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Prenez-vous ce médicament pour votre coeur ?

11 novembre 2025 à 16:01

Cher(e) ami(e),

Attention, nouveau scandale en vue !

Et cette fois, il nous vient tout droit du pays le moins corrompu au monde : le Danemark[1].

Une récente enquête indépendante[2] révèle des conflits d’intérêts inquiétants dans la cardiologie européenne – donc française.

Si votre médecin vous a déjà prescrit de l’ivabradine, commercialisé sous la marque Procoralan, lisez bien cette lettre.

Car vous pourriez être un dommage collatéral de cette affaire.

Et comme souvent, ne comptez pas sur les médias français pour vous en parler…

Pour l’instant, c’est silence radio !

Peut-être aussi parce qu’une fois de plus, c’est le laboratoire français Servier qui est mouillé :

Votre coeur – leur portefeuille

Vous le savez comme moi, avoir une fréquence cardiaque élevée est un facteur de mauvais pronostic.

Un cœur qui bat trop vite s’abîme plus vite…

Autant dire que celui qui trouverait un médicament capable de capter le marché de l’insuffisance cardiaque… serait assuré d’un marché immense.

Car rien qu’en France, on estime à plus de 1,5 million d’insuffisants cardiaques ! 

Surtout qu’au tournant des années 2000, les seules molécules pour ralentir le coeur avaient des effets secondaires majeurs :

Les bêta-bloquants étaient mal tolérés, tandis que les inhibiteurs calciques bradycardisants aggravaient souvent l’insuffisance cardiaque – le comble !

Aucune molécule ne permettait donc de ralentir sélectivement le cœur[3] sans influencer la tension ou sa contractilité (force de contraction).

Servier s’engouffre dans la brèche et met au point la poule aux œufs d’or : l’ivabradine.

En battant moins vite, votre cœur consomme moins d’oxygène… et s’économise.

Servier avait enfin trouvé « LE » remède tant attendu des cardiologues.

En 2005, l’Agence du médicament européenne l’approuve pour l’angine de poitrine[4]

Mais en 2008, tout s’accélère : 

Un cardiologue… très beautiful !

C’est l’étude bien nommée, Beautiful[5], qui propulse l’ivabradine en blockbusters des médicaments en cardiologie.

Son objectif était de voir si la molécule réduisait effectivement la mortalité cardiaque et les hospitalisations pour infarctus.

Sur la forme, elle semble irréprochable car elle est réalisée selon le « gold standard » de l’essai randomisé contre placebo, en double aveugle et multicentrique.

Et elle est même publiée dans le très prestigieux Lancet[6] !

L’emballement médico-médiatique est immédiat :

« L’ivabradine pourrait sauver 10 000 vies par an ! »

L’étude fait naturellement la une au Congrès annuel de la société européenne de cardiologie[7] (ESC) en 2008.

Rapidement, l’ivabradine figure parmi les lignes directrices européennes, que tout bon cardiologue doit « suivre ». 

Avec la bénédiction de l’EMA et de l’ESC, le marché est assuré pour Servier !

En 2010, une autre étude, SHIFT[8], financée par Servier, montre que l’ivabradine réduirait les hospitalisations. 

C’est la consécration.

L’ivabradine est prescrite à tour de bras partout en Europe…

Servier empoche le pactole[9]

Car bien sûr, l’ivabradine est aussi 40 fois plus chère que les médicaments existants sur le segment ! 

Mais alors, où est le problème me direz-vous ?

Un « ri-pou » chez les cardiologues ?

Eh oui, et il a un nom : Pr Kim Fox.

Le CV de ce cardiologue britannique est long comme le bras[10].

Très respecté par ses pairs, il diligente très tôt des études sur l’ivabradine, dès 2003[11].

Et devinez qui dirige l’étude Beautiful en 2008 ? C’est LUI !

Et devinez qui prend la présidence de l’ESC entre 2006 et 2008 ? C’est LUI !

