Vue normale

Torrent Peek – L’outil indispensable pour vérifier si votre VPN ne vous lâche pas en plein torrent

Par : Korben
18 janvier 2026 à 07:13

J'espère que vous passez une bonne semaine et que votre connexion internet ne vous fait pas trop la misère en ce moment...

Car aujourd'hui, on va parler d'un truc qui devrait intéresser tous ceux qui utilisent un VPN (ou qui pensent en utiliser un, un jour) pour leurs activités un peu... gourmandes en bande passante. Vous le savez, je le sais, BitTorrent c'est génial, mais c'est aussi un moyen facile de se retrouver avec son adresse IP exposée aux trackers et aux pairs du swarm. Et même avec un tunnel sécurisé, on peut toujours être victime d'une fuite en cas de mauvaise configuration ou de rupture du VPN.

Et là, y'a toujours Hadopi (enfin, ce qu'il en reste) qui pour justifier leur budget annuel vous enverra un petit message de menace automatique. Pas de communication non violente ici ^^.

C'est précisément là qu'intervient Torrent Peek , un petit outil qui est gratuit et sans inscription et qui va vous permettre de vérifier si votre protection est efficace ou si elle laisse filtrer votre IP. Pour cela, le site génère un lien magnet unique que vous ouvrez dans la plupart des clients torrent (uTorrent, Transmission, Deluge, etc.).

Une fois le lien ajouté, votre client va tenter de se connecter aux trackers du site, et hop ! Torrent Peek affichera alors l'adresse IP qu'il voit passer. Si c'est celle de votre VPN, c'est un bon signe. Si c'est votre vraie IP... eh bien vous êtes dans la mierda ^^.

Car même avec un VPN actif, une défaillance du "kill switch" ou un trafic qui sort du tunnel peut exposer votre identité réelle. Notez d'ailleurs que l'exposition peut aussi se faire via DHT ou PEX, ce que ce test ne couvre pas forcément, mais c'est déjà une excellente première vérification côté trackers.

Le truc cool avec cet outil, c'est qu'il propose aussi une API JSON pour ceux qui aiment bien automatiser leurs tests ou surveiller leur connexion via un petit script maison. Il suffit de faire un petit curl sur l'URL fournie pour obtenir le statut de votre connexion à l'instant T.

D'ailleurs, si vous voulez aller plus loin dans la bidouille torrentielle, je vous recommande de jeter un œil à cet article pour ouvrir des liens magnet directement avec VLC (moyennant un petit plugin), car c'est super pratique.

Voilà, ça vous permettra de vérifier que vous ne faites pas n'importe quoi quand vous téléchargez des ISO Linux toute la nuit 😅...

La France remet ça et ordonne aux VPNs de bloquer encore plus de sites pirates

Par : Korben
15 janvier 2026 à 11:12

Bon, je vous en parlais déjà en mai dernier , la justice française avait décidé de s'attaquer aux VPN pour lutter contre le piratage des matchs de foot. Et bien devinez quoi ? Ils ont remis le couvert, et cette fois c'est encore plus costaud !

Le 18 décembre dernier, le Tribunal judiciaire de Paris a rendu une nouvelle ordonnance à la demande de la Ligue de Football Professionnel et de sa branche commerciale. Du coup, les gros du secteur des tunnels chiffrés vont devoir obtempérer : CyberGhost, ExpressVPN, NordVPN, ProtonVPN et Surfshark sont tous dans le viseur. Hop, 5 services de confidentialité d'un coup qui se retrouvent obligés de jouer les censeurs !

Concrètement, ces fournisseurs doivent bloquer l'accès à 13 domaines pirates, parmi lesquels miztv.top, strikeout.im, qatarstreams.me ou encore prosmarterstv.com. Bref, les sites de streaming foot gratuit vont avoir la vie dure. Et le plus flippant dans l'histoire c'est que ce dispositif est "dynamique", ce qui signifie que l'ARCOM peut rajouter de nouvelles adresses à la liste quand bon lui semble, sans repasser devant un juge. Les blocages resteront donc actifs pour toute la saison 2025-2026.

L'argument massue du tribunal c'est que, je cite : "la neutralité technique n'équivaut pas à l'immunité juridique". En gros, ce n'est pas parce que un service de VPN promet de ne rien logger et de protéger la vie privée de ses utilisateurs que ces entreprises peuvent ignorer les injonctions des ayants droit. Les juges ont donc balayé d'un revers de main l'argument des obligations contractuelles envers les clients. Adios la promesse d'anonymat quand la LFP débarque avec ses avocats !

D'ailleurs, parlons un peu de mon partenaire NordVPN puisqu'ils font partie de la liste des concernés. Car même si cette décision cible le streaming de foot pirate, ça pose quand même des questions sur l'avenir de ces services...

En effet, ce qu'il y a de bien avec un service comme NordVPN, c'est qu'il permet de protéger sa vie privée, de sécuriser ses connexions Wi-Fi publiques et d'accéder à des contenus bloqués géographiquement de façon légitime. En plus de ça, avec leur politique no-log auditée et leurs serveurs présents dans plus de 110 pays, c'est quand même la référence pour ceux qui veulent surfer tranquilles. Et avec les promos actuelles, ça revient à quelques euros par mois pour protéger jusqu'à 10 appareils. Jetez un œil à leurs offres (lien affilié) si vous cherchez à sécuriser votre connexion, et pas juste pour mater du foot pirate, hein !

