Vue normale

L’association « Val’Gym » en fin de vie ?

27 février 2026 à 17:00

(Local Val’Gym/22 rue Abel de Pujol à Valenciennes)

Bernadette Vuillaume : « Je n’ai jamais eu une facture justifiée de notre consommation énergétique (17 000 euros en 2025) ! »

Cette association fait incontestablement partie du paysage associatif de Valenciennes. En effet, elle a été mise sur les fonts baptismaux en 1967 avec une pointe d’adhérents à près de 1 200. Malheureusement, la COVID est passée par là et a réduit le nombre d’adhérents à 364 à ce stade, contre 850 en 2019.

Avec 6 animateurs professionnels, Val’Gym propose des cours de gymnastique, mais également des ateliers de diététique, yoga du rire, naturopathie, sortie…, mais « toujours avec un animateur », précise Catherine, une adhérente depuis 40 ans. Oui, à Val’Gym, l’adhésion n’est pas seulement une ligne de trésorerie (150 euros + 2,5 euros par cours), mais du lien social, du sport bien être et pour le plus grand nombre.

« L’humain fait partie de cette pratique sportive », Bernadette Vuillaume

« Nous avons le label Sport/Santé attribué par la FFEPGV (Fédération Française d’Education Physique et de Gymnastique Volontaire) », ajoute la pratiquante. Certes, l’offre sportive s’est étendue sur Valenciennes avec des grosses machines du fitness comme Basic-fit, etc., avec du matériel de qualité, mais chez Val’Gym « l’humain est au coeur de ces cours de gymnastique et de nos autres activités », mentionne Bernadette Vuillaume.

Toutefois, la problématique centrale est d’une nature financière. « Dès l’arrivée de Laurent Degallaix, on nous a proposé de partir de notre ancien local (rue des Chartreux) pour la « Villa Toriani » (toujours en cours de vente) où cela n’était pas possible compte tenu des travaux, puis ce local rue Abel de Pujol (Vieux-Valenciennes). On occupe à plein temps environ 120 M2 en rez-de-chaussée. Le loyer négocié début 2013 est raisonnable, 650 euros mensuel. Par contre, j’avais alerté la mairie sur la hausse du coût énergétique dès 2020 », commente la Présidente.

Là, il faut ouvrir une parenthèse pour comprendre cette situation ubuesque. En effet, Valenciennes Métropole, dont le Président est le maire de Valenciennes, finance des études dans toutes les collectivités locales de la CAVM afin de réaliser des diagnostics énergétiques sur leurs bâtiments publics, excellente et pertinente démarche saluée par tous les édiles. Et là, vous avez un bâti communal dont chacun sait que c’est une « passoire thermique et rien ne se passe. En fait, la mairie veut le vendre ce local ! », ajoute la Présidente.

Pour revenir au coût énergétique, la présidente explique le montant et la méthode : « Je n’ai jamais eu une facture justifiée (donc détaillée) de notre consommation énergétique ! En 2025, nous avons payé 17 000 euros annuel et nous recevons juste un avis à payer par le trésor public. On ne sait pas ce que nous payons, car nous n’occupons pas tout le bâtiment. En l’état, nous ne pouvons plus tenir financièrement que quelques mois. »

« On passe aux menaces avec une demande de ne pas révéler (au public) nos problématiques énergétiques », Bernadette Vuillaume

Une lumière est intervenue fin 2024 et durant toute l’année 2025 avec un projet de fusion/absorption avec le VUC. « Au début, on nous demandait de faire démissionner nos animateurs afin de leur proposer un tarif (salaire) inférieur à l’actuel. Pourtant, juridiquement, une fusion/absorption intègre l’autre partie avec les contrats des personnes rémunérées en l’état. Néanmoins, encore en janvier 2026 à travers plusieurs réunions, nous pensions que cette problématique était résolue sauf que… En février, on nous annonce que cette négociation serait aux conditions demandées initialement par le VUC. Puis, le 12 février 2026, on passe aux menaces avec une demande de ne pas révéler (au public) nos problématiques énergétiques… ! », poursuit-elle… la coupe est pleine !

