Un clavier modulable, rétro et personnalisable… difficile de ne pas craquer face à l’Epomaker RT98, surtout quand on aime les setups bien pensés. Voici mon avis après un test complet de ce périphérique.
Nos confrères ont testé le clavier Epomaker Glyph. Et clairement, la marque ne cherche pas à refaire pour la centième fois un 75 % vaguement gamer avec trois néons et un discours marketing qui sent la fiche produit recrachée au kilomètre. Ici, l’idée est plus simple et plus risquée : prendre l’univers de la machine à écrire et mélanger tout ça avec les codes du clavier custom moderne pour livrer un objet qui assume son style jusqu’au bout.
L’incroyable clavier epomaker glyph
Epomaker Glyph, le clavier qui remonte le temps
Le Glyph est donc un clavier mécanique 75 % de 83 touches, hot-swappable, compatible switches 3 ou 5 pins, monté en top-mount avec cinq couches d’amortissement. Il propose une connexion tri-mode en USB-C, 2,4 GHz et bluetooth, une batterie de 8000 mAh, un polling rate montant à 1000 Hz, des keycaps PBT dye-sub à forme ronde et un écran TFT de 2,79 pouces. En vrai, ce n’est déjà pas mal.
Ce qui donne au produit son petit grain de folie, c’est le reste. D’abord son châssis aux formes arrondies. Ensuite sa molette gris métallisé bien intégrée dans le bloc blanc. Enfin ses deux écrans embarqués, l’un à droite pour l’heure, la batterie, le mode windows ou mac et même la température du processeur, l’autre à gauche pour afficher la date dans une mise en scène rétro. Le genre de détail inutile au sens strict, donc absolument indispensable pour qui aime les claviers avec une âme. De plus, deux petites LED blanches sur la gauche servent aux statuts Caps Lock et Fn, tandis qu’un indicateur de batterie prend place sur la droite. Même le RGB reste à sa place, discrètement planqué à l’arrière pour éviter l’effet sapin de noël dans la tronche quand on bosse la nuit. Bien vu.
Le bundle reste sobre mais propre, avec une boîte rose et noire, le clavier protégé par un film plastique, la notice glissée dessous et un QR code pour récupérer le driver. Petit détail amusant : la source mentionne environ 119 $ dans la fiche technique puis 139 dollars dans le corps du test. Attention, cet OVNI n’est disponible qu’en Qwerty.
Petite fiche technique de ce « clavier »:
caractéristique
détail
format
75 %
nombre de touches
83
switches
mécaniques 3/5 pins
pcb
hot-swappable
polling rate
jusqu’à 1000 hz
anti-ghosting / nkro
oui
rétroéclairage
rgb par touche
keycaps
pbt dye-sub, style machine à écrire
écran
tft 2,79 pouces
contrôle
bouton rotatif programmable
levier
mécanique, enter / backspace
châssis
abs
plate
abs + aluminium
montage
top-mount
amortissement
5 couches de dampening
connectivité
usb-c / 2,4 ghz / bluetooth
batterie
8000 mah
compatibilité
windows / mac / android
dimensions
347 × 207 × 57 mm
poids
1178 g
Epomaker Glyph : La synthèse
Premièrement les points forts de ce modèle sont aussi nombreux qu’évidents pour quiconque aime les beaux objets posés sur un bureau. L’autonomie colossale permise par la batterie généreuse de 8000 mAh est un véritable atout pour espacer les recharges. De plus la triple connectivité fonctionne à merveille sans le moindre accroc. Vous pouvez passer d’un ordinateur sous Windows puis basculer sur une tablette Android en un simple clin d’œil. Le confort de frappe est également à saluer chaleureusement. Les interrupteurs offrent une descente fluide et le son étouffé, souvent surnommé thocky par les puristes de la discipline, flatte l’oreille sans jamais agacer vos collègues de bureau. Le fameux levier de retour n’est pas qu’un simple artifice visuel puisque son utilisation devient bien vite addictive lors de la rédaction de longs textes. De surcroît la fente pour appareils mobiles transforme ce périphérique atypique en un véritable centre de productivité pour les professionnels multitâches. C’est exactement le genre de petit détail qui pèse lourd dans la balance au moment fatidique de sortir la carte bleue.
Mais une fois que la magie commence à s’estomper, il convient d’aborder la question des inévitables défauts avec une pointe de lucidité. L’encombrement général du produit pourra clairement en rebuter certains. Les touches rondes et concaves exigent un temps d’adaptation certain si vous êtes habitués aux profils classiques et plats des claviers modernes. Les fautes de frappe sont d’ailleurs monnaie courante lors des premières heures d’utilisation. Et évidemment, nous avons rappelé plus haut que ce modèle n’existe à cet instant qu’en Qwerty. Autre sujet de crispation, le logiciel de paramétrage maison manque parfois cruellement de finesse et d’intuitivité. C’est un peu l’usine à gaz quand on souhaite modifier l’affichage de l’écran intégré ou remapper certaines macros spécifiques sans perdre patience. Si l’envie d’embarquer l’objet lors de vos déplacements vous prenez, notez que le poids global est conséquent, le rendant assez peu propice à cet exercice. Ce n’est clairement pas le compagnon idéal à glisser précipitamment dans un sac à dos pour aller bosser au café du coin de la rue.
