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Avec le S70 Roller, MOVA mise sur un robot à rouleau plus fin et plus accessible

10 mars 2026 à 17:35
S70 Roller en deux coloris

Avec le S70 Roller, MOVA entend rendre le lavage à rouleau plus accessible sans renoncer aux fondamentaux de la catégorie. Plus fin, plus simple à intégrer dans le quotidien et lancé à un tarif nettement plus abordable que les modèles les plus haut de gamme, ce nouveau robot vise un nettoyage complet de la maison avec un minimum de contraintes.

MOVA continue de pousser sa vision du lavage à rouleau avec le S70 Roller, un nouveau robot aspirateur laveur qui entend porter cette technologie vers un public plus large. Plus accessible que les modèles les plus premium de la marque, ce lancement met en avant un argument fort : un format ultra fin de 90 mm, pensé pour couvrir efficacement l’ensemble de la maison, y compris sous les meubles les plus bas.

Cette nouvelle référence de milieu de gamme reprend les grands marqueurs technologiques de la marque : lavage pressurisé, entretien automatisé, aspiration élevée. Le lancement est tout récent et les premiers arrivés et servis auront droit à une promotion ! Voici donc le portrait du nouveau venu…

Caractéristique TechniquesS70 Roller
Hauteur90 mm
Puissance d’aspiration28 000 Pa
Type de navigationLiDAR CovertSense
Type de lavagerouleau pressurisé HydroForce
Largeur du rouleau27 cm
Capacité du réservoir d’eau propre5 L
Capacité du réservoir d’eau sale4,5 L
Capacité du sac à poussière3,2 L
Fonctions de la stationlavage du rouleau à 80 °C, séchage à air chaud à 70 °C, vidage automatique
Surface couverte annoncéejusqu’à 120 m² par cycle
Garantie3 ans
Prix de lancement 699 €

Un robot à rouleau conçu pour laver en profondeur et aspirer avec puissance

Le cœur du dispositif repose sur le système HydroForce, déjà vu dans l’univers rouleau de la marque, ici décliné dans une approche plus accessible. MOVA met en avant un rouleau de 27 cm, alimenté en continu par 12 buses de précision, avec une pression au sol de 4 700 Pa destinée à reproduire plus fidèlement le geste d’un lavage manuel. De cette manière, le robot profite d’un nettoyage plus appuyé, capable de mieux décoller les salissures un peu tenaces.

S70 Roller auto-nettoyage
©Mova et son fameux système HydroForce

La marque insiste également sur la rotation à 360° du rouleau, associée à une raclette intégrée chargée de retirer l’eau sale au fur et à mesure. Cet équipement vise à maintenir une surface de lavage plus efficace tout au long du cycle et à limiter la recontamination du sol, un point souvent mis en avant face aux systèmes plus passifs.

S70 Roller en train de passer la serpillère
Cherchez l’intrus… Réponse : c’est le numéro 3 (parce qu’il fait des petits ronds !) ©Mova

À cette promesse côté lavage s’ajoute une aspiration annoncée à 28 000 Pa, épaulée par une brosse en caoutchouc à haute vitesse conçue pour mieux capter les débris sur différents types de revêtements. Pour les foyers confrontés aux cheveux longs ou aux poils d’animaux, MOVA prévoit aussi une brosse CleanChop en option, pensée pour limiter les enchevêtrements, ce qui peut souvent poser problème sur encore beaucoup d’appareils !

Un format ultra fin pensé pour couvrir toute la maison plus facilement

Au-delà de ses arguments de nettoyage pur, le S70 Roller cherche aussi à se distinguer par une approche très concrète de la praticité domestique. Son premier atout, et sans doute le plus immédiatement parlant, reste son format particulièrement fin. Avec seulement 90 mm de hauteur, MOVA le présente comme le robot à rouleau le plus fin du marché, un positionnement qui lui permet théoriquement d’aller chercher plus facilement la poussière et les salissures sous les canapés, les lits ou les meubles bas.

S70 Roller hauteur
Qui a dit que ce n’était pas la taille qui comptait ? ©Mova

Cette finesse repose notamment sur l’intégration du système LiDAR CovertSense, pensé pour préserver une bonne capacité de repérage tout en permettant au S70 Roller d’évoluer dans des espaces plus contraints, meublés bas et plus exigeants en matière de circulation.

MOVA ajoute à cela sa technologie MaxiReach, grâce à laquelle le rouleau de 27 cm et la brosse latérale peuvent s’étendre jusqu’à 4,4 cm supplémentaires à l’approche des murs, des plinthes et des angles. Là encore, la promesse vise un bénéfice très concret : réduire les zones oubliées en bordure et améliorer la couverture dans les recoins, sans demander de retouche manuelle systématique après le passage du robot.

La station accompagne enfin cette logique de confort au quotidien. MOVA annonce de grands réservoirs, avec 5 litres pour l’eau propre et 4,5 litres pour l’eau usée, de quoi espacer les manipulations. L’entretien est lui aussi largement automatisé, avec un lavage du rouleau à 80 °C, un séchage à air chaud à 70 °C et un sac à poussière de 3,2 litres pensé pour limiter la fréquence des remplacements. En somme, le S70 Roller ne veut pas seulement couvrir plus de terrain grâce à son format ultra fin ; il veut aussi simplifier la vie de l’utilisateur en réduisant au maximum les gestes d’entretien au fil des semaines.

MOVA élargit son offensive

Avec le S70 Roller, MOVA cherche à faire descendre le lavage à rouleau vers un segment plus accessible, sans renoncer aux marqueurs technologiques qui font aujourd’hui l’intérêt de cette catégorie. Entre son format ultra fin de 90 mm, son système HydroForce et sa station largement automatisée, le modèle avance une proposition cohérente sur le papier pour les foyers qui veulent un robot complet et simple à vivre.

Reste à voir si cette formule tiendra toutes ses promesses à l’usage, mais ce lancement confirme en tout cas l’ambition de MOVA sur un marché de plus en plus disputé. Le S70 Roller est disponible au prix public conseillé de 699 € (c’est deux fois moins cher que le Saros 20 Set), avec 100 € de remise du 10 au 23 mars !

Test Dreame MatriX10 Ultra : un nouveau système de serpillères ?

8 mars 2026 à 09:00
Une test Dreame V2

Le segment premium des robots aspirateurs-laveurs n’a jamais été aussi compétitif. Avec le Matrix10 Ultra, Dreame tente un nouveau système de lavage avec une station qui bascule entre différentes serpillières. Nous avons testé pour la première fois ce type d’aspirateur-robot multi-lavant. Et voici notre avis honnête

Dreame (DreameTech) s’est d’abord construite sur l’aspiration “classique” (balais et aspirateurs) avec une forte mise en avant de ses moteurs haute vitesse et de sa R&D interne, avant de prendre de l’ampleur en rejoignant l’écosystème Xiaomi à la fin de 2017. Sur le segment des aspirateurs-robots, la marque a ensuite enchaîné des générations de plus en plus premium : un virage visible dès le Z10 Pro (2021) et sa logique “autonomie” avec base à sac, puis l’arrivée des stations tout-en-un avec le L10s Ultra (2022), avant de muscler la partie lavage et le nettoyage des bords avec le L20 Ultra (2023) et sa technologie MopExtend.

boîte Matrix10 Ultra

Dans cette trajectoire, le Matrix10 Ultra s’inscrit comme une étape supplémentaire : Dreame ne cherche plus seulement à automatiser l’entretien, mais à pousser une gestion avancée des serpillières et des zones, afin de se différencier sur un marché premium devenu ultra concurrentiel. Une approche vraiment convaincante ou à oublier d’ici un ou deux ans ? Nous allons essayer de comprendre en l’essayant directement !

Caractéristique TechniquesDreame Matrix10 Ultra
DimensionsRobot (capteur VersaLift rétracté) : 350 × 351 × 89 mm
Robot (capteur VersaLift non rétracté) : 350 × 351 × 111 mm
Station d’accueil : 416 × 457 × 590 mm
PoidsRobot : 4,7 kg
Station d’accueil : 16,6 kg
NavigationVersaLift DToF + caméra RGB + lumière structurée 3D
Capacité de franchissement d’obstaclesmarches à deux niveaux : 8 cm
marches à un seul niveau : 4,2 cm
Élévation de la serpillière10,5 mm
Puissance d’aspiration30 000 Pa
Pression vers le sol8 N
Batterie6 400 mAh
Autonomiejusqu’à 220 min
Temps de charge complète270 min
Bac robot310 ml
Volume du sac à poussière3,2 L
Capacité du réservoir d’eau propre / usée5,5L/4,0 L
Volume sonore72 dB max
Assistance vocaleCommande vocale intégrée + Alexa, Siri, Assistant Google
Indice de réparabilité8,2/10
Garantie2 ans (sans extension)
Prix1 299 €

Composants de la boîte du Dreame Matrix10 Ultra (c’est ultra fourni !)

Composants MatriX10 Ultra
Accessoires MatriX10 Ultra
  • Robot aspirateur
  • Base / station d’accueil
  • Brosse principale
  • Protection de brosse (préinstallé)
  • 1 Brosses latérales (+ 1 préinstallée)
  • Bac à poussières
  • 2 Filtres du bac à poussière (+ 1 préinstallé)
  • 2 jeux de 6 Serpillières
  • 6 Supports de serpillière
  • 2 Sacs à poussière (+1 préinstallé)
  • Module distributeur de solution automatique
  • Solution Pet Odor 200 ml
  • Solution de nettoyage des sols 1 L
  • Solution d’entretien des sols en bois 200 mL
  • Filtre de plaque de lavage
  • Rallonge de la rampe de la base
  • Guide de démarrage rapide
  • Manuel d’utilisation

Dreame commence par nous draguer ostensiblement avec un total de douze lingettes, plusieurs filtres et sacs à poussières, 3 détergents différents. Il est assez agréable de se sentir bien équipé en ouvrant le carton, même si, au début, on ne sait pas où donner de la tête !

Design : finesse et robustesse sont au rendez-vous

Dreame fait partie des marques qui aiment soigner l’intégration au salon. La station a un aspect très mobilier : haute avec des stries verticales et aux accents dorés. Le robot, lui, reste dans des proportions plutôt contenues pour un haut de gamme tout-en-un : 350 × 351 × 89 mm quand le capteur VersaLift DToF est rétracté (et 111 mm lorsqu’il est déployé), pour 4,7 kg sur la balance. En façade, on retrouve le bloc optique dédié à l’évitement d’obstacles (éclairage 3D structuré + IA), annoncé capable d’identifier plus de 240 types d’objets.

MatriX10 Ultra sous le capot
Pour s’accorder avec votre intérieur, l’appareil existe en blanc comme en noir !

Sous le châssis, l’équipement est sérieux et lisible : double serpillière rotative, brosse principale HyperStream, et des fonctions avancées telles que le levage de brosse, l’extension latérale des patins et des aimants pour les fixer.

MatriX10 Ultra vu de dessous

La station, enfin, impose davantage sa présence : 416 × 457 × 590 mm pour 16,6 kg. C’est une station de commutation Multi-Mop qui peut basculer entre différentes serpillières selon les zones, avec l’idée d’éviter la contamination croisée. Mais l’idée va plus loin : parmi trois jeux de pads, la station sélectionne et installe automatiquement la serpillière la plus adaptée selon la pièce et selon le type de sol et la tâche à traiter.

station Dreame Matrix10 Ultra
Le câble d’1m30 peut vous obliger à utiliser une rallonge lors de l’installation…

Elle intègre aussi des compartiments pour trois solutions, un lavage des serpillières à l’eau chaude jusqu’à 100 °C et un séchage à l’air chaud (environ 4 à 6h de séchage). À l’intérieur, les capacités vont dans le sens d’une utilisation longue durée : sac à poussière 3,2 L et réservoirs eau propre/eaux usées 5,5 L et 4 L.

Trois serpillères aux fonctions diverses

serpillères Dreame Matrix10 Ultra
De gauche à droite, un exemplaire des serpillères A,B et C.

Le système Multi-Mop repose sur trois paires de serpillières physiquement différentes, identifiables par leur anneau couleur :

  • les pads nylon brossés (orange) utilisent une surface à filaments façon micro-brosse pour augmenter l’action mécanique et le récurage ;
  • les pads éponge absorbants (gris) intègrent une couche d’éponge plus épaisse (Dreame mentionne 3 mm) pour mieux pomper l’humidité et gérer les zones “mouillées” ;
  • les pads Thermal (bleu) combinent un tissu torsadé/non-tissé avec un matériau à changement de phase (PCM) censé stabiliser la chaleur et profiter du lavage à l’eau chaude.

Installation du Matrix10 Ultra : quelques nouveautés à prendre en compte

Dès la mise en place, la station conditionne un peu l’installation. Comme elle est très imposante, surtout en hauteur, nous nous retrouvons pour la première fois avec une friction très spécifique : elle passe tout juste sous une étagère à mi-hauteur. En conséquence, pour ajouter l’eau propre ou vider l’eau sale, il faut pouvoir retirer les bacs… ce qui devient impossible sans dégagement au-dessus. On doit alors déplacer la station à chaque manipulation.

Nota Bene : Dreame recommande aussi de laisser de l’espace autour et au moins 1 m devant la station pour que le robot manœuvre proprement.

La vraie nouveauté, en revanche, c’est le système “Multi-Mop” : avant le premier lancement, il faut fixer les lingettes sur leurs supports, puis installer ces supports au bon emplacement dans la porte de la station. On a trois couleurs distinctes et un sens d’installation indiqué par l’étiquette. Si on ne respecte pas les indications, le robot ne parvient pas à récupérer correctement les patins. Bien évidemment, c’est exactement ce qui nous est arrivé au début, en les plaçant à l’envers ! Attention également à ne pas refermer la porte de la station d’un coup sec, car cela fait immanquablement tomber les serpillères.

station Dreame Matrix10 Ultra encombrante
Il est tentant de la refermer comme une porte de frigo… Grave erreur !

Autre point qui peut clairement vous arriver : lors de notre première mise en route, le bras de récupération (la pièce mobile qui “descend” chercher les supports) s’est bloqué en position basse, au point de nous empêcher de poser le robot pour lancer la toute première charge. Après avoir tout débranché, rebranché puis rallumé, le mécanisme est reparti et la situation s’est réglée.

Nota Bene : la documentation précise que la station doit être correctement alimentée et porte fermée pour que le mécanisme remonte automatiquement, et qu’ouvrir la porte pendant certaines phases peut perturber son mouvement.

Une fois le robot allumé, l’appairage est très classique via Dreamehome (scan/ajout de l’appareil puis guidage pas à pas). Seule exigence à anticiper : le Matrix10 Ultra n’accepte que le Wi-Fi 2,4 GHz. Si votre box est en double bande, il faut parfois se connecter explicitement au réseau 2,4 GHz (ou séparer les SSID) pour que l’association ait lieu.

Application Dreamehome : c’est de plus en plus riche (mais on s’y retrouve)

Nous avions pour habitude de vous lister les fonctionnalités de chaque nouveau robot, mais, à la longue, cela devient répétitif et fastidieux. Outre les réglages normaux (cartographie, programmation, mode « ne pas déranger », mode de nettoyage, tâches de la station d’accueil, mode caméra etc.), voici quelques options remarquables :

  • commutation automatique des serpillères
  • retrait des serpillères avant d’aspirer un tapis
  • abaissement du capteur LDS pour passer sous les meubles
  • choix de la fréquence de nettoyage des zones à faible hauteur (chaque cycle ou 1 fois/semaine)
  • nettoyage répété (pour repasser automatiquement sur les zones très sales)
  • report de nettoyage des zones où il y a du mouvement en fin de tâche
  • reconnaissance de taches (fonction de laboratoire)
  • reconnaissance des animaux de compagnie
MatriX10 Ultra appli screens général

On verra au fur et à mesure de notre test d’autres subtilités de l’application. Du reste, celle-ci est stable et bien lisible, une fois toutes les mises à jour effectuée, ce qui prendre bien 5 minutes lors de la première utilisation. Quant à l’arborescence, les réglages simples sont accessibles facilement, et les ajustements plus avancés sont à aller chercher dans le menu général, qu’il faudra fouiller un peu. Comme l’app est riche, cela requiert du temps, mais l’on finit par s’y faire.

Nota Bene : le Matrix10 Ultra est compatible Matter, mais on retrouve surtout des commandes de base (démarrer/arrêter, retour station, lancement de nettoyage), tandis que les réglages avancés (cartes, zones, finesse des modes) restent à gérer dans Dreamehome.

Cartographie : à chaque pièce sa serpillère !

Après la première connexion à l’app, Dreame propose un “Fast Mapping” : le robot cartographie sans nettoyer, puis enregistre automatiquement la carte une fois revenu à la station. Cela ne prend que quelques minutes. Une première carte est alors proposée, avec des suggestions de noms de pièces et des types de sols (parquet, carrelage, tapis, etc.). Sa première impression est toujours un peu approximative : il prend la salle de bain pour la cuisine, met du parquet sur une portion de carrelage, délimite les tapis de manière vague… Bref, il faudra reprendre à la main, mais c’est assez courant, même chez les flagships.

MatriX10 Ultra screens cartographie

À ce titre, le menu du mapping vous laisse la main sur les réglages que l’on retrouve à présent partout :

  • le multi-étage
  • le renommage des pièces
  • fusion/séparation
  • ajouter une cloison
  • ajouter des tapis, rideaux et seuils
  • zones interdites
  • ajouter des meubles
  • ajouter des meubles à faible hauteur

Bien sûr, on a une nouveauté, à savoir de pouvoir paramétrer la serpillère adéquate pour chaque pièce, en choisissant entre la A (zone grasse comme la cuisine), la B (zone humide comme la salle de bain) et la C (zone normale comme le salon). Autre point positif : la carte se met à jour toute seule quand l’appareil rencontre des nouveautés : seuil, obstacles, meubles, etc..

Nota Bene : nous avons évoqué le fait de devoir déplacer légèrement la station pour accéder aux bacs d’eau, à cause d’une étagère basse. Heureusement, cela n’a aucune incidence sur la cartographie, et le robot revient au bercail sans peine !

Navigation : un système de plus en plus sophistiqué

Sur le Matrix10 Ultra, la navigation repose sur une logique assez classique des robots premium… mais avec une particularité : le capteur principal de cartographie est rétractable. Dreame l’appelle VersaLift DToF : c’est un télémètre Time-of-Flight qui balaye la pièce à 360° pour construire une carte détaillée, puis localiser le robot en temps réel. De cette manière, le robot doit pouvoir éviter les angles morts et abaisser la hauteur du robot à 8,9 cm.

À ce “socle” de cartographie s’ajoute une couche de perception courte distance, dédiée à l’évitement d’obstacles. Dreame met en avant un système mêlant éclairage 3D structuré et IA, capable d’identifier plus de 240 types d’objets et de générer une représentation 3D des éléments proches (câbles, chaussettes, chaussures, pieds de meubles…) pour ajuster la trajectoire. Enfin, comme sur la plupart des robots haut de gamme, il existe une troisième couche plus “sécurité/sol” : capteurs anti-chute (cliff sensors), capteur de bord (edge sensor), pare-chocs, et capteur tapis.

Comportement sur le terrain

Dans l’ensemble, le Dreame MatriX10 Ultra a les bonnes pratiques, mais la perfection est loin d’être atteinte. Nous avons essayé un grand cycle Clean Genius dans toutes les parties accessibles de l’appartement. Son assortiment de serpillères l’incite à tracer un parcours cohérent : commencer par les pièces à traiter au moyen de la serpillère normale, puis s’attaquer aux zones humides avant de s’équiper du patin dédié aux pièces « grasses ». Sur ce point, le contrat est rempli.

En revanche, à mesure des tâches que nous lui avons fait faire, nous avons pu observer quelques défaillances. S’il est capable de naviguer entre les pieds de tables et de chaises, de contourner certains obstacles perfidement placés sur sa route et se hisser par-delà des seuils non-cartographiés de 4 cm, il a néanmoins présenté les défauts suivants :

  • un temps infini à passer sur un tapis à poils longs au point de se retrouver bloqué devant le pied de la table basse posée dessus ;
  • taper dans certains obstacles fragiles (support de guitare) ;
  • embarquer le fil d’un chargeur ;
  • oublier quelques petites zones ;
  • ne pas se risquer dans des passages étroits et pourtant assez larges pour lui ;
  • des erreurs récurrentes lors du changement de serpillères sans raison apparente et qui interrompent son parcours (et il ne reprend pas du tout où il en était) !

Et tous ces pépins (surtout le dernier point relevé) gâchent complètement l’expérience, rendant le multi-mop gadget.

station Dreame Matrix10 Ultra serpillères bloquées
Panneau bloqué…
station Dreame Matrix10 Ultra serpillères mal magnétisées
Mops mal aimantées…
station Dreame Matrix10 Ultra serpillères tombées
Mops tombées…

On apprécie néanmoins le fait de pouvoir suivre son parcours directement sur la map de l’application en temps réel, et les notifications reçues en cas de pépin.

Aspiration : bien comprendre les réglages pour optimiser les performances

Le Matrix10 Ultra propose 5 niveaux d’intensité : Quiet, Standard, Turbo, Max et Max+, sachant que le Max+ n’est pas disponible dans les routines programmées. Sur les tapis et les moquettes, il sait augmenter automatiquement la puissance, et l’appli permet de définir des stratégies (éviter, traverser, lever les patins ou même déposer les patins avant de s’engager sur les tapis). Enfin, le robot intègre un mode Animaux (nettoyage renforcé autour des gamelles et des paniers, avec détergent adapté) et, d’après une fonctionnalité de laboratoire, il peut encore booster la puissance lorsqu’il détecte des grosses particules, voire déclencher un second passage si une pièce est jugée trop sale.

Efficacité sur le terrain

En premier lieu, nous avons effectué notre traditionnel test sur carrelage avec 2 x 50 g de riz et de grains de cafés. Sur une zone d’un peu moins de 2 m², en un seul passage (2’23 ») au niveau 3/5 d’aspiration, il parvient à engloutir 95% des particules, sans même activer la fonction labo. Le problème principal reste toujours le même : la brossette latérale éjecte autant qu’elle ne ramène de débris sous la brosse principale.

L’autre problème, un peu plus grave : le robot sature à cause de son bac plus petit, et n’a pas le réflexe d’aller se vider avant de reprendre sa route. Nous n’avons pas trouvé de réglages pouvant corriger cela… En conséquence, il est préférable de lancer un nettoyage de zone ou de pièce individuelle quand la saleté est trop importante. En matière d’automatisation, nous pensons que cela devrait être une priorité chez les fabricants.

Dans les angles et le long des plinthes, on obtient un petit 85% de réussite au total (1’45 »), toujours pour les mêmes raisons. Néanmoins, la brosse latérale est plutôt un avantage dans ce type de cas.

Sur tapis à poils ras, les résultats sur grosses particules restent bons, avec un solide 95% au bout d’un seul passage (2’59 »). Comme le sol glisse moins, les particules partent moins loin lorsqu’elles se font faucher par la brossette latérale.

Enfin, sur les cheveux (quelques mèches coupées à 5, 10 et 30 cm de longueur), on obtient seulement 80% de réussite en un seul passage (2’21 »). Les cheveux les plus longs se coincent dans la double brosse sans l’empêcher de fonctionner, mais il faudra les retirer manuellement. D’autres sont restés accrochés au tapis.

Nota Bene : on peut demander à l’appareil d’effectuer jusqu’à 3 cycles sans interruption.

Serpillère : efficace sans faire de miracles

Dans l’app Dreamehome, la partie lavage est très complète : on peut choisir les modes de nettoyage classiques (lavage seul, aspiration seule, ou lavage après aspiration), puis affiner le comportement des patins : taux d’humidité / débit d’eau, type de trajectoire (rapide vs standard) et surtout la fréquence de retour à la station pour rincer les patins. On la définit par surface (tous les 10 à 20 m²), par pièce ou par durée (toutes les 10 à 20 minutes), ce qui change vraiment la cadence et la consommation. La station permet aussi de sélectionner le mode “entretien des parquets”, en s’appuyant sur une solution dédiée (compartiment « sols en bois »).

Pour réduire les traces, on demande au robot de suivre les lattes du parquet. Dreame met également en avant un lavage sous pression (pression constante des patins, maintenus humides par le réservoir interne). Enfin, on peut activer le re-nettoyage automatique des zones tenaces en cochant “détection automatique des taches.

Nota Bene : l’itinéraire du robot est réglable entre rapide et standard. Aucun nettoyage minutieux n’est encore disponible à date, avec des allers-retours plus resserrés.

MatriX10 Ultra appli screens paramètres de nettoyage

Le Matrix10 Ultra intègre dans sa station un distributeur automatique à trois compartiments : tu peux y charger séparément une solution standard, une solution anti-odeurs animaux, et une solution dédiée à l’entretien des parquets (A/B/C). Une fois les réservoirs remplis, l’ajout de détergent se fait automatiquement pendant les cycles (sans le mélanger à la main dans l’eau propre), avec la possibilité dans l’app d’activer ou non le dosage. L’idée est que la station puisse adapter la solution utilisée selon le type de sol ou le scénario (parquet / sols durs / animaux).

Nota Bene : les triple systèmes de patins et de compartiments fonctionnent en parallèle. Ainsi, les lettres A, B et C n’indiquent aucune liaison mécanique directe entre un compartiment et une paire de patins.

Efficacité sur le terrain

Nous concoctons notre savant mélange de marc de café dilué dans un peu d’eau et une bonne rasade de liqueur sirupeuse pour obtenir 15 cl de mixture visqueuse et collante. Nous la répandons au sol, et, avec la lingette pour les sols gras, le Matrix10 Ultra parvient à en éliminer 95% en un seul passage (2′ 34 »). Bien sûr, une partie du marc reste collé à la brosse principale, et quelques particules restent au sol avec quelques traces plus tenaces. Après un triple cycle avec l’humidité au maximum (11’15 »), on ne voit presque plus rien, mais le sol continue de coller.

Le long de la plinthe, c’est là que ça se complique le plus. Et c’est bien normal, puisqu’un seul patin sur deux n’intervient. Après un double passage (1’15 »), on obtient seulement 70% de réussite. Un autre triple cycle de 2’06 » ne permet d’améliorer le résultat que jusqu’à 85%. Bref, pour les grosses taches bien dégoûtantes, il faudra activer l’augmentation de la pression au sol, et vous armer d’un peu de patience.

Enfin, nous avons laissé sécher une tache de sauce aigre-douce sur le carrelage. À deux reprises, le robot a tout simplement refusé d’y tremper ses patins, estimant que la tâche était tout bonnement infaisable. Nous avons donc abandonné l’opération (le MovaZ60 et le Narwal Flow s’y étaient collé, eux !).

Nota Bene : quand il termine une tâche de nettoyage à la serpillère, la notification rappelle systématiquement de vider le bac d’eau sale, même s’il est loin d’être plein. C’est peut-être un peu zélé de sa part…

Quant à la pellicule laissée sur le sol, elle est toujours très fine, même avec un taux d’humidité élevé dans les réglages.

Bruit : la discrétion comme on aime

Sur ce point, pas grand chose à signaler. On oublie très vite la présence du robot, même lorsqu’il aspire à son maximum. Seul l’auto-vidage est un peu plus énervé, mais cela ne dure que quelques secondes. Voici le tableau de nos mesures au sonomètre placé à 1 mètre de distance de la machine :

ModeBruit mesuré (dBA)
Éco60
Moyen65
Intense67
Max69
Max+72
Aspiration de la station (auto-vidage)80

En somme, nous avons beaucoup de valeurs au-dessous de 70 dBA, ce qui est un excellent score de discrétion !

Autonomie et temps de charge : juste ce qu’il faut pour 100

Dreame annonce une autonomie jusqu’à 260 min, mais nous avons mesuré en fonction des tâches demandées. Voici quelques valeurs :

ScénarioTemps de nettoyage max Surface par charge
Aspiration seule – Éco207 min133 m²
Serpillères seules237 min174 m²
Aspiration Éco + serpillères 168 min110 m²
Aspiration intense + serpillères120 min75 m²

Evidemment, le contexte va beaucoup jouer : la présence des tapis augmente l’aspiration, le changement de serpillères ajoute des allers-retours, les zones sombres requièrent de l’éclairage d’appoint, les seuils demandent un franchissement, les obstacles des contournements, etc. Bien sûr, l’utilisation ou non de la serpillère et/ou de l’aspiration influence également beaucoup les résultats. Quoi qu’il en soit, vu les mesures réalisées, le Dreame Matrix10 Ultra semble prévu pour des logis de 150 à 200 m² grand maximum, soit une surface utile recommandée allant de 90 à 140 m².

Nota Bene : il est possible de laisser l’anneau de lumière du bouton home/marche éteint pour gagner quelques minutes de charge.

Quant à la recharge, nous avons mesuré 255 minutes au total, ce qui est légèrement inférieur aux 270 minutes annoncées. L’application recommande de ne charger qu’à 80 ou 90% par défaut pour une meilleure conservation de la batterie, ce que vous pouvez paramétrer facilement. Enfin, vous pouvez définir une période creuse de 6 heures minimum afin de réduire au maximum le coût de la charge.

Entretien : facile et bien guidé

La partie entretien est très similaire à tout ce que l’on a pu voir sur les derniers flagships des grands acteurs du ménage robotique. L’automatisation est convaincante à bien des égards : le robot se vide tout seul dans un sac de 3,2 L, annoncé pour tenir jusqu’à 100 jours selon l’usage. Côté lavage, la station rince les patins à l’eau chauffée jusqu’à 100 °C, puis les sèche à l’air chaud (à 58°C), ainsi que le bac à poussières et les conduits. Résultat : nous n’avons détecté aucune odeur résiduelle, et les serpillères sèchent relativement vite. Le rinçage automatique de la plaque de lavage après les sessions justifie des bacs d’eau assez conséquents.

Nota Bene : le manuel fournit les puissances nominales selon les phases : 139 W pendant charge + séchage, 700 W pendant l’auto-vidage et 640 W pendant le lavage à l’eau chaude.

entretien station Dreame Matrix10 Ultra
Hormis les serpillères et les bacs, voici tout ce que l’on peut retirer des stations…

À ce titre, les réservoirs imposent de vider l’eau sale et de remettre de l’eau propre assez régulièrement. Vous recevez des notifications pour nettoyer le filtre de la plaque de lavage, lequel sert à retenir les poils et les gros débris. Néanmoins, on notera que la plaque de lavage n’est pas entièrement amovible, ce qui oblige parfois à brosser l’intérieur de la cavité plutôt que de tout passer sous le robinet.

MatriX10 Ultra appli screens entretien

Enfin, DreameHome intègre un tableau d’entretien avec des fréquences indicatives pour les brosses, filtres, sac, patins et capteurs.

Nota Bene : pour du 100% mains libres, le constructeur prévoit même un emplacement dédié pour un kit de raccordement à l’eau (remplissage/vidange automatiques), vendu séparément !

Accessoires et consommables : quel budget prévoir ?

Sur la boutique en ligne de Dreame, on trouve :

  • Kit de raccordement d’eau automatique à 199 €
  • Solution Anti-Odeurs Animales à 29,99 €
  • Solution pour sols en bois 1 L à 19,99 €
  • 4 Tampons serpillière en éponge à 24,99 €
  • 4 Tampon serpillière en nylon à 27,99 €
  • 4 Tampons Thermal Mop Pad à 34,99 €
  • Kit complet d’accessoires à 139,99 €

Voici une petite estimation des coûts à long terme à partir des fréquences d’entretien recommandées par Dreame :

Surface Première année (avec consommables inclus)1 année “normale” (stock initial épuisé)Total sur 5 ans (1re année + 4 années normales)
75 m² – nettoyage modéré≈ 87,97 €≈ 205,35 € / an≈ 909,40 €
150 m² – nettoyage intense≈ 455,92 €≈ 558,88 € / an≈ 2 691,44 €

Verdict : une idée encore mal aboutie qui risque de se heurter à la concurrence

Le Dreame Matrix10 Ultra part d’une excellente intuition : faire du lavage un système adaptatif, avec plusieurs patins et une station qui gère tout en arrière-plan. Sur le papier, c’est exactement le genre d’idée capable de relancer le haut de gamme… et, dans notre test, on voit bien le potentiel : le robot reste très discret (même à forte puissance), l’aspiration est costaude sur grosses particules, et le lavage peut donner un résultat très propre sur des salissures “fraîches” dès qu’on prend le temps de régler l’humidité et la fréquence de rinçage.

Dreame Matrix1à vu de près

Le souci, c’est que l’innovation ajoute aussi de la complexité — et qu’à ce stade, cette complexité se retourne trop souvent contre l’expérience. Les erreurs de changement de patins qui interrompent le cycle sans reprise intelligente et quelques hésitations de navigation dans des cas très concrets (tapis à poils longs, passages étroits, petits objets fragiles) empêchent le Matrix10 Ultra d’atteindre une sensation de zéro friction.

En conséquence, son prix le met face à des concurrents plus aboutis dans l’exécution. Le Mova Z60 Ultra Roller reste une option très séduisante pour ceux qui veulent un lavage démonstratif et une logique rouleau “toujours propre”. De son côté, le Narwal Flow est beaucoup plus facile à recommander si la priorité est le lavage et un rapport qualité/prix agressif, puisqu’on le trouve à 899 € dans certaines configurations. Enfin, au même niveau tarifaire, le Roborock Saros 20 arrive fort sur le papier. Qu’en sera-t-il du Mova Mobius 60 ?

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Test Shark PowerDetect Clean & Empty : pourquoi on l’adore ?

