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Quel est ce contrat avec l’ICE qui ébranle Capgemini ?

28 janvier 2026 à 12:45

Capgemini est dans la tourmente après la révélation d’un contrat sensible signé par sa filiale américaine avec l’agence fédérale de l’immigration ICE.

Le 18 décembre 2025, Capgemini Government Solutions (CGS), sa filiale américaine, s’est vu attribuer par l’Immigration and Customs Enforcement (ICE) un contrat de 4,8 millions $.

L’objet du contrat, clairement indiqué dans les documents officiels publiés par l’agence fédérale américaine des achats, consiste à fournir des « services de recherche de personnes (skip tracing) pour les opérations d’exécution et d’expulsion ».

C’est le média en ligne L’Observatoire des multinationales qui a révélé cette information le 21 janvier 2026, provoquant une vague de réactions après avoir été reprise par le journal de 20h de France 2, le 26 janvier.

Selon les informations du média américain The Intercept publiées en décembre  2025 sur ce type de contrat, celui-ci prévoit des « primes financières ou des ajustements tarifaires fondés sur le taux de réussite du fournisseur dans la vérification des adresses des étrangers ».

Au total, treize entreprises ont signé ce contrat avec l’ICE mais, sur la base des contrats publiés, CGS serait l’entreprise qui pourrait tirer le plus profit du programme, avec une somme maximale évoquée de l’ordre de 365 millions $.

Une « relation étroite » avec ICE

Ce n’est pas le premier contrat que Capgemini Government Solutions remporte avec le département de la sécurité intérieure américain. Les premiers accords remontent à plus de quinze ans. L’entreprise s’occupait déjà de la « planification des détentions » et des lits des centres de rétention.

Sur son site web, CGS se vantait même dans la rubrique « histoires de clients » de « travailler étroitement pour aider [l’ICE] à minimiser le temps requis et le coût de l’expulsion de tous les étrangers illégaux expulsables hors des Etats-Unis ». Cette page a depuis été supprimée mais L’Observatoire des multinationales a conservé une capture d’écran. 

Une filiale sous statut spécial

Créée en 2002 à McLean en Virginie, CGS opère dans le cadre d’un Special Security Agreement qui lui permet de travailler sur des missions classifiées pour le gouvernement américain. Ce statut impose une séparation stricte de ses opérations par rapport au groupe Capgemini.

Face à la polémique, Aiman Ezzat, directeur général de Capgemini, a réagi le 25 janvier sur LinkedIn. Il rappelle que CGS  « est une société atténuée FOCI qui opère sous un accord de sécurité spécial », avec « un conseil d’administration contrôlé par des administrateurs indépendants américains habilités » et une prise de décision séparée. Le groupe Capgemini  « ne peut accéder à aucune information classifiée, contrat classifié ou quoi que ce soit lié aux opérations techniques de CGS, comme l’exige la réglementation américaine » précise-t-il.

Le dirigeant affirme avoir été  « récemment informé, par des sources publiques, de la nature d’un contrat attribué à CGS par l’ICE du département de la sécurité intérieure en décembre 2025». Il reconnaît que « la nature et la portée de ce travail ont soulevé des questions par rapport à ce que nous faisons habituellement en tant qu’entreprise de services et de technologie».

Aiman Ezzat indique que « dans le plein respect de la gouvernance séparée et des restrictions de CGS », il a été informé que « le conseil d’administration indépendant a déjà commencé le processus d’examen du contenu et de la portée de ce contrat et des procédures de contractualisation de CGS ».

Une levée de boucliers en interne et en externe

Ces révélations ont provoqué de vives réactions chez les représentants du personnel de Capgemini. La CFTC  « condamne fermement et demande l’arrêt immédiat du contrat signé avec l’ICE », estimant que « aucun impératif commercial ne peut justifier moralement un tel contrat ». La CGT exprime également sa condamnation et rappelle qu’elle s’inquiétait déjà depuis plusieurs mois du rapprochement entre Capgemini et Palantir, éditeur américain de logiciels d’analyse de données fondé notamment par Peter Thiel, partisan de Donald Trump.

