Test Navimow H2 Series (H206, H210, H215, H230) : le milieu de gamme fiable de Segway ?
Nous avions déjà testé la Navimow X330 il y a quelques mois : un modèle relativement cher (près de 3 000 €), capable de couvrir jusqu’à 3 000 m2. Que vaut le compromis pour les terrains de 1 000 m2 maximum ? Nous testons la nouvelle série H2 (2026) !
Bien connu pour avoir popularisé le gyropode au début des années 2000, Segway a depuis opéré un virage stratégique vers la robotique domestique au sein du groupe Segway-Ninebot. Fondée en 1999 par l’inventeur Dean Kamen puis rachetée par Ninebot en 2015, la marque a capitalisé sur son expertise en capteurs, stabilisation et motorisation électrique pour concevoir des produits plus accessibles et plus utiles au quotidien. Cette trajectoire explique pourquoi un acteur historique de la mobilité se retrouve aujourd’hui parmi les locomotives de la tonte autonome.

Dans ce contexte, la série Navimow H2 (206, 210, 215 et 230) est vantée comme l’une des propositions les plus abouties de tondeuses « sans fil périphérique ». Elle s’appuie sur un positionnement RTK (EFLS) pour une précision centimétrique, un guidage par trajectoires planifiées, et un capteur VisionFence à IA pour reconnaître obstacles et situations complexes. La Navimow H210 est-elle à la hauteur de son aîné de la gamme X3 ? C’est ce que nous nous efforcerons de commenter tout au long de ce nouveau test !
| Caractéristique Techniques | Navimow H210 |
|---|---|
| Dimensions | 62,36 x 44,5 x 29,5 cm |
| Poids | 15,65 kg |
| Surface recommandée | 1000 m2 |
| Temps de tonte par charge | 110 min |
| Couverture de tonte par charge | 190 m2 |
| Largeur de coupe | 22 cm |
| Hauteur de coupe | 2-7 cm |
| Capacité de franchissement de pente | à l’intérieur de la zone de tonte : 24° en bordure : 14° |
| Disque de lames | 6 lames pivotantes (2600 tours/min) |
| Batterie | Lithium-ion 5,1 Ah |
| Temps de charge | 70 min |
| Volume sonore | 60 dB |
| Température de fonctionnement | recommandé : 10-35°C max : 0-40°C |
| Température de stockage | recommandé : 10-35°C max : -20-50 C° |
| Indice d’étanchéité | IP66 |
| Garantie | Robot : 3 ans Batterie : 2 ans |
| Prix (H210) | 1799€. |
Le Navimow H210 est déjà prometteur sur plusieurs points : 110 min de tonte pour 90 min de recharge annonce un bon ratio disponibilité/charge. Le disque de coupe de 22 cm est assez large, tandis que les 6 lames pivotantes à 2 600 tr/min laissent espérer une coupe régulière. Le niveau sonore de 54 dB et la certification IP66 plaident pour un usage discret et un nettoyage sans stress. La gestion des pentes jusqu’à 24° est très correcte, et la garantie de 3 ans (2 ans pour la batterie) rassurent sur la tenue dans le temps.
À surveiller néanmoins : la couverture de 190 m² par charge semble modeste pour une surface cible de 1 000 m², ce qui impliquera plusieurs cycles et une planification fine. La limite à 14° en bordure peut compliquer les abords pentus. Enfin, avec 15,35 kg à déplacer, la manutention et l’hivernage feront grincer quelques lombaires.
What’s in the box ? Navimow a fait au plus simple

- 1 robot-tondeuse
- 1 dock de charge
- 18 lames de rechange + vis
- 7 attache-câbles
- 4 vis auto-foreuses
- 1 clé allen
- 1 chargeur
- 1 rallonge (7 m)
Nous voilà avec un packaging minimaliste avec le robot, sa station et l’alimentation, épaulés par une rallonge de 7 m pour placer le dock où il convient. Les 18 lames (soit trois jeux) avec vis constituent une réserve confortable pour la saison. Les sept attache-câbles et les quatre vis auto-foreuses assurent un cheminement propre et une fixation solide de la base. On regrettera simplement l’absence d’un abri façon Terramow (dont on peut dire qu’il est son concurrent direct !) et d’accessoires de nettoyage dédiés.
Design et ergonomie : l’originalité est au rendez-vous
Navimow H affiche une silhouette ramassée et proprette : capot nervuré, teinte sombre et arêtes arrondies qui inspirent la robustesse. Sa teinte gris anthracite/noir qui camoufle bien la saleté, capot galbé, arêtes arrondies, parements sobres. Les touches orange — liserés, marquages, zones fonctionnelles — réveillent l’ensemble sans ostentation : on repère vite la machine dans l’herbe et on identifie intuitivement poignées et commandes.


