Vue normale

Test – L’aspirateur laveur Roborock F25 Ultra

13 octobre 2025 à 07:00

À l’occasion de l’édition 2025 de l’IFA qui s’est déroulé à Berlin, la marque Roborock a annoncé un nouveau venu dans sa série « F25 », lancée en janvier 2025 : le modèle F25 Ultra. Depuis le mois de janvier, d’autres modèles sont venus compléter la série et c’est donc ce nouveau modèle Roborock F25 Ultra que nous allons passé en revue aujourd’hui. On se doute bien que derrière cette dénomination « Ultra » se cache surement un modèle haut de gamme de cette série et c’est bien le cas ! Ce modèle Roborock F25 Ultra reprend toutes les fonctions du modèle ACE, mais en ajoutant une fonction vapeur à 150 °C qui pourrait bien faire toute la différence.

Ce nouveau aspirateur laveur Roborock F25 Ultra sera disponible le 20 octobre, à un tarif annoncé au prix public conseillé de 799 euros. Pour rappel, nous avions déjà eu l’occasion de passer en revue le Roborock F25 et vous pouvez retrouver l’ensemble de nos tests de la marque Roborock, en suivant ce lien. Merci à Roborock France d’avoir mis à notre disposition cet exemplaire du F25 Ultra.

La réception du colis :

Notre exemplaire est arrivé directement de Chine via la société DHL, un bon moyen de vérifier la qualité de protection de ce Roborock F25 Ultra, durant ce long voyage. Nous avons donc réceptionné un colis finalement assez imposant. La boite de notre Roborock F25 Ultra est emballée dans un carton brun assez sobre ne portant que la mention de la marque. La première étape va être de s’assurer que les composants à l’intérieur de la boite sont bien protégés pour le transport.

Comme on peut le voir, les différentes faces reprennent des illustrations du Roborock F25 Ultra ainsi que les principales caractéristiques. Roborock met en avant la possibilité de nettoyer à la vapeur à 150 °C, à l’eau chaude à 86 °C, la capacité de la batterie, la présence d’un réservoir pour la solution nettoyante, la compatibilité avec l’application Roborock, etc. Nous reviendrons bien entendu sur toutes ses fonctionnalités lors de notre test.

Dès l’ouverture, on tombe sur une feuille cartonnée, une habitude chez Roborock, qui contient sur son verso un guide d’installation rapide. Celui-ci va vous indiquer les éléments à associer pour monter votre F25 Ultra. Nous vous rassurons de suite, rien de bien compliqué ! La première impression est très positive au niveau de l’agencement des différents composants au sein de la boite, cela fait très sérieux et très haut de gamme.

Nous trouvons dans la première partie de l’emballage, le rouleau de nettoyage, un filtre supplémentaire ainsi que le câble d’alimentation. Comme vous pouvez le constater, les différents accessoires sont parfaitement protégés par un bloc en frigolite. Le premier élément qui va se dévoiler est la base de recharge, de nettoyage et de séchage du rouleau.

Une fois celle-ci ôtée, on enlève deux blocs en frigolite afin de dévoiler notre Roborock F25 Ultra qui arrive, bien entendu, en deux parties : bras et la base de nettoyage. Roborock vous offre également une solution nettoyante ainsi qu’un goupillon de nettoyage. Sachez aussi que les différents éléments disposent de plusieurs protections plastiques afin d’éviter d’être griffé lors du transport. Vous n’avez donc aucune inquiétude sur l’arrivée à bon port de votre balai laveur Roborock F25 Ultra.

Passons à présent au montage de notre Roborock F25 Ultra ainsi qu’au tour du propriétaire.

 

L’installation de notre Roborock F25 Ultra :

Comme nous vous l’avons dit, rien de bien compliqué et c’est évidemment à la portée de tous. La première étape va consister à insérer le manche du balai dans la partie basse. Comme on peut le voir, l’extrémité possède une connectique qui va permettre la transmission des infos entre la base du balai et les boutons présents sur le manche.

On peut s’apercevoir directement de son efficacité à se positionner horizontalement à 180°. Ce n’est pas réellement une nouveauté dans la gamme des aspirateurs laveurs de Roborock, puisque le Roborock Flexi Pro, que nous avons déjà testé, possède lui aussi cette aptitude. La position du bras lui permet de pouvoir se positionner parfaitement à l’horizontale et une petite roulette, placée sur la poignée, permet de le faire glisser très facilement. Il peut ainsi descendre sa hauteur à 12,5 cm et pourra même être commandé à distance, dans cette position, via l’application !

La position du réservoir d’eau propre a également changé, puisque sur notre Roborock F25 Ultra, elle se trouve en partie basse, au niveau du rouleau de nettoyage. Ce changement d’emplacement permet à la série F25 de se glisser parfaitement à l’horizontale, mais en contre parie, la partie basse voit sa hauteur augmenter.

Faisons le tour de notre Roborock F25 Ultra :

Ce nouveau Roborock F25 Ultra dispose d’une puissance d’aspiration de 22 000 Pa, ce qui le place dans les plus performants de sa catégorie. Roborock annonce une autonomie de 60 minutes en mode AUTO. Comme vous avez pu le constater sur les photos, les différents éléments plastiques sont aussi protégés par un film autocollant afin d’éviter que ceux-ci ne soient griffés durant le transport.

Sachez que la version F25 Ultra dispose d’un réservoir d’eau propre de 1000 ml et d’un compartiment dédié pour la solution nettoyante de 100 ml. Pour rappel, vous retrouvez, offert avec votre F25 Ultra, une solution nettoyante de 200 ml. Le réservoir peut s’ôter facilement afin de le remplir et cette position permet d’avoir un poids supplémentaire au niveau de la brosse de nettoyage améliorant ainsi la pression sur le sol. On peut voir les différentes buses du réservoir, qui achemine l’eau propre, la solution nettoyante ainsi que la vapeur. Notez que c’est via l’application que vous pourrez déterminer la quantité d’eau ainsi que de solution nettoyante que vous désirez utiliser.

