⚡ Une nouvelle explication pour les radiations extrêmes d'Uranus
































Cher(e) ami(e) de la Santé,
Au zoo de Paignton, en Grande-Bretagne, les singes n’ont plus le droit de manger des bananes.
À la place, les singes reçoivent désormais des légumes verts ou des légumes racines…
… et le résultat sur leur santé a été spectaculaire.
Depuis que le zoo a pris cette décision en 2014, les singes ont :
Selon le Dr Plowman, qui supervise les mammifères du zoo :
« Réduire le sucre du régime des petits singes les a aussi rendus plus calmes et amélioré la cohésion du groupe »1.
Le grand zoo de Melbourne, en Australie, a pris la même décision en 2018.
Là-bas aussi, les bananes rendaient les singes obèses, et leurs dents tendaient à pourrir2.
Pourquoi ? Par quel mystère ?
Après tout, quoi de plus naturel pour un singe que de manger une banane ?
La réponse, c’est que les bananes modernes sont beaucoup plus sucrées que les bananes sauvages.
Et c’est vrai de la plupart des fruits : ils sont plus sucrés que les variétés ancestrales.
Pensez aux pommes sauvages : elles sont plus petites et plus amères que les variétés modernes. Quant aux prunes, leur taux de sucre aurait même doublé en 20 ans3.
Voilà ce qui explique la décision courageuse du Dr Lynch, vétérinaire en chef du zoo de Melbourne.
Note que ce même Dr Lynch a fait cette étonnante confidence aux journalistes :
« Après avoir beaucoup travaillé sur la nutrition, j’ai tendance moi-même à manger moins de fruits »4.
Intéressant, non ?
Ce que vivent les singes devrait-il nous alerter aussi ?
Faut-il arrêter de nous gorger de ces fruits trop sucrés ?
Si vous êtes en pleine santé, vous pouvez manger sans problème jusqu’à 2 fruits par jour en « équivalent pomme », soit 300 à 400 grammes de fruit.
C’est-à-dire, si vous n’avez pas de problème métabolique comme du diabète, de l’obésité ou une hypertension incontrôlée.
Si vous êtes concerné par un de ces soucis de santé, mieux vaut probablement vous limiter à l’équivalent d’un gros fruit par jour maximum, en plusieurs prises (je vous dis à la fin de cette lettre ceux que je recommande le plus).
Même conseil si vous souffrez de ballonnements et problèmes intestinaux.
Car vos problèmes d’intestins sont peut-être dus à une « intolérance au fructose » … sans que vous le sachiez.
Selon le Dr Antonello d’Oro, une personne sur trois absorbe mal le fructose : c’est énorme.
Donc si vous souffrez de troubles intestinaux, commencez par limiter le fructose des fruits, et observez comment vous vous sentez.
De toute façon, je recommande à tout le monde de ne pas dépasser 25 grammes de fructose par jour, car le fructose en excès est toxique pour le foie… et le pancréas.
Pour vous donner une idée, 25 grammes de fructose, cela représente :
Vous me direz que le « méchant » fructose n’est pas celui des fruits, et c’est vrai.
Le fructose le plus dangereux, c’est le fructose du sucre de table et surtout, surtout, celui qu’on trouve dans les pâtisseries et la plupart des produits industriels sous forme de « sirop de maïs » ou « sirop de fructose-glucose ».
Mais les fruits contiennent tout de même un peu de fructose, et c’est une raison de les consommer avec modération.
Ce n’est peut-être pas totalement un hasard si Steve Jobs, le fondateur d’Apple, est mort d’un cancer du pancréas… après s’être littéralement gavé de fruits pendant des années.
Attention : je suis le premier à me gorger de fruits pendant l’été, tant ils sont abondants et délicieux.
Mais le reste de l’année, mieux vaut éviter de manger trop de fruits.
Et je parle bien ici de fruits bruts, frais, entiers et bio :
Inutile de vous rappeler que les fruits transformés ne sont pas des aliments santé.
Je pense aux tartes aux fruits, yaourts aux fruits et autres produits transformés.
On peut bien sûr se faire plaisir, en extra, ou lors de repas de fêtes.
