Si vous faites partie de ces gens qui passent plus de temps à configurer leur barre de tâches qu'à réellement bosser sur leur PC, j'ai déniché un truc qui va vous plaire (ou vous faire perdre encore plus d'heures de sommeil, au choix).
Car on a tous voulu avoir un jour une barre de statut un peu sexy sous Linux et finalement se retrouver à se farcir des fichiers de config imbuvables ou des centaines de lignes de CSS hacky pour simplement changer une malheureuse icône. C’est souvent frustrant, sans parler du temps perdu, et on finit par garder le truc par défaut par pure flemme. Mais avec Quickshell, un nouveau monde devient possible !
Voici quelques exemples de ce qu'on peut faire avec Quickshell, du Material You au style rétro :
L'idée en fait, c'est d'utiliser le QML (le langage de Qt pour les interfaces) pour décrire son bureau de façon déclarative car c'est lisible, et surtout, c'est hyper puissant. Le toolkit vous permet de créer non seulement des barres de statut, mais aussi des widgets et des tableaux de bord, et si vous vous sentez l'âme d'un développeur, vous pouvez même construire vos propres écrans de verrouillage en vous basant sur les capacités du moteur.
Le gros point fort de cet outil, c'est le rechargement à la volée. Bon, c'est pas encore du hot reloading automatique à chaque micro-seconde, mais vous pouvez déclencher la mise à jour de votre config instantanément (souvent via un simple raccourci ou une commande), et hop, la modification apparaît sur votre écran sans avoir à redémarrer toute votre session. Pour itérer rapidement sur un design, c'est juste du bonheur.
Côté technique, le projet envoie du bois puisque c'est écrit principalement en C++, que c'est sous licence LGPL-3.0/GPL-3.0, et que ça supporte aussi bien Wayland que X11 (même si Wayland est clairement le chouchou). Ça s'intègre d'ailleurs plutôt bien avec des compositeurs comme Hyprland ou Sway, selon votre configuration et les protocoles disponibles. Y'a même un module pour PipeWire si vous voulez gérer votre audio aux petits oignons et un support du system tray (via StatusNotifierItem).
La communauté commence d'ailleurs à sortir des trucs assez fous. J'ai vu passer des environnements complets construits avec le toolkit, comme DankMaterialShell qui adaptent les couleurs à votre fond d'écran, ou des délires plus rétro qui nous ramènent direct dans les années 90.
Bref, si vous avez envie de bidouiller votre desktop sans vous arracher les cheveux sur du CSS, foncez tester ça. C'est gratuit, c'est open source, et ça tourne nickel.
Si vous bidouillez un peu avec des modèles CoreML sur votre Mac Silicon, vous savez que c'est vite la croix et la misère comme je dis souvent... Car dès qu'il s'agit de tester un truc rapide, faut ouvrir Xcode, pisser du Swift, ou se battre avec des scripts Python... Bref, l'usine à gaz juste pour vérifier une prédiction vite fait.
Hé bien bonne nouvelle les amis, un petit outil en ligne de commande vient de sortir pour nous éviter de trop galérer.
Ça s'appelle coreml-cli et comme son nom l'indique, c'est une interface pour inspecter et lancer vos modèles depuis le terminal. L'objectif c'est de pouvoir manipuler vos fichiers .mlmodel sans jamais avoir besoin de lancer l'IDE d'Apple.
Si vous êtes chaud bouillant, ça s'installe hyper facilement via Homebrew :
brew tap schappim/coreml-cli
brew install coreml-cli
Et une fois que c'est là, vous pouvez TOUT faire. Genre vous voulez voir ce qu'il y a dans un modèle ? Hop, un petit coreml inspect MobileNetV2.mlmodel et vous avez toute la structure, les entrées et les sorties qui s'affichent.
Et pour lancer des prédictions, c'est également très simple plus simple. Par exemple, avec le modèle MobileNet qui détecte les objets présents dans une image, vous lui donnez une image, et avec l'option --json, il vous sort le résultat proprement.
Et pour ceux qui veulent automatiser des traitements, le mode "batch" permet de traiter tout un dossier d'images d'un coup. C'est quand même plus rapide que de le faire à la main un par un, comme le ferait un ingé de Perpignan nourri aux graines de chia.
Le développeur a même intégré un outil de benchmark pour mesurer la latence. Ça vous permet de lancer des tests sur le CPU, le GPU ou le fameux Neural Engine d'Apple pour comparer les perfs. C'est le top pour optimiser vos apps avant de les déployer.
Du coup, si vous bossez avec de l'IA locale sur Mac, un peu comme ce qu'on a déjà testé par le passé avec
MocoLlamma
ou
sur de gros clusters Mac Studio
comme ce furieux, ce petit binaire risque de vite devenir indispensable dans vos scripts CI/CD.
Vous utilisez Claude Code et vous passez votre temps à copier-coller vos logs de terminal pour lui donner du contexte ? Du genre, vous lancez une commande, ça se plante comme une merde, et là faut expliquer à l'IA ce qui s'est passé en faisant des screenshots ou du copier-coller à la main.
C'est vite relou mais heureusement, c'est totalement le problème que résout
Wake
, un petit outil en Rust qui enregistre automatiquement tout ce qui se passe dans votre terminal et le donne en offrande sacrée à Claude Code via le protocole MCP. Du coup, plus besoin de jouer les secrétaires IA, puisque Claudo Code, euuh Claude Code peut interroger votre historique de commandes avec les sorties et le contexte git quand il en a besoin.
Au début, vous lancez wake shell et hop, vous êtes dans une session enregistrée. Ensuite toutes vos commandes, leurs sorties, et même les infos de votre repo git, tout est capturé et stocké localement dans une base SQLite bien planquée dans ~/.wake/. Puis quand vous posez une question à Claude Code, il peut aller piocher dans cet historique pour comprendre ce que vous avez fait.
L'installation se fait en une seule ligne (allez lire le script comme d'hab, hein) :
curl -sSf https://raw.githubusercontent.com/joemckenney/wake/main/install.sh | sh
Après faut ajouter l'init dans votre .zshrc ou .bashrc :
eval "$(wake init zsh)"
Et pour brancher ça sur Claude Code :
claude mcp add --transport stdio --scope user wake-mcp -- wake-mcp
Côté commandes, y'a wake log pour voir l'historique récent, wake search "machin truc" pour fouiller dedans, wake dump pour exporter en markdown et wake annotate "note" si vous voulez ajouter des petites marqueurs pour vous y retrouver plus tard. Le stockage reste en local sur votre machine, et les sorties sont limitées à 1 Mo par commande pour éviter de saturer la base.
Donc si vous êtes le genre de gaillard.e sans peur à
laisser Claude piloter votre terminal
ou à utiliser
plusieurs agents en parallèle
, c'est le genre d'outil qui peut vraiment vous faire gagner du temps car là où avant fallait tout expliquer à l'IA, maintenant elle voit directement ce que vous avez fait et pourquoi ça a merdé.
Le projet vient de sortir en v0.1.0, donc c'est encore tout frais. Ça supporte zsh et bash pour le moment. Par contre, fish c'est pas encore au programme.
