands stratèges de l’économie locale font fuir toutes les entreprises extérieures dans le bâtimentaire pour un chantier, ouverture d’un dossier 150 €, demande d’occupation du domaine public matraquée, contraintes pléthoriques, tout est fait pour faire fuir l’artisanat. En fait, ils refusent carrément des chantiers pourtant solides ; un simple sondage des artisans/PME sur le Valenciennois serait édifiant en la matière. C’est ce qu’on appelle les décharges de centralité… !

En l’espèce, la tête de liste propose un « macaron pour les professionnels de la santé (identifiés) avec des horaires définis afin de pouvoir stationner sans PV », car il ne maîtrise pas forcement leur temps d’intervention. C’est un peu comme la pub à la télé, il « suffisait d’y penser ! », mais visiblement trop compliqué pour l’élite pensante de la gouvernance locale durant le dernier mandat ! « De même, nous voulons réactualiser les tarifs de stationnement, plus souple, moins cher avec une voiture LAPI assouplie. L’offre de stationnement doit être faite en concertation ! »

Enfin, le candidat veut revoir les parcours du Cordon, C1, C2 et C3 « en concertation avec les habitants (c’est nouveau sur Valenciennes). »

L’urbanisme

L’implantation de mobiliers supplémentaires fait partie du programme de cette liste tout comme la poursuite de la rénovation des voiries, très entamée pour le coup « avec de splendides boulevards », acquiesce le candidat : « Il reste pourtant beaucoup à faire comme dans le quartier St Waast, voire au sein du Faubourg de Cambrai. Nous serons très attentifs au volet accessibilité pour les personnes en situation de handicap. »

Logement

Sur cet item, la liste du Rassemblement National veut s’attaquer aux logements insalubres. « Dans ce cadre, il faut entamer un dialogue avec les bailleurs sociaux. Ensuite, il faut arrêter l’attribution des logements clientélistes… »

Commerce locale

Pour l’animation de la ville-centre, la tête de liste veut « relancer les grandes manifestations comme la Braderie de Valenciennes au mois de septembre » le fameux lundi à la suite du Tour Saint-Cordon, un événement stoppé suite aux attentats traumatisants de Nice en 2016. « De même, les ducasses et là nous ne voulons pas tout concentrer sur le parking Lacuzon, il faut d’autres espaces . »

Pour les fameuses terrasses et leur coût d’occupation du domaine public très décrié à tel point qu’elles se réduisent, moins d’offres, moins de recettes, moins d’attractivité de la ville-centre, simple ! « Nous voulons une nouvelle charte des terrasses, un espace de livraison pour nos commerçants. Enfin, pour les professionnels de proximité, la mise en oeuvre d’un guichet unique pour tous les problèmes qu’ils peuvent rencontrer ! », commente Tanneguy Adriencense.

Le patrimoine

Bien sûr, comme sur Condé-sur-l’Escaut où Saint-Amand-les-Eaux, le sujet du patrimoine transpire dans cette collectivité locale. « Nous voulons réaliser un audit complet des sites patrimoniaux, et notamment celui de la Basilique Notre Dame. Nous pensons qu’il y a une capacité de mécénat sur ce dossier », précise-t-il.

Sur le volet patrimoine, les pléthoriques promesses à la dernière AG de l’association du « Comité de sauvegarde du Patrimoine Valenciennois » n’engage que ceux qui les écoutent… ! Mis à part le fleuron du Musée des Beaux-Arts de Valenciennes dont le fonctionnement et les travaux (projet pertinent et ambitieux) ont été habillement transférés à Valenciennes Métropole, le reste est en souffrance absolue… !

A ce titre, il propose une idée originale avec l’attribution d’une statue d’un artiste valenciennois par école afin de faire de la pédagogie sur celui-ci… ! « C’est une façon de valoriser nos artistes ! »

Les associations

Sur ce sujet, cette liste considère que la MDA (Maison des Associations) est « insuffisante. Il faut un autre lieu ! »

Puisque cette thématique est très liée au tissu association par communauté, la liste « Rassembler Valenciennes » veut relancer les « jumelages de la ville de Valenciennes. »

L’écologie/propreté

Dans le cadre d’un belle réhabilitation du Quai des Mines, bénéfique au port de plainte in fine, Tanneguy Adriencense souhaite installer « des guinguettes pour animer ce quartier et ce port de plaisance. » Dans la lignée, il promeut la plantation d’arbres sur les places de Valenciennes, des micro-forêts (les 4 soeurs, Place du Commerce, Place d’Armes, Place du Marché aux Herbes, Place du Hainaut) et enfin « la renaturation des berges et des rivières », mais cette compétence dépend des syndicats financés par la GEMAPI dont les fonds sont collectés par les agglo. L’idée « d’un Vignoble/plage » est relancée. Enfin, pour le verdissement, « nous voulons planter un arbre pour chaque naissance ! »

