Vue normale

NVIDIA négociait avec Anna's Archive pour entraîner ses IA... et les emails ont fuité

Par : Korben
28 janvier 2026 à 22:21

Bon, celle-là elle est gratinée. NVIDIA, le géant des GPU, a directement contacté Anna's Archive pour accéder à environ 500 To de livres piratés. Contacté, négocié, payé. Comme ça, tranquillou.

C'est une class action (dossier n°1:26-cv-00002 au tribunal fédéral de New York, pour ceux qui veulent aller checker) qui a fait fuiter ces fameux emails internes. En gros, un membre de l'équipe "data strategy" de NVIDIA a négocié un accès haute vitesse aux collections piratées de la bibliothèque. Et le plus beau dans l'histoire c'est qu'Anna's Archive les a PRÉVENUS que les données étaient illégales. Genre, texto : "Vous avez une autorisation interne pour ça ?"

La réponse est arrivée en moins d'une semaine. Feu vert. Sauf que bon, quand on lit ça avec du recul, c'est quand même sacrément culotté.

Le contexte, c'était surtout la pression de livrer pour la GTC 2023 (la Developer Conference de NVIDIA). Fallait nourrir les modèles d'IA coûte que coûte, et le dataset Books3 (196 000 bouquins issus de Bibliotik), plus LibGen, Sci-Hub, Z-Library... ça faisait un buffet de 500 To et de leur côté Anna's Archive facturait des dizaines de milliers de dollars pour l'accès rapide.

Sérieux, j'aurais aimé voir la tête du service juridique de NVIDIA en lisant cet email...

En parallèle, Anna's Archive se prend un procès complètement délirant puisque Spotify, Universal Music, Warner et Sony réclament 13 000 milliards de dollars (13 TRILLIONS, soit à peu près le PIB de la Chine). C'est en lien avec leur backup de 300 To de Spotify dont je vous avais parlé ici. Le juge Rakoff a émis une injonction mondiale le 20 janvier, ce qui a fait tomber plusieurs domaines du site .

NVIDIA plaide le "fair use" évidemment. Mouais. On verra bien ce qu'en pensera le juge, mais quand les emails prouvent qu'on t'a prévenu que c'était illégal et que t'as quand même dit "go"... c'est pas ouf comme défense.

En attendant, entre le procès Spotify et ces emails, Anna's Archive est devenue l'ennemi public numéro un de toute l'industrie du contenu sur le web.

Affaire à suivre !

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Tim Berners-Lee veut qu'on reprenne le contrôle d'Internet

Par : Korben
28 janvier 2026 à 22:09

Tim Berners-Lee, le papa du Web, tape du poing sur la table . Dans cette interview accordée au Guardian aujourd'hui, il explique en gros qu'il est grand temps de "reprendre Internet" aux géants qui l'ont transformé en machine à fric.

Il était temps que ça sorte !

Parce lui parle carrément d'une "bataille pour l'âme du web". Rien que ça ! Selon lui, le web actuel est devenu un truc "optimisé pour la méchanceté" et la surveillance de masse. Je ne peux pas le contredire sur la méchanceté et en effet, la centralisation excessive et le modèle actuel ont largement perverti sa vision d'origine.

Sa solution, vous en avez peut-être déjà entendu parler, c'est le projet Solid (porté notamment par sa startup Inrupt ) qui propose de stocker ses données dans des "pods" personnels. L'idée c'est de découpler les données des applications. Vous gardez vos infos dans votre pod (hébergé chez vous ou chez un fournisseur de confiance) et vous donnez accès aux apps au cas par cas. Comme ça on peut reprendre (un peu) le contrôle de notre vie en ligne.

Il s'inquiète aussi pour l'IA et réclame un "CERN de l'IA" pour éviter que la technologie ne nous échappe totalement. C'est mal barré ça je pense, même si je suis d'accord avec lui.

Perso en ce qui me concerne, j'ai jamais changé mon fusil d'épaule et vous le savez, puisque depuis toujours j'invite tout le monde dès que j'en ai l'occasion à créer son site, à créer son forum, à créer sa plateforme et à en finir avec ces conneries de plateformes centralisée.