Vous passez vos journées dans un terminal et vous avez craqué pour
Ghostty
? Sauf que voilà... éditer un fichier de config à la main, c'est un peu comme remplir et payer sa déclaration d'impôts. On sait qu'on peut le faire, mais on préférerait que quelqu'un d'autre s'en charge.
Du coup, un développeur de la communauté a eu la bonne idée de créer Ghostty Config, une interface web qui permet de configurer son terminal sans toucher à un seul fichier texte. Vous sélectionnez vos options dans des menus déroulants, vous cochez des cases, et hop, ça génère la config toute seule.
Le truc cool c'est que l'outil couvre pas mal de terrain : les polices (avec un playground pour tester en direct), les couleurs, les raccourcis clavier, les curseurs, la transparence... Et des presets communautaires sont prévus pour ceux qui ont la flemme de tout paramétrer à la main.
Une fois que vous êtes content du résultat, vous exportez le fichier de config et vous le collez dans votre dossier Ghostty. L'inverse marche aussi, vous pouvez importer votre config existante pour la modifier visuellement. Pratique si vous avez déjà passé des heures à peaufiner votre setup et que vous voulez juste ajuster deux ou trois trucs.
Bref, si vous voulez profiter de Ghostty sans vous farcir la doc des 200+ options de configuration,
c'est par là que ça se passe
.
Développer une application pour Windows quand on n'utilise pas Visual Studio, c'est un peu comme essayer de monter un meuble Conforama sans la notice et avec des outils en plastique.
Faut jongler avec les SDK, se battre avec des manifestes XML (l'enfer sur Terre ces trucs), générer des certificats dans tous les sens... Bref, c'est souvent la croix et la bannière. Et Microsoft, dans sa grande bonté (si si, ça arrive), s'est dit qu'il était temps d'arrêter de torturer les développeurs.
Du coup, ils viennent d'annoncer en petite pompe la sortie en preview publique de winapp, un nouveau CLI open source conçu pour simplifier tout ce bazar.
Avouez que vous avez lu Winamp ? Ahahah, hé bien non !
Avec ce truc, que vous soyez un développeur Web à fond dans Electron, un vétéran du C++ qui vit dans CMake, ou que vous bossiez en Rust ou Dart, cet outil va grave vous mâcher le travail.
Exit la configuration manuelle de l'environnement qui prend trois plombes, notamment grâce à la commande winapp init.
Cet outil s'occupe de tout, c'est fou : il télécharge les SDK nécessaires, génère les projections (C++/WinRT pour commencer) et configure votre projet. Hop, c'est réglé. Je trouve ça quand même plus sympa que de se taper toutes les étapes à la main avec le risque de se foirer tous les deux clics.
Mais là où c'est vraiment cool, c'est pour le débogage.
Vous savez ces API modernes de Windows telles que les notifications ou les fonctions IA qui nécessitent que votre application ait une "identité de paquet" (ça me rappelle une blague de Bigard, tiens..) ? Hé bien avant, pour tester ça, il fallait empaqueter et installer l'application complète. C'était une perte de temps monumentale.
Mais maintenant, avec winapp create-debug-identity, vous injectez cette identité directement dans votre exécutable. Ça vous permet de continuer à coder et de déboguer votre code spaghetti normalement, sans casser votre boucle de développement. Rien que pour ça, ça vaut le détour !
Bienvenue au XXIe siècle les dev M$ !
L'outil gère aussi la création des manifestes et des certificats de développement. Plus besoin de chialer durant des heures devant un fichier appxmanifest.xml invalide. Vous pouvez même générer un certificat auto-signé en une commande pour tester vos paquets localement.
Et pour les amis qui font de l'Electron, Microsoft a pensé à vous avec un paquet npm dédié.
npm install --save-dev @microsoft/winappcli
Ça permet d'intégrer des fonctionnalités natives ou de l'IA directement dans votre app Electron, et de lancer le tout avec un simple npm start qui gère l'identité du paquet via winapp node add-electron-debug-identity. C'est propre, hein ?
Maintenant, pour installer la bête sur votre machine, un petit coup de WinGet :
winget install microsoft.winappcli
Et vous m'en direz des nouvelles. Alors bien sûr, c'est encore en preview ET c'est dev par Microsoft, donc il y a sûrement des petits bugs qui traînent, mais l'intention est là et ça fait plaisir de les voir s'ouvrir un peu plus aux workflows qui sortent de leur écosystème fermé habituel.
Ah ils sont chaud bouillants les développeurs en ce moment ! Surtout quand je tombe sur une pépite comme textarea, je me dis que la recherche des choses simples façon Herta a encore de beaux jours devant elle.
J'sais pas si on peut le qualifier d'éditeur le plus minimaliste du monde mais c'est sûr qu'il n'y a pas de chichi ni de menus à rallonge dedans... Cet outil vit côté client dans votre navigateur et sa particularité c'est qu'il peut stocker ce que vous écrivez directement dans le "hash" (#) de l'URL. En gros, vous tapez votre prose, et hop, l'adresse dans votre barre de navigation s'allonge au fur et à mesure, contenant toutes vos données compressées.
Vos notes resteront au chaud dans votre localStorage (soumis aux quotas habituels de votre navigateur) ainsi que dans cette fameuse URL que vous pouvez copier-coller pour partager votre texte. Textarea utilise l'algorithme deflate pour compresser vos données, ce qui lui permet de maximiser ce qu'on peut faire tenir dans une URL avant de venir heurter la limite de longueur du navigateur.
L'interface de textarea.my - difficile de faire plus épuré (
Source
)
Si vous avez déjà goûté à d'autres éditeurs "Distraction-Free", vous savez à quel point c'est reposant pour l'esprit de ne pas avoir 50 boutons qui clignotent partout. Et comme ici, on est sur du pur Markdown, vous pouvez même bidouiller le style de votre document en modifiant l'élément `` via les DevTools. Et si vous maîtrisez la syntaxe, sachez que l'outil gère même quelques paramètres de style directement dans l'URL. C'est pas piqué des vers !
Le truc marrant dans cet éditeur c'est son /qr qui lorsque vous l'ajoutez à la fin de l'URL vous permet d'avoir un joli QR Code de votre note. Comme ça y'a plus qu'à le scanner et hop, vous avez le document. Pratique pour transférer une note sur votre mobile sans vous embêter avec un service de synchro quelconque.
Voilà, je vous laisse essayer ça, et vous m'en direz des nouvelles. C'est dispo en open source
sur GitHub en cliquant ici
.
Si vous avez envie de refaire un peu votre déco chez vous, sans forcément raquer des fortunes chez des designers scandinaves en claquettes chaussettes, j'ai trouvé un petit soft qui va vous plaire. Ça s'appelle maptoposter et c'est un script Python qui permet de transformer la plupart des villes en une affiche minimaliste plutôt jolie
Vous lui donnez le nom d'une ville et son pays (c'est obligé pour pas que le script se perde), et il va piocher dans les données d'OpenStreetMap via la bibliothèque
OSMnx
pour vous dessiner un plan aux petits oignons au rendu propre généré par matplotlib avec des calques pour les routes, les parcs et l'eau. On est loin du screenshot Google Maps repassé au stylo Bic que certains vendent sur les marchés, ahaha.
