Vue normale

Le vrai classement des Marques d’Aspirateurs Balais sans fil (2026)

22 janvier 2026 à 16:35
aspirateurs-balais dans une vitrine vintage

« On voulait juste un truc pour aspirer vite fait sous la table… et on se retrouve à comparer des capteurs laser, des moteurs numériques et des applis connectées. » Bienvenue dans le monde merveilleux et un peu surréaliste des aspirateurs balais…

Le balai est mort, vive l’aspirateur-balai !

Autrefois relégués au rang de gadgets, les aspirateurs balais sont en train de remplacer, doucement mais sûrement, les vieux traîneaux à fil dans bien des foyers. Rien qu’en France, les ventes explosent : +35  % en valeur depuis 2017. Et quand Dyson annonce officiellement l’abandon du traîneau pour ne faire que du balai, ce n’est pas une lubie ; c’est un tournant de marché. 

Bref, ce n’est plus un outil d’appoint, c’est le nouveau standard. Léger, rechargeable, maniable, parfois même connecté… l’aspirateur balai combine puissance, autonomie, et ergonomie. Mais dans cette jungle de tubes chromés, entre les géants de la tech, les outsiders chinois dopés aux specs, et les marques historiques qui jouent la carte de la fiabilité, comment savoir qui mérite vraiment sa place dans votre placard ?

Spoiler : il n’y a pas UNE réponse. Mais il y a des repères.

Ce que veulent les Français : puissance autonomie… et un peu de style

Pourquoi l’aspirateur balai cartonne-t-il autant ? Parce qu’il coche les cases du ménage moderne : puissant, léger, sans fil, et pas moche à regarder. Les moteurs numériques sont de plus en plus costauds, les batteries lithium tiennent enfin plus de 40 minutes, et les petits “gadgets” d’hier sont devenus des indispensables : tube flexible, écran LCD, laser vert pour chasser la poussière invisible

Mais la réponse est également à aller chercher du côté des modes de vie. Moins de surface à nettoyer, plus de passages rapides et réguliers, besoin de flexibilité… Le balai sans fil colle parfaitement au quotidien des Français. Conséquemment, le marché est devenu ultra concurrentiel entre les marques historiques d’électroménager, les géants asiatiques et les nouveaux venus américains qui s’affrontent dans nos salons… Voici donc un vrai top des marques selon deux segments d’ADN : la performance brute pour les passionnés de flagships, et la fiabilité à toute épreuve pour les investisseurs prudents !

Innovation & performance d’aspiration : ces 4 marques visent le progrès !

Dans cette catégorie, on retient d’abord les marques qui tirent le marché vers le haut sur le cœur du métier “aspiration” : puissance utile, efficacité réelle sur sols durs et tapis, gestion des poussières fines, et constance des résultats dans les tests. Le classement privilégie aussi la dynamique d’innovation récente (nouveaux moteurs, capteurs, têtes/brosses, ergonomie, stations), la visibilité sur les grands événements (IFA, CES…), et l’existence d’au moins un flagship très bien noté et fortement diffusé. La fiabilité reste un prérequis, mais ici la performance prime.

Dyson (Royaume-Uni) : le patron du segment premium

Dyson Pilot Animal V16 assemblé
Toujours faire matcher des couleurs de façon improbable : c’est la clé ! ©Dyson
  • CA (monde) : 6,6 Md £ (exercice 2024, toutes catégories confondues)
  • CA (France) : NC
  • Taux de retour : ~2 %
  • Top ventes 2024 : Gen5detect Absolute, Wash G1, V15s Detect Submarine™
  • Temps forts 2025–début 2026 (balai) : lancement V16 Piston Animal, refresh V8 Cyclone (2025), arrivée du PencilVac, et stations auto-vidage annoncées pour 2026
  • Année de création : 1991
  • Siège social : Singapour (HQ groupe) ; centre R&D historique à Malmesbury (R.-U.)

Chez Dyson, on ne fait pas juste des aspirateurs : on résout des problèmes que les autres ignorent. C’est ce que martèlent les ingénieurs du pôle R&D de Malmesbury. Et sur le segment balai, la recette reste la même : moteur Hyperdymium™, lecture “scientifique” de la poussière (capteurs + écran), filtration très haut niveau, et la fameuse illumination des poussières fines sur sols durs. Le Gen5detect Absolute continue d’incarner cette philosophie “aspiration d’abord”, et reste une référence très souvent citée comme étalon de performance.

Mais l’actualité de ces derniers mois montre aussi un Dyson qui renouvelle sa vitrine. À la rentrée 2025, la marque a dégainé le Dyson V16 Piston Animal : nouvelle brosse conique anti-emmêlement, compactage de poussière, et une montée en puissance annoncée (jusqu’à 315 AW). Dans les tests, le constat est plus nuancé : l’appareil reste très haut de gamme, mais plusieurs essais soulignent que sa nouvelle tête peut pénaliser l’efficacité sur certains débris (notamment en bordures), au point que le Gen5detect conserve parfois l’avantage en performance pure.

Le credo Dyson : “si vous devez avoir un seul aspirateur balai, autant qu’il ressemble à un objet Apple sous stéroïdes”.

Oui, les prix piquent (souvent 600 à 800 € selon les modèles). Oui, le SAV peut encore progresser. Mais pour beaucoup, Dyson reste la valeur étalon du balai sans fil, celle qui fixe le tempo technologique du secteur.

En 2025, Dyson veut accélérait sur l’hybride sec/humide, avec le Dyson Wash G1 et le V15s Detect Submarine™, tout en gardant une longueur d’avance sur la puissance, l’autonomie et l’expérience utilisateur. En 2026, le cap reste le même. Sur le marché, Dyson continue d’imprimer le tempo technologique, tout en modernisant ses piliers et en faisant évoluer l’expérience d’usage (anti-emmêlement, compactage, stations/auto-vidage annoncées). La contrepartie, relevée par plusieurs essais récents, c’est que certaines nouveautés très “concept” peuvent impliquer des compromis discutés sur l’efficacité réelle selon les situations. Quoi qu’il en soit, la marque continue d’afficher l’ambition de redéfinir entièrement le ménage domestique d’ici 2030 grâce à ses technologies de rupture. Rien que ça.

Samsung : la “Clean Station” qui habille votre intérieur

Samsung Bespoke AI
1 acheté, 1 offert ! (hélas, non…) ©Samsung

CA (monde) : KRW 300,9 Tn (Samsung Electronics, FY 2024 – toutes catégories)
CA (France) : NC
Taux de retour : NC
Flagship (sec) 2025–2026 : Bespoke AI Jet Ultra (VS90F40…) + gamme Jet (Jet 95/85…)
Année de création : 1969 (Samsung Electronics)
Siège social : Suwon (Corée du Sud)
Particularité : station Clean Station 2.0 (vidage + charge), IA (AI Cleaning Mode 2.0), souvent double batterie sur les packs premium

Samsung est arrivé dans le secteur pour construire une proposition très concrète : aspiration musclée + entretien quasi automatique. Avec la Clean Station, le bac se vide tout seul, de façon plus hygiénique, et l’aspirateur se retrouve prêt à repartir sans manipulations pénibles.

L’autre signature, c’est l’IA “utile” : le AI Cleaning Mode 2.0 ajuste la puissance et la vitesse de brosse selon la charge et le type de sol, pour optimiser l’équilibre efficacité/autonomie. Sur le Bespoke AI Jet Ultra, Samsung pousse aussi très fort la fiche technique (jusqu’à 400 W / 400 AW selon les communications) et une filtration haut niveau.

Et surtout, la marque a un argument rare en 2026 : la fiabilité mesurée. Sur la famille “aspirateur balai”, le Baromètre SAV Fnac Darty 2025 place Samsung n°1 (score de durabilité 105/200), avec 10 ans de disponibilité de pièces indiqués dans l’outil.

En 2026, Samsung joue donc une partition très claire : le balai premium “zéro friction”. La marque continue de pousser ses flagships à station, valorise une IA orientée résultats (pas seulement gadget), et capitalise sur une réputation de durabilité qui pèse lourd dans un segment où batteries et brosses font souvent la loi. Ajoutez une vraie présence “innovation” (jusqu’aux distinctions CES sur la gamme Bespoke Jet AI 400W), et on tient l’un des acteurs les plus investis — et les plus rassurants — du marché.

Shark (USA) : America is back

  • CA (monde) : 5,53 Mds $ (SharkNinja, ventes nettes 2024 – toutes catégories) ; 2025 : le groupe a relevé sa guidance avec une croissance attendue de +15 à +15,5 %
  • CA (France) : NC
  • Taux de retour : NC
  • Top ventes 2024 : Shark IZ300EUT, Stratos Anti Hair Wrap, WandVac System
  • Temps forts 2025–2026 : PowerDetect Clean & Empty (IP3251EUT), Detect Clean/Pro, montée en puissance des modèles à station et des fonctions de détection automatique
  • Année de création : 1994 (Shark), 2021 (lancement France)
  • Siège social : Needham, Massachusetts, USA
  • Particularité : manche pliable, brosse anti-cheveux, (selon packs) batteries interchangeables / bases auto-vidage

Shark, c’est le petit malin venu d’outre-Atlantique. Longtemps absent du radar européen, la marque s’est installée dans les comparatifs avec une promesse très lisible : faire “vrai” au quotidien, avec des idées concrètes qui évitent les irritants (cheveux dans la brosse, meubles bas, entretien pénible), et une politique de prix souvent plus agressive que les références ultra-premium.

Leur innovation phare ? Le manche pliable “Flexology”, qui permet de passer sous les meubles sans se plier en quatre. Ajoutez à ça des brosses anti-emmêlement (bye bye les nids de cheveux), une filtration sérieuse et, de plus en plus, des versions avec stations auto-vidage (jusqu’à plusieurs semaines de poussière stockée selon les modèles).

La vraie actualité récente, c’est surtout la consolidation de la gamme “intelligente” autour de PowerDetect. La presse spécialisée française a beaucoup relayé l’arrivée du PowerDetect IP3251EUT, présenté comme le modèle sans fil Shark le plus ambitieux à date, avec un discours axé sur le moteur, l’efficacité multi-sols et l’automatisation (détection saleté / bords / type de sol). Et dans les tests, l’aspiration est régulièrement décrite comme très proche du sans-faute, ce qui explique son statut de nouveau porte-étendard.

En 2026, Shark veut démocratiser le “haut niveau” sans le prix du luxe. La marque pousse des flagships centrés sur la performance réelle (notamment PowerDetect) tout en généralisant ce qui fait sa différence : automatisation utile, anti-cheveux, manche flexible, et expérience “low maintenance” via les stations de vidage. L’objectif, déjà quasiment accompli en Europe, est d’être une référence du milieu/haut de gamme pragmatique, là où chaque innovation doit se voir et se sentir dès le premier passage.

Rowenta (Groupe SEB) : l’alternative rationnelle (et chauvine)

X-Force Flex 15.60, l'aspirateur-balai avec articulation inversée
L’articulation inversée : mais qu’est-ce qu’ils attendent pour tous lui recopier dessus ? ©Rowenta
  • CA France (aspirateurs balais) : env. 125 M€ (2024)
  • Unités vendues (France) : 585 000 pièces
  • Taux de retour : non communiqué, amélioration continue annoncée
  • Top ventes 2024 : X-Force Flex 15.60, 14.60, 13.60
  • Temps forts 2025–2026 : montée en gamme X-Force Flex 14.80, accélération du made in France à Vernon, et rappel sécurité 2025 sur certaines batteries 14.60/15.60
  • Année de création : 1909 (Rowenta), balais sans fil depuis les années 2010
  • Siège social : Écully, France (Groupe SEB)
  • Particularité : Production française en développement à Vernon et réparabilité 15 ans

La marque du groupe SEB s’est donnée pour mission de développer des aspirateurs balais puissants, polyvalents et bien équipés avec un bon rapport qualité-prix. Sur ses modèles, on retrouve des fonctionnalités bien pensées : brosse LED, écran, tube flexible (le fameux Flex), autonomie musclée, modes auto, puissance jusqu’à 230 AW sur les modèles haut de gamme.

Mais là où Rowenta marque vraiment des points, c’est sur la logique “durable” qui se voit : disponibilité des pièces, réseau de réparateurs, et réparabilité mise en avant. La marque revendique un engagement 15 ans sur la disponibilité des pièces (pour les produits éligibles), et cela colle avec les indicateurs terrain : dans le Baromètre SAV Fnac Darty 2025 (famille “aspirateur balai”), Rowenta se classe n°2 en durabilité (score 94/200) avec 15 ans de disponibilité de pièces indiqués.

Et puis il y a le vrai sujet “made in France”. Depuis Vernon, Rowenta ne se contente plus de l’affichage : la production locale est désormais associée à des modèles concrets, du X-Force Flex 13.60 (présenté comme le premier balai fabriqué sur le site) au X-Force Flex 14.80, annoncé comme un premium “fabriqué en France” et poussé jusqu’à 240 AW. Côté ventes, la marque a écoulé 585 000 aspirateurs balais en France en 2024, pour environ 125 millions d’euros. Un joli score, tiré par le trio gagnant : le X-Force Flex 15.60, le 14.60, et le 13.60.

Nota Bene : à l’automne 2025, Rowenta a lancé un retrait-rappel volontaire sur certaines références X-Force Flex 14.60 et 15.60 pour un risque d’échauffement/incident thermique de batterie, avec consigne d’arrêt d’usage et prise en charge.

Pour la suite ? En 2026, Rowenta joue sur deux tableaux : continuer de muscler la gamme (14.80 en vitrine, Flex et modes auto au centre), tout en renforçant ce qui fait sa différence en France (réparabilité, pièces, production locale), et en sécurisant l’exécution industrielle après l’épisode du rappel.

Fiabilité d’abord : les 4 marques les plus sûres en 2026

Ici, la priorité n’est pas de battre des records de puissance, mais de choisir des marques qui offrent le meilleur niveau de confiance sur la durée. Le classement s’appuie sur des indicateurs concrets de durabilité et de réparabilité, la disponibilité des pièces détachées, la qualité perçue du SAV et la régularité de fabrication d’une génération à l’autre. On retient uniquement des marques capables d’aligner au moins un flagship bien noté et bien vendu, tout en proposant une gamme cohérente à différents budgets. L’innovation compte aussi, mais surtout lorsqu’elle sert la robustesse et l’entretien.

Bosch (Allemagne) : la force tranquille

Unlimited Serie Bosch sur tapis
À l’opposé des bigarrures de Dyson, admirez le design “Stormtrooper” ! ©Bosch
  • CA (monde) : +90 Mds € (Bosch Group, 2024 – toutes divisions) ; préliminaire 2025 ~91 Mds € (annonce officielle attendue fin janvier 2026)
  • CA (aspirateurs balais) : NC
  • Taux de retour : non communiqué, réputé très faible
  • Top ventes 2024 : Unlimited Serie 8, Serie 6 ProHygienic, Flexxo Serie 4
  • Temps forts 2025–2026 (balai) : montée en avant de la techno MicroClean (Unlimited 10), et mise en scène CES 2026 des Unlimited 9 & 10
  • Année de création : 1886
  • Siège social : Stuttgart, Allemagne
  • Particularité : batterie amovible compatible avec l’écosystème Power for All 18V (et l’alliance 18V multi-marques)

Chez Bosch, pas de laser flashy, pas de marketing “wow” à chaque phrase. Ici, on préfère la robustesse à l’ostentatoire. Côté design, on reste sur du sobre, du fonctionnel — même si la nouvelle génération assume davantage l’info visuelle (MicroClean et ses indicateurs) quand cela sert le résultat. L’aspirateur balai version Bosch, c’est le compagnon fiable qui vous suit pendant des années.

Leur truc à eux : l’aspirateur qui ne vous lâchera pas en 18 mois.

Avec sa gamme Unlimited, la marque allemande mise sur des moteurs solides, des filtres lavables, une autonomie correcte, et surtout une batterie amovible : un vrai atout quand on veut doubler l’autonomie… ou mutualiser ses batteries avec d’autres appareils compatibles 18V Power for All.

Et depuis 2025–début 2026, Bosch montre aussi qu’elle sait jouer la carte “innovation utile”. Sur l’Unlimited 10, la marque pousse la technologie MicroClean (capteur + brosse dédiée) avec un discours orienté poussières fines et “propreté au-delà du visible”. Au CES 2026, Bosch a même mis en scène les Unlimited 9 et 10 comme ses nouveaux porte-étendards premium (notamment via un anneau LED indiquant quand la zone est considérée comme propre).

Enfin, Bosch (et plus largement l’écosystème BSH) travaille aussi son volet “impact” : réduction des émissions sur certains matériaux et logique plus circulaire à l’échelle groupe.

Electrolux (Suède) : le scandinave élégant

Ergorapido d'Electrolux avec Knuckles à côté
Il lui ressemble un peu, non ? En plus de s’appeler “ErgoRAPIDO”… ©Electrolux
  • CA (monde) : SEK 136,15 Mds (2024 – Electrolux Group, toutes divisions), soit environ 12 Md€
  • CA (aspirateurs balais) : NC
  • Taux de retour : NC
  • Top ventes 2024 : Pure Q9, Ergorapido, Well Q7
  • Temps forts 2025–2026 : nouvelle génération Ultimate 800 / station All-in-1, et vitrine AEG 9000 Cordless Cleaner
  • Année de création : 1919
  • Siège social : Stockholm, Suède
  • Particularité : aspiration plutôt discrète, design “pose libre” (selon modèles), et de plus en plus station de maintenance (auto-vidage + charge) sur les séries premium

La marque suédoise ne court pas après les records de puissance ni les écrans tape-à-l’œil. À la place, elle cultive une expérience de nettoyage douce, élégante, et sans prise de tête. Ses modèles emblématiques (Pure Q9, Ergorapido, Well Q7) ont construit cette réputation avec des choix très “usage” : design épuré, niveau sonore mesuré, format 2-en-1 avec aspirateur à main intégré, et une prise en main pensée pour rester agréable au quotidien.

Pas de laser, pas d’appli connectée ; Electrolux insiste aussi sur la protection des sols délicats (parquet, carrelage sensible), avec des brosses plus douces et une approche équilibrée du flux d’air. Une philosophie “nordique chic” qui parle aux foyers où la discrétion compte autant que l’aspiration.

La nouveauté marquante sur la période récente, c’est que cette sobriété s’accompagne désormais d’un vrai pas en avant côté expérience premium : les séries type Electrolux 800 / UltimateHome 800 sont de plus en plus souvent associées à une station All-in-1 qui charge et peut auto-vider le bac dans un sac (logique “zéro contact” avec la poussière), une formule saluée dans plusieurs tests récents.

En 2026, Electrolux (et sa vitrine premium AEG) renforce sa place sur le segment “premium européen” : pas en jouant la surenchère technologique, mais en poussant des innovations concrètes qui simplifient vraiment l’entretien (stations, anti-emmêlement, LED 360°) et en soignant le design d’intégration. Une marque moins “omnivore” que les géants ultra-médiatisés, mais qui continue de séduire ceux qui veulent un balai sans fil raffiné, confortable… et de plus en plus autonome à vivre.

Miele (Allemagne) : le tank modulable

Triflex HX2 Pro de Miele au milieu du salon
Aspirateur-balai ou statue d’art contemporain ? ©Miele
  • CA (monde) : +5 Mds € (2024, toutes catégories)
  • CA (aspirateurs balais) : NC
  • Taux de retour : faible, excellent taux de satisfaction
  • Top ventes 2024 : Triflex HX2 Pro, HX2 Cat & Dog, HX1
  • Année de création : 1899
  • Siège social : Gütersloh, Allemagne
  • Particularité : configuration modulaire 3-en-1, finition premium, filtration HEPA (selon versions) + politique de service et pièces sur la durée

Chez Miele, on construit pour durer. Depuis plus de 120 ans, la marque allemande cultive un positionnement premium fondé sur trois piliers : qualité, fiabilité, longévité. Et si le segment des aspirateurs balais s’est modernisé à vitesse grand V, Miele y arrive avec ses propres codes : moins de surenchère “gadget”, plus de conception sérieuse, de filtration soignée et de suivi sur la durée. La marque rappelle d’ailleurs régulièrement qu’elle teste une grande partie de ses gammes domestiques selon des protocoles équivalents à 20 ans d’utilisation (une promesse de méthode, pas une garantie individuelle).

Sur le marché du balai sans fil, la réponse de Miele s’appelle Triflex HX2 : un ovni dans le bon sens du terme. Son design 3-en-1 permet de placer le bloc moteur en haut (plus léger en main), en bas (plus stable et efficace sur grandes surfaces), ou en mode compact/à main. Les versions haut de gamme mettent en avant une filtration très poussée (jusqu’à 99,999 % annoncés avec filtre HEPA sur certains modèles) et une autonomie qui peut grimper en pratique via batterie(s) additionnelle(s) selon les packs.

Si vous cherchez l’équivalent électroménager d’une Mercedes Classe S…

Là où Miele fait surtout la différence, c’est sur l’écosystème “après achat”. Sur sa page Triflex HX2, la marque met noir sur blanc l’existence d’un réseau de partenaires SAV et annonce des pièces disponibles au moins 10 ans et jusqu’à 15 ans après la fin de production d’une série — un discours cohérent avec son ADN “long terme”.

En 2026, Miele reste une marque à part : moins omniprésente en grande distribution, plus souvent choisie pour sa tranquillité d’esprit et sa finition premium. Elle n’a pas forcément la frénésie de nouveautés des géants du secteur, mais pour qui veut un balai sans fil pensé comme un appareil durable le Triflex conserve une place de “valeur sûre allemande”.

Hoover (Haier Europe) : le milieu de gamme durable

Hoover HF1 Plus
©Hoover résiste encore et toujours face aux envahisseurs !

CA (monde) : RMB 285,981 Mds (Haier Smart Home, 2024)
CA (France) : NC
Taux de retour : NC
Références phares (sec) mises en avant 2024–2025 : HF9 (Anti-Twist), HF2 Ultra Compact (compactage), HF1 Plus
Année de création : 1908 (origine de la marque Hoover)
Siège (Europe / Haier) : Brugherio, Italie
Particularité : ADN “pratique et accessible” : park&go / position parking, anti-emmêlement, et innovations d’usage (ex. compactage sur HF2) plutôt que surenchère d’écrans.

Hoover a un positionnement assez facile à résumer : des aspirateurs-balais sans fil simples, pensés pour servir. La marque ne vise pas systématiquement le sommet des benchs “puissance pure”, mais elle compense souvent par des idées concrètes : une ergonomie facile, des brosses anti-emmêlement, une position parking, et des formats plus légers. Sur la période récente, Hoover a aussi tenté une approche maline avec le HF2 : un balai compact qui mise sur un système de compactage des poussières pour garder un gabarit fin sans vider toutes les cinq minutes.

Là où Hoover devient vraiment intéressant pour un classement “fiabilité d’abord”, c’est que l’intuition “marque moyenne gamme = incertitude” est contredite par un indicateur terrain : dans le Baromètre SAV Fnac Darty 2025 (famille aspirateur balai), Hoover est n°3 du podium, avec un score de durabilité de 87/200 et une disponibilité des pièces annoncée à 13 ans.

Enfin, Hoover profite aussi du poids de son groupe en Europe : à l’IFA 2025, Haier Europe met en avant une vision “ecosystem” où Candy, Hoover et Haier sont explicitement cités, signe d’une présence active sur les grands rendez-vous. En 2026, Hoover coche donc une case rare : une marque généralement accessible, plutôt astucieuse sur l’usage, et qui remonte avec de vrais signaux de durabilité mesurée en France.

Bonus : Xiaomi, Dreame, Tineco (Chine) : les snipers du rapport qualité-prix

Ils arrivent vite, et ils visent souvent juste, les fabricants chinois. À commencer par Dreame (2017), membre de l’“écosystème Xiaomi”, qui aime bousculer les codes du premium… sans le prix du premium. Aujourd’hui, on n’est plus du tout sur “180 AW” : la marque assume des fiches techniques très musclées, avec des balais comme le Z30 annoncé à 310 AW (et vendu en France autour de 359 € sur le site officiel), ou le V20 Pro qui revendique une vraie montée en gamme “pratique” (travail sur le bord-à-bord, capteur de saleté, tube flexible selon versions) et dont les tests récents soulignent le rapport perf/prix. Reste un point à garder à l’œil : le suivi SAV et la fiabilité à long terme, qui progressent mais n’ont pas encore l’historique “béton” des marques européennes les plus établies.

Dreame V12 avec toutes ses fonctionnalités
Livré avec don d’ubiquité ! ©Dreame

En 2025, Dreame a confirmé ses ambitions “haut de gamme accessible” à l’IFA avec les V30 et V20 Pro (prix publics annoncés, sortie fin septembre), une manière de dire clairement : “oui, on veut jouer dans la cour des grands… à tarif agressif”.

Si vous aimez les deals, les specs et les applis, regardez vers l’Est.

Son cousin Tineco ne vend pas juste des aspirateurs-balais : il conçoit des assistants de nettoyage “smart”, bourrés de capteurs, avec une logique R&D très “data”. Son capteur iLoop™ ajuste l’aspiration automatiquement selon la saleté détectée, et son PURE ONE Station 5 pousse l’idée plus loin avec une base de maintenance (vidage automatique + nettoyage du chemin d’air/filtre selon les versions), une approche inspirée du confort des robots. À noter : Tineco communique aussi massivement sur le wet & dry (laveurs), et revendique plus de 5 millions d’unités vendues sur une année (données citées autour d’une reconnaissance Euromonitor sur cette catégorie) — preuve d’un vrai volume, même si ce n’est pas un indicateur direct de fiabilité sur le long terme pour les balais “sec”.

Tineco Pure One Station
Il y a quand même des vocations frustrées de décoration d’intérieur chez les fabricants d’aspis-balais… ©Tineco

Enfin, Xiaomi reste l’électron libre : parfois surprenant, souvent inventif, et toujours offensif sur le prix. Le retour récent de la série G20 illustre bien la recette : le G20 Max est annoncé à 180 AW, avec une autonomie maximale affichée à 60 min, et un prix France autour de 249,99 € sur le site officiel.

Test Xiaomi Mi G9 sous les meubles
Celui-ci, on l’a depuis 2021, et il est encore à la maison ! ©meilleure-innovation

Moins “premium” dans le ressenti que Dreame/Tineco, et moins riche en automatisations (pas de station “à la Samsung/Shark” côté balais), mais un choix cohérent pour les budgets serrés et les surfaces modestes : efficace, simple, et généralement bien équipé.

Et alors, on choisit quoi ?

Comme toujours, tout dépend de vos priorités :

Votre profilCe qu’il vous fautLes marques à regarder
Technophile exigeantPuissance, capteurs, design, IADyson, Dreame, Tineco
Pratique au quotidienFlexibilité, bons accessoires, rapport équipement/prixRowenta, Shark
Ménage à long termeRobustesse, autonomie, finition solideMiele, Bosch
Petit budget efficaceL’essentiel sans se ruinerXiaomi, Hoover
Foyer sensible / allergiqueFiltration HEPA, nettoyage en profondeurMiele, Dyson, Philips

Et surtout, ne vous fiez pas qu’aux pubs ou aux étoiles Amazon. Allez tester en magasin, lisez des comparatifs sérieux, et pensez à vos vrais besoins. Ce n’est pas un trophée à exposer, c’est un outil que vous utiliserez trois fois par semaine.