2 mars 2026 à 12:26
Avis et Test Shark PowerDetect Clean & Empty

Aujourd’hui, Shark peut vraiment tirer son épingle du jeu avec un aspirateur-balai bâti comme un tank bardé d’équipements. Le Shark PowerDetect Clean & Empty (IP3260F1EUT) embarque une palette d’ingrédients qui rendent les séances de ménage beaucoup plus confortables. On vous explique tout dans ce test !

Sur le segment des aspirateurs-balais, Shark a progressé par étapes : d’abord des sticks pratiques et polyvalents, puis des modèles sans fil centrés sur l’ergonomie (tête multi-sols, tube articulé) et une aspiration améliorée (anti-emmêlement, filtration). Les générations récentes ajoutent une couche “intelligente” : capteurs qui adaptent la puissance, nettoyage avant/arrière, et surtout base auto-vidante qui recharge et stocke la poussière sur plusieurs semaines. Avec PowerDetect Clean & Empty, la marque vise un usage plus autonome, pensé pour les foyers actifs et les animaux.

Shark PowerDetect boîte
Bon ok on a reçu l’aspirateur-balai de Dark Vador, on n’était pas au courant…

Dans ce test, on va donc vérifier si le PowerDetect Clean & Empty tient ses promesses au quotidien : maniabilité, performance sur sols durs et tapis, comportement face aux poils d’animaux, efficacité de la base auto-vidante, filtration et niveau sonore, sans oublier l’autonomie, l’entretien et le coût des consommables !

Aujourd’hui, nous sommes fiers d’inaugurer un nouveau format test : plus concis que les reviews complètes, mais aussi plus incisif. Nous allons lister une dizaine de points, qualités et défauts, et nous allons les classer par ordre d’importance avant de les détailler ! Moins de lecture, un avis plus tranchant : on espère que cela vous plaira !

Caractéristique TechniquesShark PowerDetect Clean & Empty IP3260F1EUT
DimensionsH 115,8 x L 26,3 x P 39,3 cm
PoidsAspirateur : 3,71 kg
Base auto-vidante : 8,4 kg
Puissance d’aspiration175 AW
BatterieLi-ion amovible 21,6 V – 3 750 mAh (81 Wh)
Autonomie maxJusqu’à 70 min (mode ECO, sans accessoire motorisé)
Temps de recharge6 h
Capacité du collecteurRéservoir de l’aspirateur : 0,7 L
Bac de la station : 2 L (jusqu’à 45 jours)
FiltrationSystème hermétique anti-allergène : 99,9% des particules (0,3 à 10 microns)
Volume sonore86 dB max annoncé
Indice de réparabilité8,2/10
Garantie5 ans après enregistrement (et 2 ans pour la batterie)
Prix de lancement549 €

1 – Design : il ne remportera pas le prix de beauté

Dès qu’on le voit en situation, le PowerDetect Clean & Empty assume une esthétique robuste. En effet, le bloc moteur et le bac forment un ensemble épais, avec des volumes marqués et des angles assez nets : c’est plus “matériel pro” que “objet déco”, et ça tranche avec la finesse que Dyson cultive sur ses modèles premium.

Shark PowerDetect composants de la boîte
Le fil de la station ne mesure qu’1 m 20. À prendre en compte avant d’acheter !

Cette édition limitée fait un effort sur le rendu, avec une base sombre relevée de touches dorées et quelques accents colorés, ce qui apporte un peu plus de relief que la première version au gris très terne. La brosse DuoClean Detect, par exemple, met en avant ses rouleaux et ses “ailettes” vert turquoise très visibles derrière une façade translucide. C’est dynamique, mais ça renforce aussi le côté technique du produit plutôt que l’élégance.

Shark PowerDetect monté complètement
Bon en soi, c’est loin d’être le plus laid.

La station suit la même logique : elle est pensée pour être pratique (un grand bloc stable, une colonne verticale qui accueille l’aspirateur), mais visuellement elle reste assez imposante. Elle fait davantage penser à une petite poubelle : un bloc vertical avec un long cou, plus un support annexe pour ranger les accessoires. Top pour centraliser le matériel, moins top pour se fondre dans un salon.

Shark PowerDetect station assemblée
Ça prend quand même de la place (il ne va pas rester là)…

Enfin, dans le détail, Shark multiplie les marquages et éléments “pédagogiques” : on repère facilement les zones d’usage et de maintenance, et c’est cohérent avec l’approche de la marque. Le revers, c’est que les grosses étiquettes jaunes façon tutoriel, certes utiles au déballage, donnent un aspect moins premium, et peuvent être pénibles à retirer proprement.

2 – Installation : la station auto-vidante change vraiment le quotidien

Ici, Shark marque des points : l’ensemble est pensé pour qu’on range, recharge et reparte sans se poser de questions. La station fait office de “camp de base” : on vient simplement clipser l’aspirateur, et elle se charge ensuite de le recharger et de vider automatiquement le bac après la session, histoire d’avoir un appareil prêt pour le prochain passage.

Shark PowerDetect rangement
De la place pour tout le monde et même pour un deuxième socle à droite en cas de besoin.

Ainsi, comme il tient debout sur sa station et qu’il reste en charge, on peut lancer une petite séance express dès qu’on voit des miettes ou des poils, sans avoir à vérifier l’autonomie ou à vider le collecteur à la main. Autre bon point : les accessoires ont leur place. Le support annexe permet de garder les embouts sous la main, plutôt que de les laisser traîner dans un tiroir. Résultat : tout est visible, accessible, et on passe plus facilement du sol au canapé, puis aux plinthes.

La seule vraie contrainte, c’est de trouver le bon emplacement. Le câble d’alimentation n’est pas très long (1 m 20), donc il faut idéalement un coin près d’une prise. Et comme la station est volumineuse et lourde, on la déplace rarement : mieux vaut viser un endroit “logique” dans le parcours ménage (entrée, cuisine, cellier…), quitte à tester deux ou trois emplacements avant de trancher.

Shark PowerDetect position parking
C’est pas trop bien trouvé sérieux ?

Nota Bene : si vous avez besoin de laisser l’aspirateur sur place, le manche articulé (Flexology) permet de plier l’appareil pour le mettre en position « parking » !

3 – Brosse DuoClean Detect : capteurs, LED et marche arrière, ce que ça apporte

Pour nous, un des vrais atouts du PowerDetect, c’est sa brosse DuoClean Detect. On est sur une tête à deux rouleaux-brosses, laquelle doit pouvoir enchaîner sols durs et tapis sans changer d’accessoire, tout en restant à l’aise sur les débris “fins” comme sur les plus gros (miettes, céréales, etc.).

Shark PowerDetect brosse principale
Rouleau doux, rouleau anti-enchevêtrement, raclette, éclairages avant, éclairages arrières, c’est un SUV le machin…

Cette tête “multi-surfaces” embarque aussi une couche de détection qui adapte le nettoyage à ce qui se passe sous la brosse. Shark combine ici DirtDetect (renfort quand la saleté est plus présente), EdgeDetect (accent mis sur les bords et les plinthes) et FloorDetect (ajustement selon le type de sol). En mode Detect, les LED sur la tête servent aussi d’indicateur visuel : blanc quand c’est propre, violet clair si le sol est modérément chargé, violet foncé quand l’appareil “voit” beaucoup de débris.

Shark PowerDetect brosse principale vue de dessus
La brosse tunée façon Shark !

Autre détail malin : la technologie DirectionDetect et Reverse Clean. Concrètement, la brosse est conçue pour ramasser efficacement en marche avant et en marche arrière. Enfin, pour les foyers avec animaux (ou cheveux longs), le système Anti Hair Wrap Plus ajoute de bons arguments, puisque Shark annonce une extraction des cheveux et des poils au fur et à mesure des passages.

4 – Sous les meubles et dans les coins : là où la grosse brosse se complique

Aussi bien équipée soit-elle, la brosse principale du PowerDetect reste un gros gabarit, et ça se ressent dès qu’on sort des grandes surfaces dégagées. Avec environ 7 cm de hauteur, 26 cm de largeur et 13,5 cm de profondeur (contre 6,5 x 25 x 10 cm pour la brosse du Dyson V8 Cyclone), elle passe moins facilement sous certains meubles bas, et elle se faufile moins bien entre les pieds de chaises, autour des objets ou dans les passages étroits.

Shark PowerDetect comparaison avec brosse Dyson
PowerDetect vs V8 Cyclone…
Shark PowerDetect brosse bloquée
Ça peut vite bloquer…

À l’usage, on gagne en couverture sur un couloir ou un salon… mais on perd un peu en “chirurgie” dans les zones compliquées, donc un format global légèrement plus compact.)

Même avec EdgeDetect, qui vise à mieux traiter les bords et les coins, la géométrie de la tête (large, épaisse, avec des angles arrondis) n’entre pas dans les angles serrés : les tout petits recoins le long des plinthes, les coins à 90° ou derrière les pieds de meuble demandent souvent un rattrapage. Shark le sait : la marque mise sur cette assistance “bords/corners”, mais le vrai plan B reste… l’accessoire suceur.

5 – Vidage et poussière : le point faible de l’hygiène

Sur le papier, la station Clean & Empty est justement là pour éviter de manipuler la poussière : on repose l’aspirateur, le collecteur s’ouvre, les gros débris tombent dans le bac de la base, puis la poussière fine est aspirée. Le point faible, c’est le vidage du bac de la station. En effet, le bac a pour avantage de se passer de sac. En revanche, il est plutôt large, ce qui oblige à bien se placer au-dessus de la poubelle pour éviter de déverser de la poussière à côté. En prime, on encourt le risque qu’un peu de poussière fine s’envole ou reste collée. Résultat : ce n’est pas l’option la plus “hygiénique” pour les personnes sensibles…

Shark PowerDetect poubelle
Attention au petit nuage de poussières si le bac était bien rempli…

Nota Bene : comme l’ouverture est vers le bas, impossible d’y placer un petit sac plastique, comme sur une petite poubelle normale…

Enfin, si pour une raison ou une autre vous voulez vider le bac de l’aspirateur directement (sans passer par la base), ce n’est pas franchement le scénario idéal non plus : il faut déverrouiller et retirer le collecteur, puis l’ouvrir, avec une trappe/couvercle qui s’ouvre largement. Sur ce type de manipulation, on est vite à une poussière qui se dépose sur les doigts ou qui se disperse si on n’est pas parfaitement placé au-dessus de la poubelle.

6 – Entretien et consommables : filtres, capsule anti-odeurs, pièces détachées, on est bien !

Sur ce point, le PowerDetect Clean & Empty, Shark fait tout de même partie des meilleurs. En plus d’avoir un réservoir confortable de 0,7 L, il laisse la base en aspirer automatiquement le contenu après chaque session. Celle-ci vous rappelle même quand intervenir : un voyant “bac plein” s’allume lorsque le réservoir de la station doit être vidé.

Shark PowerDetect indicateur de panier plein
La lune indique que l’auto-vidange est désactivée.

Autre bonne idée : la capsule anti-odeurs. Elle s’intègre dans une molette dédiée sur la station, avec un réglage d’intensité. Et si vous ne voulez pas de parfum, c’est possible : la cartouche peut être retirée, mais la molette doit rester en place pour que l’appareil fonctionne correctement. Shark recommande un remplacement tous les 6 mois pour conserver l’efficacité.

Côté entretien “mécanique”, c’est plutôt accessible… avec une nuance importante. La brosse DuoClean Detect permet de retirer facilement le rouleau souple (celui des sols durs) via un bouton de déverrouillage, pratique pour enlever cheveux, fils ou débris coincés. En revanche, la notice ne présente pas le rouleau-brosse principal comme amovible sans démontage : on est davantage sur un nettoyage “en place” (et, si besoin, l’accès à certaines zones se fait via la dépose du racloir arrière).

Shark PowerDetect brosses démontées
Munissez-vous d’une pièce ou d’un manche de cuillère pour défaire les rouleaux.

Quant aux filtres, Shark détaille l’accès à plusieurs éléments (pré-moteur, post-moteur, ainsi que des filtres côté station). L’entretien est classique : rinçage à l’eau froide uniquement, séchage complet avant remontage, avec une fréquence conseillée d’au moins une fois par mois pour garder de bonnes performances et un auto-vidage efficace.

Nota Bene : comme le système repose sur des capteurs, Shark recommande de nettoyer régulièrement les capteurs Detect avec un chiffon microfibre pour éviter les lectures faussées.

Enfin, sur la partie accessoires et consommables, Shark fait le job avec une vraie rubrique pièces & accessoires sur le site officiel, avec au minimum des consommables clés (dont la batterie officielle XBATR640EU et les cartouches anti-odeurs).

7 – Bruit : jusqu’où ça monte, et pourquoi la station peut gêner

Le PowerDetect Clean & Empty n’est pas le genre d’aspirateur-balai qu’on oublie en fonctionnement. Sur sols durs, en mode “auto/intelligent”, il reste globalement maîtrisé, mais dès qu’il monte en puissance (tapis, boost), le niveau sonore grimpe vite, et c’est encore plus vrai au moment de l’auto-vidage sur la station. Pour vous donner un ordre d’idée, voici notre petit tableau de mesures, prises au sonomètre à environ 1 m de distance :

Scénario / modeMesure (dB(A))
Mode Éco62
Mode Auto / Intelligent (sol dur)62 à 65
Mode Auto / Intelligent (tapis)75 à 82
Mode Boost (sol dur)67 à 75
Mode Boost (tapis)82
Station (auto-vidage)85

Le bruit de la station, est un petit point noir au quotidien : lors du vidage, elle monte autour de 85 dBA et l’opération dure une quinzaine de secondes, en deux temps. Clairement de quoi déranger ou réveiller quelqu’un dans la pièce d’à côté.

Le bon côté, c’est que Shark a prévu une parade : le vidage automatique peut se désactiver via un interrupteur sur la station (pratique si vous rangez l’appareil tard le soir), quitte à ne le réactiver que de temps en temps. Reste que, “tout activé”, l’ensemble n’a rien d’un modèle discret…

8 – Autonomie : nos mesures, et l’intérêt d’une batterie amovible

Côté autonomie, Shark annonce jusqu’à 70 minutes en mode Eco, et nos mesures confirment un vrai confort d’utilisation : 45 minutes en mode Auto, en comptant les tapis et le canapé qui vont déclencher des moments de Turbo. D’ailleurs, le mode Boost a tenu 13 min 50, ce qui laisse largement le temps de traiter une zone ciblée (tapis, entrée, canapé) sans voir la batterie s’écrouler instantanément.

Shark PowerDetect corps principal démonté
Toujours intéressant la batterie amovible !

Bien sûr l’un des vrais points forts reste la batterie amovible. On peut la retirer pour la charger plus facilement, et surtout envisager une seconde batterie pour doubler l’autonomie si besoin. Le revers, c’est un temps de charge plutôt long. Mais si Shark évoque environ 6 heures via son support, nous avons observé une recharge complète à 4 h 30. Ce n’est pas express, mais c’est dans la norme !

Shark PowerDetect écran en mode automatique
Shark PowerDetect LED batterie

Enfin, Shark a placé des indicateurs là où il faut ; on profite une jauge sur l’écran pour suivre l’autonomie en direct, et d’un voyant LED à même la batterie qui clignote pendant la charge et s’arrête quand l’appareil est à bloc.

9 – Une maniabilité qui laisse à désirer

Sur ce point, le PowerDetect Clean & Empty laisse une impression assez mitigée, surtout face à ce qui se fait de mieux aujourd’hui. Le premier responsable, c’est le gabarit : l’aspirateur est lourd et, dès qu’il faut le soulever (escaliers, dessus de meubles, voiture, plafonnier, rideaux…), on se dépêche de le reposer. À l’horizontale, sur le sol, ça reste anecdotique.

Même au sol, certains changements de direction ne se font pas “du bout des doigts” : on a parfois l’impression que la rotation de la tête ou la masse du bloc moteur engage l’épaule, surtout quand on veut être précis autour des pieds de chaise ou zigzaguer dans une petite pièce. L’ensemble garde une certaine rigidité : la tête tourne, oui, mais elle n’a pas ce côté ultra docile que l’on retrouve sur des balais plus agiles.

Il y a pourtant de bonnes idées. L’articulation du tube est vraiment pratique pour passer sous les meubles sans se plier en deux, et c’est un vrai confort au quotidien. Toutefois, pour l’activer, il faut se pencher et trouver le levier sur le manche. La tête de brosse aide aussi à “porter” une partie du poids quand on reste au sol, ce qui allège un peu la sensation en main. Mais elle a un revers : elle peut embarquer l’appareil, comme si la brosse tractait l’ensemble, et sur tapis elle a tendance à accrocher. Dans certains cas, le rouleau est si énergique que le tapis peut même se soulever, ce qui oblige à ralentir, repasser en mode plus doux, ou changer de stratégie.

Autre comportement un peu pénible : si l’on ramène l’aspirateur trop près de soi (en fin de traction, ou quand on veut reculer dans un passage étroit), la brosse a tendance à se “refixer” en mode parking. Il faut alors redonner un petit coup pour la remettre en mouvement et repartir, ce qui ajoute une micro-contrainte répétée, surtout dans les pièces encombrées ou quand on fait beaucoup de va-et-vient. Pire : l’appareil reste allumé, et l’on perd quelques secondes à comprendre pourquoi ça n’avance plus, tout en laissant l’autonomie fondre inutilement.

Shark PowerDetect poignée de l'autre côté
Shark a dû faire un petit compromis : pas facile à poser/récupérer dans ce sens-là !

À tout cela s’ajoute un petit irritant au rangement : sur la station, la poignée se retrouve “à l’envers”. Résultat, on attrape l’appareil moins naturellement, et on se trompe facilement au moment de le reposer.

Nota Bene : on apprécie quand même le système de commandes, constitué d’un écran, d’un bouton d’activation et d’une gâchette pour changer de mode.

En somme, entre le poids, la rigidité et le comportement sur tapis, c’est un aspirateur qu’on recommande plutôt à des personnes avec une bonne condition physique pour le dompter, ou à celles qui ont surtout de grandes surfaces dégagées.

10 – Aspiration : sols durs, tapis, poils, nos résultats (ils sont très bons) !

Pour juger l’aspiration, on a volontairement mélangé des cas “simples” et des cas pénibles : grosses particules (50 g de riz + 50 g de grains de café), puis tapis (poussières invisibles et débris), et enfin des cheveux (mèches de 5 cm, 10 cm et 30 cm) avec un passage sur canapé à la brosse motorisée.

Sol dur : rapide, propre, efficace même au retour

Sur sol dur, en mode Auto, le résultat est très convaincant : 40 secondes ont suffi pour venir à bout du mélange riz + café. Mention spéciale pour le nettoyage en marche arrière, qui reste performant : on n’a pas l’impression de “perdre un passage” dès qu’on recule, ce qui rend le ménage plus fluide.

Le long des plinthes, c’est globalement bon : en deux allers-retours, la zone est propre (cf. vidéo partie 4). En revanche, dans un angle strict à 90°, on observe encore quelques particules qui restent piégées tout au fond. Ce n’est pas dramatique, mais ça confirme que l’appareil n’est pas celui qu’on choisit pour les zones très “découpées” (coins serrés, marches, escaliers).

Tapis : excellent sur les fines poussières et les gros débris

Sur tapis, on a commencé par les poussières “invisibles”. Et là, très bonne surprise : l’aspirateur remonte une quantité impressionnante de particules fines. Ainsi, il parvient à remplir environ un quart du bac après le passage sur un long tapis de couloir (7,5 m × 0,65 m), puis un second tapis (1,65 m × 0,65 m).

Shark PowerDetect collecteur avec poussières
On soupçonne nos tapis de passer des casting pour Cendrillon 3.

Sur les grosses particules, les vibrations sur le tapis peuvent légèrement disperser les débris autour de la trajectoire, ce qui pousse à refaire un ou deux passages. On s’en sort quand même en 1 min 30 en mode Auto (cf. partie 9), mais paradoxalement, on a souvent intérêt à préférer un mode Éco. Sur un tapis épais, le ramassage reste efficace en environ 50 secondes, sans lutte permanente avec la tête.

Nota Bene : là où beaucoup de concurrents (notamment Dyson ou Dreame) peuvent s’éteindre à cause d’une tête qui colle au tapis, ici la brosse ne souffre pas (ou beaucoup moins) de cet effet ventouse.

Test sur cheveux : ça passe !

Sur les mèches de cheveux, le module anti-emmêlement limite l’effet “paquet” et la brosse continue de tourner sans être bloquée. En revanche, à la fin du test, on retrouve environ 1/5 de cheveux pris autour du rouleau.

Donc oui, c’est mieux que sur des modèles qui s’étouffent rapidement, mais non, ce n’est pas magique : il faudra quand même jeter un œil au rouleau de temps en temps.

Quant à la mini-brosse motorisée, le résultat est satisfaisant… mais le temps de traitement est plus long : 2 min 45 pour tout récupérer, là où un Dyson de référence est passé plus vite (1 min 22). Ça reste propre au final, simplement moins expéditif.

Prix et alternatives : qui fait mieux à ce tarif en 2026 ?

En 2026, le Shark PowerDetect Clean & Empty (IP3260F1EUT) se place clairement dans la catégorie des balais “premium pratique” : son prix catalogue tourne autour de 549,99 € (avec des promos fréquentes, Shark affichant par exemple un “prix le + bas sur 30 jours” à 419,99 €). À ce niveau, il se retrouve face à des modèles très équipés mais plus “classiques” (sans base auto-vidante) comme le Dreame V20 Pro-A autour de 399 € ou le Rowenta X-Force Flex 14.60 souvent entre 330 et 400 €.

Et si le budget est plus serré, un Dyson V8 Cyclone se trouve autour de 299 € : carrément minimaliste, mais plus maniable avec de bonnes performances. Là où Shark se distingue vraiment, c’est quand on compare aux rares “systèmes” avec station : un Samsung Bespoke Jet + Clean Station ou un LG CordZero All-in-One Tower. Dans ce trio, Shark a une vraie plus-value d’usage : base auto-vidante, capteurs, nettoyage efficace aussi en marche arrière, et une tête qui évite l’effet ventouse sur tapis, malgré quelques compromis sur le gabarit, le poids, et le bruit.

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2 nouveaux aspirateurs-robots Roborock pour 2026 : premium Saros 20, polyvalent Qrevo Curv 2 Flow

26 février 2026 à 18:00
Saros 20 sur une marche d'escaliers

Roborock lance en France, dès le 26 février 2026, deux nouvelles gammes d’aspirateurs-robots issues du CES : Saros 20 et Qrevo Curv 2 Flow, avec offres de lancement pour tous.

Depuis quelques années, Roborock s’est imposé comme l’un des noms majeurs du nettoyage robotisé. Son catalogue couvre aujourd’hui plusieurs gammes, du milieu de gamme au très haut de gamme avec une présence en Europe. On y croise par exemple des références populaires comme les Q8 Max/Q8 Max+ côté milieu de gamme, la famille Qrevo avec station tout-en-un, et des modèles vitrine S8 Pro Ultra ou S8 MaxV Ultra pour le très haut de gamme.

Pour 2026, la série Saros 20 vise le premium avec la navigation StarSight 2.0 (3D ToF) et le châssis AdaptiLift 3.0, capable d’aborder seuils et tapis tout en délivrant jusqu’à 36 000 Pa. De son côté, le Qrevo Curv 2 Flow mise sur la serpillière-rouleau SpiraFlow, une pression de 15 N et une station tout-en-un pour un entretien largement automatisé. On fait les présentations d’usage !

Saros 20, le nouveau vaisseau amiral : puissance XXL, franchissement inédit et station très autonome

Avec le Saros 20, Roborock fait clairement évoluer sa série premium “Saros” : l’objectif est d’automatiser davantage le nettoyage, y compris dans les logements “difficiles” (seuils marqués, tapis épais, meubles bas). Le robot conserve un format très fin pour passer sous les meubles (jusqu’à 7,95 cm) et s’appuie sur la navigation StarSight 2.0 (détection 3D ToF) capable de reconnaître plus de 300 objets afin d’éviter câbles, jouets ou gamelles.

Saros 20 sous meuble bas
« Je vous prends tous au cache-cache ! » ©Roborock

La comparaison avec le Saros 10 est assez parlante : on passe d’une aspiration annoncée à 22 000 Pa à 36 000 Pa sur le Saros 20, avec un gain immédiat attendu sur les tapis et les saletés incrustées. Surtout, la mobilité progresse fortement : le Saros 10 était annoncé pour franchir des seuils jusqu’à 4 cm, quand le Saros 20 revendique 8,8 cm (en “double niveau”). Enfin, la station monte en température : lavage des serpillières jusqu’à 100°C (contre 80°C sur Saros 10), avec séchage à air chaud et vidage automatique jusqu’à 65 jours selon la marque.

Il se décline en deux versions très proches : le Saros 20 Set et le Saros 20X. Les deux dénominations désignent le même robot, mais pas le même circuit ni le même package. Le Set est vendu en ligne (Roborock/Amazon) et inclut 2 sacs + 2 serpillières supplémentaires. Le 20X vise les enseignes (Boulanger/Fnac Darty) avec un pack différent, et un prix public légèrement inférieur après l’offre de lancement.

Caractéristique TechniquesRoborock Saros 20
DimensionsRobot : 353 × 350 × 79,8 mm
Station : 381 × 475 × 488 mm
Poids Robot : 5,05 kg
Station : 10,54 kg
Capacité de franchissement d’obstaclesseuils à double niveau jusqu’à 8,8 cm (4,5 + 4,3 cm)
Puissance d’aspiration  36 000 Pa
Pression vers le sol 8 N en lavage “standard” (jusqu’à 13 N)
Double serpillière rotative200 tr/min
BatterieLi-ion 14,4 V / 6 400 mAh
Autonomie/Temps de charge180 min/150 min
Bacs robotbac à poussière : 259 mL
réservoir d’eau propre : 65 mL
Volume du sac à poussière2,5 L
Capacité du réservoir d’eau propre / usée4,0 L/3,5 L
Prix 1 499 €

Roborock Qrevo Curv 2 Flow : un robot plus accessible qui mise tout sur l’hygiène

Avec le Qrevo Curv 2 Flow, Roborock introduit une approche “rouleau” pour le lavage, pensée pour rester propre pendant tout le cycle. Le système SpiraFlow alimente le rouleau en eau fraîche et évacue l’eau sale, tandis que la marque annonce une pression de 15 N et une rotation jusqu’à 220 tr/min pour mieux décoller les taches. À l’aspiration, on retrouve 20 000 Pa, complétés par les fonctions DirTect (adaptation au type de saleté) et Reactive AI avec plus de 200 objets reconnus pour éviter les obstacles.

Qrevo Curv 2 dans sa station
Un format plus haut assumé et compensé par un prix très bas ! ©Roborock

La comparaison la plus logique se fait avec le Qrevo Curv 2 Pro / ProX, lancé juste avant à 1299 €. Ce dernier a été reconnu pour son format ultra-fin, dû au capteur LiDAR rétractable, et sa puissance d’aspiration plus élevée (25 000 Pa), avec un lavage assuré par double serpillières rotatives. À l’inverse, le Curv 2 Flow assume un gabarit plus haut (11,9 cm), mais mise sur un lavage plus “continu” grâce au rouleau et sur une protection tapis dédiée : rouleau relevable jusqu’à 15 mm et le module Roller Shield qui fait barrière à l’humidité.

En France, la gamme se décline en deux versions : Qrevo Curv 2 Flow et Qrevo Curv 2 FlowX. Sur le produit FlowX (circuit revendeurs), le contenu du carton mentionne notamment 2 sacs et 1 filtre. Côté tarifs, Roborock annonce un prix de lancement à 699 € du 26 février au 11 mars 2026, puis 899 €. Bien sûr, cela le rend beaucoup plus agressif sur les tarifs que son prédécesseur !

Caractéristique TechniquesRoborock Saros 20
DimensionsRobot : 353 × 353 × 119 mm
Station : 450 × 450 × 450 mm
Poids Robot : 5,30 kg
Station : 8,93 kg
Capacité de franchissement d’obstaclesjusqu’à 2,0 cm
Puissance d’aspiration 20 000 Pa
Pression vers le sol jusqu’à 15 N
Double serpillière rotative220 tr/min (max)
BatterieLi-ion 14,4 V / 5 200 mAh
Autonomie/Temps de charge220 min / 180 min
Bacs robotbac à poussière : 324 mL
réservoir d’eau propre : 102 mL
Volume du sac à poussière2,5 L
Capacité du réservoir d’eau propre / usée4,0 L/3,0 L
Prix899 €

Lequel des deux choisir ? Attention, les promos sont jusqu’au 11 mars !

En bref, Roborock déroule une stratégie très lisible en France : Saros 20 pour ceux qui veulent le meilleur (puissance, franchissement, navigation et station ultra complète), et Qrevo Curv 2 Flow pour viser plus large avec un lavage à rouleau pensé “propreté en continu” à un tarif nettement plus accessible, surtout pendant l’offre de lancement !

Les deux gammes arrivent dès le 26 février 2026, avec promos jusqu’au 11 mars : de quoi rendre l’entrée sur le marché encore plus agressive ! Allez vous vous laisser tenter ? Ou préférez-vous attendre les autres sorties de l’année chez la concurrence féroce ?

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Un aspirateur-robot piratable : le cas DJI Romo réveille les consciences !

20 février 2026 à 17:15
robot aspirateur pirate dji

Le DJI Romo rappelle une évidence : un aspirateur-robot, ce n’est pas qu’un appareil ménager, c’est un objet connecté qui cartographie votre intérieur. Quand une faille ouvre l’accès à ces données, la question n’est plus la saleté… mais la sécurité !

À force de voir les aspirateurs-robots comme de simples assistants ménagers, on oublie un détail gênant : ils se déplacent partout, observent tout, et stockent beaucoup d’informations sur nos habitudes et notre intérieur. Le cas du DJI Romo le remet brutalement sur la table, avec une histoire de cybersécurité qui ressemble moins à un “bug technique” qu’à un rappel à l’ordre. Sans céder à la panique, on va voir ce que ça implique concrètement, pourquoi ça concerne plus de monde qu’on le croit, et surtout quoi faire, dès maintenant, pour réduire le risque sans renoncer au confort.

DJI ROMO P en action vu de dessus
Peut-être un peu trop transparent ? ©DJI

Dans la suite, on remet les faits à plat, et nous tenterons de mettre en exergue ce que ce genre d’incidents implique pour tous les utilisateurs-robots. Nous en profiterons pour rappeler les bons réflexes à appliquer pour éviter toute infiltration numérique !

Nota Bene : ce n’est pas une première alerte. En novembre dernier, nous avions appris comment certains robots pouvaient remonter en continu de la télémétrie et des cartes du domicile vers le cloud, au point que couper cette collecte pouvait devenir problématique.

Une manette pour les gouverner tous

L’histoire part d’un cas presque banal : un utilisateur du nom de Sammy Azdoufal bricole une commande alternative pour son DJI Romo… et tombe sur un problème autrement plus sérieux. À l’origine, il ne cherchait pas à “pirater” quoi que ce soit. L’idée était même plutôt innocente : piloter son DJI Romo avec une manette de PS5.

Pour y arriver, il a donc fait ce que font beaucoup de passionnés quand un produit est trop verrouillé : il a essayé de comprendre comment l’appli officielle parle au robot, puis a codé un petit logiciel maison pour se connecter aux services DJI avec son propre jeton d’authentification Et c’est là que le “projet manette” a dérapé : une fois connecté aux serveurs DJI (notamment via un système de messagerie temps réel de type MQTT), son application n’a pas reçu uniquement les infos de son robot. Des milliers d’autres Romo ont répondu comme s’ils faisaient partie du même salon de discussion.

D’après les enquêtes publiées, les données potentiellement exposées incluent notamment :

  • la cartographie du domicile (plans, trajectoires de nettoyage),
  • la position et l’état du robot (activité, batterie, logs, diagnostics),
  • des flux caméra et audio quand la configuration était favorable.

DJI, de son côté, a reconnu un problème de validation des permissions côté backend (et non un souci de chiffrement : la marque affirme que les communications étaient en TLS), tout en minimisant la fréquence d’abus réels. Selon DJI, une première mise à jour aurait été publiée, puis une seconde a suivi afin de s’assurer que la correction soit bien effective sur l’ensemble des appareils concernés.

DJI cybersécurité image caricaturale
La prochaine fois que tu fais un FIFA… © Meilleure-Innovation + IA

De quoi faut-il se méfier avec ce type d’appareil ?

Ça n’aura échappé à personne qui lit nos articles : en soi, un aspirateur-robot est un capteur mobile. Il récupère des données pour pouvoir travailler : plans du logement, position en temps réel, historique d’activité… mais elles ne sont pas censées circuler !

À commencer par la carte d’intérieur, puisqu’il s’agit d’une représentation exploitable du logement, et de plus en plus détaillée de surcroît : organisation des pièces, zones de passage, parfois obstacles récurrents, et donc indirectement habitudes et routines, etc.. Autre point de vigilance : la caméra et le micro ! On parle ici de vue et son potentiellement accessibles à distance. Dans le cas Romo, plusieurs sources évoquent la possibilité d’accéder à des flux caméra (et parfois audio) en fonction des appareils et des réglages.

Nota Bene : une enquête de l’ABC a montré qu’il était possible, sur certains robots, d’observer en direct via la caméra et d’accéder à des contenus associés.

Au-delà de ces cas concrets, ce qu’il faut comprendre, c’est que le même problème peut survenir, quel que soit le fabricant : quand un objet est connecté, dépend du cloud et que les droits d’accès (permissions) sont mal cloisonnés, chaque faille devient une porte d’entrée potentielle : plus il y a d’intermédiaires et d’autorisations, plus la surface d’attaque s’élargit.