Et même sans les bâtiments qui ne sont pas inclus par défaut, je trouve que le rendu est vraiment très chouette... en tout cas suffisamment pour être encadré et exposé.
Et pas mal d'éléments sont également personnalisables, ce qui vous permettra de bricoler un truc propre avec les thèmes déjà inclus comme "noir" pour un look sombre ou "sunset" si vous êtes d'humeur nostalgique. Et si vous avez la flemme de choisir, vous pouvez même lui demander de générer la même ville avec tous les thèmes d'un coup.
Très pratique pour faire son choix avant de faire chauffer l'imprimante !
Maintenant pour ceux qui se demandent comment on installe ce bazar, c'est hyper fastoche. On récupère d'abord le dépôt, on installe les dépendances, et c'est parti :
git clone https://github.com/originalankur/maptoposter
cd maptoposter
pip install -r requirements.txt
Ensuite, pour sortir votre première affiche de Paris par exemple, c'est aussi simple que ça :
Le paramètre -d définit le rayon en mètres autour du centre, donc vous pouvez vraiment zoomer sur votre quartier préféré ou prendre toute la métropole. D'ailleurs, ça me rappelle un peu
City Roads
dont je vous avais parlé il y a un bail, mais ici on a un peu plus de contrôle sur les thèmes JSON et les dégradés de couleurs.
On peut même ajouter des fondus dégradés sur les bords pour donner un petit côté artistique supplémentaire et tout ça sans passer par la case Photoshop. Je suis sûr aussi que le code peut être modifié pour traiter d'autres data que des cartes... En tout cas, si vous cherchez une idée cadeau originale ou si vous voulez juste donner un look original à votre bureau avec des posters de qualité, allez jeter un œil à ce projet.
Et n'oubliez pas de garder l'attribution OpenStreetMap si vous imprimez le résultat, c'est la moindre des choses !
Je suis complètement passé à côté car j'étais en vacances lors de leur dernière mise à jour... mais j'ai franchement halluciné en retombant sur NeoCities ces jours-ci. Si vous avez connu l'époque bénie de GeoCities, quand le web était moche mais vivant, alors vous allez kiffer.
NeoCities, c'est tout simplement l'héritier spirituel de cette époque... mais en mieux ! Leur philosophie c'est de redonner le contrôle aux gens et ramener la créativité brute sur le web, tout ça sans publicité, sans trackers ni cookies et sans vendre vos données à des IA aux dents pourries.
L'interface de NeoCities - sobre, efficace et sans fioritures (
Source
)
Vous l'aurez compris parce que vous êtes malin, c'est un service d'hébergement de sites statiques. Vous lui balancez votre HTML, votre CSS et vos bouts de JavaScript, et hop, votre site est en ligne ! Comme ça on esquive le couple moteur + base de données PHP/MySQL qui rame ou qui se fait hacker tous les quatre matins. Là au moins c'est sécurisé, c'est rapide, et c'est surtout ultra-libre.
J'ai fait à peu près le même move moi-même en 2024, en migrant mon site dynamique sur une version statique. Et je pense que vous avez apprécié parce que le site est beaucoup plus rapide à charger, la navigation est beaucoup plus agréable, et chaque jour mon trafic augmente, ce qui est un bon signe quand même. Je viens justement d'en faire un petit retour d'expérience
sur ma page LinkedIn Korben
.
En effet, j'ai arrêté de partager mes articles sur mes réseaux sociaux il y a peu, et j'ai retiré la pub AdSense en juin dernier. Je pensais que cela aurait eu un impact négatif fort sur mon trafic, alors qu'en fait c'est tout le contraire qui s'est produit ! Et comme mes revenus ne sont plus corrélés à la quantité d'articles que je fais chaque jour, je n'ai plus aucune pression. Alors je m'amuse à écrire comme un porc ou pas du tout en fonction du temps dont je dispose, des idées folles qui me passent par la tête, et de
mes problèmes de sommeil
^^.
Allez, je ferme la parenthèse pour revenir à NeoCities.
Déjà leur offre gratuite envoie du bois puisque vous avez le droit à 1 Go de stockage et 200 Go de bande passante par mois. C'est laaaaargement suffisant pour faire un site qui déchire avec des GIFs animés horribles et vos meilleures réflexions sur la vie. Je vous invite vraiment aller voir
la galerie des sites ici
, c'est incroyable.
Après vous pouvez aussi soutenir le projet et devenir un "Supporter" pour 5$/mois, vous passerez alors à 50 Go de stockage, 3 To de bande passante, et surtout la possibilité d'utiliser votre propre nom de domaine.
Si ça vous chauffe, je vous conseille vraiment de prendre l'option payante avec votre propre nom de domaine, parce que comme ça le jour où vous voudrez déménager vote site, ce sera beaucoup plus simple. Avoir son NDD à soi, c'est vraiment le truc que je conseille à tout le monde, parce que le jour où le service ferme, vous perdez votre communauté !
Ce qui est vraiment génial avec
NeoCities
c'est également l'aspect social. On retrouve les fameux "WebRings" comme à l'époque... Si vous n'avez pas connu, bande de bébés, c'était des sites qui se liaient les uns aux autres pour former des anneaux thématiques. C'était vraiment chouette. On retrouve aussi sur NeoCities un système de tags pour découvrir des trucs cool, comme à l'ancienne, bien loin des algo de réseaux sociaux qui vous enferment dans une bulle.
Là on explore le web comme on le faisait en 1998, avec curiosité et un max de sérendipité !
Et pour les plus barbus d'entre vous, sachez qu'il existe même un outil en ligne de commande (CLI) pour déployer vos fichiers au taquet sans passer par l'interface web. C'est nickel pour intégrer ça dans vos workflows de dev.
Forcément, ça me rappelle quand
GeoCities a été supprimé
. On a tous chialé nous les vieux parce que c'était un pan entier de l'histoire du net qui partait en fumée. Alors heureusement que des initiatives comme celle-là existent pour préserver cet esprit de liberté sur le web et permettre à tous, même ceux qui n'ont pas de compétences techniques, d'avoir un petit bout de web rien qu'à eux.
Ouais je déteste l'élitisme de certaines personnes qui, parce qu'elles maitrisent 2 ou 3 trucs sous Ubuntu, se la jouent chefaillon face aux gens normaux qui aimeraient bien juste partager des trucs à eux, sans forcément plonger dans la fosse à purin des services de microblogging ou devenir à leur tour un de ces "sapusépaslibré" qui se la racontent.
Et justement, Neocities est à la croisée des chemins. C'est pas auto-hébergé mais c'est pas un GAFAM, c'est éthique, c'est simple à utiliser, c'est payant oui mais c'est pas si cher que ça.
C'est même open source !
Alors si vous avez un projet de site perso qui traîne, et que vous n'avez pas envie de vous fader la technique, c'est peut-être le moment de vous lancer comme à l'ancienne !
Mais attention, et c'est un webmaster qui a débuté en 1997 qui vous dit ça : Vous risquez d'y passer vos nuits !!!
Et c'est reparti pour une journée de moine à écrire sur le meilleur site tech de l'univers et aujourd'hui, j'ai envie de vous parler de Core War et de cybersécurité.