La carrosserie en polymère (IP66) – promettant une bonne résistance aux projections et au nettoyage – évite le « pavé roulant » façon Anthbot/TerraMow/A1 Pro, tout comme l’esthétique « voiture de course » chère à Sunseeker, Mammotion ou certains Husqvarna.

Sous le capot, la panoplie de capteurs est dans l’air du temps : positionnement EFLS/RTK, et surtout le module VisionFence (caméra + IA) logé en façade pour reconnaître obstacles et situations ambiguës. La base technique repose sur une traction arrière (deux grandes roues crantées) et, déjà mentionné plus haut, un plateau à six lames. Des capteurs de soulèvement/renversement et un détecteur de pluie et de luminosité complètent le tableau.

Enfin, le panneau de commande permet de lancer une tonte sans smartphone : un afficheur à segments indique le pourcentage de progression, l’état/batterie et les codes PIN/erreur, tandis que des boutons dédiées (MOW, HOME, OK) gèrent les actions rapides. C’est utile pour dépanner, récupérer la machine ou valider un PIN sur place ; l’app reste le centre nerveux du reste. À titre de comparaison, l’approche du V1000 est très app-centrée.




Installation : la formule plug and play fonctionne à merveille !
Comme tous les robots-tondeuses dont l’antenne RTK est intégrée à la station, la Navimow H210 est d’une simplicité élémentaire à installer. D’abord, on choisit l’emplacement du dock de charge — surface plane et dégagée — puis on y branche la machine. On télécharge l’application Navimow (iOS ou Android), on se crée un compte, et on procède à la connexion Bluetooth/Wi-Fi.

Nota Bene : Segway offre un abonnement d’un an à la 4G, renouvelable à un prix encore non communiqué. Pour rappel, les tarifs concernant la X330 étaient de 29,99 € pour un an, 59,80 € pour deux ans ou 89,70 € pour trois ans).
Il faudra prendre bien cinq minutes pour activer et installer les mises à jour OTA, et laisser la machine se recharger au maximum. Et vous voilà déjà parés pour la cartographie !
Application : une interface bien pensée
L’application reprend le thème orange et gris de l’appareil et offre une prise en main plutôt rapide avec un panneau de commandes, les réglages de la map, un raccourci vers le mode téléguidé, un onglet pour les notifications et un menu pour les fonctionnalités avancées.

Ces dernières sont réparties en plusieurs catégories : tonte, navigation, protection, maintenance, application, etc.. Les utilisateurs y trouveront les paramètres suivants :
- Création de carte personnalisée
- Gestion multi-zones
- Plannification de tonte par zone
- 3 modes (silencieux, standard, efficace)
- Hauteur de coupe
- Direction de tonte
- Coupe en bordure
- Mode téléguidé
- Renvoi à la base
- Relocalisation de la base
- Modifications du VisionFence
- Adaptation aux conditions météo
- Système de contrôle de traction
- Historique de tonte
- Suivi d’usure des lames et du châssis
- Notifications et alertes personnalisables
- Anti-vol (alertes, géolocalisation, etc.)
- Code PIN (avec déverrouillage Bluetooth)
- Tonte la nuit
- Intégrations vocales : Google Assistant et Alexa
- Réglages de la voix et de l’éclairage
- Mises à jour OTA via Wi-Fi/4G
Ce n’est pas la liste la plus complète des fonctionnalités existantes sur les robots-tondeuses mais il y a déjà de quoi faire. On peut d’ailleurs saluer le quadruple système antivol : suivi GPS, alarme de géorepérage, alarme de soulèvement et compatibilité Apple Find My. Même éteinte ou hors ligne, elle reste localisable. Lorsqu’elle détecte votre smartphone à proximité, elle déverrouille automatiquement les sécurités. Concernant les autres fonctionnalités, nous verrons plus avant où Navimow peut ajouter des manettes intéressantes pour l’utilisateur.
Cartographie : on n’a (presque) plus rien à faire !
Tout comme la V1000 de Terramow, qui en devient sa concurrente directe, la H210 nous propose de procéder à une cartographie automatique. Si votre dock est déjà sur la pelouse, la tondeuse part en vadrouille instantanément. Sinon, vous devrez tracer un passage via le mode télécommandé jusqu’à la zone de tonte. Quoi qu’il en soit, l’appareil a dessiné une carte couvrant toute la superficie de tonte en quatre minutes.
Nota Bene : cette année, GeoSketch™ a été amélioré avec une cartographie en couleur plus réaliste, offrant une représentation détaillée du jardin et une fonction d’édition de la carte plus claire et intuitive.