Alors peut-être que ça ne marchera pas, ou peut-être que son appel sera entendu et que ça marchera. Mais en tout cas, si à un moment, vous voulez publier des trucs sur le web, essayez un tout petit peu d'héberger vos propres trucs vous-même. Attentio, je ne vous dis pas de monter un cluster Kubernetes dans votre salon (sauf si vous kiffez ça) ou de switcher en mode auto-hébergement pur et dur sur un Raspberry Pi (bien que ce soit très cool avec Yunohost )... Non, vous pouvez simplement prendre un hébergeur comme O2Switch par exemple. C'est pas très cher.

Je crois que quand on a une passion, on peut mettre un petit peu d'argent dedans pour se faire plaisir. Puis ça peut marcher dans l'autre sens aussi... À l'époque, moi je me souviens, il y avait un pote qui ouvrait son serveur pour qu'on puisse y mettre des pages web et ce genre de truc via un petit FTP. Donc ceux qui savent gérer des serveurs web, vous pouvez peut-être aussi envisager de créer un espace non pas accessible à la Terre entière, mais au moins accessible à vos amis, à des connaissances, gratuitement. Un truc un peu facile à utiliser, à l'ancienne...

Voilà, je trouverai ça vraiment cool que ça revienne un petit peu à la mode et que le web se repeuple. Qu'on sorte un peu des GAFAM et des algos toxiques...

Quelques pages statiques et c'est suffisant pour s'exprimer sans se prendre le chou avec la technique. J'en suis la preuve vivante ! Le site sur lequel vous êtes est 100% statique. On n'a pas besoin de monter une startup à chaque fois qu'on veut faire un site.

Je ne sais pas si les fournisseurs d'accès internet offrent toujours un petit bout d'espace web, mais si vous avez ça qui traîne, profitez-en aussi.

Bref, écoutez Papi Tim et Tonton Korben et ensemble, reprenons le contrôle, un serveur à la fois.

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Quel est ce contrat avec l’ICE qui ébranle Capgemini ?

28 janvier 2026 à 12:45

Capgemini est dans la tourmente après la révélation d’un contrat sensible signé par sa filiale américaine avec l’agence fédérale de l’immigration ICE.

Le 18 décembre 2025, Capgemini Government Solutions (CGS), sa filiale américaine, s’est vu attribuer par l’Immigration and Customs Enforcement (ICE) un contrat de 4,8 millions $.

L’objet du contrat, clairement indiqué dans les documents officiels publiés par l’agence fédérale américaine des achats, consiste à fournir des « services de recherche de personnes (skip tracing) pour les opérations d’exécution et d’expulsion ».

C’est le média en ligne L’Observatoire des multinationales qui a révélé cette information le 21 janvier 2026, provoquant une vague de réactions après avoir été reprise par le journal de 20h de France 2, le 26 janvier.

Selon les informations du média américain The Intercept publiées en décembre  2025 sur ce type de contrat, celui-ci prévoit des « primes financières ou des ajustements tarifaires fondés sur le taux de réussite du fournisseur dans la vérification des adresses des étrangers ».

Au total, treize entreprises ont signé ce contrat avec l’ICE mais, sur la base des contrats publiés, CGS serait l’entreprise qui pourrait tirer le plus profit du programme, avec une somme maximale évoquée de l’ordre de 365 millions $.

Une « relation étroite » avec ICE

Ce n’est pas le premier contrat que Capgemini Government Solutions remporte avec le département de la sécurité intérieure américain. Les premiers accords remontent à plus de quinze ans. L’entreprise s’occupait déjà de la « planification des détentions » et des lits des centres de rétention.

Sur son site web, CGS se vantait même dans la rubrique « histoires de clients » de « travailler étroitement pour aider [l’ICE] à minimiser le temps requis et le coût de l’expulsion de tous les étrangers illégaux expulsables hors des Etats-Unis ». Cette page a depuis été supprimée mais L’Observatoire des multinationales a conservé une capture d’écran. 