Conclusion : un clavier pour ceux qui veulent autre chose
Au fond, l’epomaker Glyph réussit là où beaucoup de périphériques se plantent en ce moment : il a une personnalité. Pas une personnalité pondue par un service marketing durant un séminaire. Une vraie personnalité. Son design rétro inspiré des machines à écrire n’est pas un simple gimmick puisqu’il se retrouve dans les keycaps, dans la signature sonore, dans l’intégration des écrans et même dans la manière dont l’objet se pose sur un bureau. Le tout sans sacrifier les fondamentaux modernes : hot-swap, tri-mode, bonne autonomie, logiciel complet et confort de frappe sérieux. C’est rare. Et ça mérite d’être dit.
Ce clavier vise d’abord les amateurs de beaux setups, les fans de claviers custom qui en ont un peu marre de voir toujours les mêmes rectangles noirs, ainsi que les profils bureautiques ou rédactionnels qui veulent un périphérique agréable au quotidien. Les joueurs purs et durs ne sont pas totalement exclus, loin de là, mais ils ne sont pas le cœur de cible. Mais le Glyph n’est pas là non plus pour ceux qui tapent sur leurs claviers pendant de longues heures. Il est là pour séduire ceux qui aiment regarder leur bureau et se dire que oui, ce truc a quand même une sacrée gueule.
En 2026, ce n’est sans doute pas l’affaire la plus facile que de tenter de percer sur le marché du périphérique. Le MagCore 87 a donc attiré la curiosité de nos confrères et a rapidement suscité l’étonnement. De prime abord ce qui frappe tout de suite avec ce modèle c’est son poids significatif. On n’est clairement pas sur un petit jouet en plastique mais bien sur un châssis intégralement usiné en aluminium qui flirte avec les deux kilos Esthétiquement le design reste sobre et très industriel avec des lignes tranchées et une finition noire micro-texturée qui ne craint pas trop les traces de doigts gras après une session pizza. Le format est un tkl classique donc sans pavé numérique ce qui permet de libérer de la place pour la souris sans sacrifier les touches de fonction essentielles. Sous le capot on retrouve une structure gasket mount pour un confort de frappe plus souple et surtout des touches en pbt double shot qui ne brilleront pas au bout de trois semaines.
Epomaker Magcore 87 : une excellente surprise
La vraie curiosité vient des switchesKailh box inductive qui n’utilisent pas de contact métallique classique mais un champ magnétique pour détecter l’enfoncement de la touche. Visuellement le rétroéclairage rgb est présent mais reste élégant avec une petite barre lumineuse discrète sur les flancs pour le style. de surcroît l’assemblage ne souffre d’aucun jeu et la plaque fr4 interne associée à plusieurs couches de mousse assure une acoustique assez sourde et plaisante loin des bruits de ferraille de certains concurrents. En premier lieu on sent que la marque a voulu monter en gamme avec un objet dense et sérieux qui respire la solidité tout en gardant un look minimaliste qui se glisse sur n’importe quel bureau.
D’abord, les points positifs: la finition met tout le monde d’accord. Il est évident qu’on ne s’attendait pas à une telle qualité d’usinage chez Epomaker. Le testeur de chez OCC va jusqu’à juger le Magcore 87 supérieur en finition comme en prestations à son Keychron Q2 Max. Côté frappe, les Kailh Box inductifs sont décrits comme extrêmement confortables, fluides, bien stabilisés, sans effet spongieux ni frottement, alors même qu’ils ne sont pas pré-lubrifiés. De plus, le son est jugé agréable, avec un claquement feutré et plutôt grave, et des stabilisateurs dont la lubrification est saluée. Le logiciel est présenté comme ergonomique: réattribution des touches (pratique si tu viens de l’azerty), menu rgb avec luminosité, macros, et surtout les réglages des switches. Exemple concret, le DKS permet d’assigner jusqu’à quatre actions sur une touche selon le niveau d’enfoncement, et le SOCD gère les conflits d’inputs en donnant la priorité à la dernière touche pressée, apprécié en fps. Combiné au rapid trigger et aux autres options, le test dit que le Magcore 87 peut devenir une véritable arme sur la majorité des jeux compétitifs, même sur des titres moins orientés esport.
Enfin, il y a quelques réserves: la première c’est que cette référence est en qwerty uniquement. Oui, tu peux réassigner pour faire une transition azerty, mais ce n’est pas franchement l’idéal pour un utilisateur français. Deuxième point, nous sommes sur une référence strictement filaire, pas de batterie, donc si tu rêves de canapé + dongle, c’est non. En outre, le logiciel est limité au chinois ou à l’anglais et il est spécifique au Magcore 87, ce qui oblige à aller chercher le bon driver sur la page produit. Petit bémol concret aussi: la bande rgb à droite avec le logo Epomaker resterait en arc-en-ciel sans contrôle via le logiciel.
Au final, que penser de ce clavier ?
Au final, le Magcore 87 ressort du test comme une vraie “pépite” et OCC le présente comme le meilleur clavier haut de gamme qu’il ait eu “en sortie de boîte”. Mais il faut garder à l’esprit que ce jugement technique ne viendra pas gommer le fait que c’est une référence qwerty uniquement. Cependant, ce test permet de mettre en lumière la marque Epomaker qui dispose d’un sacré savoir-faire. Avec une présence récente en Europe, il va falloir s’intéresser un peu plus à ses produits. D’autant plus que des versions Azerty sont en route.