C’est fort appréciable, mais à l’heure actuelle, nous n’avons pas encore vu de robot-tondeuse capable d’identifier les gros obstacles et de les placer spontanément sur la map : trou, arbre, buisson ou mobilier de jardin… Cet axe d’amélioration pourrait s’inspirer des aspirateurs-robots de pointe, lesquels identifient de mieux en mieux les lits, les canapés, les coins animaux, et même les multiprises bourrées de fils !

En conséquence, nous avons dû ajouter des zones interdites en les traçant nous-même, afin d’éviter à la machine de s’aventurer dans une barrière végétale inhospitalière. Cela ne nous coûte pas plus de six minutes supplémentaires, grâce à un téléguidage stable et ultra intuitif. Enfin la personnalisation implique :
- renommer une zone de travail
- ajouter une zone de travail
- modifier les limites de la zone
- fusionner/diviser des zones
- choisir la hauteur de coupe
- choisir l’angle de tonte
- ajouter des zones interdites
- ajouter un corridor entre deux zones
- créer un motif
- configurer les bordures
Navigation : un système sophistiqué
La Navimow H2 repose sur un système de navigation EFLS LiDAR+ à triple fusion (LiDAR à semi-conducteurs haute résolution, Network RTK et vision). Le LiDAR scanne près de 200 000 points par seconde, jusqu’à 70 m de portée, avec une fréquence d’environ 20 Hz, ce qui génère un nuage de points 3D ultra-dense pour un positionnement au centimètre près, y compris de nuit ou sous des arbres denses. La tondeuse bascule en 1 ms d’un mode de positionnement à l’autre pour rester stable dans les passages étroits (≈70 cm), sur les pelouses ouvertes ou sur les pentes jusqu’à 24°, aidée par un contrôle électronique de stabilité qui limite le risque de dérapage.

Cette cartographie 3D alimente GeoSketch : le jardin est transformé en carte interactive dans l’app, où l’on définit limites, îlots et zones interdites par simple glisser-déposer. En navigation, le H2 segmente automatiquement les zones complexes, planifie des trajectoires optimisées en bandes et s’appuie sur son LiDAR pour détecter très tôt les obstacles (objets de l’ordre du centimètre, structures basses ou suspendues, animaux) tout en conservant une zone de sécurité d’environ un mètre autour de lui.
Sur le terrain : un potentiel à transformer
À la première tonte (70 mm de hauteur), tout se passe à peu près normalement. Avec le mode “bordures” activé, la tondeuse passe trois fois le long des limites de la zone de travail, et une fois autour des zones interdites. Ensuite, elle poursuit son chemin en suivant un trajet en “S”, suivant plus ou moins la direction de tonte configurée au préalable.
C’est quand nous avons baissé la hauteur de la lame à 20 mm que nous avons rencontré quelques problèmes. En premier lieu, la Navimow H210 a commencé à se bloquer sur des racines à peine sorties du sol. En effet, le disque descendant relativement bas, les roues finissaient par perdre contact avec l’herbe en passant sur les rigides renflements végétaux.
Plus tard, elle a eu besoin de notre aide lorsqu’elle devait reculer sur une pente en bordure ou des coins où la terre friable. À ces déconvenues, trois solutions nous sont offertes : activer le système de traction amélioré dans l’application pour stabiliser la machine, modifier légèrement les limites de la cartographie, enfin lever quelque peu la hauteur de la coupe sur terrain complexe (25 ou 30 mm minimum). En général, une tonte à 40 ou 50 mm suffit si on n’est pas sur un green de golf.
Nota Bene : quand elle se repositionne, la tondeuse interrompt la rotation du disque, puis émet un petit signal sonore au moment où elle se remet en route.
Ensuite, nous avons trouvé que la tondeuse manquait souvent de petites zones, laissant des touffes d’herbe à l’abandon. Heureusement, elle aura tendance à repasser sur ces coins non traités. On observe néanmoins un hiatus entre la progression sur la carte (en gris foncé) et l’estimation en pourcentage du travail effectué. On se retrouve alors avec des cycles “complets” alors que la map affiche clairement des trous dans la zone de travail. Cela vaudrait bien une mise à jour sous peu pour éviter les frustrations…