Tiens, tiens…

Et devinez qui assure publiquement :

« L’ivabradine est connue comme étant un puissant anti-ischémique. Avec les résultats de l’étude BEAUTIFUL, l’ivabradine devient le premier traitement anti-angoreux à montrer une réduction des infarctus du myocarde et des revascularisations, avec un excellent profil de tolérance, même en association avec d’autres médicaments. »

ou encore pire : « Ceci est le gold standard pour tout médicament anti-ischémique et anti-angoreux. »

Eh bien, c’est encore LUI !

Et à votre avis, qui préside le groupe de travail qui a recommandé l’ivabradine au sein de l’ESC : encore LUI, voyons !

Encore une dernière question : qui bénéficiait le plus de cette « avancée » : les patients ?

Eh non, raté, c’est encore LUI.

Car selon l’enquête indépendante danoise, le Dr Kim Fox aurait touché pas moins de 80 millions d’euros par Servier pour promouvoir l’ivabradine[12] !

Oui, vous avez bien lu… et c’est tout simplement é-coeu-rant !

Car le fond du problème, c’est la réalité clinique :

Non, l’ivabradine ne réduit significativement ni les décès ni les hospitalisations…

C’était écrit noir sur blanc dans la conclusion de l’étude Beautiful de 2008…

« Pas de réduction significative des décès ni même des hospitalisations[13] ».

En examinant les données de plus près, on constate même que le taux de mortalité toutes causes confondues était légèrement supérieur chez les patients traités par ivabradine (10,4 %) par rapport au placebo (10,1 %).

Certes, cette différence n’est pas statistiquement significative, mais elle devrait néanmoins inciter à la prudence.

D’autant plus que l’étude n’a porté que sur un suivi de deux ans… Qu’en serait-il sur 5 ou 10 ans ?

Pourtant, NON, tous les cardiologues ou presque se sont fiés aux louanges et à l’autorité de leur président…

Mais, en 2014, le rétropédalage commence.

L’essai SIGNIFY montre que l’ivabradine n’est pas utile pour les coronariens sans insuffisance cardiaque – ce qui fait tache pour un médicament censé leur être destiné.

Les autorités européennes la réévaluent dans la foulée.

La recommandation pour l’angine de poitrine ne tient plus et tombe, mais celle en cas d’insuffisance cardiaque subsiste. 

En 2015, nouveau coup de poker : la pharma américaine Amgen rachète les droits d’exploitation de l’ivabradine à Servier pour… 50 millions d’euros[14].

Les médias américains acclament l’ivabradine comme le « nouvel espoir » car c’est le « premier traitement approuvé par la FDA depuis 10 ans dans le traitement de l’insuffisance cardiaque ». 

Eux aussi succombent aux sirènes marketing…

Pourtant, en 2017, l’ivabradine fait son entrée (moins triomphante) dans le classement des « médicaments à écarter pour mieux soigner » de la revue indépendante, Prescrire[15]

En 2020, la Cochrane enfonce le clou :

Après avoir examiné 19 études cliniques, les experts indépendants concluent à l’absence de « différence en termes de mortalité cardiovasculaire et d’événements indésirables graves entre le traitement à long terme à l’ivabradine et le placebo/les soins habituels/l’absence de traitement[16] ».

Conclusion : sans son porte-voix, l’ivabradine serait tombée aux oubliettes…

Car non seulement inefficace, elle n’est pas sans danger.

Avec parmi ses effets secondaires : de la bradycardie (ralentissement excessif du cœur), des phosphènes (troubles visuels transitoires), des maux de tête, des vertiges…

Si vous prenez actuellement de l’ivabradine, n’arrêtez pas votre traitement, mais parlez-en avec votre médecin.