Une filiale sous statut spécial

Créée en 2002 à McLean en Virginie, CGS opère dans le cadre d’un Special Security Agreement qui lui permet de travailler sur des missions classifiées pour le gouvernement américain. Ce statut impose une séparation stricte de ses opérations par rapport au groupe Capgemini.

Face à la polémique, Aiman Ezzat, directeur général de Capgemini, a réagi le 25 janvier sur LinkedIn. Il rappelle que CGS  « est une société atténuée FOCI qui opère sous un accord de sécurité spécial », avec « un conseil d’administration contrôlé par des administrateurs indépendants américains habilités » et une prise de décision séparée. Le groupe Capgemini  « ne peut accéder à aucune information classifiée, contrat classifié ou quoi que ce soit lié aux opérations techniques de CGS, comme l’exige la réglementation américaine » précise-t-il.

Le dirigeant affirme avoir été  « récemment informé, par des sources publiques, de la nature d’un contrat attribué à CGS par l’ICE du département de la sécurité intérieure en décembre 2025». Il reconnaît que « la nature et la portée de ce travail ont soulevé des questions par rapport à ce que nous faisons habituellement en tant qu’entreprise de services et de technologie».

Aiman Ezzat indique que « dans le plein respect de la gouvernance séparée et des restrictions de CGS », il a été informé que « le conseil d’administration indépendant a déjà commencé le processus d’examen du contenu et de la portée de ce contrat et des procédures de contractualisation de CGS ».

Une levée de boucliers en interne et en externe

Ces révélations ont provoqué de vives réactions chez les représentants du personnel de Capgemini. La CFTC  « condamne fermement et demande l’arrêt immédiat du contrat signé avec l’ICE », estimant que « aucun impératif commercial ne peut justifier moralement un tel contrat ». La CGT exprime également sa condamnation et rappelle qu’elle s’inquiétait déjà depuis plusieurs mois du rapprochement entre Capgemini et Palantir, éditeur américain de logiciels d’analyse de données fondé notamment par Peter Thiel, partisan de Donald Trump.

Le contexte est particulièrement sensible : l’ICE est vivement mise en cause pour ses méthodes après la mort de deux citoyens américains lors d’opérations menées ces dernières semaines dans le Minnesota.

Côté politique français, le ministre de l’économie Roland Lescure a demandé à l’entreprise de « faire la lumière de manière extrêmement transparente » sur ses activités. La ministre des armées Catherine Vautrin a appelé à examiner précisément le contenu de ces contrats, rappelant que « le respect des droits de l’homme est un sujet ».

Cette crise survient quelques jours seulement après l’annonce par Capgemini d’un plan de réorganisation pouvant conduire à la suppression de 2.400 postes en France, ajoutant une pression supplémentaire sur le groupe français.

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DSA : après bientôt 3 ans, où en est la mise en application

28 janvier 2026 à 09:14

Après Facebook et Instagram, voilà WhatsApp soumis au DSA.

Meta a 4 mois pour mettre le service en conformité. Pas dans son ensemble, néanmoins : uniquement sur les chaînes (la messagerie n’entre pas dans le champ du règlement).

Ces dernières ont dépassé le seuil des 45 millions d’utilisateurs uniques par mois. En conséquence de quoi WhatsApp a été désigné comme « très grande plate-forme en ligne » (VLOP, Very Large Online Platform). Il en rejoint 24 autres. Nous les listons ci-dessous, avec une synthèse des enquêtes éventuellement ouvertes contre elles.

AliExpress

Au dernier pointage, la plate-forme compte 104,3 millions d’utilisateurs uniques par mois dans l’UE. Elle a fait partie des 17 premières VLOP désignées. C’était en avril 2023, quelques jours avant l’entrée en application du DSA.

En mars 2024, la Commission européenne avait ouvert une enquête. Elle s’intéressait notamment aux systèmes de lutte contre la mise en vente de produits illégaux, généralement contrefaits. Le système de gestion des réclamations était aussi dans son collimateur, comme la transparence des systèmes de publicité et de recommandation. La procédure englobait également la mise à disposition de données publiques pour la recherche.