Mais n’imaginez pas que vous vous « faites du bien », simplement parce que ces aliments contiennent du fruit.
Même chose pour les confitures de fruits, y compris « maison » et « allégées ».
Certes, mieux vaut manger de la confiture que du Nutella…
Mais les confitures restent un aliment « plaisir » qui n’a rien à voir avec la santé (non seulement elles sont pleines de sucres ajoutés, mais la cuisson des fruits leur fait perdre l’essentiel de leurs nutriments).
Je vous déconseille aussi de manger des fruits séchés tous les jours (figues, raisins et abricots secs).
Les figues séchées ont beau être très populaires, ce sont des bombes à sucres, particulièrement riches en fructose, et souvent aussi en sulfites.
Vous pouvez en prendre avec vous si vous partez en randonnée, mais évitez-les au quotidien.
Quant aux jus de fruits, je vous recommande aussi de les limiter au maximum.
Bien sûr, il est permis de glisser une pomme dans son jus de légumes – c’est ce que je fais moi-même tous les matins.
Mais en règle générale, mieux vaut toujours manger votre fruit entier plutôt qu’en jus.
Rappelez-vous qu’il y a autant de sucre dans un Coca-Cola que dans un jus de pomme ou d’orange.
Et gardez en tête que les jus de fruits sont privés de fibres bénéfiques pour votre santé.
Enfin n’oubliez pas : rien que le fait de devoir croquer ou mâcher un aliment réduit la nocivité du sucre qu’il contient (les smoothies ne sont donc pas l’idéal non plus, même s’ils conservent les fibres).
Et bien sûr, mangez des fruits frais, entiers… et bio de préférence.
Le bio est même franchement obligatoire pour les fruits les plus gorgés de pesticides.
Il s’agit de :
À l’inverse, les fruits exotiques comme l’ananas, le kiwi, la papaye, la mangue et la pastèque sont assez épargnés par les pesticides.
Alors, quels fruits choisir en priorité ?
Il y aurait beaucoup à dire sur les fabuleuses vertus de la papaye, de la grenade et de la pastèque – des fruits d’autant plus intéressants qu’ils contiennent peu de sucre.
J’aurais pu également vous parler bienfaits de la banane (contrairement aux singes, nous pouvons encore en manger sans problème, avec modération), du kaki (riche en vitamine A), ou encore du kiwi (riche en vitamine C, mais pas seulement : figurez-vous que des chercheurs ont découvert une nouvelle forme de vitamine E dans la peau du kiwi5).
Mais je voudrais vous parler en priorité de superfruits un peu moins « exotiques » :
1 ) Premier superfruit : les baies (fraises, framboises, mûres, myrtilles, groseilles, cassis)
Inutile de vous ruiner en baies d’açaï ou en baies de goji… les baies de nos contrées sont au moins aussi excellentes pour la santé… et beaucoup moins chères.
Vraiment, les baies sont des trésors de santé :
Par exemple, les fraises contiennent de la fisétine, qui favorise la mémoire à long terme6.
Dans les myrtilles, la « reine des baies », il y a même un nutriment qui protège vos yeux de la dégénérescence7.
Encore mieux : les anthocyanes des myrtilles, des mûres et des airelles facilitent la mort des cellules cancéreuses8.
Bref, ne vous privez surtout pas de ces baies merveilleuses – et n’hésitez pas à les acheter congelées pour pouvoir en consommer hors saison.
2) Deuxième superfruit : la pomme
« Mangez une pomme par jour », ce n’est pas très original, n’est-ce pas ?
En effet… mais cela reste un excellent conseil.
La pomme a beau être un fruit « simple », elle a un nombre de vertus étonnantes :
Si vous ne la digérez pas bien crue, vous pouvez aussi la consommer en compote – c’est moins bien mais c’est toujours ça de pris.
3) Troisième superfruit : le citron
Ce fruit-là, vous ne pouvez pas croquer dedans (sauf à vos risques et périls :).
Mais le citron est tellement pauvre en sucre qu’il se boit parfaitement sous forme de jus.