Core War, c'est un jeu de programmation hyper culte qui est devenu populaire dans les
années 80
et dans ce jeu, y'a des sortes de guerriers numériques qui se foutent sur la gueule pour
prendre le contrôle d'une machine virtuelle
. Et je vous avoue que c'est assez kiffant à voir.
Et croyez le ou non, des chercheurs de Sakana AI et du MIT se sont appuyés sur ce concept pour créer leur Digital Red Queen (DRQ), c'est à dire un algorithme qui utilise des LLM pour faire évoluer ces programmes de "combat" de façon totalement autonome.
L'idée de base en fait, c'est de simuler la fameuse "
Reine Rouge
" de l'évolution biologique. Cette théorie de la Reine Rouge explique en gros que les espèces doivent évoluer sans cesse juste pour rester à leur place face à leurs prédateurs.
Et sous la forme de code, ça donne qu'à chaque round, l'algorithme cherche à faire éclore un nouveau "warrior" capable de battre tous les champions précédents. Pour cela, l'algo DRQ s'appuie par défaut sur un modèle gpt-4.1-mini (mais c'est configurable évidemment) qui fait office de moteur de mutation génétique. L'IA génère alors de nouveaux programmes, les fait se combattre, et ne garde que celui qui surpasse la lignée.
C'est une bataille de code sans fin où seuls les meilleures survivent !
Le processus d'évolution perpétuelle de Digital Red Queen
Et là où ça devient vraiment balaise, c'est que l'IA ne se contente pas de copier-coller du code existant. Non, cette petite futée invente de véritables stratégies qui feraient bégayer Sun Tzu.
Les chercheurs ont également pu observer certains phénomènes de convergence phénotypique (oui moi aussi j'avais aucune idée de ce que ça voulait dire). C'est-à-dire que des guerriers issus de lignées différentes finissent à un moment par adopter tous les mêmes tactiques de combat. Genre bombardement ciblé, auto-réplication massive ou création intensive de processus. Et ça c'est pas bon.
Alors pour tenter de maintenir une certaine diversité de comportements, l'équipe a utilisé
des algos de MAP-Elites
ce qui leur a permis de classer les programmes selon des critères comme le nombre de processus créés ou l'occupation de la mémoire pour éviter de tomber dans une sorte de pierre-feuille-ciseaux sans fin !
Et ça a plutôt bien fonctionné car même si les chercheurs notent que la diversité finit par baisser au fil des runs, cela permet quand même de découvrir des stratégies variées avant que l'évolution ne converge.
Maintenant c'est bien rigolo tout ça mais peut-être que vous vous demandez à quoi ça sert à part faire mumuse avec du vieil assembleur ? Et bien les auteurs pensent que leurs travaux pourrait être appliqués en cybersécurité.
En comprenant comment des programmes peuvent s'adapter de façon autonome à des adversaires qui mutent en permanence, on peut imaginer des systèmes de défense plus autonomes et résilients. On est un peu dans la même veine que ce que j'évoquais avec
Evo 2 et l'ADN fonctionnel
, mais appliqué au logiciel pur.
Voilà, alors je ne sais pas ce que ça va donner mais j'ai trouvé ça cool de voir comment un vieux concept de 1984 est devenu une super sandbox pour tester les limites de l'évolution artificielle des logiciels.
Bien sûr, tout le code est dispo
sur GitHub
(le simulateur Core War lui-même vient du projet de
Rodrigo Setti
), avec des instructions pour installer ça via Conda et lancer vos propres arènes de combat. J'sais pas si vous essayerez mais si c'est le cas, je veux bien un feedback dans quelques temps.
Est-ce que vous avez déjà eu cette envie soudaine de composer de la techno tout en ayant l'air d'un hacker qui pirate le Pentagone dans un film des années 90 ?
Si oui, j'ai le truc parfait pour vous :
Strudel
.
Pour ceux qui débarquent, le live coding musical dont je vous ai déjà parlé y'a pas longtemps avec
Loopmaster
, c'est l'art de créer du son en écrivant du code en temps réel.
En gros, on tape des lignes, on valide, et hop le rythme change en direct. Strudel rend ce concept ultra accessible puisqu'il tourne entièrement dans votre navigateur préféré, sans chichi et surtout sans avoir besoin d'installer des usines à gaz comme SuperCollider ou de configurer des environnements de dev à n'en plus finir.
L'interface de Strudel - sobre mais efficace (
Source
)
Le projet est d'ailleurs un port officiel du langage de patterns de TidalCycles vers JavaScript.
TidalCycles
, c'est un peu la référence absolue dans le monde du live coding, mais ça demandait pas mal de bidouille (Haskell, etc.) pour fonctionner correctement. Avec Strudel, vous ouvrez une page web, vous tapez du code et c'est parti mon kiki !
Le principe repose sur des motifs rythmiques qui occupent toujours le même espace temporel (appelé "cycle"). Contrairement à un séquenceur classique où on empile des notes, ici on définit des structures qui se compressent ou s'étirent automatiquement. C'est un peu déroutant au début mais une fois qu'on a pigé le truc, on peut sortir des beats qui tabassent en seulement trois lignes de code. Perso, je trouve ça assez hypnotique (oui j'aime le comique de répétition).
Côté technique, l'outil s'appuie sur l'API Web Audio et intègre un synthé/sampler baptisé Superdough. C'est assez costaud et ça permet déjà de s'amuser avec plein d'effets sans quitter le browser. Et pour les plus barbus d'entre vous qui voudraient piloter leur propre setup
SuperCollider
, c'est possible aussi via
OSC
, mais attention, il faudra quand même lancer un petit serveur relais en Node.js pour faire le pont entre le navigateur et votre machine.
Y'a même un
workshop interactif
vraiment bien foutu pour apprendre les bases. En quelques minutes, vous allez comprendre comment balancer des snares et des kicks avec une précision chirurgicale. Et le petit plus qui fait plaisir, vous pouvez partager vos chefs-d'œuvre en copiant simplement l'URL, puisque tout votre code est encodé dedans. C'est direct in the pocket !
La Reine de Strudel c'est évidemment
Switch Angel
:
Bref, si vous cherchez un nouveau hobby créatif un peu geek pour vos soirées d'hiver, foncez tester ça. Ça rappelle un peu d'autres pépites comme
Drumbit
ou même
Draw Audio
pour le côté fun et immédiat. De quoi verser une petite larme de joie en retrouvant des sensations de bidouille pure.
Merci Lorenper, Quentin & Jean-Raymond pour le partage !
Si vous voulez pimper votre propre QR Code pour vous différencier un peu des autres nazes qui font aussi leur QR Code, je vous invite à tester rapidos un petit outil qui m'a tapé dans l'œil.
Je vous ai déjà parlé des QR Codes générés par IA via
ControlNet
y'a un petit moment. Il sont visuellement dingues, mais là, on retourne aux sources, aux vraies mathématiques de quand vous étiez petit (enfin jeune quoi...lol).
Ce site, que je viens de découvrir c'est QArt Coder, un projet de Russ Cox (oui, LE Russ Cox de l'équipe Go chez Google, calmez vous les groupies) et comme d'hab, le gars n'est pas là pour enfiler des perles puisqu'il nous proposer de générer des QR codes qui intègrent une image... mais sans tricher comme avec ControlNet.
