Vue normale

L’IUT/TC Valenciennes trace son chemin pédagogique

10 février 2026 à 05:54

Cette Journée des Portes Ouvertes connaît toujours un succès impressionnant sur tous les sites de l’UPHF dans le sud du département. Ce rendez-vous du 07 février n’a pas faibli en intensité, car des profils multiples sont venus prendre des informations pour l’année prochaine.

« Nous observons une évolution des jeunes depuis la Covid. Certains préfèrent un cursus plus encadré que le cycle universitaire classique. Aujourd’hui, ils viennent prendre le maximum d’informations sur le BUT/TC », explique Laurence Miranday, Directrice des Etudes Parcours Marketing digital – e-commerce et entrepreneuriat et Parcours stratégie de Marque et Evènementiel.

Contrairement à un passé éculé, les passerelles sont dorénavant possibles entre deux filières, BTS vers le BUT, voire d’autres cursus, le silo pédagogique à la française est révolu. A ce titre, des jeunes visiteurs étaient en quête d’informations pour cette filière BUT/TC. En place depuis 2021, on peut noter avec un peu de recul que cette réforme du DUT (cursus/2 ans) vers le BUT (cursus/3 ans), accueillie froidement, a fait monter en gamme toute la filière.

« Il y a une plus forte sensibilisation à la mobilité internationale », Bérengère Maniez

Cette journée est importante même si la filière ne connaît pas de pénurie d’apprenants. « C’est la 3ème section la plus demandée en France. Pour cette JPO, à travers tous nos ateliers, les jeunes peuvent trouver toutes les informations nécessaires, voire s’inscrire très rapidement aux journées d’immersion prévues en mars prochain https://immersion.uphf.fr », précise Bérengère Maniez, la Cheffe de département TC Valenciennes.

Ensuite, ce cru universitaire 2025/2026 marque un tournant dans la recherche de stage à l’international. « Cette année, il y a une plus forte sensibilisation à la mobilité internationale », poursuit Bérengère Maniez. Sur dossier, les destinations prisées sont dans l’UE, le réseau EUNICE est très utile et bien sûr le dispositif ERASMUS (retour du dispositif en Angleterre en 2027), sans oublier « des partenariats existants comme au Vietnam », conclut-elle.

Effectivement, les ateliers étaient à profusion dans toutes les filières, sans oublier la vie du campus, voire les associations intégrées, avec les BUT/TC 2ème année, quelques 1ère année, voire quelques spécificités dont celui de l’apprentissage/alternance. En effet, outre la formation initiale, vous pouvez faire le choix de rythmer votre cursus au sein d’une entreprise. Evidemment, le soutien financier, ou pas, de l’Etat à l’apprentissage demeure un élément clé pour l’accueil de ces jeunes dans le monde de l’entreprise.

« Cette année universitaire, nous avons 100 étudiant(e)s en apprentissage sur 430 étudiant(e)s en filière BUT/TC. Je conseille dès à présent à tous les candidat(e)s à l’apprentissage de chercher une entreprise d’accueil », commente Gwendoline Yazag, en charge de l’apprentissage/alternance à l’IUT/TC.

Une formation solide en anglais

Faiza Vanlaton (à droite) et des étudiants témoins

Bien sûr, cette pédagogie initiale passe par une formation de qualité dans la langue de Shakespeare. Faiza Vanlaton, Directrice étude, parcours Business International, s’occupe du Groupe Euro : « 50% des cours sont en anglais en 2ème année, voire 100 % en 3ème année. Je prépare également les étudiant(e)s au TOEIC. D’ailleurs, il est gratuit pour nos apprenant(e)s. »

En résumé, pour les étudiants plutôt attirés par les carrières à l’international, la « formation en anglais est robuste en BUT/TC Valenciennes », souligne Bérengère Maniez.

Justement, l’atelier des anciens du réseau IUT/TC était à visiter, notamment pour échanger avec Valérie Ramez, une ancienne de l’UT via l’ex DUT/TC.