Le bac d’eau usagée se trouve sur la face avant et a une capacité de ???? ml. Puisque le réservoir d’eau propre n’est plus en partie haute, cela permet d’augmenter énormément la capacité du réservoir d’eau sale. Pour comparaison, celui de notre Roborock Flexi Pro n’est que de 450 ml. Il dispose d’un filtre sur sa partie haute ainsi qu’une poignée afin d’ôter plus facilement le module filtrant.

Nous pourrons, lors de notre test, juger de l’efficacité de ce dernier notamment avec les poils d’animaux et les cheveux. Pour rappel, le principe est que l’eau clair est envoyée vers la brosse rotative, celle-ci est ensuite raclée et l’eau usagée est réinjectée dans le réservoir contenant l’eau sale. Le système de filtration est beaucoup plus complexe grâce au volume plus important du réservoir.

 

La base de notre Roborock F25 Ultra :

Élément essentiel, la base de notre F25 Ultra va assurer le nettoyage de votre sol. Voyons en détails comment celle-ci est conçue. Contrairement à certains modèles, on ne retrouve ici qu’une seule brosse à rouleau. Roborock met en avant la possibilité de nettoyer très près des plinthes (< 1mm), que ce soit à gauche ou à droite, même si le rouleau ne dépasse pas vraiment du cadre comme c’était le cas sur le Dyad PRO.

Comme nous vous le disions, le rouleau peut être facilement enlevé et dévoile ainsi le moteur qui est situé à l’intérieur du rouleau lorsque celui-ci est en place. Roborock annonce que celui-ci peut tourner jusqu’à 450 tours/minutes. Il nettoie les dégâts secs comme humides. On peut aussi apercevoir sur la photo de gauche, le grattoir jaune qui permet d’éviter l’emmêlement des cheveux sur le rouleau. + nom techno. Le F25 Ultra ajustera la vitesse du rouleau et l’aspiration en fonction de la détection de saleté via son capteur intelligent DirTect. On peut aussi apercevoir les différentes LED afin de vous assurer une visibilité optimale.

Mais la grande nouveauté réside dans les deux nouveaux modes de nettoyage via les technologies VaporFlow et WaveFlow conçues pour l’élimination des saletés tenaces et un nettoyage hygiénique.

Sachez que la base permet un nettoyage à 90 °C le rouleau qui alternera des mouvements avants et arrières pour être le plus efficace possible. Mais grâce à la vapeur, vous pourrez aussi profiter d’un lavage à 150 °C ! Le séchage peut s’exécuter en 5 minutes grâce à un séchage à 90 °C ou en 30 minutes, pour un séchage silencieux.

On retrouve aussi sur le dessous, deux petites roulettes. Notre modèle bénéficie lui de deux grandes roulettes supplémentaires comme sur le Flexi Pro afin de bénéficier de la technologie SlideTech qui va vous permettre d’avoir une traction vers l’avant, mais aussi vers l’arrière synchronisée avec la vitesse du rouleau. Le principe est de faciliter le nettoyage du sol et de réduire votre effort.

 

Le bras et ses différentes fonctions

Nous arrivons finalement au sommet de notre F25 Ultra. La poignée regroupe trois fonctions. La première, essentielle, est la mise sous tension ou l’extinction du balai. La seconde permet de changer le mode de nettoyage avec comme option : AUTO, vapeur, eau chaude et éponge. Lorsque le F25 Ultra est sur sa base, les touches ont alors d’autres fonctions. Enfin, le troisième bouton permet de lancer la procédure d’auto-nettoyage. Notez que celui-ci pourra aussi être paramétré dans l’application.

Une petite roue, sur l’arrière du bras, permet de faire glisser le balai lorsqu’il est positionné à 180°. Un écran se trouve sur le haut de la zone abritant le réservoir d’eau sale. Celui-ci vous permet de visualiser l’autonomie de votre Roborock F25 Ultra, le mode de nettoyage choisi ainsi que le niveau de saleté détecté. Comme s’est devenu une habitude, ce F25 Ultra possède la position parking qui lui permet de tenir debout tout seul ! C’est devenu courant maintenant sur ce type de produit et c’est un réel plus dont plus personne ne pourrait se passer. Une fois votre Roborock F25 Ultra placé en mode parking, il se met directement en pause.

Tous les modèles de la série F25 ne sont pas compatibles avec l’application, mais bien entendu, ce modèle haut de gamme l’est totalement. Comme nous avions déjà installé l’application pour tester le Roborock Dyad Pro, Pro Combo, le Qrevo MaxV, pas besoin de la réinstaller pour notre F25 Ultra. Nous vous invitons à jeter un œil à notre précédent article pour l’installation de cette dernière, qui elle aussi, ne demande pas de compétence particulière. Notez que l’interface a bien évolué ces derniers mois.

 

Ajoutons un nouveau produit Roborock :

Comme l’application est déjà installée, il va nous suffire de cliquer sur l’ajout d’un appareil en scannant le QR code afin de le connecter à votre réseau WiFi. Veillez aussi à avoir rechargé votre F25 Ultra avant d’ajouter ce nouveau produit à votre application. Le logiciel va ainsi identifier les différentes réseaux WiFi disponibles et à vous de choisir celui auquel il sera associé. Votre smartphone et le F25 Ultra vont communiquer ensemble afin d’établir la liaison. Lorsque l’application a trouvé votre aspirateur laveur, le logiciel exécutera une mise à jour du micrologiciel.

N’hésitez pas à sélectionner les mises à jour automatique afin de garder toujours à jour votre F25 Ultra. Ces correctifs sont souvent bien utiles pour votre usage au quotidien.

En cliquant sur la petite roue située en haut, à droite, vous aurez accès à une première partie des réglages des paramètres de votre aspirateur laveur Roborock F25 Ultra. Vous pourrez ainsi activer ou désactiver l’éclairage, le mode de contrôle à distance,le niveau du détergeant, les paramètres des alertes vocales, le statut d’utilisation des composants, partager votre appareil, consulter le manuel d’utilisateur, obtenir des informations sur votre produit et enfin, réaliser les mises à jour du logiciel.