Je m'explique... Quand vous voyez un QR code avec logo classique, c'est souvent du bricolage : on colle une image au milieu et on compte sur la correction d'erreur du QR code (Reed-Solomon) pour compenser les zones masquées. C'est un peu sale, même si ça marche...
Russ Cox, lui, a pris le problème à l'envers. Plutôt que de casser le code et de le réparer, il utilise des maths (notamment le pivot de Gauss) pour manipuler les bits de redondance. En gros, il fait en sorte que les pixels "inutiles" du QR code s'arrangent pour former visuellement l'image, tout en conservant des données parfaitement valides.
Vous uploadez votre image (préférez un truc bien contrasté, pixel art ou logo N&B).
Vous jouez avec la taille, le positionnement et les cases "Dither" et autres pour que ça ressemble à quelque chose.
Et voilà, vous obtenez un QR code valide qui affiche votre motif.
Un exemple de QR Code généré avec ma tête
Le résultat est un QR code où l'image est dessinée par les données elles-mêmes, et pas juste collée dessus. Ça reste donc lisible par la plupart des lecteurs standards, tant que vous n'avez pas trop abusé sur la complexité de l'image source et que le contraste est suffisant.
C'est sûr, ça a un look plus "rétro" et "glitchy" que les délires sous Stable Diffusion, mais c'est techniquement beaucoup plus élégant car chaque pixel est à sa place par nécessité mathématique et pas par hasard.
Voilà, si vous aimez les algos un peu pointus et les QR codes qui ne sont pas juste des damiers tristounes, foncez voir ça et pour ceux qui veulent creuser la théorie (et y'a de quoi faire), Russ Cox a tout détaillé sur
sa page de recherche
.
Vous rêvez de lancer Claude sur un projet et de le laisser bosser tout seul pendant que vous faites autre chose, du genre jouer à Animal Crossing en attendant la fin de la journée ? Hé bien c'est exactement ce que propose Auto-Claude, un outil open source qui transforme l'assistant IA préféré des devs en armée de développeurs plus autonomes que votre mère quand il s'agit d'échanger un billet de train.
J'avais déjà parlé de
Claude Engineer
c'est vrai. C'est un framework CLI en Python qui permettait de faire bosser Claude en autonomie. Mais Auto-Claude, alalalala, c'est un autre délire les amis ! Déjà c'est une vraie application desktop avec interface graphique, tableau Kanban pour gérer vos tâches, et surtout... 12 terminaux qui peuvent tourner en parallèle. Oui, DOUZE agents Claude qui bossent simultanément sur votre code pendant que vous candy crushez pépouze dans les WC de votre entreprise.
Les terminaux d'Auto-Claude en action, chacun gérant un agent autonome
Le truc génial, c'est que chaque agent travaille dans son propre git worktree. Du coup, pas de conflit (de canard ^^ - J'ai pas pu résister désolé), pas de branches qui s'emmêlent, et chaque tâche est isolée proprement.
Puis quand c'est fini ? Hop, vous validez et ça merge parfaitement sans vous prendre la tête. Ce truc est fou !
Installation
Alors pour commencer, il vous faut un abonnement Claude Pro ou Max. Pas le choix...
Ensuite, installez Claude Code via npm si c'est pas déjà fait :
npm install -g @anthropic-ai/claude-code
Maintenant on clone Auto-Claude :
git clone https://github.com/AndyMik90/Auto-Claude.git
cd Auto-Claude
Et on installe les dépendances. L'outil gère à la fois le frontend Electron et le backend Python :
npm run install:all
Et c'est tout. Si si sérieux. Bon, là je vous l'ai fait en mode installe de barbu.e.s mais sachez aussi qu'il y a des binaires à télécharger directement pour Windows, macOS (Intel ou Silicon) et Linux (AppImage, deb ou flatpak).
Lancement et utilisation
Pour démarrer l'interface graphique, ensuite, c'est :
npm start
Une fenêtre s'ouvre avec le fameux tableau Kanban. Vous ajoutez vos tâches, vous les assignez aux agents disponibles, et c'est parti. Chaque terminal affiche en temps réel ce que fait son agent.
Le tableau Kanban pour orchestrer vos agents IA
Pour les fans de ligne de commande, y'a aussi un mode CLI :
python run.py --spec 001
Le numéro correspond à un fichier de spec dans le dossier specs/. Vous écrivez ce que vous voulez, et Auto-Claude s'occupe du reste.
Comment ça fonctionne ?
L'architecture est plutôt bien pensée puisque le frontend Electron communique avec un backend Python via WebSocket. Chaque agent a son propre processus isolé, sa propre branche git, son propre contexte.
Ainsi, quand vous lancez une tâche, Auto-Claude :
Crée un worktree git dédié
Lance un agent Claude Code dessus
Monitore l'avancement en temps réel
Gère le pipeline QA automatiquement
Le tout avec une interface qui vous permet de suivre 12 conversations en parallèle, soit de quoi bien jouer au chef d'orchestre si vous avez un gros projet à abattre.
Je commence à peine à découvrir l'outil et faut que je le ponce un peu plus pour voir ce que je peux faire avec ça, mais si vous êtes chaud bouillant comme moi sur ce genre de truc, je vous invite à tester l'autonomie IA poussée à fond avec Auto-Claude.
J'sais pas vous, mais moi je trouve super dur quand j'utilise des outils comme VS Code ou ce genre de truc, de bien choisir les couleurs de son environnement. En général on prend un peu au pif et on finit souvent avec un mélange de thèmes sombres disparates entre toutes nos applications, qui piquent les yeux à 3h du matin.
Ce genre de dev quoi...
Mais ça, c'était avant.
Car si vous cherchez à unifier votre setup avec quelque chose de vraiment propre, va falloir regarder cet outil : Catppuccin.
Catppucin, c'est un thème communautaire aux tons pastels qui se définit lui-même comme quelque chose d'"apaisant pour les esprits vifs". Et vu l’engouement des devs pour ce truc, faut croire que c'est vrai.
La mission de Catppuccin c'est de vous proposer une identité visuelle cohérente partout. Pas juste dans votre IDE, mais PARTOUT et il existe actuellement plus de 360 ports officiels pour des outils aussi variés que VS Code, Vim, votre terminal, Discord, Firefox, Obsidian...et j'en passe. Vous pouvez littéralement TOUT assortir ! C'est vraiment le bonheur absolu pour les amateurs de "ricing" (c'est à dire la personnalisation extrême de bureau a.k.a. le tuning pour les babus).
D'ailleurs, si vous aviez déjà suivi mon guide pour
donner de la couleur à votre terminal
, vous savez à quel point un environnement joli motive à bosser !! Du coup, Catppuccin est vraiment indispensable pour renouer avec une certaines joie de vivre et cela même si vous bosser pour Cap Gemini ou Accenture.
Catppuccin se décline en 4 saveurs ("flavors", oui comme les glaces) pour coller à toutes les ambiances :
Latte : Pour ceux qui aiment la lumière (les fous).
Frappé : Un thème sombre, mais pas trop.