Quelques réflexes à adopter pour continuer à profiter de la domotique…

Il existe quelques bonnes pratiques pour réduire l’exposition au maximum. Il convient de les rappeler régulièrement et de les partager :

  • Mettre à jour l’application et le firmware du robot, vérifier que la mise à jour est bien installée et activez l’OTA ;
  • Sécuriser le compte avec mot de passe unique et robuste et une double authentification (2FA) si disponible ;
  • Couper la caméra et le micro, limiter au maximum les autorisations de localisation et le partage de données optionnel ;
  • Isoler le robot sur le Wi-Fi invité (ou un réseau IoT séparé) pour éviter qu’un souci sur le robot n’ouvre une porte vers le reste de la maison connectée ;
  • voire bloquer l’accès Internet au niveau du routeur dans le cas où le robot peut fonctionner correctement sans cloud.

Bien sûr, ce sera toujours plus facile en choisissant un modèle proposant un suivi logiciel sérieux, une politique de confidentialité lisible, des options d’effacement des données (cartes, historiques), des paramètres de consentement détaillés, et une durée de support garantie longtemps.

Nota Bene : certaines marques mettent en place un canal officiel pour signaler les failles (divulgation responsable), parfois un bug bounty, et surtout une communication transparente avec des correctifs clairs quand un incident survient.

DJI Romo : l’électroménager connecté n’a plus droit à l’à-peu-près

Le cas DJI Romo n’est pas une raison de jeter son robot à la poubelle, mais c’est un rappel brutal : dès qu’un appareil cartographie un logement (et parfois embarque caméra/micro), la cybersécurité devient une condition de base. Et ici, le cœur du problème n’était pas un “petit bug” : c’était une histoire de permissions mal cloisonnées côté cloud, et ce n’est pas une faille anodine !

DJI cybersécurité formulaire de reporting
Formulaire de retour d’erreur sur ©DJI Sécurity Response Center

DJI a fait une partie du job : la marque a réagi, publié des correctifs et dispose d’une vitrine “security” (canal de signalement, bug bounty). Mais l’épisode révèle aussi des faiblesses difficiles à balayer : un premier patch incomplet, un déploiement visiblement pas uniforme, et une communication qui laisse parfois l’impression qu’on cherche à rassurer plus vite qu’à expliquer. Bref : l’urgence a été traitée, mais l’incident rappelle que “connecté” implique des risques structurels, surtout quand l’appareil dépend fortement du cloud.

En vous, pourriez-vous encore faire confiance à un ROMO ? Pensez-vous que les aspirateurs-robots peuvent, à terme, devenir des outils de surveillance à grande échelle, façon Big Brother ?

Nettoyeur de sols sans fil Elsay (Leclerc) à 49 € : bonne affaire ou grosse déception ?

19 février 2026 à 17:30
Elsay dans les rayons de magasins

À côté des aspirateurs-balais, les nettoyeurs de sol continuent d’envahir le marché. Bien sûr, la concurrence est rude et les marques tentent tout pour se démarquer. Leclerc a voulu frapper un grand coup avec le Elsay LC VS530, à moins de 50 €…

Sur le papier, c’est l’offre “anti-crise” qui coche toutes les cases du fantasme moderne : sans fil, auto-tracté, “eau et poussière”, 25 minutes d’autonomie, des réservoirs (450 ml propre / 300 ml sale), 3 h de charge, 76 dB, 3,37 kg. Sauf qu’à ce prix-là, il y a forcément une ardoise cachée : d’abord, ce n’est pas un aspirateur laveur classique. Il n’y a pas d’aspiration active comme sur un Tineco/Dreame par exemple, le nettoyage repose surtout sur un rouleau humide qui “entraîne” la saleté.

Et ensuite… la réalité rattrape l’offre alléchante. Sur les avis E.Leclerc, on est à 3,3/5 pour environ 325 avis, avec une proportion qui picote : 66 avis à 1 étoile (≈20% !). Et les retours qui reviennent en boucle ne sont pas des détails de diva : “laisse des traces”, “réservoir qui se remplit trop vite”, “tombé en panne dès la deuxième utilisation”, et même des clients qui reprochent que l’option “poussière” soit… disons, optimiste. Ajoutez à ça un point qui, chez nous, fait immédiatement lever un sourcil : pièces détachées : non (c’est écrit).

Quelques caractéristiques quand même…

Elsay nettoyeur de sol pub
« Vu à la TV », cet argument fonctionne encore en 2026 ? #leconsommateurestunjambon ©E.Leclerc
Caractéristique TechniquesLeclerc Elsay LC VS530
Poids3,37 kg
Puissance30 W
Autonomie25-35 min
Temps de charge3h
Réservoir d’eau propre450 ml
Réservoir d’eau sale300 ml (constructeur) / ~200 ml (Maniaques)
Niveau sonore76 dB
Garantie3 ans

Oui : il lave correctement

On va commencer par rendre justice à ce qui fonctionne : pour un nettoyeur de sol à moins de 50 €, l’Elsay ne se ridiculise pas. Sur des saletés “du quotidien” (un verre renversé, des traces fraîches, des miettes/poils légers), le rouleau fait le boulot et, au centre de la surface, on peut obtenir un résultat franchement correct sans y passer la soirée. Ce n’est pas un appareil miracle, mais en mode entretien rapide, il peut clairement dépanner, d’autant plus que l’autonomie est correcte.

Autre bon point : c’est simple à l’excès : un seul bouton, trois niveaux (rouleau à sec, pulvérisation intermittente, pulvérisation continue), bref… prise en main en dix secondes. Et comme il est léger et fin, il se manie facilement, y compris sous certains meubles bas. Pour le rangement, il a son petit socle qui va bien.

Force est d’admettre qu’à ce tarif-là, c’est une porte d’entrée quasi imbattable pour ceux qui veulent tester le rouleau humide. Sauf que voilà…

Il aspire ou il aspire pas ?!

Son design rappelle malheureusement celui des aspirateurs-laveurs, alors que ce n’est pas dans le contrat… Il n’y a pas d’aspiration active qui avale la crasse et l’eau sale comme le font les machines plus haut de gamme ; juste un rouleau humide qui frotte et embarque ce qu’il peut. À l’intérieur de la brosse, il y a une petite séparation des liquides et des solides, notamment grâce à une raclette qui retire les débris du rouleau.

Cela donne un entre-deux un peu irrégulier et assez désagréable. Parfois, il va choper les flocons d’avoine, et d’autres fois, la poussière reste au sol, mais humide. Sans parler des plinthes : dès qu’on approche les contours, il faut repasser, viser, insister… et le gain de temps est de moins en moins évident.

Et qui c’est qui va baver dès qu’il sature (ce qui arrive très vite) ou qu’on le manipule un peu maladroitement ? C’est notre petit Elsay LC VS530 !

L’entretien : le vrai prix à payer (et c’est tout le temps)

C’est là que le “49 €” nous rattrape par le col. Parce que le réservoir d’eau sale, situé au niveau de la tête, est annoncé à 300 ml alors qu’il en fait plutôt 200 (même pas un demi de bière) selon le test de Optare. Bien entendu, cela engendre des vidanges fréquentes : 4 à 5 fois par charge selon le test de Vincent VinTech !

Il faut donc démonter et vider le compartiment, lequel est composé de deux bacs, puis remplir le réservoir d’eau propre, dont l’indicateur de niveau max a été placé côté bouchon. Il faut ensuite refermer et retourner le bac pour vérifier que le niveau d’eau est bon. Et à la fin, bien entendu, pas d’auto-nettoyage sur le socle, donc on va aussi nettoyer le rouleau. Certes, le socle est muni d’un support pour que le rouleau puisse sécher. Mais cela veut dire aussi qu’il faudra effectuer une manipulation avant de commencer à laver.

Elsay nettoyeur de sol icône réservoir plein
Habituez-vous à voir cette icône… ©Optare

Enfin, la charge n’est même pas automatique via le socle. Il faut donc penser à brancher l’appareil, et donc à le débrancher pour commencer à nettoyer. Premier degré, on préfère largement remplir et vider des seaux…

Fiabilité et réparabilité : ça refoule le “jetable”

Sur la fiche produit, c’est écrit : “Disponibilité des pièces détachées : Non.” Vous savez ce que ça veut dire : pas de réparation simple, pas de remise en état sereine, et une issue fréquente : remplacement ou mise au rebut.

Et ce point pèse d’autant plus lourd que la catégorie cumule tout ce qui vieillit mal sur de l’entrée de gamme : moteur, batterie, circuit d’eau, joints, rouleau. Le pire, c’est que les avis clients remontent des pannes très précoces (dont des cas rapportés après très peu d’utilisations).

Et même sans panne immédiate, l’aspect très cheap du plastique et l’absence de pièces détachées installe une sensation désagréable : celle d’un produit pensé comme consommable, pas comme un appareil qu’on garde.

Est-ce que nous le recommandons ?

Non. Il nettoie, certes, mais l’entretien est trop contraignant, ce qui le rend à peine plus pratique qu’une serpillère traditionnelle. Quant à la durabilité, même si nos confrères et consoeurs estiment que la garantie est fiable via l’étiquette « E.Leclerc », on ressent tout de même un risque de panne élevé. Attendez plutôt une occasion (seconde main, promo) pour faire un choix qui vous allège vraiment la vie, plutôt que le portefeuille. À titre d’exemple, vous en a mis un juste en-dessous !

Nous comprenons la démarche de vouloir rendre accessibles des produits qui facilitent le quotidien. Mais la frustration n’est pas un moyen de paiement. Au mieux, c’est une expérience de laboratoire pour voir ce que l’on peut faire à budget limité. Au pire, c’est se moquer de celles et ceux qui n’ont pas les moyens. Et vous ? Vous avez de l’argent à perdre ?

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Narwal V40 : le balai sans fil avec station qui promet 100 jours sans vider la poussière

17 février 2026 à 17:31
Narwal V40 avec sa station

Narwal se lance sur le marché des aspirateurs balais sans fil avec station grâce au Narwal V40 Station. Au programme : 220 AW annoncés, détection intelligente de la saleté, double batterie et surtout une station de vidage qui promet jusqu’à 100 jours sans gérer la poussière.

Jusqu’ici, Narwal s’était surtout fait connaître avec ses robots aspirateurs-laveurs et ses approches très “automatisées” du ménage. Avec le V40 Station, la marque applique la même logique à un autre format : l’aspirateur balai sans fil, pensé pour enchaîner les nettoyages rapides du quotidien sans contrainte… et sans corvée de bac à poussière.

Ainsi, Narwal annonce un modèle haut de gamme sur l’essentiel : un moteur à 120 000 tr/min capable de monter à 220 AW, une adaptation automatique de la puissance via un système de détection de saleté en temps réel, et une station qui prend en charge l’évacuation des débris après chaque session. Voici ce qu’il faut retenir de cette annonce (qui nous met en appétit, il faut bien l’admettre)…

Narwal V40 Station : l’essentiel en cinq points

  • 220 AW et moteur 120 000 tr/min (données constructeur)
  • Aspiration auto-ajustée grâce à une détection de saleté en continu
  • Station de vidage + sac 3 L : jusqu’à 100 jours sans vidage manuel (annoncé)
  • Double batterie : jusqu’à 60 min par batterie, recharge des deux sur station
  • Filtration 9 étapes avec double HEPA H13 (balai + station)

220 AW et détection de saleté : l’aspiration s’adapte en temps réel

Narwal met en avant un moteur haute vitesse, donné pour 120 000 tr/min, et une puissance d’aspiration pouvant atteindre 220 AW. Mais l’argument central n’est pas seulement la force brute : la marque insiste sur une détection intelligente de la saleté capable de “lire” l’état du sol en continu, puis de moduler automatiquement l’aspiration selon la quantité de poussière et le type de débris rencontrés. L’utilisateur ne perd pas d’énergie et d’autonomie à aspirer trop fort quand ce n’est pas nécessaire, et ne manque jamais de puissance sur les zones difficiles comme les tapis, les entrées, les coins, etc. bref, les joyeusetés du quotidien !

Narwal V40 sur tapis
Si vraiment il y a des chats qui ne paniquent pas devant un aspirateur allumé, ©Narwal accomplit un exploit digne du Guinness Book des Records !

Ainsi, qu’il s’agisse de poussière fine sur sol dur, de saleté incrustée dans les fibres ou de poils d’animaux plus tenaces, l’appareil ajuste son effort au fil des passages. Nous ne manquerons pas de vérifier cette intelligence embarquée en conditions réelles : réactivité de l’ajustement, son impact sur le niveau sonore, et surtout la constance des performances sur tous les types de sols !

La station de vidage : jusqu’à 100 jours sans contact avec la poussière

C’est clairement l’élément qui distingue le Narwal V40 Station d’un balai sans fil plus classique : ici, la marque mise sur une station de vidage automatique pour espacer au maximum la corvée du bac. Le système repose sur un sac à poussière scellé de 3 L, présenté comme antibactérien, avec une inhibition annoncée à 99 %. Narwal promet ainsi jusqu’à 100 jours sans avoir à manipuler la poussière, l’objectif étant de réduire l’exposition aux particules fines lors du vidage, un point sensible pour les foyers avec animaux ou les personnes allergiques.

Narwal V40 station
En fait, il n’y aurait plus qu’à installer un sac poubelle normal à l’intérieur et on serait peinards… ©Narwal

En principe, le vidage automatique se déroule en trois phases : d’abord, le système décolle les débris, un flux d’air pulsé vient désagréger les amas de poussière et de poils, typiquement ceux qui peuvent se coincer dans le conduit. Enfin, une aspiration plus puissante transfère les résidus vers le sac, avec une efficacité annoncée jusqu’à 97 %, ce qui assure un débit d’air plus stable dans le balai au fil des utilisations.

Les points à surveiller en pratique seront surtout le bruit lors du cycle de vidage, la fiabilité du transfert (notamment sur les poils longs et fibres), et le le coût des sacs, lesquels peuvent vite faire grimper la note !

Autonomie, filtration et accessoires : un “système” pour toute la maison

Avec le V40 Station, Narwal ne présente pas seulement un balai sans fil, mais un ensemble pensé pour couvrir l’essentiel des usages domestiques. Son premier pilier, et pas des moindres : l’autonomie. En effet, la marque annonce une double batterie amovible, donnée pour jusqu’à 60 minutes par batterie (120 minutes mises bout à bout). Mieux : la station est censée recharger les deux batteries simultanément !

Deuxième pilier annoncé par Narwal : une filtration en 9 étapes pour ne pas polluer l’air intérieur. Le dispositif se compose d’une double barrière : un premier ensemble de filtres côté appareil (annoncé en 5 couches), puis une seconde filtration côté station (annoncée en 4 couches) au moment du vidage. Le V40 s’appuie en plus sur deux filtres HEPA H13 (un sur le balai, un sur la station), spécialisés dans les particules fines. Avec tout ça, la qualité de l’air devrait être hautement préservée !

Narwal V40 accessoires
Unis comme les cinq doigts de la main ! ©Narwal

Enfin, Narwal insiste sur la polyvalence via les accessoires. La brosse principale intègre un éclairage LED pour mieux repérer la poussière, tandis que la mini brosse motorisée vise les canapés, matelas et les poils d’animaux. Une brosse douce est prévue pour les surfaces plus fragiles, et un suceur fentes pour les plinthes, coins et zones étroites. Le tout est complété par un rangement fermé dédié aux embouts, parfait pour éviter la disparition spontanée ces accessoires entre deux nettoyages.

Un nouveau flagship pour concurrencer Dyson, Shark et les autres ?

Avec le V40 Station, Narwal attaque franchement le segment des aspirateurs balais “premium confortable ». Sur le papier, la proposition est plus que séduisante : 220 AW annoncés, aspiration auto-adaptative, double batterie pour les grandes surfaces, et surtout une station de vidage pensée pour rendre l’entretien presque invisible au quotidien. Cerise sur le gâteau, ce nouveau modèle est annoncé à partir de 379 €, et disponible via le site officiel Narwal et Amazon.

En ce qui nous concerne, un test devrait suivre qui mesurera l’efficacité du transfert vers le sac (notamment avec les poils et les débris plus lourds), le niveau sonore lors du vidage, la tenue sur tapis, l’autonomie en mode automatique et le coût des sacs.

Si Narwal tient ses promesses, le V40 Station pourrait cocher ce que beaucoup recherchent aujourd’hui : un balai léger, facile à prendre en main, avec une grande puissance, de l’intelligence et de l’ergonomie à gogo. Cette formule, qui paraît sans compromis, comporte-t-elle un vice caché, selon vous ? Ou bien est-ce exactement ce produit que vous attendiez pour faire enfin le ménage sereinement ?

Test Dyson V8 Cyclone : le remake d’un modèle iconique va-t-il flopper ou (re)cartonner ?

14 février 2026 à 16:29
Test Dyson V8 Cyclone

Avec le Dyson V8 Cyclone (Motorbar), la marque anglaise remet sur le devant de la scène l’un de ses aspirateurs-balais les plus emblématiques. Ce modèle, plus accessible que les V12/V15, promet encore une aspiration “à la Dyson” et une expérience sans fioritures. Reste à savoir si, en 2026, ce classique a toujours les épaules pour convaincre.

Le V8 a longtemps été, pour Dyson, le point d’entrée idéal : un sans-fil nerveux, simple à prendre en main, reconnaissable entre mille et suffisamment performant pour marquer les esprits. Avec le temps, la marque a fait évoluer sa gamme vers des modèles plus technologiques, mieux dotés et plus coûteux, jusqu’à imposer une forme de standard premium sur le segment. Dans ce contexte, le retour du V8 en version “Cyclone” avec brosse Motorbar peut surprendre : Dyson choisit de rejouer une partition plus minimaliste, misant sur un nom fort, une architecture éprouvée et une promesse de performance, plutôt que sur l’accumulation de fonctions.

Boîte Dyson V8 Cyclone

Dyson peut-il faire vivre un “classique” sans qu’il paraisse daté ? Nous attendons de la marque une efficacité d’aspiration à la hauteur de sa réputation, mais aussi une cohérence d’ensemble : ergonomie, vidage du bac, qualité de filtration en usage réel, et tenue des performances au fil des minutes. L’intérêt de ce “remake” tient-il seulement au prix et au prestige du nom, ou à une expérience encore solidement compétitive ? Pour trancher, nous allons pousser le V8 dans ses retranchements sur tapis comme sur sols durs, sur particules comme sur cheveux longs, et bien entendu sur tissus et dans les recoins. Et nous pourrons ainsi arbitrer ce retour nostalgique sur une échelle de valeur de plus en plus exigeante !

Caractéristique TechniquesDyson V8 Cyclone
Dimensions116 x 25 x 21 cm
Poids2,7 kg
Puissance nominale465 Watts
Puissance d’aspiration150 air watts
BatterieLithium-ion
Autonomie max60 minutes
Temps de recharge4 heures
Capacité du compartiment à poussière0,5 L
FiltrationHEPA > 0,3 micron
Volume sonoreNC
Indice de réparabilité7,4/10
Garantie2 ans
Prix de lancement 399 €

Par rapport au Dyson V8 “classique” tel qu’il est encore présenté sur sa fiche d’origine, Dyson annonce 150 AW et 60 min (soit environ +30 % d’aspiration et +50 % d’autonomie). Dans la même logique, la charge passe à 4 h (contre 5 h sur une déclinaison V8 “Advanced” de la gamme), et Dyson met en avant une batterie “à 7 cellules” (vs 6 sur les précédents modèles). Autre signal intéressant : le Cyclone conserve la Motorbar auto-démêlante, ce qui colle à l’attente actuelle (cheveux/poils), tout en visant un positionnement plus accessible : Dyson affiche un prix d’origine à 399 € (et des promos possibles sur son site).

Nota Bene : concrètement, plus de cellules dans une batterie peut servir à augmenter l’énergie disponible (et/ou la tension, selon la façon dont elles sont assemblées), ce qui aide à garantir une meilleure autonomie et une aspiration annoncée plus élevée, sans baisse de régime.

Bien sûr, ce “nouveau V8” reste, dans l’esprit, un V8 : même philosophie simple, mais aussi les mêmes angles morts face aux standards 2026 (pas d’auto-ajustement, pas d’affichage avancé, etc.). Surtout, Dyson fait quelques concessions : la capacité descend à 0,5 L (vs 0,54 L sur les V8 Advanced et Absolute), le poids reste élevé (2,7 kg vs 2,6 kg).

Contenu de la boîte : les compromis de la simplicité

Sur le Cyclone, le contenu de boîte est relativement minimaliste, alors que le V8 Absolute avait mis l’accent sur une dotation un peu plus riche (dont un rouleau Fluffy, et un accessoire combiné) :

  • Aspirateur sans-fil Dyson V8™ Cyclone
  • Long suceur
  • Brosse Motorbar™
  • Tube
  • Mini-brosse motorisée
  • Guide d’utilisation
  • Chargeur
  • Support mural
Composants Dyson V8 Cyclone
On s’en contentera, mais on espère tout de même avoir de belles surprises par la suite !

Nota Bene : une offre promotionnelle (sans date officielle visible) vous fera profiter d’un adaptateur pour meubles bas d’une valeur de 45 €.

La bonne nouvelle, c’est que Dyson indique une compatibilité avec les accessoires V8 existants (rouleau doux, brosses, adaptateurs, kits…), mais cela renvoie une partie de la polyvalence à des achats additionnels.

Design et ergonomie : un parfum très rétro !

Visuellement, le V8 Cyclone adopte un skin « smoking » assez semblable au V20 Pro-A de Dreame, que nous avons testé très récemment : une hégémonie de noir accordé à quelques touches rouge vif et le bleu électrique de la brosse principale. Son gabarit n’a rien de mini, avec un poids annoncé de 2,7 kg lorsqu’il est équipé de la Motorbar. C’est légèrement au-dessus des V8 historiques, souvent donnés autour de 2,6 kg (et environ 1,6 kg pour le bloc seul), mais l’équilibre reste l’un des marqueurs de la gamme : le poids est concentré près de la main, ce que Darty soulignait déjà sur le V8 “classique”.

3 brosses Dyson V8 Cyclone
Pour l’esentiel, les trois embouts sont bien choisis, mais une brosse Fluffy aurait tout de même été la bienvenue…

Le corps principal concentre le moteur, la filtration, le bac et la batterie amovible dans un ensemble compact et “pistol-grip” (poids près de la main, centre de gravité haut). Dyson insiste toujours sur le réservoir hermétique et forge le Cyclone sur une architecture à 15 cyclones radiaux. Pour l’entretien, la marque précise la présence de deux filtres lavables (un filtre conique + un filtre après-moteur), à rincer régulièrement. Le point qui change vraiment, en revanche, c’est la “commande” : Dyson décrit un fonctionnement sans gâchette, via un bouton et trois modes (Éco, Moyen, MAX), là où les V8 historiques reposaient sur la fameuse détente à maintenir et un sélecteur de puissance.

Nota Bene : la couleur du bouton « mode » change pour chaque force d’aspiration : vert/éco, bleu/moyen, rouge/max (violet/maître Windu).

Corps Dyson V8 Cyclone démonté
Pour 99 € supplémentaire, l’ajout d’une seconde batterie amovible peut permettre de ne presque plus se soucier de l’autonomie !

Pour les fioritures, Dyson ne met pas en avant d’écran, ni de modules d’aide au nettoyage façon génération Detect. Pas de compteur précis, pas d’éclairage LED ou laser sur l’embout principal, pas de mode auto, ni de témoin de niveau de batterie. On retrouve un format “stick” devenu presque rétro, avec un tube monobloc sans manche télescopique (contrairement au V20 Pro-A).

V8 Cyclone totalement assemblé
Finesse et élégance sont de la partie, on ne va pas le nier !

Le vidage demeure également dans la tradition Dyson : un mécanisme d’éjection hygiénique “en un geste”, efficace mais sans logique de compaction active du bac (à quand la station de vidage comme sur un Powerdetect Clean & Empty de Shark ?). Et si la station murale est bien annoncée, on constate encore l’absence de “position parking” stable hors support.

Nota Bene : le poids de l’appareil reste équilibré, et on peut l’adosser à une paroi sans avoir trop peur qu’il ne tombe (sauf si des enfants et des animaux se promènent dans la maison).

Aspiration sur sols durs : la Fluffy nous manque un peu

Comme d’habitude, nous avons composé notre granola, spécial « test d’aspirateur », à savoir 50 g de riz et 50 g de grains de café, puis nous l’avons répandu sur notre carrelage. Puis nous avons lancé un premier test en mode éco.

Il peut également arriver que des grains retombent en fin de nettoyage, surtout si l’aspirateur n’a pas eu le temps de les faire remonter jusqu’au bac.

Le V8 Cyclone s’est acquitté de sa tâche en 2 minutes et 3 secondes. Il a d’abord englouti le plus gros en un peu plus d’une minutes, mais quelques grains assez volumineux ne se sont pas laissé prendre. Il a fallu insister pour passer dessus sans les éjecter. À ce titre, il est préférable de pousser la brosse sur la saleté, plutôt que de la ramener en arrière. Cela peut nous obliger à soulever l’appareil pour revenir au point initial. C’est un compromis courant avec les aspirateurs-balais, mais qu’une brosse douce peut atténuer (au même titre que le bruit, d’ailleurs…).

Ensuite, nous avons essayé dans un angle. La brosse Motorbar a fait le job sans la moindre difficulté. Il en sera de même pour une dernière petite session le long d’une plinthe. En somme, sans grande surprise, l’aspiration sur sol dur reste plus que satisfaisante, à condition d’être à l’aise sur la maniabilité, autrement dit pouvoir soulever sans peine 2,7 kilos.

Aspiration sur tapis : résolument son terrain !

Nous avons été plutôt impressionné de son aisance sur tapis. À l’instar du Dreame V20 Pro-A, il est capable, en moins de 5 minutes (force intermédiaire), de récupérer 20 cl de poussières invisibles sur deux tapis : celui à poils ras qui suit notre couloir, et celui à poils épais posé sur le parquet de notre chambre.

V8 Cyclone bac à poussières plein
Assainissement : checked !

Nota Bene : le mode boost ne fonctionne pas bien sur tapis. L’aspiration est trop forte et, sous l’effet ventouse, les fibres du tissu bouchent le conduit.

Ensuite, nous l’avons évidemment challengé sur les grosses particules, toujours en mode « medium ». Les grains passent un à un sous la brosse et se laissent dévorer sans prendre la tangente à l’autre bout de la pièce. En 1’24 », c’était fini. On notera néanmoins que la tête a tendance à coller au tapis, ce qui rend la poussée relativement fastidieuse.

Nous conseillons d’y aller lentement, en maintenant une très légère pression en direction du sol.

Bien sûr, nous avons réitéré avec le tapis de la chambre. En 1 minute, 97% des grains ont été récupérés. Il nous a néanmoins fallu insister pendant 1 minute supplémentaire pour traquer les plus récalcitrants, bien enfouis dans cette petite jungle textile, et approcher les 99,9%.

Allez on y croit !

Enfin, nous nous sommes attelé à l’aspiration des poils et cheveux, en disséminant quelques mèches de notre chère perruque blonde (alerte psychopathe…) sur le tapis à poils ras, préalablement coupés en trois longueurs différentes (approximativement 5, 10 et 20 cm).

Nous avons été assez agréablement surpris : seuls les cheveux de 20 cm se sont emmêlés dans la brosse, sans pour autant l’empêcher de tourner. Sur le Dreame V20 Pro-A, par exemple, nous avions dû interrompre l’aspiration à cause d’un excès de cheveux.

V8 Cyclone motorbar et cheveux emmêlés
Quelques cheveux à droite…
…beaucoup de cheveux dans le bac !

En somme, Dyson prouve son savoir-faire sur un terrain particulièrement glissant (mais uniquement au sens figuré). Néanmoins, l’absence d’éclairage en tête de la Motorbar sur un produit au-dessus de 250 € nous chagrine toujours un peu…

Test de l’aspi-main : la Motorbar miniature est énervée !

Nous ignorons le nombre de rotations/min des brosses Dyson, mais ça râcle ! Nous avons récupéré une partie des cheveux utilisés pour le tapis pour les balancer sur le canapé. La mini-brosse motorisée s’en est chargée avec moult vigueur !

Là aussi, une partie des cheveux s’emmêle dans la brosse. Bien que cela ne l’entrave pas, il faudra les couper au cutter, ou bien défaire le rouleau pour les retirer à la main. La performance reste à saluer, et les utilisateurs accompagnés d’animaux en auront pour leur argent !

V8 Cyclone mini-brosse cheveux emmêlés
Même avec tout ça, il ne s’est pas arrêté ! Quelle détermination !

On remarque tout de même que le tissu subit un assaut assez sévère de la part de la brosse, même en mode éco. En conséquence, il sera préférable de la garder pour des surface assez rigides, comme la banquette d’une voiture, ou un canapé particulièrement robuste. Le cuir ou les textiles plus fragiles auront besoin d’un accessoire plus doux, disponible en boutique.

Niveau sonore : un retour en fanfare !

La marque ne communique pas vraiment sur le « tintamarromètre » du Dyson V8 Cyclone, et on comprend un peu pourquoi… Selon nos mesures, avec un sonomètre placé à un mètre de la machine en fonctionnement, on peut distinguer trois tendances :

  • la brosse Motorbar qui amplifie le son selon le mode (Eco/Medium/Boost) : 78/80/83 dB ;
  • la mini-brosse motorisée qui joue la Castafiore à 85 dB quelle que soit la force d’aspiration ;
  • et les accessoires non-motorisés, qui réduisent le bruit à 62/75/80 dB (Eco/Medium/Boost).

Pour nous, c’est supportable le temps d’une bonne séance de ménage, mais force est d’avouer que ça fait du bien quand ça s’arrête…

Autonomie et recharge : des hauts et des (petits) bas

On commence avec une petite déception : on n’a vraiment pas grand chose pour indiquer le niveau de batterie. Presque rien, en vérité. On aspire à l’aveugle jusqu’à ce que l’appareil cesse de fonctionner. Un unique voyant s’allume en bleu au niveau de la batterie lorsqu’on appuie sur le bouton « marche/arrêt » afin de nous avertir que la batterie est à plat. Ce même voyant clignote pendant la recharge puis s’éteint une fois celle-ci terminée. Cette absence de jauge est un peu frustrante, même si elle n’a rien de nécessaire si l’on s’organise bien…

V8 Cyclone led bleue de la batterie
C’est joli, le noir, mais un peu salissant, hein ?

Concernant l’autonomie brute, Dyson annonce jusqu’à 60 minutes pour le V8 Cyclone, ce qui correspond typiquement à un usage en mode éco, sur des saletés légères, et souvent dans des conditions favorables (accessoire non motorisé, résistance faible). Pour un usage quotidien qui alterne le mode éco et le mode normal dans des proportions à peu près équivalentes, nous tenons 49 minutes ce qui est franchement solide pour la catégorie (on a vu que le mode éco était tout à fait viable). En revanche, en turbo/MAX, on tombe à 8 min et des poussières. La seule question étant : quand donc ce mode est-il réellement nécessaire ?

Enfin, le temps de charge est surprenamment plus court qu’annoncé, puisque la batterie a cessé de clignoter au bout de 2h59 minutes seulement. On prend !

Entretien : tout pareil qu’avant, en fait…

L’entretien reste simple, mais à faire régulièrement si l’on veut conserver une aspiration stable. Première règle : vider le bac dès que la poussière atteint la ligne MAX, sans attendre qu’il soit tassé. Dyson recommande ce repère, et c’est aussi un bon réflexe pour éviter la baisse de débit d’air et les mises en sécurité liées aux obstructions. Dans la pratique, le vidage “hygiénique” (fond du bac qui s’ouvre) limite le contact direct avec les déchets, mais le geste mérite d’être fait au-dessus de la poubelle… voire à l’extérieur si vous aspirez beaucoup de fines poussières, car l’ouverture peut libérer un petit nuage.

V8 Cyclone dispositif de vidage de collecteur
Il faut ré-enclencher le mécanisme en deux temps : baisser la partie multi-cyclonique (en haut) et fermer le collecteur (en bas).

Nota Bene : il peut arriver de mal repositionner le bac après l’avoir ouvert. Dans ce cas, en guise d’avertissement, le bouton « mode » clignotera en blanc dès que vous voudrez commencer l’aspiration.

Pour les filtres, Dyson recommande un lavage une fois par mois (les V8 ont deux filtres). On les rince à l’eau froide jusqu’à ce qu’elle soit claire, on les secoue/essorre, puis on les laisse sécher au moins 24 h dans un endroit aéré avant remontage (et surtout : pas de lave-vaisselle, lave-linge, sèche-linge, etc.).

V8 Cyclone filtres sortis
Les filtres sont très facile à manipuler !

Côté brosses, le principe est le même depuis les V8 historiques : les rouleaux sont démontables pour retirer cheveux, poils et fibres qui finissent toujours par s’enrouler. Sur ce V8 Cyclone, la Motorbar vise justement à limiter l’emmêlement, mais le système “peigne” ne fait pas tout et l’on peut encore retrouver des cheveux pris dans la brosse…

Munissez-vous d’une pièce pour récupérer le rouleau !
Idem sur la mini-brosse motorisée (en plus pénible car il a tendance à se coincer dans l’orifice…)

Enfin, un mot sur la batterie : pour préserver sa durée de vie, Dyson conseille de réserver les modes Max/Boost aux nettoyages courts et ciblés, de stocker l’appareil à température ambiante (18–28 °C) à l’abri du soleil et des sources de chaleur, et même de laisser l’aspirateur refroidir après usage avant de le remettre en charge. Pour aller encore plus loin, Dyson indique aussi de laisser la batterie se décharger entièrement au moins une fois par mois, et d’alterner si vous en possédez une seconde.

