> Fille de commerçants, «Béa» annonce, dès ses 8 ans, à ses parents vouloir devenir juge. Au début de ses études, elle dit avoir été «dans une intolérance totale : ces types devaient être enfermés, ne pas avoir la télé». Une «rigueur d’esprit» que son père, mort en 2000, s’efforçait d’assouplir. «Il me disait : “Reste vingt-quatre heures dans ta chambre avec ta mère qui t’ouvre la porte seulement pour te donner à manger. Au bout de la vingt-cinquième, tu auras envie de tout exploser.”» Son stage à la prison des Baumettes, en cinquième année de droit, marque un tournant définitif dans sa vocation. Elle n’y voit aucun monstre, seulement des hommes aux «parcours de vie parfois très cabossés. Je me suis dit : “Je ne peux pas passer ma vie à juger ces gens-là, il vaut mieux que je les défende.”»
L'avocate de Dominique Pélicot. Ce truc de visiter une prison, j'ai très envie de le conseiller à plein de personnes que je connais, bien trop promptes à mon goût à trouver que "ils" ont la belle vie, et la télé, et tout ça... Le genre de discours qui me fait généralement bouillir.
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