Et ce fruit-là a aussi d’impressionnants bienfaits pour la santé :
Bref, comme le conseillent tant de naturopathes, n’hésitez pas à boire régulièrement le jus d’un citron dilué dans de l’eau tiède (mais rincez-vous la bouche juste après pour protéger l’émail de vos dents, ou buvez-le avec une paille) … et si vous le pouvez, agrémentez vos plats de zestes de citron.
Et enfin, dernier conseil pour la route : pensez-aussi à manger varié.
Les autres fruits ne sont peut-être pas aussi remarquables, mais ils peuvent apporter d’autres bienfaits encore. Si vous les aimez, il ne faut pas s’en priver quand c’est la saison.
Alors n’hésitez surtout pas à :
Bref, faites-vous plaisir, sans excès.
Un lecteur m’a ainsi envoyé ce commentaire intéressant :
« Une règle de base : mangez de tout en petites quantités. Écoutez votre corps. Mangez seulement lorsque vous avez faim et stoppez quand ce n’est plus que de la gourmandise ou des habitudes. Soyez intelligent avec bon sens. La meilleure alimentation, le meilleur médicament naturel, est dans votre tête. Et ne rêvez pas… vous n’êtes pas éternel… alors prenez aussi du plaisir et apprenez à apprécier de petites bouchées et les saveurs du naturel, bio et non trafiqué. »
Bonne santé,
Cher(e) ami(e) de la Santé,
C’est un médecin américain, le Dr Finzi, qui s’en est rendu compte le premier.
Lorsqu’il injectait du botox entre les yeux de ses patientes, il voyait parfois leur humeur s’améliorer.
Pourquoi ?
Eh bien parce que le botox, à cet endroit-là, empêche de froncer les sourcils1.
Et apparemment, cela permet d’aider à retrouver le moral !
La théorie est la suivante :
« Le Botox injecté dans le front et entre les sourcils bloquerait les expressions de colère, d’anxiété et de tristesse. En paralysant ces mouvements, il court-circuiterait l’émotion elle-même. Le cerveau ne recevant plus d’informations pro-dépression, celle-ci céderait la place à un état d’esprit plus positif2. »
Faites l’expérience : froncez les sourcils de manière prolongée, et vous commencerez à sentir la tristesse venir.
À l’inverse, relevez-les, comme lorsque vous souriez, et la bonne humeur vous gagnera.
Il faut savoir que les petits muscles activés par le sourire déclenchent des anti-dépresseurs naturels (la dopamine).
Et parmi ces petits muscles aux effets étonnants, il y a les « muscles corrugateurs », qui sont activés lorsque vos sourcils bougent.
Ainsi, quand le botox vous empêche de « faire la gueule », eh bien votre humeur s’améliore aussi.
C’est prouvé scientifiquement par plusieurs essais randomisés contre placebo3.
Évidemment, je ne vous recommande pas du tout de vous injecter quoi que soit dans le visage.
Car le botox est une toxine dont on ne sait rien des effets à long terme, si ce n’est qu’on finit par en retrouver des traces dans le cerveau.
Mais il existe un moyen d’obtenir les mêmes effets, naturellement.
Pourquoi ne pas s’efforcer de sourire… jusqu’à ce que cela devienne une seconde nature ?
Cela peut commencer par un peu de gymnastique faciale.
Chaque jour, prenez quelques minutes pour froncer et défroncer les sourcils. Étirez les coins de votre bouche. Souriez la bouche fermée. Puis la bouche ouverte. Activez ainsi les molécules de la bonne humeur.
Si la « gym du visage » ne vous donne pas envie, vous pouvez vous contenter de vous regarder dans une glace… et sourire.
Souriez-vous, avec sincérité. Conservez le sourire et observez la modification de votre état intérieur. Prenez l’habitude de faire cela, chaque matin et chaque soir, par exemple après vous être brossé les dents.
L’effet sur votre humeur sera plus durable que vous ne l’imaginez.
Et ne vous contentez pas de sourire quand vous êtes seul.
Essayez aussi de cultiver votre sourire avec les autres. Soyez à l’affût des sourires de vos collègues ou de vos proches, et rendez-le leur.
Et s’ils en sont avares, n’hésitez pas à prendre les devants, vous verrez que le sourire est communicatif !
Vous n’imaginez pas le bien que vous vous ferez en souriant davantage.