En résumé : le bon balai, c’est celui qui vous suit partout, selon vos conditions matérielles d’existence !

Le marché est vaste, les marques redoublent d’ingéniosité… et vous avez désormais les clés pour choisir. Il n’y a pas de meilleur modèle universel, mais il y a sûrement un aspirateur balai fait pour votre maison, votre dos et votre emploi du temps. Et entre nous, ce sera toujours mieux qu’un vieux traîneau bruyant qui cogne dans les murs !

💾

Profitez des vidéos et de la musique que vous aimez, mettez en ligne des contenus originaux, et partagez-les avec vos amis, vos proches et le monde entier.

Test Narwal Flow : sa gestion des taches nous a fait comprendre l’avancée de la robotique domestique !

17 janvier 2026 à 10:30
Test Narwal Flow

Début 2026 : une bataille impitoyable fait rage dans le haut de gamme des aspirateurs-robots : toujours plus d’autonomie et d’efficacité, des fonctionnalités à tire-larigot, avec une autonomie pouvant couvrir les domiciles les plus spacieux. Le Narwal Flow fait-il partie des modèles qui tirent l’innovation vers le haut ?

Narwal n’est pas un dinosaure du secteur : la marque est née à Shenzhen en 2016 par Junbin Zhang. En premier lieu, sa réputation se construit sur des machines “mop-first”. Le Narwal T10 a ainsi marqué les esprits après une campagne de crowdfunding lancée en avril 2019, se positionnant très tôt sur l’automatisation du nettoyage humide (et pas seulement sur l’aspiration).

Le Flow, lui, incarne la bascule “flagship” de Narwal : présenté au CES le 7 janvier 2025, il a été lancé en France début septembre 2025. Le modèle est donc arrivé au moment exact où le marché premium s’est emballé… et où les concurrents ont arrêté de plaisanter. Outre une fiche technique en béton armé que nous ne manquerons pas de détailler, nous allons de ce pas lui faire goûter à la triple formule parquet, carrelage et tapis, afin d’éprouver l’efficacité et la précision de nettoyage qu’il promet sur la feuille de match. Nous analyserons également la station, les accessoires et les consommables, afin de nous faire une idée exacte de son rapport qualité/prix !

Caractéristique TechniquesNarwal Flow
DimensionsRobot : 351,2 × 363,5 × 95 mm
Station d’accueil : 430 × 402 × 461 mm
Capacité de franchissement d’obstacles40 mm
Élévation de la serpillière12 mm
Puissance d’aspiration 22 000 Pa
Pression vers le sol 12 N
Batterie6 400 mAh
Autonomieenv. 230 min
Temps de charge complète3 heures
Bac robot300 ml
Volume du sac à poussière2,5 L
Capacité du réservoir d’eau propre / usée5,0 L / 4,7 L
Volume sonore60 dB (annoncés)
Assistance vocaleHeyNawa AI
Indice de réparabilité8,2/10
Garantie2 ans
Prix1 299 €

Avec 22 000 Pa, le Narwal Flow se place au-dessus du Deebot X11 (19 500 Pa), mais reste nettement derrière le Mova Z60 et ses 28 000 Pa sur le papier. Côté endurance, en revanche, le Flow est très bien armé : 3 h 50 annoncées, là où le X11 tourne plutôt autour des ~200 minutes selon certains retours, même s’il compense avec sa logique de recharge express pendant les pauses lavage (PowerBoost). Autre bon signal pour les grandes surfaces : la station Narwal embarque de gros volumes (5,0 L propre / 4,7 L usée), plus généreux que ceux relevés sur l’OmniCyclone (3,2 L / 2,7 L).

Boîte Narwal Flow dans un salon
La carton a un peu été cabossé à la livraison. Spoiler : l’intérieur est intact !

Le petit point qui fait tiquer, en revanche, c’est la capacité du sac : 2,5 L sur le Flow, quand le Z60 annonce 3,2 L (dans ta fiche), et quand le X11 joue la carte du sans sac (moins de consommables, mais avec un bac cyclonique à gérer). Enfin, sur la mobilité et les tapis, le Flow annonce 4 cm de franchissement et 12 mm de levage du module de lavage (attention aux tapis très épais !).

Unboxing du Narwal Flow : quelques accessoires inclus

  • le robot Narwal Flow
  • la station auto-nettoyante
  • le cordon d’alimentation
  • 2 brosses latérales
  • 1 filtre de rechange (bac à poussière)
  • 2 bacs d’insertion (dont 1 de rechange)
  • 2 sacs à poussière (station)
  • Nettoyant sols (200 ml)
  • Manuel d’utilisation
  • Guide de démarrage rapide
Unboxing Narwal Flow
Quelques accessoires de remplacement ont été prévus dans le pack initial.

L’équipement proposé n’est pas aussi fourni que ce que l’on trouve chez la marque Mova, mais un peu plus riche que le Deebot X11 OmniCyclone, qui n’incluait même pas le détergent.

Design : blanc et prune du plus bel effet !

Le Narwal Flow se drape de blanc, que réhaussent quelques accents argentés, ce qui n’est pas une première de la marque. Les volumes de la station sont tout en rondeurs, dont la profondeur cache presque entièrement le robot lorsqu’il rentre au bercail, pour un effet plus « rangé ». En revanche, on n’est pas sur une grande volonté de compacité ; il faudra prévoir un peu de place pour caser l’ensemble en largeur !

Design Narwal Flow station ouverte
Les Saiyans ne sont pas le coeur de cible de Narwal…
Design Narwal Flow sous le capot
Le capot s’ouvre sans forcer.

Le robot n’a pas de dôme LiDAR, et sa hauteur de 95 mm est assez permissive pour passer sous les meubles bas. La façade embarque deux caméras RGB utilisées pour l’évitement d’obstacles. Sous le châssis, on retrouve une serpillière “à chenille” alimentée par 16 buses, avec eau chaude à 45 °C ; sa pression est annoncée à 12 N, afin de racler l’eau sale récupérée dans un petit réservoir interne. Côté aspiration, Narwal met en avant le DualFlow anti-emmêlement : brosse principale flottante et brosses latérales anti-enchevêtrement. Les roues crantées franchiront aisément les obstacles de 4 cm maximum, ce qui est dans l’air du temps pour les robots premium.

Design Narwal Flow
Le blanc, c’est risqué, mais le matériau n’est pas si salissant.
Design Narwal Flow sous le châssis
La serpillère est relativement large. Prometteur !

Enfin, la station auto-nettoyante reprend les ingrédients d’une recette qui fonctionne très bien : derrière un grand capot (gris sur l’avant) vous avez un sac à poussière de 2,5 L donné pour 120 jours. Juste au-dessous, le plateau auto-nettoyant doit permettre un lavage à 80°C et un séchage à 45°C. On l’a vu, les deux bacs d’eau accessibles par le dessus ont une contenance confortable (5L et 4,7L) et sont munis de poignées. Contrairement à certaines solutions comme Mova Z60 Ultra Roller Complete ou Ecovacs Deebot X11 OmniCyclone, il n’existe pas de module dédié à la solution nettoyante. Celle-ci doit être ajoutée directement dans le réservoir d’eau propre.

Nota Bene : Narwal décline une station compacte (et/ou un module d’échange d’eau automatique), pensée pour un raccordement arrivée/évacuation, avec un réservoir de détergent 480 ml sur cette variante.

Installation : simple comme bonjour

La station se branche sur secteur avec un câble d’alimentation de 1,5 m : en clair, mieux vaut prévoir une prise à portée. Narwal recommande aussi de réserver autour de la base une “zone de manœuvre” assez stricte : comptez 45 cm pour la station et 45 cm dégagés juste devant pour que le robot entre/sorte sans accrocher, avec une largeur libre de 45 cm au niveau de ce couloir.

En hauteur, la marque conseille 50 cm au total, et même 25 cm au-dessus pour pouvoir ouvrir le couvercle sans se battre avec une étagère. Dernier réflexe important au déballage : enlever les éléments de maintien/transport (le manuel parle d’un scellé/adhésif guide sur le capot et de matériaux de calage à retirer), puis placer le robot sur sa charge. Quelques notes de musique se feront entendre.

Connectivité : appairage et mise en route

Une fois l’appli installée, la configuration est plutôt classique, avec quelques points à connaître :

  • Installez l’app Narwal Freo (iOS/Android), puis créez un compte ou connectez-vous ;
  • Dans l’app, touchez “+” (en haut à droite), sélectionnez votre type d’appareil et suivez l’assistant ;
  • Mettez le robot en mode appairage : le manuel indique d’utiliser le bouton “Call/Retour base” ;
  • Choisissez votre réseau Wi-Fi : le Flow est compatible 2,4 GHz et 5 GHz ! ;
  • Une fois le robot ajouté, vérifiez les mises à jour : commencez par l’app elle-même (App Store/Play Store), puis lancez la mise à jour firmware via les réglages de l’app.
Application connexion Narwal

Nota Bene : si la connexion échoue, Narwal recommande les basiques qui marchent souvent : rapprocher le robot/routeur, redémarrer la box, et retenter (ne pas hésiter à refaire une seconde configuration).

Application : conviviale jusqu’à un certain point

Pour un usage assez simple, l’application est assez facile à prendre en main. Elle reprend la DA blanche et prune de l’appareil et offre plusieurs raccourcis dès la page d’accueil (les 5 modes de nettoyage, le mode « par pièce/zone », l’édition de la carte, le mode caméra, le mode navigation, les paramètres de la station, la programmation et l’historique de tâches). Ensuite, il vous faudra fouiller un peu plus pour aller puiser dans les autres fonctionnalités.

Application Narwal paramètres et fonctionnalités
On en est encore à un niveau de maturité où toutes les interfaces se ressemblent beaucoup, hormis le code couleur (et encore !)…

Au total, l’appli se dote des modules suivants :

  • cartographie (jusqu’à 4 cartes)
  • 5 modes de nettoyage (aspi, serpi, aspi+serpi, aspi/serpi, freo)
  • nettoyage par pièce/zone
  • nettoyage/navigation programmée
  • historique de nettoyage/navigation
  • un mode caméra (navigation seule)
  • paramètrage de la station
  • gestion des accessoires
  • partage avec un autre utilisateur
  • localisation du robot (signal sonore)
  • mise à jour automatique du firmware
  • mode Freo
  • paramétrage de la serpillère
  • paramétrage des tapis
  • mode « ne pas déranger »
  • mode haute altitude (> 2000 m)
  • verrouillage enfant
  • mode extinction automatique
  • mode « animaux de compagnie » (chat, chien ou les deux)
  • degré de sensibilité de l’évitement des obstacles par IA
  • commandes via l’assistant vocal intégré (Nawa)
  • commandes vocales GG Home ou Alexa

En quelques minutes, on parvient à effectuer les paramètres généraux, valables sur le long terme (cartographie, mode animaux ou non, mode ne pas déranger, IA des obstacles, gestion des tapis, etc.). Nous commenterons certaines fonctionnalités en temps voulu.

Nota Bene : le mode « haute altitude » sert à compenser la baisse de densité de l’air lorsque l’on utilise le robot en montagne. Cela peut augmenter le bruit et réduire l’autonomie.

Enfin on passera sur quelques petites erreurs de traduction française : « serpillage », « aspiration superbe »…

Cartographie : rapide et complète

Pour environ 65 m² de surface nettoyable, le robot a mis 9 minutes pour sortir une première version de la map. Quelques pièces ont été correctement identifiées ; d’autres ont été fusionnées à tort ou mal nommées. D’autre part, si le type de sol est bien reconnu, il peut manquer un meuble ou un morceau de tapis sur la carte.

Application Narwal cartographie
La carte 3D commencerait presque à être crédible !

En conséquence, on est vite tenté de passer par l’édition de la carte, laquelle comporte des manipulations générales et avancées comme :

  • la séparation/fusion de pièces
  • le renommage de pièces
  • un gestionnaire de meubles
  • la correction du matériau au sol
  • la gestion des tapis
  • les zones interdites
  • les zones de nettoyage pour animaux
  • une mention « pièce très sale »
  • ajout d’un étage/limite de franchissement
  • pivoter la map

Comme pour tous les flagships de cette génération, la carte est dynamique : elle suit la progression du robot, montre le tracé de son parcours. Elle peut également ajouter des éléments au fil de l’eau, avec des pictos représentant des câbles, des chaussures, du tissu, et même des déjections animales !

Nota Bene : pour le multi-étage, Narwal documente 1 carte principale + 3 secondaires. En revanche, ils indiquent que les cartes secondaire ne supportent pas les tâches programmées.

Navigation : un parti pris intéressant

La navigation du Narwal Flow repose sur une architecture hybride assez classique en haut de gamme : LiDAR pour la cartographie + vision pour l’évitement d’obstacles. La particularité, c’est l’intégration du LiDAR : il n’est pas posé en tourelle sur le dessus, mais semi-internalisé à l’arrière, ce qui permet un robot plus bas… au prix d’un compromis potentiel, puisque ce module ne “voit” qu’environ 180° à un instant donné, là où un LiDAR en dôme couvre généralement 360°. Pour les objets du quotidien, Narwal ajoute deux caméras RGB et une puce IA capables d’identifier et d’éviter plus de 200 types d’obstacles.

Nota Bene : Narwal annonce une compatibilité Matter (via mise à jour), un standard domotique devant faciliter l’intégration d’appareils de marques différentes dans un même écosystème. Cela doit permettre de simplifier les automatisations et l’usage avec les grandes plateformes (Apple, Google, Amazon, SmartThings) sans passerelle propriétaire.

Comportement sur le terrain : balèze en course d’obstacle !

Sur 59 m² de surface, le Narwal Flow a présenté une navigation globalement très maîtrisée, avec une progression pièce par pièce et un motif en S dans le sens de la longueur. Il a bouclé les zones nettoyabes de l’appartement en 1 h 04 (parquet + carrelage + tapis), sans errances inutiles ni retours intempestifs : on a relevé environ deux passages sur une même zone en une heure, ce qui reste cohérent avec notre réglage de lavage des serpillières tous les 20 m². La re-localisation, le retour à la base et le docking se sont montrés stables, et surtout, on n’a pas observé de blocage : le robot ne s’est pas coincé, franchit correctement les petits seuils et s’en sort très bien dans les passages étroits.

On applaudit volontiers l’évitement d’obstacles, qui est clairement un point fort. Dans le couloir, volontairement “piégé” avec une chaussette, un chargeur filaire, un nounours et une patache, il évite tout avec assurance, au pire en frôlant légèrement certains objets, sans les embarquer ni s’emmêler. Dans le salon, il passe sans difficulté entre les pieds de chaise et contourne proprement un étendoir à linge, signe d’une bonne lecture des volumes et d’une trajectoire bien optimisée dans les zones semi-encombrées. Autre bon point : il exploite son éclairage intégré quand la luminosité baisse, ce qui limite les hésitations et conserve une navigation fluide

Certes, il peut hésiter quelques secondes dans les zones très chargées (un pied de table à droite, un meuble à gauche, le bord tapis épais à gérer, etc.) sans que cela dégénère trop : on sent surtout une prudence de calcul, avec quelques micro-ajustements. Il est aussi capable de franchir des reliefs de 4 cm !

Nota Bene : par défaut, le robot va vouloir éviter les tapis, plutôt que les nettoyer, ce qui peut poser problème de fluidité dans la navigation. Il faudra passer par l’édition de la carte pour reconfigurer le traitement de ce type de sol.

Enfin, on a relevé un comportement atypique : avec l’évitement d’obstacles intelligent (et non “sécurité”), il peut encore taper dans des pieds humains si l’on se place sur sa trajectoire, alors qu’il sait très bien éviter des fils au sol ou des objets posés. Ce n’est pas dangereux, mais c’est à garder en tête dans une maison très vivante. Dernier détail : dans nos toilettes très étroites,sa largeur l’empêche de nettoyer correctement les côtés de la cuvette, comme beaucoup d’autres avant lui, du reste.

Caméra et surveillance : l’incontournable de cette génération

L’application propose aussi un mode de surveillance qui permet d’utiliser la caméra du robot pour jeter un œil à la maison, avec la possibilité de conserver des images et des enregistrements. Sur le papier, c’est un vrai plus pour ceux qui veulent un contrôle ponctuel à distance (un bruit suspect, un animal à vérifier, un oubli…), surtout que la qualité d’image s’est montrée très correcte lors de nos manipulations.

Application Narwal interface mode caméra
Ce que l’on voit à travers l’interface.

En complément, on trouve un mode caméra téléguidé : on pilote le robot manuellement, et on peut même aspirer et changer le mode d’aspiration pendant la conduite. Dans les faits, l’expérience est plus mitigée : il y a un léger lag, et la visibilité à l’écran ne permet pas toujours de bien anticiper ce que l’on fait (angle, repères, précision), ce qui cantonne ce mode à un usage plutôt gadget qu’à une vraie “conduite” efficace au quotidien.

Application Narwal photo mode caméra
Ce qu’on obtient comme cliché sur la même image.

Nota Bene : sa politique de confidentialité, Narwal indique ne pas collecter automatiquement vos photos et vidéos sans consentement. Néanmoins, en utilisant des fonctions image/vidéo (ex. “live photos”) ou en sollicitant le support, vous pouvez téléverser des contenus que l’entreprise peut collecter et stocker (avec une recommandation explicite d’obtenir l’accord des personnes potentiellement concernées).

Aspiration : très bon sur tapis (sauf les gros grains de café)

Sur sol dur, le Narwal Freo Flow s’en sort très bien sur notre protocole “grosses particules” (50 g de grains de café + 50 g de riz répartis sur environ 2 m²). En mode personnalisé (3 passages, puissance max, nettoyage méticuleux, trajectoires en allers-retours resserrés), il atteint 98 % de collecte. La contrepartie, c’est le temps : il lui faut plus de 6 minutes pour venir à bout de la zone. On est clairement sur une approche “je repasse jusqu’à ce que ce soit propre”, plutôt que sur un passage unique très agressif.

Nota Bene : on peut modifier la puissance d’aspiration en plein milieu d’un cycle.

Dans les coins, le bilan est un cran en dessous, mais reste solide : environ 85 % de réussite. On observe un peu de projection (certaines particules sont poussées sur le côté), mais le robot a un comportement assez malin : il ne se contente pas de “viser” la zone, il effectue aussi un petit tour périphérique juste après, ce qui lui permet de récupérer une partie de ce qu’il a involontairement déplacé. Sur cette séquence, le nettoyage prend environ 3 min 40, avec un résultat globalement satisfaisant pour ce type de scénario.

Sur tapis à poils ras, le Freo Flow gagne en efficacité sur les poussières fines, surtout en activant l’aspiration “vortex” (toujours en aspiration seule). Avec le même mix de grains, on obtient 90 % de réussite, et surtout une récupération visible de poussières en plus des grosses particules, ce qui est un bon point.

En revanche, la bordure du tapis devient un piège : quand des grains sont projetés sur les côtés, la limite (relief/arrête) gêne leur reprise et le robot peine à les “rechercher” efficacement. À noter aussi une logique très prudente : il peut mettre près de 10 minutes sur une petite zone, car il accepte de repasser plusieurs fois pour améliorer le résultat.

Le test des cheveux sur tapis est plus nuancé, mais reste globalement encourageant. Avec une belle poignée de cheveux longs et mi-longs, en mode Freo, le robot atteint environ 90 % en 5 min 30 avec un seul passage. Un second passage, après avoir vidé le bac, permet de finaliser proprement. En revanche, si une partie de la matière part bien dans le bac à poussière, nous avons aussi retrouvé une grosse boule de cheveux emmêlés autour de la brosse. Concrètement, pour quelques cheveux et poils “du quotidien” (chute normale, petits apports ponctuels), il fait complètement le travail. Mais dès qu’on passe sur des volumes plus conséquents (gros brossage du chien, environnement type salon de coiffure) la brosse risque de se charger très vite.

Narwal flow nettoyer brosse coincée
Miom, miom, j’ai avalé Barbie !

On retient donc une bonne capacité de ramassage en conditions domestiques, mais une tolérance limitée aux gros apports de fibres longues.

Lavage : plutôt brillant !

Le Freo Flow a surtout brillé par son intelligence de gestion des saletés humides. Nous avons versé environ 10 cl de marc de café mélangé à de la liqueur au milieu de la cuisine (carrelage), avec une seconde zone volontairement placée le long d’une plinthe. Réglages : serpillère en humidité élevée, trois passages, mode méticuleux. Le robot a immédiatement identifié la plus grosse flaque et l’a contournée, comme s’il la classait d’office dans la catégorie “à éviter” (vomi/déjection). Résultat : il ne l’a pas étalée, et s’est concentré sur le reste de la pièce, y compris la tache en bordure.

Sur ce premier passage, le nettoyage est très solide : environ 95 % de réussite, avec seulement une fine ligne d’environ 1 cm sur le côté et une petite marque résiduelle liée au relief d’un carreau mal posé.

On note aussi un point de logique de trajectoire : lorsqu’il fait les bords, il a tendance à suivre la même ligne à chaque fois. Dans notre cas, un passage “dans l’autre sens” aurait sans doute permis d’effacer la micro-trace laissée par l’irrégularité du carrelage. En revanche, il faut l’accepter : en mode “pièce”, il a terminé son cycle en une vingtaine de minutes sans jamais “oser” aller traiter le gros amas central.

Narwal flow serpillère en mode zone

C’est là que le nettoyage de zone devient un excellent complément. En ciblant une zone d’environ 2 m² pile sur la flaque principale (laquelle apparaît en gros sur la carte !), le robot a quasiment tout récupéré en 6 minutes, sans laisser de voile brun ni de traces d’étalement. Néanmoins, il restait tout de même une unique ligne de particules sèches de marc, comme si une frange de grains avait échappé au passage du rouleau.

Même constat (et même mieux) sur une tache sèche de sauce aigre-douce, cette fois sur 1 m², humidité maximum, méticuleux et x3 : le Freo Flow s’est arrêté sur la tache, a insisté, puis a repassé exactement comme on l’attend d’un robot “qui comprend” qu’il a quelque chose à corriger. On s’attendait à un résultat partiel ; on a eu un 100 % très net en environ 5 minutes.

Dernier point marquant : après ces séquences, le sol était sec en une minute chrono, preuve d’un bon contrôle de l’humidification et d’un rouleau qui n’inonde pas inutilement le carrelage. En revanche, au vu de ce qu’on lui a fait subir (liqueur, sauce sucrée), on sentait une légère sensation collante résiduelle : ce n’est pas un échec du robot, plutôt la conséquence logique d’un mélange très chargé. Un nettoyage de fond en mode Freo, après vidange du bac d’eau sale (à moitié plein) et ajout d’eau claire (réservoir presque aux deux tiers vide), a suffi à remettre tout le monde d’accord.

Bruit : dans la norme (tranche basse)

Côté bruit, le Narwal Freo Flow reste dans une zone très supportable, sans chercher à battre des records de discrétion. En aspiration seule, on mesure, à 1 mètre de distance, 60 dB en mode silencieux, 62 dB en puissance moyenne et 66 dB en mode fort : ce sont des niveaux présents, mais loin d’être envahissants au quotidien, y compris quand le robot enchaîne plusieurs cycles. En revanche, dès qu’on passe sur les modes “musclés”, le profil sonore change nettement : 75 dB en surpuissant, et jusqu’à 80 dB en mode vortex sur tapis, où l’on sent clairement l’effort supplémentaire.

Même ordre de grandeur pour l’aspiration de la station, à 77 dB en mode silencieux et 80 dB en mode puissant : c’est ponctuel et assez bruyant sur le moment, mais comme l’opération ne dure pas longtemps, ça reste facile à vivre. Dans les faits, on peut continuer à écouter de la musique tant qu’on n’est pas dans la même pièce, et on n’a jamais eu cette sensation de “robot insupportable” que l’on coupe au bout de dix minutes.

Autonomie, recharge

Narwal met en avant une grosse batterie (6400 mAh) et communique sur une autonomie pouvant atteindre 230 min. Évidemment, ces chiffres varient beaucoup selon le nombre de passages, le niveau d’humidité, la présence de tapis et l’option “nettoyage méticuleux”. Et pour preuve : en mode Freo, sur notre surface nettoyable de 59 m², le Narwal Freo Flow a bouclé le cycle en 1 h 04 en consommant 39 % de batterie. Si l’on extrapole bêtement, cela donnerait un potentiel théorique d’environ 164 minutes et de 150 m² par charge.

À noter justement ce comportement de batterie basse : en dessous de 30 %, même si on lui commande un cycle, il refuse de repartir. En revanche, s’il est déjà en nettoyage, il peut descendre sous 25 %. Dans nos essais, néanmoins, nous n’avons pas réussi à déterminer à quel seuil il s’arrête complètement.

Nota Bene : contrairement à l’Ecovacs Deebot X11, nous n’avons pas trouvé de mode « charge rapide » dans les paramètres.

Entretien : il faudra quand même surveiller un peu…

Comme pour ses concurrents principaux, le Narwal Flow prévoit des fonctionnalités et des paramètres dédiés à la station :

  • collecte de poussière à la demande
  • désinfection du bac à poussières
  • séchage de la serpillère
  • gestion des accessoires
  • lavage du patin de la serpillère à la demande
  • suivi du sac à poussière
  • contrôle bactérien automatique du bac/sac à poussières
  • intensité de séchage (silencieux, puissant, intelligent)
  • fréquence de dépoussiérage (systématique ou intelligent)
  • mode de collecte de poussière (silencieux ou puissant)
  • fréquence de lavage de la serpillère (tous les 15,20 ou 30 m² ou mode intelligent)
  • mode de nettoyage par défaut sur le bouton de la station de base

Concernant la collecte de poussière, Narwal essaye d’innover. En effet, la station peut refuser de lancer la collecte si elle détecte que le bac est un peu humide : elle va d’abord le sécher pour éviter les colmatages. Mais dans les faits, cela peut conduire à un scénario moins agréable : malgré le mode collecte “intelligente”, on s’est retrouvés avec de gros moutons ou des boules de cheveux dans le bac, au point de gêner l’aspiration. Et surtout, le Freo Flow ne semble pas interrompre automatiquement sa session lorsqu’il est saturé pour aller se vider : on peut donc se retrouver à surveiller l’état du bac lors des sessions “cheveux + tapis”, là où certains concurrents misent davantage sur une stratégie de vidage plus proactive.

Narwal flow application et entretien

Quant au lavage, la station du Freo Flow est plutôt rassurante, à condition d’ajuster correctement la fréquence de lavage du patin/rouleau. En routine, un lavage tous les 30 m² suffit largement pour garder de bonnes performances, mais dès qu’on passe sur des sols plus chargés ou des nettoyages “accident” (sucre, café, gras…), on conseille de descendre à 15 m² ou de laisser le mode intelligent gérer. Les bacs d’eau sont étanches et équipés d’une poignée et de clapets ; leur manipulation est simple et propre. Et surtout, le bac d’eau sale retient bien les odeurs : en usage normal, on n’a pas eu cette sensation de “station qui tourne” au bout de quelques jours. Il y a malgré tout un point à surveiller : le film gras qui finit par se déposer au fond du bac sale. Un rinçage rapide régulier évite que ça s’installe et que l’eau sale “colle” aux parois.

