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On en sait (un peu) plus sur la future startup de Yann LeCun

4 décembre 2025 à 15:17

Présent le 4 décembre à la conférence AI-Pulse à Paris , Yann LeCun a lâché quelques informations sur sa future start-up centrée sur la ’“Advanced Machine Intelligence” (AMI) et relevées par Reuters.

S’il na pas dévoilé le nom de baptême de sa prochaine entreprise, le futur ex scientifique en chef de l’IA chez Meta ( qu’il quittera en fin d’année) a indiqué son actuel employeur ne figurera pas parmi ses investisseurs.

Autre info : la start-up pourrait s’installer à Paris.

Fin novembre, le co-lauréat du prix Turing avait annoncé son départ pour créer une start-up consacrée aux « modèles du monde », une nouvelle génération de systèmes d’IA qui apprennent à partir de données visuelles et spatiales plutôt que textuelles.

À l’époque, il avait décrit Meta comme un « partenaire » sans préciser la nature exacte de cette relation.

Son départ intervient dans un contexte de profonde réorganisation de la division IA de Meta. Mark Zuckerberg a réorienté le laboratoire de recherche fondamentale en IA (FAIR), fondé par Yann LeCun en 2013, vers des produits commerciaux et les grands modèles de langage, une stratégie éloignée de sa vision.

Photo : © DR

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Écoconception web : Orange en tête d’un CAC 40 qui stagne

4 décembre 2025 à 14:38

Un nouveau carrousel, un sous-menu de navigation en plus, et le score de performance environnementale d’une page web en pâtit.

L’agence Razorfish et le collectif Green IT font, dans la synthèse de leur dernier baromètre de l’écoconception digitale, une remarque au sujet de ces « contributions qui altèrent les scores à la longue ».

Les scores en question sont calculés avec l’algorithme EcoIndex. Trois paramètres techniques sont évalués en pondérés en fonction de leur contribution aux impacts écologiques : poids de la page (x 1), nombre de requêtes HTTP (x 2) et complexité du DOM (= nombre d’éléments sur la page ; x 3).

Le carrousel et le sous-menu de navigation pris pour exemple ont été ajoutés sur la homepage du site corporate de Veolia.

Veolia carrousel

Veolia sous-menu

Un EcoIndex moyen en baisse dans le CAC 40…

Au niveau du CAC 40, Orange affiche le meilleur score : 57/100 en moyenne pour les 10 pages les plus visitées de son site corporate (données SEM RUSH). L’entreprise a gagné 26 points depuis la première édition du baromètre (2022), avec un DOM réduit de 11 % et 4 fois moins de requêtes.

Suivent, à 54/100, ArcelorMittal (- 18 points par rapport à l’an dernier) et TotalEnergies (+ 2 points). Puis Unibail-Rodamco-Westfield (53/100 ; – 6 points) et Vinci (52 ; – 4 points).

Sur l’ensemble du CAC 40*, le score moyen ressort à 35/100. Il revient ainsi à son niveau de 2022 (34/100), après s’être élevé à 40/100 en 2023 et 39/100 en 2024.

… et sur les sites e-commerce

Dans la catégorie e-commerce, eBay obtient le meilleur score, bien qu’en baisse (43/100 ; – 7 points). Il devance Rue du Commerce (40/100), Darty (28/100), Oscaro (27/100) et Etsy (27/100 ; + 5 points).

Sur les 40 sites e-commerce les plus visités par les Français (classement E-commerce Nation, 2e semestre 2025), la score moyen est de 18/100. La tendance baissière constatée l’an dernier sur le top 50 (- 3 points, à 20/100) se poursuit donc. Elle est corrélée à la complexification des DOM (3977 éléments en moyenne, volume le plus élevé dans l’historique du baromètre).

Penser génératif avant de penser agentique

L’an dernier, Razorfish et Green IT avaient analysé la performance environnementale des interfaces de 12 IA génératives.
Une moitié était axée sur la production de texte (ChatGPT, Claude, Copilot, Gemini, Mistral AI, Perplexity) ; l’autre, sur la création d’images (Civitai, DALL-E, Firefly, Leonardo AI, Midjourney, Pixlr). Les premières avaient été évaluées sur 5 prompts (requêtes de type liste, simplification, comparateur, tableau et code). Les secondes, sur 3 prompts en versions « simple » et « complexe ».

Cette année, l’analyse s’est centrée sur ChatGPT et Perplexity, pour 7 cas d’usage. 4 possibles en génératif (rechercher des horaires, trouver des billets, comparer des produits, créer un itinéraire de voyage). 3 impliquant de l’agentique (mise au panier, réservation de restaurant, remplissage de formulaire).