Le contexte est particulièrement sensible : l’ICE est vivement mise en cause pour ses méthodes après la mort de deux citoyens américains lors d’opérations menées ces dernières semaines dans le Minnesota.

Côté politique français, le ministre de l’économie Roland Lescure a demandé à l’entreprise de « faire la lumière de manière extrêmement transparente » sur ses activités. La ministre des armées Catherine Vautrin a appelé à examiner précisément le contenu de ces contrats, rappelant que « le respect des droits de l’homme est un sujet ».

Cette crise survient quelques jours seulement après l’annonce par Capgemini d’un plan de réorganisation pouvant conduire à la suppression de 2.400 postes en France, ajoutant une pression supplémentaire sur le groupe français.

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Comment le groupe français Capgemini aide la police fédérale américaine ICE à localiser les migrants

27 janvier 2026 à 08:03

Capgemini, entreprise de services du numérique française, a décroché des contrats pour l'ICE, la très controversée police anti-immigration américaine. Elle l'aide notamment à identifier et localiser des étrangers, avec un important chèque à la clé.
Capgemini rafle la plus grosse part du marché, avec jusqu'à 365 millions de dollars à la clé. C'est écrit noir sur blanc : plus la société française localisera de migrants, plus elle pourra empocher d'argent.


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Vente flash : les mini pc SOYO M4 Mini et M4 Plus sont à prix bradés (maj les prix ont baissé)

Par : Sebastien
12 février 2026 à 16:00

En ce moment, il est possible de dégoter deux mini pc SOYO à bon prix chez Aliexpress. Le SOYO M4 Mini et le SOYO M4 Plus 2 sont en effet disponibles à prix bradés.

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Capgemini : un plan de 2 400 suppressions de postes en France

21 janvier 2026 à 14:48

Capgemini envisage jusqu’à 2 400 suppressions de postes, soit environ 7% de ses quelque 35 000 salariés dans l’Hexagone. Le groupe de servicesIT, qui emploie près de 355 000 personnes dans le monde, concentre donc l’effort de réduction sur la France, où l’activité souffre d’un ralentissement dans plusieurs secteurs.

Selon le communiqué transmis à l’AFP, la première ESN de France explique ce projet par un environnement économique marqué par une croissance modérée et par les difficultés de certains marchés, notamment l’automobile et d’autres industries en mutation. Capgemini insiste également sur la nécessité de se « transformer » face aux évolutions technologiques rapides, citant explicitement l’essor de l’IA, du SaaS, de l’offshore et de l’internalisation croissante de certaines compétences chez les clients.

Selon la CFDT, ​les entités du groupe concernées sont Altran, Apps, CIS, Engineering, FS, Fonctions Support, I&D et Sogeti.

Volontariat, reconversions et ruptures conventionnelles

Capgemini insiste sur le caractère volontaire du dispositif, structuré autour de deux grandes options. D’une part, une reconversion interne proposée aux salariés concernés, avec des parcours de formation et de certification vers des « métiers d’avenir », notamment dans l’IA, le cloud et la data. D’autre part, un dispositif de rupture conventionnelle collective (RCC) permettant des départs volontaires assortis de mesures d’accompagnement spécifiques.

L’ESN précise que ce plan doit encore être présenté aux instances représentatives du personnel et fera l’objet d’une négociation avec les organisations syndicales, afin de définir par accord collectif les modalités détaillées, les critères d’éligibilité et les compensations.

Les syndicats, de leur côté, dénoncent une restructuration d’ampleur dans une entreprise qui reste bénéficiaire, et s’inquiètent du risque de dégradation des conditions de travail pour les équipes restant en place.

« Nous allons aussi analyser le rapport entre mobilité interne (nombre d’ouverture de postes) et la mobilité externe (Rupture Conventionnelle Collective) dans ce projet. En clair, quelle est la réduction d’effectif visée par la Direction (ce n’est pas clairement indiqué).» indique la CFTC.
Quant à la CGT,elle dénonce notamment « une communication diffusée par voie de presse avant même l’information des CSE et du CSEC, provoquant inquiétude et stress chez les salarié·es » .

