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Pourquoi OpenAI décrète l’« alerte rouge » face à Google

2 décembre 2025 à 16:24

La pression monte sur OpenAI. Dans un mémo interne envoyé ce lundi et consulté par le Wall Street Journal, Sam Altman convoque une « alerte rouge » pour améliorer la qualité de ChatGPT. Une décision qui implique de reléguer d’autres projets au second plan, dont le développement de la publicité, des agents IA pour le shopping et la santé, ainsi que Pulse, un assistant personnel produisant des actualités matinales personnalisées.

Ce virage stratégique intervient alors que Google vient de reprendre la main technologique. Le géant de Mountain View vient de lancer son modèle Gemini 3, qui a surpassé le GPT-5 d’OpenAI sur les tests de référence de l’industrie. De son côté, Anthropic, autre rival montant, a également dépassé OpenAI avec son modèle Opus 4.5.

Les chiffres témoignent que la dynamique profite à Google qui affirme que sa base d’utilisateurs actifs mensuels est passée de 450 millions en juillet à 650 millions en octobre, dopée notamment par le lancement d’un générateur d’images en août. Plus révélateur encore : d’après Similarweb, les internautes passent désormais plus de temps à discuter avec Gemini qu’avec ChatGPT, même si OpenAI conserve une large avance en nombre d’utilisateurs avec plus de 800 millions d’utilisateurs hebdomadaires.

Un modèle économique sous tension

Le défi pour OpenAI ne se limite pas à la technologie. L’entreprise fait face à un désavantage structurel majeur : elle n’est pas rentable et doit lever des fonds quasiment en continu pour survivre, contrairement à Google qui peut financer ses investissements sur ses revenus courants. Selon ses propres projections financières, OpenAI devra atteindre environ 200 milliards $ de chiffre d’affaires pour devenir profitable en 2030.

Dans son mémo, Sam Altman insiste sur la nécessité d’apporter des améliorations substantielles à ChatGPT, en matière de personnalisation, de rapidité, de fiabilité et de capacité à répondre à un éventail plus large de questions. Pour y parvenir, il a instauré des conférences téléphoniques quotidiennes avec les équipes responsables et encouragé les transferts temporaires entre services.

Cette « alerte rouge » succède à une précédente « alerte orange ». OpenAI utilise un système de trois codes couleur (jaune, orange, rouge) pour hiérarchiser l’urgence des problématiques à traiter.

Malgré ces difficultés, Sam Altman conserve des arguments pour rassurer. Dans son mémo, il a affirmé qu’un nouveau modèle de raisonnement prévu la semaine prochaine surpassera le dernier Gemini de Google. Nick Turley, responsable de ChatGPT, a d’ailleurs souligné lundi soir sur X que l’objectif était de poursuivre la croissance « tout en rendant ChatGPT encore plus intuitif et personnel ».

Reste que cette mobilisation générale confirme ce que beaucoup soupçonnaient : la domination initiale d’OpenAI dans l’IA générative appartient désormais au passé. La course de fond ne fait que commencer.

Illustration : image générée par l’IA

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OpenAI Sued After Reports Of ChatGPT’s Harmful Advice

30 novembre 2025 à 16:55
A series of lawsuits has been filed in the United States against OpenAI, alleging that ChatGPT contributed to severe psychological disturbances in several users. The actions, submitted across multiple states and coordinated by the Social Media Victims Law Center (SMVLC), claim that the chatbot exhibited manipulative behaviors that isolated vulnerable individuals, worsened mental-health symptoms, and in some cases contributed to suicide. According to the complaints, the GPT-4o model allegedly encouraged […]

Pourquoi OpenAI doit trouver 207 milliards $ pour survivre, selon HSBC

26 novembre 2025 à 11:56

Alors qu’OpenAI caracole en tête des valorisations technologiques, le modèle financier du géant de l’intelligence artificielle révèle un appétit gargantuesque pour les centres de données.

Selon une analyse approfondie de l’équipe logicielle et services américains de HSBC, citée par le Financial Times, l’entreprise se dirige vers un déficit de financement cumulé de 207 milliards $ d’ici 2030. En cause : ses engagements massifs en matière de calcul.

Des coûts de calcul vertigineux

Le point de départ de l’analyse de HSBC réside dans la prise en compte des récents accords de location de « cloud compute » : 250 milliards $ auprès de Microsoft et 38 milliards $ auprès d’Amazon. Des transactions portent la puissance de calcul totale sous contrat à 36 gigawatts.

Basée sur une valeur cumulée totale des accords pouvant atteindre 1800 milliards $ , la facture annuelle de location de centres de données d’OpenAI pourrait grimper à environ 620 milliards $. Bien que seul un tiers de cette capacité soit attendu en ligne d’ici la fin de la décennie, les analystes de HSBC anticipent des coûts de location cumulés de 792 milliards $ entre aujourd’hui et 2030, un chiffre qui atteindrait 1400 milliards $ d’ici 2033.