Car se forcer à sourire est bien plus qu’une arme anti-déprime. C’est aussi un moyen imparable d’améliorer sa santé.
Sourire relaxe l’organisme, réduit les hormones du stress, abaisse la tension artérielle et protège contre les maladies cardiaques.
Mieux : le sourire renforce le système immunitaire. Il aide même votre corps à produire les fameux lymphocytes T qui attaquent les cellules cancéreuses4.
À tel point que l’hôpital chinois de Guangzhou a incorporé la thérapie du sourire dans son protocole de lutte contre le cancer5!
Souriez, et ce sont littéralement des années de vie en bonne santé que vous pourriez gagner.
Littéralement ?
Oui : des chercheurs ont examiné les photographies de joueurs de base-ball professionnels des années 19506. Et ils ont découvert que ceux qui souriaient à pleines dents avaient vécu en moyenne 79,9 ans contre 72,9 ans pour ceux qui ne souriaient pas !
Alors n’hésitez plus. Activez cet anti-dépresseur naturel… et n’ayez surtout pas peur du surdosage !
Bien au contraire : la méga-dose – le rire – est fortement recommandée.
Le rire a tous les effets bénéfiques du sourire… en plus puissant.
C’est même un anti-douleur avéré : une minute de rire est aussi efficace contre les douleurs qu’un comprimé chimique7 !
Bien sûr, il n’est pas si facile de se forcer à rire. Mais comme pour le sourire, c’est une simple question d’entraînement.
Dans son excellent livre Tout déprimé est un bien portant qui s’ignore, le Dr Michel Lejoyeux recommande la pratique des « trois rires par jour ».
Le soir, essayez de trouver trois principales raisons de rire, par exemple en repensant à des moments drôles de la journée. Puis le lendemain matin, repensez-y. Et ainsi de suite, jusqu’à ce que cela devienne un automatisme.
Une autre possibilité est de prolonger l’exercice du sourire devant votre miroir. Allez un cran plus loin : faites « Ha ! Ha ! Ha ! ». Imitez le rire, pensez à quelqu’un qui rit. Surtout, n’ayez pas peur d’avoir l’air ridicule, cela pourrait au contraire vous aider à rire… de vous-même !
Et vous verrez, au bout d’un instant, vous vous mettrez à rire franchement, et vous ressentirez dans tout votre corps la chaleur joyeuse d’une bonne humeur retrouvée.
Si tout cela ne suffit pas, vous pouvez même essayer de rejoindre un club de « yoga du rire ».
Je vous en ai déjà parlé, mais si vous ne savez pas de quoi il s’agit, je vous invite à voir cette vidéo, à partir de la minute 1’50… et je vous mets au défi de ne pas rire aux éclats !
Ces petits conseils n’effacent pas les causes du mal-être. Mais ils vous font aller mieux, et c’est déjà énorme.
Malgré les difficultés du quotidien, c’est le chemin pour redécouvrir ces belles paroles de la chanteuse Barbara :
Et sans prévenir, ça arrive
Ça vient de loin
Ça s’est promené de rive en rive
Le rire en coin
Et puis un matin, au réveil
C’est presque rien
Mais c’est là, ça vous émerveille
Au creux des reins
La joie de vivre
Bonne santé !
Cher(e) ami(e) de la Santé,
Quel aveu du Pr. David Khayat, ancien chef du plus grand service de cancérologie de France :
« Pendant de nombreuses années, je dois le reconnaître, j’ai été assez réfractaire à l’idée que le stress, le malheur, la tristesse puissent être à l’origine du cancer. Mais aujourd’hui, j’ai changé d’avis »[1].
Il était temps que la médecine prenne en compte les émotions.
Aujourd’hui, même les scientifiques les plus matérialistes reconnaissent que les pensées négatives peuvent nous rendre malade.
Des chercheurs ont par exemple montré que le lendemain de la perte d’un être cher, vous avez 21 fois plus de risques d’avoir une crise cardiaque[2].
À l’inverse, on observe que les émotions positives renforcent les mécanismes réparateurs de notre organisme.
Ce qui reste toujours très polémique, en revanche, c’est la question du sens des maladies.
Qu’on le veuille ou non, c’est un problème qui tenaille énormément de patients.
