Jmail.world : l’interface Gmail qui transforme l’affaire Epstein en expérience interactive glaçante


Pendant longtemps, je n’ai pas vraiment réfléchi à la question. Comme beaucoup, j’utilisais Gmail et Google Drive par facilité. Tout fonctionnait bien, l’écosystème était fluide, les outils efficaces, intégrés partout. Et puis, petit à petit, le contexte a changé. Ou plutôt, j’ai commencé à vraiment le regarder en face.
Entre les tensions géopolitiques, la pression croissante des États-Unis sur les données numériques, et une prise de conscience européenne encore timide mais bien réelle, quelque chose s’est fissuré. Pas un rejet brutal, pas un boycott idéologique, mais un doute persistant. Est-ce vraiment raisonnable de continuer à confier l’intégralité de sa vie numérique à des entreprises soumises à des lois étrangères, parfois incompatibles avec nos propres principes européens ?
Ce déclic, pour moi, s’est matérialisé par une décision très concrète : quitter Gmail et Google Drive pour des services européens. Et notamment ceux proposés par Proton. J’étais déjà utilisateur régulier de ProtonVPN pour protéger ma connexion et accéder à du contenu censuré, mais il fallait aller au bout de la démarche en protégeant mes messages et données personnelles.
Depuis quelques années, la question de la souveraineté numérique n’est plus réservée aux experts ou aux cercles politiques. Elle s’invite progressivement dans le débat public, souvent à la faveur de décisions ou de révélations qui rappellent une réalité assez brutale : les données européennes ne sont pas aussi protégées qu’on aimerait le croire.
Les États-Unis disposent d’un arsenal juridique extrêmement puissant pour accéder aux données, y compris celles de citoyens non américains. Le Cloud Act et le Patriot Act permettent, sous certaines conditions, d’exiger d’entreprises américaines l’accès à des données, même lorsque celles-ci sont hébergées hors du territoire américain.
Ce n’est pas de la théorie. Des entreprises comme Microsoft ont reconnu avoir fourni des éléments sensibles aux autorités américaines, y compris des clés de chiffrement Bitlocker dans certains cas. Tout cela se fait dans un cadre légal américain, mais qui entre frontalement en contradiction avec l’esprit du RGPD européen.
Dans le même temps, le retour sur le devant de la scène politique de Donald Trump et le durcissement du discours américain sur la domination technologique rappellent que le numérique est devenu un levier de puissance stratégique. L’Europe, elle, se retrouve coincée entre deux modèles : celui des États-Unis, fondé sur la monétisation massive des données, et celui de la Chine, basé sur le contrôle étatique.
Il serait faux de dire que l’Europe ne fait rien. Les lignes bougent, lentement, parfois maladroitement, mais elles bougent. On observe une volonté croissante de promouvoir des solutions européennes, notamment dans les administrations, les collectivités et certaines grandes entreprises.
Des projets de cloud souverain émergent, des appels d’offres excluent de plus en plus certains acteurs extra-européens, et le discours politique évolue. On parle enfin de dépendance technologique, de résilience numérique, de protection des données comme d’un enjeu stratégique.
Mais cette prise de conscience institutionnelle reste fragile. Et surtout, elle ne suffit pas si, à titre individuel, nous continuons à utiliser par défaut les services des GAFAM sans jamais remettre nos choix en question. La souveraineté numérique, ce n’est pas uniquement une affaire d’États ou de lois. Elle commence aussi à l’échelle personnelle.
Je ne vais pas prétendre que j’ai quitté Gmail et Google Drive du jour au lendemain. Comme beaucoup, j’y étais profondément ancré. Des années d’archives, des dizaines de services connectés, des habitudes bien installées.
Mais à force de lire, de creuser, de travailler sur les sujets tech et business, j’ai fini par me poser une question simple : est-ce que ce confort justifie vraiment de renoncer totalement au contrôle de mes données ?
Je ne parle pas ici de paranoïa ou de secret d’État. Juste de cohérence. Quand on sait que le modèle économique de Google repose en grande partie sur l’exploitation des données, même de manière indirecte, continuer à centraliser ses emails, ses documents et ses fichiers personnels chez un seul acteur américain commence à poser problème.
Le vrai déclic, finalement, a été de réaliser qu’il existait désormais des alternatives crédibles, matures, et surtout européennes. Pas des solutions bricolées ou militantes, mais de véritables services professionnels. C’est comme ça que je me suis tourné vers Proton.

