Vue normale

Lend Me Your Ears - Pour ne plus jouer faux

Par : Korben
23 février 2026 à 13:02

L'entraînement de l'oreille, c'est le truc que les musiciens amateurs repoussent en général à plus tard... Et puis après ils jouent faux ^^ !

Heureusement, pour vous améliorer, il existe Lend Me Your Ears qui est un jeu d'entraînement musical, 100% gratuit, dans le navigateur qui va vous permettre de vous entrainer à l'oreille sans prise de tête. Ce site c'est le boulot d'un seul dev, Shaun Pedicini et y'a pas besoin de compte ni d'abonnement.

Le principe c'est que le site joue une mélodie, et vous la reproduisez. En mode "Simon" les séquences s'allongent au fil des niveaux et si vous vous plantez, faut recommencer. Et en mode Practice, la difficulté monte progressivement avec un verrou pour bloquer un niveau et s'y acharner en boucle. Ça débute à 4 notes, puis ça augmente...

Pour jouer, y'a plusieurs options. Soit piano à l'écran (C3 à C6, trois octaves), ou un clavier MIDI, ou votre clavier d'ordinateur. Les touches ASDF jouent les notes blanches, QWERTY les noires.

Attention, au premier lancement (1 clic suffit), l'audio est muet car le navigateur bloque le son. Y'a aussi une entrée micro pour guitares et pianos acoustiques pour ceux qui veulent.

Et les réglages sont carrément fins. Vous choisissez parmi 24 gammes (majeures et mineures), vous ajustez le tempo de 40 à 220 BPM, et vous configurez votre niveau d'aide. Du mode "il vous montre la prochaine note" jusqu'au mode d'entraînement pur, où vous bossez entièrement de mémoire. Ce dernier, c'est pour les courageux !

Grâce à ça, 20 petites minutes par jour et vous progresserez ! La régularité, ça finit toujours par payer !

osxphotos - Sauvegardez automatiquement votre photothèque Apple

Par : Korben
23 février 2026 à 12:39

Vos photos dans iCloud, c'est une synchronisation, et pas un backup et même si la nuance est mince, quand on s'en rend compte, il est souvent trop tard... C'est pourquoi même si vous avez une confiance aveugle en Apple, si demain votre compte est supprimé pour une raison ou une autre, vous perdrez l'accès à vos précieuses photos. Et ça, on ne le veut pas ! Alors aujourd'hui, on va apprendre à en faire une sauvegarde.

Pour cela, on va utiliser osxphotos , une bibliothèque Python open source (MIT) qui lit directement la base SQLite de Photos.app pour en exporter tout le contenu. Ça tourne sur macOS de Sierra à Sequoia, et même sur Linux.

L'installation :

brew tap RhetTbull/osxphotos
brew install osxphotos

Et pour exporter tout votre catalogue de photos vers un disque externe il suffit d'entrer la commande suivante :

osxphotos export /Volumes/MonDisque/Photos --download-missing --update

--download-missing forcera le téléchargement depuis iCloud des photos pas encore présentes en local et --update fera le boulot incrémental, ne retraitant que les nouvelles photos ou celles modifiées depuis le dernier lancement.

Du coup, le premier export peut prendre des heures, et les suivants quelques secondes. L'outil génère d'ailleurs un .osxphotos_export.db dans le dossier de destination pour tracker ce qui a déjà été exporté. Je trouve ça un peu plus simple que d'exporter toute la grosse photothèque .photoslibrary à chaque coup.

Ensuite, pour automatiser, un cron suffit (vérifiez votre chemin avec which osxphotos - /opt/homebrew/bin/ sur Apple Silicon, /usr/local/bin/ sur Intel) :

0 3 * * * /opt/homebrew/bin/osxphotos export /Volumes/MonDisque/Photos --download-missing --update

Moi je l'ai mis tous les jours à 3h du mat ! Mais attention, disque non monté = 0 export, 0 erreur visible. Donc à moins que vous ayez un script de vérification du montage, vérifiez les logs de temps en temps. Pour une gestion plus propre des conditions de montage, launchd est quand même préférable, mais pour commencer, le cron fera très bien l'affaire.

Après si vous n'utilisez pas Photos.app mais juste iCloud depuis votre iPhone, regardez plutôt du côté de la sauvegarde iPhone sur disque externe . Et si vous voulez aussi mettre en sécurité vos données Apple Notes , ou les migrer sur Obsidian, c'est possible aussi.

LocalProse - L'atelier d'écriture boosté à l'IA locale

Par : Korben
23 février 2026 à 11:37

Si vous écrivez de la fiction et que l'idée de savoir que vos brouillons dorment sur des serveurs américains AWS ça vous donne des boutons, je pense que LocalProse va vous intéresser.

Cet outil c'est un atelier d'écriture créative façon Scrivener , sauf que l'IA générative intégrée tourne entièrement en local sur votre CPU ou votre GPU. Le logiciel est développé en Flutter par Alexandre, un dev indé basé à Montauban qui est un lecteur de korben.info et aussi auteur de roman .