Accessoires et consommables : boutique fournie mais prix élevés !

Pour la première fois, nous avons carrément dû faire un tableau pour recenser toutes les pièces détachées compatibles avec un appareil ! En farfouillant un peu, on les trouve directement sur la boutique Dyson, à condition qu’ils ne soient pas en rupture de stock !

Accessoire / consommable (réf. Dyson)UsagePrix
Brosse Motorbar™Tête principale multi-surfaces 79,17 €
Mini brosse motorisée auto-démêlanteTissus/escaliers/sièges auto, poils d’animaux70,00 €
Mini brosse motorisée Petites surfaces, tissus, poils incrustés (nettoyage motorisé)49,00 €
Accessoire lumineux Recoins et zones sombres (LED)50,00 €
Long suceur Plinthes, interstices, angles, fentes29,00 €
Accessoire combiné 2-en-1 Petite brosse + embout large 29,00 €
Accessoire pour espaces exigus Zones étroites difficiles d’accès40,00 €
Brosse anti-rayuresSurfaces délicates 40,00 €
Brosse matelas et tissus Matelas, coussins, canapé 30,00 €
Brosse douceDépoussiérage de meubles/surfaces planes 20,30 €
Brosse dure Moquettes épaisses/paillassons18,00 €
Rallonge flexible Allonger la portée30,00 €
Adaptateur pour surfaces en hauteurNettoyage en hauteur15,00 €
Adaptateur pour meubles bas Passer sous les meubles22,50 €
Sac de rangement d’accessoires Rangement des embouts56,00 €
Support mural multi-accessoire Ranger plusieurs accessoires19,00 €
Station d’accueil murale Support mural de charge/rangement 29,00 €
Clip de rangementFixer long suceur sur le tube9,00 €
Batterie de rechange V8 Remplacement batterie99,00 €
Préfiltre Filtration en amont 19,00 €
Filtre après moteur Filtration en aval 29,00 €
Rouleau de nettoyage doux Rouleau “sols durs” à remplacer66,67 €

Bonne nouvelle : avec l’offre à 299 € et l’adaptateur pour meubles bas offert, le Dyson V8 Cyclone arrive déjà avec l’essentiel pour démarrer. Avec une boutique aussi fournie, on peut être tentés de corriger ce que ce V8 “remake” ne propose pas d’emblée : la visibilité, une maintenance plus confortable, et un peu de sérénité côté autonomie.

Pour un petit appartement (50–75 m²), on peut viser un panier très raisonnable : l’accessoire lumineux (environ 50 €) compense l’absence d’éclairage sur la Motorbar et s’avère vite précieux sous les meubles, le long des plinthes et dans les recoins. On peut ensuite sécuriser l’entretien avec un filtre après-moteur de rechange (environ 29 €) : les filtres se lavent, mais Dyson impose un séchage long, et disposer d’un filtre d’avance évite d’immobiliser l’aspirateur (ou de remonter un filtre encore humide). Dans ce scénario, on reste largement sous les 500 € : 299 + 50 + 29 = 378 €, avec une expérience plus agréable au quotidien.

Pour un grand appartement (100–150 m²), la dépense la plus logique est la seconde batterie (environ 99 €). On garde ensuite les mêmes ajouts “intelligents” : accessoire lumineux (50 €) + filtre après-moteur de rechange (29 €), et l’on peut compléter par un petit accessoire très utile au quotidien, l’adaptateur pour surfaces en hauteur (environ 15 €) pour le dessus d’armoires, les bibliothèques ou les angles. Total : 299 + 99 + 50 + 29 + 15 = 492 €, soit un pack cohérent, complet, et encore sous la barre symbolique des 500 €.

Enfin, deux accessoires méritent d’être surveillés sans forcément les intégrer “au panier” : la rallonge flexible (pratique derrière les meubles, en voiture) et certaines brosses plus douces pour les textiles délicats… mais leur disponibilité fluctue souvent sur la boutique Dyson.

Position sur le marché : performant malgré les compromis

Sur le marché actuel, le Dyson V8 Cyclone (actuellement à 299€) offre un retour aux fondamentaux : une machine efficace, simple, et immédiatement reconnaissable, qui privilégie l’aspiration et la nervosité. Dans cette tranche de prix, ce choix n’est pas absurde : la gamme V8 reste l’une des architectures les plus éprouvées de Dyson, et ce “Cyclone” modernise le cocktail avec une Motorbar anti-emmêlement et une autonomie qui, dans la pratique, peut rester très confortable en usage mixte. Ainsi, le V8 Cyclone peut devenir très cohérent lorsqu’il est bien placé en promotion, mais la personnalisation (accessoire lumineux, seconde batterie, filtres de rechange, embouts doux…) fait vite grimper la facture.

Par ailleurs, l’offre concurrente entre 250 et 450 € a beaucoup évolué : à budget comparable, un Dreame V20 Pro-A met en avant un écran et surtout un tube flexible et pliable pour aller sous les meubles et gérer les hauteurs sans contorsions. Dans un esprit plus “ménage assisté”, le Rowenta X-Force Flex 14.60 empile les arguments pratiques : tube Flex, éclairage LED en tête, écran de contrôle et bac 0,9 L (donc moins de vidages). Et chez Samsung, un Jet 85 (Complete / Pet) s’inscrit aussi dans cette logique plus moderne avec écran et informations de suivi, tout en restant dans une gamme fréquemment trouvable en promotion autour de cette tranche.

Un cran plus haut, certains modèles ajoutent même ce que Dyson n’apporte pas encore sur ce V8 : une forme de “station” qui décharge l’utilisateur. Le Shark PowerDetect Clean & Empty (IP3251EUT), par exemple, mise sur une base auto-vidante annoncée pour conserver la poussière jusqu’à 45 jours, et sur des capteurs (bords, sols, saleté) destinés à ajuster le nettoyage. C’est typiquement le genre d’ergonomie “zéro contrainte” qui peut faire hésiter face à un V8 Cyclone plus minimaliste (même si ces machines peuvent aussi avoir leurs propres compromis, tels que le gabarit ou le bruit).

En somme, le V8 Cyclone se comprend moins comme “le meilleur rapport équipement/prix”… que comme une valeur sûre pour les amateurs de la marque, qui privilégient la performance et la fiabilité d’une formule éprouvée.

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ECOVACS T80S OMNI : les 3 technologies qui écrasent vraiment la concurrence

12 février 2026 à 05:55
DEEBOT T80S présentation

Vous avez peut-être déjà eu cette impression : malgré un passage régulier, le sol n’a pas tout à fait ce rendu “net” qu’on attend, surtout le long des plinthes, dans les coins ou sur les zones les plus fréquentées. Ce n’est pas forcément une question d’effort, mais souvent de méthode… et de technologie.

Ces dernières semaines, Ecovacs enchaîne justement les annonces et confirme sa présence très active sur le marché du nettoyage domestique. Son nouvel axe stratégique est le suivant : pousser l’innovation plus loin, plus vite, et sur des usages très concrets ! Dernier exemple en date : l’annonce du DEEBOT T80S OMNI, qui vient surenchérir sur le T80 OMNI (alors qu’on a publié il y a peu un test du Deebot X11 Omnicyclone, laissez-nous un peu respirer, nom d’un petit patin lavable ! :D).

Avec cette variante, la marque promet un sol visiblement plus propre grâce à une formule en trois briques : OZMO Roller 2.0 pour un lavage plus efficace, TruEdge 3.0 pour mieux traiter les bords, et Triple Lift pour s’adapter aux différentes surfaces. Une approche pensée pour gagner du temps, sans sacrifier le résultat.

Caractéristique TechniquesT80S OMNI
DimensionsRobot : 35,3 x 35,15 x 9,8 cm
Station d’accueil : 33,8 x 45,9 x 50 cm
NavigationMini-TOF
Puissance d’aspiration 24800 Pa
Batterie6 400 mAh
Autonomieenv. 230 min
Niveau sonore65 dBA
Bac robot eau/poussière110 ml/220 ml
Volume du sac à poussière3L
Capacité du réservoir d’eau propre / usée4L/2,2L
Prix649 € (profitez de -50€ pour le lancement)
Lancement du Deebot T80S Omni
Keynote de lancement du Deebot T80S Omni à Barcelone © Meilleure-innovation

Une “triple techno” pensée pour le quotidien

Le DEEBOT T80S OMNI ne joue pas au robot “sympa sur le papier”. Il vise un objectif très concret : un nettoyage impeccable, sans effort, y compris là où la plupart des robots se trahissent (angles, plinthes, tapis, zones de passage). Pour ça, ECOVACS mise sur une triple technologie simple à retenir. D’abord OZMO Roller 2.0, avec pression + eau continue et un rouleau auto-nettoyant pour un lavage plus régulier, moins sujet aux traces.

DEEBOT T80S en action
Le respect des beaux parquets : une valeur qui se perd de nos jours… © Ecovacs

Ensuite TruEdge 3.0, pensé pour nettoyer les bords avec une extension d’environ 1,5 cm. Enfin, le combo triple levage + ZeroTangle 3.0 + 24 800 Pa : le robot adapte ses éléments, aspire fort, et limite l’ennemi public numéro 1 du quotidien… l’emmêlement. Ici, tout est conçu pour éviter deux drames classiques : traces et cheveux enroulés.

Lavage OZMO Roller 2.0 : pression et eau continue, pour éviter les traces

Ecovacs veut un lavage qui frotte sous pression et qui reste alimenté en eau propre, au lieu d’étaler progressivement une eau déjà chargée. Sur le T80 OMNI, la marque mettait déjà en avant cette logique avec la techno OZMO ROLLER (pression annoncée 3 700 Pa, 200 tr/min) et un système où l’eau fraîche revient au patin pendant que l’eau sale est évacuée, pour limiter traces et contamination croisée.

DEEBOT T80S vu de dessous et de dessus
Nous ignorons encore la pression de la OZMO Roller 2.0… © Ecovacs

Avec le T80S OMNI et OZMO Roller 2.0, on retrouve la même promesse : mieux gérer les taches, obtenir des sols plus nets sur carrelage ou stratifié, et réduire l’entretien grâce au rouleau auto-nettoyant. Après un repas, le robot doit pouvoir passer, et garantir que le sol ne garde pas la signature collante du sirop renversé.

TruEdge 3.0 : les bords seront enfin immaculés !

Les bords, c’est le talon d’Achille historique des robots : plinthes, angles, pieds de meubles… et souvent ce petit 1 à 2 cm “de paix” où la poussière se planque. Sur le T80 OMNI, Ecovacs travaillait déjà le sujet avec TruEdge 2.0 (patin rouleau qui s’étend de façon dynamique) et un capteur dédié pour rester au plus près sans cogner, avec en bonus une brosse latérale pensée pour aller chercher les coins.

Avec le T80S OMNI, la marque passe à TruEdge 3.0 et insiste sur une couverture “gap-free” grâce à un rouleau suspendu et une extension d’environ 1,5 cm, pour vraiment longer les bordures. On a hâte de voir ça, en vrai de vrai !

Ecovacs Deebot T80S Omni stand barcelone
Nos clichés du Ecovacs Deebot T80S Omni noir avec station de base sur un tapis
Nos clichés du Ecovacs Deebot T80S Omni © Meilleure-Innovation

Triple levage : l’adaptation épouse la précision (très joli couple)

Le “triple levage”, c’est l’idée d’un robot qui s’adapte au lieu d’appliquer le même geste partout. Sur le T80S OMNI, Ecovacs décrit un système qui peut relever automatiquement le rouleau de lavage, mais aussi les brosses selon la situation, pour garder une vraie séparation entre les matières sèches et humides.

Aussi, sur un tapis ou un seuil, le rouleau se relève-t-il pour éviter d’humidifier ce qui ne doit pas l’être. Sur un liquide renversé, les brosses peuvent se lever pour éviter de “remuer” la saleté et laisser le robot se concentrer sur le lavage ciblé. Et quand il y a de gros débris, la logique change encore, pour éviter de frotter dans le vide. Futé ce T80S OMNI !

ZeroTangle 3.0 + 24 800 Pa : plus de cheveux enroulés ?

Dans une maison avec enfants, cheveux longs, animaux, un robot peut vite saturer (un humain aussi, d’ailleurs…). Le T80 OMNI annonçait déjà 18 000 Pa et intégrait ZeroTangle 3.0, avec une conception pensée pour limiter l’emmêlement et garder la brosse efficace sans séance “démêlage à la main”.

Le T80S OMNI pousse le curseur plus loin côté aspiration, avec jusqu’à 24 800 Pa, tout en conservant l’approche ZeroTangle 3.0 (brosse latérale anti-nœuds avec une brosse principale guidant les cheveux dans le flux d’air) et une promesse de taux d’emmêlement proche de 0%.

Station OMNI : eau chaude et séchage 63°C

Le “zéro effort” dépend évidemment des fonctionnalités de la station. Sur le T80 OMNI, la base proposait déjà le nettoyage à l’eau chaude et un séchage à l’air chaud annoncé à 45°C.

DEEBOT T80S dans sa station (1)
Aussi efficace que compact ? On demande à voir ! © Ecovacs

Avec le T80S OMNI, Ecovacs parle d’une station améliorée avec Hot Water Soak Washing et un séchage à air chaud donné à 63°C, avec l’objectif de sécher complètement en environ 2 heures.

L’autonomie des meilleurs robots-aspirateurs à un tarif démocratique ?

Oui, la logique se tient : comme le modèle T80 (souvent positionné “milieu de gamme musclé” autour des 599 €), le T80S OMNI semble viser le haut de gamme accessible. À 649 € (et seulement 599€ pour son lancement), il promet l’autonomie “vraiment mains libres” avec station (lavage à l’eau chaude jusqu’à 75°C, séchage 63°C) sans passer dans la stratosphère des robots à 1 000 € et plus.

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Robots aspirateurs et protocole Matter : compatibilités, fonctions utiles et limites réelles

30 janvier 2026 à 18:34
Aspirateur-robot et hub matter

“Matter” accélère depuis 2025 pour pallier les compatibilités partielles entre appareils domotiques. Sa base commune capable de relier les objets connectés aux grands écosystèmes (Apple, Google, Amazon, Samsung…) sans repartir de zéro à chaque achat séduit de plus en plus de consommateurs…

Pendant longtemps, Matter a surtout concerné des appareils “simples” (ampoules, prises, capteurs). Aujourd’hui, il commence enfin à toucher les produits du quotidien, conçus pour être de plus en plus autonomes. Les aspirateurs-robots sont un parfait exemple : une application dédiée, des commandes vocales parfois limitées, et des scénarios domotiques qui dépendaient d’intégrations plus ou moins stables. Avec l’arrivée progressive de Matter sur ce type de produit, l’utilisateur peut lancer, arrêter ou renvoyer le robot à la base depuis son écosystème principal, l’intégrer proprement à des scènes (“je pars”, “je dors”, “je reviens”), et réduire le risque de se retrouver prisonnier d’une seule plateforme.

Dans ce guide, nous revenons sur ce qu’est Matter, ce que ça change vraiment (et ce que ça ne change pas encore), et surtout comment repérer un aspirateur-robot réellement prêt, au-delà des promesses marketing. Parce qu’entre “compatible”, “bientôt via mise à jour”, “partiellement pris en charge”, et “certifié pour la bonne catégorie”, la différence est énorme, vous en conviendrez…

Matter : le standard qui unifie enfin la maison connectée

Matter, c’est un standard d’interopérabilité pour la maison connectée, porté par la Connectivity Standards Alliance : l’idée est de donner aux objets une “langue commune” pour qu’ils puissent fonctionner plus facilement avec les principaux écosystèmes (Apple, Google, Amazon, Samsung…), sans dépendre d’intégrations fragiles ou de passerelles propriétaires.

Hub Matter posé sur une table
Bientôt la tête pensante de la maison ? © Homey

Le point clé, c’est que Matter est IP-based : il s’appuie sur l’Internet Protocol, comme le web, ce qui le rend naturellement compatible avec les réseaux modernes. Il peut passer par le Wi-Fi ou l’Ethernet (souvent pour les appareils plus “gourmands”), par Thread (un réseau maillé basse consommation, lui aussi basé sur IP), et utilise généralement le Bluetooth LE pour l’appairage et la mise en service.

Nota Bene : Matter n’est pas une application, c’est un ensemble de règles et de profils de compatibilité, une couche commune qui permet aux appareils et aux plateformes de se comprendre.

Côté utilisateur, l’intérêt est simple : acheter un produit compatible Matter, c’est viser une intégration plus “native” dans votre écosystème, avec moins de bricolage ; on se garde des caprices des applications qui limitent l’interactivité entre appareils de marques diverses. Matter introduit aussi des notions importantes comme l’interopérabilité (un même appareil peut être contrôlé par plusieurs plateformes) et le multi-admin (plusieurs “contrôleurs” peuvent gérer le même produit), ce qui devient précieux quand la maison mélange iPhone, enceintes Google, Alexa, etc.

Contrôleur Matter : le rôle du hub, du téléphone et du “fabric”

Dans une maison “Matter”, il faut un contrôleur Matter : c’est l’entité qui enregistre les appareils (lors de l’appairage) et qui les pilote ensuite au quotidien. Ça peut être un hub, une enceinte ou une box toujours allumée, mais aussi parfois un téléphone ou une app qui joue ce rôle selon l’écosystème.

La CSA le décrit comme l’élément capable de contrôler les appareils que l’utilisateur a connectés, et précise qu’il peut y avoir plusieurs contrôleurs sur le même “fabric” (pour la redondance ou la commodité). Dans Apple Maison, par exemple, la logique est très explicite : avant iOS 18, pour ajouter des accessoires Matter, il fallait un home hub. Ce n’est plus obligatoire aujourd’hui, mais cela reste recommandé.

Thread Border Router : indispensable dès que vous avez du Thread

Si un appareil Matter communique en Thread, il ne parle pas directement à votre Wi-Fi : il lui faut un Thread Border Router, c’est-à-dire un appareil qui crée, puis connecte le réseau Thread au réseau IP de la maison. Google le résume simplement : un border router sert de “hub spécial” pour connecter les appareils en créant un réseau Thread, et il devient nécessaire dès qu’un appareil Matter fonctionne en Thread et doit rejoindre le LAN. Apple dit la même chose à sa manière : les accessoires Matter basés sur Thread exigent un hub “Thread-enabled” (HomePod / Apple TV compatibles) ou un routeur Thread tiers.

Wi-Fi vs Thread : lequel est le plus fréquent pour les robots ?

Matter peut fonctionner via Ethernet, Wi-Fi ou Thread (et s’appuie souvent sur Bluetooth LE pour l’appairage, selon le mode de mise en service). Pour les aspirateurs-robots, on rencontre le plus souvent du Wi-Fi, parce que ces appareils échangent des données, reçoivent des mises à jour, et restent généralement sur secteur via leur base. Mais le point important n’est pas “Wi-Fi vs Thread” : c’est de vérifier que le robot est bien compatible Matter pour la catégorie aspirateur-robot, et que votre écosystème a le contrôleur nécessaire.

Ce que Matter permet vraiment sur un robot (et ce qui restera dans l’app)

Sur un aspirateur-robot compatible Matter, l’objectif est de standardiser un socle de commandes que les grandes plateformes peuvent comprendre sans intégration “sur mesure”. Dans la spécification Matter 1.2, le type d’appareil Robotic Vacuum Cleaner peut :

  • démarrer / mettre en pause / arrêter un cycle
  • demander un retour à la base (dock)
  • choisir un mode (aspirer seul, aspirer + lavage)
  • choisir une intensité (silencieux, standard, boost…)

Ce dernier point dépend beaucoup de ce que le fabricant décide d’exposer via Matter et de ce que l’écosystème affiche réellement. Quoi qu’il en soit, s’il rend enfin possible un pilotage cohérent “au quotidien”, mais il ne remplace pas encore l’écosystème logiciel complet d’un robot. Tout ce qui touche à la cartographie avancée, à l’édition fine des zones interdites, aux réglages détaillés de trajectoires, ou à des scénarios de nettoyage très précis reste, dans la plupart des cas, géré dans l’application du fabricant.

Exemple concret : intégration dans Apple Home

Avec iOS 18.4, Apple a ajouté la prise en charge des aspirateurs-robots Matter dans l’app Maison, avec une interface dédiée et la possibilité d’intégrer ces commandes dans des scènes et des automatisations.

Dans les premiers essais rapportés, l’interface propose des actions comme start/stop, le choix entre “Vacuum” et “Vacuum and Mop”, des modes du type “Quiet” ou “Deep Clean”, ainsi qu’un bouton “Send to Dock” (dont le comportement peut varier selon le modèle et son implémentation Matter). Comme évoqué plus haut, l’app Maison couvre les fondamentaux, mais les fonctions avancées (mapping, routes, réglages fins) renvoient encore vers l’appli constructeur.

5 scénarios smart home déjà possibles sur les aspirateurs-robots avec Matter !

Scénario (nom)DéclencheurActions Matter (typique)VariantePré-requis / limites
Maison vide = ménage automatiqueDépart du dernier occupant (option : porte verrouillée)Démarreren mode SilencieuxModes/intensité selon le modèle / Intégration d’une serrure connectée
Je rentre = le robot s’effaceArrivée / ouverture porte / désarmement alarmePause + DockAnnonce vocale “Robot au garage !”Intégration d’une serrure connectée
Après le dîner = un petit coup dans la cuisine et/ou dans la salle à mangerScène “Fin de repas” / lumières cuisine offDémarrer (option : Vacuum & Mop)Lancer seulement si la maison est videIntégration d’une lumière connectée / on n’a souvent accès qu’à un nettoyage global
Mode sieste du bébéScène “Sieste” / “Ne pas déranger”Pause ou DockAutoriser une fenêtre « aspiration silencieuse »Les conditions horaires dépendent de la plateforme
Réunion / appel = silenceDébut de réunion / appel / sonnettePause + DockReprise auto 30 min après et/ou quand la maison est videIntégration d’un calendrier et/ou d’une sonnette dans l’écosystème

Matter “version par version” : pourquoi c’est crucial pour les aspirateurs-robots

Chaque version de Matter ajoute (ou précise) des catégories d’appareils. Résultat : un écosystème peut très bien dire “nous supportons Matter”, tout en ne gérant qu’une partie des types d’appareils Matter. C’est exactement pour cela qu’un produit peut être “Matter” sur le papier, mais rester absent (ou limité) dans l’application domotique que l’on utilise au quotidien (sauf mise à jour imminente). De 2022 à 2025 trois versions majeures ont vu le jour :

  • 04 oct. 2022 : lancement officiel du standard Matter 1.0
  • 23 oct. 2023 : Matter 1.2 ajoute de nouvelles catégories, dont les robots aspirateurs (“Robotic Vacuum Cleaners”).
  • 20 nov. 2025 : Matter 1.5 ajoute les supports caméras, fermetures et capacités énergie.

Pour les aspirateurs-robots, le vrai jalon est Matter 1.2, qui introduit officiellement le type d’appareil Robotic Vacuum Cleaner (ID 0x0074) dans la “Device Library” de Matter, dont nous décrivons les fonctionnalités un peu plus haut. Mais Matter continue d’élargir son périmètre. Matter 1.5 (fin 2025) a notamment ajouté la prise en charge des caméras, des évolutions autour des closures (ouvrants/fermetures) et des fonctionnalités liées à l’énergie. Cela montre que la compatibilité domotique progresse par paliers.

Nota Bene : demander “Matter : oui/non” ne suffit pas. Pour un aspirateur-robot, il faut vérifier Matter + catégorie Robotic Vacuum Cleaner (0x0074), puis s’assurer que l’écosystème choisi (Apple Home, Google Home, etc.) supporte réellement cette catégorie à la version concernée.

Quelles marques déploient Matter sur les robots ?

Sur les aspirateurs-robots, la compatibilité Matter n’a pas été un “grand switch” du jour au lendemain : elle arrive surtout par vagues de mises à jour, au rythme des plateformes et des fabricants. Le déclencheur le plus visible a été l’ouverture du contrôle des robots dans Apple Home via Matter avec iOS 18.4, ce qui a poussé plusieurs marques à déployer (ou à étendre) des firmwares Matter sur des modèles déjà commercialisés.

Roborock qui ramasse du papier
Scénario : « après les devoirs du gosse… » (il aura une bulle) © Roborock

Côté marques, les noms qui reviennent le plus dans les déploiements “grand public” sont Roborock, iRobot (Roomba) et Ecovacs. Roborock, par exemple, a annoncé une fenêtre de déploiement du 1er au 10 avril 2025 pour plusieurs modèles (dont S8 MaxV Ultra, Saros Z70, Saros 10/10R, Qrevo Curv/Edge/Master), tout en indiquant que d’autres références (S8 Max Ultra, Qrevo Slim…) suivraient ensuite. Même logique chez Ecovacs : des mises à jour Matter 1.4 démarrent sur une sélection de modèles (Deebot X2 / X2 Combo / T50 / T50 Max / X8) avec un rollout “par phases”.

Nota Bene : sur un robot, Matter peut être natif ou ajouté après coup ; des annonces CES 2026 montrent des robots compatibles Matter dès la sortie, tandis que d’autres gammes s’alignent via mise à jour. Certains signaux spéculatifs, comme DJI rejoignant la CSA, alimentent des rumeurs sur un possible support Matter pour ses robots Romo.

Enfin, chez iRobot, la stratégie a été progressive : le Roomba Combo 10 Max est présenté comme le premier modèle “Matter” de la marque, avec un déploiement annoncé par mise à jour OTA (Q4 2024), puis une extension fin 2025 à d’autres références via firmware (Roomba Plus 500 Combo, Roomba Max 700 Vac, Roomba Max 700 Combo).

Faut-il acheter un robot “Matter-ready” en 2026 ?

Matter est en train de devenir un vrai critère d’achat sur les aspirateurs-robots, mais surtout pour ce qu’il fait le mieux aujourd’hui : une intégration “socle” propre (démarrer / arrêter / dock, parfois quelques modes), et des automatisations simples qui tiennent dans le temps (scènes “je pars”, “je dors”, etc.). C’est là que l’expérience devient plus fluide, parce qu’on n’a plus besoin d’une intégration exotique par marque pour les actions du quotidien.

En revanche, Matter ne remplace pas encore l’écosystème complet d’un robot : si l’objectif est d’exploiter la meilleure cartographie, le nettoyage pièce par pièce, les zones interdites ultra fines ou les réglages avancés, l’app du fabricant reste indispensable.

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DJI est-il un outsider crédible en 2026 sur le marché des aspirateurs-robots ?

29 janvier 2026 à 16:59
DJI ROMO P dans sa station transparente

L’aspirateur-robot haut de gamme est arrivé à un drôle de stade : tout le monde coche les mêmes cases. Station tout-en-un, vidage automatique, lavage “intelligent”, reconnaissance d’obstacles, cartographie multi-pièces, routines… À force d’empiler les fonctionnalités, les marques finissent par se ressembler. Dans un tel contexte, qu’est-ce qui peut bien pousser DJI à venir briguer des parts de marché ?

D’autant plus que DJI n’est pas une marque “ménage” historique. Néanmoins, cet outsider a bâti sa réputation sur la robotique grand public, la perception et le pilotage fin. Des drones comme les gammes Phantom puis Mavic ont popularisé des technologies de stabilisation, de vision embarquée et d’évitement d’obstacles à une échelle industrielle, tandis que les Osmo (caméras, stabilisateurs) ont renforcé cet ADN “image + algorithmes + ergonomie”. En somme, DJI sait faire dialoguer capteurs, calcul et logiciel pour obtenir un comportement fiable sur du matériel de bonne facture.

Alors… Pourquoi pas ? Mais, concrètement, qu’a DJI à apporter au monde des aspirateurs-robots avec la gamme ROMO en 2026 ? Une énième déclinaison de station et de serpillière, ou une meilleure “perception” associée à une meilleure autonomie d’usage, capable de réduire les petits ratés et de gagner la confiance des utilisateurs ? Voici quelques éléments de réponse…

Quelle marge de manœuvre pour DJI et quels modèles pour s’en saisir ?

Derrière la gamme ROMO, DJI semble défendre une thèse assez lisible : mieux “voir” pour mieux nettoyer, et surtout pour rendre le robot plus autonome au quotidien, soit moins de blocages, moins d’angles morts, moins de micro-interventions. La marque met en avant une perception inspirée de ses drones (double capteurs fisheye + LiDAR à état solide, fusion multi-capteurs et algorithmes) avec une promesse de détection d’obstacles très fins (jusqu’aux câbles d’environ 2 mm, selon DJI). Dans cette logique, la “valeur” ne se résume pas à l’aspiration ou au lavage, mais à la capacité du robot à naviguer proprement dans une maison vivante, et à s’entretenir via une base annoncée comme très autonome (jets haute pression, séchage, réduction de bruit, etc.).

Dans cette perspective, DJI décline ROMO en trois modèles (S / A / P), mais la base technique est largement commune. La presse tech insiste même sur le fait que les trois sont “presque identiques” sur les specs, avec un écart de prix surtout porté par le design et quelques extras de station sur le modèle P. Un pari plutôt osé, lorsqu’on sait que les flagships des Mova, Roborock, Narwal et autres Ecovacs font actuellement de leur mieux pour rester sous la barre symbolique des 1 000 € (hors prix de lancement, souvent légèrement gonflés) !

Les spécifications techniques de la gamme ROMO S/A/P

Caractéristique TechniquesDJI ROMO S/A/P
DimensionsRobot : 351 × 351 × 98 mm
Station : 425 × 453 × 440 mm
PoidsRobot : 4,4 kg
Station : 10 kg
Capacité de franchissement d’obstaclesseuils jusqu’à 40 mm
Élévation de la serpillièreAuto-lift (hauteur non précisée)
Puissance d’aspiration 25 000 Pa
Pression lavage au sol/auto-nettoyageNC/12 N
Batterie5 000 mAh (72 Wh)
Autonomieenv. 3 h
Temps de charge complèteenv. 2,5 h
Bac robot260 ml
Réservoir d’eau du robot164 ml
Volume du sac à poussière2,4 L
Capacité du réservoir d’eau propre / usée4,0 L / 3,2 L
Volume sonore robot/auto-vidage56 dB/65 dB
Indice de réparabilité8/10
Garantie2 ans (extension d’un an disponible)
Prix à date sur l’ e-boutique de la marque/prix de lancementS : 949 € / 1 299 €
A : 1 149 € / 1 599 €
P : 1 499 € / 1 899 €
Date de lancement Chine : 6 août 2025
Europe : 28 octobre 2025

Avec 25 000 Pa annoncés, il dépasse le Narwal Flow (22 000 Pa) et le Deebot X11 OmniCyclone (19 500 Pa), tout en restant proche des records du moment (le MOVA Z60 pousse à 28 000 Pa sur le papier). Côté endurance, ROMO annonce 3 h de fonctionnement, ce qui le met dans le même ordre de grandeur que les derniers flagships testés (Flow ~230 min, Z60 ~220 min, X11 ~200 min). Enfin, la station ROMO propose des volumes plutôt confortables (4 L eau propre / 3,2 L eau sale), au-dessus du X11 (3,2 L / 2,7 L) et dans un format “gros usage” cohérent avec ce segment.

En revanche, quelques marqueurs interrogent quand on compare aux trois derniers tests du site. D’abord la batterie : 5 000 mAh chez ROMO, quand Flow, Z60 et X11 annoncent 6 400 mAh — ce n’est pas forcément pénalisant si la gestion d’énergie est excellente, mais c’est un signal à garder en tête. Ensuite, l’autonomie annoncée à 3 h est donnée “dans des conditions de référence” (comme souvent), alors que les concurrents communiquent des scénarios plus comparables.

On notera aussi que certains chiffres très parlants chez les rivaux (pression/élévation de serpillière, etc.) sont détaillés dans les fiches Flow/Z60/X11, tandis que ROMO est plus discret sur plusieurs métriques de “lavage terrain”. Enfin, la garantie affichée à 2 ans le place dans la norme… mais sans l’avantage du Z60 qui monte à 3 ans.

Mais alors… Quelles différences entre S, A et P ?

À ce stade, la question est légitime : à quoi bon trois versions si la plateforme technique est la même (même gabarit, même puissance annoncée, même base d’autonomie, même logique de navigation) ? La réponse tient surtout à la segmentation. DJI ne cherche pas à vendre trois robots radicalement différents, mais à décliner un même “socle” en trois propositions qui ciblent des sensibilités distinctes…

ROMO S : la version “essentielle”, celle qui porte l’argument technique

ROMO S est le modèle qui incarne le plus directement la promesse DJI : un robot premium pensé pour être autonome et fiable, sans surcouche “showroom”. En pratique, c’est la version la plus facile à défendre en termes de logique : tout le cœur techno est là, mais dans un habillage plus neutre (robot blanc, station blanche).

DJI ROMO S dans sa station et salon couleur crème
Tout en rondeurs ! ©DJI

C’est donc le modèle le plus “rationnel” pour qui veut tester l’approche DJI sans payer pour l’esthétique transparente ou pour des fonctions annexes.

ROMO A : le modèle “équilibré”, qui monétise le design et un petit plus très concret

ROMO A conserve le même socle, mais change la proposition : ici, DJI vend un robot que l’on assume visible (coque transparente) et y ajoute une différence fonctionnelle plus facile à comprendre qu’un argument marketing : un rouleau mixte poils + caoutchouc annoncé comme spécificité de cette version. Il s’avère que ce type de rouleau est souvent apprécié pour mieux gérer les sols mixtes et certains profils de saletés (notamment quand on alterne entre surfaces dures et tapis), tout en restant tolérant aux cheveux/poils.