« C’est un enrichissement mutuel ! », Valérie Ramez

Après un cursus classique du DUT/TC Valenciennes, Valérie Ramez est partie un an aux USA pour consolider son anglais, puis « je suis revenue en France pour une Licence LLCE (Licence Langues, littératures et civilisations étrangères). Ensuite, j’ai trouvé un emploi chez PPG (Marly) comme cheffe de produit. Ma maîtrise de l’anglais a clairement fait la différence. Puis, je suis partie dans l’industrie de l’acier sur Maubeuge où je travaillais plus les Grands comptes à l’international. Aujourd’hui, je travaille dans le tissu non tissé (comme pour les masques/Covid) pour un Groupe international », explique la professeure associée à mi-temps (Past/IUT).

Les étudiante)s de 3ème année IUT/TC profitent de ses connaissances métiers et de son savoir faire. « Nous réalisons des missions d’import/export à l’international. C’est du concret, ils sont de suite dans le vif du sujet. » Sur le plan personnel, elle déguste ce partage, car « c’est un enrichissement mutuel, nous travaillons ensemble. » Et sur un plan plus perso…, elle envoie un message aux jeunes étudiantes. « J’ai 4 enfants et cela ne m’a pas empêché de faire une carrière dans des grandes entreprises. Il faut y aller (les filles) ! », conclut-elle.

Daniel Carlier

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L’UPHF et Toyota présentent Amicalement Votre année du Japon !

31 janvier 2026 à 06:00

(Les personnalités portent un Happi, vêtement traditionnel japonais)

Pour lancer cet événement dans le Grand amphithéâtre de la « Cité des Congrès Valenciennes », les organisateurs ont proposé une vidéo en mode série « Amicalement Votre », avec le Président Abdelhakim Artiba de l’UPHF et Rodolphe Delaunay Président de TMMF (Toyota Valenciennes), sur la mythique musique de John Barry (série The Persuaders en anglais). Cette série n’a duré qu’une saison de 24 épisodes et pourtant elle a marqué pendant 10 ans toute une génération. Ce clin d’oeil était subtil tant le monde universitaire et l’industrie automobile sont sur le papier, voire l’écran, si éloignés l’un de l’autre.

« Une université de territoire », Arnaud Huftier

Arnaud Huftier, vice-président de l’UPHF et maître des horloges pour cette soirée, a donc brossé « 2026 l’année du Japon » devant un public très divers, le conseiller commercial de l’Ambassade du Japon en France, de nombreux maires, celui de Valenciennes*, d’Aulnoy-lez-Valenciennes*, de Maing*, etc., le Président de la CCI Grand Hainaut, le Directeur du CHV, Le Président de la région Hauts de France, et bien sûr un parterre de personnalités du monde industriel attachées à Toyota.

Presque dans une logique de proximité, le maître cérémonie fait la démonstration que l’UPHF est « une université de territoire. Ce n’est pas la Sorbonne-sur-Escaut. Ici, nous devons associer le local et le global. » Sur l’autre face de la pièce, le constructeur industriel Toyota venu sous l’impulsion de Jean-Louis Borloo, malheureusement absent, et de la regrettée Cécile Gallez. Didier Leroy, Président de Toyota Motor Corporation sur Bruxelles, et ancien Président de TMMF Onnaing, rappelle que « les élu(e)s locaux, régionaux, et nationaux se sont battus pour l’implantation de Toyota sur le Valenciennois. Nous avions proposé à l’Etat 2 000 emplois, ils sont 5000 salariés aujourd’hui à produire la Yaris. »

« Une alliance unique entre création et tradition », Abdelhakim Artiba

Le président de l’UPHF, crédit photo Grégory Hau

Pour sa part, le Président de l’UPHF est ravi d’une mise en lumière de cette collaboration, depuis 20 ans déjà, entre l’université et l’industrie sur ce territoire du Grand Hainaut. Plus encore, il voit dans ce pays, le Japon, « une alliance unique entre création et tradition. » Cette communauté de destin se traduit sur ce Valenciennois, plus globalement le Grand Hainaut, où « nous avançons du même pas, il y a une synergie entre l’UPHF et TMMF. Nos enseignants chercheurs sont le coeur battant de cette collaboration avec l’excellence industrielle chez Toyota », poursuit Abdelhakim Artiba.