Face à cette situation inextricable, la Municipalité par un mail du DGS, le 19 février à 19H40 (en plein procès de l’édile), indique une suppression de tous les titres de recettes passés et à venir (Courrier 19 février). De même, une lettre reçue ce jour et signée par Laurent Degallaix confirme cette suppression, mais jusqu’au 31 mai 2026. Cette décision sera votée bientôt en Conseil du CCAS de Valenciennes… (Courrier CCAS/Laurent Degallaix).

De son côté, l’association a décidé de réduire ses charges de fonctionnement comprenant 2 ETP pour 8 personnes à temps partiel. « Nous réduisons notre masse salariale à 1 ETP comprenant les 6 animateurs et la personne pour l’entretien », commente la Présidente.

Dossier déposé au Tribunal judiciaire de Valenciennes

Cette situation passera par la case du Tribunal judiciaire de Valenciennes, car la Présidente et son comité ont décidé de s’en remettre à la justice face à cette situation. « Nous avons rempli le formulaire le 18 février dernier pour une liquidation de l’association, et nous passerons le 18 mars 2026 au Tribunal Judiciaire de Valenciennes. » Tout peut changer d’ici là et « je constate une mobilisation massive des adhérents (364 les 3/4 sont de Valenciennes) et des sympathisants. »

Daniel Carlier

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(Municipales 2026) Virginie Hochart sur Saint-Saulve : « L’ADN de cette liste, c’est le terrain ! »

27 février 2026 à 07:00

Virginie Hochart : « C’est une liste apolitique, ouverte et citoyenne ! »

Après le retrait de Bruno Thiollet de la tête de liste (raisons personnelles), le choix de Virginie Hochart s’est imposée. « Elle a fait l’unanimité de suite ! », s’exclame un colistier… « elle est connue comme le loup blanc », ajoute une colistière. Virginie Hochart, 34 ans, professeure de mathématiques au collège Lavoisier sur Saint-Saulve est une administrée de père en fille jusqu’au bout des ongles. Très investie dans le tissu associatif, notamment dans l’amicale du Roleur, l’asso des parents d’élèves pour sa fille, voire d’autres association, car « il y a une bonne connexion entre elles sur Saint-Saulve », explique la tête de liste. Particularité sur cette commune, cette élection de proximité pour le fauteuil majoral propose un duel « avec deux listes sans étiquette, ouverte et citoyenne. ». Presque symptomatique d’une commune de plus de 10 000 habitants sur l’état du personnel politique national (et pas d’un petit village), comme si La chose politique n’est plus la bienvenue dans le coeur battant du quotidien des administrés… !

« Je ne suis pas carté dans un parti. C’est une liste apolitique ! Nous avons des membres de tous les horizons dans ce collectif. D’ailleurs, je ne connais pas les convictions politiques de mes colistiers et colistières. L’ADN de cette liste, c’est le terrain ! » Logiquement, ses collègues de cette démarche démocratique, trop décriée compte tenu de l’investissement humain, ont présenté plusieurs thématiques de terrain.

La sécurité

Evidemment, ce sujet traverse les partis, les villes et les villages. Plus aucune liste en France ne peut ignorer cette thématique avec ses problématiques financières, ses modalités d’application spécifiques à la commune, sans oublier un travail sur la sécurité autant que sur le sentiment d’insécurité… ! Fort d’un porte à porte avec des questionnaires bien remplis, ce sujet occupe les esprits sur Saint-Saulve.

Les habitantes et habitants abordés les yeux dans les yeux soulignent « un manque de visibilité des agents municipaux (comme de la Police Nationale). Ils nous évoquent également l’insécurité routière avec des vitesses excessives sur une petite distance. Il faut agir avec des feux intelligents, des radars mobiles, voire des chicanes », commente un colistier.