Enfin, nous avons noté une réactivité à toute épreuve chaque fois qu’un capteur entrait en jeu : retour à la station quand il pleut ou qu’il fait nuit, demi-tour face au chat de la voisine, alarme de soulèvement, et mise en route aux horaires de planification prévus.
Nota Bene : l’alarme de 85 dB (mesurés à 1 m de distance) ne s’activera pas au soulèvement de l’appareil si nous l’avons déjà fait sonner lors des dix dernières minutes. Une contrainte dont nous peinons à saisir la plus value…
Mode téléguidé : des améliorations bienvenues
Sur le X330, la tonte téléguidée se montrait relativement timide dès que l’appareil rencontrait un brin plus haut que l’autre. Ici, nous avons la satisfaction de nous charger “manuellement” des petits oublis sans perte de connexion Bluetooth — tant que l’on reste à deux ou trois mètres du robot, ne serait-ce que pour voir où il tond.

L’interface présente un joystick et une gâchette virtuelle pour activer les lames. En outre, elle nous offre trois vitesses de déplacement, et nous permet de choisir la hauteur de lames sans avoir à revenir dans les menus.
Efficacité de tonte : les six lames font leur effet !
Outre les aléas de la navigation, la tonte en elle-même est satisfaisante. Comme tous les appareils testés jusqu’ici, elle fait du mulching (l’herbe tondue est laissée au sol). La largeur de coupe est plutôt confortable et le robot passe sans problème sur l’herbe humide. L’application recommande vivement de ne pas l’utiliser sur un gazon à plus de 8 cm, sans quoi les lames pourraient s’empêtrer dans une pelouse trop drue. Cela étant, nous les avons vues sectionner des branchettes qui traînaient sans difficulté majeure.
Le résultat est donc bien net, jusqu’aux bordures, où nous observons une marge d’environ 5 cm. À cet égard, l’application ne propose pas de configurer une distance chevauchement sur les limites virtuelles, contrairement à Anthbot. Il faut donc élargir la zone au préalable dans la cartographie pour une bordure propre. En revanche, quand les bords sont physiques (muret, bacs, dalles de pierre surélevées), on devra juste se contenter de cette marge.
Nota Bene : on me dit dans l’oreillette que la fonctionnalité « Extreme Edge Contact » est actuellement en développement. Dans les jonctions entre une zone composée de pelouse et une zone dure, la tondeuse franchira légèrement la limite.

Enfin, le volume sonore n’est pas trop élevé, mais il dépasse légèrement les 60 dB annoncés, même en mode silencieux, selon nos mesures. On tourne plutôt autour des 62 dB, entre les roues et le bruit des lames. À 10 mètres, on n’entend plus qu’un vague bourdon.
Autonomie, couverture et temps de recharge
L’autonomie n’est pas le gros atout de la Navimow H210, puisqu’elle ne tient que 90 minutes en cours de tonte grand maximum. En outre, la machine s’arrête dès qu’elle arrive à 15% de batterie pour retourner à son dock de charge, ce qui réduit le temps d’autonomie d’au moins dix minutes. L’appareil reprend automatiquement sa course où il en était dès qu’il remonte à 100% de batterie. Or, rien sur l’application ne nous permet de choisir à quel degré de charge interrompre ou poursuivre la tonte.
Nota Bene : Navimow annonce que cette fonction sera améliorée dès le premier trimestre 2026. Activez bien vos mises à jour OTA !
En mode efficace, la H210 est capable de couvrir 150 m2 en 50 minutes, mais la batterie tombe déjà à plat. En mode silencieux, sur une surface plane avec une herbe moins dense, elle approche les 90 minutes et 175 m2, ce qui reste éloigné des 110 minutes et 190 m2 annoncées par charge. La compensation, pour prétendre à s’occuper d’un terrain de cinq fois cette envergure, c’est la rapidité de charge : 99 minutes pour passer de 0 à 100 %, ce qui est, encore une fois, moins bon que les 70 minutes annoncées mais reste correct. On comptera même plutôt 85 minutes de charge, puisque le robot revient au bercail à partir de 15% de batterie.
Ainsi, en été — soit environ 16 heures d’ensoleillement — en mode efficace, on peut potentiellement compter sur 7 cycles de tonte. Avec environ 150 m2 toutes les 2h15 en comptant la recharge, on parvient à couvrir 1 066 m2 en une journée. En mars ou en novembre, on comptera sur quatre cycles seulement pour environ 11 heures d’ensoleillement, ce qui équivaut à 600 m2/jour. Bien sûr, on peut tondre convenablement un terrain en deux jours, mais cela suppose que la H210 ne commette pas trop d’oublis, surtout sur un terrain beaucoup plus vaste et complexe que le nôtre !
Nota Bene : nous retirons volontairement la tonte nocturne de l’équation, car même si la robotique évite de mieux en mieux les obstacles pour protéger les animaux, la pollution lumineuse affecte quand même la faune.
Maintenance : rien de nouveau de ce côté
En ce qui concerne l’entretien de la tondeuse, on retrouve les gestes habituels : passer un coup de jet d’eau à basse pression sur les roues et sous le châssis, changer les lames quand la tonte perd en efficacité (l’application estime leur degré d’usure), ou encore passer un coup de chiffon doux sur les capteurs quand nécessaire.


