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IA générative : Wikipedia fait enfin passer les chatbots à la caisse

15 janvier 2026 à 14:56

L’ère de la gratuité totale semble révolue pour les leaders de l’IA. Après les accords passés avec certains groupes de médias (d’autres ont engagé des procédures judiciaires), c’est au tour de la plus grande encyclopédie collaborative de monétiser ses millions d’articles.

A l’occasion de ses 25 ans, Wikipedia vient en effet de signer, via sa maison mère la Wikimedia Foundation, des accords commerciaux avec Microsoft, Meta et Amazon, rejoignant ainsi Google, déjà signataire d’un accord depuis 2022.

Des acteurs de l’IA comme Perplexity et le français Mistral AI ont également été enrôlés dans ce dispositif qui redéfinit les règles du jeu entre communs numériques et industrie de l’intelligence artificielle.

Le montant des accords n’est pas communiqué.

Une manne de données devenue indispensable

Les chiffres parlent d’eux-mêmes : 65 millions d’articles répartis dans plus de 300 langues. Wikipedia s’est imposée comme la colonne vertébrale de l’entraînement des modèles d’IA générative. Chaque chatbot, chaque assistant virtuel développé par les mastodontes technologiques puise abondamment dans ce gigantesque corpus de connaissances structurées et vérifiées.

Mais cette exploitation massive a un coût. Le scraping intensif des contenus par les systèmes d’IA a fait exploser la demande sur les serveurs de la fondation, provoquant une hausse vertigineuse des dépenses d’infrastructure.  « Wikipedia est un composant critique du travail de ces entreprises technologiques, elles doivent trouver comment le soutenir financièrement », martèle Lane Becker, président de Wikimedia Enterprise, la branche commerciale de la fondation.

Un modèle économique en pleine mutation

Face à cette situation, Wikimedia a créé une offre sur mesure : Wikimedia Enterprise. Cette plateforme commerciale propose un accès structuré et haut débit aux données de l’encyclopédie via des API payantes, avec des garanties de disponibilité pouvant atteindre 99% et des mises à jour en temps quasi réel.

Wikipedia reste gratuite pour le grand public et les usages non commerciaux, mais les exploitations industrielles doivent contribuer. Un principe que Tim Frank, vice-président de Microsoft, semble avoir intégré : « Nous aidons à créer un écosystème de contenu durable pour l’internet de l’IA, où les contributeurs sont valorisés.»

Les revenus générés restent pour l’instant modestes. En 2023, le contrat avec Google avait rapporté environ 3,2 millions $ de revenus annuels récurrents, soit 1,7% des 185,3 millions de revenus totaux de la fondation. Mais la multiplication des partenaires laisse augurer une montée en puissance significative.

Cette stratégie pourrait bien inspirer d’autres plateformes de connaissances ouvertes confrontées aux mêmes défis. La fondation franchit par ailleurs un nouveau cap avec la nomination de Bernadette Meehan, ancienne ambassadrice des États-Unis au Chili, au poste de directrice générale à compter du 20 janvier. Un profil diplomatique pour naviguer dans ces eaux nouvelles.

Illustration : © DR

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ChatGPT Translate - OpenAI veut détrôner Google Traduction

Par : Korben
15 janvier 2026 à 07:56

Bon, vous connaissez tous Google Traduction, cette application qu'on installe par réflexe dès qu'on pose le pied dans un pays étranger (ou quand on essaie de comprendre une notice de montage suédoise).

Hé bien, il semblerait qu'OpenAI ait décidé de venir sérieusement grattouiller dans les plates-bandes de Google avec le lancement de ChatGPT Translate , un outil de traduction dédié qui ne fait pas les choses à moitié.

On va pas se mentir, la traduction automatique, c'est souvent la foire aux saucisses dès qu'on sort des sentiers battus... On a tous en tête ces traductions pourries qui transforment un compliment en insulte diplomatique. C'est d'ailleurs pour ça que certains utilisent des extensions comme YouTube Anti-Translate pour éviter les massacres linguistiques sur nos vidéos préférées.

Mais là, ChatGPT Translate essaie d'apporter un truc en plus qui est : ✨ la personnalisation ✨, lol. Grâce à ça, au-delà de simplement convertir des mots, l'outil vous propose, d'un simple clic, de reformuler le résultat.