Narwal flow nettoyer station
« Il m’a pris pour une cafetière ou c’est comment ? »

Le module de lavage s’encrasse aussi moins que sur d’autres robots que nous avons testés sur du marc de café, mais il ne faut pas s’illusionner : après un gros nettoyage bien salissant, il faudra nettoyer la zone de lavage (grille, recoins, éventuels dépôts), sinon l’entretien automatique de la serpillère perd en efficacité. Dans des conditions normales, en revanche, c’est impressionnant : la serpillère est sèche, ne colle pas et ne sent rien du tout !

Narwal flow nettoyer robot
En 30 secondes, tout est démonté, prêt à rincer !

Enfin, l’application donne une estimation d’usure des composants, mais en cas de baisse d’aspiration, les réflexes restent classiques : vérifier le filtre, le bac à poussière possiblement saturé, ou un objet/amas coincé dans la brosse. L’ensemble est facile à démonter et lavable à l’eau claire, et un simple coup de chiffon doux de temps en temps sur les capteurs et les contacts de charge suffit. En somme, avec une saleté modérée, l’entretien manuel reste léger (on s’occupe surtout des bacs d’eau). En revanche, après un vieux tapis poussiéreux ou une semaine de poils et de cheveux, mieux vaut contrôler brosse et bac : sinon, on repère vite un manque d’aspiration et parfois un bruit mécanique désagréable, signe que quelque chose force.

Consommables pour le Narwal Flow

La boutique en ligne de Narwal prévoit tout ce qu’il faut pour utiliser durablement leur appareil phare :

  • Pack 2 sacs à poussière à 17,99 € (120 jours”, remplacement conseillé ~tous les 3 mois) ;
  • Pack 2 brosse latérale anti-emmêlement à 13,99 €
  • Serpillière rouleau de lavage à 17,99 €
  • Pack 2 filtres remplaçables à 11,99 €
  • Nettoyant sols “Flow” à 19,99 € (flacon 930 ml).
  • pack 2 bacs à poussière à 11,99 €

On trouve également un pack complet d’accessoires complet à 219,99 € contenant :

  • 2 Track Mop ;
  • 2 filtres jetables ;
  • 2×2 brosses latérales EdgeReach ;
  • 1 brosse rouleau anti-enchevêtrement ;
  • 3 sacs station ;
  • 1 réservoir jetable pour sac ;
  • 2 filtres HEPA ;
  • 2 fioles de détergents

Hélas, ce n’est pas forcément intéressant, financièrement parlant, puisque la somme du prix de chaque composant est de 184,90 €. Certes, il n’est pas interdit de croire que tout se faire livrer d’un coup économiser des frais de port et un peu de charge mentale… ce qui est certain, c’est qu’il ne s’agit pas là d’un pack promotionnel !

Quoi qu’il en soit, comptez environ 140 €/an (580 € tous les 5 ans) pour un usage modéré de l’appareil, et environ 250 €/an (1170 € tous les 5 ans) si vous suivez scrupuleusement les recommandations de la marque quant au remplacement des consommables.

Position sur le marché : il clôture très bien cette génération !

À l’échelle du trio premium que nous avons en tête (Ecovacs, Mova, Roborock), le Narwal Flow se retrouve dans une position assez intéressante : c’est un “flagship” très solide sur le lavage et la navigation, mais dont le prix constaté le rend nettement plus compétitif qu’on ne l’imagine en lisant la fiche produit. On le croise régulièrement autour de 849 € en période de promos, ce qui le place mécaniquement sous des références comme le Deebot X11 OmniCyclone et le Mova Z60 Ultra Roller Complete dans les grilles de prix “réelles”.

Là où le Flow se distingue le plus, c’est sur la serpillière : Narwal reste fidèle à son ADN “mop-first”, avec un nettoyage humide précis, propre et très bien géré sur les incidents (à condition d’accepter sa logique d’évitement des grosses flaques, parfois à finir en nettoyage de zone). En face, l’Ecovacs X11 pousse lui aussi très loin la philosophie du rouleau avec injection continue et un rouleau annoncé à 200 tr/min, conçu pour frotter et se rincer en permanence. Le Mova Z60, de son côté, joue la carte d’un rouleau rincé en continu (HydroForce) et d’une stratégie “tapis” plus cadrée (AutoShield, relevage), avec un ensemble très démonstratif sur le papier. Roborock, enfin, adopte une approche différente : le S8 MaxV Ultra mise sur la serpillère sonique (jusqu’à 4 000 vibrations/min) et un levage jusqu’à 20 mm, très polyvalent, mais pas exactement la même école que les systèmes à rouleau “toujours propre”.

En aspiration, le Flow est bien placé (22 000 Pa annoncés), au-dessus de l’X11 (19 500 Pa) et derrière le Z60 (28 000 Pa). Dans nos mesures terrain, il se comporte davantage comme un robot “finisseur” (il repasse, il sécurise le résultat) que comme un bulldozer qui arrache tout en un seul passage. Et sur la navigation / évitement d’obstacles, il se situe clairement dans le haut du panier.

La contrepartie, c’est que le Flow est excellent… mais pas forcément le plus “automatique” au sens strict. Sa logique d’évitement des grosses flaques peut obliger à reprendre en zone, la collecte de poussière peut se montrer trop prudente dans certains scénarios (au risque de laisser le bac se charger), et ce refus de repartir sous 30 % est une contrainte à garder en tête sur les grandes maisons. Au final, il peut convenir à à peu près tous les foyers (tapis, animaux, surfaces moyennes à grandes), mais plutôt à condition d’être un utilisateur averti : quelqu’un qui sait alterner intelligemment entre Freo, la personnalisation et les fonctions annexes. Dans ce cadre, et au vu des performances en lavage et en navigation, son rapport qualité/prix reste particulièrement solide.

💾

Profitez des vidéos et de la musique que vous aimez, mettez en ligne des contenus originaux, et partagez-les avec vos amis, vos proches et le monde entier.

Dreame X60 Max Ultra Complete : roi des robots ultra-plats… ou doublon de luxe face au X50 et à Roborock ?

16 janvier 2026 à 16:52
Dreame X60 Max Ultra Complet

Sous les canapés, sur les seuils, contre les poils d’animaux et les odeurs : c’est là que se gagne désormais la guerre des robots premium. Avec le X60 Max Ultra Complete, Dreame promet le “package ultime” et relance la course aux flagships.

Sur le très haut de gamme, le robot-aspirateur est entré dans une vraie course à l’armement. Chaque marque promet “le plus” : une station plus autonome, une IA plus futée, une aspiration plus démonstrative… et surtout un format capable d’aller là où les anciens modèles échouent, sous les meubles bas. Dans ce contexte, Dreame dégaine le X60 Max Ultra Complete et clame haut et fort : « les frérots, nous, on coche toutes les cases à la fois ! », brandissant d’un geste triomphal un robot ultra-fin, annoncé très puissant, et épaulé par une station qui met l’accent sur l’hygiène.

Bon, mais alors… ce modèle est-il seulement impressionnant… ou différent ? Car sur un marché saturé de “flagships”, le X60 doit éviter le piège du doublon interne face au Dreame X50 Ultra Complete, et du doublon externe face aux nouveaux Roborock Saros. Examinons cela d’un peu plus près…

Quelques spécifications communiquées par Dreame

Caractéristique TechniquesDreame X60 Max Ultra Complete
Dimensionsrobot : 350 × 350 × 79,5 mm/102,8 mm
station : 390 × 423 × 499 mm
Poidsrobot : 4,7 kg
station : 10,6 kg
Capacité de franchissement d’obstacles8,8 cm (double marche) /4,5 cm (marche simple)
Lavage de la serpillière100°C
Puissance d’aspiration 35 000 Pa
Pression vers le sol 15 N
Batterie6 400 mAh
AutonomieNC
Temps de charge complèteNC
Bac robot235 ml
Volume du sac à poussière3,2 L
Capacité du réservoir d’eau propre / usée4,2 L / 3,0 L
Vitesse de rotation annoncée230 tr/min
Assistance vocaleBuilt-in & third-party
Ajout automatique de détergentDual-Solution Compartment
NavigationVersaLift DToF + 2 caméras IA + lumière latérale 3D structurée + LED + jusqu’à 280+ types d’objets
Brosse principaleHyperStream™ Detangling DuoBrush 2.0

Sur le papier, le X60 Max Ultra Complete frappe fort sur trois points : un gabarit ultra-fin (7,95 cm) rare sur un flagship, une puissance annoncée très élevée (35 000 Pa), et surtout un combo “tout-terrain” avec franchissement jusqu’à 8,8 cm et station 100°C orientée hygiène/odeurs (pratique avec des animaux). Le bémol, c’est que l’autonomie, le bruit et la performance réelle restent à vérifier pour avoir un portrait vraiment fiable de ce nouveau candidat !

Pourquoi Dreame mise tout sur le profil bas… et sur la station

À ce niveau de gamme, Dreame ne cherche plus à “réinventer” le robot-aspirateur : l’enjeu, c’est plutôt de réduire les compromis là où les modèles premium restent perfectibles. Premier irritant : les zones inaccessibles. Une partie de la poussière se loge sous les canapés, les lits et certains buffets, et quelques millimètres de trop suffisent à laisser des “angles morts”. Avec une hauteur annoncée à 7,95 cm, le X60 ne promet pas une révolution, mais un élargissement très concret de la couverture : beaucoup de robots haut de gamme avec tourelle culminent autour de 10 cm, et ce différentiel de 1,5 à 2,5 cm peut suffire à faire passer un robot sous des meubles bas modernes (meuble TV, lit plateforme, canapé à caisse basse).

Dreame X60 Max Ultra Complete sous un meuble très bas
« La partie que personne ne veut faire… C’est pour ma pomme ! » ©Dreame

Deuxième point : les seuils et tapis épais. Vu de l’extérieur, annoncer “jusqu’à 8,8 cm” peut sembler spectaculaire… mais l’intention est plus terre-à-terre : réduire le nombre de blocages qui cassent l’autonomie au quotidien. Dans la plupart des tests, encore beaucoup de robots “classiques” plafonnent autour de 2 cm de seuil franchissable ; c’est suffisant pour les transitions propres, mais ça coince dès qu’on cumule un rail + une barre, un seuil un peu haut, ou un bord de tapis épais. Dans cette logique, le X60 vise moins à “changer de catégorie” qu’à être moins exigeant sur l’environnement : tolérer davantage de situations réelles comme les passages irréguliers ou les doubles seuils et devenir la nouvelle norme premium, là où Roborock n’annonce « que » 4 cm sur ses Saros.

Dreame X60 Max Ultra Complete sur double margelle
« Maintenant, je comprends l’intérêt du gainage… » ©Dreame

Enfin, avec une station qui promet le lavage des serpillières à 100°C, la marque s’attaque à l’odeur, au gras et à l’entretien, particulièrement sensibles dans les foyers avec animaux (ou des testeurs fous qui procèdent à des expériences façon Mimi Cracra…).

Un nouveau modèle qui peut faire doublon… mais qui gratte sérieusement les limites actuelles

Le Dreame X60 Max Ultra Complete arrive dans une zone un peu inconfortable : celle du “flagship de plus”, alors que le X50 Ultra Complete couvre déjà largement les besoins d’un robot premium. Sur le fond, la différence se joue sur des compromis grattés un par un : un robot annoncé plus bas pour réduire les angles morts sous les meubles, plus puissant sur le papier, une station orientée hygiène (lavage chaud) et une tolérance accrue face aux passages difficiles. On n’est donc pas (encore) une nouvelle catégorie : juste sur une manière de rendre le robot moins dépendant d’un intérieur optimisé pour lui.

Le risque, c’est évidemment la cannibalisation : à prix et positionnement proches, le X50 reste le choix premium déjà très complet, tandis que le X60 devient une sorte de vitrine technologique, surtout pertinente si l’on cumule des contraintes concrètes (meubles bas, seuils/tapis pénibles, forte exigence d’hygiène). Autrement dit : on ne s’y intéressera que pour réduire les situations où un très bon robot se heurte encore à une limite.

Et puis il y a le doublon externe : Roborock joue désormais le même match avec ses modèles ultra-plats. À ce niveau, la différence se fera moins sur la surenchère de chiffres que sur l’expérience : fiabilité de la navigation dans les zones sombres, constance sur tapis, qualité du lavage dans la durée, gestion des odeurs, fréquence d’entretien réellement nécessaire, stabilité de l’app et des automatisations. En 2026, la signification de « premium » sera un robot autonome, prévisible, et réclamant donc le moins d’attention possible…

Prix et disponibilité : ce qu’on sait, ce qui manque encore

Aux États-Unis, Dreame positionne le X60 Max Ultra Complete dans le très haut de gamme, avec un prix annoncé de 1 699,99 $ et une commercialisation annoncée à partir du 10 février 2026 (avec une phase de précommande/early offers en amont). En revanche, pour la France/Europe, il manque encore l’essentiel : date de sortie locale, tarif en euros, détails du bundle “Complete” selon les pays, ainsi que la politique SAV et le coût/disponibilité des consommables (sacs, patins, brosses, détergents). En attendant, l’alternative la plus évidente s’appelle Mova S70 Ultra Roller !

On espère vous en dire davantage le plus vite possible ! Et vous ? Pensez-vous que les améliorations du X60 Maw Ultra Complete pour concerner votre intérieur ou, rien qu’à voir le prix aux USA, vous savez que vous allez lâcher l’affaire ?

💾

Profitez des vidéos et de la musique que vous aimez, mettez en ligne des contenus originaux, et partagez-les avec vos amis, vos proches et le monde entier.

Roborock ose le robot aspirateur qui grimpe les escaliers : révolution… ou casse-tête ?

15 janvier 2026 à 17:15
Roborock Saros Rover en train de monter une marche

Roborock vient de lâcher une petite bombe au CES 2026 : le Saros Rover, un robot aspirateur qui ne se contente plus d’éviter l’escalier… il le grimpe. Et pas juste pour “passer à l’étage” : l’idée, c’est qu’il nettoie chaque marche au passage, comme si l’escalier devenait enfin une surface comme une autre. Really ?

Roborock mise sur ce qu’elle présente comme la première architecture “wheel-leg” (des “jambes-roues” articulées) : chaque module peut monter et descendre indépendamment, afin de garder le robot stable tout en franchissant marches, pentes et reliefs. Côté cerveau, la marque évoque un pilotage via algorithmes d’IA, capteurs de mouvement et information spatiale 3D.

Évidemment, une promesse aussi “révolutionnaire” ouvre autant de portes qu’elle soulève de questions : cartographie multi-étages, gestion des risques de chute ou de blocage, sécurité pour les habitants (enfants, animaux, objets sur les marches), et surtout réparabilité si un incident survient sur l’élément le plus brutal de la maison. D’autant que Roborock reste prudente : pas de spécifications détaillées, pas de prix, pas de date de sortie, et le Rover est présenté comme un produit réel en développement. Nous allons examiner en l’état la promesse d’un des leaders du marché, et essayer de deviner si son ambition ne risque pas de lui faire louper une marche !

Comment le Saros Rover procède-t-il pour gérer les escaliers ?

Sur le stand, le Saros Rover ne “saute” pas les escaliers comme un gadget de foire : il les négocie marche par marche, avec une chorégraphie mécanique assez parlante. Le robot soulève son châssis, se pose sur la marche, puis pivote sur une de ses jambes-roues pour aspirer le long de la marche, avant de recommencer sur la suivante. L’effet est spectaculaire… mais surtout très différent d’un simple franchissement de seuil : ici, l’escalier devient une surface de nettoyage à part entière.

Le point qui calme immédiatement l’enthousiasme, c’est le rythme ; il lui faut un peu moins de trois minutes pour monter cinq marches. À l’échelle d’une maison, c’est loin d’être anecdotique : si le Rover doit “travailler” l’escalier en plus de l’étage, la durée totale des cycles peut exploser. D’autre part, il n’est pas rare que le robot tangue légèrement au bord d’une marche, au point de donner l’impression qu’il est sur le point de basculer, avant de se rattraper. En somme la moindre perte d’adhérence, le moindre objet oublié sur une marche, le moindre frôlement avec le chat peut tourner en accident domestique !

Plus rassurant sur les autres types de relief…

Roborock ne mise pas uniquement sur l’escalier : la démo inclut aussi la gestion des pentes et des différences de niveaux. The Verge explique que le Rover descend une pente “avec contrôle”, et que Roborock revendique la capacité à freiner, s’arrêter, faire demi-tour et remonter en marche arrière. Mieux : le robot a réalisé un petit “hop” destiné à franchir des seuils multi-niveaux.

Roborock Saros Rover sur une pente
Un sens de l’équilibre plutôt impressionnant ! ©nghenhinvietnam

Et c’est là que la promesse devient intéressante : si ce Rover sait enchaîner montée, descente, arrêt, pivot, micro-saut, alors on n’est plus seulement face à un robot “plus fort”, mais face à un robot qui doit gérer une dynamique proche de la robotique mobile. Techniquement, ça ouvre la voie à un vrai nettoyage multi-étages.

Cartographie et navigation : le vrai mur technique

Sur un robot “classique”, la navigation consiste surtout à se repérer, éviter les obstacles et optimiser les trajets sur un plan 2D. Avec le Saros Rover, Roborock change d’échelle : dès qu’on ajoute des marches, on ne parle plus seulement d’itinéraires, mais de posture, de stabilité, d’adhérence, et de décisions en temps réel. La marque résume son approche avec une formule assez claire : une lecture spatiale 3D, combinée à des capteurs de mouvement et à des algorithmes d’IA, pour ajuster la cinématique des jambes-roues au fil des appuis.

Le problème, c’est que cette promesse est aussi celle qui laisse le plus de zones d’ombre. Roborock parle de “3D” et d’IA, mais sans détailler la nature des capteurs, ni la manière dont la cartographie s’organise quand le sol devient vertical par séquences. Or, c’est précisément là que tout se joue : si le Rover veut être autre chose qu’une démonstration spectaculaire, il doit maîtriser la réalité domestique avec un niveau de fiabilité supérieur à celui d’un robot qui se contente d’éviter le vide. Ce qui nous laisse avec pléthore de questionnements :

  • Quels capteurs exactement, notamment pour gérer les escaliers sombres et les marches aux arêtes peu nettes ?
  • Comment se gère la cartographie multi-étages ?
  • Si la station reste au RDC, est-ce que le robot redescend systématiquement pour se vider/se laver/recharger ? Ou faudra-t-il, à terme, imaginer une base par étage ?

En somme, pour transformer l’essai, il faudra prouver que le Saros Rover sait cartographier et naviguer “en 3D” avec la même fiabilité qu’un bon robot en 2D.

Sécurité, fiabilité et réparabilité : le vrai prix du risque

Quand un robot reste au sol, la pire frayeur, c’est souvent un blocage sous un meuble ou une belle trace de boue sur un tapis. Quand il monte un escalier, la sécurité devient un sujet central, et pas seulement pour le robot. Or, la sécurité, c’est la capacité à gérer les imprévus de manière répétable, pendant des centaines d’heures, avec des comportements prévisibles pour les habitants. Vu les premières démos, il semble que la marge d’erreur soit relativement fine, d’autant plus que l’expérience domestique sera forcément plus chaotique qu’une présentation publique dans des conditions optimales.

L’autre inquiétude la plus évidente concerne l’architecture à jambes-roues, laquelle implique mécaniquement plus de pièces mobiles, donc plus d’usure potentielle, plus de tolérances à tenir, et probablement un SAV plus coûteux qu’un robot à châssis classique. Dans le meilleur des cas, ce surcroît de complexité se traduit par un entretien et des consommables spécifiques ; dans le pire, par des réparations lourdes.

En somme, les garde-fous manquent de netteté pour protéger l’appareil des chutes, gérer un éventuel obstacle au moment critique, solutionner une casse survenue après la rencontre du cocker surexcité avant sa promenade… Bref, tant que Roborock n’a pas verrouillé ces deux volets, on est face à une techno prometteuse… mais pas encore “domestiquée”. Mais si la marque arrive à verrouiller la sécurité en conditions réelles et une réparabilité intelligente, elle ouvre un nouveau chapitre du robot domestique.

En attendant d’en savoir plus : les autres annonces Roborock au CES 2026

Reste que, pour l’instant, Roborock entretient volontairement le suspense sur son “produit phare” : aucun prix ni date de sortie n’ont été annoncés pour le Saros Rover, toujours présenté comme un projet en développement.

Pour patienter, la marque pousse des nouveautés plus immédiatement “commerciales”, à commencer par le Qrevo Curv 2 Flow, qui succède au Qrevo Curv 2 Pro. C’est un modèle important dans la gamme, puisqu’il introduit chez Roborock un rouleau serpillière motorisé (avec promesse d’auto-nettoyage), une aspiration annoncée à 20 000 Pa, la compatibilité Matter et une station/dock dédiée. Aux États-Unis, Roborock annonce un lancement le 19 janvier à 849 $ en prix promo (pour un prix public indiqué à 999 $).

Qrevo Curv 2 Flow devant sa station
©Roborock présente aussi le Qrevo Curv 2 Flow…

Nota Bene : pour les fans de foot, Roborock n’a pas manqué de rappeler son partenariat avec le Real Madrid dans ses communications autour du CES 2026 !

Dans un registre plus “haut de gamme technique”, les Saros 20 et Saros 20 Sonic mettent l’accent sur le franchissement… mais des seuils, pas des escaliers. La marque évoque AdaptiLift Chassis 3.0 pour mieux passer les obstacles, StarSight 2.0 pour la reconnaissance d’objets, et, sur le Sonic, une serpillière vibrante VibraRise 5.0, avec une puissance annoncée à 35 000 Pa et une station qui parle notamment de lavage à l’eau chaude.

Gamme Saros 20 Roborock
… et enfin la gamme Saros 20 ! ©Roborock

En revanche, pas de prix, et une sortie annoncée encore un peu plus tard dans l’année.

Et vous, vous y croyez à ce Saros Rover de Roborock ? Pourriez-vous faire partie des premiers acheteurs pour assister à un tournant dans l’électro-ménager robotique, ou jouerez-vous la carte de la prudence en attendant que le produit soit testé par nos soins ?

💾

Profitez des vidéos et de la musique que vous aimez, mettez en ligne des contenus originaux, et partagez-les avec vos amis, vos proches et le monde entier.

Tineco Floor One S9 Artist : l’aspirateur laveur star des réseaux sociaux chute à moins de 500€ pour les soldes (-250€)

15 janvier 2026 à 16:40
Le Tineco Floor One S9 Artist est à moins de 500 euros pendant quelques jours.

Vous cherchez un aspirateur laveur efficace ? Bonne nouvelle : le Tineco Floor One S9 Artist qui cartonne sur les réseaux sociaux est en promo à moins de 500 euros.

Le Tineco Floor One S9 Artist est à prix cassé pour ces soldes d’hiver. Avec une remise de -250€, il se retrouve au même prix que pendant le Black Friday ! Vous pouvez donc vous procurer cet aspirateur laveur star des réseaux pour seulement 499€, contre 749€ à sa sortie. Mais attention, cette offre n’est valable que jusqu’au 25 janvier prochain, donc il ne va pas falloir hésiter trop longtemps.

Tineco S9 Artist à 499 € : pourquoi c’est le bon moment de l’acheter ?

Cette réduction est loin d’être anodine, et ce, pour plusieurs raisons. Déjà, parce que le Tineco Floor One S9 Artist est un aspirateur laveur qui a largement fait ses preuves depuis sa sortie. Nous l’avons nous-même essayé et nous avons été séduit (voir notre test du Tineco Floor One S9 Artist).

Le Tineco Floor One S9 Artist est parfait si vous avez un logement avec des sols durs comme du carrelage, du parquet, du stratifié ou du linoléum. Si vous avez de nombreux tapis, ou de la moquette, on vous conseille plutôt de passer votre chemin. Vous pouvez consulter notre comparatif des meilleurs aspirateur balais laveurs pour faire le meilleur choix possible. On vous conseille aussi de jeter un oeil aux meilleurs ventes d’aspirateurs chez Amazon pour voir ce que fait la concurrence.

Si vous aviez raté votre chance de profiter du Tineco Floor One S9 Artist pendant le Black Friday, c’est votre 2nde chance pour l’acheter à moins de 500 euros. Sur son segment, à savoir des aspirateurs laveurs dans les 750 euros, c’est clairement l’un des plus efficaces. Alors à seulement 499€, vous bénéficiez ici d’un rapport qualité-prix très intéressant.

Puissance, autonomie, auto-nettoyage : notre verdict sur le Tineco S9 Artist

L'aspirateur laveur Tineco Floor One S9 Artist est en promo pour les soldes d'hiver.
© Tineco

Premier avantage du Tineco Floor One S9 Artist : son assistance motorisée. Le système d’assistance au retour vertical facilite même le rangement en position « parking ».

Sa puissance d’aspiration est annoncée à 22kPa. Après différents tests, le sol est ressorti entièrement propre, sans aucune trace poisseuse et à peine humide. En prime, le rouleau aspire les cheveux sans nœuds et sa solution nettoyante évite les mauvaises odeurs. Côté niveau sonore : on est sur 68 dB.

Autre avantage de taille : son auto-nettoyage FlashDry. Il vous suffit de le poser sur son socle et d’appuyer sur un bouton et voilà : le rouleau sera nettoyé à 85°C puis séché à l’air chaud, et ce, en 5 minutes au total et sans consommer beaucoup de batterie.

Le Tineco Floor One S9 Artist est accompagné d’une application mobile qui n’est pas seulement un gadget. Vous pouvez y régler l’intensité d’aspiration souhaitée (modes Auto, Max ou Ultra), le volume de pulvérisation, la vitesse des roues motrices, et même le volume des indications vocales. Vous pouvez aussi voir sur l’application où en est l’usure de votre rouleau-brosse.

A 499€ au lieu de 749€ et garantie 2 ans, le Tineco Floor One S9 Artist est plus qu’attrayant. Il a déjà fait ses preuves, que ce soit auprès des utilisateurs qui le notent 4,2/5 chez Amazon ou lors de notre test, et on ne saurait que trop vous conseiller de l’envisager sérieusement si vous cherchez un aspirateur laveur efficace et durable.

Plus jamais vos bijoux ne seront aspirées par erreur : l’aspirateur robot Flow 2 de Narwal les retrouve !