Lorsqu’il arrive un grand malheur, notre premier réflexe est de refuser d’y croire (« pas moi », « non », « c’est impossible »).
Puis, notre second mouvement, éminemment humain, est de ressentir de la colère et de l’incompréhension : « Qu’est-ce que j’ai fait au bon dieu ? », disait-on autrefois. « Pourquoi ? » « Pourquoi moi ? », dit-on plutôt aujourd’hui.
Tous ceux qui ont eu le terrible malheur de perdre un enfant se sont posé la question du « pourquoi » – même si leur enfant est mort dans un « banal » accident de la route.
Cette question du sens est aussi très fréquente à l’annonce d’une terrible maladie. Un patient ordinaire, Bruno, explique bien ce qu’il a ressenti :
« Quand l’annonce du cancer de la gorge est tombée, ma première réaction a été : “Pourquoi moi, pourquoi ça ?”. Ce qui m’arrivait n’avait pas de sens. Or, j’ai besoin de mettre du sens pour m’approprier les choses. L’hôpital ne m’apportait aucune explication cohérente, on me proposait seulement de m’immobiliser dans une machine pour subir une radiothérapie[3]. »
Personnellement, je suis convaincu que cette quête de sens ne doit surtout pas être balayée d’un revers de main.
Donner du sens aux malheurs qui nous arrivent n’est pas seulement un besoin chez la plupart des gens.
La maladie est aussi le moment ou jamais pour faire le point sur notre existence – et de voir ce que nous pouvons changer pour mieux vivre !
Les maladies sont une occasion de changer en profondeur car elles donnent le temps propice à la réflexion, à la définition de nos priorités.
Prenez le cas de René, cadre à la retraite :
« Avec le recul, je considère mon infarctus comme un cadeau de la vie. J’ai passé ma vie à me battre contre la vie. Il fallait agir, produire, créer, réaliser ; toujours plus, toujours plus vite. Deux fois par an, épuisé, je prenais des vacances. Puis je reprenais le cours infernal de mon existence, en déclarant que c’était de la folie, que j’allais y laisser ma peau, mais qu’il n’était pas possible de faire autrement. Lorsque la pression était difficile à supporter, je disais assurer ma retraite, je prétendais préparer un futur plus doux, je me promettais un repos bien mérité ; toujours plus tard. Jusqu’au jour où j’ai ressenti une horrible douleur dans la poitrine. J’ai cru mourir. Il s’en est fallu de peu. Aujourd’hui, je réalise que ma peur et mes croyances dirigeaient mon existence. Si ma santé ne m’y avait pas obligé, je n’aurais sans doute jamais adopté un autre mode de vie. Mon cœur m’a rappelé à l’ordre. »
La maladie de Sophie, par exemple, lui fait toucher du doigt un décalage entre la vie qu’elle menait et ses aspirations profondes :
« Depuis que j’ai la sclérose en plaques, j’éprouve le besoin de me ressourcer dans la nature. J’avais oublié à quel point la nature est importante pour moi. Enfant, je vivais à la campagne. J’étais heureuse. Puis je suis allée vivre à Paris. Je croyais y être heureuse. Je réalise que j’y étais simplement contente. Ce n’est pas si mal me direz-vous. Je vous répondrai que ce n’est pas assez. J’ai besoin de la nature, de sa simplicité, de sa paix, de sa violence aussi, de son équilibre, de sa beauté. J’ignore si ma maladie provient d’un « manque de nature », mais je sais que ma guérison ne sera possible que grâce à un « apport de nature ». Et même si cet apport ne me permet pas de me débarrasser définitivement de ma sclérose en plaques, au moins je me serai reconnectée à ce qui est essentiel pour moi[4]. »
Alors n’hésitez pas à faire le point sur votre vie, à chercher le sens (sans attendre la maladie, d’ailleurs !).
Mon conseil, toutefois, est de ne pas forcément chercher à tout prix le sens de votre maladie dans un « manuel » ou dans une théorie « toute faite ».
