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La philosophie de CoMaps en matière de respect de la vie privée, qui est notamment le domaine dans lequel elle s'éloigne du projet dont elle est issue : Organic Maps.
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La philosophie de CoMaps en matière de respect de la vie privée, qui est notamment le domaine dans lequel elle s'éloigne du projet dont elle est issue : Organic Maps.
La philosophie de CoMaps en matière de respect de la vie privée, qui est notamment le domaine dans lequel elle s'éloigne du projet dont elle est issue : Organic Maps.
Jeune fille, Théorie de la (Tiqqun)
Définition : Archétype créé par le collectif Tiqqun pour incarner la marchandisation des rapports humains. Ce n'est pas forcément une femme biologique, mais un mode d'être où l'individu se perçoit et s'évalue comme une marchandise, orienté par le spectacle et la consommation.
Chez Bascar : Concept central pour comprendre la modernité. La jeune fille n'a pas de "colonne vertébrale" (identité stable), elle est le projet des autres (publicité, mode, spectacle), elle se consomme plus qu'elle ne s'aime. La jeune fille est tragique : elle est bouc émissaire sans le savoir.
Citation de Tiqqun : "La jeune fille ne se donne jamais elle-même, elle ne donne que ce qu'elle a, c'est-à-dire l'ensemble des qualités qu'on lui prête. C'est pourquoi il n'est pas possible d'aimer la jeune fille, mais seulement de la consommer."
Exemple : L'influenceuse Instagram qui construit toute son identité autour de son image, de ses likes, de sa consommation ostentatoire est une jeune fille. Mais Berlusconi aussi, selon Tiqqun.
« Le vol, ce n’est pas de la solidarité, comme le viol, ce n’est pas de l’amour » : Formule choc visant à rappeler l’importance du consentement dans toute relation.
Ce que dit Bascar :
L'histoire du scorpion et de la grenouille :
"Ne transforme pas ta nature en vertu et la mienne en villainie."
Tant qu'on ne regarde pas en face notre propre vide de soi, on aura tendance à sacrifier les autres pour le combler, en prétendant faire le bien.
L'invitation :
Sortir de la logique sacrificielle, reconnaître l'altérité, et construire une solidarité authentique basée sur le consentement et le respect mutuel.
Cette vidéo de Bascar n'est pas un plaidoyer politique pour ou contre le socialisme. C'est une analyse des mécanismes psychologiques qui sous-tendent certains discours collectivistes :
Récapitulatif des points clés
Le message final de Bascar
Prendre soin de son cerveau : "Si vous ne vous occupez pas de votre cerveau, c'est votre cerveau qui s'occupera de vous." (Alfred Korzybski)
Importance de la conscience : Dans une société qui nous traite comme des objets (rapports marchands, manipulation politique, hypnose publicitaire), se considérer comme un sujet est un acte de résistance essentiel.
L'Hypnomachie : Un chemin pour reprendre possession de soi, sortir des transes imposées, et vivre en conscience plutôt qu'en automate programmé.
La conscience en ouverture (le paradigme trans-rationnel)
Mode de fonctionnement : Le cerveau fonctionne en ouverture, en mode expansif.
Conséquence : On se rend compte qu'il n'y a pas forcément d'opposition ontologique entre science et croyance. On sort d'un modèle dualiste.
Découverte ironique : Conformément aux travaux de chercheurs comme Antonio Damasio, on se rend compte que derrière toute connaissance rationnelle, il y a systématiquement de l'émotion et l'usage du système limbique.
Conclusion radicale : Toute connaissance s'appuie sur des croyances. À un moment donné, on décide d'avoir foi en la méthode scientifique.
Ces deux approches ne sont pas antinomiques
Point crucial : Ces deux méthodes, ces deux points de vue, ne sont pas antinomiques. Au contraire, ils forment un modèle unifié.
Problème dramatique selon Bascar : "Ce que je trouve dramatique, c'est quand on n'a accès qu'à un des deux points de vue. C'est un grand problème."
L'argument d'autorité dans la construction du savoir
Constat fondamental de Thomas : Quand le grand public (et même l'étudiant jusqu'à un certain niveau d'études) construit son corpus de connaissances en sciences, il le fait moins par validation scientifique que par l'autorité qui lui délivre la connaissance.
