Vue normale

Il fait rouler une voiture électrique avec 500 batteries de vapoteuses

Par : Korben
6 mars 2026 à 12:45

L'initiative vient de Chris Doel, ingénieur chez Jaguar Land Rover et YouTubeur, qui a récupéré les cellules lithium de 500 vapoteuses jetables pour en faire un pack batterie, avec l'idée improbable d'alimenter une Reva G-Wiz, la micro-voiture électrique des années 2000. Il a roulé une trentaine de kilomètres en conditions réelles, passage au drive compris.

500 vapoteuses dans une G-Wiz

La G-Wiz c'est une micro-voiture électrique indienne fabriquée par Reva au début des années 2000. Classée comme quadricycle lourd (et pas comme voiture), elle pesait 400 kg et roulait à l'origine avec huit batteries au plomb. Doel a remplacé tout ça par un pack maison : 500 cellules lithium récupérées dans des vapoteuses jetables, assemblées en 14 modules en série pour sortir environ 50 volts. La capacité totale est de 2,5 kW. Et le tout se recharge en USB-C, oui oui, comme votre téléphone.

29 km avant la panne

Côté performances, on est sur du modeste mais fonctionnel. La G-Wiz version vapoteuse roule à environ 56 km/h, volontairement bridée pour ne pas trop solliciter les cellules de récup. À basse vitesse, le moteur tire dans les 160 ampères, contre 90 à 100 ampères à 50 km/h. Le freinage régénératif récupère une dizaine d'ampères, c'est anecdotique. Doel a quand même réussi à faire ses courses, passer au drive et rentrer presque chez lui avant que le pack ne lâche : environ 29 km au total. La température des cellules n'a pas dépassé 29°C pendant le trajet, grâce à un boîtier en aluminium isolé.

Le projet absurde et rigolo, mais le problème derrière un peu moins. Au Royaume-Uni, on jette environ 8 millions de vapoteuses par semaine. Rien qu'en 2022, plus de 40 tonnes de lithium ont été perdues dans ces déchets, assez pour équiper 5 000 voitures électriques. Le pays a interdit les vapoteuses jetables en juin 2025, mais le problème reste entier à l'échelle mondiale. Doel avait d'ailleurs déjà utilisé un pack identique pour alimenter son atelier. Et il résume bien la situation : on devrait revoir ce qu'on considère comme un déchet, parce que l'obsolescence programmée touche de plus en plus d'objets du quotidien.

Bref pendant qu'on s'inquiète de la pénurie de lithium pour les voitures électriques, des millions de cellules parfaitement fonctionnelles finissent à la poubelle chaque semaine dans des vapoteuses jetables. Le décalage est quand même absurde, et ce genre de projet a au moins le mérite de le rendre visible.

Sources : Hackaday , Interesting Engineering

Il branche 56 piles AA pour faire tourner son PC de bureau

Par : Korben
3 mars 2026 à 09:41

Le YouTuber ScuffedBits a tenté un pari un peu débile : alimenter un PC de bureau Intel sous Windows 10 avec des piles AA en remplacement de l'alimentation classique. Après plusieurs tentatives ratées avec 8 puis 24 piles, il a fini par en brancher 56, accompagnées de deux gros condensateurs. Résultat : à peine quatre minutes de Démineur avant que tout s'éteigne.

De 8 à 56 piles

L'idée de départ est simple : remplacer le bloc d'alimentation d'un PC de bureau par des piles AA du commerce. ScuffedBits a utilisé une machine plutôt modeste (processeur Intel d'entrée de gamme, deux barrettes de RAM, un SSD SATA 2,5 pouces sous Windows 10) et un adaptateur ATX acheté sur AliExpress qui accepte du 12 volts en courant continu. Les premiers essais avec 8, 16 puis 24 piles n'ont rien donné. Le câblage trop fin et les chutes de tension sous charge faisaient planter la machine instantanément. Il a fallu passer à 56 piles alcalines montées en série et en parallèle, et ajouter deux condensateurs électrolytiques de 6 800 µF pour lisser les pics de consommation. Là, le PC a enfin démarré.