Au niveau de l’écran d’accueil, vous pourrez voir le niveau de charge de votre aspirateur laveur ainsi que lancer l’auto-nettoyage et le séchage. Enfin, vous pourrez modifier certains modes de nettoyage en réglant la puissance d’aspiration et le niveau d’eau, ainsi que les roues motrices. Pour rappel, vous disposez de quatre modes : AUTO, vapeur, eau chaude et éponge.

Maintenant que nous avons fait le tour de l’application, que notre réservoir d’eau propre est rempli, que le réservoir de détergeant l’est aussi et notre aspirateur laveur Roborock F25 Ultra pleinement chargé, débutons les tests !

Nettoyage de la maison : carrelage et parquet

Ayant reçu ce Roborock F25 Ultra bien avant la levée du NDA, nous avons largement eu l’opportunité de le tester. Comme vous pouvez le voir sur les photos ci-dessous, notre carrelage est un modèle « à l’ancienne », c’est-à-dire, avec une surface non-plane et des joints profonds de quoi mettre à mal le Roborock F25 Ultra. Une autre série de tests sera réalisée sur un parquet vitrifié.

Mise sous tension et choix du mode via le bouton sur la poignée. Dans ce test, nous opterons pour le mode AUTO, eau chaude et vapeur. Lors de la première utilisation, le rouleau s’humidifie sous toute la longueur après deux ou trois passages, laissant très peu de traces sèches.

Pour rappel, voici les quatre modes disponibles : éponge, AUTO, vapeur et eau chaude. Le mode vapeur demande un décompte jusque 99 afin de s’activer, le temps que votre appareil atteigne la bonne température.

Ce qui frappe directement, c’est son poids, c’est étrange à dire, mais face au Flexi Pro, on ressent une réelle différence. Le maniement est très fluide et vous n’aurez pas besoin de faire d’effort, c’est lui qui va se charger d’avancer et vous n’aurez qu’à le guider selon l’endroit que vous désirez rafraichir. Le fait d’avoir le réservoir en position basse, au-dessus de la zone de nettoyage et d’aspiration améliore pour beaucoup la fluidité des mouvements et la stabilité avec le sol.

L’un de ses points forts est bien entendu sa capacité à se glisser sous les meubles, avec une hauteur minimale de 12,5 cm, il se glisse très facilement partout. La petite roulette présente sur la poignée est un réel plus pour le faire glisser lorsqu’il est à 180°. Un autre élément très appréciable est le rétroéclairage LED qui permet de vérifier la propreté lors du nettoyage. En mode AUTO, l’autonomie est très bonne et dure 40 bonnes minutes, avec, le besoin de vider une fois le réservoir d’eau sale.

En mode full « vapeur », l’autonomie est assez faible et c’est assez logique, puisque la température de la vapeur peut atteindre les 150 °C. Nous sommes sur une autonomie d’une vingtaine de minutes, et n’oubliez pas qu’il faut attendre afin que le mode « vapeur » soit actif. N’oubliez pas, et cela nous semble logique, d’utiliser ce mode sur des taches bien précises, mais pas pour un nettoyage complet de votre habitation, au risque de devoir passer régulièrement par la case recharge. Finalement, c’est le mode eau chaude qui nous a le plus convaincu, avec une autonomie de plus de 30 minutes, largement suffisante pour nettoyer les 130 mètres de notre rez-de-chaussée.

Plus un gadget technologique, mais vous aurez la possibilité de manœuvrer à distance le Roborock F25 Ultra, mais uniquement lorsque celui-ci sera positionné à 180°. Nous avons testé ce mode sur notre carrelage et sur le parquet. Si sur ce dernier, nous n’avons rencontré aucun souci, sur le carrelage, c’était plus compliqué. La marche arrière ne fonctionne pas, les roues patinent. Si vous désirez piloter le nettoyage depuis votre canapé, alors vous devrez opter pour un robot aspirateur.

Le mode « AUTO » fait le job, à condition d’être utilisé principalement pour « rafraichir » votre maison. Si le mode « vapeur » est très efficace, il faudra cependant patienter afin qu’il s’active et ne pas l’utiliser durant toute la période de votre nettoyage, au risque d’avoir une autonomie plus restreinte. Mais, pour nous, c’est vraiment le nettoyage à l’eau chaude qui est le principal atout de ce Roborock F25 Ultra. Pour avoir l’opportunité de passer en revue, régulièrement, les produits Roborock, nous sommes très satisfaits de voir l’évolution entre les différentes séries, mais aussi entre les différents modèles d’une même série. Certes, un tarif de 799 euros est très élevé, mais c’est pour nous, le meilleur aspirateur laveur que nous aillons eu entre les mains. Si nous devions émettre un souhait sur la prochaine série, ce serait la possibilité de pouvoir « juste » aspirer les poussières, mais sans devoir moduler l’aspirateur comme c’est le cas avec des modèles Combo. Nous sommes conscients de la difficulté, mais la présence de deux réservoirs, l’un pour les poussières et l’autre, pour l’eau sale, est peut-être une solution à envisager.

Le prix de 799 euros nous a aussi fait réfléchir sur l’investissement d’un aspirateur laveur face à un robot aspirateur, le catalogue de Roborock en disposant à tous les tarifs. Les prix pouvant, dans le cas du F25 Ultra, être sensiblement identiques. Il faut comprendre que ces deux produits n’ont pas les mêmes fonctions. Un œuf qui tombe dans votre cuisine, vous ramassez la coquille et hop, vous dégainez votre F25 Ultra, par contre, si vous ne disposez que d’un aspirateur robot, c’est obligation de sortir votre smartphone, ouvrir l’application et déterminer la zone à nettoyer tout en attendant l’arrivée du robot. L’usage n’est pas du tout le même, mais c’est le fait de combiner les deux qui permet de répondre sereinement à toutes les petites catastrophes de la vie courante.