Guy Corneau décédé en 2017, quelques années après avoir surmonté victorieusement son cancer, l’a exprimé avec sagesse :
« Il importe de se mettre à l’écoute du sens de ce qui nous arrive, car ce sens aide à vivre. Toutefois, si vous êtes malade et cherchez le sens de ce qui vous arrive, ne vous acharnez pas pour savoir si c’est « exactement » ce que la maladie a voulu vous signifier, comme j’ai vu plusieurs personnes le faire, demeurant ainsi prisonnières d’une opération mentale. Je dirais qu’il n’est pas nécessaire que ce sens soit absolument juste ou relativement juste. L’important est d’en trouver un qui réponde à nos tripes, d’en découvrir un que nous sentons pertinent au plus profond de nous-mêmes. »
L’avantage est de ressentir que vous êtes bien aux commandes de votre vie – et non pas malmené par des événements sur lesquels vous n’avez aucun contrôle.
C’est aussi l’occasion de vous poser des questions sur votre mode de vie – stress, alimentation, polluants – et d’essayer de retrouver l’équilibre que votre santé réclame.
Il ne faut pas ressentir de la culpabilité – c’est pire que tout. Mais il est primordial de reconnaître une part de responsabilité dans ce qui nous arrive.
Au total, la maladie n’est pas seulement un « adversaire à abattre ». C’est aussi un messager à écouter.
C’est ce qu’exprime très bien Thierry Janssen, auteur de l’excellent livre La maladie a-t-elle un sens, à qui je voudrais laisser les derniers mots :
« Si nous considérons la maladie comme l’ennemi de la bonne santé, inévitablement nous nous sentons impuissants face au danger, nous nous positionnons en victimes, et nous dépensons tous nos efforts à trouver des moyens de nous défendre ou de nous battre.
En revanche, si nous acceptons l’idée que la maladie est une manifestation de la santé, automatiquement nous comprenons qu’elle n’est pas inévitable, nous sommes obligés d’assumer notre responsabilité dans les processus qui l’ont créée, et nous pouvons tenter de prévenir son apparition.
De la « maladie ennemie » à la « maladie amie ». De la « maladie à soigner » à la « maladie à écouter ». De la « maladie à subir » à la « maladie à prévenir ».
Bonne santé,
Xavier Bazin
Cher(e) ami(e) de la Santé,
La nature fait généralement bien les choses.
Or, les animaux n’ont pas besoin de lunettes de soleil, manifestement.
Pourquoi en serait-il différemment pour les êtres humains ?
Bien sûr, certaines activités ultra-modernes sont très différentes de ce que vivaient nos ancêtres.
Si vous passez la journée sur une plage des îles Baléares à regarder la mer… ou si vous dévalez des pistes de ski ensoleillées…
… alors oui, il est absolument obligatoire de porter des lunettes de soleil !
En revanche, si vous vous exposez au soleil raisonnablement, il n’y a pas de raison de penser que vous avez besoin de lunettes noires !
Ce pourrait même être dangereux pour votre santé :
John Ott n’était ni médecin, ni même un scientifique, mais une sorte de génie touche-à-tout.
Il a été banquier, réalisateur, directeur de la photographie et inventeur !
Son grand objet d’étude, ce fut la lumière.
Tout a commencé lorsqu’il travaille pour Walt Disney, dans les années 1950.
Il photographie alors la croissance naturelle des plantes, pour en faire une sorte de film.
Et il découvre alors que les plantes qui étaient sous verre se développent moins bien que celles sous une serre en plastique.
Il comprend vite pourquoi : contrairement au plastique, le verre filtre les rayons du soleil (UV).
Puis, John Ott fabrique des lampes qui reconstituent les longueurs d’ondes de la lumière du soleil.
Grâce à ces lampes, ses plantes se mettent à grandir normalement, même en intérieur !
Il fait aussi une expérience importante sur des souris : il les place toute leur vie sous quatre types de lumières différentes, de la plus artificielle à la plus naturelle[1].
Résultat : les souris soumises à la lumière naturelle ET à ses lampes spéciales qui reconstituent le spectre solaire complet ont vécu deux fois plus longtemps que les souris soumises à la lumière artificielle standard de nos habitations.
De fait, on sait aujourd’hui que les lumières artificielles sont très pauvres comparée à la lumière du soleil :

Regardez bien l’image ci-dessus : vous voyez à quel point nous sommes privés de certaines longueurs d’ondes, lorsque nous passons notre journée à l’intérieur, privés de la lumière du soleil.