Il n’est peut-être tout simplement pas informé (de façon indépendante)…

Encore une magistrale illustration du proverbe africain :

« Le poisson pourrit toujours par la tête »

Bonne santé,

Catherine Lesage

PS : Officiellement, le Pr Kim Fox ne fait plus partie de l’ESC. Toutefois, 45,8 % des budgets de la société proviennent encore de l’industrie pharmaceutique… alors que 80 % des membres des groupes de travail sur les recommandations à l’ESC ont des conflits d’intérêts avec l’industrie… Impartiaux, vraiment[17] ?

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Immortels: ces animaux qui défient la mort

15 juillet 2025 à 06:00

Découvrez ma Lettre au format AUDIO 🎧

Nouveau : si vous préférez écouter ma lettre plutôt que de la lire, cliquez ci-dessous :

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Cher(e) ami(e) de la Santé,

« L’homme qui vivra 1 000 ans est déjà né ».

Voilà ce que j’ai entendu, il y a dix ans, à un congrès international sur le vieillissement.

Sur le coup, cela m’a bien fait rigoler. Quelle absurdité !

Mais il y a tout de même quelque chose de troublant.

Ce sont les mécanismes de longévité hallucinants chez certaines de nos amies les bêtes.

Il faut bien le reconnaître, cela fait rêver :

Turritopsis dohrnii : la méduse immortelle 

Méduse

Cela ne fait que 20 ans que cette méduse très particulière (Turritopsis dohrnii) a été découverte.

Contrairement à certaines de ses congénères qui atteignent 6 mètres de long, cette méduse-là ne mesure que… 5 millimètres.

Mais du haut de son demi-centimètre, elle réussit un exploit qui paraissait biologiquement impossible : l’immortalité.

C’est le professeur Stefano Piraino, qui raconte comment tout a commencé :

« La découverte a été réalisée un peu par hasard. Un étudiant avait laissé une méduse sur son plan de travail pendant un week-end. En retournant au laboratoire le lundi, au lieu de trouver une méduse, il a trouvé le polype1».

Un polype, c’est le premier stade de la vie chez certaines méduses – cela ressemble à un corail ou une anémone de mer.

La méduse Turritopsis dohrnii avait donc rajeuni et était retournée à son état premier.

Et ce n’était pas un « accident » : c’est sa façon de vivre à elle… et elle répète ce petit numéro indéfiniment !

Au départ, elle vieillit normalement. Puis, à un stade comparable à celui de la ménopause, quelque chose se produit… et elle se met à rajeunir jusqu’à l’équivalent de la puberté !

Puis elle vieillit à nouveau… elle rajeunit encore… dans un cycle sans fin !

Cette méduse est tout simplement immortelle.

Bien sûr, elle n’est pas indestructible pour autant : elle peut être tuée par des prédateurs ou mourir de faim. Mais si les conditions le permettent, elle peut se régénérer sur un temps infini.

Inutile de vous dire que ce petit animal suscite la passion de très nombreux laboratoires de biologie à travers le monde !

Mais ce n’est pas le seul : cet autre animal fascine aussi les scientifiques :

L’hydre qui ne vieillit jamais

Hydre

Contrairement à l’hydre monstrueux de la légende, celui dont je vous parle ici n’a qu’une seule tête… et ne mesure qu’un centimètre !

Mais comme dans le mythe, notre hydre est capable de faire repousser sa tête si on la coupe !

Comment ? Grâce à son stock de cellules souches, qu’elle a la capacité de réactiver quand elle veut.

C’est un phénomène extraordinaire, impossible chez l’être humain.

À la conception, nous sommes tous composés de deux cellules souches embryonnaires, puis 4, puis 6, jusqu’à 16 au maximum.

Ce sont ces cellules très particulières qui « créent » nos organes : notre cœur, nos os, nos poumons, notre cerveau, etc.

En grandissant, nous conservons certaines cellules souches, mais ce ne sont plus les mêmes : elles peuvent « réparer » une jambe écorchée, mais pas la faire repousser.