Or Award Vonguru

Nous avons hésité sur l’award à lui décerner, en hésitant entre l’or et l’argent, à cause de son tarif élevé, mais finalement, nous conserverons l’or, en sachant que vous achetez ce F25 Ultra en sachant qu’il est certainement ce qui se fait de mieux actuellement, mais que cela à un prix. Merci à Roborock France d’avoir mis à notre disposition cet exemplaire du F25 Ultra.

Test – L’aspirateur laveur Roborock F25 Ultra a lire sur Vonguru.

Test – Écouteurs Sleep A30 de Soundcore

9 octobre 2025 à 22:22

Que valent les écouteurs Sleep A30 de Soundcore ?

Puisque nous avions testé les Sleep A10 et les Sleep A20, nous avions hâte de pouvoir mettre la main sur la nouveauté du genre chez Soundcore répondant au nom de Sleep A30. Voyons ensemble les nouveautés apportées par ce modèle, et surtout, surtout, est-ce que nos nuits seront tout à fait sans bruit ?

Vous les retrouverez au prix de 249,99 € sur Amazon. Place au test !

 

Unboxing

La boîte des Soundcore Sleep A30 reprend l’esthétique sobre et premium chère à Anker. En façade, une grande image des écouteurs et de leur boîtier illustre clairement le produit, avec le logo Soundcore et la promesse d’un sommeil sans bruit grâce à la réduction active et au masquage adaptatif des ronflements.

L’arrière est plus technique, présentant les principales fonctions et l’autonomie, accompagnées de pictogrammes rassurants sur la qualité et la connectivité. Les côtés affichent les informations pratiques comme la couleur du modèle, le contenu de la boîte et quelques logos de certification, tandis que le dessous regroupe les mentions légales, le code-barres et le numéro de série.

Soundcore A30 Sleep

 

Caractéristiques techniques

Marque Soundcore
Couleur Blanc
Emplacement Intra-auriculaire
Forme Intra-Auriculaire
Impédance 16 ohms
Insonorisation Suppression active du bruit
Réponse en fréquence 20 KHz
Nom de modèle D1301
Technologie de connectivité Sans fil
Composants inclus Câble de rechargement 

Fonctionnalités

  • Bloque les bruits nocturnes grâce à la réduction active du bruit – la technologie ANC de réduction active du bruit s’adapte à vos oreilles et réduit encore davantage les bruits, pour vous permettre de profiter d’un sommeil réparateur. Blocage efficace des ronflements, des bruits du voisinage et de la circulation.
  • Système adaptatif de suppression des ronflements – Le boîtier de charge suit et analyse les ronflements, tandis que vos écouteurs optimisent en continu le système de suppression des ronflements, pour que vous puissiez dormir toute la nuit sans être dérangé.
  • Son cérébral généré par IA pour un endormissement rapide – Les battements binauraux diffusent des fréquences différentes dans chaque oreille, synchronisant vos ondes cérébrales avec des rythmes propices au sommeil. Personnalisez votre paysage sonore pour vous endormir plus rapidement.
  • Confort toute la nuit, même en dormant sur le côté – Dotés d’un silicone ultra-doux, de tiges courtes et d’un design fin et léger, ces écouteurs réduisent la pression pour un confort optimal, même en position latérale.
  • Votre solution de sommeil personnalisée – Personnalisez votre son du coucher, vos rappels de sommeil, vos alarmes intégrées et bien plus encore grâce à une configuration simple et tout-en-un pour des nuits paisibles — exactement comme vous les aimez.

Contenu

  • Les écouteurs Sleep A30

  • Le boîtier de charge

  • Un câble USB-C pour la recharge

  • Plusieurs embouts en silicone

  • Des embouts en mousse mémoire de différentes tailles

  • Des ailettes de différentes tailles pour le maintien dans l’oreille

  • Le manuel utilisateur

Soundcore A30 Sleep

 

Test & Application

Les Soundcore Sleep A30 by Anker font partie de ces objets connectés qu’on découvre avec curiosité, puis qu’on adopte sans même s’en rendre compte. Le pari d’Anker avec cette nouvelle génération est ambitieux : proposer de véritables écouteurs de sommeil, capables à la fois de bloquer les bruits extérieurs, de masquer les ronflements, et de rester si confortables qu’on en oublie leur présence en dormant dessus. Un défi que peu de marques ont réellement tenté de relever jusqu’ici.

Dès la prise en main, on comprend qu’on a affaire à un produit pensé pour la nuit. Le boîtier est compact, au design doux et mat, tandis que les écouteurs, minuscules, paraissent presque fragiles tant ils sont légers. En les plaçant dans l’oreille, la première impression est rassurante : le confort est excellent, même pour les dormeurs latéraux. Anker promet un profil 7 % plus fin que sur les anciens Sleep A20, et cela se sent. Les Sleep A30 se logent naturellement dans le creux de l’oreille sans appuyer ni provoquer de gêne après plusieurs heures, ce qui est essentiel pour un usage nocturne.

Mais le vrai changement se joue à l’intérieur. Les Sleep A30 sont les premiers écouteurs de sommeil de la marque à intégrer une réduction active du bruit (ANC), une fonction encore rare dans cette catégorie. Le système filtre efficacement les basses fréquences, ces bruits sourds de circulation, de moteurs ou d’appareils ménagers qui perturbent les nuits en appartement. À cela s’ajoute une fonction particulièrement intéressante : le masquage adaptatif des ronflements. Le boîtier capte les sons environnants et ajuste en temps réel un bruit de couverture, une sorte de rideau sonore qui vient envelopper le ronflement plutôt que de tenter de le supprimer. Le résultat n’est pas magique, mais impressionne tout de même beaucoup : les ronflements modérés disparaissent presque complètement, et les bruits forts se font nettement moins distincts.