Proton n’est pas un acteur né d’un rejet idéologique des GAFAM. C’est une entreprise européenne, fondée par des scientifiques du CERN, avec une philosophie simple : remettre l’utilisateur au centre, et non ses données.
La différence fondamentale avec Google est là. Chez Proton, il n’y a pas de publicité ciblée, pas de profilage marketing, pas de revente de données. Le modèle économique repose sur l’abonnement, pas sur l’exploitation des usages.
Le chiffrement de bout en bout est au cœur de tous les services. Concrètement, cela signifie que même Proton ne peut pas accéder au contenu de vos emails ou de vos fichiers. Ce n’est pas un argument marketing flou, c’est une réalité technique vérifiable.
Le passage de Gmail à ProtonMail a été beaucoup moins douloureux que ce que j’imaginais. L’import des emails est relativement fluide, l’interface est moderne, et on retrouve rapidement ses repères.

Évidemment, il y a quelques ajustements. Le moteur de recherche fonctionne différemment à cause du chiffrement, certaines automatisations sont moins poussées qu’avec Google, mais honnêtement, ce sont des concessions mineures au regard des gains en confidentialité. Lorsque l’on vient de Gmail la prise en main est immédiate car ProtonMail s’est largement inspiré de Gmail ce qui est assez malin. On retrouve les dossiers, les labels, les favoris, la mise en attente des messages, … Pour ma part la transition a été très naturelle.
Au quotidien, ProtonMail fait largement le travail. Les performances sont au rendez-vous, la délivrabilité est excellente, et le sentiment de reprendre la main sur ses communications est réel. Pour une fois, on n’a pas l’impression d’être observé en permanence. L’ergonomie est excellente, que vous soyez sur PC ou sur votre smartphone.
J’ai conservé ma boîte Gmail pour tout ce qui est newsletters, publicités, abonnements à des cartes quand on me demande mon mail dans un magasin. Mais tout ce qui est personnel et administratif est désormais basculé sur ProtonMail.
C’est probablement sur la partie stockage que le changement a été le plus symbolique. Google Drive est extrêmement pratique, très intégré, et largement adopté. Le quitter demande un peu plus de réflexion.

Proton Drive propose une approche radicalement différente. Tous les fichiers sont chiffrés côté client, ce qui signifie que personne d’autre que vous ne peut y accéder. Pas même Proton.
Pour un usage professionnel ou personnel classique, c’est largement suffisant. Documents, fichiers sensibles, sauvegardes… tout y passe. Là encore, on perd certaines fonctionnalités avancées de collaboration en temps réel, mais on gagne en tranquillité d’esprit.
C’est un arbitrage assumé. Moins de magie, plus de contrôle.
Comme pour Google Drive, vous pouvez profiter de Proton Drive sur ordinateur (Web ou Application) et sur Smartphone.
Dans la mesure ou j’ai pris l’abonnement Proton Unlimited qui regroupe Proton Mail, Proton Drive, Proton VPN, Proton Pass, Proton Calendar, Proton Sheets, Proton Lumo AI, Proton Wallet, Proton Docs, je dispose de 500 Go d’espace global, ce qui est juste parfait pour moi. Et le premier usage que je fais de ProtonDrive sur mon smartphone est de synchroniser toute ma galerie photo, en plus de la sauvegarder sur mon NAS UGREEN.
Ce qui m’a définitivement convaincu, ce n’est pas un service isolé, mais l’écosystème global. Proton ne se limite pas à un email ou à un drive. L’offre inclut aussi un VPN, un gestionnaire de mots de passe, un calendrier et des outils collaboratifs. Je suis un gros utilisateur de VPN et Proton VPN se révèle être aujourd’hui l’une des meilleurs solutions VPN du marché avec un gros focus sur le respect de votre vie privée et la possibilité de faire du téléchargement de Torrent sans restrictions et à très haut débit.
Voici une vue d’ensemble des services proposés dans l’abonnement Proton Unlimited :
| Service | Fonction principale | Valeur ajoutée |
|---|---|---|
| Proton Mail | Messagerie sécurisée | Chiffrement de bout en bout |
| Proton Drive | Stockage cloud de 500 Go | Données inaccessibles aux tiers |
| Proton VPN | Navigation sécurisée | Pas de logs, juridiction européenne |
| Proton Pass | Gestionnaire de mots de passe | Sécurité et simplicité |
| Proton Calendar | Agenda chiffré | Respect de la vie privée |
N’hésitez pas à tester les services de Proton, vous avez 30 jours d’essai ce qui est parfait pour vous familiariser avec les solutions.