Sur le volet propreté, l’entretien des poubelles dans tous les quartiers même « si la propreté est aussi l’affaire de chacun ! »

Pour conclure par la démocratie participative, le candidat souhaite relancer les conseils municipaux filmés « surtout que tout l’équipement existe déjà dans cette salle du conseil municipal. Ensuite, nous voulons lancer 30 minutes ou plus de questions citoyennes en amont du Conseil municipal. »

Voilà un extrait d’une longue conférence de presse sur le programme du RN pour la ville de Valenciennes.

Daniel Carlier

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(Municipales 2026) Tanneguy Adriencense : « La priorité des Français et des Valenciennois est la sécurité »

13 décembre 2025 à 08:07

Sébastien Chenu : « C’est la bunkérisation du pouvoir, Laurent Degallaix a perdu la capacité de comprendre les attentes des Valenciennois ! »

Avant de rentrer dans le vif de cette présentation, prenons un peu de recul sur un état des lieux des candidatures aux Municipales 2026 sur la ville centre du Valenciennois. Tout d’abord, vous avez Laurent Lasselin, car vous n’avez pas de petit candidat en démocratie, inéligible suite à une faute administrative de sa part durant l’élection législative 2024, un maire sortant officieusement en lice dont la candidature est aussi suspendue à une décision de justice (procès 19 février 2026), une liste de la société civile, Pascale Durieux, dont 3 initiateurs ont claqué la porte, une union de la gauche presque rafraîchissante tant elle est émiettée au national comme dans les autres communes du Valenciennois, et maintenant celle du Rassemblement National à travers un nouveau visage politique sur ce territoire Tanneguy Adriencense. Nous sommes loin du chamboule-tout de 1989 ! Par contre, l’électrice comme l’électeur est en quête d’une boussole, car on cherche le Nord… sur Valenciennes !

En propos liminaire, Sébastien Chenu présente le candidat adoubé par les instances du parti politique « sur une ville importante. » L’homme politique déroule sa vision de l’ambiance bien particulière qui s’installe sur la ville centre du Hainaut : « Notre score est en évolution constante sur Valenciennes. J’ai beaucoup de respect pour Jean-Louis Borloo et Valenciennes a connu une spirale ascendante avec lui. Aujourd’hui, le maire actuel est dans une spirale descendante. Tous les clignotants sont au rouge, c’est la bunkerisation du pouvoir, Laurent Degallaix a perdu la capacité de comprendre les attentes des Valenciennois ! On y va pour gagner sur Valenciennes dans le cadre d’un second tour contre Laurent Degallaix (ou la majorité). »

Laurence Bara, passée tout près d’un exploit sur la 21ème en 2024, met en exergue les problématiques de sécurité : « Chaque jour, vous avez un problème de sécurité sur Valenciennes. Il y a également des soucis avec le commerce de proximité. Certes, la ville a remis une heure gratuite (le 31 mars 2025), mais cela fait des mois que les gens ne veulent plus venir à Valenciennes. »

Tanneguy Adriencense, pas un novice politique

Dés son plus jeune âge, Tanneguy Adriencense était sensible « à la fougue de Nicolas Sarkozy ». Ensuite, il commence sa carrière politique sous les couleurs de « Reconquête », aux législatives en juin 2022, puis rallie en septembre 2022 le Rassemblement National. Ensuite, il participe activement à la campagne sénatoriale en faveur de Joshua Hochart. Suite à l’élection du sénateur du RN, il devient logiquement son attaché parlementaire. Bien sûr, cette fonction lui confère un regard acéré sur les Grands électeurs et une approche assez fine des problématiques des collectivités locales : « Je ne veux plus être spectateur, mais acteur ! »

Justement, Tanneguy Adriencense, 23 ans, est originaire de l’Amandinois, il connaît bien Valenciennes. « C’était la grande ville, j’ai beaucoup d’amis ici. J’y habite depuis deux ans. Mon père travaille au sein de la Police Nationale à Valenciennes », explique le candidat.