14 janvier 2026 à 18:29
Narwal Flow 2 et sa version raccordée à la tuyauterie

Au CES 2026, Narwal revient sur le devant de la scène pour consolider sa place dans le haut de gamme du robot-aspirateur et plus généralement dans les solutions de lavage. Au programme : un nouvel appareil SURPUISSANT et smart, enrichi d’un écosystème plus large…

Cette année, la marque ne vient pas seulement “montrer un robot”. Sur son stand, Narwal déroule une vision plus étendue du nettoyage domestique, en élargissant son écosystème avec des produits complémentaires comme des aspirateurs balais et un appareil dédié aux matelas. L’idée est simple : couvrir plus de situations, du sol aux tissus, tout en gardant une logique de gamme cohérente. Mais la star, c’est bien le Narwal Flow 2, présenté comme le nouveau flagship. Celui-ci revendique une IA épaulée par une double caméra 1080p pour mieux reconnaître et éviter les objets, et un vrai saut sur la fiche technique avec une aspiration annoncée jusqu’à 30 000 Pa et un lavage à l’eau chaude.

Là où Roborock fait le show avec un robot capable de grimper des escaliers, et où Ecovacs peaufine la gestion des taches, Narwal joue une carte moins spectaculaire mais potentiellement plus utile au quotidien : mieux “voir” ce qui traîne et sécuriser le nettoyage sans exiger un sol parfaitement rangé. Reste que la promesse ne se jugera pas sur la scène du CES : si le Flow 2 vise un vrai statut de flagship, il devra surtout convaincre sur la fiabilité et la maturité logicielle. Voyons ça d’un peu plus près…

Narwal Flow 2 : domotique et performances améliorées

Sur le Flow 2, Narwal mise d’abord sur ce qui fait (ou défait) un robot au quotidien : la capacité à circuler dans une maison imparfaite. Le robot s’appuie sur deux caméras RGB 1080p offrant un champ de vision de 136°, et sur une IA qui traite l’essentiel en local, avec la possibilité d’envoyer une image dans le cloud en cas de doute pour affiner l’analyse. L’objectif affiché : éviter les obstacles “au millimètre” et reconnaître des objets sans se limiter à une petite liste figée. Seulement, la navigation du Flow (V1) fonctionnait déjà sur des bases très solides : à quel point cette amélioration sera visible à l’œil nu ?

Concrètement, la nouveauté la plus parlante, c’est le mode qui repère des objets de valeur (bijoux, clés, etc.) : le Flow 2 garde ses distances (au moins 5 cm), puis envoie dans l’app une photo et la position sur la carte. C’est moins spectaculaire qu’un robot qui grimpe des marches, mais potentiellement beaucoup plus utile quand on ne veut pas “ranger pour pouvoir lancer le robot”.

Enfin, Narwal pousse des modes “famille” : silence près du berceau, évitement de zones sensibles (tapis de jeu / zones de déplacement), rappels quand des jouets traînent, et même des fonctions orientées animaux (repérer l’animal, nettoyer plus fort les zones où il vit). Là encore, la promesse est pertinente. La question sera la fiabilité (faux positifs, comportement en faible lumière, dépendance cloud).

Le nettoyage : toujours plus de puissance et lavage à l’eau chaude en continu

Sur le papier, Narwal muscle franchement la fiche technique avec une aspiration annoncée jusqu’à 30 000 Pa, et des briques maison comme CarpetFocus (adaptation sur tapis) et DualFlow Tangle-Free (réduction de l’enchevêtrement cheveux/poils). C’est le genre de combo qui, s’il est bien réglé, peut faire la différence sur les tapis épais et les foyers avec animaux.

Narwal Flow 2 serpillère au bord des plinthes
On espère vous montrer les mêmes images en test ! ©Narwal

Le point le plus intéressant reste cependant le lavage. Narwal conserve son approche “track mop” avec injection d’eau en temps réel pour garder une serpillière propre, et annonce une montée en température : le communiqué parle d’un lavage à l’eau chaude porté de 113°F à 140°F (≈ 60°C) et d’une pression constante de 12 N pour décoller les saletés tenaces.

La station et l’autonomie d’usage : des sacs à poussière réutilisables !

Narwal n’oublie pas la partie “vie avec le robot” : le Flow 2 garderait deux options de station (une simple réservoir, une avec remplissage/vidange automatiques), tout en ajoutant des éléments orientés maintenance minimale comme un sac à poussière réutilisable et des filtres revus (lavables / jetables selon cas). Côté logiciel, la marque met aussi en avant une cartographie TrueColor 3D “tap-to-clean” (jusqu’au mobilier) et une gestion de batterie pilotée par IA.

En somme, quelle avancée par rapport au Narwal Flow ?

Le Narwal Flow (V1) n’était pas un “concept CES” : c’était déjà un robot très abouti sur le lavage, avec une approche technique assez rare. Sur la fiche, on retrouve 22 000 Pa, un rouleau FlowWash auto-entretenu à l’eau chaude 113°F (45°C), et surtout une pression annoncée à 12 N (donc, pas un simple patin qui caresse le sol). Il ajoutait déjà une brique “intelligence” solide avec double caméra RGB + IA (jusqu’à 200 objets reconnus selon les specs reprises par Vacuum Wars), une serpillière qui peut se relever de 12 mm sur tapis, et un châssis ultra-plat (95 mm).

Ce que Narwal tente avec le Flow 2, c’est moins une révolution qu’un resserrage des vis là où la V1 était déjà bonne : plus de puissance (30 000 Pa), et surtout une IA plus “contextuelle” grâce à un système NarMind Pro annoncé comme nouveau, avec double caméras 1080p (FOV 136°) et une promesse forte : reconnaissance illimitée + modes “scénarios réels” (Pet Care, Baby Care, AI Floor Tag). Le truc le plus parlant au quotidien, c’est ce “Floor Tag” : le robot repère un objet de valeur, le prend en photo, le localise sur la carte et garde une distance de sécurité (The Verge parle d’au moins 5 cm). Côté lavage, Narwal annonce surtout une montée en température : 140°F (60°C) au lieu de 113°F (45°C), tandis que certains médias parlent de 158°F (70°C) — à traiter comme “selon les sources” tant qu’on n’a pas la fiche Europe définitive.

Là où le Flow (V1) laisse davantage de marge de progression, c’est sur la couche “expérience” : une application jugée dense, parfois capricieuse, et notamment quelques comportements irréguliers du mode Freo selon les intérieurs (gestion de la poussière, décisions de nettoyage pas toujours limpides). C’est précisément ce que le Flow 2 doit corriger pour mériter son statut de nouveau flagship : l’IA ne doit pas seulement “reconnaître plus d’objets”, elle doit rendre le robot plus fiable, plus prévisible et plus simple à vivre.

En résumé… et en attendant d’en savoir plus !

CritèreNarwal Flow (V1 – 2025)Narwal Flow 2 (CES 2026)
Aspiration (max.)22 000 Pa30 000 Pa
Système de lavageFlowWash “track/roller” auto-entretenuFlowWash “track/roller” amélioré
Température eau chaude (lavage/entretien)113°F (45°C)140°F (60°C) (officiel)
Pression appliquée au sol (lavage)12 N12 N
Caméras / visionDouble caméras RGB + IA2× 1080p RGB, 136°, modèle VLM “OmniVision”
Reconnaissance d’objets~200 objets“Unlimited object recognition” annoncé
“Tag” objets de valeurOui (photo + localisation dans l’app + priorité d’évitement)
Modes “famille”IA / détection de saleté (DirtSense 2.0)Pet Care + Baby Care + AI Floor Tag
Relèvement serpillière sur tapisOui (12 mm)Non communiqué
Hauteur robot95 mmNon communiqué
Station / poussièreSac 2,5 L, “jusqu’à 120 jours”Sac 2,5 L, “jusqu’à 120 jours” réutilisable + filtre lavable
Prix / dispo999 € (hors promo)dispo annoncée avril 2026 ; pas de prix annoncé

Bonus : Narwal élargit l’écosystème (V50 & U50)

À côté du Flow 2, Narwal profite du CES pour élargir son champ d’action avec deux appareils complémentaires !

V50 : un aspirateur balai qui tient la route

Narwal met en avant un format léger (environ 3,1 lb / 1,4 kg) et une station avec auto-vidage, censée réduire la corvée de maintenance. Sur la fiche, plusieurs médias reprennent une puissance annoncée autour de 210 AW. Pour récupérer rapidement les miettes après un repas, les poils sur un plaid, ou nettoyer un palier sans relancer un cycle complet, c’est tout à fait pertinent, mais, sans prix communiqué, difficile de nous prononcer sur son intérêt réel…

U50 : un aspirateur matelas anti-acariens

Narwal U50 sur une couette
S’il pouvait sortir avant le printemps et le pollen, ça nous arrangerait… ©Narwal

Ici, Narwal vise clairement les foyers sensibles aux allergies, avec une approche “traitement” plus que simple aspiration : chaleur ~137°F, UVC, 60 000 taps/min et 16 000 Pa annoncés. C’est typiquement le produit niche qui attire l’œil sur un salon comme le CES et qui peut aussi faire un bon encart “hygiène” dans une gamme qui cherche à devenir plus globale. Toujours pas de prix, en revanche…

Et vous ? Êtes-vous plutôt du genre à vous équiper d’un seul et même écosystème ? Ou bien passez-vous d’une marque à une autre pour avoir le meilleur de l’électroménager selon les spécialités de chacun et les contraintes de votre propre domicile ? Dites-nous tout en commentaires !

MOVA continue la conquête des robots-aspirateurs avec trois nouveaux modèles !

13 janvier 2026 à 16:53
Mova S70 double coloris

“Move Up, Move Beyond”, tel est le crédo de MOVA pour le CES 2026. La marque, encore jeune à l’échelle du marché mais déjà très visible sur le segment “premium accessible” se propose de livrer une lecture cohérente de ce que doit être la maison intelligente version 2026.

Les robots aspirateurs se ressemblent de plus en plus sur le papier, et la différence se joue désormais sur des sujets très concrets : passer sous les meubles, laver vraiment (pas juste humidifier), réduire la dépendance à l’entretien, et rendre l’expérience plus propre. En filigrane, on sent aussi la pression sur les prix : le haut-de-gamme se veut toujours plus autonome, pendant que le milieu-de-gamme récupère ses meilleures idées.

C’est exactement là que s’inscrit la nouvelle “série 70”, articulée autour de trois robots aux philosophies distinctes : S70 Ultra Roller, P70 Pro Ultra, et V70 Ultra Complete. Trois promesses pour tous les budgets. Vrai pas en avant pour l’utilisateur ou boulimie ultra-productive ? On va essayer d’y voir plus clair…

MOVA S70 Ultra Roller : finesse et efficacité

Ce robot annoncé à 90 mm d’épaisseur a été pensé pour aller chercher la poussière et les traces là où les modèles plus hauts font chou blanc. À ce titre le S70 met en avant une navigation “radar” (CovertSense), cohérente avec l’objectif “sous les meubles” : quand l’espace se réduit, le robot n’a plus le droit à l’approximation. Sur ce point, la promesse n’est pas seulement la précision, mais la capacité à conserver une trajectoire propre dans des environnements denses, où beaucoup de robots finissent par hésiter ou se coincer.

MOVA S70 Ultra Roller vu de face
Ah cette belle géométrie, ça chatouille l’esthète qui sommeille en nous ! ©MOVA

Bien sûr, la finesse et la précision ne doivent pas entraver un lavage actif avec une réelle pression au sol. La vigueur du dispositif HydroForce repose sur le maintien d’un cycle continu (pulvérisation, lavage sous pression, récupération de l’eau sale, évacuation) pour éviter de redéposer ce que le robot vient d’essuyer. Nous avons hâte de voir si la séparation propre/sale est aussi bien gérée qu’annoncé. On conserve le module AutoShield, qui détecte et protège les sols vulnérables contre l’humidité tout en accentuant l’aspiration de la fibre.

Quant à la station MOVA annonce un lavage des éléments de lavage à 100°C et un séchage à air chaud à 70°C. L’intérêt est évident (hygiène, réduction des odeurs, moins d’entretien quotidien), mais seul un véritable test en conditions réelles (durée des cycles, bruit, consommation, efficacité sur le long terme) nous permettra de nous positionner concrètement.

MOVA P70 Pro Ultra : la performance premium à prix plus accessible (à confirmer !)

Le P70 entend reprendre les codes des meilleurs robots-aspirateurs sans exiger le budget d’un ultra-flagship. Les arguments sont bel et bien là : 30 000 Pa d’aspiration, 260 RPM et 12 N de pression descendante. On espère ainsi voir des tapis immaculé et des taches perdre en ténacité même après plusieurs heures.

Pour ce faire, on retrouve un système de nettoyage automatisé de la station avec planche de lavage à 100°C. Tout est là : une station qui lave mieux ses éléments de lavage limite l’encrassement des serpillères. Les performances devraient donc se maintenir au fil des semaines. On peut aussi remarquer la mention du module MaxiReach, qui aura pour mission de couvrir la petite marge le long des plinthes qui oblige à repasser à la main (ou à oublier…).

MOVA P70 Pro Ultra
Il a une petite vibe Narwal celui-ci, non ? ©MOVA

Restent à voir les autres caractéristiques, et bien entendu le prix. Si le test est concluant et que les porte-feuilles sont épargnés, alors MOVA tient une recette redoutable qui risque de faire évoluer le marché encore plus rapidement !

MOVA V70 Ultra Complete : puissance max et (enfin !) une station sans sac

Le V70 Ultra Complete, c’est la vitrine MOVA version 2026 : des performances annoncées au sommet, et quelques atouts pour aller toujours plus loin. D’abord, on a le chiffre monstrueux de 40 000 Pa, vraiment intéressant pour les tapis, les poils coincés et les débris plus lourds.

Ensuite on accueillera avec enthousiasme le nouveau EcoCycle Dust Collector, un système réutilisable et sans sac destiné à éviter le gaspillage des sacs jetables et à réduire les coûts récurrents. On a déjà vu ça sur l’Ecovacs Deebot X11, et le résultat était plutôt convaincant ! Cela étant, l’ergonomie était encore perfectible au moment du vidage ; qu’en sera-t-il pour le V70 ? Par ailleurs, quelle en sera la contenance ?

MOVA V70 Ultra Complete (silhouette)
Le ©MOVA V70 Ultra Complete a pour caractéristique d’être toujours à contre-jour (on en saura plus très bientôt)…

Autre point marquant : le V70 embarque StepMaster 2.0 avec un franchissement annoncé jusqu’à 8 cm : seuils, pieds, rails, petites marches… En outre, la marque veut mettre en avant une brique IA de type Customized Obstacle Avoidance Master, pour les intérieurs particulièrement vivants (jouets, câbles, chaussettes, gamelles). En somme, MOVA poursuit sa chevauchée vers des robots tout-terrains et donc de plus en plus autonomes !

Un projet encore très confidentiel…

À ce stade, MOVA a surtout posé le décor et les promesses. Les prix (et la segmentation exacte entre S70, P70 et V70), les dates de sortie, ainsi que les marchés concernés (France, Europe, ou lancement plus progressif) n’ont pas encore été clarifiés. Même chose pour les données très concrètes : capacité des bacs, gestion précise des consommables (notamment autour du sans sac EcoCycle), fréquence d’entretien, et conditions de garantie/SAV.

Bref : la série 70 intrigue, mais se tient encore trop loin de nos spéculations de testeur. Les trois axes distincts semblent former une gamme complète et cohérente, mais rien ne vaut une démonstration, peut-être au cours d’un prochain event… Ou directement dans nos labos ! On croise les doigts très fort !

Ecovacs Deebot X12 OmniCyclone : un “X11.1” ou un vrai remplaçant ?

12 janvier 2026 à 16:04
Deebot X12 OmniCyclone avec projection de détergent

Présenté au CES 2026 début janvier, le Deebot X12 OmniCyclone a de quoi surprendre par son timing : Ecovacs le dévoile comme une évolution directe du X11, lancé seulement quelques mois plus tôt.

Le X11 OmniCyclone incarnait déjà le haut de gamme “hands-free” d’Ecovacs : une approche premium centrée sur une station cyclonique sans sac (plus hygiénique et économique sur le long terme), une recharge PowerBoost pensée pour enchaîner les grandes surfaces, et un lavage au rouleau qui visait la régularité plutôt que le simple passage de serpillières plates.

Produits Ecovacs CES 2026
©Ecovacs l’a mis au centre de ses nouveautés : promesse d’une R&D vraiment aboutie ?

À l’affiche de son successeur, trois nouveautés très “terrain” : un prétraitement des taches avec détection (infrarouge) et jets d’eau haute pression, un rouleau de lavage plus long (OZMO Roller 3.0, annoncé à 26 cm) et une housse intelligente censée éviter de mouiller les tapis lors des transitions. S’agirait-il donc d’une nouvelle génération qui rend le X11 immédiatement obsolète, ou un refresh ciblé qui corrige surtout deux ou trois points précis ? En attendant l’annonce d’un prix et d’une date de sortie, nous vous proposons de regarder ensemble les points les plus prometteurs et différenciants tout récemment présentés par la marque.

Le Deebot X12 OmniCyclone en trois nouveautés majeures

Il semble que le Deebot X12 OmniCyclone soit avant tout conçu pour corriger trois irritants très concrets : les taches un peu sèches, la constance du lavage sur grandes surfaces, et la cohabitation avec les tapis quand on lave souvent. De bonnes idées sur le papier qui s’inscrivent directement dans la continuité de l’existant. Mais à quel point y-a-t-il vraiment rupture ?

FocusJet : le prétraitement des taches… enfin plus crédible ?

La nouveauté la plus “parlante” s’appelle FocusJet Stain Pre-Dissolving : un détecteur infrarouge repère la zone souillée, puis deux buses haute pression projettent des jets d’eau croisés pour “attaquer” la saleté avant le passage du rouleau. Pourquoi Ecovacs insiste là-dessus ? Parce que le X11, malgré son OZMO Roller 2.0 et sa logique de rouleau maintenu propre par injection continue d’eau, pouvait encore montrer ses limites sur des taches un peu sèches.

Deebot X12 OmniCyclone vu de côté
Bon, la DA reste très proche de la version précédente. ©Ecovacs

Bien sûr, cela soulève des questions qui nécessitent un test rigoureux, puisque, sur certains sols, certains effets secondaires peuvent survenir : sur-humidification locale, éventuelle dispersion de salissures, et efficacité potentiellement variable selon la texture du revêtement.

OZMO Roller 3.0 : plus large, mieux rincé, plus constant ?

Deuxième évolution, très concrète : OZMO Roller 3.0. Ecovacs annonce un rouleau porté à 26 cm, soit +50 % par rapport à la génération précédente. L’intérêt par rapport au X11 (OZMO Roller 2.0) est évident : si le rouleau “travaille” mieux en largeur, le robot peut réduire le nombre de bandes sur une même pièce, donc gagner du temps… sans forcément sacrifier la pression ou la fréquence de frottement qui faisaient l’ADN du X11.

Nota Bene : Ecovacs ajoute aussi un argument de “propreté en continu” : la marque parle de jets d’eau pulsés via 16 buses pour aider à décoller les saletés tenaces, en parallèle de la logique d’auto-lavage du rouleau.

Le “mop cover” : la vraie protection des tapis épais

Troisième nouveauté, sans doute la plus “usage” : un smart mop cover, autrement dit une housse/couvercle qui vient isoler la partie humide lors des passages sur tapis, afin d’éviter l’effet désagréable du tapis “un peu mouillé” après une session mixte. Certes, une housse peut mieux isoler qu’un relèvement partiel, mais elle ajoute aussi un mécanisme et des tolérances à gérer. Les points à surveiller au test seront donc très concrets : compatibilité avec tapis épais, franges, seuils, et capacité à rester fiable sur la durée !

Navigation et évitement : du neuf ou surtout une reformulation marketing ?

Ecovacs met en avant, sur la série Deebot X12, une détection d’obstacles dite « Full Scenario », qui combinerait LiDAR et vision par ordinateur pour affiner le déplacement et éviter les objets du quotidien. Sur le principe, c’est cohérent avec l’orientation “premium” de la gamme : un robot très autonome doit savoir se repérer finement et surtout ne pas se mettre en défaut à la moindre chaussette, câble ou pied de chaise.

Pour autant, il faut rester prudent sur la portée réelle de l’annonce. Le X11 s’appuyait déjà sur une approche hybride (capteurs laser et caméra / IA) et, dans la série Deebot X, l’objectif est depuis longtemps d’obtenir un robot plus bas (sans dôme LiDAR proéminent) tout en conservant une cartographie et un évitement solides. Dans ce contexte, “Full Scenario” ressemble davantage à une itération (capteurs + algorithmes) qu’à une rupture technologique.

Autonomie et station : une annonce spectaculaire !

Sur le X12 OmniCyclone, Ecovacs revendique une continuité plutôt qu’une rupture : on reste sur l’idée OmniCyclone (station cyclonique / sans sac), l’un des marqueurs les plus différenciants de la gamme face aux bases à sacs jetables. Sur le X11, la marque mettait déjà en avant une station “PureCyclone” pensée pour limiter les consommables, avec une logique de maintenance plus “durable”.

La mise à jour annoncée se joue surtout sur l’énergie : PowerBoost Charging Plus. Dans les communiqués CES 2026, Ecovacs promet une supercharge améliorée (avec par exemple une récupération annoncée de 6 % en 3 minutes sur certaines communications), et une optimisation “algorithme + puissance”, permettant au robot de nettoyer jusqu’à 1 000 m² sur un seul cycle ininterrompu.

Bien sûr, une telle valeur dépend toujours énormément du mode utilisé (aspiration seule vs lavage, intensité, densité d’obstacles, tapis, passages multiples) et des temps morts à la base (rinçage, séchage, vidage)…

Nos premières impressions sur le dernier flagship d’Ecovacs : ça peut valoir le coup

La difficulté qui limite notre analyse actuelle du Deebot X12 OmniCyclone est bien évidemment l’absence de prix et de date de sortie. En effet, si le X12 arrive au même tarif que le X11, ce dernier risque de devenir nettement moins intéressant… sauf en promotion. À l’inverse, si le X12 se place plus haut, le X11 pourrait rester longtemps un meilleur achat rationnel, surtout quand les prix commencent à baisser. Sur le fond, le X12 a néanmoins un potentiel réel : FocusJet vise directement la faiblesse classique des taches un peu sèches, et le mop cover pourrait sécuriser les passages sur tapis sans compromis.

Quoiqu’il en soit, les heureux possesseurs d’un X11 savent déjà à quel point il est satisfaisant, et une partie s’en contenteront sans problème. Seuls ceux dont le domicile est spécifiquement concerné par les améliorations du X12 OmniCyclone auront vraiment intérêt à attendre sa sortie. Dans tous les cas, pas de panique : le X11 se revendra très bien, pour peu qu’il ait été bien conservé !

Noté 4,6/5 par les utilisateurs, cet aspirateur laveur à 224€ coûte moins cher qu’un aspirateur classique

9 janvier 2026 à 11:54
Le Dreame H13 Pro est à 224€ chez Cdiscount, une aubaine !

Quand un aspirateur laveur à 599€ tombe à 224€, deux réactions possibles : vous méfiez d’une arnaque ou vous foncez. Spoiler : c’est la deuxième option qu’il faut choisir.

Cdiscount propose actuellement 2 offres sur l’aspirateur laveur Dreame H13 Pro :

  • Une remise de -58% qui fait descendre le prix de 599€ à 249€
  • Le code 25DES249 pour 25€ de remise supplémentaire dès 249€ d’achat

In fine, l’aspirateur laveur Dreame H13 Pro se retrouve disponible pour seulement 224€ chez Cdiscount. Pour vous situer, le meilleur prix disponible ailleurs tourne autour de 349€. Vous économisez donc -125€ de plus que sur la meilleure offre concurrente du moment.

Le meilleur prix jamais pour cet aspirateur laveur premium

Si l’offre est si intéressante, c’est pour son prix bas certes, mais aussi parce que ce modèle d’aspirateur laveur n’est pas n’importe lequel. Le Dreame H13 Pro n’est pas un aspirateur d’entrée de gamme, mais bel et bien un aspirateur laveur premium qui a pendant longtemps été vendu à 599€.

Grâce à cette offre, pour 224€, soit un des prix les plus bas qu’on ait vu jusque là pour un aspirateur laveur de cette gamme, vous profitez d’une machine qui aspire et lave vos sols pour de vrai et qui en plus, se nettoie elle-même ensuite depuis sa base en autonomie.

Vous voulez comparer les offres ? Consultez les meilleures ventes d’aspirateur chez Amazon. Vous pouvez aussi regarder les avis clients. Chez Cdiscount, le Dreame H13 Pro est noté 4,6/5 après près de 50 avis. Un signe de validation à prendre en compte. On vous propose également notre guide sur comment bien choisir son aspirateur laveur.

Le Dreame H13 Pro : un des meilleurs rapports qualité-prix pour 224€

Le Dreame H13 Pro offre une puissance d'aspiration de 18 000 Pa.
© Dreame

L’aspirateur laveur Dreame H13 Pro propose de nombreux avantages qu’on ne trouve normalement pas sur des modèles en dessous de 400€. Premier exemple : il lave sa brosse automatiquement à 60°C après chaque utilisation, avant de la sécher à l’air chaud pendant 30 minutes. Vous êtes donc sûr de pouvoir l’utiliser dans le temps sans avoir peur qu’il finisse par moisir et laisser une odeur désagréable dans votre logement, comme le font beaucoup d’aspirateur laveur en dessous de moins de 250 euros.

Côté performances, il propose une puissance d’aspiration de 18 000 Pa, un moteur à 100 000 tours par minute et une brosse qui tourne à 520 tours par minutes. Il peut donc gérer aussi bien vos poussières que les saletés humides et collantes difficile à enlever avec une simple serpillière.

Avec ses 5,6kg, il est lourd, mais c’est compensé par le système GlideWheel, à savoir 2 moteurs arrière qui poussent l’aspirateur et vous aide donc à le guider sans vous fatiguer. Le nettoyage bord à bord des deux côtés vous évite de repasser avec un autre outil pour finir les plinthes, contrairement aux aspirateurs laveurs classiques qui laissent 2 à 3 cm le long des murs.

Autre avantage de taille qu’on voit habituellement sur des modèles à 600€, il est doté d’une batterie haute capacité. Il peut tenir jusqu’à 40 minutes et vous permet de laver les sols jusqu’à 300 m², soit une surface que l’on est peu à devoir nettoyer. Son réservoir permet 900ml d’eau propre et 700ml d’eau sale, il se recharge en 3 à 4h et est garantie 2 ans. On regrette seulement qu’il n’ait pas de mode à plat et son absence d’application mobile pour les plus connectés d’entre vous, mais pour ce prix, c’est difficile d’en demander plus.

En bref, à 224€ grâce à une remise de 58% et un code promo chez Cdiscount, le Dreame H13 Pro est une offre plus qu’intéressante. C’est le meilleur prix disponible aujourd’hui pour un tel aspirateur laveur. Donc si vous en avez marre de passer l’aspirateur PUIS la serpillière, vous savez quoi faire.

Test Ecovacs DEEBOT X11 OmniCyclone : que vaut la station sans sac ?

22 décembre 2025 à 16:53
Test Ecovacs Deebot X11

Entre stations XXL qui lavent à l’eau chaude, aspirent à plus de 20 000 Pa et promettent de « ne plus jamais sortir un balai », le marché des aspirateurs-robots haut de gamme s’emballe fin 2025. Avec le Deebot X11 OmniCyclone, Ecovacs dégaine un nouveau vaisseau amiral : station sans sac, puissance annoncée de 19 500 Pa et autonomie taillée pour les grandes surfaces.