Exemple de l'étudiant au collège :
Quand un professeur explique qu'un atome est constitué d'un noyau avec des électrons qui orbitent autour, l'étudiant va le prendre pour acquis parce que le professeur peut l'expliquer et parce que le professeur a l'autorité (diplômes, compétences).
C'est la même démarche que fait le grand public.
Exemple du communiqué de presse :
Si une équipe de l'Université d'Oxford publie une étude, très peu du grand public ira lire la publication scientifique qui est à la base du communiqué de presse.
Pourquoi ? Parce que :
C'est souvent en anglais
C'est dans des domaines très techniques
Ça demande un bagage considérable pour comprendre
Test mental proposé par Thomas :
"Si je te dis qu'il y a une nouvelle théorie du tout donnée par Monsieur Trucmuche, tu vas dire 'N'importe quoi'.
Mais si je te donne le même article, un communiqué de presse du Royal College de Londres avec 50 scientifiques derrière, est-ce que tu ne vas pas accorder plus de crédit à cette information qu'au post Facebook de Monsieur Trucmuche ?
Je crois que oui. Sans se mentir, je pense que pour la majorité du grand public, l'autorité qui délivre la connaissance joue un rôle extrêmement important avant d'être capable d'aller discriminer soi-même la véracité de l'information."
Le monde est absurde...
La peur de l'absurdité
Observation de Bascar : Beaucoup de scientifiques refusent de prendre au sérieux des théories qui semblent absurdes.
Biais cognitif simple : Si je vous dis "Pensez à un cheval", il y a peu de chances que vous ayez pensé à un cheval à qui il manque une patte et un œil.
Explication : On a ce besoin de penser en termes de catégories pures. Penser le monde de façon systémique demande plus de glucose que de penser en catégories pures.
Conséquence : Plus l'individu est stressé, plus il aura tendance à catégoriser de manière binaire ("Lui, c'est un con ; lui, c'est un génie"), parce que ça demande moins d'énergie.
Problème épistémologique : "On en est arrivé à un point où on commence même à conceptualiser une théorie avant de l'avoir testée en fonction de critères esthétiques."
Processus critique :
Constat de Thomas : "Ça exclut du jeu un certain nombre de théoriciens qui ne se sont pas lancés dans cet idéal de la beauté."
Position de Bascar sur l'absurdité
Principe fondamental : "L'absurdité, c'est vraiment notre nature, ou en tout cas, l'absurdité, c'est la rencontre du réel avec nos faibles capacités cognitives."
Avertissement : "Si on se sert de la science et de la démarche scientifique pour fuir l'absurdité, ça va nous rattraper. Ça va nous rattraper toujours, comme une forme de retour du refoulé."
"On peut peut-être réussir à laisser de côté pour un temps, mais on n'y échappe pas."
Le besoin fondamental : prévoir pour ne pas avoir peur
Observation de Bascar : "Dans ce que tu dis, on entend le besoin du doudou épistémologique qui dit : 'Je ne veux pas le chaos. Protégez-moi du chaos, chaman, s'il vous plaît.'"
C'est la même logique.
Conclusion provisoire : "De ce point de vue-là, oui, la science est une croyance comme une autre, qui est probablement plus efficace. C'est d'ailleurs pour ça que les chamans scientifiques ont supplanté les chamans religieux."
Ce que ce débat révèle
Ce débat entre Bascar et Thomas met en lumière plusieurs tensions fondamentales dans notre rapport à la science :
L'invitation finale de Bascar
Le message central : Soyez conscients des présupposés épistémologiques qui sont les vôtres. Interrogez vos motivations émotionnelles. Ne vous enfermez pas dans un mode de pensée en entonnoir. Acceptez la complexité, les hybrides, l'absurde.
Et surtout : Ne remplacez pas une idole par une autre. La science n'est pas un nouveau dieu, c'est un outil extrêmement puissant, mais qui a ses limites et ses biais.
L'ouverture au trans-rationnel n'est pas un retour à l'irrationnel, mais un dépassement lucide de la rationalité qui reconnaît ses propres limites sans y renoncer.