« Nous fêtons ce 31 janvier 2026 la 1ère Yaris produite sur le site de Toyota Onnaing », Rodolphe Delaunay

Pour le Président de Toyota Valenciennes, le moment est unique à travers cet anniversaire emblématique. « Nous fêtons ce 31 janvier 2026 la 1ère Yaris produite sur le site de Toyota Onnaing. Depuis cette date, nous avons produit plus de 5 millions de véhicules sur 4 générations de Yaris. En 2012, la 1ère Yaris hybride où nous avons été précurseurs à l’époque, puis en 2021 la Yaris Cross. En 2024, elle a été la voiture la plus produite en France, tous modèles confondus ! Achetez Toyota (Yaris), c’est acheté français ! » Cette fête va se prolonger ce samedi 31 janvier au Stade du Hainaut, 17h30, où une soirée festive est programmée à l’occasion de la rencontre VAFC/Orléans.

Cette réussite industrielle répond à une véritable philosophie. Didier Leroy rappelait la doctrine de la maison mère : « Surtout ne copier pas Toyota au Japon. Il faut évidemment conserver l’excellence industrielle, mais en prenant le meilleur du territoire du site de production. Il doit exister une réelle action économique locale. »

Le conseiller commercial de l’Ambassade du Japon (crédit photo Grégory Hau)

Pour le conseiller commercial de l’Ambassade du Japon, Akiyoshi Kawabata, présent à cette cérémonie : « La France et le Japon partagent des valeurs communes, un respect mutuel, celle d’une démocratie dans un Etat de Droit et de la liberté d’expression. »

« C’est une sacrée bonne idée », Xavier Bertrand

La région Hauts de France, un grand partenaire industrielle et universitaire, était représentée par Elisabeth Gondy*, conseillère régionale, mais Xavier Bertrand, sur le tard, prend la parole : « C’est une sacrée bonne idée cette année du Japon avec ce lien entre l’industrie et l’université. La région Hauts de France a soutenu financièrement l’extension du site d’Onnaing. Je rappelle que la Yaris est pour la 4ème année consécutive la voiture la plus produite en France. »

L’année du Japon in concreto

Arnaud Huftier a dévoilé les grands lignes sur le calendrier des manifestations 2026. Ce dernier va s’articuler sur un rythme de saisonnalité ; « 4 saisons qui nous inspirent », la saison de la vitalité, la saison du renouveau, la saison de la concentration, et la saison de la transition. « Nous lancerons un carnaval des étudiants, un grand prix de l’innovation en lien avec les 83 entreprises japonaises dans les Hauts de France, des docteurs Honoris Causa, puis pour boucler cette année particulière une série de colloques et conférences », conclut-il en déclarant solennellement « l’année du Japon ouverte. »

Crédit photo Grégory Hau

Daniel Carlier

  • Candidat(e)s putatifs aux élections municipales 2026

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Marie-Amélie Le Fur : « Vers une pratique plus large du sport handicap »

18 décembre 2025 à 06:21

Marie-Amélie Le Fur : « L’orthopédiste est le roi des bidouilleurs »

Si vous connaissez l’Université Polytechnique Hauts de France, et Philippe Budlo, délégué pour une université durable et inclusive, à la manoeuvre pour organiser cette journée, vous n’avez peut-être pas une connaissance affutée sur « L’Académie des Technologies » ! Cet organe est composé de plusieurs centaines

Paul Friedel

de professionnels de la technologie, scientifiques, industriels, chercheurs, spécialistes de l’économie, des sciences humaines et des sciences de l’éducation touchant aux technologies. Elle émet des avis indépendants et propose de fait du contenu de réflexion pour tous. « Nous ne sommes pas des fous de technologie, mais elle peut contribuer au projet raisonné, réfléchi, et partagé », commente dans son propos conclusif, Paul Friedel, le délégué général de l’Académie des Technologies.

L’idée de cette journée était de faire un brainstorming géant sur la technologie et ses avancées, ses limites également, et le sport handicap.