Reste que l’écart de prix se justifie largement par le parti pris esthétique : ROMA A fait figure de robot premium qui « objet signature » dans le salon.

ROMO P : le flagship, où DJI mise sur l’hygiène et l’“expérience premium” de la station

Là, le ROMO P pousse la logique à fond : non seulement le robot devient transparent, mais la station aussi, et surtout DJI ajoute des extras orientés hygiène et odeurs : désodorisant dédié et traitement UV du sac à poussière. C’est donc la version dont la promesse est la plus émotionnelle : un design original couplé à une expérience un peu plus confortable sur la durée, notamment pour les foyers sensibles aux odeurs (animaux, cuisine, etc.).

DJI ROMO P en action vu de dessus
On espère qu’il ne faut pas nécessairement avoir un intérieur aussi froid pour mettre en valeur un ROMO P ! ©DJI

Ces options apportent-elles un bénéfice perceptible au quotidien ou restent-elles un supplément d’image pour flex ? Nous pencherions d’emblée pour la seconde option.

Les arguments DJI : ce qui peut réellement changer l’expérience

Une fois la gamme ROMO décodée, le plus important n’est plus tellement de savoir si l’on choisit S, A ou P, mais de comprendre où DJI prétend créer de la valeur. Car si les fondamentaux sont largement communs, le pari de la marque repose sur quelques “piliers” qui, s’ils tiennent en conditions réelles, peuvent faire la différence dans l’usage : une meilleure perception (donc moins d’incidents), une station pensée pour réduire la charge mentale, une performance de nettoyage qui ne dépend pas que d’un chiffre, et un design qui assume son rôle… sans sacrifier l’ergonomie !

Design : un habillage osé ?

C’est l’évidence même que le design des robots ROMO constitue une proposition à part entière. La marque assume deux lectures opposées d’un même produit : ROMO S mise sur une intégration discrète (blanc, lignes douces, “fait pour se fondre” dans la déco), tandis que ROMO A et surtout ROMO P revendiquent un design transparent qui transforme le robot (la station aussi pour le P) en objet à exposer.

DJI gamme ROMO vue de face
1 pelé, 2 tondus… ©DJI

DJI va jusqu’à présenter le P comme une “œuvre d’art sous tous les angles”, et décrit le A comme un modèle dont la transparence “met en scène” chaque étape du nettoyage. En effet, cette transparence devient presque un argument technique : montrer les composants, la précision d’assemblage, et rendre visible ce que DJI considère comme sa signature (capteurs, architecture interne), à la manière d’un produit “high-tech” assumé.

Nota Bene : ce choix esthétique, s’il ne devrait pas empiéter sur l’ergonomie, pourrait devenir contre-productif ; une coque transparente pardonne moins la poussière, les micro-rayures et les traces d’usage…

Perception & navigation “façon DJI”

Le premier argument, et le plus identitaire, c’est la perception. DJI vend véritablement un robot qui “comprend” mieux son environnement : obstacles fins, objets posés au sol, trajectoires plus propres, et décisions plus cohérentes dans une maison vivante. On évite alors un maximum de “petits ratés” (câbles avalés, chaussettes coincées, blocages bêtes), ce qui laisse le champ libre à plus d’automatisations, plus de routines.

Les pages ROMO détaillent un système de détection combinant capteurs fisheye et LiDAR à état solide, avec une revendication très concrète : détecter des câbles dès ~2 mm (et des obstacles à partir de ~15 mm de hauteur en mode standard), puis décider s’il faut contourner ou franchir selon l’objet. The Verge ajoute que DJI parle même d’objets très fins type câble de charge ou carte, grâce à une détection “millimeter-level” couplée au machine learning. Mais pour nous avancer davantage à ce sujet, il nous faudrait évidemment juger sur pièce !

Cartographie & routines : DJI promet une “stratégie” plus qu’un simple trajet

Pour la cartographie, DJI insiste sur l’idée d’une stratégie qui s’adapte au contexte : ROMO P, par exemple, est décrit comme ajustant automatiquement son comportement selon l’obstacle (s’approcher des câbles/pieds de table/coins pour mieux couvrir, éviter chaussettes et “accidents” d’animaux pour ne pas se bloquer). DJI met aussi en avant des micro-stratégies “terrain”, comme la détection de litière (réduction de vitesse et du balayage latéral pour limiter la dispersion, puis hausse de l’aspiration).

Dans la même logique, ROMO embarque une cartographie et une trajectoire “dérivées” du savoir-faire drones, avec stockage de parcours localisés et optimisation des retours à la base…

Station et entretien : DJI vise la “charge mentale zéro”

La station est le deuxième levier. La sphère du haut de gamme a déjà beaucoup progressé, mais DJI vise un usage “j’oublie que le robot existe”, notamment avec une base qui gère la poussière, l’eau, le lavage des patins et le séchage. Là encore, un test réel est nécessaire pour trancher sur les sujets peu glamour, mais décisifs : odeurs à long terme, biofilm, propreté des conduits, facilité de nettoyage des bacs et… coûts des consommables. Car une station “zéro charge mentale” n’en est une que si elle reste agréable à vivre après des semaines, pas seulement le jour 1 (celui qu’on retient…).

Matter : un signal fort… mais encore au stade “potentiel”

Sur ce point, la seule position rigoureuse consiste à distinguer signal et promesse. DJI a rejoint la Connectivity Standards Alliance (l’organisation derrière Matter), ce qui alimente l’hypothèse d’un futur support Matter pour la gamme ROMO. Matter Alpha, de son côté, souligne qu’il n’y a pas encore de certif produit correspondante, et que la question reste ouverte…

DJI ROMO en 2026, un vrai outsider… mais pas un pari aveugle

En somme, DJI n’arrive pas avec un simple robot de plus. En 2026, la marque propose une lecture cohérente du haut de gamme : mieux percevoir pour mieux agir, et surtout rendre l’aspirateur-robot plus autonome dans une maison réelle. Entre une promesse de détection fine des obstacles, une station pensée pour limiter les manipulations, et un design assumé, ROMO avance des arguments crédibles, pour peu qu’on y soit sensible et que rien ne coince pendant les tests. D’autant plus que la gamme est lisible (même en tenant compte des écarts de prix assez affolants) : S pour l’essentiel rationnel, A pour le design et un petit plus concret, P pour le flagship et ses options d’hygiène et anti-odeurs.

La prudence reste indispensable, parce que ce positionnement se joue moins sur une fiche technique que sur la durée : maturité logicielle, rythme et qualité des mises à jour, cohérence de l’app DJI Home, solidité des routines, et surtout SAV / pièces / consommables à l’échelle européenne. La disponibilité réelle selon les pays, et la capacité de DJI à itérer rapidement (bugs, améliorations, support long terme) seront déterminantes : à ce niveau de prix, l’exigence ne porte pas seulement sur “ce que ça fait”, mais sur “comment ça vieillit”.

Bien entendu, nous ne saurions le recommander sans réserves, du moins tant que nous ne l’avons pas eu entre les mains. La réputation de la marque est, certes, solide sur d’autres produits, mais investir un nouveau segment comporte toujours une part de risque. L’expérience et l’avenir nous le diront !

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Test Dreame V20 Pro-A : son prix est-il vraiment justifié ?

27 janvier 2026 à 13:17
Test Dreame V20 Pro-A

Que se passe-t-il du côté des aspirateurs-balais en 2026 ? Que peut-on attendre d’un appareil de près de 400 € désormais ? Puissance ? Légèreté ? Ergonomie ? Fonctionnalités cachées ? Avec le V20 Pro-A, Dreame nous livre sa vision du moyen/haut-de-gamme !

Aujourd’hui, meilleure-innovation.com revient à l’une de ses premières amours : l’aspiration manuelle. Pas d’option lavage : juste un appareil facile à manier qui aspire partout à la maison. À cet égard, c’est Dreame qui est à l’honneur. La marque avance à pas réguliers sur le segment des aspirateurs-balais : une gamme “V” qui s’est étoffée au fil des générations (meilleure filtration, accessoires plus pertinents, stations de rangement plus pratiques, etc.).

Boîte Dreame V20 A-Pro

Le V20 Pro-A revendique un nettoyage fluidifié dans toutes les zones difficiles, avec un ensemble de “petites” idées qui, mises bout à bout, peuvent changer l’expérience : nettoyage des bords annoncé à 0 mm (GapFree™), système anti-emmêlement (TangleCut™), et surtout un tube flexible et réglable pensé pour passer sous les meubles sans contorsions. Nous, on ne demande pas mieux que d’y croire : ergonomie, efficacité, entretien, autonomie, nous l’avons observé sous toutes les coutures. Voici donc notre avis complet et honnête !

Caractéristique TechniquesDreame V20 Pro-A
Dimensions110x25x10 cm
Poids1,6 kg/3,2 kg avec tube+brosse
Puissance nominale610 W
Puissance d’aspiration24 000 Pa
Batterie7 x 3 200 mAh (amovible)
Autonomie max90 min
Surface recommandée250 m² (max)
Temps de recharge4 h
Capacité du compartiment à poussière0,5 L
FiltrationHEPA 14 ≥ 0,1 μm
Volume sonore86 dB
Indice de réparabilité8,5/10
Garantie2 ans
Prix399 €

Les caractéristiques du V20 Pro-A : puissant mais contenance limitée…

D’office, on peut noter un équilibre “puissance / endurance” : 24 000 Pa annoncés (avec 610 W de puissance nominale) et une batterie amovible de 7 cellules 3 200 mAh capable de viser jusqu’à 90 minutes en conditions favorables. Ajoutez à cela un gabarit plutôt maniable (3,2 kg quand il est assemblé), et une filtration HEPA H14 (particules très fines) qui parle autant aux allergiques qu’aux foyers avec animaux. Enfin, l’indice de réparabilité à 8,5/10 est un vrai bon signal à l’heure où des marques comme Dyson et Shark restent plus discrets sur ce point.

Boîte Dreame V20 A-Pro ouverte
L’emballage est tout çà fait secure !

Nota Bene : pour rappel, Pa et W donnent une idée du potentiel (dépression et puissance moteur), mais ne résument pas l’efficacité. Le vrai juge de paix, c’est la combinaison débit d’air + brosse + étanchéité… et surtout les résultats sur sols durs, tapis et cheveux en conditions réelles.

Dans les points moins flatteur de la fiche, on relèvera les 4 heures de recharge et un bac tout juste correct, quand on sait qu’un V16 est capable de compacter la poussière ou qu’un Samsung Jet 90 offre une capacité de 0,8 L. Enfin, le niveau sonore annoncé est assez élevé !

Que trouve-t-on dans la boîte du V20 Pro-A ?

unboxing Composants Dreame V20 A-Pro
La transparence des têtes permet de voir si quelque chose est bloqué à l’intérieur !
  • un tube flexible et pliable
  • une brosse à dépoussiérer souple
  • un tube long suceur
  • un socle de recharge et de stockage
  • un manuel d’utilisation
  • le corps principal de l’aspirateur
  • une brosse rotative souple Auto-Cut GapFree™
  • une brosse multi-surfaces avec éclairage

Vous avez vu comme nous ce qu’il manquait ? La mini-brosse motorisée pour les textiles ! On la trouvais presque partout, et Dreame n’a pas jugé utile de l’ajouter au set d’accessoires du pack initial. Un peu dommage… On apprécie malgré tout la présence d’une station de rangement et de charge, et celle de deux brosses larges : une douce pour les sols durs, et une brosse multi-surfaces, plus indiquée pour les tapis.

Différence avec le Dreame V20

Celui-ci inclut bien la mini-brosse motorisée ! En contrepartie, le manche est un peu moins ergonomique, il a besoin d’une articulation supplémentaire (inclus) pour devenir flexible ! Avec des spécifications équivalentes et à 40 € de moins, on peut raisonnablement l’envisager !

Nota Bene : Dreame V20 Pro ou V20 Pro-A ? la page produit de Dreame n’indique pas de V20 Pro sans le « A ». En principe, si un revendeur présente une fiche produit « V20 Pro », c’est un simple oubli, non une troisième déclinaison du produit.

Un design de gala mais une ergonomie en dents de scie

Oui, le V20 Pro-A est beau : noir mat, gris sombre et orné de quelques dorures, c’est un aspirateur-balai avec le skin « smoking ». On est à l’opposé de l’exubérance de Dyson, et ce n’en est pas moins flatteur pour les yeux. Néanmoins, une fois passée la première impression, place au détail et à la manipulation des éléments !

Design brosses Dreame V20 A-Pro
Le pire, c’est qu’aucune mini-brosse motorisée n’est disponible en boutique…

Les deux brosses large sont dotées d’éclairages bleutés qui permettront de discerner les particules mêmes dans les zones d’ombre. La brosse multi-surfaces présente en son bout un petit loquet qui va permettre d’ouvrir ou de refermer un obturateur au devant de la tête.

Design clapet fermé brosse Dreame V20 A-Pro anti-enchevêtrement
Petit jeu des 1 différence, attention… ça va aller très vite !
Design clapet ouvert brosse Dreame V20 A-Pro anti-enchevêtrement
Et voilà !

Lorsqu’il est ouvert, la tête avale plus facilement les débris volumineux (céréales, litière, miettes épaisses) sans bourrer les conduits. Lorsque le clapet est fermé, la tête se rapproche davantage du sol pour mieux capturer les poussières fines au premier passage, notamment sur sols durs.

Tube Dreame V20 A-Pro rétracté
Entièrement rétracté…
Tube Dreame V20 A-Pro crans de rallonge
Il y a 4 crans…
Tube Dreame V20 A-Pro avec rallonge
+18 cm

Autre point fort : le manche, qui a le bon goût d’inclure nativement une articulation pour pouvoir passer sous les meubles sans se baisser (n’est-ce pas, Dyson ?), et qui peut même être rallongé de 18 cm maximum (la longueur totale de l’appareil passe alors à 128 cm).

Socle Dreame V20 A-Pro avec rangements
La brosse large est un peu encombrante mais ça passe…
Socle Dreame V20 A-Pro port de charge
Le port est un peu caché, mais on a fini par le trouver !

Enfin, le socle (sans bac de vidage…) est certes plutôt lourd, puisque plus de 5 kg. Toutefois, il est doté de trois supports de rangement pour les accessoires et d’un port sur lequel vous pourrez brancher le chargeur. Ce dernier vous laisse une marge d’environ 1m50 pour trouver une prise électrique.

Socle Dreame V20 A-Pro vu dans l'ensemble
Bon, évitez quand même de le laisser à côté du radiateur en plein hiver, hein !

Jusqu’ici, tout va bien, mais c’est sur la partie haute que ça commence à se compliquer… Primo, la batterie est, certes, amovible, mais elle ne comporte pas de port pour la charger à part. Secundo, il va être obligatoire de retirer le bac à poussières pour l’ouvrir et le vider. Tertio, malgré le schéma d’explication qui figure sur ce bac, il est difficile de le retirer ou de le replacer sans avoir l’impression qu’il est sur le point de casser (il fait un bruit d’os de poulet très fin que l’on casse en deux quand on le retire) ; déjà qu’il a l’air assez fragile à la base, on peut vraiment se faire une petite frayeur.

Corps Dreame V20 A-Pro démonté
Ceci est un test de QI…
Bac à poussières Dreame V20 A-Pro vu de près
On n’a pas été diagnostiqué HPI…

Quarto, lorsqu’on retire le système de filtration pour le rincer, il est possible de mal refermer le bac une fois le dispositif remis à l’intérieur, et de ne pas s’en rendre compte. Là, on essaye en vain de le replacer sur l’appareil et la frustration est à son paroxysme.

Dreame V20 A-Pro écran et boutons
L’écran affiche le pourcentage de charge si on appuie sur l’un des boutons, et une LED clignote sur la batterie tant qu’elle n’est pas pleine.

Pour finir sur une note positive : le corps principal est muni d’un écran et de deux boutons : activation et changement de mode. On peut suivre le niveau de la batterie en pourcentage et ne pas se fatiguer le doigt avec une gâchette. Et comme il est très léger (1,6 kg) et compact, il sera assez pratique en mode aspi-main.

Petites notes sur l’écran LED

Sur l’écran, l’icône en forme d’éventail change de couleur selon la quantité de poussière détectée en temps réel :

  • Vert : faible (Low)
  • Orange : moyen (Med)
  • Rouge : élevé (High)

Ce code couleur sert à matérialiser la détection de saleté.

Dreame V20 A-Pro écran allumé
L’aspiration est forte (arc plein), mais le sol n’est pas trop saturé (arc vert) !

S’y ajoutent quelques indications pour la batterie, les erreurs et l’entretien :

  • en charge : vert “respirant” si > 10%
  • rouge “respirant” si la batterie ≤ 10%
  • pendant l’aspiration : rouge clignotant si batterie ≤ 10%
  • Orange clignotant : conduit d’air bouché ou rouleau bloqué
  • LO : batterie < 10%
  • Orange fixe : filtre à remplacer
  • Rouge clignotant : alerte température élevée

Il y a également des icônes qui peuvent « popper », mais elles sont très petites et difficilement déchiffrables.

Maniabilité : RAS

S’il n’est pas le plus léger du game, le V20 Pro-A se laisse manier assez aisément. Les brosses roulent aussi bien sur tapis que sur carrelage ou parquet, elles épousent parfaitement les angles et sont assez basses pour passer sous la plupart des meubles (<6cm de haut).

Dreame V20 A-Pro dans un angle
Bonne flexibilité au niveau de la tête…

Les boutons du manche dédiés à l’agrandissement et à la flexibilité sont accessibles et réactifs, ceux de l’écran réclament d’utiliser les deux mains (sauf un pouce hyperlax), mais c’est ok. En revanche, attention si vous le posez à la verticale contre un mur, car il n’a pas de position « parking ».

Dreame V20 A-Pro sous un meuble en cuisine
En faisant un effort, on peut tendre le pouce pour atteindre les boutons de marche.

Nous avons également relevé que l’aspirateur, une fois plié par l’articulation, devient un peu plus lourd à manœuvrer. Et si on le ramène vers nous un peu trop vite, il peut se reclipser par accident et retrouver sa forme droite.

Dreame V20 A-Pro avec articulation

Ce n’est pas une friction à proprement parler, plutôt un coup de main à prendre.

Aspiration des sols durs : il est très fort !

Autant le dire tout de suite : c’était la partie la plus agréable ! Nous avons répandu notre éternel ragoût sec, composé de 2x50g de grains de riz et de café, dans notre cuisine. D’abord, un bel amas sur une zone d’environ 1m2.

Nous l’avons muni de sa brosse douce et avons tout aspiré en une minute/chrono. Les particules ne sont presque jamais projetées par la rotation de la brosse, et l’aspiration reste puissante malgré le bac qui se remplit.

Nota Bene : pour les modes d’aspiration, le V20 Pro-A adopte une formule assez classique : Eco, Med/Auto (niveau intermédiaire qui bascule en Auto avec la brosse “smart”) et Turbo. Avec la brosse multi-surfaces “intelligente”, l’Auto ajuste la puissance selon le type de sol et s’appuie sur un indicateur de saleté à l’écran.

Autre moment particulièrement satisfaisant : les plinthes et les coins ! Que ce soit par devant ou sur les côtés, la brosse se positionne bien parallèlement aux parois (n’est-ce pas, le Dyson V16 ?) et arrive à tout attraper au millimètre. Même pas besoin de mettre l’aspiration au max !

Aspiration sur tapis : un potentiel un peu gâché…

Nous substituons la brosse douce par la brosse anti-enchevêtrement, et nous voilà sur le tapis du couloir. La première phase de test consiste à voir si le V20 Pro-A parvient à dégager les petite particules coincées dans les fibres. La poussière invisible, en somme. Sauf qu’en aspiration medium ou max, l’aspiration s’interrompt, comme si l’appareil était bloqué par un effet ventouse. Or, le tapis est à poils ras, donc on n’est pas non plus sur une épaisseur textile difficile à gérer…

Nous voilà donc réduit à utiliser exclusivement le mode Eco. La première bonne nouvelle, c’est que malgré une puissance limitée, le V20 Pro-A remplit très vite son collecteur de poussières. La seconde bonne nouvelle, c’est qu’il tient également le coup sur tapis épais, mais toujours uniquement à faible puissance. En tout cas, il permet donc bien d’assainir les tapis, mais on aurait bien aimé savoir ce qu’il arrive à faire au max de ses capacités…

Test des grosses particules : petit soulagement

On récupère les grains aspirés sur sols dur et rebelotte sur le tapis à poils courts. Bien sûr, nous nous cantonnons au mode Eco, mais, à notre grande surprise, cela ne l’empêche pas de sortir un 99% en moins d’une minute. Quelques grains seront éjectés de la zone, qu’il faudra donc aller chercher, mais l’opération est tout de même un succès. Mais sur le tapis épais de la chambre, nous nous attendons à une catastrophe, à peine 50% de réussite.

Eh bien ce cher V20 Pro-A déjoue nos pronostics en effectuant un joli 98% sans que nous ayons à y passer la nuit. Certes, il faut appuyer un peu plus pour glisser sur les fibres, mais on s’y fait. Au bout d’une minute, nous retrouvons une surface presque immaculée. En guise de vérification, nous y passons les mains et ne trouvons que deux ou trois grains bien dissimulés. C’est vraiment une victoire bienvenue et satisfaisante. Mais il y a l’épreuve des cheveux…

Test des poils et cheveux : la longueur reste un problème !

Nous sommes partis très optimistes sur ce point. Nous avons prélevé une poignée de cheveux sur notre nouvelle perruque blonde (environ 25 cm) et en avons coupé une partie pour les réduire à environ 10 cm. Une fois jetés sur le tapis, ils n’avaient pas l’air de constituer une menace sérieuse pour le V20 Pro-A. Eh bien il se trouve que si !

Que ce soit une question de longueur ou de quantité, le fait est qu’une partie non négligeable des mèches s’est enroulée autour de la brosse, finissant par provoquer un nouveau blocage, nous obligeant à sortir les ciseaux pour libérer la brosse.

Dreame V20 A-Pro aspiration qui se bloque
Dreame V20 A-Pro cheveux emmêlés

Bien sûr, cela ne fait pas de cet aspirateur-balai un appareil inapte à ramasser des poils. Les petits poils en faible quantité ne poseront aucun problème. Si l’un ou l’autre augmente (récupération de poils de chien après brossage, utilisareur aux cheveux très longs), il faudra songer à vérifier la brosse régulièrement afin de ne pas l’endommager.

Avec l’aspi-main, ce n’est pas mirobolant non plus. Une grosse poignée de cheveux suffira à faire saturer les trous de la petite brosse. On pourra les récupérer à la main, certes, puisque les touffes s’accumulent au bout du tuyau.

Dreame V20 Pro-A boule de cheveux
Les coiffeurs et les serial killers ne vont pas être très clients…

Sur une quantité plus abordable, il parvient à travailler convenablement, mais on regrette quand même la mini-brosse motorisée pour aller plus vite.

Niveau sonore : tout à fait acceptable

À l’oreille, le bruit ne nous a pas spécialement paru plus agressif ou irritant qu’un autre aspirateur-balai. Bien sûr, nous avons pris le temps de mesurer chaque mode au sonomètre pour les deux brosses larges, à un mètre de distance.

Tête de brosseEcoMediumTurbo
Brosse rotative souple Auto-Cut GapFree™75 dB78 dB80 dB
Brosse multi-surfaces anti-enchevêtrement75 dB80 dB85 dB

Ces mesures restent cohérentes avec la valeur constructeur, puisque Dream a annoncée jusqu’à 86 dB.

Autonomie : des promesses à nuancer (comme d’hab…)

Les 90 minutes sont atteignables dans des conditions très favorables : en somme, c’est une promesse “au niveau le plus faible” et “sans électrobrosse branchée”. Dès que l’on repasse sur une utilisation plus normale avec brosse motorisée, la valeur reste très solide mais redescend : environ 80 minutes en Eco avec la brosse principale.

En revanche, le mode Auto est, par nature, beaucoup plus variable : il dépend du capteur de saleté, du type de sol et de la résistance mécanique de la brosse. Sur un sol peu chargé, il peut rester sage ; sur un tapis ou une zone très poussiéreuse, il va monter en puissance, et l’autonomie max espérée est vite divisée par 2. Sans surprise, le mode Turbo est le plus gourmand : une douzaine de minutes sans brosse motorisée, et 9 à 10 minutes seulement s’il en est équipé.

On peut extrapoler ces mesures à un logement “mixte”. Chez nous, par exemple, on peut définir 20% de tapis géré en Eco avec la brosse anti-enchevêtrement, et 80% de sols durs avec la brosse douce en Auto sur un niveau de saleté “trois jours”. Dans ces conditions, une autonomie attendue autour de 55 à 65 minutes paraît réaliste. Enfin, le temps de charge mesuré à 3h40 (0 à 100%) est une bonne surprise, d’autant que la marque annonce plutôt 4 heures : cela rend les recharges entre deux sessions plus simples à intégrer au quotidien.

Entretien : on garde les bonnes pratiques pour la durabilité !

Dreame recommande une routine d’entretien assez classique, mais plutôt cadrée sur le rythme. D’abord, le bac à poussière est à vider (et rincer si besoin) après chaque utilisation. Ensuite, la marque distingue deux niveaux de filtration : le préfiltre/cyclone à nettoyer au moins tous les 3 à 4 mois, et le filtre (HEPA) à rincer tous les 4 à 6 mois. Dans les deux cas, la consigne importante est la même : rinçage à l’eau claire uniquement, sans détergent, puis séchage à l’air libre pendant 24 heures minimum avant remontage (sinon, risque de perte de performances et d’odeurs).

Pour les brosses motorisées, Dreame insiste surtout sur le retrait régulier du rouleau afin d’enlever cheveux, fibres et fils (même avec une tête “anti-emmêlement”, l’entretien reste nécessaire), et rappelle de bien sécher toute pièce rincée avant de réutiliser l’appareil. Enfin, en cas de non-utilisation prolongée, la marque conseille de retirer la batterie et de la recharger au moins une fois tous les trois mois pour éviter une décharge profonde ; c’est un point simple, mais utile pour préserver la durée de vie du pack.

Consommables : juste ce qu’il faut pour tenir longtemps

Dans la boutique en ligne de Dreame, on trouve uniquement 4 consommables :

  • une extension de garantie d’un ou deux ans à 39 ou 59 €
  • la tête de brosse anti-enchevêtrement à 9,54 € (15,90 € hors promo)
  • Filtre intégré ×1 + pré-filtres ×2 à 9,90 €
  • 1 brosse à rouleau douce à 9,90 €
  • Batterie supplémentaire à 139,90€

Nous avons tenté d’extrapoler leur coût sur le long terme en fonction de l’intensité d’usage. Voici les valeurs sur lesquelles vous pouvez tabler en fonction du scénario qui vous correspond !

50 m² aspirables, 1 personne, pas d’animaux

ConsommablePrix unitaireRemplacement estiméBudget sur 1 an (moyenne)Budget sur 5 ans (cumul)
Kit filtres (1 intégré + 2 pré-filtres)9,90 €1 / 24 mois4,95 €19,80 € (2 kits)
Rouleau doux9,90 €1 / 24 mois4,95 €19,80 € (2 rouleaux)
Tête de brosse tout-terrain9,54 €1 / 5 ans1,91 €9,54 € (1 tête)
Total estimé11,81 € / an49,14 € / 5 ans

100 m² aspirables, 4 personnes + 1 animal (et 2ᵉ batterie)

ConsommablePrix unitaireRemplacement estiméBudget sur 1 an (moyenne)Budget sur 5 ans (cumul)
Kit filtres (1 intégré + 2 pré-filtres)9,90 €1 / an9,90 €49,50 € (5 kits)
Rouleau doux9,90 €1 / an9,90 €49,50 € (5 rouleaux)
Tête de brosse tout-terrain9,54 €1 / 24 mois4,77 €19,08 € (2 têtes)
Batterie supplémentaire139,90 €1 achat27,98 € (amorti)139,90 €
Total estimé52,55 € / an257,98 € / 5 ans

Verdict : un excellent “aspi de sols durs”, mais moins polyvalent qu’il ne le promet

À 399 €, le Dreame V20 Pro-A offre un vrai confort de nettoyage avec une vraie sensation de fluidité sur sols durs, une aspiration qui reste très solide, et surtout un duo GapFree (bords à 0 mm) + tube pliable/réglable qui rend l’appareil vraiment agréable sous les meubles. Sur ce terrain-là, il fait mieux que beaucoup d’aspirateurs-balais de prix équivalent, parce qu’il enlève une série de petites frictions (angles, plinthes, accès bas, gestes répétitifs). C’est aussi un modèle plutôt “sérieux” sur la fiche technique (0,5 L, 4 h de charge, 90 min annoncées, etc.).

Là où son positionnement se fragilise, c’est quand on lui demande d’être l’aspirateur principal d’un logement mixte avec beaucoup de tapis/cheveux. Son comportement sur tapis (coupures en puissance intermédiaire/max) et la gestion des cheveux longs pourront occasionner des frustrations. Et il se tire aussi une balle dans le pied sur les accessoires “pack” : pas de mini-brosse motorisée dans la boîte, alors que c’est précisément l’accessoire que l’on aime bien avoir sur canapés, escaliers et sièges auto.

Face au Shark “PowerClean” (Shark PowerDetect Clean & Empty, IP3251EUT) : plus complet, mais plus encombrant

Le Shark PowerDetect Clean & Empty (IP3251EUT) pousse le curseur du confort encore plus loin grâce à la base autovidante 2 L (et un bac interne de 0,7 L), ce qui réduit drastiquement les manipulations et la poussière au moment de vider. Ajoutez à ça le Flexology (manche pliable) et un kit d’accessoires plus complet, et on obtient un aspirateur-balai plus polyvalent et plus “familial” dans l’esprit. En contrepartie, Shark est moins “stick léger” : 3,71 kg pour l’aspirateur, et une base de 8,4 kg qui prend de la place ; on adore… ou on déteste !

Face au Samsung Jet 85 Pet : le match de la polyvalence et des accessoires

En prix, le Samsung Jet 85 Pet est souvent dans la même zone que le Dreame, et il a deux arguments simples mais très concrets :

  • une station 2-en-1 pensée pour ranger + recharger ;
  • une logique “foyer avec animaux” mieux assumée : mini-brosse Pet Tool+ conçue pour les poils, et un réservoir 0,8 L

Sur le papier, c’est aussi un appareil très solide en puissance (210 AW annoncés selon les fiches marchandes), et globalement plus rassurant si l’on alterne souvent sols durs + tapis + canapé.
À l’inverse, le Dreame conserve pour lui son côté “nettoyage au ras des bords” et un accès bas très réussi.

Autres alternatives crédibles dans la zone des 400 €

  • le Bosch Unlimited Série 8 Gen2 (ex. BBS8214) : souvent autour de 429 € selon les offres, avec une autonomie annoncée à 65 min, une garantie moteur 10 ans, et l’écosystème Power For All (batterie compatible avec d’autres outils). Il est fourni avec une tation d’accueil murale disponible pour ranger et charger.
  • le Rowenta X-Force Flex 14.60 Aqua : on le trouve parfois entre 299 et 399 € (selon les promos), avec 70 min annoncées, 0,9 L et une logique “Flex” efficace. Il peut même s’accompagner d’une station d’accueil au sol vendue en option.

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Le vrai classement des Marques d’Aspirateurs Balais sans fil (2026)

22 janvier 2026 à 17:35
aspirateurs-balais dans une vitrine vintage

« On voulait juste un truc pour aspirer vite fait sous la table… et on se retrouve à comparer des capteurs laser, des moteurs numériques et des applis connectées. » Bienvenue dans le monde merveilleux et un peu surréaliste des aspirateurs balais…

Le balai est mort, vive l’aspirateur-balai !

Autrefois relégués au rang de gadgets, les aspirateurs balais sont en train de remplacer, doucement mais sûrement, les vieux traîneaux à fil dans bien des foyers. Rien qu’en France, les ventes explosent : +35  % en valeur depuis 2017. Et quand Dyson annonce officiellement l’abandon du traîneau pour ne faire que du balai, ce n’est pas une lubie ; c’est un tournant de marché. 

Bref, ce n’est plus un outil d’appoint, c’est le nouveau standard. Léger, rechargeable, maniable, parfois même connecté… l’aspirateur balai combine puissance, autonomie, et ergonomie. Mais dans cette jungle de tubes chromés, entre les géants de la tech, les outsiders chinois dopés aux specs, et les marques historiques qui jouent la carte de la fiabilité, comment savoir qui mérite vraiment sa place dans votre placard ?

Spoiler : il n’y a pas UNE réponse. Mais il y a des repères.

Ce que veulent les Français : puissance autonomie… et un peu de style

Pourquoi l’aspirateur balai cartonne-t-il autant ? Parce qu’il coche les cases du ménage moderne : puissant, léger, sans fil, et pas moche à regarder. Les moteurs numériques sont de plus en plus costauds, les batteries lithium tiennent enfin plus de 40 minutes, et les petits “gadgets” d’hier sont devenus des indispensables : tube flexible, écran LCD, laser vert pour chasser la poussière invisible

Mais la réponse est également à aller chercher du côté des modes de vie. Moins de surface à nettoyer, plus de passages rapides et réguliers, besoin de flexibilité… Le balai sans fil colle parfaitement au quotidien des Français. Conséquemment, le marché est devenu ultra concurrentiel entre les marques historiques d’électroménager, les géants asiatiques et les nouveaux venus américains qui s’affrontent dans nos salons… Voici donc un vrai top des marques selon deux segments d’ADN : la performance brute pour les passionnés de flagships, et la fiabilité à toute épreuve pour les investisseurs prudents !