Changer de services numériques ne va pas bouleverser l’équilibre géopolitique mondial. Mais multiplier ces choix, à l’échelle individuelle et collective, envoie un signal clair.
L’Europe ne pourra jamais prétendre à une véritable souveraineté numérique si ses citoyens, ses entreprises et ses administrations continuent à dépendre quasi exclusivement d’acteurs soumis à des lois étrangères. Sans posture anti-américaine, sans rejet caricatural, il est simplement temps de diversifier et de privilégier des solutions alignées avec nos valeurs.
Pour ma part, quitter Gmail et Google Drive a été moins une rupture qu’un réalignement. Un choix pragmatique, réfléchi, et finalement assez naturel.
Parce que ces services dépendent d’entreprises soumises à des lois américaines permettant l’accès aux données, même celles des Européens.
Oui, Proton repose sur le chiffrement de bout en bout et un modèle économique sans publicité ni exploitation des données.
La migration demande un peu de temps, mais les outils d’import facilitent grandement le processus.
Oui, de plus en plus d’indépendants et de PME utilisent Proton pour leurs emails et leur stockage sécurisé.
Proton est une entreprise européenne, basée en Suisse, hors juridiction américaine, avec des infrastructures conformes aux standards européens.
Cet article original intitulé Pourquoi j’ai quitté Gmail et Google Drive pour des services européens a été publié la première sur SysKB.
offlineimap allows synchronizing IMAP and/or Maildir mailboxes both ways (e.g. not just a copy). Even though the name and introduction on its website doesn't necessarily carry this very well, it can synchronize 2 IMAP mailboxes, none have to be Maildir.
It also supports incremental and two-ways sync, which means you can keep using both mailboxes and it'll do its magic.
This came in very handy in synchronizing mailboxes between providers: just set it up to use IMAP on both ends, and let it do its magic -- it's fairly long for large mailboxes because IMAP isn't the fastest. And as it's incremental, you can both interrupt the sync, and re-run it as many times as you want if the source mailbox changed (received new messages, or removed any).
It also has a lot of options, including custom folder filtering or transformation and many others. For those who care, it apparently has specialized GMail support as well.
Vous devez tester un service en ligne et là, PAF 🥲 formulaire d'inscription 🥲 Ouiiiin !!!
Et bien sûr, même si vous pouvez remplir tous les champs avec un tas de conneries, forcement à un moment, ça vous demande votre email. Et là, impossible d'y échapper... Heureusement pour éviter ça, il existe des services d'emails jetables et je vous propose qu'ensemble qu'on fasse un petit point dessus parce que ça a beaucoup bougé ces dernières années..
Yopmail , c'est un peu le vétéran du domaine. J'suis certain que vous le connaissez par cœur car ce site tourne quand même depuis 2004 (22 ans au compteur ! Comme mon site en fait !) et le principe c'est que vous choisissez un nom au pif, genre " monpseudo@yopmail.com ", et hop, vous avez une boîte mail temporaire. Pas d'inscription, pas de mot de passe, rien. Les messages restent 8 jours puis disparaissent et le truc cool c'est qu'ils ajoutent un nouveau domaine tous les jours pour éviter les blacklists, du coup y'a moins de chances que votre adresse jetable soit refusée.
Sauf que Yopmail a une limitation importante... En effet, n'importe qui peut accéder à votre boîte si il en devine le nom. J'ai testé avec "test123@yopmail.com" et effectivement, on tombe sur les mails de dizaines d'autres personnes qui ont eu la même idée... pas ouf pour du confidentiel. Côté envoi de mails, c'est un peu plus nuancé : vous ne pouvez pas initier une conversation vers l'extérieur, mais vous pouvez répondre à un mail reçu d'une adresse externe, à condition que le message n'ait pas été identifié comme spam et que l'expéditeur soit authentifiable (merci Fred, le créateur de Yopmail, pour la précision !).
Pour ceux qui veulent du "privacy first" radical, y'a aussi MephistoMail qui ne garde aucun log. Attention par contre, l'inbox peut disparaître à tout moment sans prévenir. J'ai failli me faire avoir la première fois, j'ai fermé l'onglet avant de récupérer mon lien de confirmation et pouf, game over. Pensez donc à copier ce dont vous avez besoin AVANT de fermer.
