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La clé magique qui déverrouille tous les scooters Äike

Par : Korben
6 janvier 2026 à 17:38

Vous connaissez le concept de clé maître ? Hé bien Rasmus Moorats, un chercheur en sécurité estonien, vient d'en trouver une qui déverrouille l'intégralité du parc de scooters électriques Äike. Et vous vous en doutez, c'est pas vraiment ce que le fabricant avait prévu.

Le bougre a décidé de reverse-engineerer son propre deux-roues connecté après que la boîte ait fait faillite en 2025. Logique, quand le cloud menace de fermer, autant comprendre comment fonctionne sa bécane. Du coup il a décompilé l'app React Native, hooké les communications Bluetooth avec Frida, et là... surprise !

L'authentification entre l'app et l'engin utilise un système de challenge-response. Le scooter envoie un défi aléatoire, l'app le concatène avec une clé secrète, hash le tout en SHA-1, et renvoie le résultat. Simple et efficace. Sauf que la clé secrète en question, c'est FF FF FF FF FF FF FF FF FF FF FF FF FF FF FF FF FF FF FF FF. Vingt octets de FF.

Vous l'aurez peut-être compris, c'est la valeur par défaut du SDK fourni par le fabricant du module IoT.

Bref, les devs d'Äike n'ont jamais personnalisé cette clé. Chaque scooter sorti d'usine embarque exactement la même. Du coup avec un script Python et la lib bleak, n'importe qui peut déverrouiller n'importe quel Äike qui passe dans la rue. Hop, on scanne, on répond au challenge avec la clé universelle, et on envoie les commandes : déverrouiller, activer le mode éco, ouvrir le compartiment batterie... tout y passe.

Le plus rigolo dans l'histoire c'est que la société sœur Tuul, qui fait de la location de trottinettes, n'a pas de Bluetooth sur ses engins ! Du coup elle n'est pas touchée. Comme quoi, parfois l'absence de fonctionnalité devient une feature de sécurité.

Évidemment, Rasmus a fait les choses proprement avec une disclosure responsable en septembre dernier. Le fabricant a alors confirmé que c'était bien leur faute, et pas celle du fournisseur du module. Mais bon, maintenant que la boîte a coulé, les correctifs risquent d'attendre looongtemps.

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Des lunettes autofocus qui rendent les verres progressifs inutiles

Par : Korben
6 janvier 2026 à 14:44

Vous portez des verres progressifs mais le truc relou c'est que ça vous oblige à pencher la tête dans tous les sens pour lire le menu au resto ou regarder votre écran... Alors ça tombe bien puisqu'une startup finlandaise vient de trouver LA solution pour nous débarrasser de cette galère.

En effet, IXI (anciennement Pixieray) a développé des lunettes autofocus qui font la mise au point toutes seules en fonction de ce que vous regardez. Le concept existe depuis un moment dans les labos, mais ça a été suffisamment miniaturisé pour ne rajouter que quelques grammes à des montures qui ressemblent à de vraies lunettes, et pas à un casque de réalité virtuelle.

Le prototype IXI mis à nu, avec sa finition élégante. ( Source )

En fait, ça fonctionne avec des cristaux liquides intégrés dans les verres, et des capteurs infrarouges et des LEDs permettent de tracker vos yeux et de calculer à quelle distance se trouve ce que vous fixez. Du coup, les verres ajustent automatiquement leur correction en quelques millisecondes. Vous regardez votre téléphone ? Correction de près. Vous levez les yeux vers la route ? Correction de loin. Et tout ça sans avoir à bouger la tête.

Et l'équipe derrière ce projet, c'est pas des rigolos puisque ce sont des anciens de chez Nokia, Microsoft HoloLens et Varjo (les gars qui font les casques VR haut de gamme). Ils sont 75 employés et ont levé 36,5 millions de dollars, avec notamment Amazon dans les investisseurs via leur Alexa Fund. Ça vous donne donc une idée du potentiel que les gros du secteur voient dans cette techno.