Quatre minutes de Démineur

Une fois Windows chargé, ScuffedBits a tenté de lancer le Démineur. La partie en mode facile a duré quatre minutes et 35 secondes, pile le temps de finir une grille avant que le PC et les piles rendent l'âme au même moment. Lancer Steam s'est montré plus gourmand : le système a tenu 52 secondes avant de couper. Et quand il a voulu tester un vrai jeu, A Short Hike, avec une carte graphique cette fois, la tension est tombée sous les 10 volts en quelques secondes. Le PC a affiché l'image pendant cinq secondes puis tout s'est éteint. Avec environ 70 watts de consommation en charge, les piles AA ne peuvent tout simplement pas fournir l'énergie assez vite, mais on va dire que ça ne devrait pas vous étonner !

L'écran s'en sort bien mieux

Détail amusant de l'expérience : l'écran LCD utilisé pour les tests tournait lui aussi sur piles, des NiMH rechargeables cette fois. Et il a fonctionné bien plus longtemps que le PC. Huit accumulateurs ont suffi à alimenter le moniteur pendant toute la durée des essais sans broncher. La différence de consommation entre un écran et un PC de bureau, même modeste, est quand même énorme.

L'expérience ne sert à rien, et c'est pour ça qu'elle est chouette. 56 piles AA pour jouer au Démineur quatre minutes, c'est un ratio catastrophique, mais au moins ça nous rappelle à quel point nos PC consomment.

Sources : Hackaday , Tom's Hardware

Directory Dungeon - Un donjon dans vos dossiers Windows

Par : Korben
26 février 2026 à 15:10

Un dungeon crawler dans l'explorateur de fichiers Windows c'est maintenant une réalité grâce à Directory Dungeon qui transforme votre arborescence de fichiers en donjon, avec monstres, du loot et des combats au tour par tour. Du coup forcément, ça m'a intrigué.

Dans ce jeu, vous ouvrez un dossier C:\DirectoryDungeon sur votre PC et dedans y'a des salles de donjon. Ensuite, pour vous déplacer, vous glissez-déposez votre dossier "Player" dans une nouvelle pièce. Oui du vrai drag-and-drop dans explorer.exe.

Et votre inventaire, c'est un sous-dossier. Vos armes et armures, vous les équipez en les déposant dans le répertoire "Equipment". Et quand vous tombez sur un monstre, le combat se résout automatiquement dans une fenêtre console cmd.exe à côté. Du texte, des chiffres, du tour par tour. C'est old school à mort.

Vous l'aurez compris, y'a pas de surcouche graphique. C'est très nerd comme truc... Vous jouez dans explorer.exe que vous utilisez tous les jours, sauf que là y'a des squelettes dedans. C'est assez absurde en fait et c'est pour ça que ça le fait plutôt bien !

Côté config requise, faut 64 Mo de RAM, 65 Mo de stockage, un processeur 1 GHz minimum et... "un moniteur" comme indiqué dans les prérequis. En fait, si votre PC fait tourner Windows 7, vous pouvez jouer et c'est compatible jusqu'à Windows 11, donc pas besoin d'une bête de course.

Le développeur JuhrJuhr a donc choisi de coller un vrai système RPG complet dans l'arborescence de votre disque dur plutôt que de faire un jeu classique et rassurez-vous, le jeu ne touche à aucun fichier en dehors de son propre répertoire, donc vos documents et autres nudes sont safe. Et comme le mentionne fièrement le dev, aucune IA générative n'a été utilisée pour le développement. On dirait bien que c'est devenu un argument de vente ! lol

Voilà, si vous aimez les dungeon crawlers rétro à l'ancienne ou les délires qui détournent votre OS (genre DOOM en screensaver Windows ), ce petit RPG est pile dans cette veine. Y'a les achievements Steam, le partage familial, et une démo v1.8 déjà dispo pour tester avant la sortie prévue en mars 2026. Seul bémol, c'est Windows uniquement pour le moment, sauf si un portage Linux finit par arriver... On ne sait jamais...