« Nous avons replacé le sportif handicapé au centre du jeu, personne ne connaît mieux que lui son besoin », Marie-Amélie Le Fur

Effectivement, cette olympiade jusqu’au J.O et Paralympique de Paris 2024 a été porteuse pour la recherche et l’innovation en terme de matériel. Des avancées sur la composition (carbone), la technologie associée, l’innovation in fine, sont parfois le fruit uniquement d’une idée géniale. Tout cela pousse la championne paralympique à entrevoir la lumière : « Cette technologie doit aboutir à un ruissellement vers une pratique plus large du sport handicap. » L’objectif est limpide. Il faut dépasser la niche technologique, un marché minimaliste, pour développer plus massivement des matériaux au bénéfice de milliers de sportifs et sportives en situation de handicap.

Pour cela, quel que soit la qualité du médecin sportif, expert de tout niveau, la personne idoine est connue. « Nous avons replacé le sportif handicapé au centre du jeu, personne ne connaît mieux que lui son besoin ! Le docteur doit écouter son patient. L’enjeu est le parasport au quotidien », clame Marie-Amélie Le Fur. Pour ceux qui connaissent le milieu, ce propos dix ans en arrière est presque révolutionnaire, disruptif pour être à la mode.

Voilà la ligne d’arrivée, celle d’un matériel en constante évolution à disposition du milieu ordinaire. Toute la journée, des exemples bluffants d’avancées technologiques ont émaillé les débats même si « l’orthopédiste est le roi des bidouilleurs », ironise Marie-Amélie Le Fur. Il ne faut pas se mentir, nous sommes à des années lumière de la production de masse.

Une vis manquante et le trou noir…

Cet échange XXL a mis en lumière le génie des professionnels et enseignants chercheurs. A ce titre l’impression en 3D devient une aide technique indispensable à ce stade. Néanmoins, une championne paralympique en aviron, à Tokyo en 2021, explique avoir vu plus de 20 fois un fabricant pour une orthèse de compétition. « En septembre, j’ai réussi mon challenge de courir un semi-marathon. Dans le dernier kilomètre, une petite vis s’est détachée de celle-ci. Aujourd’hui, plus aucun fabricant ne veut la remplacer ! Je ne peux plus poursuivre ma carrière sportive ! », commente Erika Sauzeau.

Voilà, on touche du doigt la problématique. Les innovations sortent d’un Fablab, ou d’un fabricant, sur mesure. Ensuite, les avancées sur un matériel existent de fait sans cadre juridique. « D’ailleurs, nous observons que toutes les évolutions sur un fauteuil, pour le confort voire une meilleure utilisation de celui-ci, sont refusées systématiquement par le constructeur. On s’adapte et les familles signent des décharges, elles comprennent la situation », explique Oriane Lopez, médecin de Médecine Physique et de Réadaptation.

D’ailleurs, un intervenant souligne « qu’une réglementation pourrait assécher l’innovation. » Alors, comment fait-on ? Dans un monde corseté par la norme, où le plus petit usage est réglementé, piloté par la peur de l’échec, de l’accident, sans se soucier du mieux-être de la personne en situation de handicap. C’est un peu la théorie de la personne sur le bord d’un cours d’eau et voyant une personne en train de se noyer, elle regarde d’abord un panneau « baignade interdite » avant de lui jeter une bouée… Concrètement, personne ne veut prendre la responsabilité de !

A la recherche du modèle économique

Effectivement, Paul Friedel n’hésite pas à mettre le sujet au milieu de la table. La R&D sur un matériel performant au service du sport handicap doit trouver, auprès de la sphère publique et privée, des solutions de financement. « Nous devons baisser les coûts de production. » La mobilité dépend de cette faculté à produire mieux et plus massivement. Comme diraient certains « en France, on adore l’innovation, mais personne ne veut la financer ! ».

Pour autant, vous avez des avancées notables avec par exemple la MDPH prenant en charge à 75% les orthèses, après visite d’un médecin expert etc. Ensuite, très médiatisée depuis le 01 décembre 2025, la prise en charge à 100% des fauteuils électriques et pour la première fois « le fauteuil sportif après une visite avec un médecin expert et un ergothérapeute », explique Oriane Lopez.