L’hydre, lui, est capable à tout moment de faire appel à ses cellules souches pour se régénérer ou reconstruire un organe.

Et ce n’est pas le moindre de ses exploits. Le résultat de son extraordinaire capacité à se régénérer, c’est qu’il ne vieillit pas !

Contrairement à notre méduse, il ne fait pas de « va-et-vient » entre vieillesse et jeunesse. Non, il se contente de rester jeune indéfiniment, grâce au renouvellement perpétuel de toutes ses cellules.

Enfin, c’est vrai pour certains types d’hydres, pas tous… et c’est une chance énorme pour les scientifiques, car ils pourront comparer les hydres qui restent jeunes éternellement à ceux qui vieillissent et meurent… et peut-être découvrir le secret de l’immortalité ?

Ces oursons d’eau indestructibles sont-ils des « extra-terrestres » ?

Hydre

Les tardigrades (surnommés « oursons d’eau ») sont un autre prodige de la nature.

Ils sont vraiment petits (un millimètre), mais ils ont bien une tête, un système nerveux, un corps et huit pattes… et on en trouve un peu partout sur notre planète.

Une chose est sûre : ce seront les derniers animaux à survivre si la bêtise humaine finit par rendre notre planète inhabitable.

Pourquoi ? Mais parce qu’ils sont tout simplement… indestructibles !

Ils peuvent survivre quelques jours à -272°C … et plusieurs minutes à 151°C !

Grâce à des chercheurs japonais, on a même appris récemment qu’ils peuvent « ressusciter » après 30 ans emprisonnés dans la glace !

On le sait grâce à une expédition dans l’Antarctique menée en 1983. Les chercheurs ont recueilli des échantillons de mousse qu’ils ont placés au congélateur, à -20°C.

Dans cette mousse, il y avait deux tardigrades. Et lorsque les Japonais ont décidé de les « décongeler » en 2014, ils ont eu la belle surprise de les voir… se réveiller !

Ils les ont appelés « sleeping beauty », ou « belle au bois dormant », même si ce ne sont pas des canons de beauté. Et l’une des deux tardigrades a même pondu 19 œufs, dont 14 sont allés jusqu’à l’éclosion !

Encore plus fort : le tardigrade est aussi le seul animal connu à pouvoir survivre dans le vide spatial.

Une petite capsule russe contenant des tardigrades a été envoyée dans l’espace en 2007… et les braves tardigrades sont revenus vivants !

Un exploit qui a immédiatement nourri les théories les plus folles : et si les tardigrades étaient des « extra-terrestres », arrivés sur Terre par des comètes ?

Ce qui est sûr, c’est qu’ils ont réellement des super-pouvoirs.

Quand les mêmes chercheurs russes les ont bombardés d’ultraviolets, tous les tardigrades qui ont subi des UVA ont survécu ! Et même ceux soumis à des UVB ont été 20 % à s’en sortir vivants !

Et ce qui est très excitant d’un point de vue scientifique, c’est que des chercheurs japonais viennent de comprendre comment nos tardigrades résistent à ces radiations.

Grâce au séquençage de l’ADN des tardigrades, ils ont découvert une protéine très particulière, qui protège l’ADN des dommages des radiations.

Et cette protéine pourrait être très prometteuse pour les êtres humains : quand ils l’ont ajoutée à des cellules humaines, ils ont constaté que cela suffisait à réduire de 40 % les dommages causés par les radiations !

Là encore, ce sont de belles perspectives pour la recherche scientifique.

Le rat-taupe nu, nouveau Mathusalem

Taupe

Le rat-taupe nu n’a peut-être pas de « super-pouvoir » aussi spectaculaire mais ses performances nous intéressent beaucoup plus directement.

Car c’est un mammifère, donc un animal très proche de nous biologiquement.

Ce qui en fait une espèce étonnante, c’est qu’il peut vivre jusqu’à 30 ans.