Innovation & performance d’aspiration : ces 4 marques visent le progrès !

Dans cette catégorie, on retient d’abord les marques qui tirent le marché vers le haut sur le cœur du métier “aspiration” : puissance utile, efficacité réelle sur sols durs et tapis, gestion des poussières fines, et constance des résultats dans les tests. Le classement privilégie aussi la dynamique d’innovation récente (nouveaux moteurs, capteurs, têtes/brosses, ergonomie, stations), la visibilité sur les grands événements (IFA, CES…), et l’existence d’au moins un flagship très bien noté et fortement diffusé. La fiabilité reste un prérequis, mais ici la performance prime.

Dyson (Royaume-Uni) : le patron du segment premium

Dyson Pilot Animal V16 assemblé
Toujours faire matcher des couleurs de façon improbable : c’est la clé ! ©Dyson
  • CA (monde) : 6,6 Md £ (exercice 2024, toutes catégories confondues)
  • CA (France) : NC
  • Taux de retour : ~2 %
  • Top ventes 2024 : Gen5detect Absolute, Wash G1, V15s Detect Submarine™
  • Temps forts 2025–début 2026 (balai) : lancement V16 Piston Animal, refresh V8 Cyclone (2025), arrivée du PencilVac, et stations auto-vidage annoncées pour 2026
  • Année de création : 1991
  • Siège social : Singapour (HQ groupe) ; centre R&D historique à Malmesbury (R.-U.)

Chez Dyson, on ne fait pas juste des aspirateurs : on résout des problèmes que les autres ignorent. C’est ce que martèlent les ingénieurs du pôle R&D de Malmesbury. Et sur le segment balai, la recette reste la même : moteur Hyperdymium™, lecture “scientifique” de la poussière (capteurs + écran), filtration très haut niveau, et la fameuse illumination des poussières fines sur sols durs. Le Gen5detect Absolute continue d’incarner cette philosophie “aspiration d’abord”, et reste une référence très souvent citée comme étalon de performance.

Mais l’actualité de ces derniers mois montre aussi un Dyson qui renouvelle sa vitrine. À la rentrée 2025, la marque a dégainé le Dyson V16 Piston Animal : nouvelle brosse conique anti-emmêlement, compactage de poussière, et une montée en puissance annoncée (jusqu’à 315 AW). Dans les tests, le constat est plus nuancé : l’appareil reste très haut de gamme, mais plusieurs essais soulignent que sa nouvelle tête peut pénaliser l’efficacité sur certains débris (notamment en bordures), au point que le Gen5detect conserve parfois l’avantage en performance pure.

Le credo Dyson : “si vous devez avoir un seul aspirateur balai, autant qu’il ressemble à un objet Apple sous stéroïdes”.

Oui, les prix piquent (souvent 600 à 800 € selon les modèles). Oui, le SAV peut encore progresser. Mais pour beaucoup, Dyson reste la valeur étalon du balai sans fil, celle qui fixe le tempo technologique du secteur.

En 2025, Dyson veut accélérait sur l’hybride sec/humide, avec le Dyson Wash G1 et le V15s Detect Submarine™, tout en gardant une longueur d’avance sur la puissance, l’autonomie et l’expérience utilisateur. En 2026, le cap reste le même. Sur le marché, Dyson continue d’imprimer le tempo technologique, tout en modernisant ses piliers et en faisant évoluer l’expérience d’usage (anti-emmêlement, compactage, stations/auto-vidage annoncées). La contrepartie, relevée par plusieurs essais récents, c’est que certaines nouveautés très “concept” peuvent impliquer des compromis discutés sur l’efficacité réelle selon les situations. Quoi qu’il en soit, la marque continue d’afficher l’ambition de redéfinir entièrement le ménage domestique d’ici 2030 grâce à ses technologies de rupture. Rien que ça.

Samsung : la “Clean Station” qui habille votre intérieur

Samsung Bespoke AI
1 acheté, 1 offert ! (hélas, non…) ©Samsung

CA (monde) : KRW 300,9 Tn (Samsung Electronics, FY 2024 – toutes catégories)
CA (France) : NC
Taux de retour : NC
Flagship (sec) 2025–2026 : Bespoke AI Jet Ultra (VS90F40…) + gamme Jet (Jet 95/85…)
Année de création : 1969 (Samsung Electronics)
Siège social : Suwon (Corée du Sud)
Particularité : station Clean Station 2.0 (vidage + charge), IA (AI Cleaning Mode 2.0), souvent double batterie sur les packs premium

Samsung est arrivé dans le secteur pour construire une proposition très concrète : aspiration musclée + entretien quasi automatique. Avec la Clean Station, le bac se vide tout seul, de façon plus hygiénique, et l’aspirateur se retrouve prêt à repartir sans manipulations pénibles.

L’autre signature, c’est l’IA “utile” : le AI Cleaning Mode 2.0 ajuste la puissance et la vitesse de brosse selon la charge et le type de sol, pour optimiser l’équilibre efficacité/autonomie. Sur le Bespoke AI Jet Ultra, Samsung pousse aussi très fort la fiche technique (jusqu’à 400 W / 400 AW selon les communications) et une filtration haut niveau.

Et surtout, la marque a un argument rare en 2026 : la fiabilité mesurée. Sur la famille “aspirateur balai”, le Baromètre SAV Fnac Darty 2025 place Samsung n°1 (score de durabilité 105/200), avec 10 ans de disponibilité de pièces indiqués dans l’outil.

En 2026, Samsung joue donc une partition très claire : le balai premium “zéro friction”. La marque continue de pousser ses flagships à station, valorise une IA orientée résultats (pas seulement gadget), et capitalise sur une réputation de durabilité qui pèse lourd dans un segment où batteries et brosses font souvent la loi. Ajoutez une vraie présence “innovation” (jusqu’aux distinctions CES sur la gamme Bespoke Jet AI 400W), et on tient l’un des acteurs les plus investis — et les plus rassurants — du marché.

Shark (USA) : America is back

  • CA (monde) : 5,53 Mds $ (SharkNinja, ventes nettes 2024 – toutes catégories) ; 2025 : le groupe a relevé sa guidance avec une croissance attendue de +15 à +15,5 %
  • CA (France) : NC
  • Taux de retour : NC
  • Top ventes 2024 : Shark IZ300EUT, Stratos Anti Hair Wrap, WandVac System
  • Temps forts 2025–2026 : PowerDetect Clean & Empty (IP3251EUT), Detect Clean/Pro, montée en puissance des modèles à station et des fonctions de détection automatique
  • Année de création : 1994 (Shark), 2021 (lancement France)
  • Siège social : Needham, Massachusetts, USA
  • Particularité : manche pliable, brosse anti-cheveux, (selon packs) batteries interchangeables / bases auto-vidage

Shark, c’est le petit malin venu d’outre-Atlantique. Longtemps absent du radar européen, la marque s’est installée dans les comparatifs avec une promesse très lisible : faire “vrai” au quotidien, avec des idées concrètes qui évitent les irritants (cheveux dans la brosse, meubles bas, entretien pénible), et une politique de prix souvent plus agressive que les références ultra-premium.

Leur innovation phare ? Le manche pliable “Flexology”, qui permet de passer sous les meubles sans se plier en quatre. Ajoutez à ça des brosses anti-emmêlement (bye bye les nids de cheveux), une filtration sérieuse et, de plus en plus, des versions avec stations auto-vidage (jusqu’à plusieurs semaines de poussière stockée selon les modèles).

La vraie actualité récente, c’est surtout la consolidation de la gamme “intelligente” autour de PowerDetect. La presse spécialisée française a beaucoup relayé l’arrivée du PowerDetect IP3251EUT, présenté comme le modèle sans fil Shark le plus ambitieux à date, avec un discours axé sur le moteur, l’efficacité multi-sols et l’automatisation (détection saleté / bords / type de sol). Et dans les tests, l’aspiration est régulièrement décrite comme très proche du sans-faute, ce qui explique son statut de nouveau porte-étendard.

En 2026, Shark veut démocratiser le “haut niveau” sans le prix du luxe. La marque pousse des flagships centrés sur la performance réelle (notamment PowerDetect) tout en généralisant ce qui fait sa différence : automatisation utile, anti-cheveux, manche flexible, et expérience “low maintenance” via les stations de vidage. L’objectif, déjà quasiment accompli en Europe, est d’être une référence du milieu/haut de gamme pragmatique, là où chaque innovation doit se voir et se sentir dès le premier passage.

Rowenta (Groupe SEB) : l’alternative rationnelle (et chauvine)

X-Force Flex 15.60, l'aspirateur-balai avec articulation inversée
L’articulation inversée : mais qu’est-ce qu’ils attendent pour tous lui recopier dessus ? ©Rowenta
  • CA France (aspirateurs balais) : env. 125 M€ (2024)
  • Unités vendues (France) : 585 000 pièces
  • Taux de retour : non communiqué, amélioration continue annoncée
  • Top ventes 2024 : X-Force Flex 15.60, 14.60, 13.60
  • Temps forts 2025–2026 : montée en gamme X-Force Flex 14.80, accélération du made in France à Vernon, et rappel sécurité 2025 sur certaines batteries 14.60/15.60
  • Année de création : 1909 (Rowenta), balais sans fil depuis les années 2010
  • Siège social : Écully, France (Groupe SEB)
  • Particularité : Production française en développement à Vernon et réparabilité 15 ans

La marque du groupe SEB s’est donnée pour mission de développer des aspirateurs balais puissants, polyvalents et bien équipés avec un bon rapport qualité-prix. Sur ses modèles, on retrouve des fonctionnalités bien pensées : brosse LED, écran, tube flexible (le fameux Flex), autonomie musclée, modes auto, puissance jusqu’à 230 AW sur les modèles haut de gamme.

Mais là où Rowenta marque vraiment des points, c’est sur la logique “durable” qui se voit : disponibilité des pièces, réseau de réparateurs, et réparabilité mise en avant. La marque revendique un engagement 15 ans sur la disponibilité des pièces (pour les produits éligibles), et cela colle avec les indicateurs terrain : dans le Baromètre SAV Fnac Darty 2025 (famille “aspirateur balai”), Rowenta se classe n°2 en durabilité (score 94/200) avec 15 ans de disponibilité de pièces indiqués.

Et puis il y a le vrai sujet “made in France”. Depuis Vernon, Rowenta ne se contente plus de l’affichage : la production locale est désormais associée à des modèles concrets, du X-Force Flex 13.60 (présenté comme le premier balai fabriqué sur le site) au X-Force Flex 14.80, annoncé comme un premium “fabriqué en France” et poussé jusqu’à 240 AW. Côté ventes, la marque a écoulé 585 000 aspirateurs balais en France en 2024, pour environ 125 millions d’euros. Un joli score, tiré par le trio gagnant : le X-Force Flex 15.60, le 14.60, et le 13.60.

Nota Bene : à l’automne 2025, Rowenta a lancé un retrait-rappel volontaire sur certaines références X-Force Flex 14.60 et 15.60 pour un risque d’échauffement/incident thermique de batterie, avec consigne d’arrêt d’usage et prise en charge.

Pour la suite ? En 2026, Rowenta joue sur deux tableaux : continuer de muscler la gamme (14.80 en vitrine, Flex et modes auto au centre), tout en renforçant ce qui fait sa différence en France (réparabilité, pièces, production locale), et en sécurisant l’exécution industrielle après l’épisode du rappel.

Fiabilité d’abord : les 4 marques les plus sûres en 2026

Ici, la priorité n’est pas de battre des records de puissance, mais de choisir des marques qui offrent le meilleur niveau de confiance sur la durée. Le classement s’appuie sur des indicateurs concrets de durabilité et de réparabilité, la disponibilité des pièces détachées, la qualité perçue du SAV et la régularité de fabrication d’une génération à l’autre. On retient uniquement des marques capables d’aligner au moins un flagship bien noté et bien vendu, tout en proposant une gamme cohérente à différents budgets. L’innovation compte aussi, mais surtout lorsqu’elle sert la robustesse et l’entretien.

Bosch (Allemagne) : la force tranquille

Unlimited Serie Bosch sur tapis
À l’opposé des bigarrures de Dyson, admirez le design “Stormtrooper” ! ©Bosch
  • CA (monde) : +90 Mds € (Bosch Group, 2024 – toutes divisions) ; préliminaire 2025 ~91 Mds € (annonce officielle attendue fin janvier 2026)
  • CA (aspirateurs balais) : NC
  • Taux de retour : non communiqué, réputé très faible
  • Top ventes 2024 : Unlimited Serie 8, Serie 6 ProHygienic, Flexxo Serie 4
  • Temps forts 2025–2026 (balai) : montée en avant de la techno MicroClean (Unlimited 10), et mise en scène CES 2026 des Unlimited 9 & 10
  • Année de création : 1886
  • Siège social : Stuttgart, Allemagne
  • Particularité : batterie amovible compatible avec l’écosystème Power for All 18V (et l’alliance 18V multi-marques)

Chez Bosch, pas de laser flashy, pas de marketing “wow” à chaque phrase. Ici, on préfère la robustesse à l’ostentatoire. Côté design, on reste sur du sobre, du fonctionnel — même si la nouvelle génération assume davantage l’info visuelle (MicroClean et ses indicateurs) quand cela sert le résultat. L’aspirateur balai version Bosch, c’est le compagnon fiable qui vous suit pendant des années.

Leur truc à eux : l’aspirateur qui ne vous lâchera pas en 18 mois.

Avec sa gamme Unlimited, la marque allemande mise sur des moteurs solides, des filtres lavables, une autonomie correcte, et surtout une batterie amovible : un vrai atout quand on veut doubler l’autonomie… ou mutualiser ses batteries avec d’autres appareils compatibles 18V Power for All.

Et depuis 2025–début 2026, Bosch montre aussi qu’elle sait jouer la carte “innovation utile”. Sur l’Unlimited 10, la marque pousse la technologie MicroClean (capteur + brosse dédiée) avec un discours orienté poussières fines et “propreté au-delà du visible”. Au CES 2026, Bosch a même mis en scène les Unlimited 9 et 10 comme ses nouveaux porte-étendards premium (notamment via un anneau LED indiquant quand la zone est considérée comme propre).

Enfin, Bosch (et plus largement l’écosystème BSH) travaille aussi son volet “impact” : réduction des émissions sur certains matériaux et logique plus circulaire à l’échelle groupe.

Electrolux (Suède) : le scandinave élégant

Ergorapido d'Electrolux avec Knuckles à côté
Il lui ressemble un peu, non ? En plus de s’appeler “ErgoRAPIDO”… ©Electrolux
  • CA (monde) : SEK 136,15 Mds (2024 – Electrolux Group, toutes divisions), soit environ 12 Md€
  • CA (aspirateurs balais) : NC
  • Taux de retour : NC
  • Top ventes 2024 : Pure Q9, Ergorapido, Well Q7
  • Temps forts 2025–2026 : nouvelle génération Ultimate 800 / station All-in-1, et vitrine AEG 9000 Cordless Cleaner
  • Année de création : 1919
  • Siège social : Stockholm, Suède
  • Particularité : aspiration plutôt discrète, design “pose libre” (selon modèles), et de plus en plus station de maintenance (auto-vidage + charge) sur les séries premium

La marque suédoise ne court pas après les records de puissance ni les écrans tape-à-l’œil. À la place, elle cultive une expérience de nettoyage douce, élégante, et sans prise de tête. Ses modèles emblématiques (Pure Q9, Ergorapido, Well Q7) ont construit cette réputation avec des choix très “usage” : design épuré, niveau sonore mesuré, format 2-en-1 avec aspirateur à main intégré, et une prise en main pensée pour rester agréable au quotidien.

Pas de laser, pas d’appli connectée ; Electrolux insiste aussi sur la protection des sols délicats (parquet, carrelage sensible), avec des brosses plus douces et une approche équilibrée du flux d’air. Une philosophie “nordique chic” qui parle aux foyers où la discrétion compte autant que l’aspiration.

La nouveauté marquante sur la période récente, c’est que cette sobriété s’accompagne désormais d’un vrai pas en avant côté expérience premium : les séries type Electrolux 800 / UltimateHome 800 sont de plus en plus souvent associées à une station All-in-1 qui charge et peut auto-vider le bac dans un sac (logique “zéro contact” avec la poussière), une formule saluée dans plusieurs tests récents.

En 2026, Electrolux (et sa vitrine premium AEG) renforce sa place sur le segment “premium européen” : pas en jouant la surenchère technologique, mais en poussant des innovations concrètes qui simplifient vraiment l’entretien (stations, anti-emmêlement, LED 360°) et en soignant le design d’intégration. Une marque moins “omnivore” que les géants ultra-médiatisés, mais qui continue de séduire ceux qui veulent un balai sans fil raffiné, confortable… et de plus en plus autonome à vivre.

Miele (Allemagne) : le tank modulable

Triflex HX2 Pro de Miele au milieu du salon
Aspirateur-balai ou statue d’art contemporain ? ©Miele
  • CA (monde) : +5 Mds € (2024, toutes catégories)
  • CA (aspirateurs balais) : NC
  • Taux de retour : faible, excellent taux de satisfaction
  • Top ventes 2024 : Triflex HX2 Pro, HX2 Cat & Dog, HX1
  • Année de création : 1899
  • Siège social : Gütersloh, Allemagne
  • Particularité : configuration modulaire 3-en-1, finition premium, filtration HEPA (selon versions) + politique de service et pièces sur la durée

Chez Miele, on construit pour durer. Depuis plus de 120 ans, la marque allemande cultive un positionnement premium fondé sur trois piliers : qualité, fiabilité, longévité. Et si le segment des aspirateurs balais s’est modernisé à vitesse grand V, Miele y arrive avec ses propres codes : moins de surenchère “gadget”, plus de conception sérieuse, de filtration soignée et de suivi sur la durée. La marque rappelle d’ailleurs régulièrement qu’elle teste une grande partie de ses gammes domestiques selon des protocoles équivalents à 20 ans d’utilisation (une promesse de méthode, pas une garantie individuelle).

Sur le marché du balai sans fil, la réponse de Miele s’appelle Triflex HX2 : un ovni dans le bon sens du terme. Son design 3-en-1 permet de placer le bloc moteur en haut (plus léger en main), en bas (plus stable et efficace sur grandes surfaces), ou en mode compact/à main. Les versions haut de gamme mettent en avant une filtration très poussée (jusqu’à 99,999 % annoncés avec filtre HEPA sur certains modèles) et une autonomie qui peut grimper en pratique via batterie(s) additionnelle(s) selon les packs.

Si vous cherchez l’équivalent électroménager d’une Mercedes Classe S…

Là où Miele fait surtout la différence, c’est sur l’écosystème “après achat”. Sur sa page Triflex HX2, la marque met noir sur blanc l’existence d’un réseau de partenaires SAV et annonce des pièces disponibles au moins 10 ans et jusqu’à 15 ans après la fin de production d’une série — un discours cohérent avec son ADN “long terme”.

En 2026, Miele reste une marque à part : moins omniprésente en grande distribution, plus souvent choisie pour sa tranquillité d’esprit et sa finition premium. Elle n’a pas forcément la frénésie de nouveautés des géants du secteur, mais pour qui veut un balai sans fil pensé comme un appareil durable le Triflex conserve une place de “valeur sûre allemande”.

Hoover (Haier Europe) : le milieu de gamme durable

Hoover HF1 Plus
©Hoover résiste encore et toujours face aux envahisseurs !

CA (monde) : RMB 285,981 Mds (Haier Smart Home, 2024)
CA (France) : NC
Taux de retour : NC
Références phares (sec) mises en avant 2024–2025 : HF9 (Anti-Twist), HF2 Ultra Compact (compactage), HF1 Plus
Année de création : 1908 (origine de la marque Hoover)
Siège (Europe / Haier) : Brugherio, Italie
Particularité : ADN “pratique et accessible” : park&go / position parking, anti-emmêlement, et innovations d’usage (ex. compactage sur HF2) plutôt que surenchère d’écrans.

Hoover a un positionnement assez facile à résumer : des aspirateurs-balais sans fil simples, pensés pour servir. La marque ne vise pas systématiquement le sommet des benchs “puissance pure”, mais elle compense souvent par des idées concrètes : une ergonomie facile, des brosses anti-emmêlement, une position parking, et des formats plus légers. Sur la période récente, Hoover a aussi tenté une approche maline avec le HF2 : un balai compact qui mise sur un système de compactage des poussières pour garder un gabarit fin sans vider toutes les cinq minutes.

Là où Hoover devient vraiment intéressant pour un classement “fiabilité d’abord”, c’est que l’intuition “marque moyenne gamme = incertitude” est contredite par un indicateur terrain : dans le Baromètre SAV Fnac Darty 2025 (famille aspirateur balai), Hoover est n°3 du podium, avec un score de durabilité de 87/200 et une disponibilité des pièces annoncée à 13 ans.

Enfin, Hoover profite aussi du poids de son groupe en Europe : à l’IFA 2025, Haier Europe met en avant une vision “ecosystem” où Candy, Hoover et Haier sont explicitement cités, signe d’une présence active sur les grands rendez-vous. En 2026, Hoover coche donc une case rare : une marque généralement accessible, plutôt astucieuse sur l’usage, et qui remonte avec de vrais signaux de durabilité mesurée en France.

Bonus : Xiaomi, Dreame, Tineco (Chine) : les snipers du rapport qualité-prix

Ils arrivent vite, et ils visent souvent juste, les fabricants chinois. À commencer par Dreame (2017), membre de l’“écosystème Xiaomi”, qui aime bousculer les codes du premium… sans le prix du premium. Aujourd’hui, on n’est plus du tout sur “180 AW” : la marque assume des fiches techniques très musclées, avec des balais comme le Z30 annoncé à 310 AW (et vendu en France autour de 359 € sur le site officiel), ou le V20 Pro qui revendique une vraie montée en gamme “pratique” (travail sur le bord-à-bord, capteur de saleté, tube flexible selon versions) et dont les tests récents soulignent le rapport perf/prix. Reste un point à garder à l’œil : le suivi SAV et la fiabilité à long terme, qui progressent mais n’ont pas encore l’historique “béton” des marques européennes les plus établies.

Dreame V12 avec toutes ses fonctionnalités
Livré avec don d’ubiquité ! ©Dreame

En 2025, Dreame a confirmé ses ambitions “haut de gamme accessible” à l’IFA avec les V30 et V20 Pro (prix publics annoncés, sortie fin septembre), une manière de dire clairement : “oui, on veut jouer dans la cour des grands… à tarif agressif”.

Si vous aimez les deals, les specs et les applis, regardez vers l’Est.

Son cousin Tineco ne vend pas juste des aspirateurs-balais : il conçoit des assistants de nettoyage “smart”, bourrés de capteurs, avec une logique R&D très “data”. Son capteur iLoop™ ajuste l’aspiration automatiquement selon la saleté détectée, et son PURE ONE Station 5 pousse l’idée plus loin avec une base de maintenance (vidage automatique + nettoyage du chemin d’air/filtre selon les versions), une approche inspirée du confort des robots. À noter : Tineco communique aussi massivement sur le wet & dry (laveurs), et revendique plus de 5 millions d’unités vendues sur une année (données citées autour d’une reconnaissance Euromonitor sur cette catégorie) — preuve d’un vrai volume, même si ce n’est pas un indicateur direct de fiabilité sur le long terme pour les balais “sec”.

Tineco Pure One Station
Il y a quand même des vocations frustrées de décoration d’intérieur chez les fabricants d’aspis-balais… ©Tineco

Enfin, Xiaomi reste l’électron libre : parfois surprenant, souvent inventif, et toujours offensif sur le prix. Le retour récent de la série G20 illustre bien la recette : le G20 Max est annoncé à 180 AW, avec une autonomie maximale affichée à 60 min, et un prix France autour de 249,99 € sur le site officiel.

Test Xiaomi Mi G9 sous les meubles
Celui-ci, on l’a depuis 2021, et il est encore à la maison ! ©meilleure-innovation

Moins “premium” dans le ressenti que Dreame/Tineco, et moins riche en automatisations (pas de station “à la Samsung/Shark” côté balais), mais un choix cohérent pour les budgets serrés et les surfaces modestes : efficace, simple, et généralement bien équipé.

Et alors, on choisit quoi ?

Comme toujours, tout dépend de vos priorités :

Votre profilCe qu’il vous fautLes marques à regarder
Technophile exigeantPuissance, capteurs, design, IADyson, Dreame, Tineco
Pratique au quotidienFlexibilité, bons accessoires, rapport équipement/prixRowenta, Shark
Ménage à long termeRobustesse, autonomie, finition solideMiele, Bosch
Petit budget efficaceL’essentiel sans se ruinerXiaomi, Hoover
Foyer sensible / allergiqueFiltration HEPA, nettoyage en profondeurMiele, Dyson, Philips

Et surtout, ne vous fiez pas qu’aux pubs ou aux étoiles Amazon. Allez tester en magasin, lisez des comparatifs sérieux, et pensez à vos vrais besoins. Ce n’est pas un trophée à exposer, c’est un outil que vous utiliserez trois fois par semaine.

En résumé : le bon balai, c’est celui qui vous suit partout, selon vos conditions matérielles d’existence !

Le marché est vaste, les marques redoublent d’ingéniosité… et vous avez désormais les clés pour choisir. Il n’y a pas de meilleur modèle universel, mais il y a sûrement un aspirateur balai fait pour votre maison, votre dos et votre emploi du temps. Et entre nous, ce sera toujours mieux qu’un vieux traîneau bruyant qui cogne dans les murs !

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Test Narwal Flow : sa gestion des taches nous a fait comprendre l’avancée de la robotique domestique !

17 janvier 2026 à 11:30
Test Narwal Flow

Début 2026 : une bataille impitoyable fait rage dans le haut de gamme des aspirateurs-robots : toujours plus d’autonomie et d’efficacité, des fonctionnalités à tire-larigot, avec une autonomie pouvant couvrir les domiciles les plus spacieux. Le Narwal Flow fait-il partie des modèles qui tirent l’innovation vers le haut ?

Narwal n’est pas un dinosaure du secteur : la marque est née à Shenzhen en 2016 par Junbin Zhang. En premier lieu, sa réputation se construit sur des machines “mop-first”. Le Narwal T10 a ainsi marqué les esprits après une campagne de crowdfunding lancée en avril 2019, se positionnant très tôt sur l’automatisation du nettoyage humide (et pas seulement sur l’aspiration).

Le Flow, lui, incarne la bascule “flagship” de Narwal : présenté au CES le 7 janvier 2025, il a été lancé en France début septembre 2025. Le modèle est donc arrivé au moment exact où le marché premium s’est emballé… et où les concurrents ont arrêté de plaisanter. Outre une fiche technique en béton armé que nous ne manquerons pas de détailler, nous allons de ce pas lui faire goûter à la triple formule parquet, carrelage et tapis, afin d’éprouver l’efficacité et la précision de nettoyage qu’il promet sur la feuille de match. Nous analyserons également la station, les accessoires et les consommables, afin de nous faire une idée exacte de son rapport qualité/prix !

Caractéristique TechniquesNarwal Flow
DimensionsRobot : 351,2 × 363,5 × 95 mm
Station d’accueil : 430 × 402 × 461 mm
Capacité de franchissement d’obstacles40 mm
Élévation de la serpillière12 mm
Puissance d’aspiration 22 000 Pa
Pression vers le sol 12 N
Batterie6 400 mAh
Autonomieenv. 230 min
Temps de charge complète3 heures
Bac robot300 ml
Volume du sac à poussière2,5 L
Capacité du réservoir d’eau propre / usée5,0 L / 4,7 L
Volume sonore60 dB (annoncés)
Assistance vocaleHeyNawa AI
Indice de réparabilité8,2/10
Garantie2 ans
Prix1 299 €

Avec 22 000 Pa, le Narwal Flow se place au-dessus du Deebot X11 (19 500 Pa), mais reste nettement derrière le Mova Z60 et ses 28 000 Pa sur le papier. Côté endurance, en revanche, le Flow est très bien armé : 3 h 50 annoncées, là où le X11 tourne plutôt autour des ~200 minutes selon certains retours, même s’il compense avec sa logique de recharge express pendant les pauses lavage (PowerBoost). Autre bon signal pour les grandes surfaces : la station Narwal embarque de gros volumes (5,0 L propre / 4,7 L usée), plus généreux que ceux relevés sur l’OmniCyclone (3,2 L / 2,7 L).

Boîte Narwal Flow dans un salon
La carton a un peu été cabossé à la livraison. Spoiler : l’intérieur est intact !

Le petit point qui fait tiquer, en revanche, c’est la capacité du sac : 2,5 L sur le Flow, quand le Z60 annonce 3,2 L (dans ta fiche), et quand le X11 joue la carte du sans sac (moins de consommables, mais avec un bac cyclonique à gérer). Enfin, sur la mobilité et les tapis, le Flow annonce 4 cm de franchissement et 12 mm de levage du module de lavage (attention aux tapis très épais !).

Unboxing du Narwal Flow : quelques accessoires inclus

  • le robot Narwal Flow
  • la station auto-nettoyante
  • le cordon d’alimentation
  • 2 brosses latérales
  • 1 filtre de rechange (bac à poussière)
  • 2 bacs d’insertion (dont 1 de rechange)
  • 2 sacs à poussière (station)
  • Nettoyant sols (200 ml)
  • Manuel d’utilisation
  • Guide de démarrage rapide
Unboxing Narwal Flow
Quelques accessoires de remplacement ont été prévus dans le pack initial.

L’équipement proposé n’est pas aussi fourni que ce que l’on trouve chez la marque Mova, mais un peu plus riche que le Deebot X11 OmniCyclone, qui n’incluait même pas le détergent.

Design : blanc et prune du plus bel effet !

Le Narwal Flow se drape de blanc, que réhaussent quelques accents argentés, ce qui n’est pas une première de la marque. Les volumes de la station sont tout en rondeurs, dont la profondeur cache presque entièrement le robot lorsqu’il rentre au bercail, pour un effet plus « rangé ». En revanche, on n’est pas sur une grande volonté de compacité ; il faudra prévoir un peu de place pour caser l’ensemble en largeur !

Design Narwal Flow station ouverte
Les Saiyans ne sont pas le coeur de cible de Narwal…
Design Narwal Flow sous le capot
Le capot s’ouvre sans forcer.

Le robot n’a pas de dôme LiDAR, et sa hauteur de 95 mm est assez permissive pour passer sous les meubles bas. La façade embarque deux caméras RGB utilisées pour l’évitement d’obstacles. Sous le châssis, on retrouve une serpillière “à chenille” alimentée par 16 buses, avec eau chaude à 45 °C ; sa pression est annoncée à 12 N, afin de racler l’eau sale récupérée dans un petit réservoir interne. Côté aspiration, Narwal met en avant le DualFlow anti-emmêlement : brosse principale flottante et brosses latérales anti-enchevêtrement. Les roues crantées franchiront aisément les obstacles de 4 cm maximum, ce qui est dans l’air du temps pour les robots premium.

Design Narwal Flow
Le blanc, c’est risqué, mais le matériau n’est pas si salissant.
Design Narwal Flow sous le châssis
La serpillère est relativement large. Prometteur !

Enfin, la station auto-nettoyante reprend les ingrédients d’une recette qui fonctionne très bien : derrière un grand capot (gris sur l’avant) vous avez un sac à poussière de 2,5 L donné pour 120 jours. Juste au-dessous, le plateau auto-nettoyant doit permettre un lavage à 80°C et un séchage à 45°C. On l’a vu, les deux bacs d’eau accessibles par le dessus ont une contenance confortable (5L et 4,7L) et sont munis de poignées. Contrairement à certaines solutions comme Mova Z60 Ultra Roller Complete ou Ecovacs Deebot X11 OmniCyclone, il n’existe pas de module dédié à la solution nettoyante. Celle-ci doit être ajoutée directement dans le réservoir d’eau propre.

Nota Bene : Narwal décline une station compacte (et/ou un module d’échange d’eau automatique), pensée pour un raccordement arrivée/évacuation, avec un réservoir de détergent 480 ml sur cette variante.

Installation : simple comme bonjour

La station se branche sur secteur avec un câble d’alimentation de 1,5 m : en clair, mieux vaut prévoir une prise à portée. Narwal recommande aussi de réserver autour de la base une “zone de manœuvre” assez stricte : comptez 45 cm pour la station et 45 cm dégagés juste devant pour que le robot entre/sorte sans accrocher, avec une largeur libre de 45 cm au niveau de ce couloir.

En hauteur, la marque conseille 50 cm au total, et même 25 cm au-dessus pour pouvoir ouvrir le couvercle sans se battre avec une étagère. Dernier réflexe important au déballage : enlever les éléments de maintien/transport (le manuel parle d’un scellé/adhésif guide sur le capot et de matériaux de calage à retirer), puis placer le robot sur sa charge. Quelques notes de musique se feront entendre.

Connectivité : appairage et mise en route

Une fois l’appli installée, la configuration est plutôt classique, avec quelques points à connaître :

  • Installez l’app Narwal Freo (iOS/Android), puis créez un compte ou connectez-vous ;
  • Dans l’app, touchez “+” (en haut à droite), sélectionnez votre type d’appareil et suivez l’assistant ;
  • Mettez le robot en mode appairage : le manuel indique d’utiliser le bouton “Call/Retour base” ;
  • Choisissez votre réseau Wi-Fi : le Flow est compatible 2,4 GHz et 5 GHz ! ;
  • Une fois le robot ajouté, vérifiez les mises à jour : commencez par l’app elle-même (App Store/Play Store), puis lancez la mise à jour firmware via les réglages de l’app.
Application connexion Narwal

Nota Bene : si la connexion échoue, Narwal recommande les basiques qui marchent souvent : rapprocher le robot/routeur, redémarrer la box, et retenter (ne pas hésiter à refaire une seconde configuration).