En cette fin 2025, l’aspirateur-robot n’est plus un gadget des passionnés de domotique, mais un appareil ménager quasi banal… Dans le haut de gamme, la norme est désormais au combo aspirateur-laveur avec station tout-en-un : vidange automatique, lavage des modules de serpillière ou rouleaux à l’eau chaude, séchage à l’air chaud et gestion de l’eau propre / eau sale sans intervention ou presque.

Boîte ecovacs X11 omnicyclone
Attention quand vous le manipulez : il est lourd, plus de 15 kg !

Ecovacs, acteur historique du secteur, s’est imposé comme un spécialiste des robots de service domestiques : aspirateurs, nettoyeurs de vitres Winbot, robots-tondeuses Goat et, plus récemment, robots de piscine Ultramarine. Sur le segment des aspirateurs-robots, Ecovacs a clairement fait des séries X sa vitrine technologique, avec station tout-en-un, capteurs 3D, IA embarquée, assistant vocal maison YIKO, ou encore la technologie BLAST pour booster le flux d’air et la puissance d’aspiration sur certaines gammes.

Présenté à l’IFA de Berlin 2025, le Deebot X11 ; dans sa version OmniCyclone en Europe ; incarne cette nouvelle génération. Le nouveau fleuron Ecovacs a été pensé pour rivaliser avec les meilleurs robots du marché : station OmniCyclone sans sac avec séparation cyclonique PureCyclone, technologie PowerBoost pour enchaîner les cycles sur de très grandes surfaces (jusqu’à 1 000 m² annoncés), et une capacité à franchir des seuils plus complexes que la moyenne. Nous allons donc passer au crible le design, l’installation, l’application Ecovacs Home, la cartographie, l’efficacité d’aspiration et de lavage, ainsi que les coûts d’usage du Deebot X11 OmniCyclone, pour déterminer s’il mérite sa place parmi les références du marché fin 2025 !

Caractéristique TechniquesDeebot X11 OmniCyclone
Dimensions du robot351 × 353 × 98 mm
Dimensions de la station d’accueil380 × 493 × 465 mm
Capacité de franchissement d’obstacles4 cm
Déploiement de la brosse latérale15 mm
Hauteur d’élévation de la serpillière10 mm
Puissance d’aspiration19 500 Pa
Pression exercée sur le sol3 800 Pa
Type et capacité de la batterieLi-ion 6 400 mAh
Autonomie annoncée200 minutes
Temps de charge complète3 h 40
Capacité du bac à poussière du robot220 mL
Capacité du bac à poussière de la station1,6 L
Capacité du réservoir d’eau propre3,2 L
Capacité du réservoir d’eau usée2,7 L
Niveau sonore73 dB max (mesuré)
Compatibilité assistants vocauxAgent YIKO intégré + Alexa / Google Assistant / raccourcis Siri
Indice de réparabilité8,6 / 10
Durée de garantie2 ans
Prix indicatif1 299 €

Sur le papier, le Deebot X11 OmniCyclone coche clairement les cases du haut de gamme musclé. Sa puissance d’aspiration annoncée à 19 500 Pa, associée au module BLAST et au rouleau OZMO Roller 2.0, laisse espérer une vraie marge de manœuvre sur les sols difficiles, tapis compris. La grosse batterie de 6 400 mAh et la gestion PowerBoost promettent des cycles très longs, adaptés aux grandes surfaces. La station OmniCyclone sans sac, avec séparation cyclonique et double réservoir d’eau, vise enfin à réduire fortement les interventions de l’utilisateur sur la poussière comme sur le lavage.

Unboxing ecovacs X11 omnicyclone
Tout est très bien protégé, aucun souci de livraison !

À l’inverse, quelques points méritent clairement d’être surveillés au cours du test. Le petit bac à poussière de 220 ml dans le robot pourrait se révéler limitant dans les intérieurs très chargés en poils ou en poussière, et l’on jugera en pratique de la pertinence de la station cyclonique sans sac : efficacité de la séparation, bruit lors des vidanges, fréquence de nettoyage des filtres. La promesse d’un fonctionnement autour de 63 dB(A) devra aussi être confrontée à la réalité, surtout à pleine puissance. Enfin, l’autonomie réelle en mode puissant et la gestion des seuils élevés figureront parmi nos points d’attention.

Composants de la boîte : pas beaucoup d’accessoires…

Certes, pour un appareil de cette stature, le prix peut sembler attrayant. Mais contrairement au Mova Z60 Ultra Roller Complete, un de ses concurrents directs, les consommables fournis sont limités :

  • Deebot X11 OmniCyclone
  • station de chargement auto-nettoyante
  • rampe amovible
  • câble d’alimentation
  • socle d’auto-nettoyage
  • guide de démarrage rapide
  • deux flacons de solution nettoyante (en option)

Bien sûr, la brosse latérale, le rouleau serpillère, le filtre anti-bactériene et la brosse anti-enchevêtrement sont déjà installés sur l’appareil, mais aucune pièce de rechange n’est prévue ; il faudra en commander dans l’onglet « Accessoires » de l’e-boutique (cf section dédiée).

Composants de la boîte ecovacs X11 omnicyclone
Aucun consommable en remplacement… Dommage !

La solution lavante figure dans un autre pack pour 50 € supplémentaires. En ajoutant un set de consommables (brosses, rouleau et filtre), il faudra prévoir encore près de 65 € sur la facture finale.

Design : c’est validé !

Le Deebot X11 OmniCyclone affiche un design de vrai flagship : châssis rond et bas (9,8 cm), robe noire/gris foncé et plateau supérieur à effet métallique, avec un bouton central discret pour lancer ou mettre en pause le nettoyage. Sous le capot se cachent bac à poussière, interrupteur et reset Wi-Fi, dans une disposition très propre. La façade accueille le module AIVI 3D 3.0 pour la reconnaissance d’objets, épaulé par un LiDAR dToF pour la cartographie et une couronne de capteurs anti-chute et anti-collision.

ecovacs X11 omnicyclone vu sous le capot
On n’a presque plus de bouton : tout dans l’app !
ecovacs X11 omnicyclone vu de dessous
Le rouleau-serpillère devenu standard en 2025

Dessous, Ecovacs place une brosse principale ZeroTangle 3.0 pensée pour limiter les nœuds de cheveux, complétée par une brosse latérale unique pour ramener les poussières vers l’aspiration. Le rouleau de lavage OZMO Roller 2.0, en nylon haute densité, tourne à 200 tr/min et exerce une pression de 3 800 Pa sur le sol, tandis que la technologie TrueEdge 3.0 lui permet de s’étendre jusqu’à 1,5 cm vers les plinthes pour mieux nettoyer les bords.

ecovacs X11 omnicyclone station bacs
On distingue d’un coup d’œil le bac sale du bac propre !
ecovacs X11 omnicyclone station compartiment à détergent
Nous n’avons pas eu le détergent habilité…

La station OmniCyclone adopte un format large et bas, avec bac à poussière transparent en façade et réservoirs d’eau dissimulés sous un couvercle supérieur, pour un ensemble massif mais homogène dans un salon moderne.

Installation et connectivité (mise en place)

La mise en route du Deebot X11 OmniCyclone ne réserve pas de surprise : on installe la station OMNI contre un mur, sur un sol dur et plat, en gardant environ 5 cm de chaque côté et 80 cm devant pour que le robot puisse s’y aligner correctement. Ecovacs conseille aussi d’éviter le plein soleil et de privilégier un endroit où le signal Wi-Fi est bon ; si vous avez un miroir ou une plinthe très réfléchissante à proximité, mieux vaut masquer la zone basse pour éviter les perturbations.

Côté app, tout passe par ECOVACS HOME (iOS/Android) : création de compte, ajout du robot (QR code) et éventuelle mise à jour au premier démarrage. Pour l’appairage, le manuel recommande une connexion par Bluetooth (robot + smartphone) afin de détecter rapidement le Deebot à proximité, puis on finalise l’accès réseau.

appli ecovacs installation
L’application n’est pas la plus originale, mais elle est claire

Sur la partie réseau, le X11 demande un Wi-Fi 2,4 GHz (ou un routeur en mode mixte 2,4/5 GHz), avec prise en charge 802.11 b/g/n et IPv4. Comme souvent, il vaut mieux éviter les réseaux masqués et les configurations “exotiques” (VPN/proxy, authentification entreprise), et rester sur du WPA/WPA2 classique. Un petit indicateur sur le robot aide au diagnostic : clignotement lent (déconnecté), rapide (connexion en cours), fixe (connecté).

Cartographie : rapide ou détaillée

Comme toujours, on laisse le robot faire le tour de la maison en fermant les portes qui donnent sur des pièces à éviter, et en retirant un maximum d’obstacles (jouets, sacs, poufs, etc.). Il s’occupe de dresser une représentation 3D précise du logement avec un affichage direct dans l’application Ecovacs Home avec objets reconnus (lits, canapés, etc.). Il reconnaît d’office les tapis et les différents types de sols (carrelage, parquet, moquette). Après une première inspection, le robot est déjà utilisable, mais vous pouvez rééditer la carte à tout moment pour la rendre la plus fidèle possible à votre intérieur, avec :

  • étiquetage des pièces
  • limites virtuelles (linéaires ou rectangulaires)
  • division ou fusion de zones
  • disposition des meubles
  • déplacement des murs
  • changer le type de sol
  • ajouter ou retirer un tapis
  • ajouter une rampe
  • supprimer une zone
  • faire pivoter la carte

Sur la carte, vous pourrez suivre la progression du robot en temps réel. Celui-ci laisse le tracé de son passage lors du dernier cycle effectué, ce qui permet de savoir par où le faire passer pour son prochain travail.

appli ecovacs cartographie
La cartographie est un peu plus jolie que le reste.

D’autres icônes montrent les taches détectées, les fils et l’état du robot, qu’il soit en fonctionnement ou au repos (nettoyage, séchage ou veille). Enfin, vous pouvez enregistrer jusqu’à trois étages grâce à la sauvegarde multi-carte.

Une application archi-complète

Une fois la cartographie terminée, vous allez pouvoir commencer à jouer sérieusement et prévoir de belles séances de ménage.

appli ecovacs paramètres généraux
Pleiiiiin de paramètres à tester !

Comme les autres grands acteurs du secteur, l’interface est relativement intuitive, avec une arborescence assez claire, bien que très chargée, avec notamment :

  • le mode nettoyage par scénario
  • 3 modes de nettoyage (aspiration & serpillère)
  • 4 puissances d’aspiration
  • débit d’eau modulable
  • 3 vitesses de nettoyage
  • nombre de passages (1 ou 2/cycle)
  • la gestion des tapis
  • la gestion des parquets
  • le paramétrage de la station
  • un mode caméra
  • le suivi de nettoyage en temps réel
  • le journal des cycles de nettoyage
  • le suivi d’usure des composants
  • une commande vocale
  • un mode ne pas déranger
  • la détection de taches et de zones sales
  • la sensibilité des capteurs d’obstacles
  • changer la distance d’évitement
  • activer l’éclairage en cas de faible luminosité
  • réduire la distance le long des plinthes
  • désactiver la brosse latérale
  • le verrouillage enfant
  • faire sonner le robot pour le retrouver
  • la boutique et SAV (FAQ, chatbot, contact, etc.)

Pour nous, rien ne manque, et nous détaillerons certains points plus avant dans les sections dédiées.

Un système de navigation intelligent… et globalement efficace

Le Deebot X11 OmniCyclone s’appuie sur le système TrueMapping 3.0, une technologie propriétaire d’Ecovacs combinant lidar haute précision, caméras frontales assistées par intelligence artificielle et capteurs multiples. Sur le papier, le constructeur promet une navigation précise, capable de cartographier l’environnement en 3D, d’optimiser les trajectoires et d’éviter la majorité des obstacles du quotidien, tout en s’adaptant aux préférences de l’utilisateur via l’application.

Dans la pratique, ces promesses sont plutôt bien tenues. Le robot se déplace de manière méthodique, couvre efficacement les zones, et retourne automatiquement à sa station pour laver ses serpillères à intervalles réguliers, ce qui garantit un nettoyage plus propre dans les grandes surfaces. La couverture est très homogène, sans zones oubliées, et l’on peut choisir de le faire passer une ou deux fois au même endroit, de resserrer l’écartement des allers-retours, ou même de longer précisément les lames de plancher. En cas d’interruption, le robot reprend exactement là où il s’était arrêté.

ecovacs X11 omnicyclone le soir entre les meubles
Toujours la loupiote quand la luminosité faiblit !

Il passe sans difficulté les seuils d’environ 1 cm, ce qui lui permet de circuler librement entre les pièces, et retrouve sa base sans hésitation, même après plusieurs détours. Le robot ne tente jamais de s’engouffrer sous des meubles trop bas : sa hauteur minimale correspond à 10 cm environ.

ecovacs X11 omnicyclone sous un meuble
C’est ok, il n’y a pas de monstre sous l’armoire !

En outre, le X11 évite efficacement câbles, jouets et pieds de chaise, avec un comportement que l’on peut affiner dans l’application : il peut frôler les obstacles ou, au contraire, garder une distance de sécurité plus large. Lors de notre test, le seul véritable accroc est survenu lorsqu’il s’est emmêlé dans une chaussette, un classique encore difficile à anticiper pour l’IA ; il a fallu lui porter secours.

ecovacs X11 omnicyclone esquive un fil
Ninja Warrior version robot-aspirateur…
ecovacs X11 omnicyclone bloqué à cause de la chaussette
E-li-mi-né !

Du reste, il monte sans difficulté sur les tapis épais, revient régulièrement à sa station pour laver la serpillère, et retrouve toujours sa base sans hésitation. Quant à la vitesse, elle se situe dans une bonne moyenne : ni particulièrement rapide, ni frustrante. Bref, une navigation solide, paramétrable et rassurante.

Nota bene : nous avons remarqué néanmoins que les franges de tapis pouvaient passer sous les radars au risque de bloquer le robot…

Le gestionnaire de caméra : c’est au niveau

Le mode caméra du Deebot X11 (via le Video Manager dans l’app Ecovacs Home) transforme le robot en petite caméra mobile pour “jeter un œil” à la maison : on peut prendre une photo en direct et enregistrer une courte vidéo sans son (jusqu’à 15 secondes), lancer un mode appel (présenté comme un “appel vocal/vidéo” en temps réel), ou déclencher une patrouille sur des points prédéfinis avec, à chaque point, des photos dans quatre directions, avant retour à la station. Il est aussi possible de demander au robot d’aller à un endroit précis sur la carte (“arrival on command”).

ecovacs X11 omnicyclone gestionnaire vidéo
J’espionne actuellement la table basse.

On peut également utiliser un pilotage manuel type joystick dans ce mode, pratique pour le diriger comme une caméra roulante. On notera toutefois une latence entre la commande et la réaction du robot…

Nota Bene : si vous basculez sur Video Manager, vous passez en mode surveillance, et le cycle de nettoyage n’est plus actif.

Côté confidentialité, l’activation est volontaire (Ecovacs demande un appui long de 3 secondes sur Start lors de la première activation), mais comme tout appareil avec caméra, ça mérite des réflexes simples : mises à jour, mot de passe solide, Wi-Fi sécurisé (idéalement un réseau invité). Et si vous ne voulez aucun doute : n’activez pas le mode vidéo, coupez les permissions caméra/micro côté smartphone, et évitez de laisser une patrouille tourner quand vous êtes chez vous. Les captures figurent dans l’onglet « journal vidéo » de la section « journaux » de l’appli.

Nota Bene : Ecovacs mentionne la collecte de données techniques (identifiants d’appareil type IMEI/MEID, IP, version système) et de localisation via les logs. Le site/app s’appuie aussi sur des traceurs (cookies/beacons), avec des tiers cités comme Google Analytics et Bazaarvoice. Enfin, la politique évoque un hébergement aux États-Unis et des transferts possibles vers la Chine : c’est juridiquement encadrable, mais c’est un point à accepter pour un robot connecté.

Niveau sonore : c’est correct

Et même plutôt discret dans l’ensemble. Voici les valeurs que nous avons relevées sur les différents modes de nettoyage :

  • mode silencieux : 63 dB
  • aspiration standard : 68 dB
  • puissance Max : 70 dB
  • puissance Max + : 73 dB
  • vidage du bac : 83 dB

Même le vidage du bac, bien que relativement bruyant, est tout à fait tolérable, car il se fait souvent dans une pièce à l’écart (selon où vous avez placé la station) et ne dure que quelques secondes.

Test de nettoyage : des résultats à la hauteur des promesses

Sur le Deebot X11, les modes de nettoyage sont assez complets et surtout très paramétrables dans l’app Ecovacs Home : vous choisissez d’abord le type de cycle (aspiration seule, aspiration + lavage simultané, ou aspiration puis lavage), puis la puissance d’aspiration sur 4 niveaux (Silencieux / Standard / Max / Max+).

appli ecovacs X11 omnicyclone nettoyage
Touuuuujours plus de paraaaamètres !

Côté lavage, on peut ajuster finement le débit d’eau (de 1 à 50), définir le nombre de passages (1 ou 2) et même jouer sur la vitesse de nettoyage (trois profils : Standard / Intensif / Efficace) selon que vous privilégiez le temps ou la minutie.

Enfin, la station prévoit deux réservoirs dédiés à la solution de nettoyage (“classique” et “intense”) ; l’idée étant d’adapter le produit à l’usage, et de laisser le robot gérer la distribution via les réglages de station. Et si vous utilisez l’assistant vocal YIKO (et sa couche “Agent”), il peut aussi servir de guide pour recommander/ajuster ces paramètres au fil des situations.

Aspiration de bonnes performances avec des améliorations possibles

Pour objectiver l’aspiration du Deebot X11, on a utilisé 50 g d’un mélange grains de riz + café, avec une configuration volontairement “musclée” : Aspiration Max et nettoyage Intensif en x2 passages.

On précise que c’est en x2 !

Sur carrelage, le robot adopte un schéma de déplacement en bandes, de long en large, assez méthodique. Pendant le cycle, on observe qu’il éjecte quelques grains (typiquement quand il les accroche en bord de trajectoire ou lors d’un pivot), mais au bilan, il termine avec 95 % de réussite : la quasi-totalité du mélange est récupérée, et il reste surtout des résidus dispersés.

Sur tapis à poils courts, même configuration, même verdict : 95 % de réussite. On avait ajouté poils et cheveux, et sur ce point, le X11 s’en sort très bien : tout est aspiré, sans bourrage notable dans ce test.

Enfin, sur le nettoyage des angles, on descend à 85 % de réussite. Ce n’est pas catastrophique, mais c’est révélateur d’un classique : les coins restent un point faible pour beaucoup de robots ronds, même en puissance Max ; on récupère l’essentiel, mais il reste plus de matière “piégée” dans les zones très serrées.

Nota Bene : l’appli prévoit de relever la brosse latérale pour éviter la projection de grosses particules. Nous avons activé cette fonction sans grand succès… la brossette a la bonne idée de ralentir mais ne se soulève que très peu.

Le vidage automatique est activé par défaut (on peut aussi le faire « manuellement » depuis l’appli – ou « manuellement » stricto sensu, bref on peut décidément tout faire !) avec deux comportements : Standard (vidange “classique” en fin de cycle / après nettoyage) ou Haute fréquence (vidange plus régulière, utile si vous avez beaucoup de poils, de cheveux, ou si le bac se remplit vite).

La station permet aussi de régler la puissance d’aspiration du vidage : Standard pour vider plus efficacement, ou Silencieux pour réduire le bruit (avec parfois un vidage un peu moins “sec”, surtout si la poussière est très fine ou compacte).

Serpillère : proche de la perfection

Sur le Deebot X11, le lavage repose sur une serpillière pilotée par la station et une série de réglages qui déterminent à quel point le robot va être “méticuleux” (et à quel point il va interrompre son cycle pour s’entretenir). Dans l’application, on peut d’abord choisir la fréquence de lavage automatique de la serpillière : soit en mode intelligent, soit par pièce, soit à intervalles fixes (toutes les 10, 15 ou 25 minutes). En pratique, plus la fréquence est courte, plus le robot garde une serpillière “propre”, mais plus il fait d’allers-retours à la station.

ecovacs X11 omnicyclone rouleau serpillère coulissant
La serpillère coulissante sort régulièrement dans que le robot identifie un obstacle ou un angle.

La station gère aussi la distribution automatique de solution de nettoyage, avec deux niveaux : Normal ou Intensif (utile si vous alternez entretien léger et cuisine/entrée). Autre réglage important : le contrôle intelligent de la température, décliné en Éco, Standard ou En profondeur, de quoi arbitrer entre sobriété, efficacité et lavage plus énergique.

On trouve également un mode de nettoyage forcé sans eau (pratique quand on veut frotter sans humidifier davantage une zone déjà sensible), et enfin le paramétrage de la durée de séchage de la serpillière en station : 2 h, 3 h ou 4 h, selon votre tolérance au bruit et votre besoin d’hygiène (notamment si vous lancez des cycles fréquents).

Pour mettre le X11 en difficulté, on a utilisé 10 cl de marc de café mélangé à du sirop, un combo bien collant et très révélateur. Réglages : débit d’eau au maximum, 2 passages, mode intense, avec serpillière et aspiration en même temps.

Une jolie bande de propre, non ?

Bilan : le robot s’en sort correctement sur la zone centrale, mais il laisse environ 2 cm le long des plinthes. Et surtout, à la fin du premier cycle, le sol colle plus que sur la plupart de nos autres tests comparables ; signe qu’il a davantage “étalé” une partie du mélange avant de l’extraire complètement. En revanche, après un second cycle, le problème disparaît : ça ne colle plus, et la surface redevient nette.

Sur les taches humides, le X11 est à l’aise : il les engloutit assez facilement, sans nécessiter d’insister. Sur les taches sèches, il fait ce que font la majorité des robots : il les entame, mais sans miracles ; on reste autour de 30 % de récupération, ce qui est cohérent pour un robot laveur (le “décapage” reste un terrain où le manuel garde l’avantage).

Nota Bene : même avec un débit d’eau fort, le sol n’est jamais noyé ; la pellicule d’eau sèche en 2 ou 3 minutes.

Autonomie : on est large !

Sur le Deebot X11, l’autonomie ne se résume pas à “combien de minutes il tient” (plus de 3 heures sur le papier), mais à comment il gère ses cycles. En effet, la station permet de choisir une recharge PowerBoost (en Standard ou Adaptatif, selon que vous privilégiez la vitesse ou une recharge plus douce) et un mode Économie d’énergie qui lisse la consommation et évite de recharger “à fond” n’importe quand. Dans la pratique, ça change surtout une chose : on lance plus facilement le robot, parce qu’on sait qu’il ne va pas rester bloqué longtemps à quai.

À ce titre, une recharge complète tourne autour de 3h30. En nettoyage classique, il consomme environ 30% de batterie pour ~50 m² réellement nettoyés (dans un appartement de 75 m², avec des pièces et des obstacles). À réglages comparables, on peut viser 150–170 m² par charge en ordre de grandeur, évidemment variable selon la puissance d’aspiration, le nombre de passages, la fréquence des retours station et le lavage.

Ce que ça implique : les logements de 200 m² peuvent réellement exploiter son autonomie, soit en une grande session avec reprise après recharge, soit ; plus réaliste au quotidien ; en nettoyages ponctuels, pièce par pièce ou zone par zone. Et c’est là que le X11 est le plus agréable : on ne se bat pas avec la batterie, on oriente la routine (petit entretien régulier, ou gros cycle quand il faut), et le robot suit.

Entretien : le bac sans sac est validé mais…

Le Deebot X11 mise beaucoup sur sa station auto-nettoyante pour réduire l’entretien au strict minimum. Dans l’app, on peut déclencher un “nettoyage forcé sans eau” (utile pour décrasser ou faire tourner un cycle sans rajouter d’humidité), activer un contrôle intelligent de la température (pratique pour adapter le lavage/séchage selon l’usage), et choisir la durée de séchage à air chaud afin de limiter l’humidité résiduelle et les risques d’odeurs.

Dans la réalité, ça marche bien… jusqu’aux gros accidents. Après un passage sur des taches très chargées (type marc de café/sirops), l’auto-nettoyage ne suffit pas toujours : on a retrouvé pas mal de résidus sur la rampe et dans la station. Rien d’inquiétant, mais il faut accepter une règle simple : quand le robot “récupère du lourd”, la station demande un coup de main (rinçage/essuie rapide) pour rester propre et efficace.

ecovacs X11 omnicyclone station sale
Ca va être coton à nettoyer…
ecovacs X11 omnicyclone vu de dessous entretien
Les composants sont faciles à changer.

Côté poussière, le bac de la station offre une bonne contenance, mais on a noté une tendance aux moutons compacts (poussière + cheveux) qui s’agglomèrent. Résultat : au moment de vider, on se retrouve parfois obligé de mettre les doigts pour décrocher la masse, voire de retirer le filtre pour tout évacuer correctement.

ecovacs X11 omnicyclone bac à poussières
On retrouve le design des collecteurs d’aspirateurs-balais !

Point positif en revanche : pas d’odeur notable sur le bac d’eau sale dans notre usage, et l’app envoie des notifications régulières pour vidanger/remplir, ce qui évite les oublis.

Enfin, l’application propose un suivi très complet des consommables et composants (état, usure, rappels), et la plupart des éléments sont faciles à manipuler. Seule exception chez nous : le rouleau serpillère, moins intuitif à retirer au premier essai. Mais ici, quelques images (ci-dessus) vaudront mieux que des explications alambiquées !

Accessoires : tout ce qu’il faut sur l’e-boutique Ecovacs

Sur le site officiel d’ECOVACS, on trouve tout le nécessaire pour rafraîchir les pièces de votre robot avec, pour les plus importantes :

  • 2 L de liquide de nettoyage à 70,20 € (39 €/l’unité)
  • 5 flacons de solution nettoyante 110ml à 40,50€
  • 1 filtre éponge à 6,90 €
  • 1 kit de remplacement à 45 € (2 brosses latérales, 1 brosse principale et 3 filtres)
  • 2 brosses latérales à 11,90 €

our donner un ordre d’idée réaliste sur un appartement de 100 m², les coûts “consommables + produit” restent généralement contenus… mais ils dépendent surtout de votre rythme de lavage. En usage régulier, comptez environ 80 à 90 € par an : typiquement un kit de remplacement (brosse principale + brosses latérales + filtres) autour de 45 € sur l’année, et 1 litre de solution de nettoyage environ (soit ~35–40 € selon le format). Si vous l’utilisez de façon plus intensive (lavage fréquent, animaux, beaucoup de cheveux), la facture peut grimper vers 120 à 140 € par an, notamment parce que vous videz/renouvelez plus souvent et que les brosses latérales s’usent plus vite. À l’inverse, en entretien léger (quelques cycles par semaine), on retombe plutôt autour de 60–70 € par an.