Perso, ce qui me plaît dans ce concept, c'est qu'on élimine enfin les zones aveugles des verres progressifs. Ce sont ces endroits sur les côtés du verre où tout devient flou alors qu'avec les cristaux liquides, toute la surface du verre est utilisable. Et pour ceux qui flipperaient à l'idée de porter des lunettes high-tech au volant, IXI a prévu un mode failsafe qui fait que si le système plante, les verres se calent automatiquement sur la vision de loin. Pas bête.

Niveau fabrication, l'électronique sort des usines finlandaises et les montures sont finies à la main en Italie. Le prix n'est pas encore annoncé bien sûr mais ce sera pour les richous qui en ont marre de jongler avec deux ou trois paires de lunettes.

Les lunettes IXI, élégantes comme des lunettes classiques, oh yeah ! ( Source )

Le lancement est prévu dans l'année qui vient. En attendant, si vous voulez en savoir plus sur ces histoires de lunettes connectées et de vie privée, jetez un oeil à Ban-Rays , un projet open source qui fait l'inverse à savoir détecter les gens qui vous filment avec leurs Ray-Ban Meta.

Source

Terrains difficiles : ces robot-tondeuses Segway Navimow promettent-ils l’impossible pour 2026 ?

6 janvier 2026 à 13:00
Nouveaux modèles Segway Navimow

Les robots tondeuses sans câble promettent une pelouse nette sans vous fatiguer, mais ils doivent souvent composer avec des arbres, des pentes, des passages étroits et des sols qui glissent. Segway Navimow dit avoir une réponse adaptée pour 2026 ! Au total, il est question de quatre gammes déclinées en 9 modèles, du petit jardin “pas si simple” jusqu’au terrain pro.

On comprend vite pourquoi les robots tondeuses sans fil périphérique ont séduit leur public : ne plus enterrer un câble, ne plus le réparer après un coup de bêche, ne plus redessiner tout le jardin après un massif ajouté. Désormais, on installe, on connecte, on cartographie, puis on laisse faire après quelques paramétrages.

Néanmoins, la réalité du terrain impacte l’autonomie des machines : l’ombre des arbres peut perturber le positionnement, les bordures sont rarement “propres”, les pentes combinent traction et sécurité, et une roue qui patine suffit à transformer une tonte automatique en séance de rattrapage manuel.

C’est dans ce contexte que, au CES, les fabricants cherchent moins à “ajouter des fonctions” qu’à sécuriser la promesse de base : tondre régulièrement, sans y penser, même quand le terrain est difficile à gérer.

Plus plug and play que jamais !

Navimow insiste sur une mise en route type “drop and mow” (sans câble périphérique, sans antenne relais à installer, selon la marque). Le cœur du sujet, c’est la capacité du robot à tenir sa trajectoire quand le signal se dégrade, quand la lumière baisse, quand le terrain se déforme.

Ce n’est pas nouveau dans la stratégie Navimow : la série X3, déjà mise en avant au CES 2025, combinait RTK, vSLAM (cartographie visuelle) et VIO (fusion vision + inertiel) dans une logique de redondance.

L’idée 2026, telle que décrite par le constructeur, est d’étendre cette redondance à d’autres segments de prix et d’usage, avec du LiDAR sur certains modèles.

Ce que Navimow met sur la table au CES 2026

La marque annonce sa présence au stand 9615A, North Hall, LVCC, du 6 au 9 janvier 2026. Elle revendique aussi une place de n°1 mondial du “wire-free” en volume sur 2024, attribution présentée comme basée sur des données Euromonitor (méthodologie B2B + B2C, recherche mars–avril 2025, selon la note publiée par Navimow).

Sur le fond, l’annonce CES 2026 (communiqué Segway Navimow) découpe le catalogue ainsi :

  • Série X4 : grands terrains résidentiels (X430 jusqu’à 4 000 m² ; X450 jusqu’à 6 000 m²) ;
  • Série i2 : entretien “quotidien” des petites surfaces, avec une déclinaison AWD (i206 AWD jusqu’à 600 m² ; i210 AWD jusqu’à 1 000 m²) et une déclinaison LiDAR (i215 LiDAR jusqu’à 1 500 m²) ;
  • Série H2 : jardins plus complexes (H210 jusqu’à 1 000 m² ; H220 jusqu’à 2 000 m²), navigation “triple fusion” LiDAR + RTK + vision ;
  • Série Terranox : surfaces pro très étendues (CM120M1 jusqu’à 12 000 m² ; CM240M1 jusqu’à 24 000 m²), avec un logiciel de gestion de flotte.