Pour les besoins génératifs, le meilleur score revient à l’interface standard de ChatGPT (47/100, contre 35/100 pour Perplexity).
Pour les besoins agentiques, c’est l’inverse (30/100 pour Perplexity, contre 17/100 pour ChatGPT). Un écart lié au nombre de requêtes (148 vs 448) et au poids (3,1 Mo vs 11 Mo).

La mise au panier a été testée sur le site de Monoprix, en demandant d’ajouter les ingrédients nécessaires pour préparer « la meilleure recette de fondant au chocolat (très bien notée et validée par plusieurs sites culinaires) ». Il a fallu 14 minutes avec ChatGPT Agent, qui a visité 18 pages. Perplexity a mis un peu moins de 3 minutes en en visitant 4… et en en exploitant 19 indexées au préalable.

Dans les deux cas, c’est le chargement des pages web qui pèse : 85 % des émissions équivalent carbone sur Perplexity, 88 % sur ChatGPT.
Sur les cas d’usage réalisables en mode génératif, l’usage de l’agentique fait exploser le coût environnemental (x 15 sur Perplexity, x 60 sur ChatGPT).

* Composition de l’index au 1er janvier 2025. Un changement par rapport au baromètre précédent : sortie de Vivendi, entrée de Bureau Veritas.

Illustration générée par IA

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Sécurité des e-mails : l’option multifournisseur s’impose

4 décembre 2025 à 10:43

Pour sécuriser ses e-mails, pas simple de faire avec un seul fournisseur.

Telle est en tout cas la vision de Gartner, qui l’exprime dans la synthèse du dernier Magic Quadrant consacré à ce marché. Il la justifie notamment par la difficulté à mesurer l’efficacité des détections. Et recommande d’autant plus de combiner les offres que les chevauchements entre elles se multiplient, favorisant la négociation de remises.

Autre observation : la distinction entre SEG (Secure email gateway) et ICES Integrated cloud email security) commence à s’estomper.
Dans la terminologie du cabinet américain, l’ICES est au SEG ce que l’EDR est – dans une certaine mesure – à l’antivirus : une évolution censée, notamment à renfort d’analyse comportementale, aller au-delà de la détection sur la base de signatures. Elles sont par ailleurs moins périmétriques, s’intégrant le plus souvent aux messageries par API (certaines utilisent des règles de routage ou de la journalisation).

La plupart des fournisseurs de SEG proposent désormais des options de déploiement par API. Tandis que les ICES sont, de plus en plus, enrichis pour effectuer du pre-delivery, soit via les enregistrements MX, soit par modification des règles de flux de messagerie.

La plupart des offreurs proposent désormais une forme de sécurité pour les applications collaboratives. En parallèle, les simulations de phishing évoluent à l’appui de modèles de langage. Lesquels contribuent aussi à étendre le support linguistique des moteurs de détection, au même titre que la vision par ordinateur et l’analyse dynamique de pages web. La détection des mauvais destinataires progresse également grâce à ce même socle (validation sur la base des conversations précédentes).

Trend Micro n’est plus « leader » ; Darktrace et Microsoft le deviennent

D’une édition à l’autre de ce Magic Quadrant, les critères obligatoires sur le plan fonctionnel sont globalement restés les mêmes. Dans les grandes lignes, il s’agissait toujours de proposer un produit indépendant capable de bloquer ou de filtrer le trafic indésirable, d’analyser les fichiers et de protéger contre les URL malveillantes. L’an dernier, il fallait aussi assurer une protection contre la compromission de comptes grâce à divers outils analytiques. Cette année, ces outils sont pris sous un autre angle : l’analyse du contenu des messages et l’exposition de leur sémantique à des admins.

Cisco, classé l’an dernier, ne l’est plus cette fois-ci, faute d’avoir rempli l’intégralité de ces critères. Egress et Perception Point ont aussi disparu des radars, mais parce qu’ils ont été acquis respectivement par KnowBe4 et Fortinet.

Sur l’indicateur « exécution », qui traduit la capacité à répondre à la demande du marché (qualité des produits/services, tarification, expérience client…), la situation est la suivante :

Rang Fournisseur Évolution annuelle
1 Proofpoint =
2 Check Point + 2
3 Darktrace + 5
4 Abnormal AI + 1
5 Mimecast + 1
6 Trend Micro – 4
7 Microsoft – 4
8 KnowBe4 – 1
9 Fortinet + 1
10 IRONSCALES – 1
11 Barracuda + 2
12 Cloudflare =
13 Libraesva nouvel entrant
14 RPost nouvel entrant

Sur l’indicateur « vision », reflet des stratégies (sectorielle, géographique, commerciale, marketing, produit…) :

