Vue normale

Marche des services de l’Etat du Valenciennois contre les violences faites aux femmes

20 novembre 2025 à 15:00

(Les participants à cette marche solidaire malgré une météo dissuasive)

Bien sûr, ce territoire est particulièrement exposé par cette thématique des violences physiques et verbales contre les femmes. « Le Nord est le 3ème département de France métropolitaine le plus concerné par ces violences faites aux femmes. Ensuite, le Valenciennois est le 2ème secteur le plus touché après la région lilloise. C’est un sujet très prégnant sur ce territoire », commente le Sous-Préfet de Valenciennes. 

Malgré ce constat où des chiffres abrasifs demeurent très lourds sur Le Valenciennois, l’activisme de tous les acteurs, Force de l’ordre, Justice, services de l’Etat, associations spécialisées, mais également Valenciennes Métropole et La Porte du Hainaut, est incontestable depuis de nombreuses années. « C’est pourquoi, nous pouvons espérer que nous réduisons au moins la hausse de ces violences sur ce territoire », ajoute Stéphane Costaglioli. Soyons transparent, la parole s’est aussi libérée depuis le mouvement « Me Too » avec des situations masquées hier et déclarées au grand jour aujourd’hui. C’est heureux que les victimes parlent… enfin !

« Femmes solidaires » fête ses 80 ans

Christine Havez

Concrètement, la marche solidaire a démarré de la Sous-Préfecture de Valenciennes où chemin faisant elle est passée devant les locaux de tous ces acteurs de l’Etat basés sur la ville-centre. Puis, une cérémonie conviviale s’est déroulée au sein de la Sous-Préfecture afin de présenter un état des lieux, mais également une mise en exergue de l’association « Femmes solidaires ».

Cette association est née en 1945 où beaucoup de mouvements sont apparus après la Seconde Guerre mondiale. Autrefois, baptisée UFF (Union des Femmes Françaises), elle s’appelle aujourd’hui « Femmes Solidaires », une association féministe et laïque. « Notre mission est de faire reculer toute discrimination et de faire avancer le Droit des femmes », explique Christine Havez, la présidente de l’antenne sur Prouvy, accompagnée d’Isabelle Choain, l’édile de la commune. Les comités de cette association sont présents sur le Valenciennois, Beuvrages, Prouvy, Raismes, et Trith-st-Léger.

Cette organisation est reconnue au niveau international puisqu’elle a un statut d’avis consultatif à l’ONU. « Nous avons toujours une femme qui décède tous les trois jours sous les coups de son conjoint. Ensuite, nous sommes encore dans un environnement de violences patriarcales. Aujourd’hui, le numéro d’urgence 3919, accessible 7j/7, est le 1er contact en cas de doute, de peur… », conclut Christine Havez.

Une collecte de fonds a été réalisée auprès des marcheurs du jour, entre 40 et 50 personnes, afin de réaliser un don à ladite association.

Daniel Carlier

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Vieux-Condé gère les affaires courantes, mais redoute l’avenir (budgétaire)

20 novembre 2025 à 05:10

David Bustin : « Le pire mandat (financier) n’est peut-être pas celui que nous avons connu ensemble, mais le prochain »

Dans les propos conclusifs de ce conseil municipal, Franck Agah s’est inquiété des velléités budgétaires défavorables au soutien des associations dans le domaine de l’insertion sociale. En effet, dans les médias, on entend la petite musique de l’emploi non subventionné comme le son de la raison face à la dette publique. Retirer la main tendue aux plus fragiles et renoncer à une réinsertion sociale, c’est un magnifique programme d’inhumanité. Dans ce cadre, les aides en faveur de l’apprentissage et dans la même lignée les soutiens financiers à l’insertion sociale par l’emploi sont dans le collimateur : « J’alerte sur ce sujet, car l’accompagnement des personnes fragiles est en danger ! »

David Bustin souscrit à cette inquiétude compte tenu de « l’action invisible fournie par ces associations. Elles réalisent un énorme travail ! Plus globalement, le pire mandat (financier) n’est peut-être pas celui que nous avons connu ensemble, mais le prochain ! Les  villes, comme les agglo, sont toujours une variable d’ajustement budgétaire pour l’Etat. » Cela nous rappelle cette fausse bonne idée de la suppression de la taxe d’habitation pour les collectivités publiques et remplacer par une perfusion de l’Etat, le symbole de l’absence d’une consultation minimum des corps intermédiaires…

Permis de louer, autorisation de louer, retour désenchanté 

Toutes les communes du Hainaut ont pris à bras le corps les dispositifs du permis de louer, voire d’une autorisation préalable à la location. Un seul objectif derrière cette démarche, c’est la lutte permanente contre les marchands de sommeil.

Toutefois et comme souvent, l’aspect pratico pratique est tout autre. « La commune d’Anzin revient sur son autorisation préalable à la location, car elle difficile à mettre en place. C’est pourquoi, nous sommes restés sur le permis de louer dans le cadre de la loi ELAN 1 », explique l’adjointe en charge, Fabienne Delcourt. 