Bien sûr, il évoque la sécurité comme première thématique à aborder en cas de succès. « Je ne dis pas que rien n’a été fait, mais les délits se multiplient dans le quartier de la Gare SNCF, rue Vieille Poissonnerie, voire même devant Rubika très récemment. Il faut faire plus. La priorité des Français et des Valenciennois est la sécurité ! D’ailleurs, on voit dans le Budget primitif, elle n’est pas assez financée. Nous devons essayer toute la panoplie existante, en la matière, voire les initiatives dans les autres villes », poursuit-il.

Evidemment, il n’est pas évident de balayer tous les sujets d’un programme durant une conférence de presse, mais le candidat a essayé de synthétiser les autres grands axes.

« Un conseil municipal en moins d’une heure, cela pose des questions », Tanneguy Adriencense

Le sujet de la démocratie participative est (malheureusement) existant sur Valenciennes. Pas le cas, loin s’en faut, sous Jean-Louis Borloo, ni Dominique Riquet, mais sous Laurent Degallaix dont tout le monde se souvient de sa sortie en mai 2020, quasi mythique, à l’endroit de la liste « Valenciennes Verte Solidaire ». En effet, cette dernière avait eu l’outrecuidance de faire un recours administratif contre les comptes de campagne du maire élu au 1er tour le 15 mars 2020, d’une banalité démocratique infinie. En réponse, le jour de l’installation, il envoie sa diatribe à la liste VVS… « vous avez mon mépris pour six ans. » Chose confirmée dans les conseils municipaux où une seule question est autorisée par délibération et jamais une réponse au maire ou l’adjoint en charge de la thématique. De plus, le record du Conseil municipal le plus rapide du monde tente d’être battu à chaque fois. On est passé une fois sous les 30 minutes. « Un conseil municipal en moins d’une heure, cela pose des questions. Il devrait y avoir de nombreux échanges entre la majorité et les oppositions. Cette verticalité réduit la démocratie locale », s’étonne le candidat.

Ensuite, comme idée sur la table, il veut, comme des milliers de communes en France, recommencer la transmission en direct des conseils municipaux (consultable en ligne etc.).

« Nous voulons réaliser des référendums locaux sur des sujets importants pour les habitant(e)s », Tanneguy Adriencense

Comment éviter le sujet du stationnement quand les extérieurs, même les Lillois, commentent la possibilité de ne pas pouvoir se stationner à Valenciennes. D’un côté, on peut dire que la ville attire les chalands, mais de l’autre convenir que cette politique de stationnement a faits des ravages, et sa voiture LAPI, chez les Professionnels de proximité : « Le maire s’est tellement bunkerisé qu’il a mis plusieurs années avant de se rendre compte l’impact sur les commerçants/artisans. Il faut soutenir nos commerçants. Il existe énormément de cellules vides dans le centre de Valenciennes. »

Toutefois, on peut rappeler les initiatives du dispositif « Attractive » afin de faire baisser la pression des loyers, trop chers sur Valenciennes, mais l’embellie juste avant la Covid est retombée. Certains axes comme la rue de Famars, partie roulante, sont déprimants.

Sur des sujets très clivants comme la piétonnisation, ou pas, de la Place d’Armes, Tanneguy Adriencense souhaite organiser une ou des consultations locales : « Nous voulons organiser des référendums locaux où nous pourrions poser plusieurs questions importantes pour les Valenciennois. » Cette organisation, reconnue par l’Etat, a été utilisée sur Saint-Amand-les-eaux sur la présence ou non d’une Police Municipale, car si la participation est de plus de 50%, le résultat du vote s’impose de fait aux administrés en toute légalité.

Autre exemple de questionnement potentiel, le candidat fustige « le transfert au privé de la compétence stationnement (au 01 janvier 2026). Nous voulons renégocier avec le nouvel exploitant dans les meilleurs délais. »

Bien sûr, Tanneguy Adriencense explique que les quartiers sont tous prioritaires en quelque sorte. Valenciennes ne se résume pas au centre-ville. Chaque candidat(e) au fauteuil majoral est conscient d’une nouvelle vitalité à retrouver dans les quartiers. Si l’ANRU a incontestablement modifié l’urbain, l’humain est à repenser sur le temps continu et pas seulement pour collecter les procurations par des ami(e)s, employés en mairie de Valenciennes par ailleurs.