Dans la catégorie "je veux juste une inbox vite fait", j'ai aussi croisé pas mal de services qui font le job pour récupérer un lien de confirmation ou un code OTP en 10 secondes chrono. TrashMail.de par exemple, c'est du mail jetable basique mais efficace. Byom.de est marrant également parce que c'est un peu en mode "catch-all" où vous inventez n'importe quelle adresse, vous la balancez au site qui vous demande un email, puis seulement ensuite vous allez lire ce qui est arrivé. Et si vous trouvez que le "10 minutes mail" c'est trop court, Muellmail.com joue justement la carte "10 min, c'est pas assez" sans vous prendre la tête.
Ah, et pour les devs / QA qui aiment automatiser des tests de signup (oui, je vous vois 😄), y'a aussi mail.tm qui propose des boîtes temporaires avec mot de passe, plus une API, et des services comme Temp-Mail qui ont carrément une API officielle pour tester des workflows email en boucle. Pratique quand vous devez valider "inscription -> email -> clic -> compte OK" sans y passer votre vie.
Et puis y'a une autre catégorie qui m'intéresse de plus en plus : les gestionnaires d'alias. J'ai d'abord hésité entre SimpleLogin et addy.io, mais j'ai fini par choisir Addy.io (anciennement AnonAddy) parce que c'est open source sous licence AGPL-3.0 et que vous pouvez l'héberger vous-même si vous êtes parano. Le principe c'est qu'au lieu d'avoir un mail jetable, vous créez des alias illimités qui redirigent vers votre vraie boîte. Si un alias se fait spammer, vous le désactivez en un clic sans toucher au reste. Y'a une version gratuite et des abonnements entre 1 et 3$/mois (Lite à 1$/mois, Pro à 3$/mois). Par contre attention, si vous self-hostez, faut quand même gérer un serveur mail et ça c'est pas une mince affaire...
Et du coup, si vous voulez le même délire qu'addy.io mais avec une autre approche, SimpleLogin est une très bonne option aussi puisque c'est open source, auto-hébergeable, et le gros plus c'est que vous pouvez répondre / envoyer depuis vos alias (Et ça c'est trop bien quand faut valider un truc ou parler à un support sans exposer votre vraie adresse). Bref, c'est le genre d'outil qui passe mieux que les domaines jetables quand un site commence à sortir la sulfateuse anti-temp-mail.
Et si vous êtes déjà chez un fournisseur mail orienté privacy, y'a des alternatives "pas jetables mais ultra pratiques". Je pense à Tuta par exemple permet d'avoir des alias (et même du catch-all sur domaine perso selon les offres). Migadu aussi est très cool dans le genre "j'ai mon domaine, je veux créer plein d'adresses/alias sans payer par boîte", et ils annoncent être une boite suisse avec des datacenters en France. C'est pas du "mail jetable", mais pour garder le contrôle sur le long terme, c'est une approche qui se défend.
Et pour les plus motivés (ou les plus masochistes 😅), y'a la voie du "je self-host tout" avec des stacks comme mailcow , Mailu ou docker-mailserver . Mais je vous le dis cash patate, monter son propre serveur mail, c'est la porte ouverte aux joies de SPF/DKIM/DMARC, de la réputation d'IP, des mails qui finissent en spam "parce que lol", et des heures à se demander pourquoi Outlook vous boude. Donc oui c'est souverain de votre village de ploucs, oui c'est stylé, oui c'est gratuit si votre temps vaut tripette, mais c'est pas un petit dimanche tranquille.
Côté souveraineté européenne, tout ce que je viens de vous présenter peut aider à limiter l'exposition aux joies du Cloud Act... mais attention, faut regarder au cas par cas où c'est hébergé et qui opère le service. Dans tous les cas, gardez en tête que certains sites comme Amazon ou PayPal bloquent carrément les domaines de mails jetables connus. Dans ce cas, les alias (surtout si vous avez votre propre domaine) passent généralement mieux parce que ça ressemble à une adresse "normale" qui redirige vers votre vraie boîte.
Bref, pour le quotidien Yopmail fera bien le taf (le gars sûr !), mais si vous voulez envoyer des mails, éviter les blacklistages (c'est comme ça qu'on dit ??), ou garder le contrôle sur vos alias à long terme, regardez du côté de TempMail, SimpleLogin ou addy.io.
Et si vous aimez bricoler et souffrir, vous savez ce qu'il vous reste à faire... 😈

Une expérience intéressante : l'extrême majorité des emails qui contiennent des images externes (hébergées ailleurs, pas incluses à l'email) viennent de systèmes automatisés.