« En 2025, nous avons déjà 66 déclarations de « Permis de Louer », mais « il y a des propriétaires qui ne jouent pas le jeu, voire des marchands de sommeil. Dans cette optique, nous voulons passer cette délibération nous permettant de sanctionner les oublis comme les propriétaires indélicats d’une amende, de 1 000 € minimum à 5 000 euros suivant les dossiers », poursuit-elle. 

Le maire ajoute que « nous veillons à harmoniser le montant de ces amendes avec les autres communes du Pays de Condé. Oui, c’est de la police de l’urbanisme. »

Le Pays de Condé, un espace de tourisme sous-exploité

Au détour d’une délibération sur une étude énergétique de l’hôtel de ville de Vieux-Condé, financée par Valenciennes Métropole, le maire rappelle que le PCAET (Plan climat-air-énergie territorial) permet aux communes de plus de 5 000 habitants de bénéficier de 3 études prise en charge par l’agglo. « C’est notre bâtiment public le plus énergivore ! Le DOJO de Vieux-Condé, propriété de Valenciennes Métropole, va bénéficier également d’une étude énergétique », annonce David Bustin.

Pour autant, la transition écologique et l’avenir de plusieurs équipements sur le Pays de Condé constitue une autre question centrale. Le site de Chabaud Latour, le Jard, et l’étang d’Amaury, dont la majeure partie se situe sur Vieux-Condé, pourraient devenir un espace de tourisme extrêmement attractif. L’édile sortant souhaiterait un travail collectif sur ce dossier transversal en France et au delà de la frontière. Pendant ce temps, certains maires font avancer leur dossier comme « Condé-sur-l’Escaut avec son site de Chabaud Latour en route pour devenir le 6ème site référent-Bassin Minier Patrimoine Mondial de l’UNESCO- comme le site minier de Wallers Arenberg ou le 9-9 bis à Oignies… ! », commente Franck Agah.

En bref : 

– « Le festival du Rire » se déroulera ce samedi 22 novembre à la nouvelle salle des fêtes de Vieux-Condé… https://www.va-infos.fr/2025/08/30/vieux-conde-une-salle-des-fetes-lumineuse-dans-un-bolieu/

– La commune de Vieux-Condé continue de soutenir les séniors de plus de 65 ans, non imposable, avec une prise en charge partielle de l’abonnement Transvilles. « Nous abondons à hauteur de 53 euros pour un coût global de 75 euros pour un abonnement », précise David Bustin

– Dès le 01 janvier, après quelques (ré)aménagements, une salle communale sera gratuite pour les listes en lice pour ces Municipales 2026. « Il faudra juste montrer l’existence d’un mandataire financier (obligatoire pour une candidature) », indique le maire. On notera que ce qui semble élémentaire dans une démocratie locale n’est pas limpide dans toutes les collectivités locales du Valenciennois, hausse par 7 ou 8 du coût des salles municipales pour une formation politique (à Valenciennes), voire une indisponibilité chronique des sites même en cas de disponibilité effective (à Douchy-les-Mines)…

– La mutuelle de santé en faveur des agents publics de la commune et du CCAS bénéficie d’une participation communale. Certes, cette dernière est obligatoire, mais le montant est variable. « Nous dégageons une enveloppe annuelle entre 38 000 et 40 000 euros pour nos agents publics », conclut l’édile.

Daniel Carlier

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L’histoire à ciel ouvert sur Condé-sur-L’Escaut (places encore disponibles pour ce samedi 22 novembre)

19 novembre 2025 à 06:00

(Visuel INRAP, vue d’ensemble du fond de la berge Copyright INRAP)

De la période carolingienne au XVIIIème siècle avec Alain Henton de l’INRAP

On le sait, quelques villes sur l’arrondissement de Valenciennes détiennent des trésors souterrains. Bien sûr, l’ex Athènes du Nord, Valenciennes, Saint-Amand-les-Eaux et bien sûr la collectivité locale de Condé-sur-l’Escaut dont chacun sait que le potentiel historique est gigantesque, inexploité même sans nécessairement dépenser massivement des fonds publics, l’objet d’une convoitise affichée à chaque entame de campagne électorale locale, mais comme toujours un réalisé décevant, voire inexistant, en fin de mandat !

 « Ces sont des remparts espagnols, Vauban a (seulement) amélioré l’existant ! », Alain Henton

Sur ce quartier de la rue Gambetta et celui du « Quai du petit rempart », l’arrivée du tramway à bouleversé l’écosystème du centre-ville tout comme le fonds d’Etat PNRQAD (Programme National de Requalification des Quartiers Anciens Dégradés) signé par Daniel Bois (ancien maire) et Valérie Létard (Ex Présidente de Valenciennes Métropole). Plusieurs espaces fonciers sont concernés par cette initiative nationale, déclinée sur cette commune du Pays de Condé au profit de la place centrale, mais également de cet « îlot du Quai du Petit Rempart » avec un projet de verdissement du quartier et de la construction logements neufs.