Soundcore A30 Sleep

L’expérience est d’autant plus agréable que Soundcore a soigné la dimension logicielle. L’application compagnon permet de choisir parmi une large bibliothèque de sons apaisants, d’ajuster l’intensité du masquage, mais aussi de suivre la qualité du sommeil. On y retrouve des statistiques précises sur la durée, les cycles, les mouvements ou encore le nombre de réveils, le tout présenté avec clarté. L’alarme douce intégrée, qui réveille par un son discret dans les écouteurs sans déranger le reste de la chambre, est un vrai plus. Même le petit détail « Find My Earbud », utile quand on égare un écouteur entre deux draps, montre à quel point Anker a pensé à tout.

Côté son, il faut être clair : les Sleep A30 ne sont pas faits pour écouter des albums entiers de jazz ou de rock. Leur signature sonore est volontairement douce et équilibrée, taillée pour les ambiances relaxantes, les bruits blancs et les sons de nature. Pour cet usage précis, ils sont excellents. Et si on veut lancer un podcast ou une méditation guidée, la restitution est nette, sans sifflement ni saturation.

La seule ombre au tableau vient de l’autonomie, correcte mais pas exceptionnelle. En mode Bluetooth avec ANC activé, les écouteurs tiennent environ six heures et demie, ce qui suffit pour une nuit légère, mais impose une recharge non seulement quotidienne, mais plus gênant, vous terminerez souvent vos nuits sans eux. Heureusement, le boîtier offre plusieurs recharges pour atteindre environ quarante-cinq heures d’autonomie totale. Les commandes tactiles, elles, peuvent manquer de précision, obligeant parfois à s’y reprendre à deux fois pour ajuster le volume ou mettre en pause. Rien de dramatique, mais un petit point à améliorer pour les A40.

Conclusion 

Vendu autour de 249 €, le Sleep A30 s’adresse clairement à celles et ceux qui veulent un compagnon de nuit haut de gamme car oui, le prix n’est pas à la portée de toutes les bourses. C’est un investissement, mais aussi un réel confort pour ceux qui en ont besoin : le silence n’est jamais total, mais la paix sonore qu’ils procurent est réelle. Pour les citadins, les voyageurs, ou simplement les dormeurs sensibles aux bruits du quotidien, ces écouteurs redéfinissent ce que peut être un accessoire de sommeil.

Les Sleep A30 ne transforment pas les ronfleurs en partenaires totalement silencieux, mais ils les rendent enfin supportables. C’est déjà une petite révolution.

Argent Award Vonguru

Test – Écouteurs Sleep A30 de Soundcore a lire sur Vonguru.

vSphere/NSX-T : On remet le couvert avec un nouvel environnement de test et qualification, partie 1

Par : Cédric
9 septembre 2021 à 18:54
Hello les gens ! un grand bonjour, après plus de 3 mois de pause motivation, changement de perspective et re-faisage de monde. La rentrée est là, et les chantier techniques reprennent, avec des jolis projets, notamment, le recyclage de nos vieux VxRail et la mise en place d'un environnement tout neuf avec du VSAN, du NSX-T, du Cloud Director 10.3. Ce billet sera peut-être un peu "fourre-tout", mais il me permet de me remettre le pied à l'étrier du "RETEX" (ça me manquait, en fait) à la sauce vBlog.io ^^.

Test presse à chaud VEVOR 2-en-1 : personnalisation de T-shirts et casquettes

Entre T-shirts personnalisés, casquettes uniques et textiles customisés, la presse à chaud VEVOR 2-en-1 promet de transformer vos idées en créations concrètes. Compacte, équipée d’une plaque de 38 x 38 cm et d’un module pour casquettes, elle vise à séduire aussi bien les makers, les autoentrepreneurs, les fablabs ou associations en quête d’une solution abordable […]

Cet article Test presse à chaud VEVOR 2-en-1 : personnalisation de T-shirts et casquettes a été publié en premier sur Framboise 314, le Raspberry Pi à la sauce française.....

Gobs Death Robot

24 août 2025 à 08:50

Hier, j'ai eu l'occasion de tester le jeu Gobs Death Robot, issu du dernier défi Trois Fois Forgé, organisé tous les ans par le site PTGPTB.fr.

J'avais participé à ce défi de création collective de jeux de rôle il y a 4 ans, et j'adore son principe : concevoir des …


Permalien

Êtes-vous « à fleur de peau » ? Ce questionnaire vous le révèle

28 juillet 2025 à 07:07

Découvrez ma Lettre au format AUDIO 🎧

Nouveau : si vous préférez écouter ma lettre plutôt que de la lire, cliquez ci-dessous :

Loading the Elevenlabs Text to Speech AudioNative Player…

Cher(e) ami(e) de la Santé,

La semaine dernière, je vous ai parlé de l’incroyable vie intérieure des personnes hypersensibles.

Elle peut se résumer par cette phrase de Goethe : « les joies infiniment, les souffrances infiniment ».

De fait, les hypersensibles ressentent profondément les joies les plus simples, mais sont aussi plus vulnérables aux coups durs et frustrations de la vie.

Heureusement, cela se « travaille », et avec un peu d’entraînement, l’hypersensible peut mener une vie épanouie, riche en émotions positives.

Pour cela, il faut d’abord que l’entourage sache s’adapter à l’hypersensible.

La clé pour rendre un hypersensible heureux

C’est particulièrement important dans l’enfance : lorsque les hypersensibles ont vécu une enfance difficile, ils risquent de le « payer » cher tout au long de leur vie.

Alors gardez toujours à l’esprit que les hypersensibles ont besoin de compréhension et tolérance :

  • sur leur besoin de solitude: ils sont tellement stimulés par les relations sociales qu’ils ont besoin de s’isoler régulièrement, pour recharger les batteries ;
  • sur leur besoin de temps pour prendre une décision (ou digérer une information) ;
  • et sur leurs émotions fortes : ne jugez pas leur joie ou tristesse apparemment « excessive », vous n’êtes pas dans leur peau !

Ils ont aussi besoin de votre délicatesse si vous avez une critique à leur formuler ! (Cela vaut pour tout le monde, mais particulièrement pour les hypersensibles).

Globalement, l’hypersensible vous sera reconnaissant de comprendre qui il est, et de sentir que vous l’acceptez comme tel !