Ça bouge et c’est dans cette direction croisée de la prise en charge publique et de la recherche/ conception de nouveau matériaux, que le monde du handicap doit avancer. Toutefois, la parole commune de cette journée est surtout de ne pas supprimer « la légèreté de l’innovation », parfois stupéfiante de simplicité, voire de l’astuce à l’usage tout simplement.

Au bout du bout, Marie-Amélie Le Fur résume la finalité de ces avancées technologiques : « Nous parlons du bien-être et du bien vieillir des personnes en situation de handicap. »

Daniel Carlier

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L’UPHF dans la cour des « grands »

14 décembre 2025 à 06:10

Abdelhakim Artiba : « La mission est accomplie, mais nous restons une université des territoires. »

La liste est prestigieuse avec 3 nouveaux membres au sein de cette petite communauté, car l’UPHF rejoint le Collège de France, la CNAM, l’Université de Paris Dauphine, l’Université de Grenoble Alpes, voire l’Université de Gustave Eiffel, parmi les 25 sites reconnus « Grand Etablissement ».

Pour arriver à ce résultat, il faut remonter le « 05 avril 2016 où le Ministère m’a indiqué qu’il fallait présenter un projet innovant pour rester seul, car on parlait beaucoup à l’époque de fusion avec l’Université de Lille. Nous n’avions pas la taille critique pour être seul, mais une fusion impliquait qu’il n’y aurait plus de Masters à Valenciennes. Ça n’était pas concevable pour notre Université », explique le Président de l’UPHF. Ce dernier a trouvé un soutien au long cours à travers la personne de la Ministre de l’enseignement supérieur, Frédérique Vidal (ex Présidente de l’Université de Paris-Saclay), et son ancien Directeur de Cabinet, le Ministre actuel de l’enseignement supérieur, Philippe Baptiste.

La période EPE

Cette période s’est enchevêtrée avec l’ordonnance de 2018 instaurant les EPE (Etablissement Public Expérimental) et son application à l’endroit de l’Université de Valenciennes le 09 septembre 2019. Cinq ans après, jour pour jour, cette expérimentation a pris fin avec le sentiment de « la mission accomplie. C’est un peu le couronnement de dix ans de présidence, mais nous restons une université des territoires (Valenciennes, Cambrai, Maubeuge). Nous sommes très conscients de cela .»

Cette expérimentation a conduit à la réunion de deux structures, l’UPHF et l’ESAC (Ecole d’Art à Cambrai) où la ville investit (financièrement) dans cette structure. Une tentative a eu lieu avec l’ESAD à Valenciennes, mais faute de financement des collectivités publiques, cette intégration n’a pas réussi avec la fin (triste) que nous connaissons.

Ce nouveau statut n’a pas modifié certaines pratiques au sein de l’UPHF. « Nous n’avons pas modifié les règles de la démocratie interne. Par contre, il n’est plus question d’une fusion. Nous parlons dorénavant d’égal à égal avec l’Université de Lille. »

Une dualité des connaissances

Dans cette optique, l’Université du Hainaut Cambrésis, à l’époque, a présenté une pédagogie croisée originale. « Bien sûr, nous ne pouvons pas être excellent en tout, mais nous devions proposer un projet de rupture. Le choix s’est porté sur la polyvalence entre les Humanités et les Sciences (mécanique) », poursuit le Président.

A cet effet, la création de l’INSA réunissant les 3 laboratoires existants était le premier défi : « C’était une opération risquée, mais nous avons réussi l’intégration de ces 3 composantes. Dans ce cadre, nous avons pris un Directeur extérieur et aujourd’hui, il existe une confiance totale entre les collègues. » Rappelons qu’il y a seulement 7 INSA en France et l’UPHF se situe au 3ème rang derrière Lyon et Toulouse.

L’autre volet de cette spécifié de l’UPHF concerne les Humanités. « Nous n’avons pas cherché à nous comparer à la Sorbonne. Nous travaillons sur un projet de signature originale avec des forces des deux côtés. C’est une niche de connaissances où l’UPHF devient une force d’attraction sur ses particularités », commente Arnaud Huftier.