Macchiato : On s'approche du noir profond.
Mocha : Le mode sombre ultime, celui qu'on aime tous parce qu'on n'a pas de personnalité.
Chaque palette comporte exactement 26 couleurs soigneusement équilibrées et je sais que vous méprisez tout ce qui ressemble de près ou de loin à un graphiste / intermittent du spectacle donc, je vous vois froncer un sourcil (la France a un incroyable talent visiblement).
Mais les gars, ATTENTION, c'est pas juste trois codes hexadécimaux jetés au pif, hein !! Y'a eu une vraie réflexion derrière sur le contraste et l'harmonie. Ça a beaucoup réfléchi fort fort pour procurer de l'amour graphique à tous ceux qui veulent que leur code soit lisible sans ressembler à un sapin de Noël.
Maintenant, l'installation dépend de l'outil, mais c'est généralement très bien documenté sur leur GitHub. Vous clonez, vous copiez le fichier de config, et hop, c'est réglé.
Et si jamais vous bossez sur du front-end, c'est aussi une excellente source d'inspiration car comme je le disais dans mes
astuces pour les codes hexa
, avoir de bonnes références sous la main, ça change la vie.
Voilà, si ça vous tente de transformer votre écran en arc en ciel pour geek, c'est par là. Et merci à Louis pour l'info !
Si vous aimez les globes 3D qui en jettent, j'ai un petit projet sympa à vous présenter. Ça s'appelle
TerraGuessr
et c'est Fred, un lecteur de longue date (coucou Fred !), qui m'a envoyé ça !
L'idée de Fred est assez géniale. Il propose d'utiliser un globe terrestre interactif pour visualiser la "déformation" du monde sous le poids des inégalités. En gros, au lieu de voir une sphère parfaite, vous voyez les continents s'étirer ou se contracter en fonction d'indicateurs comme la richesse, l'éducation ou encore la santé.
C'est ce que les profs de Géographie appellent un cartogramme en 3D. C'est hyper visuel et ça permet d'apprendre plein de choses !
Pour la petite histoire, Fred a codé tout ça... sans savoir coder au départ. Il a utilisé pour cela
l'éditeur Cursor
, Google AI Studio et ChatGPT. Et voilà, sa bonne idée s'est transformée avec un peu d'huile de coude et beaucoup de patience en ce site de carto incroyable.
L'interface de TerraGuessr - un globe 3D pour visualiser les data mondiales
Si vous allez sur son site, vous verrez concrètement comment ces outils d'IA tant critiqués permettent à des passionnés comme Fred et d'autres, de sortir des outils complexes qui n'auraient jamais vu le jour, hormis dans leurs rêves.
Et techniquement, ça envoie du bois puisque c'est basé sur Three.js. Fred s'appuie sur des sources de données sérieuses telles que la Banque Mondiale, Our World in Data et Gapminder. Et au final, il a réussi à mouliner tout ça pour nous proposer une expérience fluide et des stats enfin concrètes.
TerraGuessr propose plusieurs modes pour s'amuser (et s'instruire, du coup) :
Des quiz et des "stories" pour mieux comprendre les statistiques mondiales.
Un jeu "Ultimate Countries" pour deviner tous les pays du monde avec des niveaux de difficulté de débutant à légende.
Il propose même une API et un back-office à prix libre pour ceux qui veulent créer des quiz et des stories, tout ça connecté à LLM pour générer les textes. Le mec est fou !
Voilà, si vous avez déjà passé des heures à essayer de
devenir un pro à GeoGuessr
, vous allez adorer le concept sauf qu' au lieu de chercher un poteau électrique au fin fond de la toundra, vous allez vraiment apprendre des trucs sur l'état (catastrophique) de notre planète.
Si vous utilisez des agents IA en ligne de commande genre Claude Code et que vous leur faites exécuter des scripts téléchargés sur le net, voici un outil qui devrait vous plaire.
Fence est un utilitaire qui permet de lancer vos commandes dans un environnement isolé, sans avoir besoin de Docker ou de conteneurs. L'outil bloque par défaut toutes les connexions réseau sortantes et restreint l'accès au système de fichiers, du coup, si votre agent IA décide de faire des bêtises, il se retrouvera face à un mur.
Concrètement, vous préfixez simplement votre commande par fence comme ceci :
fence curl https://example.com
# → 403 Forbidden (bloqué par le sandbox)
fence -t code npm install
# Utilise le template "code" qui autorise les registres npm
Et c'est tout ! L'outil embarque des templates préconfigurés pour les cas d'usage courants comme le template "code" par exemple qui autorise les connexions vers npm, PyPI et les principaux fournisseurs LLM, tout en bloquant le reste du genre :
fence -c "rm -rf /"
# → Hop, c'est bloqué ! Et heureusement !
Vous pouvez aussi créer votre propre config dans ~/.fence.json pour autoriser des domaines spécifiques.
Et petit bonus sympa, y'a même une intégration directe possible avec Claude Code :
fence import --claude -o ~/.fence.json
Comme ça, vos permissions Claude Code seront converties en règles Fence sans vous prendre la tête.
Côté technique, Fence repose sur sandbox-exec sous macOS et bubblewrap sous Linux donc il n'y a pas de daemon qui tourne en permanence, ni de dépendances complexes. Vous installez, vous lancez, et ça marche ! Que demande le peuple ?
Pour l'installation :
# Installation rapide
curl -fsSL https://raw.githubusercontent.com/Use-Tusk/fence/main/install.sh | sh
# Ou via Go
go install github.com/Use-Tusk/fence/cmd/fence@latest
Sous Linux, il faudra installer bubblewrap et socat au préalable (disponibles dans les dépôts des principales distribs) et si vous cherchez d'autres solutions d'isolation pour votre OS,
Firejail
reste également une bonne référence dans le domaine.
Bref, si vous faites tourner des agents IA qui exécutent du code, Fence ajoutera une couche de sécurité bien sentie ! Et comme quasiment tous les outils dont je parle, celui-ci est open source (licence Apache 2.0).
Je trouve qu'il n'y a rien de plus idiot qu'un débat philosophique sur ce qu'est "vraiment" l'intelligence quand on a juste besoin que le boulot soit fait... J'en vois certains en faire des tartines à longueur de journée sur Linkedin, notamment pour tenter de définir le niveau d'intelligence des IA mais de mon point de vue, c'est vraiment perdre son temps que d'essayer d'évaluer ça.
Récemment, je suis tombé sur un billet de
Bertrand Meyer sur le Blog de CACM
qui met enfin des mots sur mon malaise... En fait il explique qu'il y a 2 grandes visions qui s'opposent concernant la définition de l'intelligence.
D'un côté, on a l'approche plutôt "européenne" où l'intelligence, c'est comprendre les choses, comprendre le monde, savoir expliquer le "pourquoi du comment". Et de l'autre côté, on a une vision plus "américaine" et pragmatique où l'intelligence c'est avant tout réussir à s'adapter et agir en conséquence avec succès.
En gros, ça veut dire que pour les ricains, si ça marche, c'est une preuve d'intelligence.