Quant à l’hivernage, point de recommandations à ce sujet dans le manuel ni sur l’application. Nous savons néanmoins que les conditions idéales de stockage sont entre 10°C et 35°C, avec une tolérance élargie à -20 C°.

On prendra donc les mesures habituelles, à savoir :
- nettoyage du robot et charge à 90% ;
- rangement dans un carton à l’abri de l’humidité ;
- stockage à l’ombre et à couvert des intempéries dans un garage ou à la cave ;
- retour sur gazon dès les premières lueurs du printemps (mars-avril).
Accessoires et consommables : on attend les mises à jour !
La boutique Segway demeure minimaliste pour une grande marque, ce qui complique la budgétisation fine des accessoires. À l’heure actuelle, voici ce qu’on a :
- 12 lames standard : 19,99 €
- 12 lames durables : 24,99 €
- rallonge : 29,99 €
- abonnement 4G : NC
Sur un an, l’impact “conso” reste mesuré. Les 18 lames fournies (3 jeux) couvrent généralement toute une saison dans un usage standard. Idem avec l’abonnement 4G fourni dès le départ. Sur cinq ans, comptez 4 à 6 remplacements de lames par saison (soit 20 à 30 jeux au total). Comme 3 jeux sont fournis, il reste 17 à 27 jeux à acheter, l’équivalent d’environ 9 à 14 packs (12 lames/pack). Côté budget, cela donne environ 180 à 280 € avec les lames standard ou 225 à 350 € avec les lames « durables » — jusqu’à 280 à 480 € en usage intensif. Si besoin, ajoutez la 4G sur 4 années payantes (~30 €/an), soit ≈120 €. Bilan sur 5 ans : ≈300 à 400 € (standard), ≈350 à 470 € (durables), ≈400 à 600 € en intensif — hors abri et hors éventuel remplacement de batterie.
Verdict relatif à la concurrence
Par rapport aux autres modèles Navimow, la série H2 se positionne clairement comme le haut de gamme “techno”. Le H1 reste la porte d’entrée : EFLS 1.0 (RTK + vision), cartographie manuelle et capteur de pluie, pour des surfaces jusqu’à 3000 m² à partir de 1 399 €. La série i2 mise sur le LiDAR + vision, la cartographie automatique et 6 lames, sans antenne à installer, pour 800 à 2000 m². Le H2 reprend ces atouts et les pousse plus loin : EFLS LiDAR+ (LiDAR + NRTK + vision), GeoSketch, “déposer et tondre” et gestion experte des pentes et obstacles.
Face à la TerraMow V1000, la Navimow H210 joue la carte de la précision absolue (RTK + fusion inertielle) et d’un écosystème plus mûr. La V1000, 100 % vision, séduit par son installation ultra simple et un garage inclus, et aligne des réglages “pro” (vitesse d’avancement/rotation des lames, bordures, direction) qu’on aimerait voir chez Segway, pour un tarif souvent plus doux (≈1 199 €). En contrepartie, sa pente max et sa dépendance à la lumière limitent les terrains compliqués.
Face au Luba mini AWD, la H210 est moins “tout-terrain”. Le Luba combine RTK+vision avec quatre roues motrices, six lames et une motricité bluffante sur dévers, au prix d’une antenne à placer et d’un budget plus élevé (souvent ≈1 599 €). Idéal si votre jardin cumule talus, ornières et herbe dense ; la H210 conviendra mieux aux pelouses standard où l’on valorise la discrétion et la simplicité au quotidien.
Enfin, un outsider pertinent : le Dreame A1 Pro, vision + LiDAR, très “app-centré”, rapide à recharger et riche en automatisations (seuil de retour/reprise après charge), positionné à 999 € (1 599 € hors promo). Il bouscule Segway sur l’ergonomie logicielle, mais n’égale pas toujours la précision d’un RTK bien exposé, avec un design compact mais plutôt « tristounet » comparé à la patte cosmétique de Navimow !