Un modèle de revenus hyper-agressif

Pour estimer la capacité d’OpenAI à honorer ces dettes, HSBC a dû bâtir un modèle de prévision de revenus extrêmement optimiste. Trois hypothèses projettent une croissance exponentielle :

> Explosion de la base d’utilisateurs.
Le nombre d’utilisateurs devrait atteindre 3 milliards d’ici 2030, soit l’équivalent de 44 % de la population adulte mondiale hors Chine (contre environ 800 millions actuellement).

> Ubiquité des abonnements .
 Les abonnements aux grands modèles de langage (LLM) sont appelés à devenir « aussi omniprésents et utiles que Microsoft 365 ». HSBC modélise que 10 % des utilisateurs d’OpenAI deviendront payants d’ici 2030, contre une estimation actuelle de 5 %.

> Diversification des recettes.
Outre les abonnements, de nouveaux vecteurs de croissance comme la publicité, l’IA agentique et potentiellement le projet Jony Ive devraient émerger. Les sociétés éditrices de LLM sont ainsi supposées capter 2 % du marché de la publicité numérique d’ici la fin de la décennie.

HSBC anticipe que le marché de l’IA grand public générera 129 milliards $ de revenus annuels d’ici 2030 (dont 56 % pour OpenAI) et que l’IA d’entreprise atteindra 386 milliards $ (dont 37 % pour OpenAI).

Un déficit de financement de 207 milliards $

Malgré cette croissance fulgurante, l’augmentation parallèle des coûts signifie qu’OpenAI devrait continuer à subventionner ses utilisateurs bien au-delà de la prochaine décennie. C’est dans ce contexte que se creuse l’énorme besoin de financement.

La synthèse financière de HSBC pour la période cumulée jusqu’en 2030 est la suivante :

Éléments financiers (cumulé 2023-2030) Montant (en milliards $ )
Coûts de location des centres de données 792
Flux de trésorerie disponible (Free Cash Flow) 282
Autres injections de capitaux (Nvidia, AMD) 26
Total des entrées de liquidités 308
Déficit brut de financement (Coûts – Entrées) -484
*Le déficit final est estimé à 207 Mds $ après intégration des facilités de dette et liquidités disponibles.

 

En incluant les facilités de dette et de capitaux propres non tirées (24 milliards $) et les liquidités disponibles (17,5 milliards $ mi-2025), le modèle de HSBC aboutit à un déficit de financement de 207 milliards $, auquel les analystes ajoutent une réserve de trésorerie de 10 milliards $ portant le besoin total à 217 milliards $.

Une perspective qui reste ultra-optimiste

Face à ces chiffres abyssaux, HSBC pondère en explorant quelques pistes de revenus additionnels. Ainsi, une conversion de 20 % des utilisateurs de ChatGPT en abonnements payants, par exemple, pourrait générer 194 milliards $ de revenus supplémentaires sur la période.

L’hypothèse du scénario du pire, pour OpenAI, pourrait être de renégocier et d’annuler certaines obligations contractuelles liées aux centres de données, compte tenu des relations entremêlées entre les acteurs de l’IA, du cloud et des semi-conducteurs.

Néanmoins, l’analyse de HSBC se veut très optimiste sur le concept de l’IA qui devrait
« pénétrer tous les processus de production » et générer des gains de productivité au niveau mondial.

Elle estime son impact potentiel sur le PIB mondial de plus de 110 000 milliards $.  De quoi largement éclipser ce qui est actuellement perçu comme des dépenses en capital (capex) déraisonnables.

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New ChatGPT Feature Brings AI Into Group Chats

20 novembre 2025 à 16:00
OpenAI has introduced a new feature called ChatGPT Group Chats, enabling up to 20 participants to collaborate with the AI assistant in a shared conversation. This marks a shift from the traditional one-to-one interaction with ChatGPT, expanding its role into group coordination, planning, and brainstorming scenarios. The goal is to make ChatGPT function as a useful, context-aware participant rather than a passive tool. Group chats allow users to gather friends, […]

OpenAI Launches GPT-5.1: Smarter, Faster, And More Conversational AI Model

13 novembre 2025 à 18:53
OpenAI has officially launched GPT-5.1, the latest version of its large language model, introducing significant advancements in intelligence, adaptability, and conversational quality. The update emphasizes a more natural, warm, and flexible dialogue experience, alongside improved reasoning capabilities and customization options for users.The new model is divided into two primary submodels — GPT-5.1 Instant and GPT-5.1 Thinking — each optimized for different use cases. GPT-5.1 Instant focuses on delivering faster, more […]

ChatGPT Atlas arrive sur macOS, versions Windows et mobile

ChatGPT Atlas arrive sur macOS avec un agent web supervisé et des réglages de confidentialité visibles, Windows et mobile annoncés ensuite pour étendre l’usage.

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