Dans l'outil vous retrouverez pèle mêle un éditeur sans distraction avec timer Pomodoro, de la dictée vocale ou plutôt un mode de capture d'idées mains-libres, un système de gestion d'univers pour organiser vos personnages et décors avec des fiches relationnelles et une fonction d'audit de cohérence narrative.

Comme ça, si votre héros change de couleur de yeux entre le chapitre 3 et le 12, l'outil peut le repérer et vous avertir. C'est hyper pratique ! Côté export, vous avez du DOCX, TXT et PDF en version gratuite, et l'EPUB en plus avec le mode Pro.

Car oui, l'app est gratuite mais les fonctions IA sont dispo en mode Pro (9,90 €/mois ou 99 €/an, après 7 jours d'essai). Elle fonctionne aussi sous Linux et vient aussi d'être publiée sur le Microsoft Store. Par contre, attention, la version macOS exige un Apple Silicon (M1+).

Et côté ressources, comptez entre 8 et 13 Go de stockage pour les modèles IA locaux, plus 16 Go de RAM (à moins que vous soyez sur Apple Silicon, qui gère ça nativement), et idéalement une NVIDIA RTX 8 Go de VRAM pour que ça tourne vraiment bien.

Bref, si vous cherchez un Scrivener avec IA 100% locale, c'est sur localprose.com que ça se passe !

Voilà.

Merci à Alexandre !

Vates VMS - L'alternative française open source à VMware qui cartonne

Par : Korben
23 février 2026 à 09:41
-- Article en partenariat avec VATES --

Vous avez vu le bazar chez VMware depuis que Broadcom a racheté la boîte ? Les prix qui flambent, les licences qui changent tous les quatre matins, les clients historiques qui reçoivent des factures multipliées par je sais pas combien... C'est la panique générale dans les DSI !

Et pendant ce temps-là, y'a une boîte française basée à Grenoble qui se frotte les mains. Pas par schadenfreude hein, mais parce qu'ils bossent depuis 2012 sur une alternative open source à VMware. Vous l'aurez compris, je parle de Vates et de leur stack complète baptisée Vates VMS.

J'ai donc eu l'occasion de mettre les mains dans le cambouis avec leur lab de test la semaine dernière. Ils m'ont prêté 3 serveurs HPE Moonshot rien que pour moi, avec accès VPN, et carte blanche pour faire mumuse. J'avoue, au début je pensais galérer avec la config réseau... Eh bah non. J'installe XCP-ng en une dizaine de minutes, je configure le VLAN qui va bien, et c'est parti.

Mais avant, je vous propose de poser un peu les bases pour ceux qui débarquent. Vates VMS, c'est une suite complète qui comprend XCP-ng (l'hyperviseur bare-metal de Type 1, basé sur Xen... oui oui, le même Xen qui fait tourner AWS depuis des lustres) et Xen Orchestra (l'interface web pour tout gérer). Le tout en 100% open source, hébergé par la Linux Foundation.

Et là vous allez me dire "ouais mais open source, c'est souvent la version bridée avec les vraies features payantes". Eh bien non, chez Vates c'est différent ! En fait, tout est dispo gratos sur GitHub. Leur modèle économique repose sur le support et l'accompagnement, et pas sur des licences à la c*n facturées au core ou au socket. Un prix fixe par serveur physique, point barre. Comme ça y'a pas de surprise sur la facture, ni de calculette à sortir quand vous ajoutez de la RAM.

D'ailleurs, ils viennent de sortir Xen Orchestra 6, entièrement réécrit en Vue.js. Et pour l'avoir testé, je peux vous dire que l'interface est vraiment fluide, moderne, et surtout pensée pour qu'on s'y retrouve sans avoir besoin d'un doctorat en VMwarologie. Vous gérez vos VMs, vos backups, vos migrations, votre monitoring... tout ça depuis un navigateur sur n'importe quel OS.

Et y'a même XO Lite, une version ultra-légère embarquée directement dans XCP-ng pour les opérations de base. Bon, faut pas s'attendre à tout gérer avec ça car c'est vraiment pour le dépannage quand vous n'avez pas accès au serveur principal. Mais c'est pratique quand vous êtes en déplacement et qu'il faut redémarrer une VM en urgence.

Pour les boîtes qui veulent se barrer de VMware, ils ont également développé des outils de migration V2V. Ça fonctionne pour 90% des usages VMware existants (attention quand même aux configs exotiques avec du vSAN ou des plugins proprio, là faut prévoir un peu plus de boulot). Et l'architecture est suffisamment proche de VMware pour que la transition se fasse sans tout réinstaller from scratch.

Côté fonctionnalités avancées, y'a également XOSTOR pour ceux qui veulent faire de l'hyperconvergence. C'est leur SAN virtuel basé sur DRBD qui transforme vos disques locaux en stockage partagé avec réplication et haute disponibilité. Comme ça, plus besoin de SAN externe hors de prix, puisque vos serveurs XCP-ng deviennent un cluster de stockage distribué.