Bref, comme je le disais dans mon article précédent, toute cette histoire, c'est un peu comme essayer d'arrêter l'eau qui coule avec une passoire. Les pirates les plus motivés changeront simplement de service ou trouveront d'autres moyens de contournement. Et pendant ce temps, les utilisateurs lambda qui se servent d'un VPN pour des raisons parfaitement légitimes, genre protéger leurs données dans les McDo au Wi-Fi douteux, se retrouvent avec des services potentiellement bridés.

Voilà, reste à voir comment tout ça sera appliqué dans la vraie vie. Les questions techniques sont nombreuses et les fournisseurs basés hors de France pourraient très bien répondre "mdr" aux injonctions parisiennes. En attendant, surveillez de près les évolutions de votre service préféré dans les prochains mois...

Source

Cloudflare vs Italie - Le bras de fer sur le Piracy Shield ne fait que commencer

Par : Korben
12 janvier 2026 à 12:28

Alors que l'Italie pensait avoir trouvé l'arme ultime contre le piratage avec son fameux "Piracy Shield", voici que voilà que Cloudflare vient de leur renvoyer une gifle mémorable. C'était prévisible et j'ai envie de dire tant mieux car je pense que la neutralité du net mérite mieux et je ne suis pas fan de l'idée de transformer des hébergeurs et autres prestataires techniques en garant de la moral a.k.a. en censeurs automatisés.

Matthew Prince, le patron de Cloudflare, n'a pas l'intention de se laisser faire ( Source )

Si vous vous demandez de quoi je parle, je vous propose de reprendre tout ça depuis le début. En effet, l'autorité italienne de régulation des communications (AGCOM) vient de coller une amende de 14,2 millions d'euros à Cloudflare. Pourquoi ? Hé bien tout simplement parce que l'entreprise refuse de se plier à un ordre de blocage DNS datant de février 2025 sur son service 1.1.1.1 pour filtrer les sites de streaming illégaux de la Serie A (Si vous ne connaissez pas la Serie A, c'est un championnat de foot à la con). Cette prune est quand même égale à 1% de son chiffre d'affaires annuel, bref Cloudflare est carrément dans la sauce.

Toujours pour ceux qui débarquent, le Piracy Shield est un système censé permettre aux ayants droit de soumettre des adresses IP et des noms de domaine à bloquer dans un délai de 30 minutes après notification. Sauf que dans la vraie vie, ça ne marche pas tout à fait comme ça. Matthew Prince, le patron de Cloudflare, n'a d'ailleurs pas mâché ses mots en affirmant que l'Italie tente d'imposer une véritable "censure globale" sans surveillance judiciaire ni transparence. Pour lui, c'est comme essayer d'arrêter l'eau avec une passoire tout en inondant les voisins.

Techniquement, Cloudflare explique qu'obliger d'opérer un blocage DNS/IP sur ses 200 milliards de requêtes quotidiennes, cela augmenterait significativement la latence pour les utilisateurs de ses résolveurs. Et surtout, le risque de surblocage est gigantesque. Rappelez-vous, en octobre 2024, ce magnifique système avait réussi l'exploit de bloquer Google Drive pour toute l'Italie pendant trois heures (et certains blocages partiels ont même persisté bien après). Gloups ! C'est ce genre de dérives qui inquiète, surtout quand on sait que le système a déjà fait désactiver plus de 65 000 domaines en deux ans, selon l'AGCOM.

Et je vous parle pas de coût humains et techniques que ça engendre pour les opérateurs comme Cloudflare.

La réponse de Matthew Prince est d'ailleurs assez radicale puisque Cloudflare envisage carrément de retirer tous ses serveurs des villes italiennes, de couper ses services de cybersécurité gratuits pour les utilisateurs locaux et même d'annuler son soutien pro bono pour les prochains Jeux olympiques de Milan-Cortina. Bye Bye l'investissement, basta la collaboration !

On se retrouve donc dans une situation où Cloudflare se voit contraint de choisir entre ses principes et le marché italien. Si vous suivez un peu l'actu, vous savez que les services DNS sont de plus en plus ciblés par des obligations de blocage, mais l'Italie semble vouloir aller plus loin que les autres.

Si la France a déjà ordonné à cinq gros fournisseurs de VPN de bloquer certains sites de streaming sportif, l'offensive italienne contre les infrastructures de base du web est un cran au-dessus. Heureusement, il existe encore des résistances techniques et ces protocoles ennemis de la censure comme le DoH ou l'ECH (Encrypted Client Hello) rendent la tâche plus complexe pour les autorités, même si cela n'empêchera jamais un blocage pur et dur par IP.

Bref, reste à savoir maintenant comment ceci sera réellement appliqué dans les mois qui viennent... En attendant, si vous utilisez Cloudflare en Italie (ou ailleurs), surveillez de près les évolutions de votre service car le bras de fer ne fait que commencer.

Source

❌