Ainsi en filtrant ces emails, on ne se retrouve qu'avec les emails écrits par des humains ! Visiblement le taux d'erreur est surprenamment bas.
Une expérience intéressante : l'extrême majorité des emails qui contiennent des images externes (hébergées ailleurs, pas incluses à l'email) viennent de systèmes automatisés.
Ainsi en filtrant ces emails, on ne se retrouve qu'avec les emails écrits par des humains ! Visiblement le taux d'erreur est surprenamment bas.
Google a résolu une panne qui affectait Gmail et provoquait un dysfonctionnement complet des filtres anti-spam. Les utilisateurs ont connu une invasion d’e-mails indésirables dans leur boîte de réception principale et des avertissements erronés sur des messages provenant d’expéditeurs connus. Google indique que les premiers signalements sont apparus …
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Samedi 24 janvier 2026, une partie des utilisateurs de Gmail ont vu leur onglet Principal se transformer en déversoir : newsletters, promos, notifications sociales… tout est revenu au même endroit, parfois accompagné d’un bandeau inhabituel indiquant qu’un message n’avait pas été entièrement analysé contre le spam ou les malwares. Gmail : Un bug de classification… […]
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Vous avez 15 ans d'emails répartis sur 4 comptes différents et vous aimeriez bien pouvoir chercher dedans sans devenir complétement fou ? Bichon est fait pour vous . C'est un archiveur d'emails open source écrit en Rust qui synchronise vos boîtes mail et vous permet de tout fouiller via une interface web ultra léchée.
Le truc c'est que Bichon n'est pas un client mail. Vous ne pouvez pas envoyer ou recevoir de messages avec. C'est vraiment un outil d'archivage pur qui se connecte à vos serveurs IMAP, aspire tous vos emails, les compresse, les déduplique et les indexe pour que vous puissiez faire des recherches full-text dessus pour par exemple retrouver ce mail de 2012 où votre ex vous expliquait sa recette secrète du tiramisu.
L'interface web est plutôt propre, codée en React avec ShadCN UI. Vous pouvez filtrer par compte, par dossier, par expéditeur, par nom de pièce jointe, par taille, par date... Y'a même un dashboard avec des stats sur vos emails si vous aimez les graphiques. Et bonne nouvelle, le WebUI est disponible en 18 langues, donc le français est de la partie !
Côté authentification, ça gère le mot de passe IMAP classique mais aussi OAuth2 avec refresh automatique du token. C'est hyper pratique pour Gmail ou Outlook qui aiment bien compliquer les choses. Y'a aussi un support proxy si vous êtes derrière un firewall capricieux et une découverte automatique des serveurs IMAP. Hop, on branche et ça synchronise !
La stack technique envoie du bois également puisque le backend est en Rust basé sur le framework Poem, et le moteur de recherche/stockage utilise Tantivy. C'est un moteur de recherche full-text codé lui aussi en Rust, l'équivalent de Lucene mais sans la lourdeur de la JVM. Pour les métadonnées et la config, le projet utilise Native_DB et le tout est packagé en binaires pour Linux, macOS et Windows, ou en image Docker si vous préférez le self-hosted sans prise de tête.
Un truc important depuis la version 0.2.0 c'est que le modèle d'authentification a changé. L'ancien compte "root/root" a sauté au profit d'un compte admin par défaut (identifiants : "admin" / "admin@bichon"). Pensez donc à changer le mot de passe immédiatement, sinon ce sera la fête du slip dans vos archives. Et notez bien que le mot de passe de chiffrement que vous définissez au premier lancement ne peut pas être changé ensuite, donc choisissez-le bien, genre "KorbenCestLePlusBeau123".
Et si vous avez déjà des tonnes de vieux mails qui traînent en local, sachez que depuis la v0.3.0, y'a également un outil en ligne de commande qui s'appelle bichonctl. Ça permet d'importer vos archives au format EML ou MBOX directement dans le bouzin. C'est nickel pour centraliser tout votre passé exporté par ailleurs.
Bref, si vous cherchez un moyen propre d'archiver vos mails sans que ça bouffe toute votre RAM comme un client Java des années 2000, Bichon fait grave le taff. C'est léger, c'est rapide, et c'est en Rust. Ensuite, vous pourrez dormir tranquille !
Merci à Lorenper pour l'info et si vous cherchez d'autres outils cools pour vos mails, jetez aussi un œil à Mailspring ou si vous kiffez le stockage en Rust, Garage est une pépite.


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