Un PC gaming dans une machine à écrire

Par : Korben
9 février 2026 à 13:50

Tout le monde veut construire le PC le plus rapide, le plus cher, le plus RGB possibeuuule sauf que Prototype, un YouTuber bien allumé, a décidé quand à lui de prendre le problème à l'envers... en intégrant un PC gaming complet dans une Smith-Corona 210 des années 70. Oui, une bonne vieille machine à écrire électrique de 8 kg.

Vous prenez cette vieille Smith-Corona électrique, vous virez tout ce qui sert à rien, vous gardez le chariot, les marteaux et la clochette (oui, la clochette là), et vous fourrez une carte mère mini-ITX, une alim SFX et une carte graphique low-profile à l'intérieur. Et hop, vous avez un PC qui tape littéralement vos emails !

Sauf que c'est pas exactement comme monter un PC dans un boitier Corsair. Le mec a d'abord dû tout démonter, en fait y'a facilement 200 pièces mécaniques là-dedans, des leviers, des ressorts, des marteaux... et il fallait rien péter. Le problème c'est que l'espace disponible une fois le ménage fait... c'est RIEN DU TOUT. Juste quelques centimètres de marge entre le châssis et les mécanismes, pas plus.

Et pour le clavier, c'est là que ça devient tordu car pas question de brancher un clavier USB lambda... non non, les vraies touches de la machine à écrire doivent fonctionner comme un vrai clavier HID. Du coup, il a fallu concevoir un PCB custom en partant de zéro. Quel courage !!

En gros, chaque touche est câblée avec un switch mécanique Cherry et une diode 1N4148 dans une matrice 8×7, le tout piloté par un Arduino Pro Micro qui traduit les coordonnées ligne/colonne en caractères via QMK. Le design du circuit, il l'a envoyé se faire fabriquer chez JLCPCB à Guangdong en Chine et tout devait passer au millimètre près.

Pour le boîtier, il a d'abord tenté la photogrammétrie. En gros, vous photographiez l'objet sous tous les angles, un logiciel crache un modèle 3D en .STL, et ensuite vous retouchez ça dans SolidWorks pour imprimer une version modifiée en 3D . Sauf que le scan a complètement foiré (en fait la photogrammétrie sur du plastique brillant, ça marche moyen... sauf si vous matifiez la surface avant), du coup il a retracé le mesh à la main dans son logiciel de CAO. C'était des heures de modélisation en plus.

Côté assemblage du PCB, 52 touches à souder une par une avec leurs diodes, soit plusieurs heures de soudure au fer à 350°C, penché sur le plan de travail. Et là, surprise : celui qui a designé le circuit (c'est lui ^^) avait oublié 4 trous pour les pins de l'Arduino. Bon... La solution ? Couper les pins de l’Arduino à la pince… moi j’aurais plutôt percé les trous manquant à la Dremel !! La méthode la rache, ça marche toujours !

Ensuite, il a branché le firmware... et a dû recoder la matrice clavier à la main (bienvenue dans le monde réel).

Le premier test du clavier custom, 52 touches soudées à la main

Mais son vrai coup de génie, c'est le servo. En effet, il a intégré un deuxième Arduino qui lit les frappes clavier via le port série et fait bouger un servomoteur SG90 attaché aux marteaux. Du coup, quand vous tapez sur une touche, non seulement ça écrit sur l'écran, mais ça bouge AUSSI le chariot de la machine à écrire. Sans oublier la petite clochette qui sonne en fin de ligne, comme en 1975.

Et ça marche !! C'est fou ! Les machines à écrire USB , on connaissait déjà le concept. Mais là c'est un cran au-dessus puisque le PC complet tient à l'intérieur, avec un écran monté sur le chariot. Le mec le dit lui-même dans sa vidéo... c'est probablement le truc le plus débile qu'il ait jamais fait.

Bref, vivement la partie 2 pour voir le résultat final. En attendant, si l'envie vous prend de transformer du vieux matos en truc improbable , vous savez que c'est faisable...

Source

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