Application : conviviale jusqu’à un certain point

Pour un usage assez simple, l’application est assez facile à prendre en main. Elle reprend la DA blanche et prune de l’appareil et offre plusieurs raccourcis dès la page d’accueil (les 5 modes de nettoyage, le mode « par pièce/zone », l’édition de la carte, le mode caméra, le mode navigation, les paramètres de la station, la programmation et l’historique de tâches). Ensuite, il vous faudra fouiller un peu plus pour aller puiser dans les autres fonctionnalités.

Application Narwal paramètres et fonctionnalités
On en est encore à un niveau de maturité où toutes les interfaces se ressemblent beaucoup, hormis le code couleur (et encore !)…

Au total, l’appli se dote des modules suivants :

  • cartographie (jusqu’à 4 cartes)
  • 5 modes de nettoyage (aspi, serpi, aspi+serpi, aspi/serpi, freo)
  • nettoyage par pièce/zone
  • nettoyage/navigation programmée
  • historique de nettoyage/navigation
  • un mode caméra (navigation seule)
  • paramètrage de la station
  • gestion des accessoires
  • partage avec un autre utilisateur
  • localisation du robot (signal sonore)
  • mise à jour automatique du firmware
  • mode Freo
  • paramétrage de la serpillère
  • paramétrage des tapis
  • mode « ne pas déranger »
  • mode haute altitude (> 2000 m)
  • verrouillage enfant
  • mode extinction automatique
  • mode « animaux de compagnie » (chat, chien ou les deux)
  • degré de sensibilité de l’évitement des obstacles par IA
  • commandes via l’assistant vocal intégré (Nawa)
  • commandes vocales GG Home ou Alexa

En quelques minutes, on parvient à effectuer les paramètres généraux, valables sur le long terme (cartographie, mode animaux ou non, mode ne pas déranger, IA des obstacles, gestion des tapis, etc.). Nous commenterons certaines fonctionnalités en temps voulu.

Nota Bene : le mode « haute altitude » sert à compenser la baisse de densité de l’air lorsque l’on utilise le robot en montagne. Cela peut augmenter le bruit et réduire l’autonomie.

Enfin on passera sur quelques petites erreurs de traduction française : « serpillage », « aspiration superbe »…

Cartographie : rapide et complète

Pour environ 65 m² de surface nettoyable, le robot a mis 9 minutes pour sortir une première version de la map. Quelques pièces ont été correctement identifiées ; d’autres ont été fusionnées à tort ou mal nommées. D’autre part, si le type de sol est bien reconnu, il peut manquer un meuble ou un morceau de tapis sur la carte.

Application Narwal cartographie
La carte 3D commencerait presque à être crédible !

En conséquence, on est vite tenté de passer par l’édition de la carte, laquelle comporte des manipulations générales et avancées comme :

  • la séparation/fusion de pièces
  • le renommage de pièces
  • un gestionnaire de meubles
  • la correction du matériau au sol
  • la gestion des tapis
  • les zones interdites
  • les zones de nettoyage pour animaux
  • une mention « pièce très sale »
  • ajout d’un étage/limite de franchissement
  • pivoter la map

Comme pour tous les flagships de cette génération, la carte est dynamique : elle suit la progression du robot, montre le tracé de son parcours. Elle peut également ajouter des éléments au fil de l’eau, avec des pictos représentant des câbles, des chaussures, du tissu, et même des déjections animales !

Nota Bene : pour le multi-étage, Narwal documente 1 carte principale + 3 secondaires. En revanche, ils indiquent que les cartes secondaire ne supportent pas les tâches programmées.

Navigation : un parti pris intéressant

La navigation du Narwal Flow repose sur une architecture hybride assez classique en haut de gamme : LiDAR pour la cartographie + vision pour l’évitement d’obstacles. La particularité, c’est l’intégration du LiDAR : il n’est pas posé en tourelle sur le dessus, mais semi-internalisé à l’arrière, ce qui permet un robot plus bas… au prix d’un compromis potentiel, puisque ce module ne “voit” qu’environ 180° à un instant donné, là où un LiDAR en dôme couvre généralement 360°. Pour les objets du quotidien, Narwal ajoute deux caméras RGB et une puce IA capables d’identifier et d’éviter plus de 200 types d’obstacles.

Nota Bene : Narwal annonce une compatibilité Matter (via mise à jour), un standard domotique devant faciliter l’intégration d’appareils de marques différentes dans un même écosystème. Cela doit permettre de simplifier les automatisations et l’usage avec les grandes plateformes (Apple, Google, Amazon, SmartThings) sans passerelle propriétaire.

Comportement sur le terrain : balèze en course d’obstacle !

Sur 59 m² de surface, le Narwal Flow a présenté une navigation globalement très maîtrisée, avec une progression pièce par pièce et un motif en S dans le sens de la longueur. Il a bouclé les zones nettoyabes de l’appartement en 1 h 04 (parquet + carrelage + tapis), sans errances inutiles ni retours intempestifs : on a relevé environ deux passages sur une même zone en une heure, ce qui reste cohérent avec notre réglage de lavage des serpillières tous les 20 m². La re-localisation, le retour à la base et le docking se sont montrés stables, et surtout, on n’a pas observé de blocage : le robot ne s’est pas coincé, franchit correctement les petits seuils et s’en sort très bien dans les passages étroits.

On applaudit volontiers l’évitement d’obstacles, qui est clairement un point fort. Dans le couloir, volontairement “piégé” avec une chaussette, un chargeur filaire, un nounours et une patache, il évite tout avec assurance, au pire en frôlant légèrement certains objets, sans les embarquer ni s’emmêler. Dans le salon, il passe sans difficulté entre les pieds de chaise et contourne proprement un étendoir à linge, signe d’une bonne lecture des volumes et d’une trajectoire bien optimisée dans les zones semi-encombrées. Autre bon point : il exploite son éclairage intégré quand la luminosité baisse, ce qui limite les hésitations et conserve une navigation fluide

Certes, il peut hésiter quelques secondes dans les zones très chargées (un pied de table à droite, un meuble à gauche, le bord tapis épais à gérer, etc.) sans que cela dégénère trop : on sent surtout une prudence de calcul, avec quelques micro-ajustements. Il est aussi capable de franchir des reliefs de 4 cm !

Nota Bene : par défaut, le robot va vouloir éviter les tapis, plutôt que les nettoyer, ce qui peut poser problème de fluidité dans la navigation. Il faudra passer par l’édition de la carte pour reconfigurer le traitement de ce type de sol.

Enfin, on a relevé un comportement atypique : avec l’évitement d’obstacles intelligent (et non “sécurité”), il peut encore taper dans des pieds humains si l’on se place sur sa trajectoire, alors qu’il sait très bien éviter des fils au sol ou des objets posés. Ce n’est pas dangereux, mais c’est à garder en tête dans une maison très vivante. Dernier détail : dans nos toilettes très étroites,sa largeur l’empêche de nettoyer correctement les côtés de la cuvette, comme beaucoup d’autres avant lui, du reste.

Caméra et surveillance : l’incontournable de cette génération

L’application propose aussi un mode de surveillance qui permet d’utiliser la caméra du robot pour jeter un œil à la maison, avec la possibilité de conserver des images et des enregistrements. Sur le papier, c’est un vrai plus pour ceux qui veulent un contrôle ponctuel à distance (un bruit suspect, un animal à vérifier, un oubli…), surtout que la qualité d’image s’est montrée très correcte lors de nos manipulations.

Application Narwal interface mode caméra
Ce que l’on voit à travers l’interface.

En complément, on trouve un mode caméra téléguidé : on pilote le robot manuellement, et on peut même aspirer et changer le mode d’aspiration pendant la conduite. Dans les faits, l’expérience est plus mitigée : il y a un léger lag, et la visibilité à l’écran ne permet pas toujours de bien anticiper ce que l’on fait (angle, repères, précision), ce qui cantonne ce mode à un usage plutôt gadget qu’à une vraie “conduite” efficace au quotidien.

Application Narwal photo mode caméra
Ce qu’on obtient comme cliché sur la même image.

Nota Bene : sa politique de confidentialité, Narwal indique ne pas collecter automatiquement vos photos et vidéos sans consentement. Néanmoins, en utilisant des fonctions image/vidéo (ex. “live photos”) ou en sollicitant le support, vous pouvez téléverser des contenus que l’entreprise peut collecter et stocker (avec une recommandation explicite d’obtenir l’accord des personnes potentiellement concernées).

Aspiration : très bon sur tapis (sauf les gros grains de café)

Sur sol dur, le Narwal Freo Flow s’en sort très bien sur notre protocole “grosses particules” (50 g de grains de café + 50 g de riz répartis sur environ 2 m²). En mode personnalisé (3 passages, puissance max, nettoyage méticuleux, trajectoires en allers-retours resserrés), il atteint 98 % de collecte. La contrepartie, c’est le temps : il lui faut plus de 6 minutes pour venir à bout de la zone. On est clairement sur une approche “je repasse jusqu’à ce que ce soit propre”, plutôt que sur un passage unique très agressif.

Nota Bene : on peut modifier la puissance d’aspiration en plein milieu d’un cycle.

Dans les coins, le bilan est un cran en dessous, mais reste solide : environ 85 % de réussite. On observe un peu de projection (certaines particules sont poussées sur le côté), mais le robot a un comportement assez malin : il ne se contente pas de “viser” la zone, il effectue aussi un petit tour périphérique juste après, ce qui lui permet de récupérer une partie de ce qu’il a involontairement déplacé. Sur cette séquence, le nettoyage prend environ 3 min 40, avec un résultat globalement satisfaisant pour ce type de scénario.

Sur tapis à poils ras, le Freo Flow gagne en efficacité sur les poussières fines, surtout en activant l’aspiration “vortex” (toujours en aspiration seule). Avec le même mix de grains, on obtient 90 % de réussite, et surtout une récupération visible de poussières en plus des grosses particules, ce qui est un bon point.

En revanche, la bordure du tapis devient un piège : quand des grains sont projetés sur les côtés, la limite (relief/arrête) gêne leur reprise et le robot peine à les “rechercher” efficacement. À noter aussi une logique très prudente : il peut mettre près de 10 minutes sur une petite zone, car il accepte de repasser plusieurs fois pour améliorer le résultat.

Le test des cheveux sur tapis est plus nuancé, mais reste globalement encourageant. Avec une belle poignée de cheveux longs et mi-longs, en mode Freo, le robot atteint environ 90 % en 5 min 30 avec un seul passage. Un second passage, après avoir vidé le bac, permet de finaliser proprement. En revanche, si une partie de la matière part bien dans le bac à poussière, nous avons aussi retrouvé une grosse boule de cheveux emmêlés autour de la brosse. Concrètement, pour quelques cheveux et poils “du quotidien” (chute normale, petits apports ponctuels), il fait complètement le travail. Mais dès qu’on passe sur des volumes plus conséquents (gros brossage du chien, environnement type salon de coiffure) la brosse risque de se charger très vite.

Narwal flow nettoyer brosse coincée
Miom, miom, j’ai avalé Barbie !

On retient donc une bonne capacité de ramassage en conditions domestiques, mais une tolérance limitée aux gros apports de fibres longues.

Lavage : plutôt brillant !

Le Freo Flow a surtout brillé par son intelligence de gestion des saletés humides. Nous avons versé environ 10 cl de marc de café mélangé à de la liqueur au milieu de la cuisine (carrelage), avec une seconde zone volontairement placée le long d’une plinthe. Réglages : serpillère en humidité élevée, trois passages, mode méticuleux. Le robot a immédiatement identifié la plus grosse flaque et l’a contournée, comme s’il la classait d’office dans la catégorie “à éviter” (vomi/déjection). Résultat : il ne l’a pas étalée, et s’est concentré sur le reste de la pièce, y compris la tache en bordure.

Sur ce premier passage, le nettoyage est très solide : environ 95 % de réussite, avec seulement une fine ligne d’environ 1 cm sur le côté et une petite marque résiduelle liée au relief d’un carreau mal posé.

On note aussi un point de logique de trajectoire : lorsqu’il fait les bords, il a tendance à suivre la même ligne à chaque fois. Dans notre cas, un passage “dans l’autre sens” aurait sans doute permis d’effacer la micro-trace laissée par l’irrégularité du carrelage. En revanche, il faut l’accepter : en mode “pièce”, il a terminé son cycle en une vingtaine de minutes sans jamais “oser” aller traiter le gros amas central.

Narwal flow serpillère en mode zone

C’est là que le nettoyage de zone devient un excellent complément. En ciblant une zone d’environ 2 m² pile sur la flaque principale (laquelle apparaît en gros sur la carte !), le robot a quasiment tout récupéré en 6 minutes, sans laisser de voile brun ni de traces d’étalement. Néanmoins, il restait tout de même une unique ligne de particules sèches de marc, comme si une frange de grains avait échappé au passage du rouleau.

Même constat (et même mieux) sur une tache sèche de sauce aigre-douce, cette fois sur 1 m², humidité maximum, méticuleux et x3 : le Freo Flow s’est arrêté sur la tache, a insisté, puis a repassé exactement comme on l’attend d’un robot “qui comprend” qu’il a quelque chose à corriger. On s’attendait à un résultat partiel ; on a eu un 100 % très net en environ 5 minutes.

Dernier point marquant : après ces séquences, le sol était sec en une minute chrono, preuve d’un bon contrôle de l’humidification et d’un rouleau qui n’inonde pas inutilement le carrelage. En revanche, au vu de ce qu’on lui a fait subir (liqueur, sauce sucrée), on sentait une légère sensation collante résiduelle : ce n’est pas un échec du robot, plutôt la conséquence logique d’un mélange très chargé. Un nettoyage de fond en mode Freo, après vidange du bac d’eau sale (à moitié plein) et ajout d’eau claire (réservoir presque aux deux tiers vide), a suffi à remettre tout le monde d’accord.

Bruit : dans la norme (tranche basse)

Côté bruit, le Narwal Freo Flow reste dans une zone très supportable, sans chercher à battre des records de discrétion. En aspiration seule, on mesure, à 1 mètre de distance, 60 dB en mode silencieux, 62 dB en puissance moyenne et 66 dB en mode fort : ce sont des niveaux présents, mais loin d’être envahissants au quotidien, y compris quand le robot enchaîne plusieurs cycles. En revanche, dès qu’on passe sur les modes “musclés”, le profil sonore change nettement : 75 dB en surpuissant, et jusqu’à 80 dB en mode vortex sur tapis, où l’on sent clairement l’effort supplémentaire.

Même ordre de grandeur pour l’aspiration de la station, à 77 dB en mode silencieux et 80 dB en mode puissant : c’est ponctuel et assez bruyant sur le moment, mais comme l’opération ne dure pas longtemps, ça reste facile à vivre. Dans les faits, on peut continuer à écouter de la musique tant qu’on n’est pas dans la même pièce, et on n’a jamais eu cette sensation de “robot insupportable” que l’on coupe au bout de dix minutes.

Autonomie, recharge

Narwal met en avant une grosse batterie (6400 mAh) et communique sur une autonomie pouvant atteindre 230 min. Évidemment, ces chiffres varient beaucoup selon le nombre de passages, le niveau d’humidité, la présence de tapis et l’option “nettoyage méticuleux”. Et pour preuve : en mode Freo, sur notre surface nettoyable de 59 m², le Narwal Freo Flow a bouclé le cycle en 1 h 04 en consommant 39 % de batterie. Si l’on extrapole bêtement, cela donnerait un potentiel théorique d’environ 164 minutes et de 150 m² par charge.

À noter justement ce comportement de batterie basse : en dessous de 30 %, même si on lui commande un cycle, il refuse de repartir. En revanche, s’il est déjà en nettoyage, il peut descendre sous 25 %. Dans nos essais, néanmoins, nous n’avons pas réussi à déterminer à quel seuil il s’arrête complètement.

Nota Bene : contrairement à l’Ecovacs Deebot X11, nous n’avons pas trouvé de mode « charge rapide » dans les paramètres.

Entretien : il faudra quand même surveiller un peu…

Comme pour ses concurrents principaux, le Narwal Flow prévoit des fonctionnalités et des paramètres dédiés à la station :

  • collecte de poussière à la demande
  • désinfection du bac à poussières
  • séchage de la serpillère
  • gestion des accessoires
  • lavage du patin de la serpillère à la demande
  • suivi du sac à poussière
  • contrôle bactérien automatique du bac/sac à poussières
  • intensité de séchage (silencieux, puissant, intelligent)
  • fréquence de dépoussiérage (systématique ou intelligent)
  • mode de collecte de poussière (silencieux ou puissant)
  • fréquence de lavage de la serpillère (tous les 15,20 ou 30 m² ou mode intelligent)
  • mode de nettoyage par défaut sur le bouton de la station de base

Concernant la collecte de poussière, Narwal essaye d’innover. En effet, la station peut refuser de lancer la collecte si elle détecte que le bac est un peu humide : elle va d’abord le sécher pour éviter les colmatages. Mais dans les faits, cela peut conduire à un scénario moins agréable : malgré le mode collecte “intelligente”, on s’est retrouvés avec de gros moutons ou des boules de cheveux dans le bac, au point de gêner l’aspiration. Et surtout, le Freo Flow ne semble pas interrompre automatiquement sa session lorsqu’il est saturé pour aller se vider : on peut donc se retrouver à surveiller l’état du bac lors des sessions “cheveux + tapis”, là où certains concurrents misent davantage sur une stratégie de vidage plus proactive.

Narwal flow application et entretien

Quant au lavage, la station du Freo Flow est plutôt rassurante, à condition d’ajuster correctement la fréquence de lavage du patin/rouleau. En routine, un lavage tous les 30 m² suffit largement pour garder de bonnes performances, mais dès qu’on passe sur des sols plus chargés ou des nettoyages “accident” (sucre, café, gras…), on conseille de descendre à 15 m² ou de laisser le mode intelligent gérer. Les bacs d’eau sont étanches et équipés d’une poignée et de clapets ; leur manipulation est simple et propre. Et surtout, le bac d’eau sale retient bien les odeurs : en usage normal, on n’a pas eu cette sensation de “station qui tourne” au bout de quelques jours. Il y a malgré tout un point à surveiller : le film gras qui finit par se déposer au fond du bac sale. Un rinçage rapide régulier évite que ça s’installe et que l’eau sale “colle” aux parois.

Narwal flow nettoyer station
« Il m’a pris pour une cafetière ou c’est comment ? »

Le module de lavage s’encrasse aussi moins que sur d’autres robots que nous avons testés sur du marc de café, mais il ne faut pas s’illusionner : après un gros nettoyage bien salissant, il faudra nettoyer la zone de lavage (grille, recoins, éventuels dépôts), sinon l’entretien automatique de la serpillère perd en efficacité. Dans des conditions normales, en revanche, c’est impressionnant : la serpillère est sèche, ne colle pas et ne sent rien du tout !

Narwal flow nettoyer robot
En 30 secondes, tout est démonté, prêt à rincer !

Enfin, l’application donne une estimation d’usure des composants, mais en cas de baisse d’aspiration, les réflexes restent classiques : vérifier le filtre, le bac à poussière possiblement saturé, ou un objet/amas coincé dans la brosse. L’ensemble est facile à démonter et lavable à l’eau claire, et un simple coup de chiffon doux de temps en temps sur les capteurs et les contacts de charge suffit. En somme, avec une saleté modérée, l’entretien manuel reste léger (on s’occupe surtout des bacs d’eau). En revanche, après un vieux tapis poussiéreux ou une semaine de poils et de cheveux, mieux vaut contrôler brosse et bac : sinon, on repère vite un manque d’aspiration et parfois un bruit mécanique désagréable, signe que quelque chose force.

Consommables pour le Narwal Flow

La boutique en ligne de Narwal prévoit tout ce qu’il faut pour utiliser durablement leur appareil phare :

  • Pack 2 sacs à poussière à 17,99 € (120 jours”, remplacement conseillé ~tous les 3 mois) ;
  • Pack 2 brosse latérale anti-emmêlement à 13,99 €
  • Serpillière rouleau de lavage à 17,99 €
  • Pack 2 filtres remplaçables à 11,99 €
  • Nettoyant sols “Flow” à 19,99 € (flacon 930 ml).
  • pack 2 bacs à poussière à 11,99 €

On trouve également un pack complet d’accessoires complet à 219,99 € contenant :

  • 2 Track Mop ;
  • 2 filtres jetables ;
  • 2×2 brosses latérales EdgeReach ;
  • 1 brosse rouleau anti-enchevêtrement ;
  • 3 sacs station ;
  • 1 réservoir jetable pour sac ;
  • 2 filtres HEPA ;
  • 2 fioles de détergents

Hélas, ce n’est pas forcément intéressant, financièrement parlant, puisque la somme du prix de chaque composant est de 184,90 €. Certes, il n’est pas interdit de croire que tout se faire livrer d’un coup économiser des frais de port et un peu de charge mentale… ce qui est certain, c’est qu’il ne s’agit pas là d’un pack promotionnel !

Quoi qu’il en soit, comptez environ 140 €/an (580 € tous les 5 ans) pour un usage modéré de l’appareil, et environ 250 €/an (1170 € tous les 5 ans) si vous suivez scrupuleusement les recommandations de la marque quant au remplacement des consommables.

Position sur le marché : il clôture très bien cette génération !

À l’échelle du trio premium que nous avons en tête (Ecovacs, Mova, Roborock), le Narwal Flow se retrouve dans une position assez intéressante : c’est un “flagship” très solide sur le lavage et la navigation, mais dont le prix constaté le rend nettement plus compétitif qu’on ne l’imagine en lisant la fiche produit. On le croise régulièrement autour de 849 € en période de promos, ce qui le place mécaniquement sous des références comme le Deebot X11 OmniCyclone et le Mova Z60 Ultra Roller Complete dans les grilles de prix “réelles”.

Là où le Flow se distingue le plus, c’est sur la serpillière : Narwal reste fidèle à son ADN “mop-first”, avec un nettoyage humide précis, propre et très bien géré sur les incidents (à condition d’accepter sa logique d’évitement des grosses flaques, parfois à finir en nettoyage de zone). En face, l’Ecovacs X11 pousse lui aussi très loin la philosophie du rouleau avec injection continue et un rouleau annoncé à 200 tr/min, conçu pour frotter et se rincer en permanence. Le Mova Z60, de son côté, joue la carte d’un rouleau rincé en continu (HydroForce) et d’une stratégie “tapis” plus cadrée (AutoShield, relevage), avec un ensemble très démonstratif sur le papier. Roborock, enfin, adopte une approche différente : le S8 MaxV Ultra mise sur la serpillère sonique (jusqu’à 4 000 vibrations/min) et un levage jusqu’à 20 mm, très polyvalent, mais pas exactement la même école que les systèmes à rouleau “toujours propre”.

En aspiration, le Flow est bien placé (22 000 Pa annoncés), au-dessus de l’X11 (19 500 Pa) et derrière le Z60 (28 000 Pa). Dans nos mesures terrain, il se comporte davantage comme un robot “finisseur” (il repasse, il sécurise le résultat) que comme un bulldozer qui arrache tout en un seul passage. Et sur la navigation / évitement d’obstacles, il se situe clairement dans le haut du panier.

La contrepartie, c’est que le Flow est excellent… mais pas forcément le plus “automatique” au sens strict. Sa logique d’évitement des grosses flaques peut obliger à reprendre en zone, la collecte de poussière peut se montrer trop prudente dans certains scénarios (au risque de laisser le bac se charger), et ce refus de repartir sous 30 % est une contrainte à garder en tête sur les grandes maisons. Au final, il peut convenir à à peu près tous les foyers (tapis, animaux, surfaces moyennes à grandes), mais plutôt à condition d’être un utilisateur averti : quelqu’un qui sait alterner intelligemment entre Freo, la personnalisation et les fonctions annexes. Dans ce cadre, et au vu des performances en lavage et en navigation, son rapport qualité/prix reste particulièrement solide.

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Dreame X60 Max Ultra Complete : roi des robots ultra-plats… ou doublon de luxe face au X50 et à Roborock ?

16 janvier 2026 à 17:52
Dreame X60 Max Ultra Complet

Sous les canapés, sur les seuils, contre les poils d’animaux et les odeurs : c’est là que se gagne désormais la guerre des robots premium. Avec le X60 Max Ultra Complete, Dreame promet le “package ultime” et relance la course aux flagships.

Sur le très haut de gamme, le robot-aspirateur est entré dans une vraie course à l’armement. Chaque marque promet “le plus” : une station plus autonome, une IA plus futée, une aspiration plus démonstrative… et surtout un format capable d’aller là où les anciens modèles échouent, sous les meubles bas. Dans ce contexte, Dreame dégaine le X60 Max Ultra Complete et clame haut et fort : « les frérots, nous, on coche toutes les cases à la fois ! », brandissant d’un geste triomphal un robot ultra-fin, annoncé très puissant, et épaulé par une station qui met l’accent sur l’hygiène.

Bon, mais alors… ce modèle est-il seulement impressionnant… ou différent ? Car sur un marché saturé de “flagships”, le X60 doit éviter le piège du doublon interne face au Dreame X50 Ultra Complete, et du doublon externe face aux nouveaux Roborock Saros. Examinons cela d’un peu plus près…

Quelques spécifications communiquées par Dreame

Caractéristique TechniquesDreame X60 Max Ultra Complete
Dimensionsrobot : 350 × 350 × 79,5 mm/102,8 mm
station : 390 × 423 × 499 mm
Poidsrobot : 4,7 kg
station : 10,6 kg
Capacité de franchissement d’obstacles8,8 cm (double marche) /4,5 cm (marche simple)
Lavage de la serpillière100°C
Puissance d’aspiration 35 000 Pa
Pression vers le sol 15 N
Batterie6 400 mAh
AutonomieNC
Temps de charge complèteNC
Bac robot235 ml
Volume du sac à poussière3,2 L
Capacité du réservoir d’eau propre / usée4,2 L / 3,0 L
Vitesse de rotation annoncée230 tr/min
Assistance vocaleBuilt-in & third-party
Ajout automatique de détergentDual-Solution Compartment
NavigationVersaLift DToF + 2 caméras IA + lumière latérale 3D structurée + LED + jusqu’à 280+ types d’objets
Brosse principaleHyperStream™ Detangling DuoBrush 2.0

Sur le papier, le X60 Max Ultra Complete frappe fort sur trois points : un gabarit ultra-fin (7,95 cm) rare sur un flagship, une puissance annoncée très élevée (35 000 Pa), et surtout un combo “tout-terrain” avec franchissement jusqu’à 8,8 cm et station 100°C orientée hygiène/odeurs (pratique avec des animaux). Le bémol, c’est que l’autonomie, le bruit et la performance réelle restent à vérifier pour avoir un portrait vraiment fiable de ce nouveau candidat !

Pourquoi Dreame mise tout sur le profil bas… et sur la station

À ce niveau de gamme, Dreame ne cherche plus à “réinventer” le robot-aspirateur : l’enjeu, c’est plutôt de réduire les compromis là où les modèles premium restent perfectibles. Premier irritant : les zones inaccessibles. Une partie de la poussière se loge sous les canapés, les lits et certains buffets, et quelques millimètres de trop suffisent à laisser des “angles morts”. Avec une hauteur annoncée à 7,95 cm, le X60 ne promet pas une révolution, mais un élargissement très concret de la couverture : beaucoup de robots haut de gamme avec tourelle culminent autour de 10 cm, et ce différentiel de 1,5 à 2,5 cm peut suffire à faire passer un robot sous des meubles bas modernes (meuble TV, lit plateforme, canapé à caisse basse).

Dreame X60 Max Ultra Complete sous un meuble très bas
« La partie que personne ne veut faire… C’est pour ma pomme ! » ©Dreame

Deuxième point : les seuils et tapis épais. Vu de l’extérieur, annoncer “jusqu’à 8,8 cm” peut sembler spectaculaire… mais l’intention est plus terre-à-terre : réduire le nombre de blocages qui cassent l’autonomie au quotidien. Dans la plupart des tests, encore beaucoup de robots “classiques” plafonnent autour de 2 cm de seuil franchissable ; c’est suffisant pour les transitions propres, mais ça coince dès qu’on cumule un rail + une barre, un seuil un peu haut, ou un bord de tapis épais. Dans cette logique, le X60 vise moins à “changer de catégorie” qu’à être moins exigeant sur l’environnement : tolérer davantage de situations réelles comme les passages irréguliers ou les doubles seuils et devenir la nouvelle norme premium, là où Roborock n’annonce « que » 4 cm sur ses Saros.

Dreame X60 Max Ultra Complete sur double margelle
« Maintenant, je comprends l’intérêt du gainage… » ©Dreame

Enfin, avec une station qui promet le lavage des serpillières à 100°C, la marque s’attaque à l’odeur, au gras et à l’entretien, particulièrement sensibles dans les foyers avec animaux (ou des testeurs fous qui procèdent à des expériences façon Mimi Cracra…).

Un nouveau modèle qui peut faire doublon… mais qui gratte sérieusement les limites actuelles

Le Dreame X60 Max Ultra Complete arrive dans une zone un peu inconfortable : celle du “flagship de plus”, alors que le X50 Ultra Complete couvre déjà largement les besoins d’un robot premium. Sur le fond, la différence se joue sur des compromis grattés un par un : un robot annoncé plus bas pour réduire les angles morts sous les meubles, plus puissant sur le papier, une station orientée hygiène (lavage chaud) et une tolérance accrue face aux passages difficiles. On n’est donc pas (encore) une nouvelle catégorie : juste sur une manière de rendre le robot moins dépendant d’un intérieur optimisé pour lui.

Le risque, c’est évidemment la cannibalisation : à prix et positionnement proches, le X50 reste le choix premium déjà très complet, tandis que le X60 devient une sorte de vitrine technologique, surtout pertinente si l’on cumule des contraintes concrètes (meubles bas, seuils/tapis pénibles, forte exigence d’hygiène). Autrement dit : on ne s’y intéressera que pour réduire les situations où un très bon robot se heurte encore à une limite.

Et puis il y a le doublon externe : Roborock joue désormais le même match avec ses modèles ultra-plats. À ce niveau, la différence se fera moins sur la surenchère de chiffres que sur l’expérience : fiabilité de la navigation dans les zones sombres, constance sur tapis, qualité du lavage dans la durée, gestion des odeurs, fréquence d’entretien réellement nécessaire, stabilité de l’app et des automatisations. En 2026, la signification de « premium » sera un robot autonome, prévisible, et réclamant donc le moins d’attention possible…

Prix et disponibilité : ce qu’on sait, ce qui manque encore

Aux États-Unis, Dreame positionne le X60 Max Ultra Complete dans le très haut de gamme, avec un prix annoncé de 1 699,99 $ et une commercialisation annoncée à partir du 10 février 2026 (avec une phase de précommande/early offers en amont). En revanche, pour la France/Europe, il manque encore l’essentiel : date de sortie locale, tarif en euros, détails du bundle “Complete” selon les pays, ainsi que la politique SAV et le coût/disponibilité des consommables (sacs, patins, brosses, détergents). En attendant, l’alternative la plus évidente s’appelle Mova S70 Ultra Roller !

On espère vous en dire davantage le plus vite possible ! Et vous ? Pensez-vous que les améliorations du X60 Maw Ultra Complete pour concerner votre intérieur ou, rien qu’à voir le prix aux USA, vous savez que vous allez lâcher l’affaire ?

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Roborock ose le robot aspirateur qui grimpe les escaliers : révolution… ou casse-tête ?

15 janvier 2026 à 18:15
Roborock Saros Rover en train de monter une marche

Roborock vient de lâcher une petite bombe au CES 2026 : le Saros Rover, un robot aspirateur qui ne se contente plus d’éviter l’escalier… il le grimpe. Et pas juste pour “passer à l’étage” : l’idée, c’est qu’il nettoie chaque marche au passage, comme si l’escalier devenait enfin une surface comme une autre. Really ?

Roborock mise sur ce qu’elle présente comme la première architecture “wheel-leg” (des “jambes-roues” articulées) : chaque module peut monter et descendre indépendamment, afin de garder le robot stable tout en franchissant marches, pentes et reliefs. Côté cerveau, la marque évoque un pilotage via algorithmes d’IA, capteurs de mouvement et information spatiale 3D.

Évidemment, une promesse aussi “révolutionnaire” ouvre autant de portes qu’elle soulève de questions : cartographie multi-étages, gestion des risques de chute ou de blocage, sécurité pour les habitants (enfants, animaux, objets sur les marches), et surtout réparabilité si un incident survient sur l’élément le plus brutal de la maison. D’autant que Roborock reste prudente : pas de spécifications détaillées, pas de prix, pas de date de sortie, et le Rover est présenté comme un produit réel en développement. Nous allons examiner en l’état la promesse d’un des leaders du marché, et essayer de deviner si son ambition ne risque pas de lui faire louper une marche !

Comment le Saros Rover procède-t-il pour gérer les escaliers ?

Sur le stand, le Saros Rover ne “saute” pas les escaliers comme un gadget de foire : il les négocie marche par marche, avec une chorégraphie mécanique assez parlante. Le robot soulève son châssis, se pose sur la marche, puis pivote sur une de ses jambes-roues pour aspirer le long de la marche, avant de recommencer sur la suivante. L’effet est spectaculaire… mais surtout très différent d’un simple franchissement de seuil : ici, l’escalier devient une surface de nettoyage à part entière.