Alibaba a fini par prendre des engagements, que Bruxelles a acceptés en juin 2025. Le groupe chinois a promis, entre autres, de renforcer le processus de vérification des vendeurs et des membres de son programme d’affiliation. Il s’est aussi engagé à permettre aux utilisateurs – y compris ceux non connectés – de faire appel de décisions de modération de contenu par l’intermédiaire d’un lien intégré dans lesdites décisions. Et à signaler clairement toutes les publicités, y compris là aussi pour les utilisateurs non connectés. Tout en proposant une API dédiée à l’accès aux données publiques, assortie de la fourniture de jeux de données personnalisés sur demande.

Amazon

Sa marketplace fait partie des VLOP désignées en avril 2023.
Elle compte 181,3 millions d’utilisateurs uniques par mois dans l’UE.

App Store

Le magasin d’applications d’Apple est aussi VLOP depuis avril 2023.
Il réunit 123 millions d’utilisateurs uniques par mois dans l’UE.

Bing

Le moteur de recherche de Microsoft est VLOP depuis avril 2023. Il réunit 119 millions d’utilisateurs uniques par mois dans l’UE.

Booking.com

La Commission européenne ne fournit pas de chiffres précis sur la fréquentation du site de réservation touristique, VLOP depuis avril 2023.

Facebook et Instagram

Pour l’un et l’autre, désignés en avril 2023, on nous annonce 259 millions d’utilisateurs uniques par mois dans l’UE.

La Commission européenne a ouvert deux enquêtes coup sur coup, en avril et mai 2024. La première englobe la gestion des publicités trompeuses et de la désinformation. Elle touche aussi au mécanisme de signalement des contenus, jugé insuffisamment intuitif. Ainsi qu’aux obligations de transparence concernant les contenus à caractère politique. Sur ce point, Bruxelles s’est indigné de l’abandon, par Meta, de l’outil CrowdTangle, qui favorisait la en veille période électorale.

L’enquête lancée en mai 2024 porte sur la protection des mineurs. La Commission européenne a des inquiétudes sur la vérification d’âge et sur les risques de comportements d’addiction.

Google Maps, Play, Search et Shopping

Toutes ces plates-formes sont des VLOP depuis avril 2023.
Maps : 275,6 millions d’utilisateurs uniques par mois dans l’UE.
Play : 284,6 millions.
Search : 364 millions.
Shopping : 70,8 millions.

LinkedIn

Désigné VLOP en avril 2023, le réseau social fédère 45,2 millions d’utilisateurs actifs connectés par mois dans l’UE. S’y ajoutent 132,5 millions de visites par mois en mode déconnecté.

Pinterest

Le réseau social fait partie des VLOP depuis avril 2023. Il annonce 124 millions d’utilisateurs uniques par mois dans l’UE.

Pornhub, XNXX et XVideos

Pas de chiffres de fréquentation précis pour Pornhub, VLOP depuis décembre 2023. Ni pour XNXX, qui l’est depuis juillet 2024. XVideos, désigné en décembre 2023, en est à 160 millions d’utilisateurs uniques par mois dans l’UE.

En mai 2025, la Commission européenne a ouvert une procédure ciblant également Stripchat (qui n’est plus VLOP aujourd’hui), XNXX et XVideos. Elle s’inquiète notamment de l’absence de dispositifs efficaces de vérification d’âge. Et, plus globalement, de mesures appropriées pour garantir la sûreté, la sécurité et la vie privée des mineurs.

Shein

La plate-forme e-commerce est VLOP depuis avril 2024. Elle fédère 108 millions d’utilisateurs uniques par mois dans l’UE.

Snapchat

Snapchat est de la première vague des VLOP, désignées en avril 2023. Son compteur en est à 102 millions d’utilisateurs uniques par mois dans l’UE.

Temu

La plate-forme e-commerce est VLOP depuis mai 2024. Elle compte 75 millions d’utilisateurs uniques par mois dans l’UE.