C’est un vrai problème, car chacune des longueurs d’ondes du soleil est importante pour notre santé.
Les rayons ultraviolets font baisser la pression sanguine, grâce à la production de monoxyde d’azote, qui dilate vos vaisseaux sanguins[2].
On sait aussi que certains rayons infra-rouges peuvent accélérer la guérison de blessures de la peau, réduire la douleur et améliorer des troubles du cerveau[3].
Au total, il est possible que la « mal-lumière » ait des effets aussi désastreux que la malbouffe.
Voilà pourquoi il faut faire très attention à tout ce qui « filtre » la lumière naturelle, à commencer par les lunettes de soleil.
Et c’est pourquoi mon conseil prioritaire est le suivant :
Attention : ne faites pas le « grand saut » d’un seul coup si vous avez toujours porté des lunettes de soleil. Essayez d’habituer votre œil progressivement.
C’est comme pour la peau : le pire, ce sont les coups de soleil, au début des vacances, quand on passe du jour au lendemain d’une exposition zéro à une exposition maximale.
De même, il faut habituer son œil à recueillir la lumière du soleil, de façon raisonnable[4].
Mais une fois que c’est fait, essayez de protéger vos yeux avec un bon chapeau plutôt que des lunettes de soleil.
Les lunettes de vue (en verre) peuvent bloquer elles aussi certains précieux UV et longueurs d’ondes de la lumière du soleil.
Si vous portez des lunettes correctrices, je recommande donc de vous exposer au moins 10 minutes par jour à la lumière naturelle, sans lunette.
Et dans tous les cas, évitez les fameux « verres de transition » (photochromique), ces lunettes qui s’ajustent automatiquement à la luminosité ambiante.
Non seulement ces verres sont hors de prix, mais ils vous privent en permanence de longueurs d’ondes précieuses pour votre santé.
Si le soleil a d’incroyables bienfaits, on sait aussi qu’il est pro-oxydant (un peu comme le sport !).
Pour en bénéficier pleinement (sur votre peau et sur vos yeux), il faut donc impérativement consommer des fruits et légumes anti-oxydants.
Pour la santé de santé de vos yeux, il faut donc accompagner une exposition raisonnable au soleil par un régime riche en :
Comme le résume bien le Dr Damien Downing, auteur du livre Du bon usage du soleil : « Un chapeau ou une casquette qui donnent de l’ombre aux yeux devraient être une protection suffisante pour une personne en bonne santé et qui a une alimentation juste ».
Voilà la voie du bon sens et de la raison.
Bonne santé,
Xavier Bazin
Cher(e) ami(e) de la Santé,
Aurions-nous la capacité de « sentir » par notre peau, notre foie ou nos intestins ?
Cette question peut paraître farfelue.
Mais des chercheurs ont fait une découverte étonnante.
Figurez-vous que nous avons des récepteurs olfactifs partout dans notre corps : sur la peau, dans notre foie, notre prostate ou nos intestins[1] !
C’est une nouvelle de taille, car on pensait qu’il n’y en avait que dans notre nez.
Comme leur nom l’indique, les récepteurs olfactifs servent d’abord à nous faire percevoir les odeurs, agréables ou repoussantes.
Mais les récepteurs olfactifs que l’on a trouvés dans le reste de notre corps jouent un rôle totalement différent.
Et vous allez voir, cette découverte ouvre la voie à une méthode révolutionnaire pour soigner… grâce aux odeurs et aux molécules aromatiques !
Commençons par l’intestin, le roi de tous nos organes.
Cela fait à peine 10 ans que l’on sait qu’il contient des récepteurs olfactifs.
Et il se trouve que ces récepteurs modulent la production de sérotonine dans l’intestin[2].
Pourquoi c’est intéressant ?
Parce que de nombreux problèmes de santé sont liés à un problème de sérotonine dans l’intestin : diarrhées, constipation, nausées, intestin irritable… et même diverticules et cancer du côlon !
Peut-être suffirait-il d’activer ces récepteurs olfactifs pour mieux agir sur ces problèmes ?
C’est exactement ce que les chercheurs ont essayé de faire, avec des molécules odorantes de thymol (thym), d’eugénol (clou de girofle) et de bourgeonal (muguet).