Verdict : un challenger redoutable

À 1 299 €, le Deebot X11 OmniCyclone se place clairement dans le haut de gamme “station complète”, avec une proposition assez lisible : un robot très équipé, un lavage au rouleau performant sur le quotidien, et une station sans sac (cyclonique) pensée pour réduire les consommables. Sur nos mesures, l’aspiration est solide (jusqu’à 95 % sur carrelage et tapis à poils courts en config musclée), mais pas parfaite dans les angles (85 %), et le lavage impressionne sur les taches humides… tout en montrant ses limites sur les “mélanges collants” : il reste ~2 cm le long des plinthes et le premier passage peut laisser une sensation de sol qui colle, même si un second cycle règle le problème. Dit autrement : on est sur un robot très confortable au quotidien, mais qui ne gomme pas toutes les contraintes du monde réel.

ecovacs X11 omnicyclone vu de près

Face à la concurrence, le positionnement est assez clair. Roborock reste souvent la référence “expérience premium” (logiciel très poli, automatisations bien huilées, edge cases mieux maîtrisés selon les modèles), mais c’est aussi généralement plus cher à équipement comparable : si votre priorité, c’est la tranquillité totale et la finition logicielle, c’est la direction la plus sûre. Mova, à l’inverse, joue souvent le premium agressif : beaucoup de fonctions pour moins cher, parfois au prix d’une gamme moins lisible ou d’un suivi plus difficile à jauger.

L’Ecovacs X11, lui, est au milieu : plus “industriel” et établi qu’un outsider, avec une vraie originalité (la station sans sac) ; mais ce choix implique une contrepartie très concrète, que votre test montre bien : après de grosses saletés, l’auto-nettoyage ne suffit pas toujours et il faut remettre les mains dans la station (rampe, résidus). La marge d’amélioration est donc nette sur trois points : finir mieux les bords/plinthes, réduire les projections (brosse latérale) et rendre l’entretien réellement “mains libres” en évitant les moutons compacts à décrocher et en améliorant la facilité de retrait du rouleau.

💾

Profitez des vidéos et de la musique que vous aimez, mettez en ligne des contenus originaux, et partagez-les avec vos amis, vos proches et le monde entier.

Les meilleures Marques d’Aspirateurs Robots en France (2026)

18 décembre 2025 à 17:33
Top marques Aspirateurs robots

Vous pensez qu’un aspirateur robot, c’est “un rond qui tourne” ? En cette fin d’année 2025, ce cliché ne tient plus une minute. Les meilleurs modèles sont devenus des machines hybrides : aspiration sérieuse, lavage crédible, station qui s’occupe (presque) de tout… et logiciels qui font la pluie et le beau temps.

Le robot aspirateur n’est plus un gadget. C’est devenu un assistant ménager, presque un colocataire. Et les chiffres parlent d’eux-mêmes : en France, près d’un foyer sur cinq en possède déjà un, selon les dernières données de GfK. Les ventes ont bondi de 35 % entre 2022 et 2024, avec une explosion du segment haut de gamme, dominé par des modèles à plus de 1000 €.

Un hikikomori qui teste tous les aspirateurs-robots du marché
Heureusement qu’on est là pour les tester (autoportrait de la rédaction)… © Meilleure-innovation

Prenons un exemple concret : Julie, 38 ans, vit à Toulouse, deux enfants, un chat et zéro minute à perdre. Elle pensait qu’un Roomba, c’était le top. Puis elle a découvert Roborock. Puis Dreame. Puis Ecovacs. Et là, c’est le drame : qui croire ? D’autant plus que le marché bouge à une vitesse folle. Le dernier événement en date concerne, bien entendu, iRobot (Roomba) qui vient de se placer sous protection du Chapter 11 aux États-Unis, avec un plan de reprise par son industriel (Picea Robotics). Si le leader historique des robots-aspirateur a fini par sombrer, où placer sa confiance ?

L’objectif de ce guide n’est pas de sacrer une marque “pour toujours”, mais de donner des repères simples : à quoi servent les innovations, pour qui elles ont un intérêt, et où sont les limites.

À savoir : 2025 a changé “le lavage” (et 2026 va continuer)

Si vous n’avez pas suivi, voici les deux vraies bascules récentes :

  • Le “roller mop” / rouleau rincé en continu : l’idée est simple. Au lieu de frotter avec deux patins qui finissent par étaler, certains robots utilisent un rouleau qui se rince pendant le nettoyage, pour garder une zone “propre” au contact du sol. Ecovacs l’a poussé sur sa famille X8 (avec rinçage continu).
  • La robotique “au-delà du sol plat” : meilleurs franchissements, robots plus fins grâce au LiDAR rétractable, et même… un bras mécanique chez Roborock (Saros Z70).

Ce n’est pas magique : ces nouveautés améliorent surtout les cas concrets (taches grasses, cuisines, seuils, meubles bas), mais elles peuvent aussi augmenter le prix et la complexité d’entretien.

1 – Roborock : le patron du game

Roborock Qrevo MaxV avec station sur parquet
Il a la tête et la popularité d’un Daft Punk. ©Roborock
  • CA (monde) : estimé à plus de 1,65 milliard $ en 2024
  • CA (France) : NC
  • Taux de retour : inférieur à 2 %
  • Top ventes : S8 Pro Ultra, Q Revo MaxV, S8+
  • Année de création : juillet 2014
  • Siège social : Pékin, Chine.

En quelques années, Roborock est passé de « marque chinoise inconnue » à leader mondial incontesté. Lancée en 2014 en tant que spin-off de Xiaomi, Roborock s’est rapidement affranchie de l’image de sous-marque pour s’imposer comme la référence mondiale en proposant des machines capables de cartographier, aspirer, laver et s’auto-entretenir avec une précision quasi clinique. En France, Roborock est aujourd’hui leader en ligne sur les segments premium (700 € et plus), notamment via Amazon, Boulanger et les marketplaces high-tech.

Ce qui fait la patte Roborock, c’est une accumulation de détails qui comptent au quotidien : navigation LiDAR, évitement d’obstacles assisté par caméra/IA selon les gammes, lavage de plus en plus sérieux, et surtout des stations qui gèrent la poussière, l’eau et l’entretien automatique. Tout pour plus d’autonomie, en somme !

« C’est le seul truc qui bosse vraiment à la maison quand je suis pas là », plaisante Antoine, 42 ans, père de trois enfants et délégué syndical du ménage quotidien.

C’est le S8 Pro Ultra qui a cristallisé cette ambition : une bête de course dotée de deux brosses en caoutchouc, d’un système de lavage VibraRise 2.0 et d’une base capable de se vider, remplir et nettoyer toute seule. En 2025, Roborock récidive avec la série Q Revo MaxV, encore plus accessible, mais toujours bardée d’IA.

Autre évolution intéressante : la marque cherche à éviter le classique “robot qui mouille le tapis”. Sur le Qrevo Curv 2 Pro, les serpillières peuvent se détacher automatiquement quand le robot s’approche d’une zone textile, et la station va plus loin sur l’hygiène avec un lavage à l’eau chaude (jusqu’à 100°C annoncé) selon les configurations. C’est typiquement le genre de confort qui ne change pas tout… mais qui change beaucoup quand on a des tapis partout et qu’on lance le robot tous les jours.

Et pour 2026, Roborock tente aussi un pari plus ambitieux (et plus discutable, selon votre tolérance au gadget) : le Saros Z70, présenté comme le premier robot aspirateur “grand public” doté d’un bras mécanique repliable capable de déplacer de petits obstacles pour nettoyer dessous !

2 – Ecovacs : l’art de tout faire (presque) tout seul

DEEBOT X2 OMNI avec station dans un salon
POV les copains déboulent à la maison, allument la station et te demandent où sont les manettes… ©Ecovacs
  • CA (monde) : env. 2,3 milliard $
  • CA (France) : en forte croissance
  • Taux de retour : environ 2,5 %
  • Top ventes : Deebot X2 Omni, T20 Omni, T10 Plus
  • Année de création : 1998
  • Siège social : Suzhou, Chine.

Créée en 1998 en Chine, Ecovacs a mis du temps à s’imposer en Europe, mais aujourd’hui, c’est clairement un poids lourd du ménage automatisé. Son mantra ? Rendre le robot “le plus autonome possible”. Sur le marché français, Ecovacs a percé par le web, via Amazon et Cdiscount, avant de s’installer chez Boulanger ou Darty. Elle cartonne auprès de ceux qui veulent un robot ultra-complet, mais pas prêt à claquer entre 1200 et 1500 €.

Leur série Deebot X ou T, c’est un festival d’innovations, comme les Deebot X2 Omni ou T20 Omni, lesquels combinent aspiration puissante, lavage oscillant, relevage automatique des serpillières, reconnaissance d’objets… et surtout, une base qui vide la poussière, lave la serpillière, la sèche… encore un peu et il vous prépare le café. Le design est aussi une force : Ecovacs a notamment cassé les codes avec le X2 Omni et son format carré affûté comme une console de jeu next-gen. C’est beau, c’est plat, et ça passe sous les meubles.

Pour 2026, le vrai virage Ecovacs, c’est surtout le lavage. La marque pousse le concept de rouleau auto-nettoyant (OZMO Roller) sur la gamme X8 : un rouleau qui se rince en continu pendant qu’il frotte, avec une logique simple en usage réel… éviter de “laver” votre sol avec une serpillière déjà grise au bout de cinq minutes. Ecovacs met en avant un rouleau à 200 tr/min, un système de rinçage via plusieurs buses, et un effort particulier sur le nettoyage des bords.

En parallèle, Ecovacs travaille aussi la compacité (la série T50, annoncée très basse — 81 mm sur certaines versions) et le haut de gamme continue avec des modèles comme le X11 Omnicyclone (lavage à l’eau chaude mis en avant, et un bac amovible sans sac !). Bonne nouvelle : il a été testé par nos soins !

3 – Narwal : obsédé par le lavage (et ça se voit)

Unboxing Narwal Freo Z10 Ultra
Le Freo Z10 Ultra est l’un des meilleurs que nous avons testé, toutes marques confondues ! ©Meilleure-innovation
  • CA (monde) : env. 241 M$
  • CA (France) : NC
  • Taux de retour : NC
  • Top ventes : Freo X Ultra
  • Année de création : 2016
  • Siège social : Shenzhen, Guangdong (Chine)

Narwal est une marque plus jeune que les mastodontes du secteur, mais elle a déjà une identité très lisible : le lavage d’abord. Fondée en 2016 et basée à Shenzhen (Chine), la marque s’est construite sur une idée simple : si un robot doit vraiment vous faire gagner du temps, il doit arrêter de “passer un chiffon humide” et commencer à gérer l’eau, la saleté et l’hygiène comme un système complet.

Concrètement, Narwal mise beaucoup sur deux leviers. D’un côté, une approche “assistée” : le Freo Z10 Ultra met en avant un lavage piloté par l’IA, capable d’ajuster la température de l’eau entre 45°C et 75°C selon la situation. Dit autrement : il essaie de faire la différence entre un sol juste poussiéreux et une trace qui mérite un peu plus d’insistance. De l’autre, une obsession de la maintenance : Narwal pousse depuis plusieurs générations des stations et des systèmes qui cherchent à réduire les manipulations, y compris via des idées comme le compactage des déchets et de longues durées “sans vidange” sur certains modèles.

Fin 2025 et pour 2026, la marque pousse surtout une technologie facile à comprendre en usage réel : le Track Mop. Au lieu de deux patins rotatifs qui finissent par frotter avec une zone déjà sale, Narwal met en avant une sorte de bande/chenille de lavage avec gestion d’eau propre et d’eau sale, pensée pour mieux tenir la cadence sur une session longue et mieux traiter les bords et les coins. Le Flow, présenté au CES 2025, illustre bien cette direction.

Là où il faut rester lucide, c’est que “marque forte en lavage” ne veut pas dire “parfaite partout”. Plusieurs tests indépendants rappellent que les performances peuvent être plus variables côté aspiration et que l’expérience appli/logiciel peut parfois demander un peu de patience, selon les générations. En clair : Narwal est très intéressant si votre quotidien, c’est surtout carrelage/parquet + cuisine + traces, et moins si vous cherchez d’abord un robot “tapis-first” qui remplace un aspirateur traîneau sur moquette épaisse.

4 – MOVA : il a explosé en catimini

Design station MOVA Z60 Ultra Roller Complete
Z60 Ultra Roller Complete : un design premium pour une marque affamée de gloire ©Meilleure-innovation
  • CA (monde) : NC
  • CA (France) : en très forte croissance
  • Taux de retour : NC
  • Top ventes : Z60 Ultra Roller Complete, V50 Ultra Complete, E30 Ultra
  • Année de création : visible depuis 2021
  • Siège social : Chine.

MOVA, c’est typiquement le genre de marque qui arrive “en douce” et qui finit par se retrouver dans les comparatifs sans avoir fait beaucoup de bruit. Le plus important à comprendre, c’est le contexte : MOVA gravite autour de Dreame (la presse anglo-saxonne la décrit comme une sous-marque, et Dreame communique directement sur des produits “Mova” dans son propre newsroom).
Sur le terrain, ça se traduit par une logique assez simple : reprendre des briques techniques déjà mûres (navigation, stations très automatisées, logique “premium”) et les proposer sous une marque plus “jeune”/plus agressive en prix.

En 2025, MOVA a surtout marqué des points sur deux axes concrets. D’abord, le haut de gamme “valeur” : le V50 Ultra Complete a été mesuré très haut dans des tests labo indépendants orientés performance/prix, avec un discours clair : “flagship, mais moins cher que les leaders habituels”.
Ensuite, la marque a pris le virage du roller mop avec le Z60 Ultra Roller Complete que nous avons eu dans nos labos, et qui est capable de gravir des margelles de plus de 4 cm !

Pour 2026, MOVA essaie aussi d’exister côté innovation “vitrine” : le MOVA MOBIUS 60 est listé comme CES Innovation Awards 2026 Honoree (catégorie Smart Home). On garde néanmoins en tête que MOVA reste une marque moins lisible que Roborock/Ecovacs (gammes qui se recoupent, repères moins établis), et beaucoup de specs/mesures sur leurs pages renvoient à des tests “Dreame Lab” — utile pour comprendre l’intention, mais à prendre comme des chiffres constructeur.

5 – SwitchBot : des mini-robots futés, pensés “petits logements” et domotique

SwitchBot K11+ à côté d'un canapé
Ce robot de schtroumpf… ©SwitchBot
  • CA (monde) : NC
  • CA (France) : NC
  • Taux de retour : NC
  • Top ventes : K10+ / K10+ Pro (mini), S10, S20, K11+
  • Année de création : 2015
  • Siège social : Écully, France (Groupe SEB).

SwitchBot n’est pas un “pur acteur aspirateur-robot” comme Roborock ou Ecovacs. À la base, la marque s’est construite comme un écosystème de petits objets domotiques (capteurs, boutons, rideaux, etc.). Et ça se sent dans sa manière d’aborder le robot : moins “gros tank premium”, plus outil pratique, compact, connecté, qui s’intègre dans des scénarios maison.

Le produit qui a mis SwitchBot sur la carte côté robots, c’est le mini format : K10+ puis K10+ Pro. L’idée est très simple et très quotidienne : un robot plus petit passe mieux entre les pieds de chaise, se faufile sous des meubles bas, et gêne moins quand on vit “serré”. En contrepartie, on n’achète pas une force brute : sur le K10+, Les Numériques notait par exemple l’absence de caméra pour l’évitement d’obstacles (donc plus de vigilance sur les câbles et petits objets).

À l’autre extrémité, SwitchBot essaie aussi de jouer la cour des robots “qui lavent pour de vrai”, avec la gamme S. Au CES 2025, la marque a présenté le S20 Pro comme un successeur plus ambitieux (station plus automatisée, logique de nettoyage plus “mains libres”). Et sur le S20, des tests soulignent surtout un point : le lavage au rouleau, plus constant qu’un patin qui traîne, avec une station capable de gérer l’entretien (vidange poussière, eau, séchage) — mais aussi des limites d’usage (bruit de la station, encombrement, quelques bizarreries logicielles selon les retours).

Ce qui rend SwitchBot intéressant en 2026, c’est une robotique modulaire et très “smart home”, avec des projets comme le K20 Plus Pro (base mobile à laquelle on peut accrocher des modules), et une compatibilité Matter mise en avant sur certains robots compacts (pratique si vous vivez déjà dans Apple Home, Alexa ou Google Home).

6 – Les autres : Dyson, Rowenta, Xiaomi, Eufy, Yeedi, Samsung et… iRobot

En 2025, Rowenta figurait dans notre top. Il faut dire que c’est un cas à part : pas la marque la plus “tech”, mais une option rassurante pour ceux qui achètent en magasin et veulent un cadre clair. Elle bénéficie de la force du Groupe SEB (réseau, SAV, disponibilité) et met en avant un engagement fort sur la réparabilité, avec des pièces détachées annoncées disponibles pendant jusqu’à 15 ans sur de nombreux produits du groupe.

Dyson reste à part : peu de modèles, mais une vraie priorité à l’aspiration (ex. 360 Vis Nav) et un tarif clairement premium (souvent autour de 999 € sur le site officiel). Xiaomi et eufy jouent plutôt la carte du rapport équipement/prix : on trouve régulièrement d’excellentes affaires en ligne, mais la qualité de l’expérience (SAV, délais, pièces) dépend beaucoup du canal d’achat (marketplaces vs revendeurs établis).

Yeedi, lui, est un outsider “budget” lié à Ecovacs (la marque apparaît directement dans l’écosystème Ecovacs). Samsung est présent, mais de façon assez intermittente : quelques produits vitrines type Bespoke Jet Bot (montré à l’IFA 2025), sans dominer le marché français.
Neato : fermé en 2023, et cloud coupé en 2025, donc robot très limité.
Enfin iRobot : Chapter 11 en décembre 2025

Qui choisir, alors ?

Si vous cherchez l’efficacité brute et que vous avez le budget, Roborock reste la valeur sûre. Pour un bon compromis, Ecovacs et Dreame font très bien le job. iRobot, c’est la carte fiabilité made in USA. Rowenta ? Seulement si vous aimez jouer local… et que vous êtes indulgent.

Votre profilVos prioritésMarques à privilégier
Petit appart, meubles serrésCompacité, silence, entretien légerSwitchBot, (Xiaomi/eufy en alternative)
Famille + animauxPoils, navigation, station solideRoborock, MOVA
Sols durs + cuisine (taches)Lavage crédible, hygiène du mopEcovacs, Narwal
“Je veux le plus autonome”Station complète, automatisationRoborock, Ecovacs, Narwal
Achat “durable / réparable”SAV, pièces, réparabilitéRowenta (logique différente du top tech) (Groupe SEB)

Ce qu’il faut retenir : en 2026, un bon robot aspirateur, c’est plus qu’un gadget. C’est un assistant. Et comme tout assistant, mieux vaut bien le choisir. Parce que sinon, c’est encore vous qui finirez à quatre pattes avec l’aspirateur à la main…

iRobot dépose le bilan, votre Roomba va-t-il bientôt cesser de fonctionner ?

17 décembre 2025 à 17:42
iRobot Roomba Combo j9+ dans sa station

Coup de théâtre dans le monde des objets connectés : iRobot, le fabricant des célèbres Roomba, déclare faillite. Que va-t-il advenir de ces aspirateurs intelligents que l’on trouve dans des millions de foyers ?

C’était l’un des pionniers de la maison connectée. Depuis plus de 20 ans, iRobot et ses aspirateurs Roomba incarnaient l’innovation et la fiabilité dans l’univers du nettoyage autonome. Mais le 15 décembre 2025, la nouvelle est tombée comme un couperet : la société américaine vient de se placer en faillite, incapable de résister à une concurrence féroce venue d’Asie et à l’échec de son rachat par Amazon.

Pour des millions d’utilisateurs à travers le monde, une question brûle désormais toutes les lèvres : leurs robots vont-ils continuer à fonctionner ? Faut-il s’attendre à des pannes, des coupures de services, ou à une fin brutale du support client ? Dans cet article, on revient sur les raisons de cette chute spectaculaire et surtout, sur ce que cela implique concrètement pour vous, propriétaire (ou futur acheteur) d’un Roomba.

iRobot en faillite : les dernières nouvelles

Le 15 décembre 2025, iRobot, pionnier historique des robots aspirateurs, s’est placé sous la protection du chapitre 11 de la loi américaine sur les faillites. Une chute spectaculaire pour une entreprise qui dominait encore près de 50 % du marché nord-américain en 2021, avant de tomber sous la barre des 15 % en 2025. En à peine quatre ans, le leader est devenu un suiveur légèrement boiteux.

Les signaux d’alerte étaient pourtant légion. Dès 2023, iRobot avait discrètement licencié près de 85 % de ses équipes de recherche et développement à Boston, un choix stratégique qui a lourdement pesé sur sa capacité d’innovation. Pendant ce temps, ses concurrents asiatiques — Roborock, Dreame ou Ecovacs — enchaînaient les avancées technologiques : cartographie 3D, intelligence artificielle embarquée, serpillères vibrantes ou stations de nettoyage automatisées, souvent à des prix inférieurs.

L’échec du rachat par Amazon a ensuite porté le coup de grâce. Annoncée à 1,7 milliard de dollars, l’opération devait sauver iRobot. Mais après plus d’un an d’attente et de pressions réglementaires, Amazon s’est retiré, laissant l’entreprise exsangue. Résultat : un chiffre d’affaires en chute de 30 % sur un an et une annonce de faillite faite un vendredi soir, sans conférence de presse, à l’approche des fêtes.

Mais l’histoire ne s’arrête pas là. Moins de 24 heures plus tard, la startup Picea Robotics a annoncé le rachat des actifs d’iRobot pour un montant resté confidentiel. Selon plusieurs sources, la transaction serait inférieure à 200 millions de dollars, une somme dérisoire comparée à la valorisation passée de la marque. Si Picea promet une relance basée sur l’IA et le cloud, pour les utilisateurs, un doute vient s’immiscer dans les consciences : ce rachat suffira-t-il à maintenir les services et le support des Roomba existants ?

Comment Roomba a perdu la bataille

Roomba n’a pas chuté en un jour. Mais à force de manquer les virages clés, c’est tout un empire qui s’est effondré… D’abord, il y a eu le sentiment d’une innovation qui s’essouffle. Les nouveaux modèles Roomba se succédaient sans apporter de vraies ruptures technologiques. L’absence de cartographie 3D, de navigation intelligente, de gestion fine des zones ou de serpillères motorisées contrastait fortement avec les fonctionnalités que proposaient déjà leurs concurrents asiatiques. Pendant que Roborock, Dreame ou Ecovacs intégraient l’intelligence artificielle et des stations de vidange et de lavage automatisées, iRobot semblait s’accrocher à des solutions déjà dépassées. Résultat : les tests s’enchaînaient, les comparatifs étaient impitoyables, et Roomba apparaissait de plus en plus à la traîne. D’ailleurs, ce n’est pas par hasard que vous n’avez vu aucun de leurs modèles dans nos labos depuis plusieurs années : il n’y a guère d’intérêt à tirer sur l’ambulance…

À cela s’ajoutait un positionnement tarifaire difficilement justifiable. Proposer un Roomba à plus de 900 €, quand des modèles concurrents plus complets s’affichaient à 600 €, voire moins, a fini par créer un malaise. Les utilisateurs ne comprenaient plus ce qu’ils payaient. Même la réputation de fiabilité n’était plus suffisante pour faire passer la pilule… Autre levier négligé : l’international. Là où les marques chinoises ont investi massivement en Europe, en Inde ou en Amérique latine, iRobot est resté focalisé sur les États-Unis, son marché historique. Une stratégie défensive, trop centrée sur son fief, alors que le reste du monde offrait des parts de marché de plus en plus juteuses.

Enfin, ce qui a fini de creuser l’écart, c’est le ressenti utilisateur. L’application mobile, autrefois en avance, est devenue instable. Les mises à jour étaient rares. Le SAV, réputé jadis pour sa réactivité, a commencé à accumuler les critiques. Beaucoup ont eu le sentiment que la marque ne les écoutait plus. Ralentissement, stagnation, sclérose. Et des milliers de robots encore actifs dans les foyers !

Quelles conséquences pour les utilisateurs ?

C’est la première inquiétude qui traverse l’esprit de millions d’utilisateurs : est-ce que leur Roomba va continuer à fonctionner normalement après la faillite d’iRobot ? À en croire les déclarations officielles de la marque, la réponse est oui — du moins, pour l’instant.

Dans un communiqué publié peu après l’annonce du dépôt de bilan, iRobot a tenu à rassurer : pas d’interruption prévue pour l’application mobile, le service client, les programmes de fidélité ou les relations avec les partenaires. Le PDG Gary Cohen évoque même une « étape décisive pour sécuriser l’avenir à long terme de l’entreprise », renforcée par le rachat par Picea Robotics. En conséquence, votre Roomba devrait continuer à nettoyer votre salon sans encombre ; des mises à jour logicielles sont prévues, et le SAV ainsi que les pièces détachées resteront disponibles, du moins à court et moyen terme.

iRobot Roomba Combo j9+ en réparation
Les pièces détachées sont encore disponibles… Mais pour combien de temps ? © iRobot

Faut-il pour autant écarter tout risque ? Pas totalement. Lors d’une reprise post-faillite, les choses peuvent évoluer rapidement, et certaines promesses peuvent être révisées. Le maintien des serveurs, des mises à jour, ou de la production dépendra largement de la stratégie de Picea Robotics et de la viabilité économique du redressement. Pour l’instant, donc, pas de panique : iRobot garde le cap, et les Roomba restent opérationnels. Mais il faudra rester attentif aux mois qui viennent, notamment pour les utilisateurs de modèles récents ou très connectés. Autrement dit, si vous comptiez revendre votre appareil, vous risquez d’avoir toutes les peines à trouver preneur.

iRobot peut-il renaître de ses poussi… de ses cendres ?

Le rachat d’iRobot par Picea Robotics offre une seconde chance à la marque, mais le retour en grâce de Roomba est loin d’être garanti. Car si la faillite a sonné comme un choc pour beaucoup, elle est aussi le symptôme d’un marché arrivé à maturité, voire à saturation. Aujourd’hui, la majorité des foyers intéressés par les robots aspirateurs sont déjà équipés. Le terrain n’est plus à conquérir, mais à reconquérir. Or, pour regagner du terrain, iRobot va devoir frapper fort : repenser ses produits, innover réellement, retrouver une identité claire — et surtout, regagner la confiance des consommateurs.

Le scénario le plus optimiste serait celui d’un retour aux sources. Avec Picea Robotics aux commandes, et un recentrage sur l’ingénierie, iRobot pourrait lancer une nouvelle gamme réellement innovante, intégrant les dernières avancées en IA, en navigation ou en nettoyage multi-surfaces. Un pari ambitieux, mais faisable si l’investissement suit. On pourrait même aller jusqu’à espérer une montée en gamme plus assumée, avec des produits premium à haute valeur ajoutée, destinés à concurrencer Roborock ou Dreame sur leur propre terrain. Cela nécessiterait toutefois un changement radical de stratégie, et une capacité à livrer plus que des itérations esthétiques.