En octobre 2024, la Commission européenne a ouvert une enquête. Elle s’intéresse aux mesures prises contre la vente de produits non conformes dans l’UE et aux risques de comportements addictifs que présentent les programmes de récompenses. La procédure touche aussi aux systèmes de recommandation (entre autres, la nécessité de donner au moins une option non fondée sur le profilage) et à la fourniture de données en accès public pour la recherche.

TikTok

Désigné VLOP en avril 2023, TikTok compte 135,9 millions d’utilisateurs actifs par mois dans l’UE.

Plusieurs enquêtes ont été menées à son encontre. La première, ouverte en février 2024, a examiné les risques de comportements d’addiction (et avec eux, les dispositifs de vérificaton d’âge), les paramètres de vie privée par défaut pour les mineurs, la transparence publicitaire et l’open data.

Une autre enquête est en cours depuis décembre 2024. Le sujet : l’intégrité de la plate-forme en périodes électorales. En toile de fond, les présidentielles roumaines… et la forte suspicion d’interférences étrangères. Bruxelles se focalise notamment, dans ce cadre, sur les risques de manipulation des systèmes de recommandation.

Les deux parties sont parvenues, en décembre 2025, à une conciliation partielle sur la transparence publicitaire. TikTok a accepté de publier, dans un répertoire spécifique et sous 24 heures maximum, les annonces telles qu’elles apparaissent dans les flux, tout en précisant les critères de ciblage sélectionnés par les annonceurs et en fournissant divers filtres de recherche.

Sur la partie open data, qui intéresse aussi la Commission européenne, on en reste aux conclusions préliminaires de cette dernière. Elle estime que les procédures de demande d’accès sont lourdes. Et qu’elles résultent souvent en l’obtention de données partielles ou non fiables.

Entre les deux enquêtes, une autre procédure fut lancée en avril 2024. Le contexte : l’arrivée de TikTok Lite en France et en Espagne. Au nom du risque d’addiction, Bruxelles avait demandé le retrait du programme « Task and Reward » récompensant les utilisateurs pour effectuer certaines tâches. TikTok avait quasi immédiatement accepté de le suspendre. D’abord pour 60 jours. Un engagement devenu permanent au mois d’août.

WhatsApp

Petit nouveau sur la liste des VLOP (désigné le 26 janvier 2026). Ses chaînes comptent 51,7 millions d’utilisateurs uniques par mois dans l’UE.

Wikipédia

L’encyclopédie est VLOP depuis avril 2023. Elle réunit 151,1 millions d’utilisateurs actifs par mois dans l’UE.

X

Le réseau social et VLOP depuis avril 2023. Il en est à 115,1 millions d’utilisateurs uniques par mois dans l’UE.

La Commission européenne avait ouvert une enquête en décembre 2023. La lutte contre la dissémination de contenu illégal était dans son viseur, ainsi que le mécanisme de signalement associé. Le système de modération Community Notes l’était aussi. Comme la « coche bleue », jugée trompeuse : tout le monde pouvant l’obtenir en prenant un forfait payant, elle compromettrait la capacité à distinguer l’authenticité des comptes.

Bruxelles considérait aussi que X n’était pas dans les clous en matière de transparence publicitaire. Ni d’open data (interdiction des accès indépendants dans les conditions d’utilisation, tarification onéreuse de l’API).

La sanction est finalement tombée en décembre 2025 : 120 M€, pour des manquements sur ces différents aspects. Une enquête vient par d’ailleurs d’être ouverte sur l’IA Grok et sur les systèmes de recommandation.

YouTube

La plate-forme est VLOP depuis avril 2023. Elle compte 416,6 millions d’utilisateurs mensuels actifs dans l’UE.

Zalando

La plate-forme e-commerce est VLOP depuis avril 2023. Elle compte 74,5 millions d’utilisateurs uniques actifs par mois sur la partie retail (26,8 millions sur les contenus tiers).

Illustration © Bartek – Adobe Stock

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