François Berkmans, dernier diplômé en date de l’UPHF, illustre cette dualité des connaissances de haut niveau à travers un Doctorat intégré, le symbole d’une fertilité croisée entre les Humanités et les Sciences Techniques. Concrètement, cet apprenant est admis comme Docteur de l’UPHF pour ses travaux sur la « Mécanique des solides, matériels, surfaces et sur l’histoire et l’archéologie des mondes anciens et médiévaux ».

Des partenariats solides

Dans la continuité de l’exemple du dernier Doctorant, ce dernier est de la même manière « Doctor of Poznan University of Technology in Mechanical Engineering ». En effet, des partenariats internationaux tous azimuts ont été construits au fil des années avec la Chine, même « si les visas sont complexes à obtenir », précise le Président de l’UPHF, le Canada, le Maroc sur des villes comme Casablanca, Tanger, Agadir, le fameux réseau européen EUNICE (https://www.uphf.fr/universite/decouvrir-luniversite/universite-europeenne) et de par le monde.

Par ailleurs, ces collaborations ne s’arrêtent pas à la sphère publique. « Nous avons noué depuis 2022 un partenariat avec l’Université Catholique de Lille, notamment sur un Doctorat commun », ajoute Abdelhakim Artiba. Enfin, le monde de l’entreprise demeure étroitement lié à cette université des territoires comme Toyota, une collaboration durable, avec des cycles quasi sur mesure, et une véritable synergie pédagogique. « Nous participerons à l’année du Japon en 2026. D’ailleurs, le Directeur du site Toyota/Onnaing est le Président de l’INSA Hauts de France », indique le Président de l’UPHF.

Le sujet de l’IA

En marge de cette reconnaissance nationale, la thématique de l’IA imprime notre conscience collective. Le monde universitaire est inévitablement percuté de plein fouet par cette évolution express. « Tout le monde a besoin de l’IA, elle progresse régulièrement. Les enseignements de la cybersécurité et de l’usage de l’IA sont essentiels. Toutefois, l’IA a un problème de création, la créativité reste humaine », commente Abdelhakim Artiba. Pour sa part, Arnaud Huftier, met en exergue « l’analyse critique » de l’humain comme le dernier rempart avant un progrès dont nous ne soupçonnons même pas le potentiel.

L’apprentissage ne peut pas faire l’économie d’un usage réfléchi de l’IA, l’oralité va-t-elle remplacer le rédactionnel ? Le travail de synthèse de l’IA sera-t-il l’alpha et l’oméga des prochains travaux pédagogiques ? C’est une réalité, car des grandes signatures industrielles répondent déjà à des marchés publics, de haut niveau, via des dossier générés par l’IA. Les destinataires remarquent cette tendance avec une certaine fatalité… ! Face à cette révolution, l’Université doit jouer son rôle, trouver sa place, et produire la meilleure combinaison pédagogique.

Daniel Carlier

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(UPHF) Le goût de l’entreprenariat en 48 heures chrono…

7 décembre 2025 à 17:00

Pour cette édition 2025, une marraine de choix était présente à cette manifestation. En effet, Manon Genest, médaillée de bronze de saut en longueur aux jeux paralympiques de Paris 2024, est venue sur le site de l’IMTD pour écouter ces futurs champions de l’entreprise. 

Le jury de cette manifestation

Dans le jus depuis jeudi matin, les groupes constitués ont travaillé pour imaginer une activité originale, réaliste en terme économique, et pertinente sur son secteur de marché. En résumé, le bon produit, au bon endroit et au bon moment. Phosphorer durant 48 heures, voilà le chemin pris par l’avenir de l’entreprise avec des présentations dynamiques et percutantes.

Le Président de l’UPHF, Abdelhakim Artiba, a lancé cette après-midi, en présence du maire de Valenciennes, où les apprenants ont donc relevé le gant avec brio en présentant leur projet, durant 3 minutes, devant un jury de haute qualité. Evidemment, le temps est très contraint pour exposer les tenants et aboutissants d’une activité ; pas de problèmes, les participantes et participants ont assuré avec une grande diversité dans les thématiques économiques retenues, même si le stress, l’émotion, l’hésitation, la bonne humeur… étaient omniprésents.

Daniel Carlier

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