Après, il est vrai que l’hypersensible a aussi un peu de travail à faire sur lui-même :

D’abord, réaliser et s’assumer !

Si vous êtes hypersensible, la première des priorités est de réaliser que vous l’êtes !

Quantités d’hypersensibles se torturent pendant des années en se disant qu’il y a « quelque chose qui cloche » avec eux-mêmes.

Ils se sentent en décalage, voire « anormaux », ou même « extra-terrestres » !

Pour compenser, ils ont tendance à choisir une de ces deux mauvaises solutions :

  • Tout faire pour paraître « normal », faire des efforts insensés pour se « sur-adapter » et se fondre dans la masse – en ayant une peur permanente d’être « démasqué »…
  • Ou au contraire se retirer du monde, et se priver de mille activités ou projets intéressants, de peur de succomber à des vagues d’émotions.

Ainsi, une hypersensible raconte qu’elle se privait d’inviter des personnes à dîner : elle avait trop peur que ses invités s’éternisent et la plongent dans un état d’épuisement intolérable.

Mais maintenant qu’elle s’assume vis à vis des autres, elle définit avec ses invités, à l’avance, leur heure de départ, et les dîners qu’elle organise se passent à merveille !

Beaucoup d’hypersensibles ressentent un sentiment de délivrance quand ils découvrent que l’hypersensibilité est une catégorie psychologique reconnue, qu’elle est assez répandue (10 à 20 % de la population), et que sa cause est purement génétique !

En fait, ils n’ont rien « d’anormal ». Ils sont « juste » nés avec un système sensoriel plus développé que les autres.

C’est plutôt une sorte de don, pas facile à manier au départ, mais qui peut rendre plus heureux, avec des joies plus intenses que les autres !

Donc si vous vous êtes reconnu hypersensible en lisant tout ceci, ce n’est pas un problème, au contraire !

Notez bien que vous n’avez pas besoin de remplir tous les critères décrits dans ma dernière lettre pour être hypersensible.

J’ai fait exprès de décrire le « pur hypersensible à 100 % », pour que ce soit plus parlant, mais on peut l’être à 70 ou 80 % !

Si vous avez un doute, je vous conseille de remplir ce questionnaire international de référence (en anglais) : https://hsperson.com/test/highly-sensitive-test/

Et si vous ne parlez pas anglais, sachez que Psychologie Magazine a élaboré un test, moins scientifique mais acceptable, à consulter ici.

Une fois que vous savez qui vous êtes, les bons réflexes sont d’une simplicité étonnante.

Vous êtes hypersensible ? Faites ceci !

Car il me faut maintenant vous révéler la meilleure des nouvelles pour les hypersensibles.

Oui, c’est vrai, ils sont plus à risques d’anxiété, stress et dépression.

MAIS ils ont aussi de plus grandes facilités que les autres pour surmonter leurs éventuelles difficultés psychologiques, lorsqu’ils font les bons choix et les bons exercices !

Par exemple, on sait que les psychothérapies (contre l’anxiété ou la dépression) sont plus efficaces avec les hypersensibles qu’avec la moyenne des gens.

Est-ce parce qu’ils sont plus réceptifs à ce qu’on leur dit ? Ou plus perfectionnistes dans la mise en œuvre des conseils qu’on leur donne ? Je ne sais pas, mais le résultat est là.

Contre le stress et la surcharge d’émotions, ils ont donc tout intérêt à faire des activités relaxantes pour le corps et l’esprit comme le yoga, le taï-chi ou la sophrologie.

Une technique appelée EFT (Emotional Freedom Technique) peut faire des miracles en cas d’urgence, comme une attaque de panique ou une angoisse intense.

Même des exercices de respiration très simples (3 grandes respirations fortes) peuvent soulager efficacement les hypersensibles en quelques secondes.

Et puis, il y a une chose fondamentale, sur laquelle tout le monde est d’accord :

Ce qui marche le mieux, pour éviter les inconvénients de l’hypersensibilité, c’est la pleine conscience.

Cette technique est bénéfique à tout le monde… mais les résultats sont particulièrement puissants chez les hypersensibles[1].

C’est très simple, en apparence, mais cela demande un peu de travail.

L’erreur que font la plupart des gens, c’est de chercher à « réprimer » leurs sensations ou émotions.

La clé, c’est au contraire de les accepter, sans jugement.

N’ayez plus jamais honte de votre émotivité : acceptez-la au contraire pleinement, avec bienveillance.

Plutôt que de pester contre une émotion, commencez par la décrire, avec le plus de détails possible. Est-ce de la colère ou du ressentiment ? De l’envie ou de la rancune ?

Puis, pensez de façon plus précise à ce que vous ressentez physiquement. Essayez de voir où vous ressentez votre émotion, exactement, dans votre corps. Est-ce une boule dans l’estomac ? Est-ce un souffle coupé ? Une tension dans un muscle ?

Comprenez bien – c’est capital – que vous n’êtes pas votre émotion. Il y a une grosse différence entre « être en colère » et « se sentir en colère ».

Ne vous identifiez jamais à votre émotion : elle est un simple signal de votre corps, et non une vérité révélée.

Dites-vous plutôt : « je me sens en colère et ce n’est pas un problème. Je vais m’autoriser à accepter le fait que je ressente cette émotion ».

Gardez en tête que les émotions vont et viennent, comme les nuages dans le ciel.

Mais encore une fois n’essayez pas de « supprimer » votre émotion. N’essayez même pas de « reprendre le contrôle ».

Accueillez-la comme quelque chose d’extérieur à vous, sans jugement.

Et vous verrez, les résultats sont extraordinaires.

En Occident, on appelle cela la « méditation en pleine conscience ».

Les bouddhistes, eux, ont une technique similaire, appelée vipassana.

Je le précise, car une hyper-hypersensible m’a dit qu’un stage de vipassana avait « changé sa vie ».

Le principe est exactement le même que la pleine conscience : il s’agit d’accepter l’émotion négative (équanimité), ne pas vouloir qu’elle s’en aille, et se focaliser sur ses répercussions physiques, ce qui permet de prendre du recul.