Et le résultat a dépassé leur espérance : grâce à ces odeurs, ils ont observé une multiplication par 10 de la production de sérotonine dans l’intestin !
Voilà qui confirme au minimum l’intérêt d’ajouter des épices et aromates à vos repas !
Mais ce qu’on a découvert tout récemment sur la peau est probablement encore plus spectaculaire.
En 2014, une équipe de chercheurs allemands a cherché à activer les récepteurs olfactifs que nous avons sur la peau – car nous en avons sur la peau aussi[3] !
Pour cela, ils ont utilisé une odeur extraite du bois de santal, un arbre précieux de la médecine ayurvédique.
Eh bien quand les scientifiques ont appliqué leur extrait de santal sur des cellules de la peau, ils ont observé un phénomène remarquable : les forces d’auto-guérison de la peau se sont immédiatement activées !
Ils ont observé une hausse de la prolifération cellulaire de 32 % et une migration plus rapide des cellules de la peau de près de 50 %… deux phénomènes qui accélèrent la guérison des blessures !
Et vous savez à quoi ce petit miracle me fait penser ?
À ce qui est arrivé à René-Maurice Gattefossé, le fondateur de l’aromathérapie française.
L’histoire est célèbre : ce chimiste a été victime en 1910 d’une explosion dans son laboratoire, et s’est retrouvé gravement brûlé.
Atteint de gangrène, il n’a dû sa survie qu’à une idée lumineuse : appliquer de l’huile essentielle de lavande vraie sur ses plaies.
En quelques semaines, ses blessures étaient guéries, sa peau était réparée… et il a consacré la fin de sa vie à vanter la médecine par les huiles essentielles, qu’il a baptisé « aromathérapie » !
Je suis sûr que ce grand visionnaire aurait sauté de joie s’il avait su que, 100 ans plus tard, on découvrirait des récepteurs olfactifs sur la peau et partout dans notre corps.
Mais ce qu’il y a de vraiment révolutionnaire, c’est que ces récepteurs pourraient aussi aider à combattre le cancer !
Cela fait quelques années que les chercheurs observent l’impact positif des huiles essentielles sur les cellules cancéreuses : dans une éprouvette, elles stoppent leur prolifération.
Mais on ne savait pas pourquoi, ni comment.
Désormais, on sait que ce petit miracle est dû au moins en partie… aux récepteurs olfactifs de nos cellules… et de nos cellules cancéreuses.
Ainsi, en 2015, une équipe menée par le Pr Hanns Hatt a appliqué du « citronellal » sur des cellules cancéreuses du foie[4].
Le citronnellal est une molécule aromatique qui appartient à la famille des « terpènes » et que l’on retrouve massivement dans l’huile essentielle de citron.
Très vite, le citronellal a activé le récepteur olfactif OR1A2, ce qui a conduit les cellules cancéreuses à s’arrêter de proliférer… et même à se « suicider » (on appelle cela l’apoptose) !
Et le même effet a été obtenu, avec le citronnellal, sur les cellules d’un autre cancer : la leucémie myéloïde chronique (LMC)[5].
Pour les chercheurs qui ont mené l’étude, c’est très prometteur : « Ce mécanisme offre de nouvelles options thérapeutiques pour le traitement de la leucémie myéloïde chronique » – un cancer jusqu’à présent incurable !
C’est d’autant plus remarquable que tous les cancers sont potentiellement concernés.
Déjà en 2009, on avait découvert qu’un récepteur olfactif de la prostate était activé par le beta-ionone, un composé chimique de la famille des terpènes, que l’on trouve dans beaucoup d’huiles essentielles, dont celle de la rose de Damas[6].
C’est bien le signe que les huiles essentielles pourraient être une arme très intéressante pour aider à combattre la plupart des cancers.
Mais cela nous rappelle aussi l’intérêt de manger des « molécules odorantes », tous les jours, comme les délicieux aromates de l’été !
Alors n’hésitez pas à abuser, dans vos plats et salades, de thym, ciboulette, basilic, cerfeuil, coriandre, persil, estragon, marjolaine, origan, sarriette, menthe, pour n’en citer que quelques-unes !
Profitez-bien de cette belle saison !
Bonne santé,
Xavier Bazin