Et là, tout s'éclaire car l'IA d'aujourd'hui, nos chers LLM d'amour et autres réseaux neuronaux, correspondent parfaitement à cette seconde définition. En effet pour beaucoup de chercheurs, ces systèmes ne "comprennent" pas le monde au sens cognitif du terme mais réussissent quand même à donner très souvent les bonnes réponses et à trouver de bonnes solutions à tout un tas de problèmes.
Un peu comme
ces modèles médicaux de Google
capables d'aider les médecins dans leurs diagnostics... ça marche, c'est utile, et même si ça ne remplace pas (encore) l'expertise humaine (enfin sauf celle des internes ^^), c'est déjà génial !
Perso, je me positionne sur ça de manière un peu plus basique. Parce que je suis un mec basique... Je suis un techos, pas un marketeux ni un philosophe alors la seule question que je me pose finalement c'est "est-ce que ce que ça fait le taf" ?
Et surtout, est-ce que ce que l'IA produit c'est de qualité ?
Quand c'est du texte par exemple, mon premier critère c'est donc de savoir si l'information est juste. Ensuite c'est de savoir si c'est agréable à lire. Et enfin, est ce qu'on en retire quelque chose (un apprentissage, du fun, un élargissement de sa pensée) ?
Voilà c'est tout... et ça je l'applique aussi bien aux textes écrits par des humains qu'à ceux écrits par des algos.
Si ces 3 conditions ne sont pas remplies, c'est (pour moi, hein) de la merde. Et donc j'applique ces principes du mieux que je peux, aussi à ce que j'écris.
Je pourrais bien sûr ajouter d'autres critères du genre "Est ce que j'ai fait le tour de la question de manière encyclopédique ?" et "Est ce que en écrivant cela, je ne vais pas insécuriser un random qui va ensuite m'attaquer publiquement pour rassurer son égo auprès de sa communauté ?" mais bon, ici c'est pas Wikipédia et j'suis pas non plus le psy des gens qui détestent mon contenu mais viennent quand même me lire religieusement chaque jour. Donc j'avoue, je fais l'impasse... Ahaha.
Maintenant pour ceux qui se demandent encore comment définir l'intelligence artificielle, voyez plutôt ça comme un outil capable de "faire comme si" avec suffisamment de talent pour que l'expérience soit bluffante de réalisme. Un peu comme quand on regarde un super film avec de super acteurs... On sait qu'ils font semblant et pourtant on ressent de l'émotion. Bah là c'est pareil, l'illusion est douce et hormis certains cas pathologiques où ça pourrait être problématique, je ne vois pas ça comme un souci de se faire "illusionner" par un texte IA tant que mes 3 critères plus haut sont remplis.
Que ce soit du texte humain ou du texte IA, le résultat peut être perçu par un humain comme similaire si c'est bien fait. Faut pas non plus oublier que beaucoup d'humains ne savent pas s'exprimer correctement et encore moins structurer correctement leur pensée pour la mettre par écrit (et je ne vise personne, mais suivez mon regard vers les services de micro-blogging et autres commentaires Youtube... ^^).
Le point important, crucial même (et là je sors mon panneau "Achtung danger"), c'est que pour chaque texte produit par une IA, un humain devrait le relire, le corriger, et l'améliorer. S'en porter garant en fait, sinon, c'est juste du texte générique de qualité standard avec peu de valeur ajoutée (si ce n'est faire du résumé quoi...) et un fort risque d'hallucinations.
Et je sais que la mode du moment est au slop IA aussi bien dans les mails, les médias, les sites SEO, les discours officiels du gouvernement et j'en passe mais putain, passer un petit coup de vérif / polish manuel par-dessus, c'est pas la mer à boire et hop, on retrouve instantanément une âme dans l'article et cela peu importe que ça passe le détecteur IA ou pas... Ces machins là font principalement de la vérification en surface et
si vous écrivez trop parfaitement
ou si votre IA écrit trop dégueulasse, vous aurez du faux positif dans un sens ou dans l'autre.
Je pense donc qu'on s'en fout un peu de savoir si la machine a une âme ou si elle "comprend" réellement le sens de la vie (spoiler : ce n'est pas le cas). Moi, tant qu'elle m'aide à coder un script Python vite fait ou à préparer un super article pour vous sans que j'aie à me taper des tonnes de doc, ça me va.
Les boîtes à rythmes physiques des années 90 sont devenues de vraies antiquités... lol. Après moi j'ai grandi avec alors forcément je mesure pas trop l'évolution mais j'imagine des gamins qui découvrent ça... Ça doit être un grand moment de solitude pour eux.
Alors si vous avez toujours rêvé de posséder l'un de ces petits Pocket Operators de chez Teenage Engineering, j'ai ce qu'il vous faut.
Ça s'appelle Beats et c'est une drum machine qui tourne DIRECT dans votre navigateur.
C'est développé par Alejandro AR a.k.a @kinduff, et ça utilise Tone.js pour le son et Stimulus.js pour l'interface. Vous avez à votre dispo une grille de 16 pas, un format ultra classique où vous activez / désactivez ensuite des cases pour créer votre propre rythme. Y'a du Kick, de la snare, du hi-hat...etc... tout y est.
Ce qui est cool c'est que vous arrivez sur la page vous cliquez sur "Play Beat" et PAF ça tourne. Vous pouvez modifier le BPM, changer de kit de batterie pour un truc plus trap ou house, lo-fi, boom bap, etc. et même sauvegarder vos créations via une URL pour les partager avec vos potes ou David Guetta ^^.
En tout cas, je trouve que c'est une SUPER porte d'entrée pour ceux qui voudraient comprendre comment fonctionne un séquenceur sans dépenser un rond. C'est visuel et on pige vite la logique de cette grille d'instruments (ce qui est LOIN d'être le cas avec certains DAW très typé usine à gaz pour donner un air intello à votre artiste préféré).
Et puis c'est parfait pour composer quelques idées quand on est loin de son setup habituel, genre si vous êtes au bureau entre 2 réunions Teams. Après faut pas s'attendre à produire un album tout de suite non plus. C'est + pour du prototypage rapide. M'enfin, vu le prix moins cher que gratuit, personne ne va se plaindre je pense ;).
Et si ce genre d'outil vous branche, ça me rappelle
Drumbit
dont je vous parlais il y a pas longtemps ou encore cet
émulateur web Roland TB-303 & TR-808
pour les puristes de l'Acid House.
Si vous avez déjà vu des vidéos d'algorave, ces soirées où des mecs font danser des foules entières en tapant des lignes de code sur un écran géant, vous savez de quoi je parle. Le live coding musical, c'est hypnotique, c'est technique, et ça donne des résultats sonores assez dingues.
Le problème, c'est que jusqu'ici, pour s'y mettre, fallait souvent s'infuser l'installation de trucs comme Sonic Pi ou
TidalCycles
. C'est génial, mais faut configurer l'environnement, les serveurs audio, et là, bam, la flemme pointe le bout de son nez. C'est là qu'intervient Loopmaster, un projet passion qui permet de faire exactement la même chose, mais directement dans votre navigateur.
Vous débarquez sur le site, vous écrivez du code, vous appuyez sur Entrée, et ça fait de la musique, en temps réel, sans avoir besoin d'installer quoi que ce soit. Tout se passe sous vos yeux grâce à la magie des APIs audio de votre navigateur. Wololo !
