Grève à Ubisoft : «Là, on voit bien que tout le système est malade» – Libération
11 février 2026 à 09:22
> Pourtant habitué des luttes sociales, le fondateur du Syndicat des travailleurs du jeu vidéo Vincent Cambedouzou tremble quand il parle au micro. «C’était la colère, comme une boule au ventre. Vous ne mesurez pas le degré de chaos qui s’abat sur les prods. On est en nombre réduit, on a aucune visibilité. Toutes ces annonces surprises ont un effet délétère. Ça ronge les gens, les productions. Malgré tous les rappels à l’ordre, toutes les alertes émises sur l’état de santé des employés qui s’effondrent en pleurs, qui se mettent en arrêt maladie, qui n’en peuvent plus, la direction s’en fout. Elle est fine, la ligne qui sépare l’incompétence de la cruauté. Aujourd’hui, l’urgence, c’est que la direction revienne sur ses décisions. Et qu’elle retourne faire ce qu’elle sait faire de mieux, c’est-à-dire rien du tout. Les salariés ont besoin de stabilité.» Malgré le bruit de la mobilisation, les cris, derrière les grilles fermées de l’entreprise, le siège est imperturbable. Sa cour est vide. Il y a d’un côté les grévistes, de l’autre le silence. Un fossé.
Ça va mal finir chez Ubi. Et c'est incroyablement triste de voir cette boîte passer de "boîte où je veux travailler quand je serai grand·e" à "parangon de la cruauté envers ses employé·e·s".
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Ça va mal finir chez Ubi. Et c'est incroyablement triste de voir cette boîte passer de "boîte où je veux travailler quand je serai grand·e" à "parangon de la cruauté envers ses employé·e·s".
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