Un signal pour l’écosystème des ESN

Dans sa communication, Capgemini met en avant l’accélération des mutations technologiques, « notamment l’intelligence artificielle », comme un moteur central de cette réorganisation. Le groupe cherche à se repositionner sur des activités jugées plus porteuses à moyen terme, en s’appuyant sur les investissements réalisés ces dernières années dans l’IA générative et l’IA dite agentique, ainsi que dans les services cloud et data.

Cette dynamique s’inscrit dans un mouvement plus large qui touche l’ensemble des ESN, confrontées à la fois à la pression sur les prix, à la généralisation de l’offshore et à l’automatisation de certaines tâches traditionnellement réalisées par des consultants et développeurs.

Le plan Capgemini intervient après une année 2025 marquée, dans le secteur numérique français, par un ralentissement des recrutements et une montée du recours au nearshore et à l’offshore, passés à près de 18% des effectifs externalisés contre 15,5% un an plus tôt selon les données de Numeum. Les grandes ESN, qui avaient massivement embauché après la pandémie, réajustent désormais leurs effectifs face à une demande moins dynamique et plus volatile.

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La montre connectée de Google reconquiert un utilisateur sceptique

29 décembre 2025 à 10:03

Durant plusieurs années, les montres intelligentes n’ont pas trouvé grâce aux yeux d’un journaliste technologique pourtant immergé dans l’univers numérique. Entre une montre analogique classique et un bracelet Xiaomi Band 6 pour le suivi basique de l’activité, le choix semblait suffisant. L’Apple Watch ? Inutile sans pratique sportive intensive. Les notifications permanentes ? Superflues. La ... Lire plus

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Poésie contre l’IA : les garde-fous débordés

10 décembre 2025 à 16:17
Des poèmes malveillants contournent les garde-fous de 25 modèles d’IA, révélant une vulnérabilité systémique des mécanismes d’alignement actuels.

Gemini Web Gets New Design And Dark Mode Upgrade

5 décembre 2025 à 23:16
Google has begun rolling out a redesigned interface for Gemini on the web, following earlier updates made to the Android and iOS apps. According to the company, the goal is to deliver a cleaner and more modern look, aligning the desktop experience with the refreshed mobile design. The update introduces both visual refinements and new organizational features, improving overall navigation and interaction with the AI service. Among the first noticeable […]

Team Group présente le PD40 Mini, un SSD portable USB4 à 4.000 Mo/s

Par : Sebastien
4 décembre 2025 à 14:05

Le PD40 Mini du fabricant Team Group  est un SSD portable compact qui offre la particularité d'être équipé d'un port USB répondant à la norme USB4 à 40 Gbps.

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Pironman 5 Mini : boîtier compact, SSD NVMe et contrôle RGB pour Raspberry Pi 5

SunFounder propose avec le Pironman 5 Mini une version plus compacte de son célèbre boîtier pour Raspberry Pi 5. SSD M.2, ventilateur RGB, bouton d’alimentation intégré, gestion thermique et indicateurs lumineux => tout y est, dans un format réduit et élégant. Pironman 5 Mini : un boîtier compact pour le Raspberry Pi 5 Présentation SunFounder […]

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Gemini de Google : créez des livres illustrés personnalisés avec narration grâce à l’IA

Par : Régis
28 août 2025 à 07:30

Google innove encore dans le domaine de l’intelligence artificielle avec Gemini, sa dernière solution qui permet désormais de transformer vos idées en livres illustrés personnalisés uniques, en seulement quelques secondes. Cette fonctionnalité, intégrée à l’application Gemini, va plaire autant aux parents qu’aux enseignants ou aux passionnés de création d’histoires. Avec un système simple, intuitif, et multilingue, Gemini […]

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Découvrez Gemini, l’IA de Google qui révolutionne l’apprentissage des étudiants

Par : Régis
26 août 2025 à 07:30

L’intelligence artificielle ne cesse d’évoluer pour devenir une alliée incontournable dans nos études et notre travail. Google, à la pointe de cette technologie, lance de passionnantes nouveautés autour de Gemini, son intelligence artificielle de dernière génération. Et pour aider les étudiants à tirer pleinement parti de cette puissance, Google offre une abonnement gratuit d’un an à […]

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