Patrimoine, associations, culture/sport, l’écologie

Valenciennes est une cité d’une grande richesse culturelle, par son patrimoine, ses grandes signatures bien connues, mais surtout sa vie culturelle bouillonnante. Le candidat digère mal le transfert de l’exploitation du Musée des Beaux-Arts, le Phénix au sein de Valenciennes Métropole même si la logique financière transpire de cette démarche. Ça bouillonne beaucoup moins même si l’arrivée d’un cinéma de centre ville fera du bien, pas mi décembre pour Avatar 3 comme annoncée sur la page Facebook de Laurent Degallaix, mais courant 2026 à la lumière des travaux. Heureusement, la com d’ouverture d’un cinéma privée n’est pas confiée au public comme celle du Centre aquatique en décembre 2019. En effet, une fuite majuscule bâtimentaire après… une inauguration reportée début février 2020, et des milliers d’euros publics dépensés en affiches (et de multiples supports pour le mois de décembre 2019 en ville) en toute précipitation…, pas grave c’est l’argent des autres !

« Je suis très attaché au Patrimoine. C’est pourquoi, il faut mieux soutenir les associations culturelles, sportives, mais également patriotiques. Nous devons revenir à un dialogue avec le monde associatif. », précise-t-il. Pour autant, l’adjointe aux associations fait le job avec les moyens à disposition.

Le jeune âge du candidat lui donne un Droit, celui de subir de plein fouet le réchauffement climatique. Gageons que les mesures proposées à cet effet seront à la hauteur d’une génération sur le front et en 1ère ligne… sur ce sujet, à suivre de près. Pour un projet en une phrase, Sébastien Chenu avait résumé le tout en quelques mots : « Il manque une nouvelle vision à Valenciennes. »

Le panorama politique singulier… à Valenciennes

Face à une échéance municipale, peut-être inédite en France, compte tenu de son impact sur les prochaines présidentielles, chaque parti politique sait qu’il doit planter le drapeau dans les collectivités locales. On peut gloser tout ce que l’on veut dans les couloirs du parlement, l’ancrage local demeure une valeur essentielle dans notre démocratie pour faire passer des messages. Là, nous parlons de la vraie vie, celle du quotidien où le maire doit faire sa place jour après jour. « Un point noir (pour le RN à Valenciennes et ailleurs) », à ce stade commente le candidat.

Sur Valenciennes, l’évènement judiciaire à l’endroit du maire de Valenciennes constitue un fait politique aussi : « Je ne commente pas une procédure en cours. Laurent Degallaix est présumé innocent. Nous sommes prêts à tous les scénarios, on trace notre route ! »

Ensuite, il poursuit sa constitution d’une liste et pourquoi pas d’autres alliances. « J’ai demandé à prendre un café avec Pascal Durieux à l’occasion des Folies de Binbin, il a accepté et nous avons échangé sur les prochaines élections municipales. Par contre, je n’ai pas promis de place à Pascale Durieux sur ma liste. Néanmoins, la porte est ouverte (jusqu’au 25 février…) », indique le candidat.

Oui, cette élection de proximité à Valenciennes est sans doute la plus importante de son histoire, depuis la sortie de la seconde guerre mondiale, pour des raisons simples. Cette collectivité locale n’est pas à un tournant urbain, financier, ou autres thématiques centrales, mais celle de la place du citoyen dans sa cité, le respect de l’administré quel que soit son opinion politique, sa couleur de peau, sa religion, sa condition sociale et le moins que l’on puisse dire est que ce sujet est au centre de tout à Valenciennes. Quel regard à Jean-Louis Borloo sur tout cela ? Ce dernier viendra sans doute soutenir derrière minute le candidat de la majorité municipale, qu’importe la tête de liste le 26 février. « Je pense qu’il y a de la nostalgie de Jean-Louis Borloo chez les Valenciennois, mais cette majorité municipale est à bout de souffle.» Cette équation démocratique complexe, sur le sud du département du Nord, sera particulièrement suivie, comme Saint-Amand-les-Eaux et Denain, voire Douchy-les-Mines, par les médias locaux, régionaux, et nationaux !

L’arrêt du match hier soir du VAFC n’est qu’une coïncidence évidemment, mais chaque action d’un maire sur le temps long se paye un jour. Le combat personnel de Laurent Degallaix contre l’ancien président du VAFC, jusqu’à envoyer les huissiers réclamés les loyers du Stade du Hainaut pendant la période Covid, trouve sa traduction un jour sur le terrain… Le VAFC en bas de classement doit beaucoup au maire de Valenciennes, pas dans le sportif immédiat, mais pour son oeuvre globale à vouloir imposer un autre repreneur à sa main… au lieu de soutenir une présidence existante, qu’il n’aimait pas, mais qui avait maintenu en ligue 2 cette équipe in fine. Un symbole de la verticalité dont nous parlions précédemment !

Daniel Carlier

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