Vestige d’une tannerie (va-infos)

« Nous avions déjà réalisé un diagnostic en 2018 », précise Alain Henton, responsable de cette opération de l’INRAP Hauts de France ( https://www.inrap.fr/ ) depuis début septembre jusque mi-décembre 2025. Sur ce terrain traversant entre la rue Gambetta et le Quai du Petit Rempart, un chantier de fouilles préventives, validé par la DRAC (direction régionale des affaires culturelles), est en plein dévoilement, car cette ville s’est développée à travers les siècles entre la voie d’eau de la « Haynette », un bras naturel de la « Haine », un confluent de « l’Escaut ».

Les vikings devant Condé aussi… !

A quatre mètres de profondeur, Alain Henton vous explique que les premières traces découvertes sur ce site remontent à l’époque carolingienne (du 8ème au 10ème siècle) le long de cette rivière sauvage. Ensuite, le 10ème siècle marque les premières tentatives de construction de berges, puis les premiers bâtis…

En digression, n’oublions pas que ce territoire était, pendant un temps, sous la houlette des espagnols dont les réalisations furent majeures dans le nord de l’Europe. « D’ailleurs, les remparts de Condé-sur-l’Escaut sont principalement d’origine espagnole. Vauban Vauban a (seulement) amélioré l’existant ! », indique le locuteur. Comme quoi, l’arrivée de Louis XIV en 1676 n’est pas un point de départ du développement local…

Visuel Brasserie, Gilles Leroy SRA (DRAC Hauts de France)

Au fil des siècles, la visite guidée samedi prochain vous expliquera l’émergence du bâtimentaire, de l’activité humaine comme celle des tanneurs, obligatoirement proche de l’eau pour le travail des peaux de bête, sans oublier l’activité brassicole avec une succession de professionnels jusqu’à l’ancêtre de la « Bière de Condé » de la famille Failly. Votre oeil curieux sera attiré aussi par la qualité de conservation d’un âtre (ou sole) de cheminée, un bijou ! Vous constaterez au fil du récit que cette cité s’est étendue, sans oublier l’édification des remparts, dans le fameux Comté du Hainaut avec un crédo évident. « Condé a choisi de s’étendre sur l’eau », précise Alain Henton.

Tout vous sera révélé même un campement viking aux abords de la cité, car ces conquérants du Nord ont installé campement durant une période de l’histoire condéenne. Après ce chantier de fouilles préventives financés par le Maître d’Oeuvre, conformément à la loi, en l’occurrence Valenciennes Métropole, cette mise en bouche historique enverra des éléments prélevés « dans les archives, voire dans des musées », précise Léa Grosset, chargé de développement culturel et de la communication de l’INRAP Hauts de France. « On espère revenir en janvier prochain, car nous souhaitons poursuivre notre mise à jour, sur 30 à 40 mètres, des remparts sur ce secteur », commente Alain Henton.

Un métier d’art à un prix… !

Sole de cheminée (Copyright INRAP)

Cette petite équipe de l’INRAP, de six personnes, travaille depuis le 01 septembre 2025 avec minutie, patience, et avec un savoir faire métier rare. C’est pourquoi, la loi a imposé une taxe pour les collectivités locales ou territoriales et une obligation de fouilles, après sondages positifs, afin de financer cet EPA (Etablissement Public Administratif) de l’INRA. « Nous sommes environ 200 personnes sur l’antenne des Hauts de France », précise une interlocutrice de l’INRAP 

Dans ce cadre, le porteur de projet initial paye une taxe variable suivant les chantiers finaux. Par exemple, 0,71 centimes du M2, donc assez peu sur un chantier comme sur Condé-sur-l’Escaut, mais une facture salée tout le long de la construction d’une ligne TGV… ! Certes, une taxe (encore) est toujours contraignante, mais, on le dit moins, ouvre un Droit !

Inscription, suivez le guide… !

Mille raisons de visiter les fouilles archéologiques au 20 rue Gambetta sur Condé-sur-l’Escaut, car compte tenu du succès des réservations, Léa Grosset a ouvert « deux nouveaux créneaux, 10H40 et 14H20 (visite 30 minutes) »

Contact Inrap Hauts-de-France/Lea Groset, lea.grosset@inrap.fr, lien de réservation : https://my.weezevent.com/visite-du-chantier-de-fouilles-archeologiques-a-conde-sur-lescaut

Aucun doute, les vestiges vivants sur Condé-sur-l’Escaut sont pléthoriques, une richesse dont s’emparera peut-être un jour la puissance publique. 

Daniel Carlier

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L'écosystème français de la vidéosurveillance algorithmique

18 novembre 2025 à 17:30
Cette infographie identifie les grands acteurs français de la vidéosurveillance algorithmique et montre comment pouvoirs publics et entreprises privées articulent leurs efforts pour couvrir les espaces publics ou semi-publics (gares) de caméras. Le petit schéma en haut à gauche décrit le cycle (…) / France, Technologie, Télésurveillance, Informatique, Police
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