L interface de Loopmaster - sobre et efficace (
Source
)
C'est une façon complètement différente d'aborder la création sonore car au lieu de cliquer fébrilement sur des boutons et de manipuler des faders virtuels, vous décrivez ce que vous voulez entendre avec des algorithmes. Un pattern rythmique devient alors une boucle dans votre script, un synthé devient une fonction, et une progression d'accords devient une simple liste de valeurs.
Le truc vraiment cool, c'est que comme c'est du code, vous pouvez faire des choses impossibles autrement. Du genre des patterns qui évoluent mathématiquement, de rythmes générés par des probabilités, ou de textures sonores qui se transforment selon des règles que vous définissez vous-même.
Loopmaster n'est pas le seul sur le créneau, y'a aussi Strudel, mais il a cet avantage d'être hyper accessible pour débuter. Et cerise sur le gâteau pour les producteurs, une fois que vous avez pondu une boucle qui déchire, vous pouvez exporter l'audio pour l'importer ensuite dans votre DAW préféré comme Ableton Live. Nickel pour enrichir vos prods avec des sonorités algorithmiques uniques.
Bref, si vous avez 10 minutes à tuer et que vous voulez vous prendre pour un sorcier du son, allez jeter un œil. Au pire, vous passerez pour un génie incompris auprès de vos collègues en faisant du bruit bizarre, au mieux vous découvrirez une nouvelle passion pour l'algorave.
Devinette du soir : Qu’est-ce qui est pire qu'un secret que vous avez oublié de cacher ?
Réponse : Des dizaines, des millions de secrets qui traînent sur GitHub parce que quelqu'un a eu la flemme de configurer un vrai gestionnaire de variables d'environnement !
Hé oui, les amis ! On a tous fait cette boulette au moins une fois (ou alors vous mentez, ou vous êtes un robot). On crée un petit fichier .env, on oublie de le rajouter au .gitignore, et paf, vos clés AWS se retrouvent à poil. Selon GitHub, c'est plus de 39 millions de secrets qui ont été détectés en fuite sur leurs dépôts en 2024. C'est du délire !
Envmap - Le gestionnaire de variables d'environnement qui tue les fichiers .env (
Source
)
Du coup, au lieu de continuer à se farcir du bricolage avec des fichiers qui traînent en clair sur le disque, je vous propose de jeter un œil à Envmap.
C'est un outil écrit en Go dont l'objectif est de réduire au maximum l'écriture de vos secrets sur le disque dur. En mode normal, il va les pomper directement chez les grands manitous du stockage sécurisé comme AWS Secrets Manager, HashiCorp Vault, 1Password ou encore Doppler (même si pour l'instant, certains de ces providers sont encore en cours d'intégration).
Comme ça, au lieu de faire un vieux source .env qui laisse traîner un fichier sensible, vous lancez votre application avec envmap run -- node app.js. L'outil récupère les variables en RAM et les injecte dans le process. C'est propre, c'est net, et ça évite surtout de pousser par erreur votre config sur un repo public.
Pour ceux qui se demandent s'il faut quand même envoyer ses fichiers .env sur GitHub (spoiler : non, jamais !), Envmap propose une commande import pour ingérer vos vieux secrets. Et pour ceux qui ont besoin d'un stockage local, sachez qu'Envmap peut aussi chiffrer vos variables en AES-256-GCM, ce qui est quand même plus sérieux qu'un fichier texte lisible par n'importe qui. Notez aussi qu'il existe une commande sync si vous avez vraiment besoin de générer un fichier .env temporaire.
Perso, ce que je trouve vraiment cool, c'est l'intégration avec direnv. On rajoute une ligne dans son .envrc, et hop, les secrets sont chargés automatiquement quand on entre dans le dossier du projet. C'est magique et ça évite les crises cardiaques au moment du push.
D'ailleurs, si vous voulez aller plus loin dans la sécurisation de vos outils, je vous recommande de lire mon article sur
SOPS
ou encore ma réflexion sur
l'usage de GitLab
pour vos projets sensibles.
Bref, c'est open source (sous licence Apache 2.0), et avec ça, vous dormirez sur vos deux oreilles !
Si vous êtes du genre à avoir passé des heures sur Half-Life 2 à vous en retourner les paupières (et je sais que vous êtes nombreux), oubliez tout ce que vous pensiez savoir sur la stabilité légendaire du Source Engine. Car figurez-vous qu'un bug totalement improbable vient de refaire surface grâce à Tom Forsyth, un ancien de chez Valve, et c'est clairement un truc de fou, vous allez voir...
Tout commence en 2013. À l'époque, Valve bosse sur le portage de HL2 pour le tout premier Oculus Rift (le fameux DK1 qui nous donnait tous envie de vomir au bout de 5 minutes). Pour tester la VR, ils se disent que le mieux, c'est de reprendre un bon vieux classique. Tout se passe bien jusqu'à ce que Tom Forsyth reste bloqué dès l'intro du jeu, juste après la séquence de la canette. Un garde Barney censé vous ouvrir une porte reste planté là, et la porte refuse de bouger. Coincé. Rideau. On ferme.
Le truc qu'il constate alors, c'est qu'en recompilant le code source original de 2004, le bug est là aussi ! Pourtant, personne ne l'avait jamais croisé en neuf ans. Du coup, l'équipe a cru à une sorte de malédiction ou à un bug qui aurait voyagé dans le temps pour infecter l'original. (si si...)
Mais après une journée de spéléologie dans les outils de debug, ils ont fini par trouver le coupable : l'orteil d'un garde PNJ ! Le pauvre couillon était placé un millimètre trop près de la porte et en s'ouvrant, la porte tapait dans son pied, rebondissait et se verrouillait. Imaginez un peu la vie du gars, à se faire matraquer l'orteil depuis +20 ans sans pouvoir crier ou se décaler d'un millimètre... Dur !
Mais alors pourquoi ça marchait en 2004 et plus en 2013 ?
Hé bien la réponse tient en deux mots qui vont rappeler des souvenirs aux plus geeks d'entre vous : ✨ virgule flottante ✨.
Car en 2004, le jeu tournait avec les instructions x87 (80 bits de précision, un beau bordel hérité de l'époque)et en 2013, avec le passage au SSE (32 ou 64 bits), les calculs physiques sont devenus plus "stricts". Dans les deux versions, la porte tape l'orteil mais avec le x87, la micro-rotation infligée au garde suffisait à dégager son pied juste assez pour que la porte passe au millième de seconde suivant. Avec le SSE par contre, le garde pivotait un chouïa moins loin... et paf, collision, porte bloquée !
C'est encore une preuve que même dans un chef-d'œuvre comme Half-Life 2, tout ne tient qu'à un orteil et quelques bits. D'ailleurs, si vous voulez vous replonger dans l'ambiance, sachez que
Half-Life a fêté ses 25 ans
récemment avec une belle mise à jour, et pour les nostalgiques de la VR qui veulent souffrir avec style,
le driver VorpX
permet toujours de faire des miracles. Ce serait dommage de passer à côté !
Allez, je vous laisse, je vais vérifier si mon gros orteil ne bloque pas ma porte d'entrée.