Cela demande un peu d’entraînement, mais c’est redoutablement efficace. 

Alors n’attendez plus pour essayer… que vous soyez hypersensible… ou non !

Bonne santé,

Xavier Bazin

PS : Certains hypersensibles peuvent aussi avoir d’autres particularités psychologiques qu’il ne faut surtout pas confondre avec l’hypersensibilité !

Par exemple, on dit souvent que les hypersensibles ont une grande « intelligence émotionnelle », qu’ils sont à l’aise dans les relations sociales, et souvent très appréciés par les autres, parce qu’ils sont par nature très attentifs aux émotions et désirs d’autrui.

C’est vrai pour beaucoup d’entre eux, mais c’est totalement faux pour une petite minorité d’hypersensibles qui ont au contraire un mal fou à comprendre comment les autres fonctionnent et à s’adapter en société.

On les appelle parfois « Asperger », et je vous en reparlerai dans une prochaine lettre, car ils ont une personnalité fascinante, eux aussi.

L’incroyable vie intérieure des hypersensibles

21 juillet 2025 à 07:54

Découvrez ma Lettre au format AUDIO 🎧

Nouveau : si vous préférez écouter ma lettre plutôt que de la lire, cliquez ci-dessous :

Loading the Elevenlabs Text to Speech AudioNative Player…

Cher(e) ami(e) de la Santé,

Êtes-vous hypersensible ?

Votre conjoint l’est-il ? Vos enfants ? Petits-enfants ? Un de vos collègues ?

Si vous pensez que oui – ou si vous n’êtes pas sûr – lisez bien cette lettre.

Cela fait 25 ans que les scientifiques travaillent sur les personnalités hypersensibles, et leur conclusion est claire :

Si vous avez quelqu’un d’hypersensible dans votre entourage, il est capital d’en être conscient !

Vous n’imaginez pas comme votre relation avec les autres peut être améliorée simplement parce que vous savez qui est en face de vous !

Et si c’est vous qui êtes « à fleur de peau », vous verrez qu’il existe des techniques simples et efficaces pour mieux dominer vos tsunamis sensoriels.

Mais d’abord, voyons ensemble de quoi il s’agit exactement :

Petit portrait d’une personnalité méconnue : l’hypersensible

Comme son nom l’indique, l’hypersensible ressent les émotions plus fortement que les autres.

Face au même événement plaisant, alors que la plupart des gens vont esquisser un sourire de gaité, les grands hypersensibles sont capables d’exploser de joie.

Après une mauvaise nouvelle, beaucoup de gens vont avoir un « coup de mou » de quelques heures, mais l’hypersensible, lui, risque d’être « déprimé » pendant 2 jours.

Mais ce qu’on ignore souvent, c’est que ce n’est pas seulement une question d’émotions.

L’hypersensible a tendance à ressentir vivement toutes les sensations, comme :

  • La lumière : les lumières vives l’éblouissent plus que la moyenne (et l’hypersensible est très sujet à la dépression saisonnière en hiver, faute de soleil) ;
  • Les odeurs : si votre voisin a abusé de l’eau de Cologne, vous serez peut-être incommodé – mais l’hypersensible, lui, risque de se sentir étranglé par l’odeur !
  • Les sons : peut-être réussissez-vous sans trop de problèmes à vous concentrer dans un endroit bruyant – pour l’hypersensible, c’est un défi presque insurmontable.

Cela peut aller jusqu’à la texture des vêtements : certains hypersensibles ne supportent pas le contact de certaines matières sur leur peau – porter certains vêtements est alors aussi intenable qu’écouter le grincement d’une fourchette contre une assiette !

En fait, les hypersensibles n’ont pas de bouclier naturel qui atténue leurs sensations.

C’est comme s’ils étaient « sans filtre » par rapport au monde extérieur !

Et ils sont « sans filtre » aussi par rapport à ce qui se passe à l’intérieur de leur propre corps.

Je veux parler de leurs émotions, bien sûr, mais aussi de :

  • la sensation de faim : avoir l’estomac vide peut plonger l’hypersensible dans un état d’énervement aigu, que les Anglais appellent « hangry », la contraction de hungry (avoir faim) et angry (être énervé) !
  • l’effet de la caféine : les grands hypersensibles ne peuvent pas boire ne serait-ce qu’une tasse de thé – ils ressentent immédiatement leur cœur battre à toute allure !
  • ou le manque de sommeil : pour l’hypersensible, être privé de sommeil n’est pas un simple inconvénient : c’est une véritable torture.

Sans surprise, les hypersensibles sont aussi plus vulnérables à la douleur.

Mais attention : ne dites pas que ce sont des « chochottes ».

Ils ont réellement plus mal que vous. Ils ressentent plus vivement la douleur.

Ce n’est pas de leur faute : ils sont « fabriqués » ainsi !

Pour les chercheurs, on ne devient pas hypersensible, on « naît » comme cela.

Et cela a des conséquences massives sur les goûts et choix de vie :

De grands émotifs, bien sûr…

En société, les hypersensibles sont sur-affectés par les émotions des autres.

On dit que ce sont des « aspirateurs » ou des « éponges » à émotions.

Il suffit que leur voisin soit de mauvaise humeur ou un peu déprimé pour que leur moral en prenne un coup, immédiatement !

Dans un restaurant, ils se sentiront mal si deux personnes se disputent, à l’autre bout de la salle !

Car il faut préciser que les hypersensibles sont souvent de grands observateurs.

Ils remarquent les petits détails qui échappent aux autres : une petite tache sur votre chemise… la moquette spéciale d’un hôtel…

…mais aussi les subtiles émotions autour d’eux :

  • le ton de votre voix un peu moins assuré que d’habitude,
  • la très légère cerne sous votre œil,
  • ou même l’énergie légèrement électrique d’une salle de réunion.

Tout cela est logique, puisqu’ils ont un radar ultra-sensible à tout ce qui se passe autour d’eux.