Cela ne vous paraît peut-être pas beaucoup, mais c’est à peu près 8 fois plus que ses congénères les rats, qui ne vivent que 3 à 5 ans. 

C’est comme si une branche de l’espèce humaine pouvait vivre 600 ans !

Et le plus fort, c’est que le rat-taupe nu ne subit pas de déclin, et encore moins de décrépitude : il reste en pleine forme jusqu’à la fin de sa vie !

Il conserve de bons muscles et des os bien minéralisés. On ne trouve aucune trace d’Alzheimer ou de dégénérescence dans son cerveau, ni de plaque d’athérosclérose dans ses artères.

Ce n’est qu’à l’extrême fin de sa vie qu’il se dégrade brutalement et meurt.

Encore plus fascinant : il ne développe presque jamais de cancer (par comparaison, 70 % des rats et souris en captivité meurent du cancer !)2

Et ce n’est pourtant pas faute d’avoir essayé d’en déclencher… « Quand on lui implante des tumeurs cancéreuses, même agressives, il les rejette. Quand on l’expose à des cancérigènes chimiques, rien ne se passe », explique le Dr Saldmann.

Là encore, il y a du beau travail de recherche devant nous !

Encore quelques animaux qui nous étonnent

axolotl

Je pourrais aussi vous parler de l’axolotl, une salamandre du Mexique qui reste jeune toute sa vie. Un peu comme l’hydre, l’axolotl a une exceptionnelle capacité de régénération : il peut recréer un œil manquant, ou même des parties de son cerveau si elles ont été détruites.

sébaste

Il y a également le mystère du sébaste à œil épineux. C’est une sorte de très gros rouget, qui peut mesurer jusqu’à un mètre de long…. Et qui a une espérance de vie de 205 ans ! Et lui aussi ne vieillit pas, ou quasiment pas. À 70 ans, la femelle garde même une excellente fécondité.

requin

Enfin, il faut citer le requin du Groenland, car c’est le doyen des vertébrés ! Il vit dans des eaux froides et profondes, jusqu’à 2 000 mètres de profondeur.

Il ne se reproduit qu’à partir de l’âge de 150 ans… et peut vivre jusqu’à 400 ans !

Retour sur Terre

Toutes ces merveilles font réfléchir : et si la capacité à vivre des centaines d’années sans maladie était possible ?

Et si l’immortalité n’était pas qu’un fantasme de science-fiction, mais un simple mécanisme cellulaire qui existe déjà dans la nature ?

Je ne sais pas… mais je reste convaincu d’une chose : c’est que ce n’est pas pour demain.

Il faudra des décennies, peut-être même des siècles avant qu’on ne puisse faire de réelles percées scientifiques, applicables à l’être humain.

Non, l’homme qui vivra 1 000 ans n’est pas déjà né.

Faut-il rappeler que, malgré toute sa technologie, notre médecine « moderne » reste :

  • Totalement démunie contre Alzheimer ;
  • En échec depuis 40 ans contre le cancer ;
  • Incapable de guérir l’arthrose ou le diabète ;
  • Privée de moyens d’action contre le rétrécissement des artères ;
  • Impuissante face à des maladies comme l’autisme ;
  • etc.

Qu’a-t-elle à proposer aujourd’hui aux vieillards qui perdent la tête, qui deviennent sourds, qui ont mal partout, qui deviennent incontinents ou qui n’ont plus la force de se lever ?

Alors il vaut mieux redescendre sur terre… et ne pas trop compter sur les cellules souches ou les nanotechnologies pour vivre longtemps et en bonne santé.

Pour notre génération, il n’y aura pas de miracle : c’est en prenant le plus grand soin de notre corps et de notre esprit que nous aurons la chance de faire comme le rat-taupe nu : vivre jusqu’au bout en pleine forme.

Ce n’est pas l’immortalité, mais c’est déjà immense !

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