Le point qui calme immédiatement l’enthousiasme, c’est le rythme ; il lui faut un peu moins de trois minutes pour monter cinq marches. À l’échelle d’une maison, c’est loin d’être anecdotique : si le Rover doit “travailler” l’escalier en plus de l’étage, la durée totale des cycles peut exploser. D’autre part, il n’est pas rare que le robot tangue légèrement au bord d’une marche, au point de donner l’impression qu’il est sur le point de basculer, avant de se rattraper. En somme la moindre perte d’adhérence, le moindre objet oublié sur une marche, le moindre frôlement avec le chat peut tourner en accident domestique !

Plus rassurant sur les autres types de relief…

Roborock ne mise pas uniquement sur l’escalier : la démo inclut aussi la gestion des pentes et des différences de niveaux. The Verge explique que le Rover descend une pente “avec contrôle”, et que Roborock revendique la capacité à freiner, s’arrêter, faire demi-tour et remonter en marche arrière. Mieux : le robot a réalisé un petit “hop” destiné à franchir des seuils multi-niveaux.

Roborock Saros Rover sur une pente
Un sens de l’équilibre plutôt impressionnant ! ©nghenhinvietnam

Et c’est là que la promesse devient intéressante : si ce Rover sait enchaîner montée, descente, arrêt, pivot, micro-saut, alors on n’est plus seulement face à un robot “plus fort”, mais face à un robot qui doit gérer une dynamique proche de la robotique mobile. Techniquement, ça ouvre la voie à un vrai nettoyage multi-étages.

Cartographie et navigation : le vrai mur technique

Sur un robot “classique”, la navigation consiste surtout à se repérer, éviter les obstacles et optimiser les trajets sur un plan 2D. Avec le Saros Rover, Roborock change d’échelle : dès qu’on ajoute des marches, on ne parle plus seulement d’itinéraires, mais de posture, de stabilité, d’adhérence, et de décisions en temps réel. La marque résume son approche avec une formule assez claire : une lecture spatiale 3D, combinée à des capteurs de mouvement et à des algorithmes d’IA, pour ajuster la cinématique des jambes-roues au fil des appuis.

Le problème, c’est que cette promesse est aussi celle qui laisse le plus de zones d’ombre. Roborock parle de “3D” et d’IA, mais sans détailler la nature des capteurs, ni la manière dont la cartographie s’organise quand le sol devient vertical par séquences. Or, c’est précisément là que tout se joue : si le Rover veut être autre chose qu’une démonstration spectaculaire, il doit maîtriser la réalité domestique avec un niveau de fiabilité supérieur à celui d’un robot qui se contente d’éviter le vide. Ce qui nous laisse avec pléthore de questionnements :

  • Quels capteurs exactement, notamment pour gérer les escaliers sombres et les marches aux arêtes peu nettes ?
  • Comment se gère la cartographie multi-étages ?
  • Si la station reste au RDC, est-ce que le robot redescend systématiquement pour se vider/se laver/recharger ? Ou faudra-t-il, à terme, imaginer une base par étage ?

En somme, pour transformer l’essai, il faudra prouver que le Saros Rover sait cartographier et naviguer “en 3D” avec la même fiabilité qu’un bon robot en 2D.

Sécurité, fiabilité et réparabilité : le vrai prix du risque

Quand un robot reste au sol, la pire frayeur, c’est souvent un blocage sous un meuble ou une belle trace de boue sur un tapis. Quand il monte un escalier, la sécurité devient un sujet central, et pas seulement pour le robot. Or, la sécurité, c’est la capacité à gérer les imprévus de manière répétable, pendant des centaines d’heures, avec des comportements prévisibles pour les habitants. Vu les premières démos, il semble que la marge d’erreur soit relativement fine, d’autant plus que l’expérience domestique sera forcément plus chaotique qu’une présentation publique dans des conditions optimales.

L’autre inquiétude la plus évidente concerne l’architecture à jambes-roues, laquelle implique mécaniquement plus de pièces mobiles, donc plus d’usure potentielle, plus de tolérances à tenir, et probablement un SAV plus coûteux qu’un robot à châssis classique. Dans le meilleur des cas, ce surcroît de complexité se traduit par un entretien et des consommables spécifiques ; dans le pire, par des réparations lourdes.

En somme, les garde-fous manquent de netteté pour protéger l’appareil des chutes, gérer un éventuel obstacle au moment critique, solutionner une casse survenue après la rencontre du cocker surexcité avant sa promenade… Bref, tant que Roborock n’a pas verrouillé ces deux volets, on est face à une techno prometteuse… mais pas encore “domestiquée”. Mais si la marque arrive à verrouiller la sécurité en conditions réelles et une réparabilité intelligente, elle ouvre un nouveau chapitre du robot domestique.

En attendant d’en savoir plus : les autres annonces Roborock au CES 2026

Reste que, pour l’instant, Roborock entretient volontairement le suspense sur son “produit phare” : aucun prix ni date de sortie n’ont été annoncés pour le Saros Rover, toujours présenté comme un projet en développement.

Pour patienter, la marque pousse des nouveautés plus immédiatement “commerciales”, à commencer par le Qrevo Curv 2 Flow, qui succède au Qrevo Curv 2 Pro. C’est un modèle important dans la gamme, puisqu’il introduit chez Roborock un rouleau serpillière motorisé (avec promesse d’auto-nettoyage), une aspiration annoncée à 20 000 Pa, la compatibilité Matter et une station/dock dédiée. Aux États-Unis, Roborock annonce un lancement le 19 janvier à 849 $ en prix promo (pour un prix public indiqué à 999 $).

Qrevo Curv 2 Flow devant sa station
©Roborock présente aussi le Qrevo Curv 2 Flow…

Nota Bene : pour les fans de foot, Roborock n’a pas manqué de rappeler son partenariat avec le Real Madrid dans ses communications autour du CES 2026 !

Dans un registre plus “haut de gamme technique”, les Saros 20 et Saros 20 Sonic mettent l’accent sur le franchissement… mais des seuils, pas des escaliers. La marque évoque AdaptiLift Chassis 3.0 pour mieux passer les obstacles, StarSight 2.0 pour la reconnaissance d’objets, et, sur le Sonic, une serpillière vibrante VibraRise 5.0, avec une puissance annoncée à 35 000 Pa et une station qui parle notamment de lavage à l’eau chaude.

Gamme Saros 20 Roborock
… et enfin la gamme Saros 20 ! ©Roborock

En revanche, pas de prix, et une sortie annoncée encore un peu plus tard dans l’année.

Et vous, vous y croyez à ce Saros Rover de Roborock ? Pourriez-vous faire partie des premiers acheteurs pour assister à un tournant dans l’électro-ménager robotique, ou jouerez-vous la carte de la prudence en attendant que le produit soit testé par nos soins ?

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Tineco Floor One S9 Artist : l’aspirateur laveur star des réseaux sociaux chute à moins de 500€ pour les soldes (-250€)

15 janvier 2026 à 17:40
Le Tineco Floor One S9 Artist est à moins de 500 euros pendant quelques jours.

Vous cherchez un aspirateur laveur efficace ? Bonne nouvelle : le Tineco Floor One S9 Artist qui cartonne sur les réseaux sociaux est en promo à moins de 500 euros.

Le Tineco Floor One S9 Artist est à prix cassé pour ces soldes d’hiver. Avec une remise de -250€, il se retrouve au même prix que pendant le Black Friday ! Vous pouvez donc vous procurer cet aspirateur laveur star des réseaux pour seulement 499€, contre 749€ à sa sortie. Mais attention, cette offre n’est valable que jusqu’au 25 janvier prochain, donc il ne va pas falloir hésiter trop longtemps.

Tineco S9 Artist à 499 € : pourquoi c’est le bon moment de l’acheter ?

Cette réduction est loin d’être anodine, et ce, pour plusieurs raisons. Déjà, parce que le Tineco Floor One S9 Artist est un aspirateur laveur qui a largement fait ses preuves depuis sa sortie. Nous l’avons nous-même essayé et nous avons été séduit (voir notre test du Tineco Floor One S9 Artist).

Le Tineco Floor One S9 Artist est parfait si vous avez un logement avec des sols durs comme du carrelage, du parquet, du stratifié ou du linoléum. Si vous avez de nombreux tapis, ou de la moquette, on vous conseille plutôt de passer votre chemin. Vous pouvez consulter notre comparatif des meilleurs aspirateur balais laveurs pour faire le meilleur choix possible. On vous conseille aussi de jeter un oeil aux meilleurs ventes d’aspirateurs chez Amazon pour voir ce que fait la concurrence.

Si vous aviez raté votre chance de profiter du Tineco Floor One S9 Artist pendant le Black Friday, c’est votre 2nde chance pour l’acheter à moins de 500 euros. Sur son segment, à savoir des aspirateurs laveurs dans les 750 euros, c’est clairement l’un des plus efficaces. Alors à seulement 499€, vous bénéficiez ici d’un rapport qualité-prix très intéressant.

Puissance, autonomie, auto-nettoyage : notre verdict sur le Tineco S9 Artist

L'aspirateur laveur Tineco Floor One S9 Artist est en promo pour les soldes d'hiver.
© Tineco

Premier avantage du Tineco Floor One S9 Artist : son assistance motorisée. Le système d’assistance au retour vertical facilite même le rangement en position « parking ».

Sa puissance d’aspiration est annoncée à 22kPa. Après différents tests, le sol est ressorti entièrement propre, sans aucune trace poisseuse et à peine humide. En prime, le rouleau aspire les cheveux sans nœuds et sa solution nettoyante évite les mauvaises odeurs. Côté niveau sonore : on est sur 68 dB.

Autre avantage de taille : son auto-nettoyage FlashDry. Il vous suffit de le poser sur son socle et d’appuyer sur un bouton et voilà : le rouleau sera nettoyé à 85°C puis séché à l’air chaud, et ce, en 5 minutes au total et sans consommer beaucoup de batterie.

Le Tineco Floor One S9 Artist est accompagné d’une application mobile qui n’est pas seulement un gadget. Vous pouvez y régler l’intensité d’aspiration souhaitée (modes Auto, Max ou Ultra), le volume de pulvérisation, la vitesse des roues motrices, et même le volume des indications vocales. Vous pouvez aussi voir sur l’application où en est l’usure de votre rouleau-brosse.

A 499€ au lieu de 749€ et garantie 2 ans, le Tineco Floor One S9 Artist est plus qu’attrayant. Il a déjà fait ses preuves, que ce soit auprès des utilisateurs qui le notent 4,2/5 chez Amazon ou lors de notre test, et on ne saurait que trop vous conseiller de l’envisager sérieusement si vous cherchez un aspirateur laveur efficace et durable.

Plus jamais vos bijoux ne seront aspirées par erreur : l’aspirateur robot Flow 2 de Narwal les retrouve !

14 janvier 2026 à 19:29
Narwal Flow 2 et sa version raccordée à la tuyauterie

Au CES 2026, Narwal revient sur le devant de la scène pour consolider sa place dans le haut de gamme du robot-aspirateur et plus généralement dans les solutions de lavage. Au programme : un nouvel appareil SURPUISSANT et smart, enrichi d’un écosystème plus large…

Cette année, la marque ne vient pas seulement “montrer un robot”. Sur son stand, Narwal déroule une vision plus étendue du nettoyage domestique, en élargissant son écosystème avec des produits complémentaires comme des aspirateurs balais et un appareil dédié aux matelas. L’idée est simple : couvrir plus de situations, du sol aux tissus, tout en gardant une logique de gamme cohérente. Mais la star, c’est bien le Narwal Flow 2, présenté comme le nouveau flagship. Celui-ci revendique une IA épaulée par une double caméra 1080p pour mieux reconnaître et éviter les objets, et un vrai saut sur la fiche technique avec une aspiration annoncée jusqu’à 30 000 Pa et un lavage à l’eau chaude.

Là où Roborock fait le show avec un robot capable de grimper des escaliers, et où Ecovacs peaufine la gestion des taches, Narwal joue une carte moins spectaculaire mais potentiellement plus utile au quotidien : mieux “voir” ce qui traîne et sécuriser le nettoyage sans exiger un sol parfaitement rangé. Reste que la promesse ne se jugera pas sur la scène du CES : si le Flow 2 vise un vrai statut de flagship, il devra surtout convaincre sur la fiabilité et la maturité logicielle. Voyons ça d’un peu plus près…

Narwal Flow 2 : domotique et performances améliorées

Sur le Flow 2, Narwal mise d’abord sur ce qui fait (ou défait) un robot au quotidien : la capacité à circuler dans une maison imparfaite. Le robot s’appuie sur deux caméras RGB 1080p offrant un champ de vision de 136°, et sur une IA qui traite l’essentiel en local, avec la possibilité d’envoyer une image dans le cloud en cas de doute pour affiner l’analyse. L’objectif affiché : éviter les obstacles “au millimètre” et reconnaître des objets sans se limiter à une petite liste figée. Seulement, la navigation du Flow (V1) fonctionnait déjà sur des bases très solides : à quel point cette amélioration sera visible à l’œil nu ?

Concrètement, la nouveauté la plus parlante, c’est le mode qui repère des objets de valeur (bijoux, clés, etc.) : le Flow 2 garde ses distances (au moins 5 cm), puis envoie dans l’app une photo et la position sur la carte. C’est moins spectaculaire qu’un robot qui grimpe des marches, mais potentiellement beaucoup plus utile quand on ne veut pas “ranger pour pouvoir lancer le robot”.

Enfin, Narwal pousse des modes “famille” : silence près du berceau, évitement de zones sensibles (tapis de jeu / zones de déplacement), rappels quand des jouets traînent, et même des fonctions orientées animaux (repérer l’animal, nettoyer plus fort les zones où il vit). Là encore, la promesse est pertinente. La question sera la fiabilité (faux positifs, comportement en faible lumière, dépendance cloud).

Le nettoyage : toujours plus de puissance et lavage à l’eau chaude en continu

Sur le papier, Narwal muscle franchement la fiche technique avec une aspiration annoncée jusqu’à 30 000 Pa, et des briques maison comme CarpetFocus (adaptation sur tapis) et DualFlow Tangle-Free (réduction de l’enchevêtrement cheveux/poils). C’est le genre de combo qui, s’il est bien réglé, peut faire la différence sur les tapis épais et les foyers avec animaux.

Narwal Flow 2 serpillère au bord des plinthes
On espère vous montrer les mêmes images en test ! ©Narwal

Le point le plus intéressant reste cependant le lavage. Narwal conserve son approche “track mop” avec injection d’eau en temps réel pour garder une serpillière propre, et annonce une montée en température : le communiqué parle d’un lavage à l’eau chaude porté de 113°F à 140°F (≈ 60°C) et d’une pression constante de 12 N pour décoller les saletés tenaces.

La station et l’autonomie d’usage : des sacs à poussière réutilisables !

Narwal n’oublie pas la partie “vie avec le robot” : le Flow 2 garderait deux options de station (une simple réservoir, une avec remplissage/vidange automatiques), tout en ajoutant des éléments orientés maintenance minimale comme un sac à poussière réutilisable et des filtres revus (lavables / jetables selon cas). Côté logiciel, la marque met aussi en avant une cartographie TrueColor 3D “tap-to-clean” (jusqu’au mobilier) et une gestion de batterie pilotée par IA.

En somme, quelle avancée par rapport au Narwal Flow ?

Le Narwal Flow (V1) n’était pas un “concept CES” : c’était déjà un robot très abouti sur le lavage, avec une approche technique assez rare. Sur la fiche, on retrouve 22 000 Pa, un rouleau FlowWash auto-entretenu à l’eau chaude 113°F (45°C), et surtout une pression annoncée à 12 N (donc, pas un simple patin qui caresse le sol). Il ajoutait déjà une brique “intelligence” solide avec double caméra RGB + IA (jusqu’à 200 objets reconnus selon les specs reprises par Vacuum Wars), une serpillière qui peut se relever de 12 mm sur tapis, et un châssis ultra-plat (95 mm).

Ce que Narwal tente avec le Flow 2, c’est moins une révolution qu’un resserrage des vis là où la V1 était déjà bonne : plus de puissance (30 000 Pa), et surtout une IA plus “contextuelle” grâce à un système NarMind Pro annoncé comme nouveau, avec double caméras 1080p (FOV 136°) et une promesse forte : reconnaissance illimitée + modes “scénarios réels” (Pet Care, Baby Care, AI Floor Tag). Le truc le plus parlant au quotidien, c’est ce “Floor Tag” : le robot repère un objet de valeur, le prend en photo, le localise sur la carte et garde une distance de sécurité (The Verge parle d’au moins 5 cm). Côté lavage, Narwal annonce surtout une montée en température : 140°F (60°C) au lieu de 113°F (45°C), tandis que certains médias parlent de 158°F (70°C) — à traiter comme “selon les sources” tant qu’on n’a pas la fiche Europe définitive.

Là où le Flow (V1) laisse davantage de marge de progression, c’est sur la couche “expérience” : une application jugée dense, parfois capricieuse, et notamment quelques comportements irréguliers du mode Freo selon les intérieurs (gestion de la poussière, décisions de nettoyage pas toujours limpides). C’est précisément ce que le Flow 2 doit corriger pour mériter son statut de nouveau flagship : l’IA ne doit pas seulement “reconnaître plus d’objets”, elle doit rendre le robot plus fiable, plus prévisible et plus simple à vivre.

En résumé… et en attendant d’en savoir plus !

CritèreNarwal Flow (V1 – 2025)Narwal Flow 2 (CES 2026)
Aspiration (max.)22 000 Pa30 000 Pa
Système de lavageFlowWash “track/roller” auto-entretenuFlowWash “track/roller” amélioré
Température eau chaude (lavage/entretien)113°F (45°C)140°F (60°C) (officiel)
Pression appliquée au sol (lavage)12 N12 N
Caméras / visionDouble caméras RGB + IA2× 1080p RGB, 136°, modèle VLM “OmniVision”
Reconnaissance d’objets~200 objets“Unlimited object recognition” annoncé
“Tag” objets de valeurOui (photo + localisation dans l’app + priorité d’évitement)
Modes “famille”IA / détection de saleté (DirtSense 2.0)Pet Care + Baby Care + AI Floor Tag
Relèvement serpillière sur tapisOui (12 mm)Non communiqué
Hauteur robot95 mmNon communiqué
Station / poussièreSac 2,5 L, “jusqu’à 120 jours”Sac 2,5 L, “jusqu’à 120 jours” réutilisable + filtre lavable
Prix / dispo999 € (hors promo)dispo annoncée avril 2026 ; pas de prix annoncé

Bonus : Narwal élargit l’écosystème (V50 & U50)

À côté du Flow 2, Narwal profite du CES pour élargir son champ d’action avec deux appareils complémentaires !

V50 : un aspirateur balai qui tient la route

Narwal met en avant un format léger (environ 3,1 lb / 1,4 kg) et une station avec auto-vidage, censée réduire la corvée de maintenance. Sur la fiche, plusieurs médias reprennent une puissance annoncée autour de 210 AW. Pour récupérer rapidement les miettes après un repas, les poils sur un plaid, ou nettoyer un palier sans relancer un cycle complet, c’est tout à fait pertinent, mais, sans prix communiqué, difficile de nous prononcer sur son intérêt réel…

U50 : un aspirateur matelas anti-acariens

Narwal U50 sur une couette
S’il pouvait sortir avant le printemps et le pollen, ça nous arrangerait… ©Narwal

Ici, Narwal vise clairement les foyers sensibles aux allergies, avec une approche “traitement” plus que simple aspiration : chaleur ~137°F, UVC, 60 000 taps/min et 16 000 Pa annoncés. C’est typiquement le produit niche qui attire l’œil sur un salon comme le CES et qui peut aussi faire un bon encart “hygiène” dans une gamme qui cherche à devenir plus globale. Toujours pas de prix, en revanche…

Et vous ? Êtes-vous plutôt du genre à vous équiper d’un seul et même écosystème ? Ou bien passez-vous d’une marque à une autre pour avoir le meilleur de l’électroménager selon les spécialités de chacun et les contraintes de votre propre domicile ? Dites-nous tout en commentaires !

MOVA continue la conquête des robots-aspirateurs avec trois nouveaux modèles !

13 janvier 2026 à 17:53
Mova S70 double coloris

“Move Up, Move Beyond”, tel est le crédo de MOVA pour le CES 2026. La marque, encore jeune à l’échelle du marché mais déjà très visible sur le segment “premium accessible” se propose de livrer une lecture cohérente de ce que doit être la maison intelligente version 2026.

Les robots aspirateurs se ressemblent de plus en plus sur le papier, et la différence se joue désormais sur des sujets très concrets : passer sous les meubles, laver vraiment (pas juste humidifier), réduire la dépendance à l’entretien, et rendre l’expérience plus propre. En filigrane, on sent aussi la pression sur les prix : le haut-de-gamme se veut toujours plus autonome, pendant que le milieu-de-gamme récupère ses meilleures idées.

C’est exactement là que s’inscrit la nouvelle “série 70”, articulée autour de trois robots aux philosophies distinctes : S70 Ultra Roller, P70 Pro Ultra, et V70 Ultra Complete. Trois promesses pour tous les budgets. Vrai pas en avant pour l’utilisateur ou boulimie ultra-productive ? On va essayer d’y voir plus clair…

MOVA S70 Ultra Roller : finesse et efficacité

Ce robot annoncé à 90 mm d’épaisseur a été pensé pour aller chercher la poussière et les traces là où les modèles plus hauts font chou blanc. À ce titre le S70 met en avant une navigation “radar” (CovertSense), cohérente avec l’objectif “sous les meubles” : quand l’espace se réduit, le robot n’a plus le droit à l’approximation. Sur ce point, la promesse n’est pas seulement la précision, mais la capacité à conserver une trajectoire propre dans des environnements denses, où beaucoup de robots finissent par hésiter ou se coincer.

MOVA S70 Ultra Roller vu de face
Ah cette belle géométrie, ça chatouille l’esthète qui sommeille en nous ! ©MOVA

Bien sûr, la finesse et la précision ne doivent pas entraver un lavage actif avec une réelle pression au sol. La vigueur du dispositif HydroForce repose sur le maintien d’un cycle continu (pulvérisation, lavage sous pression, récupération de l’eau sale, évacuation) pour éviter de redéposer ce que le robot vient d’essuyer. Nous avons hâte de voir si la séparation propre/sale est aussi bien gérée qu’annoncé. On conserve le module AutoShield, qui détecte et protège les sols vulnérables contre l’humidité tout en accentuant l’aspiration de la fibre.

Quant à la station MOVA annonce un lavage des éléments de lavage à 100°C et un séchage à air chaud à 70°C. L’intérêt est évident (hygiène, réduction des odeurs, moins d’entretien quotidien), mais seul un véritable test en conditions réelles (durée des cycles, bruit, consommation, efficacité sur le long terme) nous permettra de nous positionner concrètement.

MOVA P70 Pro Ultra : la performance premium à prix plus accessible (à confirmer !)

Le P70 entend reprendre les codes des meilleurs robots-aspirateurs sans exiger le budget d’un ultra-flagship. Les arguments sont bel et bien là : 30 000 Pa d’aspiration, 260 RPM et 12 N de pression descendante. On espère ainsi voir des tapis immaculé et des taches perdre en ténacité même après plusieurs heures.

Pour ce faire, on retrouve un système de nettoyage automatisé de la station avec planche de lavage à 100°C. Tout est là : une station qui lave mieux ses éléments de lavage limite l’encrassement des serpillères. Les performances devraient donc se maintenir au fil des semaines. On peut aussi remarquer la mention du module MaxiReach, qui aura pour mission de couvrir la petite marge le long des plinthes qui oblige à repasser à la main (ou à oublier…).

MOVA P70 Pro Ultra
Il a une petite vibe Narwal celui-ci, non ? ©MOVA

Restent à voir les autres caractéristiques, et bien entendu le prix. Si le test est concluant et que les porte-feuilles sont épargnés, alors MOVA tient une recette redoutable qui risque de faire évoluer le marché encore plus rapidement !

MOVA V70 Ultra Complete : puissance max et (enfin !) une station sans sac

Le V70 Ultra Complete, c’est la vitrine MOVA version 2026 : des performances annoncées au sommet, et quelques atouts pour aller toujours plus loin. D’abord, on a le chiffre monstrueux de 40 000 Pa, vraiment intéressant pour les tapis, les poils coincés et les débris plus lourds.

Ensuite on accueillera avec enthousiasme le nouveau EcoCycle Dust Collector, un système réutilisable et sans sac destiné à éviter le gaspillage des sacs jetables et à réduire les coûts récurrents. On a déjà vu ça sur l’Ecovacs Deebot X11, et le résultat était plutôt convaincant ! Cela étant, l’ergonomie était encore perfectible au moment du vidage ; qu’en sera-t-il pour le V70 ? Par ailleurs, quelle en sera la contenance ?

MOVA V70 Ultra Complete (silhouette)
Le ©MOVA V70 Ultra Complete a pour caractéristique d’être toujours à contre-jour (on en saura plus très bientôt)…

Autre point marquant : le V70 embarque StepMaster 2.0 avec un franchissement annoncé jusqu’à 8 cm : seuils, pieds, rails, petites marches… En outre, la marque veut mettre en avant une brique IA de type Customized Obstacle Avoidance Master, pour les intérieurs particulièrement vivants (jouets, câbles, chaussettes, gamelles). En somme, MOVA poursuit sa chevauchée vers des robots tout-terrains et donc de plus en plus autonomes !

Un projet encore très confidentiel…

À ce stade, MOVA a surtout posé le décor et les promesses. Les prix (et la segmentation exacte entre S70, P70 et V70), les dates de sortie, ainsi que les marchés concernés (France, Europe, ou lancement plus progressif) n’ont pas encore été clarifiés. Même chose pour les données très concrètes : capacité des bacs, gestion précise des consommables (notamment autour du sans sac EcoCycle), fréquence d’entretien, et conditions de garantie/SAV.

Bref : la série 70 intrigue, mais se tient encore trop loin de nos spéculations de testeur. Les trois axes distincts semblent former une gamme complète et cohérente, mais rien ne vaut une démonstration, peut-être au cours d’un prochain event… Ou directement dans nos labos ! On croise les doigts très fort !

Ecovacs Deebot X12 OmniCyclone : un “X11.1” ou un vrai remplaçant ?

12 janvier 2026 à 17:04
Deebot X12 OmniCyclone avec projection de détergent

Présenté au CES 2026 début janvier, le Deebot X12 OmniCyclone a de quoi surprendre par son timing : Ecovacs le dévoile comme une évolution directe du X11, lancé seulement quelques mois plus tôt.

Le X11 OmniCyclone incarnait déjà le haut de gamme “hands-free” d’Ecovacs : une approche premium centrée sur une station cyclonique sans sac (plus hygiénique et économique sur le long terme), une recharge PowerBoost pensée pour enchaîner les grandes surfaces, et un lavage au rouleau qui visait la régularité plutôt que le simple passage de serpillières plates.

Produits Ecovacs CES 2026
©Ecovacs l’a mis au centre de ses nouveautés : promesse d’une R&D vraiment aboutie ?

À l’affiche de son successeur, trois nouveautés très “terrain” : un prétraitement des taches avec détection (infrarouge) et jets d’eau haute pression, un rouleau de lavage plus long (OZMO Roller 3.0, annoncé à 26 cm) et une housse intelligente censée éviter de mouiller les tapis lors des transitions. S’agirait-il donc d’une nouvelle génération qui rend le X11 immédiatement obsolète, ou un refresh ciblé qui corrige surtout deux ou trois points précis ? En attendant l’annonce d’un prix et d’une date de sortie, nous vous proposons de regarder ensemble les points les plus prometteurs et différenciants tout récemment présentés par la marque.

Le Deebot X12 OmniCyclone en trois nouveautés majeures

Il semble que le Deebot X12 OmniCyclone soit avant tout conçu pour corriger trois irritants très concrets : les taches un peu sèches, la constance du lavage sur grandes surfaces, et la cohabitation avec les tapis quand on lave souvent. De bonnes idées sur le papier qui s’inscrivent directement dans la continuité de l’existant. Mais à quel point y-a-t-il vraiment rupture ?

FocusJet : le prétraitement des taches… enfin plus crédible ?

La nouveauté la plus “parlante” s’appelle FocusJet Stain Pre-Dissolving : un détecteur infrarouge repère la zone souillée, puis deux buses haute pression projettent des jets d’eau croisés pour “attaquer” la saleté avant le passage du rouleau. Pourquoi Ecovacs insiste là-dessus ? Parce que le X11, malgré son OZMO Roller 2.0 et sa logique de rouleau maintenu propre par injection continue d’eau, pouvait encore montrer ses limites sur des taches un peu sèches.

Deebot X12 OmniCyclone vu de côté
Bon, la DA reste très proche de la version précédente. ©Ecovacs

Bien sûr, cela soulève des questions qui nécessitent un test rigoureux, puisque, sur certains sols, certains effets secondaires peuvent survenir : sur-humidification locale, éventuelle dispersion de salissures, et efficacité potentiellement variable selon la texture du revêtement.

OZMO Roller 3.0 : plus large, mieux rincé, plus constant ?

Deuxième évolution, très concrète : OZMO Roller 3.0. Ecovacs annonce un rouleau porté à 26 cm, soit +50 % par rapport à la génération précédente. L’intérêt par rapport au X11 (OZMO Roller 2.0) est évident : si le rouleau “travaille” mieux en largeur, le robot peut réduire le nombre de bandes sur une même pièce, donc gagner du temps… sans forcément sacrifier la pression ou la fréquence de frottement qui faisaient l’ADN du X11.

Nota Bene : Ecovacs ajoute aussi un argument de “propreté en continu” : la marque parle de jets d’eau pulsés via 16 buses pour aider à décoller les saletés tenaces, en parallèle de la logique d’auto-lavage du rouleau.

Le “mop cover” : la vraie protection des tapis épais

Troisième nouveauté, sans doute la plus “usage” : un smart mop cover, autrement dit une housse/couvercle qui vient isoler la partie humide lors des passages sur tapis, afin d’éviter l’effet désagréable du tapis “un peu mouillé” après une session mixte. Certes, une housse peut mieux isoler qu’un relèvement partiel, mais elle ajoute aussi un mécanisme et des tolérances à gérer. Les points à surveiller au test seront donc très concrets : compatibilité avec tapis épais, franges, seuils, et capacité à rester fiable sur la durée !

Navigation et évitement : du neuf ou surtout une reformulation marketing ?

Ecovacs met en avant, sur la série Deebot X12, une détection d’obstacles dite « Full Scenario », qui combinerait LiDAR et vision par ordinateur pour affiner le déplacement et éviter les objets du quotidien. Sur le principe, c’est cohérent avec l’orientation “premium” de la gamme : un robot très autonome doit savoir se repérer finement et surtout ne pas se mettre en défaut à la moindre chaussette, câble ou pied de chaise.

Pour autant, il faut rester prudent sur la portée réelle de l’annonce. Le X11 s’appuyait déjà sur une approche hybride (capteurs laser et caméra / IA) et, dans la série Deebot X, l’objectif est depuis longtemps d’obtenir un robot plus bas (sans dôme LiDAR proéminent) tout en conservant une cartographie et un évitement solides. Dans ce contexte, “Full Scenario” ressemble davantage à une itération (capteurs + algorithmes) qu’à une rupture technologique.

Autonomie et station : une annonce spectaculaire !

Sur le X12 OmniCyclone, Ecovacs revendique une continuité plutôt qu’une rupture : on reste sur l’idée OmniCyclone (station cyclonique / sans sac), l’un des marqueurs les plus différenciants de la gamme face aux bases à sacs jetables. Sur le X11, la marque mettait déjà en avant une station “PureCyclone” pensée pour limiter les consommables, avec une logique de maintenance plus “durable”.

La mise à jour annoncée se joue surtout sur l’énergie : PowerBoost Charging Plus. Dans les communiqués CES 2026, Ecovacs promet une supercharge améliorée (avec par exemple une récupération annoncée de 6 % en 3 minutes sur certaines communications), et une optimisation “algorithme + puissance”, permettant au robot de nettoyer jusqu’à 1 000 m² sur un seul cycle ininterrompu.

Bien sûr, une telle valeur dépend toujours énormément du mode utilisé (aspiration seule vs lavage, intensité, densité d’obstacles, tapis, passages multiples) et des temps morts à la base (rinçage, séchage, vidage)…

Nos premières impressions sur le dernier flagship d’Ecovacs : ça peut valoir le coup

La difficulté qui limite notre analyse actuelle du Deebot X12 OmniCyclone est bien évidemment l’absence de prix et de date de sortie. En effet, si le X12 arrive au même tarif que le X11, ce dernier risque de devenir nettement moins intéressant… sauf en promotion. À l’inverse, si le X12 se place plus haut, le X11 pourrait rester longtemps un meilleur achat rationnel, surtout quand les prix commencent à baisser. Sur le fond, le X12 a néanmoins un potentiel réel : FocusJet vise directement la faiblesse classique des taches un peu sèches, et le mop cover pourrait sécuriser les passages sur tapis sans compromis.

Quoiqu’il en soit, les heureux possesseurs d’un X11 savent déjà à quel point il est satisfaisant, et une partie s’en contenteront sans problème. Seuls ceux dont le domicile est spécifiquement concerné par les améliorations du X12 OmniCyclone auront vraiment intérêt à attendre sa sortie. Dans tous les cas, pas de panique : le X11 se revendra très bien, pour peu qu’il ait été bien conservé !

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