Vous voulez que ça sonne plus "business-formal" ? Hop, c'est fait. Vous préférez un ton simplifié pour expliquer un truc à un gamin de 5 ans ? Nickel, l'IA s'adapte. C'est ce côté "malléable" qui manque cruellement aux solutions classiques... Par exemple, moi dans Deepl, j'ai pas ça... Et comme c'est difficile de jauger si un texte dans une langue étrangère est trop familier ou pas, çe me bloque un peu, c'est vrai.

L'interface minimaliste de ChatGPT Translate qui mise tout sur la personnalisation ( Source )

Pour le moment, l'interface est ultra minimaliste (deux champs de texte, paf, on ne se prend pas la tête) et supporte plus de 50 langues. On peut taper son texte, causer dans le micro, et même si l'option d'upload d'images est mentionnée, elle semble encore un peu timide sur desktop. On est donc encore très loin des usines à gaz comme Comic Translate qui traduisent carrément vos mangas en temps réel avec de l'IA, mais c'est un bon début.

Et voilà comment OpenAI mise une fois encore tout sur son "muscle" cloud magique pour offrir des traductions qui ne ressemblent pas à des phrases sorties d'un vieux dictionnaire poussiéreux. C'est un peu le même combat qu'on a vu à l'époque avec le traducteur de Microsoft quand tout le monde essayait de détrôner le roi Google. Après c'est bien pour nous, ça nous fait des trucs nouveaux à tester et peut-être que ça nous plaira.

En tout cas, si vous voulez tester ça, c'est déjà dispo sur le web et ça devrait s'intégrer de plus en plus dans nos smartphones à l'avenir, j'imagine...

Mais gardez quand même un œil sur le résultat au cas où l'IA déciderait de traduire un "Cordialement," de fin de mail par "Die motherfucker,"... On n'est jamais trop prudent !

Source

VMware assigné en référé par la Cnam

15 janvier 2026 à 06:08

Face à VMware, la Cnam (Caisse nationale d’assurance maladie) a fini par saisir la justice.

Il y a quelques semaines, l’établissement public est allé en référé. Objectif : obtenir un délai pour convertir des jetons HPP (Hybrid Purchasing Program)* en licences perpétuelles.

Ces jetons avaient été acquis à l’été 2021, sur le fondement d’un accord-cadre conclu entre le GIP RESAH (Réseau des acheteurs hospitaliers) et Computacenter. Son objet : la fourniture de logiciels, dont ceux de VMware.

Le 22 avril 2024, Broadcom avait informé la Cnam que la conversion des jetons HPP ne serait plus possible après le 30 avril 2024.

Le 26 septembre 2025, la Cnam avait mis Computacenter et Broadcom en demeure de rétablir cette possibilité jusqu’au 20 décembre 2025. Elle avait essuyé un refus, au motif que le modèle de souscription alors en vigueur ne le permettait pas.

La Cnam a invoqué sa mission de service public

Le 2 décembre, la Cnam avait sollicité le juge des référés pour obtenir ce rétablissement, sous astreinte de 50 000 € par jour. Fondement invoqué : l’article L. 521-3 du Code de justice administrative. Lequel dit, en substance, que le juge des référés peut, en cas d’urgence, ordonner toute mesure utile, même en l’absence d’une décision administrative préalable.

D’après la Cnam, la condition d’urgence était remplie dès lors que :

  • ces jetons devaient être convertis avant le 20 décembre 2025 ;
  • à défaut, elle perdrait son droit contractuel à la conversion ;
  • l’acquisition de licences perpétuelles revêtait une importance particulière pour assurer sa mission de service public, l’ensemble de son SI reposant sur les technos Vmware.

La Cnam prétendait ne pas disposer des moyens suffisants pour contraindre Broadcom… et considérait par là même que la mesure demandée était utile.

Broadcom a fini par accéder à la demande. Et le 23 décembre, la Cnam s’est désistée de sa requête.

* Le programme HPP se destinait aux clients souhaitant migrer vers le cloud tout en conservant leur infrastructure privée. Il combinait l’EPP (Enterprise Purchasing Program) et le SPP (Subscription Program) en un modèle transactionnel. Chaque euro dépensé pouvait, dans certaines limites, être réparti entre, d’un côté, licences perpétuelles + services/support, et de l’autre, services sur abonnements.

Illustration générée par IA

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