Voilà pourquoi la plupart des hypersensibles ont fréquemment besoin de se mettre à l’écart pour recharger les batteries… ou soulager la migraine causée par toutes ces stimulations !

On croit qu’il est timide, introverti – mais ce n’est pas toujours vrai (l’hypersensible est extraverti dans 30 % des cas).

En fait, c’est surtout qu’il est épuisant pour lui de discuter ou débattre… surtout si les échanges sont un peu tendus ou houleux !

Mais attention : ce n’est pas qu’une question d’émotions et de stimulations sensorielles.

… mais aussi de grands cérébraux !

Souvent, les hypersensibles sont aussi dans la rumination et le questionnement permanent !

Mon voisin avait l’air un peu irrité… je me demande pourquoi… et si c’était quelque chose que j’avais fait ? Ou bien pourrais-je peut-être l’aider à aller mieux ?

C’est une sorte d’hyperactivité cérébrale, un « vélo dans la tête », qui peut être trop envahissant.

Le problème, c’est qu’à force de faire attention (malgré eux !) à des myriades de détails sans importance… le monde peut leur paraître un grand « chaos désordonné ».

Du coup, pour éviter de se noyer dans un flot d’informations complexes, certains hypersensibles cherchent à « théoriser » tout ce qu’ils vivent ou observent.

Et en effet, beaucoup d’hypersensibles se posent mille questions sur un peu TOUT :

  • les « grandes questions existentielles » : le sens de la vie, de la mort, etc.,
  • mais aussi, et surtout, ce qui se passe dans la tête des autres !

Comme vous pouvez l’imaginer, tout ceci a des avantages, mais aussi des inconvénients !

Être hypersensible peut être une chance magnifique, mais…

« Les exaltés et la déplorable famille des hypersensibles sont le sel de la terre », disait Marcel Proust… et il parlait en connaissance de cause !

Proust n’aurait pas été l’immense écrivain qu’il est devenu sans son hypersensibilité, sa finesse psychologique et son attention aux détails.

Il faut dire que la plupart des hypersensibles sont facilement transportés par les arts. Certains seront plus sensibles à la musique, d’autres à la littérature, mais il est rare qu’aucune forme artistique ne provoque chez eux des sensations fortes.

Les hypersensibles sont aussi des gens passionnés, consciencieux, voire perfectionnistes.

Les amis des hypersensibles apprécient leur grande capacité d’écoute. Ou leur capacité à éviter les conflits inutiles, qu’ils voient venir bien avant les autres.

La majorité des hypersensibles sont bien incapables de cacher leurs émotions fortes : ce sont souvent des personnes authentiques, « nature », et elles sont appréciées pour cela.

Mais évidemment, il y a aussi un revers de la médaille :

… sans « entraînement », cela peut aussi être une malédiction

Avec les hypersensibles, tout prend de l’ampleur, en bien et en mal.

Pensez à cette belle phrase de Goethe :

« Les dieux donnent tout aux êtres qu’ils privilégient : les joies infiniment, les souffrances infiniment ».

De fait, les hypersensibles ressentent profondément la joie d’un simple verre entre amis.

…mais ils sont aussi beaucoup plus vulnérables aux coups durs de la vie.

Même les petits changements sans gravité leur demandent plus d’efforts d’adaptation que la moyenne : un déménagement, un nouvel emploi.

Du coup, l’enfance est généralement un moment très délicat à passer.

L’hypersensible sent bien qu’il n’est pas comme les autres. Il se sent souvent incompris.

On lui dit de se « durcir un peu », comme si c’était facile !

À l’âge adulte, son principal problème est qu’il a du mal à supporter la critique.

Personne n’aime être atteint dans son ego… mais l’hypersensible, par définition, est très facilement blessé. On dit qu’il a tendance à prendre les choses trop « personnellement ».

Ce qui l’affecte le plus, c’est ce que les autres peuvent penser de lui.

« Quand on critique mon physique, j’ai l’impression que j’ai été scindée en deux par une lame hyper rouillée et que toute la honte du monde est venue s’abattre sur moi »1, raconte une hypersensible sur Internet.

Parce que l’hypersensible a souvent une peur panique d’être rejeté, il va parfois en faire trop pour faire plaisir aux autres et ne pas les décevoir.

Comme il ne supporte pas les conflits, il va parfois préférer se faire marcher sur les pieds plutôt que d’affirmer sereinement ses souhaits légitimes – il a du mal à dire « non ».

Un autre problème est que l’hypersensible est souvent indécis.

Imaginez que vous puissiez ressentir au plus profond de vous-même tout ce qui peut mal se passer, à chaque fois que vous prenez une décision – eh bien vous auriez du mal à vous lancer, vous aussi !

Du coup, toutes les décisions peuvent être difficiles : choisir un plat au restaurant, planifier une activité familiale le week-end ou acheter un appartement !

(Notez toutefois que 20 % des hypersensibles ont paradoxalement un énorme « goût du risque » et se lancent dans des activités à « sensations fortes », comme l’escalade. L’explication est qu’ils ont à la fois une profonde intolérance à l’ennui, et un désir perpétuel de ressentir à nouveau les émotions puissantes dont ils sont capables – un peu comme un cocaïnomane).

Plus ennuyeux : l’hypersensible n’est jamais loin des ruminations. Il va ressasser ce qu’il a « mal fait » ou un mot un peu désagréable d’un de ses proches.

Du coup, l’hypersensible est plus vulnérable à l’anxiété et à la dépression.

À force de se poser mille questions, à force d’imaginer le pire, des pensées négatives peuvent tourner en boucle dans son cerveau et causer angoisse et déprime.

C’est pourquoi l’hypersensible va aussi avoir tendance à chercher du réconfort. Il peut être très attiré par le « sucré » pour se consoler, ou par l’excès de sport, pour calmer son tourbillon intérieur.

Heureusement, tout cela se « travaille », et avec un peu d’entraînement, l’hypersensible peut mener une vie épanouie, riche en émotions positives.

Je vous en reparle la semaine prochaine, restez connecté !


❌