Ensuite, un débat national s’installe sur le retour des lumières dans la ville la nuit ! En effet, une majorité de collectivités locales ont fait le choix de remettre l’éclairage public pour une raison… de tranquille publique. Certes, les économies sont réelles suite à la crise énergétique (guerre en Ukraine). C’est pourquoi, l’ex adjointe et opposante aujourd’hui, Sheerazad Labed Aouadi, propose « que 50% des indemnités des élu(e)s seront fléchées pour financer ce rétablissement de l’éclairage public (de 23h à 5H00 du matin). Cela représente 40 000 euros annuel. »

Evidemment, une vidéo protection plus musclée serait souhaitée, mais « nous ne connaissons pas ce qui fonctionne ou pas ! », conclut-il !

Le bien être animal

Si la commune de Marly s’est fait remarquer sur cette thématique, la liste portée par Virginie Hochart veut imprimer ce sujet dans l’action publique locale. « Nous souhaitons un lieu dédié pour le recueillement pour les animaux. Ce n’est pas le coût d’un cimetière, mais c’est un espace mémoriel ! », précise une colistière.

Plus globalement, le bien être animal passe par « une éducation des propriétaires dans la gestion des animaux. On travaillera avec des associations, des spécialistes. Ensuite, tout le monde peut perdre son emploi, etc., et il devient difficile de nourrir votre animal de compagnie. Dans ce cadre, nous proposons pour les familles en situation de précarité des colis alimentaires pour animaux », ajoute-t-elle.

Le cadre de vie

Aussi important que les grands projets, le cadre de vie de l’habitant apporte une plus-value à la vie en collectivité. Dans toutes les collectivités locales, parfois, il ne faut pas beaucoup pour donner le sentiment que l’administré compte durant six ans et pas juste six mois avant les élections !

« Nous proposons un kit de bienvenue pour tous les nouveaux arrivants sur Saint-Saulve », indique une colistière. Il sera composé d’un pass culture, d’un pass piscine, et de différents documents locaux pour des infos pratiques. « Nous observons que des nouveaux arrivants demeurent encore inscrits dans des associations d’une autre commune, etc., et ne profitent pas des structures locales. Ce kit de bienvenue est un moyen pour les intégrer chez nous », poursuit-elle.

Ensuite, le colis de Noël serait remplacé par des bons d’achats à dépenser chez les commerçants locaux, une récompense financière pour chaque diplômé, une ouverture au pique-nique à l’image de l’initiative sur Valenciennes à la période estivale, un bal intergénérationnel chaque 1er dimanche du mois où « les associations, à tour de rôle, tiendront la buvette pour générer de la trésorerie », conclut-elle.

Les finances

Sur les finances publiques, sujet sur le haut de la pile tout au long de ce mandat sur Saint-Saulve, Sheerazad Labed Aouadi dénonce « une hausse des impôts de 17,45% des impôts, alors que cette absence de celle-ci était une promesse de campagne en 2020. La dette par habitant est passée de 400 euros en 2020 à 1 400 euros en 2025. »

Ensuite, le retard d’ouverture du Groupe scolaire du Bas Marais « inquiète les habitant(e)s. Que se passe-t-il. Il y a déjà eu plusieurs reports », ajoute-t-elle.

Concernant la Grande Halle attenante à l’hôtel de ville : « Il ne se passe pas grand chose dans la halle de centre-ville (hors restaurant). C’est pas ce qui était vendu à la population », tance Sheerazad Labed Aouadi !

Enfin sur la transparence des comptes, les informations « sur les finances publiques sont trop partielles sur le site internet de la ville. En cas d’élection, on adhèrera (comme sur Bruay-sur-l’Escaut) à la certification de nos comptes et la publication d’une fiche de synthèse claire sur les investissements, le fonctionnement, etc. Bien sûr, en cas d’élection, il faudra procéder à un audit des finances locales afin de connaître exactement l’état budgétaire sur Saint-Saulve ! »

La charte

Pour conclure, ce collectif propose une charte de comportement entre les élu(e)s. « On s’écoute, on se respecte ! Un mot est un coup. J’ai vécu 3 années difficiles dans l’opposition. Un conseil municipal n’est pas un ring… ! Nous serons dans le respect des élu(e)s du prochain conseil municipal (majorité ou opposition) », conclut Sheerazad Labed Aouadi.

Daniel Carlier

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