Mais un scénario plus modeste est aussi envisageable : iRobot pourrait devenir une marque sous-traitée ou reléguée, vendant des produits en marque blanche, conçus et fabriqués par Picea mais commercialisés sous le nom Roomba — une sorte de redémarrage discret, sans l’ambition d’antan. Enfin, le risque d’une disparition progressive, par épuisement ou désintérêt stratégique, ne peut pas être totalement exclu. Même si ce n’est pas la direction annoncée, tout dépendra du succès (ou non) du plan de relance qu’il s’agit de mettre en œuvre urgemment.

Quoi qu’il en soit, la renaissance d’iRobot dépendra de sa capacité à se réinventer dans un marché où les places sont déjà prises, et où les utilisateurs n’accordent plus de seconde chance facilement. La marque a déjà perdu son avance. Elle n’aura pas le droit à un faux départ… La marque commence avec des réductions très agressives pour ce Noël. Des audacieux pour s’y risquer ?

Et vous ? Faites-vous encore confiance à Roomba après cette faillite ? Ce rachat vous rassure-t-il ou au contraire, vous inquiète-t-il pour l’avenir ? Votre robot fonctionne-t-il toujours aussi bien ? Dites-nous tout en commentaire, on est curieux de lire vos retours !

Dyson sort son robot Spot+Scrub Ai : une menace directe pour les leaders du marché ?

16 décembre 2025 à 16:59
Dyson Spot+Scrub™ Ai news

Dyson lance le Spot+Scrub™ Ai, son tout premier robot aspirateur-laveur : caméra, éclairage vert façon laser et IA pour repérer les taches, y revenir jusqu’à les faire disparaître, puis vérifier. Et ce pour un prix plutôt raisonnable !

Un rouleau microfibre auto-nettoyant (eau chaude, séchage à l’air chaud) et une station cyclonique sans sac donnée pour jusqu’à 100 jours de tranquillité pour 1 199 € en prix de lancement : est-ce que Dyson est en train de se réveiller ? La marque a-t-elle mis les ingrédients pour continuer à lutter dans une arène où chaque marque promet déjà la “station ultime” ?

Et surtout : après le Dyson 360 Vis Nav (aspiration, vision, mais pas de lavage), ce Spot+Scrub™ Ai marque-t-il enfin le déclic robot “grand public” chez Dyson ? Nous allons essayer d’y voir un peu plus clair…

Quelques chiffres clés pour y voir plus clair

De loin, la fiche technique semble de bonne tenue :

Caractéristique Techniques
DimensionsRobot : 373 × 370 × 110 mm
Station : 440 × 508 × 455 mm
PoidsRobot : 6,6 kg
Station : 9,0 kg
NavigationLiDAR (DToF annoncé) + caméra IA + éclairage vert
Aspiration max18 000 Pa
Lavage / séchage rouleau (station)60 °C / 45 °C
Réservoirs d’eau station eau propre : 2,3 L
station eau sale : 2,1 L
robot : 300 mL
Bacs à poussière station : env. 3 L (soit 100 jours d’autonomie)
robot : 250 mL
Autonomie 110 min (Dyson, selon mode) / 2 h 20 (revendeur)
Temps de charge3 h
Niveau sonorejusqu’à 62 dB
Indice de réparabilité8/10
Prix public1199 €

Sur le papier, le Spot+Scrub™ Ai a de vrais arguments : une logique “anti-taches” plus ambitieuse que la simple serpillière, un rouleau microfibre annoncé comme auto-nettoyant en continu, et une station cyclonique sans sac qui peut séduire ceux qui fuient les consommables. À 1 199 €, Dyson devra tout de même prouver que l’expérience est réellement supérieure à celle des références premium déjà très affûtées.

Des promesses générales cohérentes avec l’ère du temps

Le cœur du Dyson Spot+Scrub™ Ai, c’est sa promesse “anti-taches” : une caméra haute résolution couplée à un éclairage vert façon laser inspecte le sol, repère des salissures parfois peu visibles, puis adapte l’action en direct. Dyson décrit une logique en trois temps — détection, réaction, vérification — avec la possibilité de repasser jusqu’à 15 fois sur une zone jugée tenace, et une reconnaissance d’objets (câbles, chaussettes, déjections d’animaux…) annoncée autour de 190–200 éléments pour éviter les pièges du quotidien.

Spot+Scrub™ Ai en détail sur le sol
Et en dessert, une galette de Spot+Scrub™ Ai chocolat, myrtille et citron vert sur un émietté de spéculos ! ©Dyson

Le deuxième pilier de ce nouveau produit est sans conteste le le lavage au rouleau microfibre. Dyson mise sur un rouleau auto-nettoyé en continu, alimenté par un système d’hydratation en 12 points avec eau propre chauffée, pour limiter le “retour de saleté” typique des serpillières traînées. Le rouleau peut en plus s’étendre de 40 mm pour longer les plinthes. Ce n’est pas à proprement parler nouveau, mais c’est une exigence aujourd’hui propre aux flagships.

Enfin, la station cyclonique, sans sac, propose une autonomie annoncée jusqu’à 100 jours, plus un cycle d’entretien du rouleau (lavage 60 °C, séchage 45 °C) et un dosage automatique du nettoyant Dyson à chaque remplissage. Des fonctionnalités que l’on trouve déjà chez Mova et Ecovacs, mais qui sont obligatoires à près de 1200 € !

Navigation : une double technologie de pointe ?

La navigation repose sur le duo LiDAR DToF + vision par caméra, avec une IA censée comprendre l’espace plutôt que “suivre un tracé”. Le LiDAR construit la carte, tandis que la caméra et l’éclairage vert servent aussi à repérer obstacles et zones problématiques. Dyson annonce une reconnaissance d’objets (câbles, chaussettes, etc.) proche des 190–200 éléments, pour éviter les pièges et limiter les zones oubliées.

Quant à la cartographie, elle s’appuie également sur l’IA pour identifier automatiquement les pièces, avec possibilité d’ajuster l’étiquetage dans l’application MyDyson et de lancer des nettoyages par zones. Après chaque session, le robot génère une carte/rapport de nettoyage dans l’application. Reste à vérifier en test la robustesse sur le terrain (câbles fins, seuils, faible lumière, etc.) !

Ce qui l’attend dans notre labo

Si nous avons la chance de tester ce modèle qui s’annonce comme un pivot dans l’histoire de Dyson, nous irons questionner directement son rapport qualité-prix. À ce titre, contrairement au Mova Z60 Ultra Roller Complete, la boîte ne semble contenir que le strict nécessaire, et il est encore difficile de trouver le prix des consommables pour prévoir de remplacer brosses, filtre, patin, etc.

Pour le reste, nous ne doutons pas de sa capacité à être aussi complet que les grands acteurs actuels, notamment avec l’IA mise en avant pour repérer les taches (même discrètes), de revenir dessus jusqu’à 15 fois et de confirmer le résultat. C’est exactement le genre de promesse qui peut justifier 1 199 €… à condition qu’elle tienne sur des cas réels : taches grasses, traces sèches, marques anciennes, zones mixtes (poussière + liquide) et sols sensibles aux halos.

Nous resterons également attentifs concernant le lavage au rouleau auto-nettoyant. Dyson promet de l’eau chaude en continu, un rouleau “toujours propre”, un cycle d’entretien à 60 °C puis séchage à 45 °C, et même un dosage automatique de nettoyant. En soi, c’est une réponse directe aux critiques classiques des robots laveurs (serpillière qui étale, odeurs, entretien pénible). En test, on voudra donc objectiver l’hygiène sur plusieurs semaines, l’absence d’odeur, la qualité du séchage et l’efficacité “jusqu’aux bords” avec l’extension de 40 mm. Enfin, la station cyclonique est séduisante… mais on vérifiera la réalité du vidage, les projections de poussière, le bruit et la maintenance.

Une affaire à suivre de près

Avec le Dyson 360 Vis Nav, la marque avait surtout prouvé une chose : elle savait faire un robot “à sa manière”, très axé sur l’aspiration et la lecture de l’environnement, mais sans franchir le cap du lavage devenu incontournable en haut de gamme. Le Spot+Scrub™ Ai arrive donc avec une pression différente : on attend moins un démonstrateur technologique qu’un appareil fiable, régulier et vraiment autonome. Nos attentes sont simples et exigeantes : une navigation propre, une aspiration au niveau des meilleurs, et surtout un lavage qui ne laisse pas de traces, avec une hygiène maîtrisée sur la durée. À 1 199 €, Dyson doit apporter un gain tangible pour rester dans la course !

💾

Profitez des vidéos et de la musique que vous aimez, mettez en ligne des contenus originaux, et partagez-les avec vos amis, vos proches et le monde entier.

Narwal explose les prix pour le Black Friday : ses aspirateurs à un tarif jamais vu !

22 novembre 2025 à 16:55
Narwal Promo

Entre aspiration, lavage et entretien quasi automatique, les robots Narwal se sont fait une place de choix. sur le segment haut de gamme avec des modèles capables d’aspirer, laver et frotter en profondeur, grâce à des technologies maison comme Track Mop™ (pression constante), CleanFlow™ (serpillière toujours propre), DirtSense pilotée par IA ou encore le système Zéro-enchevêtrement pour éviter les nœuds de cheveux.

Nous avons déjà eu l’occasion de tester plusieurs robots Narwal sur Meilleure-innovation, avec des résultats très convaincants tant sur l’efficacité que sur le confort d’usage. Et bonne nouvelle : à l’occasion du Black Friday, plusieurs modèles phares passent à prix cassés, avec jusqu’à 930 € d’économies sur le site officiel. On vous fait visiter la boutique ?

Narwal Flow : le modèle le plus complet

Positionné comme le robot le plus abouti de la gamme, le Narwal Flow mise sur un lavage en profondeur grâce à sa technologie Track Mop™ et une pression constante de 12 N sur les serpillières. Son système CleanFlow™ maintient les moppeuses propres en continu, ce qui limite les traces et les mauvaises odeurs, tandis que la fonction CarpetFocus™ adapte automatiquement la puissance d’aspiration en fonction du type de surface, du parquet au tapis épais. Résultat : un nettoyage tout-en-un très satisfaisant !

Pendant le Black Friday, le Narwal Flow permet de réaliser jusqu’à 450 € d’économies, avec un prix qui démarre à 806 € pour la version Standard et 996 € pour la version Compact en ajoutant le code MEILLEUBF50 au panier.

Freo Z10 Ultra : l’assistant de nettoyage le plus complet

Juste en dessous du Flow, le Freo Z10 Ultra est un assistant de nettoyage ultra polyvalent. Grâce à sa navigation à double puce, il se repère avec précision dans la maison et optimise ses trajectoires pour couvrir un maximum de surface sans repasser dix fois au même endroit. Sa serpillière extensible lui permet d’aller chercher la saleté au plus près des plinthes et dans les zones difficiles d’accès, tout en restant étonnamment silencieux pour un robot aussi puissant.

robot Narwal Freo Z10 Ultra vu de dessous
Un air de famille avec les minions, non ? ©Meilleure-Innovation

Pour le Black Friday, le Freo Z10 Ultra devient nettement plus accessible : Narwal annonce jusqu’à 750 € d’économies et un prix à 521 € en ajoutant le code MEILLEUBF50 au panier. Pour faire plus ample connaissance, nous avons réalisé un test complet juste ici :

Freo Z10 : zéro nœuds, zéro contrainte

Le Freo Z10 met l’accent sur la gestion des cheveux et poils grâce à son système DualFlow™ anti-enchevêtrement, pensé pour limiter les nœuds au niveau de la brosse et maintenir une aspiration stable dans le temps. Il s’accompagne d’une serpillière extensible capable de couvrir davantage de surface au plus près des murs et des angles, pour un lavage plus homogène sur tout le logement.

Freo Z10  dans sa station devant du parquet
Bon, par contre, il vaut mieux brancher la station…©Narwal

Sa base entièrement autonome est conçue pour réduire au minimum les manipulations quotidiennes : le robot s’y recharge et gère automatiquement ses cycles de nettoyage et d’entretien, de sorte qu’il soit prêt à repartir sans intervention ou presque.

Pendant le Black Friday, le Freo Z10 bénéficie de jusqu’à 440 € d’économies et s’affiche à 436 € en ajoutant le code promo MEILLEUBF50.

Freo X10 Pro : compact, précis et toujours prêt

Plus discret que les gros modèles de la gamme, le Freo X10 Pro mise sur un format compact sans sacrifier les fonctions clés. Il reprend la serpillière extensible chère à Narwal, qui augmente la surface de contact au sol et améliore le nettoyage le long des murs et des zones difficiles d’accès. Sa base de lavage automatique prend en charge l’entretien des serpillières entre deux passages, ce qui limite la corvée de nettoyage manuel et permet de conserver des performances plus régulières dans le temps. Pensé pour un usage fréquent, il vise surtout les utilisateurs qui veulent garder des sols propres sans multiplier les réglages.

Freo X10 Pro ouverture de la station
Le sac à poussières se récupère par le devant ©Narwal

Pendant le Black Friday, le Freo X10 Pro profite de jusqu’à 170 € d’économies et passe à 407 € avec le code promo MEILLEUBF50, une offre intéressante pour un modèle compact doté d’une base automatique.

Freo S : l’essentiel du nettoyage intelligent à petit prix

Positionné comme le modèle le plus accessible de la gamme, le Freo S vise avant tout les petits espaces et les utilisateurs qui veulent un robot simple à vivre. Il se pilote via un seul bouton, ce qui le rend très facile à utiliser au quotidien, même pour ceux qui n’ont pas envie de passer par une application. Sa base 2-en-1 auto-vidante gère automatiquement la récupération de la poussière, limitant la fréquence des vidanges manuelles et offrant un confort d’utilisation nettement supérieur à celui d’un robot classique sans station.

Freo S dans un coin d'appartement
La compacité est une qualité sous-cotée des aspis-robots ! ©Narwal

Pendant le Black Friday, le Freo S bénéficie de jusqu’à 100 € d’économies et s’affiche à 189 € avec notre code MEILLEUBF50. C’est clairement la porte d’entrée la plus économique dans l’écosystème Narwal, avec un robot pensé pour les studios, petits appartements ou comme modèle secondaire pour un étage ou une dépendance.

Comment profiter des bons plans Narwal ?

Que vous cherchiez un modèle ultra complet pour une grande maison, un robot axé sur la gestion des poils ou une solution compacte pour un petit appartement, la gamme Narwal couvre à peu près tous les besoins. Pendant le Black Friday, le site officiel propose des remises directes et même des offres groupées pouvant atteindre jusqu’à 930 € d’économies, ce qui rend ces robots haut de gamme nettement plus accessibles. Sur Amazon et le site de Narwal, un code promo exclusif permet en plus de bénéficier de 5 % supplémentaires sur tous les produits Narwal du 20/11 au 2/12 : MEILLEUBF50.

💾

Profitez des vidéos et de la musique que vous aimez, mettez en ligne des contenus originaux, et partagez-les avec vos amis, vos proches et le monde entier.

Black Friday 2025 : notre sélection des 3 meilleures offres de robots-aspirateurs !

21 novembre 2025 à 11:51
bon plan 3 robots-aspirateurs

Les robots-aspirateurs haut de gamme séduisent de plus en plus… mais leur prix est souvent moins démocratique que la libération des tâches domestique ! En dehors des périodes de promo, s’offrir un modèle performant avec station, lavage des sols et navigation intelligente dépasse vite les 800 à 1 000 €.

À ce titre, le Black Friday 2025 est l’un des meilleurs moments de l’année pour s’équiper sans exploser son budget. Beaucoup de marques en profitent pour casser les prix sur des robots récents, souvent les mêmes que ceux testés au prix fort quelques mois plus tôt. Mais qui joue vraiment le jeu ? Pour vous faire gagner du temps, nous avons sélectionné 3 robots aspirateurs en promo, triés non pas au hasard, mais selon trois critères clés : performances d’aspiration et de lavage, niveau d’automatisation (station, entretien, navigation) et rapport qualité/prix réel une fois la remise appliquée.

Ecovacs Deebot T30C Omni Gen 2 : le bon plan le plus agressif

Proposé à 349 € pendant le Black Friday, le Deebot T30C Omni Gen 2 se retrouve au prix de robots beaucoup plus simples, alors qu’il est habituellement affiché autour de 499 €. À ce niveau de remise, on bascule clairement dans la “grosse affaire” : station complète, forte puissance d’aspiration et fiche technique digne du milieu/haut de gamme, mais au tarif d’un modèle de base.

Ecovacs Deebot T30C Omni Gen 2
Le prochain est déjà dans nos labos pour les plus patients ! ©Ecovacs

Sur le plan technique, Ecovacs annonce jusqu’à 25 000 Pa d’aspiration, épaulés par le système de lavage OZMO Turbo 2.0 : deux patins rotatifs qui frottent le sol et peuvent utiliser de l’eau chauffée jusqu’à 75 °C pour venir à bout des taches plus tenaces. La station Omni gère le vidage automatique, le lavage et le séchage des patins, ainsi que le remplissage du réservoir, ce qui limite fortement les manutentions au quotidien. La navigation repose sur un télémètre laser (LiDAR) avec cartographie avancée et gestion des obstacles, et l’autonomie atteint environ trois heures, suffisantes pour couvrir un grand appartement ou une maison de taille moyenne.

Ce modèle parlera surtout aux familles qui veulent un robot “vraiment autonome” pour un mix carrelage/parquet, quelques tapis et éventuellement des animaux, sans viser le très haut de gamme. À prix Black Friday, c’est tout simplement l’un des meilleurs compromis équipement/prix du moment.

Narwal Freo Z10 Ultra : le pro du lavage et des recoins

Positionné un cran au-dessus en tarif, le Narwal Freo Z10 Ultra profite lui aussi de réductions Black Friday qui le rendent beaucoup plus accessible qu’en début d’année. On reste sur un robot “premium” avec station tout-en-un, mais la remise le fait descendre dans une zone de prix où il vient directement concurrencer les gros best-sellers du marché. Si votre priorité, c’est d’avoir des sols impeccables sans jamais sortir la serpillière, c’est l’un des candidats les plus sérieux de cette sélection.

Narwal Freo Z10 Ultra fonction serpillère
En plus on l’a déjà testé, celui-ci ! ©Meilleure-Innovation

Techniquement, Narwal joue la carte du lavage intelligent : aspiration jusqu’à 18 000 Pa, serpillières en forme de “triangle” montées sur un bras extensible pour aller chercher la saleté dans les angles et le long des plinthes, pression d’environ 8 N au sol et gestion fine de l’eau (température ajustée, dosage automatique du détergent, cycles de lavage/séchage dans la station). La station se charge de vidanger la poussière, de laver et sécher les patins, avec de grands réservoirs d’eau propre et sale et un sac à poussière prévu pour plusieurs semaines d’usage.

Le Freo Z10 Ultra s’adresse clairement aux foyers qui ont beaucoup de carrelage ou de parquet, des coins difficiles d’accès et un niveau d’exigence élevé sur le lavage (cuisine, traces de pas, jus renversés, etc.). La partie aspiration reste solide pour l’entretien courant, mais c’est surtout sa capacité à frotter les bords et les recoins qui fait la différence. Dans notre trio Black Friday, c’est le robot que l’on recommande à ceux qui veulent avant tout un spécialiste du lavage, capable de gérer à la fois les grandes surfaces et les zones compliquées autour des meubles.

Roborock Saros 10 : le haut de gamme ultra complet

Avec le Saros 10, Roborock vise clairement le segment “no compromise”. C’est l’un des robots les plus complets du moment, dérivé de la lignée S8 MaxV Ultra, avec une station RockDock Ultra de nouvelle génération. Son tarif de lancement tournait autour de 1 499 €, souvent vu ces derniers mois entre 1 100 et 1 200 € selon les enseignes ; en Black Friday, le voir passer sous la barre des 900 € change complètement son positionnement et le rend soudainement accessible aux foyers qui lorgnaient sur le très haut de gamme sans franchir le pas.

À ne pas confondre avec le Saros 10R !

Techniquement, le Saros 10 coche toutes les cases du flagship : 22 000 Pa d’aspiration, une brosse principale DuoDivide anti-nœuds épaulée par une brosse latérale FlexiArm capable d’aller chercher la poussière le long des plinthes, un châssis ultra-fin de 7,98 cm avec LDS rétractable pour passer sous les meubles, et le système de lavage VibraRise 4.0 qui frotte le sol tout en pouvant laver les patins à l’eau très chaude dans la station. La navigation s’appuie sur ReactiveAI 3.0 pour reconnaître et éviter les obstacles, la batterie offre jusqu’à 220 minutes d’autonomie, et la station gère vidage, lavage, séchage, remplissage et même une recharge rapide en environ 2 h 30.

Ce profil en fait le robot le plus adapté aux grandes surfaces, aux intérieurs mêlant tapis épais et sols durs, et aux utilisateurs qui veulent un appareil quasi entièrement automatisé, autant sur l’entretien du sol que sur sa propre maintenance. Dans notre sélection Black Friday, c’est le choix “haut de gamme total” : celui que l’on choisit si l’on privilégie la performance, la navigation et le confort d’usage avant le prix, tout en profitant d’une remise qui le fait enfin basculer dans une zone de tarif plus raisonnable.

Faut-il se décider tout de suite ?

Pendant le Black Friday et le Cyber Monday, les prix comme les stocks peuvent bouger très vite : une bonne affaire le matin peut disparaître le soir même. Et profitez du code promo de 5% supplémentaire sur tous les produits Narwal du 20/11 au 2/12 : MEILLEUBF50. Les trois modèles sélectionnés sont déjà très bien placés en rapport équipement/prix. Si l’un d’eux correspond à votre besoin, mieux vaut le surveiller de près… et ne pas trop attendre une fois l’offre repérée !

Avez-vous opté pour l’un de ces trois produits ? Ou vous êtes-vous laissé convaincre par une autre marque ? Êtes-vous contents des offres du Blackfriday 2025 ? Dites-nous tout en commentaires !

💾

Profitez des vidéos et de la musique que vous aimez, mettez en ligne des contenus originaux, et partagez-les avec vos amis, vos proches et le monde entier.

Attention piège : les robots-aspirateurs Roomba valent-ils encore le coup pour le Black Friday 2025 ?

18 novembre 2025 à 16:35
iRobot sur une plage dessin IA

Black Friday 2025 s’annonce une nouvelle fois comme la grande braderie des aspirateurs-robots : remises choc, bundles maison connectée, offres “valable aujourd’hui seulement”. Longtemps, c’était la fête de voir un Roomba en promo. Mais iRobot traverse aujourd’hui une crise majeure qui change complètement la donne…

Dans l’imaginaire collectif, Roomba reste le pionnier de l’aspirateur-robot, largement distribué et souvent mis en avant pendant les grandes opérations commerciales. Mais 2025 marque un tournant : le rachat par Amazon a été abandonné, les plans sociaux se succèdent, la trésorerie s’érode et la direction elle-même reconnaît un doute sur la capacité de l’entreprise à continuer son activité – surtout dans un secteur où la concurrence est particulièrement acérée (à l’image de la marque Mova qui monte rapidement en puissance).

Dans le même temps, la nouvelle gamme lancée cette année reçoit des avis mitigés, loin de l’image de valeur sûre d’autrefois. Dès lors, une question s’impose au moment de profiter des promos : est-il encore raisonnable d’acheter un Roomba pendant le Black Friday ?

La situation actuelle de Roomba : une icône en grande difficulté

Pendant des années, iRobot pouvait compter sur un argument imparable : son rachat par Amazon, annoncé en 2022, laissait penser que le groupe bénéficierait d’un solide filet de sécurité. Ce scénario a volé en éclats en janvier 2024, lorsque les deux entreprises ont officiellement renoncé à l’opération, faute d’obtenir l’accord de la Commission européenne. Celle-ci craignait que ce rachat ne donne trop de pouvoir à Amazon sur le marché des aspirateurs-robots. Amazon a payé des indemnités, mais iRobot s’est retrouvé seul, sans adossement industriel ni capitaux supplémentaires.

Derrière, la marque a enclenché une cure d’amaigrissement brutale : licenciement d’environ 31 % des effectifs après l’abandon du deal, puis nouvelle vague en novembre 2024, soit au total près de la moitié des postes supprimés depuis début 2024. La R&D a été rationalisée, certains services coupés, et la société parle désormais de “faire plus avec beaucoup moins”.

Sur le plan financier, le constat est tout aussi préoccupant. En 2024, le chiffre d’affaires a reculé d’environ 23 % pour tomber autour de 680 M$, tandis que les pertes restent lourdes (près de 145 M$ sur l’année). Au printemps 2025, iRobot a officiellement prévenu qu’il existait un “doute substantiel” sur sa capacité à poursuivre son activité, ce qui a fait plonger le titre en Bourse.

Dernier élément clé : iRobot a complètement renouvelé sa gamme Roomba en 2025, en supprimant l’essentiel des anciens modèles au profit de cinq nouveautés. Sur le papier, l’offensive devait relancer la marque face à Roborock ou Ecovacs ; dans les faits, les premiers tests sont très mitigés, avec des critiques sur la navigation et le bruit, au point que certains médias déconseillent désormais d’acheter un Roomba, même en forte promo de Black Friday…

Que se passerait-il si Roomba faisait faillite ?

iRobot a déjà vendu plus de 50 millions de robots dans le monde : si la société devait déposer le bilan ou se placer sous protection judiciaire, des dizaines de millions de foyers seraient potentiellement concernés. Dans un scénario de restructuration (type Chapter 11), l’activité continuerait en mode dégradé : production réduite, SAV rationalisé, moins de nouveautés, mais appli et serveurs resteraient a priori actifs pour préserver la base installée.

Dans un scénario de rachat, un acteur tiers reprendrait la marque, les brevets et surtout la base d’utilisateurs Roomba. Son intérêt serait plutôt de maintenir le cloud, l’appli et la vente de consommables, au moins pendant quelques années, pour rentabiliser ce parc.

iRobot sortant de sa station de charge
« Eh attendez ! Moi aussi je veux aller au soccer ! » ©iRobot

Le scénario le plus dur pour l’utilisateur serait une liquidation pure et simple, avec extinction progressive ou brutale des services en ligne. Les robots resteraient capables de démarrer, s’arrêter et rentrer à la base via les boutons physiques, mais une partie des fonctions avancées (cartographie, pièces ciblées, programmation fine, commandes vocales) pourrait disparaître si les serveurs étaient coupés.

Comment réagir en tant que consommateur ?

Face à cette situation inédite pour une marque aussi emblématique, quelle est la marche à suivre selon que vous avez déjà un Roomba à la maison ou que vous envisagez d’en acheter un en promo ? Voyons les deux cas de figure.

Vous possédez déjà un Roomba : faut-il s’inquiéter ?

À court terme, pas de panique : iRobot continue d’assurer ses opérations et le support, malgré l’alerte très explicite sur sa capacité à poursuivre son activité si aucun financement ou repreneur n’est trouvé.