Pour les DevOps, c'est aussi la fête ! Terraform, Pulumi, Ansible, API REST, CLI... tout y est. J'ai pas eu le temps de tester Terraform en profondeur, mais le provider XO existe bien sur le registry HashiCorp. Ils ont même un projet Pyrgos pour déployer Kubernetes directement depuis Xen Orchestra. Bref, c'est cloud-native ready.

Perso, ce qui m'a vraiment convaincu durant mes tests, c'est qu'on n'a pas 15 outils différents avec lesquels jongler. J'ai bien sûr testé la création de VM, les snapshots, les backups incrémentaux... tout passe par la même interface. Un seul éditeur qui maîtrise toute la stack, de l'hyperviseur jusqu'aux sauvegardes, c'est quand même le kiff. Sans oublier la doc qui est claire comme de l'eau de roche et le support répond vraiment (enfin pour ceux qui prennent un contrat, sinon y'a la communauté qui est plutôt active sur le forum).

Côté références, ils ont plus d'un millier de clients dans le monde entier. Même la NASA utilise les outils de Vates (hé ouais quand même, c'est la classe !), sans oublier des universités, des hôpitaux, l'ANSSI... C'est du sérieux !

Et pour les administrations françaises qui doivent passer par les marchés publics, Vates est référencé chez CAIH, CANUT et UGAP. Du coup pas besoin de monter un appel d'offres complexe, vous pouvez commander directement via les catalogues. Et si vous vous demandez comment ça se compare à ESXi ou à Proxmox , sachez que l'architecture est vraiment proche de VMware (donc migration facilitée), mais avec la philosophie open source en plus.

Alors oui, c'est un article sponsorisé, mais sincèrement si vous êtes sur VMware et que vous regardez vos factures arriver avec des sueurs froides depuis le rachat par Broadcom, ça vaut vraiment le coup de jeter un œil. C'est français, c'est open source, c'est maintenu par une équipe d'une centaine de personnes et ça fait très bien le taf.

Y'a même un essai d'un mois pour tester avant de se décider, histoire de ne pas acheter chat en poche (oui c'est une vraie expression du XVe siècle que je viens de découvrir alors je vous la transmets, faites en bon usage).

Bref, si la souveraineté numérique et l'indépendance technologique c'est votre truc (ou si vous en avez juste marre de vous faire racketter), allez voir ce qu'ils proposent , c'est top !

Tunnelto - Exposez votre serveur local avec inspection du trafic

Par : Korben
23 février 2026 à 09:25

Si vous avez déjà eu besoin de montrer une app en dev à un client ou de tester un webhook Stripe sans vous farcir une config nginx, y'a de fortes chances que vous connaissiez ngrok .

Hé bien Tunnelto fait sensiblement la même chose, mais en Rust et avec un truc en plus qui fait la différence : un dashboard d'introspection pour voir tout ce qui passe dans le tunnel.

Du coup, vous lancez une commande, vous récupérez une URL publique genre votresite.tunnelto.dev, et hop, votre localhost devient accessible depuis n'importe où. Et surtout, vous pouvez inspecter toutes les requêtes HTTP qui transitent. Super utile quand vous débuguez une API ou que vous essayez de comprendre pourquoi ce foutu webhook ne se déclenche pas.

Pour l'installer, plusieurs options s'offrent à vous :

Sur macOS via Homebrew :

brew install agrinman/tap/tunnelto

Via Cargo :

cargo install tunnelto

Et pour exposer votre app qui tourne sur le port 8000 :

tunnelto --port 8000

C'est tout ! Le service vous file une URL avec un sous-domaine aléatoire. Mais si vous voulez quelque chose de plus mémorable, vous pouvez demander un sous-domaine custom :

tunnelto --port 8000 --subdomain monprojet

Et vous obtenez monprojet.tunnelto.dev. Pas mal pour une démo client, non ?

Bon, si vous avez suivi mes articles sur Bore ou Tunnl.gg , vous vous demandez peut-être la différence. Bore est ultra-minimaliste, Tunnl.gg ne nécessite même pas de client à installer... Tunnelto se situe entre les deux : plus complet que Bore avec son dashboard d'introspection, mais plus léger que ngrok avec son approche open source.

D'ailleurs, y'a un truc cool avec Tunnelto c'est que vous pouvez héberger votre propre serveur si vous ne voulez pas dépendre d'un service tiers. Pratique pour les entreprises qui veulent garder le contrôle sur leurs tunnels. Sous le capot, ça utilise également tokio pour l'async Rust, donc c'est rapide et ça consomme que dalle en ressources.

Bref, si ngrok vous paraît trop usine à gaz et que Bore manque de fonctionnalités pour vous, Tunnelto fera bien le taf surtout avec son module d'inspection du trafic HTTP, qui fait la diff quand on débugue des intégrations...

Source

❌