Rang Fournisseur Évolution annuelle
1 Abrnormal AI =
2 KnowBe4 + 3
3 Proofpoint – 1
4 Mimecast – 1
5 Check Point + 4
6 Darktrace + 6
7 Barracuda =
8 Cloudflare + 5
9 IRONSCALES – 3
10 Microsoft =
11 Fortinet – 3
12 Trend Micro – 8
13 Libraesva nouvel entrant
14 RPost nouvel entrant

Des 6 fournisseurs classés « leaders » l’an dernier, 5 le sont restés : Abnormal AI, Check Point, Know4Be (Egress), Mimecast et Proofpoint. Trend Micro a rétrogradé chez les « challengers » (plus performants en exécution qu’en vision).
Darktrace et Microsoft, « challengers » l’an dernier, sont désormais des « leaders ».

Chez Abnormal AI, les derniers développements ne convainquent pas

Abnormal AI se distingue par ses investissements marketing, la qualité de sa relation client et sa stratégie commerciale qui le rend particulièrement compétitif sur les services professionnels.

Ses développements récents ont cependant échoué à étendre la couverture de son offre aux menaces les plus significatives, remarque Gartner. Qui souligne aussi le peu de ressources commerciales hors Europe et Amérique du Nord par rapport aux autres « leaders », ainsi qu’un moindre effectif sur des aspects comme le product management et la recherche en threat intelligence.

Check Point, pas le plus présent sur les shortlists

Au-delà de la viabilité de son activité sur ce segment, Check Point a, comme Abnormal AI, des pratiques « robustes » en matière de relation client. Gartner salue aussi une interface intuitive et une large couverture des cas d’usage rencontrés dans la sécurisation des e-mails.

Check Point se retrouve toutefois moins souvent sur les shortlists que les autres « leaders ». Il a également moins développé qu’eux sa stratégie verticale et la capacité à régionaliser ses services.

Chez Darktrace, l’effet des ajustements tarifaires se fait attendre

Darktrace se distingue par la nette augmentation de ses effectifs de support technique. Ainsi que par sa feuille de route, jugée bien alignée sur les besoins émergents et potentiellement génératrice d’opportunités par rapport à la concurrence.

Les ajustements de prix effectués depuis le précédent Magic Quadrant doivent encore se refléter dans le sentiment client, observe Gartner. Qui note aussi, par rapport aux autres « leaders », une stratégie marketing moins « agressive » et un retard sur les capacités de régionalisation.

Moins de profondeur fonctionnelle chez KnowBe4

Comme Darktrace, KnowBe4 se distingue par sa roadmap., entre protection contre la compromission de comptes et sécurisation du collaboratif. Sa stratégie verticale fait également mouches, comme l’acquisition d’Egress et la viabilité globale de l’entreprise.

KnowBe4 ne propose néanmoins pas la même profondeur fonctionnelle que les autres « leaders ». Il est aussi en retard sur la relation client et sur le marketing (positionnement non différencié).

Avec Microsoft, attention au bundling

Au-delà de sa viabilité et de son historique sur ce marché, Microsoft se distingue par l’étendue de ses ressources de support et de formation – y compris tierces. Et par sa capacité à répondre effectivement aux menaces émergentes.

Sur le volet services et support, la qualité s’avère variable. Quant à la stratégie produit, elle n’est pas pleinement alignée sur les besoins, en conséquence d’un focus sur des fonctionnalités qui améliorent l’efficacité plutôt que la sécurité. Vigilance également sur la tendance au bundling avec d’autres produits : Microsoft y recourt à un « degré supérieur » aux autres fournisseurs.

Le licensing s’est complexifié chez Mimecast

Gartner apprécie les effectifs que Mimecast a alloués au support technique et à la gestion produit. Il salue aussi le programme partenaires, le niveau de remise sur les contrats pluriannuels et, plus globalement, la visibilité de l’offre sur ce marché.

Depuis l’an dernier, le licensing est devenu plus complexe. S’y ajoute un retard par rapport aux autres « leaders » en matière de relation client. Gartner signale aussi un manque de liant entre le focus sur le risque humain et les enjeux de sécurité des e-mails.

Prix en nette hausse chez Proofpoint

Proofpoint propose un outillage plus large que la concurrence, et continue à étendre son portefeuille – par exemple à la sécurité du collaboratif. Il se distingue aussi par la diversité de sa clientèle et, plus généralement, par la viabilité de son activité.

De la diversité, il y en a moins du point de vue de la présence géographique, en tout cas par rapport aux autres « leaders ». Et la stratégie marketing n’est pas la plus différenciée sur le marché. Les prix ont par ailleurs nettement augmenté en l’espace d’un an.

Illustration générée par IA

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