En pratique, le bon réflexe est plutôt de sécuriser l’usage dans la durée :

  • vérifier que votre robot est bien à jour tant que les serveurs et l’app iRobot Home fonctionnent correctement ;
  • constituer un petit stock raisonnable de consommables (filtres, brosses, sacs) pour 2–3 ans, en incluant si besoin des compatibles de qualité ;

Nota Bene : le vrai point fragile n’est pas la brosse mais le cloud : en cas de coupure, votre Roomba continuera d’aspirer via les boutons physiques, mais vous pourriez perdre la cartographie détaillée, le nettoyage pièce par pièce, les scénarios ou les commandes vocales.

Vous cherchez un aspirateur-robot fiable en promo

Avis aux afficionados : acheter un Roomba très bradé “pour soutenir la marque” est une fausse bonne idée. iRobot pèse encore plusieurs centaines de millions de dollars en revenus et en dettes : quelques milliers de robots vendus en plus pendant le Black Friday ne changeront pas son destin, déjà suspendu à un calendrier de refinancement très serré.

Aujourd’hui, de nombreux comparatifs placent en tête des modèles Dreame, Roborock ou Ecovacs, nettement plus performants et issus de groupes en bien meilleure santé. Concrètement :

  • si vous êtes fan de Roomba et prêt à accepter un risque, vous pouvez tenter un modèle très remisé, en anticipant les consommables et en sachant qu’une “mort logicielle” reste possible ;
  • si vous cherchez surtout un achat tranquille, il est plus rationnel de privilégier un robot d’une marque alternative solide, même avec une remise un peu moins spectaculaire.

Cet article vous a été utile ? Avez-vous déjà une marque en tête pour votre prochain achat ? Quel budget êtes-vous prêt à sortir pour un aspirateur-robot en plein Black Friday ? Dites-nous tout en commentaires !

💾

Profitez des vidéos et de la musique que vous aimez, mettez en ligne des contenus originaux, et partagez-les avec vos amis, vos proches et le monde entier.

Faute de données, un aspirateur-robot tombe en panne « volontairement » !

13 novembre 2025 à 17:54
Une aspirateur-robot et confidentialité

La maison connectée nous simplifie le quotidien : un robot aspirateur cartographie le salon, une caméra surveille l’entrée, un thermostat apprend nos habitudes… Mais derrière ce confort peut se cacher une réalité bien moins anodine : quelles données s’accumulent dans les serveurs et ouvrent une fenêtre sur notre intimité ? Plans de votre logement, horaires de présence, photos de votre intérieur : autant d’informations qui peuvent transiter vers des serveurs distants, hors de votre contrôle. L’exemple d’un simple aspirateur connecté qui se retourne contre son propriétaire illustre parfaitement ces dérives possibles !

Quand un aspirateur robot se retourne contre son propriétaire

L’histoire commence par une simple curiosité d’ingénieur. Harishankar, nouvel acquéreur d’un aspirateur robot iLife A11, observe le trafic de son réseau domestique : son robot envoie en continu des données vers les serveurs du fabricant. Ce flot de “télémétrie” inclut des informations sur ses déplacements, son état, et la carte de l’appartement. Rien de vital pour le ménage… mais très bavard sur la vie privée. Il décide donc de bloquer, au niveau de son routeur, les adresses utilisées pour cette collecte, tout en laissant passer les mises à jour logicielles.

robot iLife A11 en action
« Les enfants de cette maison n’ont pas de lit… Je vais faire remonter les photos à la protection de l’enfance ! »©iLife

Au début, tout se passe bien : l’aspirateur continue de nettoyer normalement. Puis, sans raison apparente, il refuse de démarrer. En centre de réparation, miracle : une simple réinitialisation et, sur un autre réseau non filtré, il repart comme si de rien n’était… avant de retomber en panne quelques jours plus tard, une fois revenu chez son propriétaire. Après plusieurs allers-retours hors garantie, l’ingénieur démonte l’appareil et analyse ses journaux internes : il découvre une commande d’arrêt datée, envoyée à distance, exactement au moment où le robot a cessé de fonctionner.

Comme il l’explique dans son blog, il trouve un système Linux minimal avec une porte d’accès technique (ADB) laissée ouverte, donnant un contrôle quasi total sur l’aspirateur, et un logiciel de cartographie avancé (Google Cartographer) dont les cartes de son domicile sont intégralement expédiées dans le cloud. En clair : le simple fait d’avoir limité la collecte de données a déclenché, depuis l’infrastructure du fabricant, la mise hors service d’un appareil pourtant parfaitement fonctionnel. Un robot acheté comme un objet, mais piloté comme un service à distance.

Nota Bene : ce cas n’est pas isolé. On sait déjà que certains robots Roomba ont capturé des clichés de l’intérieur de logements, qui se sont retrouvés en ligne après avoir été utilisés pour entraîner des systèmes d’IA.

Ce que “voit” vraiment un aspirateur robot chez vous

Un aspirateur robot moderne n’est pas qu’une brosse sur roulettes. C’est un petit ordinateur mobile, bardé de capteurs : télémètre laser (LiDAR) pour mesurer les distances, gyroscopes pour se repérer, encodeurs sur les roues, parfois caméra. En circulant, il construit une carte très détaillée de votre logement afin d’optimiser ses trajectoires. Dans le cas de l’iLife A11, cette cartographie repose même sur un logiciel de robotique avancé (Google Cartographer), pensé à l’origine pour des robots bien plus sophistiqués.

My experience with Robotic Vacuum cleaner and what does spying mean today. https://t.co/rEshx2CVwx

— Harishankar (@codetiger) October 31, 2025

Vu du fabricant (ou d’un attaquant qui compromet ses serveurs), votre robot aspirateur n’est pas seulement un appareil ménager, c’est un capteur mobile de votre intimité. Il sait à quoi ressemble votre intérieur, où sont les murs, les ouvertures, les zones sensibles… et à quels horaires la maison est occupée ou vide. C’est précisément cette asymétrie — entre la perception d’un “simple aspirateur” et la réalité d’un objet connecté très bavard — qui pose un sérieux problème de confidentialité.

Comment se protéger sans être ingénieur réseau

La bonne nouvelle, c’est qu’il n’est pas nécessaire de savoir lire des journaux système pour reprendre un peu la main. Quelques réflexes simples permettent déjà de limiter la casse :

  • vérifiez la politique de confidentialité de la marque qui vous vend le produit ;
  • regardez si les cartes de votre logement sont stockées en local sur l’appareil ou dans l’application, plutôt que systématiquement envoyées sur des serveurs distants ;
  • désactivez les options d’“amélioration de l’IA” ou de “partage de données d’usage” qui vont au-delà du strict nécessaire ;
  • si le robot dispose d’une caméra, vérifiez la présence d’un obturateur physique ou, à défaut, limitez son champ d’action dans les pièces les plus sensibles (chambre, bureau, etc.) ;
  • si votre box Internet le permet, connectez vos objets à un réseau invité séparé de vos ordinateurs et smartphones.

Enfin, gardez en tête ce principe simple : plus un objet en sait sur vous, plus il est important de comprendre à qui il parle… et de pouvoir, au besoin, lui couper le micro.

Et vous, avez-vous des doutes concernant votre appareil ? Quelles seraient vos exigences si vous pouviez vous adresser directement aux fabricants ? Dites-nous tout en commentaires !

Narwal Flow : l’aspirateur robot qui révolutionne l’entretien des sols

10 novembre 2025 à 08:15

Je teste le tout nouveau Narwal Flow depuis plusieurs semaines à la maison. Franchement, je ne m’attendais pas à un tel confort au quotidien. Ce robot m’a impressionné autant par sa puissance d’aspiration que par son système de lavage à la fois intelligent et très différent de tout ce que j’ai vu jusqu’ici.

Dans cet article, je vous propose une présentation détaillée pour que vous puissiez juger sur pièces. On va droit au but, avec la présentation du Narwal Flow, ses données techniques, les points d’innovation, les limites et pour qui il est réellement fait.

Offre Black Friday pour Narwal Flow !!!

Prix du Narwal Flow pour le Black Friday : 849 €

Mais avec mon code FRNARWALBF05 
valable sur fr.narwal.com ou sur Amazon.fr vous obtenez
encore promo de 5% réduction !

Le prix final du Narwal Flow est de 806.55 au lieu de 1299 € !!

Valable du 20 novembre au 1 décembre seulement, ne trainez pas !

Vue d’ensemble : ce qui change réellement avec Flow

A l’instar du Narwal Freo Z10 que j’avais présenté en début d’année, le Narwal Flow est un robot aspirateur-laveur haut de gamme pensé pour aspirer fort et laver propre sans propager la saleté.

Il se distingue par un système de serpillière “à chenille” (track mop) qui se nettoie en temps réel à l’eau tiède et sous pression, par une aspiration jusqu’à 22 000 Pa, et par une station multifonction qui gère l’entretien presque intégralement. Côté navigation et sécurité, il embarque deux caméras RGB et un chipset IA qui reconnaît 200+ objets et traite les données en local.

Caractéristiques techniques clés

Vous pouvez retrouver la présentation et toutes les caractéristiques du Flow sur la page officiel de Narwal, mais voici ici les points les plus importants.

Format & mobilité

  • Hauteur : 95 mm (3,7″) — passe sous la plupart des meubles bas.
  • Franchissement d’obstacles : jusqu’à 40 mm (1,6″).
  • Dimensions du robot : 351,2 × 363,5 × 95 mm.
  • Batterie : 6 400 mAh.

Ces points combinés expliquent pourquoi il circule bien dans les intérieurs encombrés, tout en accédant là où beaucoup de robots échouent (plinthes élevées, seuils, meubles bas).

Aspiration

  • Puissance d’aspiration : Jusqu’à 22 000 Pa.
  • Système DualFlow anti-nœuds : Brosse principale connectée d’un seul côté pour guider les poils vers le bac, brosses latérales qui basculent automatiquement de la forme “V” à “II” pour éviter l’emmêlement.
  • Brosse latérale inversée : Meilleure portée dans les coins, couverture annoncée jusqu’à 100 % des coins et 99 % des poussières.
  • Nettoyage des bords : La serpillière s’étend, grâce à un axe motorisée, à moins de 5 mm du mur, c’est impressionnant d’efficacité !
  • CarpetFocus : Sur tapis, le robot abaisse un capot pour créer une dépression plus forte, mop se relève de 12 mm pour garder le textile sec ; gain de x2 sur le taux de collecte vs moyenne du marché.

Lavage (FlowWash)

  • Auto-nettoyage en temps réel : 16 buses pulvérisent de l’eau tiède à 45°C, un racloir retire les résidus, puis l’eau usée est aspirée et “brassée” pour éviter les dépôts.
  • Pression d’appui : 12 N sur le sol.
  • Réservoir d’eau embarqué x2 (onboard water tank “2x”).

L’idée est simple : la serpillière reste propre pendant qu’elle lave, ce qui limite la re-diffusion des saletés.

Détection & évitement d’objets

  • Deux caméras RGB 136° + IA (10 TOPS), 1,5 M de points pour la cartographie, 200+ objets reconnus avec une précision annoncée de 0,19″ (~4,8 mm).
  • Traitement local des données, certification TÜV de confidentialité.
  • Commande vocale “Hey Nawa” + compatibilité Alexa / Siri / Google et Matter.

La station : entretien automatisé (poussière, eau propre/eau sale, séchage)

La base all-in-one est l’autre point fort. Elle ne se contente pas de recharger :

  • Vidange automatique de la poussière dans un sac de 2,5 L avec jusqu’à 120 jours d’autonomie de poussière annoncés. Les sacs sont standards à toutes les bases Narwal e facilement trouvables sur le site officiel ou sur Amazon pour une livraison en 24 heures.
  • Lavage des mops à eau chaude (piloté par l’IA), stérilisation à 80 °C de la serpillière, des canalisations et du réservoir, puis séchage à air chaud 40°C.
  • Système d’“Auto Water Exchange” et bac d’eau sale auto-nettoyant + filtre remplaçable pour garder les conduits propres.
  • Mode silencieux de séchage/entretien (logique pour une base censée tourner en arrière-plan).
    La promesse : des mops propres et sèches, des conduits assainis, et un minimum de maintenance pour vous.

Détergent : le Flow utilise une solution dédiée Narwal (un flacon est inclus dans la boîte), point utile pour maintenir l’hygiène des cycles de lavage.

Deux configurations de station : Basic Dock vs U-Compact (auto-alimentation en eau)

Narwal commercialise le Flow en deux variantes :

  1. Flow (Basic Dock) : tout est contenu dans la station “classique” (poussière, lavage des mops, séchage). C’est cette version que je vous présente 😊
  2. Flow avec Auto Refill & Drainage System (“Compact Dock”) : la station devient plus compacte et se connecte à l’arrivée et à l’évacuation d’eau (installation DIY indiquée par Narwal). Concrètement, la base gère automatiquement les recharges et la vidange, ce qui supprime la contrainte de remplir/vider manuellement. Mais forcément ça nécessite de pouvoir connecter une arrivée d’eau et une vidange de l’eau sale.

La station est différente mais le robot est le même bien entendu.

Dimensions officielles :

  • Dock Basic : 430 × 402 × 461 mm
  • Dock Compact (U-Compact) : 410 × 433 × 280 mm

Selon votre logement, la version Basic sera la plus simple à poser et à vivre, tandis que la U-Compact prend tout son sens près d’un point d’eau/évacuation.

Tableau récapitulatif

ÉlémentNarwal Flow (robot)Station Basic DockStation U-Compact (Auto Refill & Drainage)
Dimensions351,2 × 363,5 × 95 mm430 × 402 × 461 mm410 × 433 × 280 mm
Hauteur / seuil95 mm / 40 mm
AspirationJusqu’à 22 000 Pa
LavageFlowWash : 16 buses, 45°C, 12 N, extraction eau uséeLavage IA, stérilisation 80°C, séchage 40°C, sac 2,5 L (jusqu’à 120 jours)Recharge/vidange automatiques (raccordements eau)
Anti-nœudsDualFlow : brosse principale 1-côté, brosses latérales V→II
TapisCarpetFocus : capot abaissé, mop levée 12 mm
Bords & coinsMop à < 5 mm du mur, brosse latérale inversée
Navigation2 caméras RGB, IA 10 TOPS, 200+ objets, 1,5 M de points, traitement local
Batterie6 400 mAh
AssistantsHey Nawa, Alexa / Siri / Google, Matter (annoncé)

Dans la pratique : aspiration, lavage, et… peu de bruit

Aspiration “musclée” mais maîtrisée

Avec 22 000 Pa au maximum, le Flow s’attaque sans peine aux poussières fines et aux débris plus lourds dans les rainures. Le capot “CarpetFocus” qui s’abaisse sur tapis fait une vraie différence, et la remontée de mop (12 mm) évite d’humidifier les textiles — détail important si vous avez de grands tapis. Le système anti-nœuds réduit la quantité de cheveux emmêlés sur la brosse (ça se voit après plusieurs jours, on passe moins de temps à démêler). Les coins sont mieux traités que la moyenne grâce à la brosse latérale inversée et au mop qui colle aux bords (< 5 mm).

Lavage qui ne propage pas la saleté

Le gros plus, c’est FlowWash : pendant que le robot lave, la serpillière est rincée à l’eau tiède (45°C), raclée et essorée en continu, puis l’eau sale est extraite. Résultat, on limite l’effet serpillière sale qui étale la crasse ailleurs. La pression de 12 N aide sur les tâches adhérentes. Pour l’hygiène globale, la station stérilise à 80°C et sèche à 40°C ; combiné au détergent Narwal prévu pour, on est sur un cycle assez complet.

Nuisances sonores

Narwal met en avant un fonctionnement plus discret lors des cycles d’entretien (lavage/séchage). La page n’annonce pas de valeur dB officielle, ou alors je suis passé à côté. Mais après plusieurs semaines de tests, je suis agréablement surpris pour un robot de cette puissance.

Evidemment le bruit varie selon le mode d’aspiration et la surface mais il m’arrive d’être confortablement installé dans mon canapé à regarder un film sur Netflix avec le robot qui fait le ménage sans que j’y prête une attention particulière. A titre personnel j’ai réglé la puissance de base à Silencieux / Normal / Fort / Super puissant lorsque le robot est dans mon salon car c’est un parquet sans besoin d’aspiration plus forte.

Navigation, IA et confidentialité

Le Flow combine deux caméras RGB 136°, une puce IA (10 TOPS) et une modélisation 1,5 M de points pour reconnaître 200+ types d’objets (câbles, gamelles, jouets, etc.). La précision annoncée de 0,19″ lui permet de contourner proprement sans pousser ni traîner.

Bon point : le traitement en local et la certification TÜV répondent aux questions récurrentes sur la vie privée.

En pratique, la reconnaissance de tapis déclenche CarpetFocus et la levée de mop automatiquement et jamais un tapis a été mouillé chez moi.

Il reconnaît la plupart des objets (câbles, table, …) mais parfois il confond les pieds de mes chaises avec des câbles. Qu’on se le dise, ça n’a aucune importance, c’est juste que le Narwal prend des photos des objets et je constate juste qu’il se trompe. Dans la pratique il évite parfaitement un câble qui traine par terre et ça c’est vraiment un point essentiel pour moi qui est une famille avec des enfants 😁

Application mobile : contrôle, planification, zones interdites

Dans l’app Narwal, on programme et on ajuste facilement les nettoyages (planning, modes, puissance, etc.). Les contenus officiels Narwal détaillent des fonctions attendues comme le zoning, les zones interdites / murs virtuels et la gestion multi-cartes, sans rentrer dans un discours spécifique au Flow sur la vue 3D ou le placement de meubles. Je reste factuel : zones interdites et personnalisation des plans font partie des usages mis en avant par Narwal sur son site.

Commande vocale et écosystème : “Hey Nawa” au quotidien, et Alexa/Siri/Google + Matter pour intégrer le robot dans vos routines domotiques.

On notera qu’il est possible de commander le Narwal Flow à distance. En le déplaçant manuellement avec la puissante caméra embarquée. Il est même possible d’échanger à distance a avec quelqu’un dans votre maison.

Points d’innovation à retenir

  • Serpillière à chenille auto-nettoyante en temps réel : moins de propagation des saletés, meilleure constance de lavage.
  • Aspiration très élevée (jusqu’à 22 000 Pa) + CarpetFocus : efficacité sur sols durs et tapis, sans mouiller ces derniers.
  • Gestion des bords et des coins : mop étendue à < 5 mm, brosse latérale inversée.
  • Station vraiment complète : vidange 120 jours, stérilisation 176 °F, séchage 104 °F, eau propre/eau sale gérées, filtre remplaçable.
  • IA + confidentialité : double caméra RGB, traitement local certifié TÜV.
  • Deux docks au choix : Basic “tout-en-un” sans plomberie, U-Compact avec raccordements pour l’auto-remplissage / vidange.

Pour qui est fait le Narwal Flow ?

  • Grandes surfaces avec mélanges de sols (carrelage, parquet, tapis) : l’autonomie de la base et la puissance aident quand il y a beaucoup de m².
  • Intérieurs avec seuils (balcon, pièces anciennes) : franchit jusqu’à 40 mm.
  • Familles avec animaux/cheveux longs : DualFlow limite les nœuds, on passe moins de temps à entretenir la brosse.
  • Utilisateurs qui veulent “zéro prise de tête” : cycles d’entretien entièrement gérés par la station et détergent fourni.

Mon verdict après plusieurs semaines

Je le dis sans surjouer : le Flow simplifie les tâches ménagères.

Il aspire fort, lave vraiment propre grâce au rinçage en continu, et la station fait presque tout toute seule.

J’apprécie aussi la hauteur de 95 mm qui lui permet de passer sous pas mal de meubles, et la gestion des tapis très propre.

Pour un foyer exigeant qui veut du résultat sans micro-gérer, c’est un excellent candidat.

On est sur un produit haut de gamme et donc sur un budget important. Mais si vous avez un domicile de grande taille, et que vous souhaitez vous alléger significativement les tâches d’entretien de votre maison, le Narwal est sans conteste un excellent candidant.

Cet article original intitulé Narwal Flow : l’aspirateur robot qui révolutionne l’entretien des sols a été publié la première sur SysKB.

Garage pour aspirateur robot : notre top 5 des meilleures idées, de la plus simple à la plus design

9 novembre 2025 à 17:10
Garage de robot aspirateur

Adopter un aspirateur-robot, c’est aussi accepter sa station de base dans le paysage domestique. Or, un dock mal placé se voit, gêne la circulation et brise l’aspect cosy de votre intérieur. Néanmoins, dissimuler ce bloc peut ; nuire aux déplacements du robot et gêner les manipulations. Alors comment adapter le mobilier pour que la station trouve naturellement sa place, tout en respectant les contraintes techniques du robot ?

Entre détournements astucieux des meubles existants, niches créées à moindre effort et solutions sur mesure, il existe un éventail d’options pour concilier efficacité, confort d’usage et cohérence esthétique. Voici cinq pistes, classées de la plus immédiate à la plus élaborée, pour aider chacun à se projeter et à choisir l’aménagement le mieux adapté à son intérieur !

1) Sous une console d’entrée : la mise en place la plus simple

Une console à piètement fin offre, sans travaux, un dégagement frontal propice à l’accostage et un passage de câble facile le long de la plinthe. Il suffit de vérifier la hauteur libre, de positionner la station bien d’équerre contre le mur et de guider le cordon vers une prise proche au moyen d’un passe-câble discret.

Console pour aspirateur-robot
Attention à la hauteur de la station avant d’acheter !

L’effet visuel est immédiat : l’œil se porte vers le plateau — vide-poches, vase, lampe — pendant que la station reste au calme, prête à l’emploi et aisée à entretenir. Dans certains cas, vous pourrez même choisir l’aspirateur en fonction de votre mobilier, en optant pour la compacité comme le Qrevo Curv 2 Pro.

2) Placard de buanderie ou cellier : l’option pratique et propre

La niche basse d’un placard technique réunit tous les avantages : sol dur, proximité des prises, rangements pour consommables et possibilité d’ajouter, au besoin, un éclairage fonctionnel. On aménage l’intérieur avec quelques perçages soignés au dos du caisson pour la ventilation et le passage du câble, puis on fixe une petite multiprise afin d’éviter les fils apparents.

Pour les stations laveuses, un tapis vinyle mince protège le fond du meuble, tandis que deux patins antivibrations sous la base limitent les bruits lors des cycles de vidange ou de séchage. Les accessoires trouvent naturellement leur place sur l’étagère immédiatement supérieure : sacs, filtres, serpillières propres et produits d’entretien restent à portée de main, sans envahir le reste de la pièce.

3) Niche dans un meuble TV ou une bibliothèque : l’intégration “light” avec mini-modifs

Dans le salon, de nombreux bancs TV et étagères proposent une niche basse ouverte qui peut accueillir la station sans dénaturer la ligne du mobilier. L’important consiste à préserver une sortie parfaitement rectiligne : le robot doit quitter son dock sans virage immédiat ni contact avec une joue intérieure.

Meuble TV pour aspirateur-robot
La plateforme coulissante : très bonne idée, mais on ne mettra rien de lourd ou de fragile dessus…

Un fond légèrement ajouré — deux ou trois ouvertures nettes, plutôt que de grands évidements — assure la ventilation et permet au cordon d’atteindre la prise la plus proche. Une finition sombre à l’intérieur de la niche, obtenue avec un panneau fin ou un adhésif vinyle, aide la base à se fondre dans l’ombre, tandis qu’un ruban LED chaud fixé en partie haute détourne le regard et offre une veilleuse agréable lors des passages nocturnes.

4) Découpe de plinthe (“toe-kick”) en cuisine ou dressing : l’intégration maligne et discrète

Cette solution, très appréciée en cuisine et dans les rangements intégrés, consiste à loger la station derrière la façade, tout en créant une ouverture au ras du sol dans la plinthe. La pièce gagne en continuité visuelle : les lignes restent intactes, seule l’“entrée” du robot apparaît, discrète et parfaitement alignée.

Pour réussir l’opération, on dimensionne la découpe à la largeur du robot majorée de quelques centimètres, on adoucit les arêtes et, si une micro-marche subsiste, on ajoute une rampe ultra-plate. Le caisson qui abrite la station doit respirer ; on prévoit donc un jour au dos ou une grille de ventilation, et l’on organise un accès service — par une façade relevable, le plateau supérieur ou l’arrière — afin de remplacer sacs et filtres sans extraire tout le dispositif. Le résultat est net, pratique et très pérenne.

Nota Bene : il existe même des solutions “plinthe motorisée” avec ouverture électronique, du prêt-à-poser issu de la quincaillerie pro jusqu’au DIY piloté par domotique.

5) Meuble dédié ou banquette-coffre : la finition premium, prête à vivre

Lorsque l’on souhaite une intégration exemplaire, le meuble dédié s’impose. Qu’il s’agisse d’un module prêt à poser ou d’un caisson conçu sur mesure, l’objectif reste identique : un passage frontal à 90°, un câblage invisible, une ventilation maîtrisée et des rangements supérieurs pour tous les consommables. Sur un modèle du commerce, on vérifie la hauteur utile pour ouvrir les couvercles (notamment sur les stations laveuses) et la présence d’un dos ajouré.

En sur mesure, on dimensionne le caisson au millimètre, on choisit une porte coulissante ou relevable qui s’efface à l’usage et l’on introduit une légère retraite de façade pour créer une ombre qui masque visuellement la base. Dans une banquette, une façade basse ajourée par lames horizontales dissimule le dock tout en garantissant un flux d’air. Des silent-blocs sous la station et un fin panneau acoustique au fond du caisson limitent les vibrations sans obstruer les grilles de ventilation.

Spécifications techniques & check-list d’installation

Quel que soit l’emplacement retenu, quelques vérifications en amont feront toute la différence. Elles assurent une navigation fiable, un entretien sans friction et une intégration durable dans le temps.

  • Mesurez précisément la largeur, la hauteur et la profondeur de la station, puis ajoutez au minimum deux à trois centimètres de jeu de chaque côté et en partie haute, surtout si une porte doit s’ouvrir ;
  • Garantissez un dégagement frontal rectiligne d’au moins quarante à cinquante centimètres, sans tapis épais, sans seuil et sans virage immédiat devant le nez du robot ;
  • Préservez la ventilation : au moins une face doit rester ouverte, et le dos du caisson doit comporter des ajours ou des entretoises créant un léger flux d’air ;
  • Vérifiez que tous les éléments de service — couvercles de bacs poussière et eau, sacs, filtres — s’ouvrent et se retirent sans avoir à déplacer la station ;
  • Organisez le passage du câble vers une prise proche ;
  • Contrôlez la qualité du signal Wi-Fi à l’emplacement définitif ;

Nota Bonus : pour une station laveuse, protégez le fond du meuble par un tapis vinyle imperméable.

Et vous ? Quelle stratégie avez-vous adoptée ? Pourriez-vous acheter un meuble rien que pour votre aspirateur-robot, ou préférez-vous une option DIY ? Ou bien est-ce la flemme qui l’emporte, et la station traîne à côté d’un meuble aux couleurs dépareillées ?

💾

Profitez des vidéos et de la musique que vous aimez, mettez en ligne des contenus originaux, et partagez-les avec vos amis, vos proches et le monde entier.
❌