X4 : la pente comme test de crédibilité

Sur le papier, le X4 vise les terrains qui font décrocher beaucoup de robots : pentes, virages serrés, sol glissant. Navimow annonce un système Xero-turn AWD capable de monter jusqu’à 84 % (40°), avec deux moteurs de direction à l’avant et un contrôle de traction (TCS) pour limiter le patinage. La gamme est annoncée en deux versions : X430 (jusqu’à 4 000 m²) et X450 (jusqu’à 6 000 m²).

Segway Navimow X4 sur pente abrupte
Bon, c’est pas tout ça, mais faut que j’aille garder les chèvres, moi… ©Segway Navimow

Bien sûr, une pente “max” dépend toujours des conditions : herbe humide, terre meuble, feuilles, bosses. L’angle annoncé sert d’indicateur, pas de garantie universelle. D’autre part, “tourner sur place” est un sujet sensible sur gazon : ça peut marquer le sol. La marque dit avoir conçu le système pour préserver la pelouse ; ce sera un point à observer en conditions réelles, sur un terrain déjà fragilisé.

Côté coupe, Navimow décrit un ensemble MowMentum avec deux disques, 12 lames renforcées, deux moteurs de 180 W et une logique “EdgeSense” pour mieux gérer les bordures. Là aussi, la question pratique revient vite : que vaut la coupe quand l’herbe est couchée, irrégulière, ou quand le terrain mélange zones denses et zones clairsemées ? Navimow insiste aussi sur la recharge rapide, avec une promesse d’efficacité de tonte en forte hausse (jusqu’à ~4 000 m² en environ 11 heures, selon la marque).

Autre détail qui compte en pratique : Navimow décrit ici une combinaison “network RTK” triple fréquence, VSLAM 360° et VIO, avec un RTK réseau embarqué annoncé comme gratuit à vie et surtout sans station d’antenne physique à installer. Enfin, le X4 est annoncé IPX6, compatible Apple “Localiser”, avec capteur de pluie et intégrations Google Home / Alexa / Home Assistant.

i2 : pour les petites pelouses, mais pas forcément simples

La série i2 se scinde en deux approches… La i2 AWD reprend l’idée de transmission intégrale en format “petit jardin”, avec une pente annoncée à 45 % (24°), et une troisième roue censée réduire la consommation et augmenter l’autonomie jusqu’à 30 % face à la génération précédente. Deux modèles sont annoncés : i206 AWD (jusqu’à 600 m²) et i210 AWD (jusqu’à 1 000 m²). Ici, l’intérêt est clair : beaucoup de petits jardins ne sont pas plats, et ils ont des passages étroits.

Segway Navimow I2 AWD series sur cailloux
Celui-ci, on l’emmène faire une rando, il pourra tondre autour des refuges ! ©Segway Navimow

La L’i215 LiDAR vise plutôt les environnements “ingrats” pour le RTK : sous les arbres, le soir, près des haies. Navimow annonce un LiDAR à semi-conducteurs scannant près de 200 000 points par seconde, une détection d’objets dès 1 cm, et plus de 200 types d’obstacles identifiés. À ce stade, ces chiffres restent des déclarations constructeur, lequel met aussi en avant GeoSketch (carto 3D “réaliste”) et une cartographie automatique, avec l’idée de “drop and mow” : sortir, lancer, capturer une carte 3D et ajuster ensuite.

À titre de repère, RoboSense, cité comme partenaire par Navimow, communique depuis plusieurs années sur des LiDAR “solid-state” mesurés en centaines de milliers de points par seconde, selon les modèles. Le sujet n’est pas le chiffre brut, mais la façon dont il est exploité : éviter les jouets, reconnaître un tuyau d’arrosage, ralentir face à un animal, ne pas se bloquer devant une chaise de jardin.

H2 : “triple fusion”, une réponse directe aux pertes de signal

La série H2 (testée en avant-première sur meilleure-innovation.com !) annonce un système LiDAR + RTK + vision, capable de changer de mode de positionnement en 1 milliseconde. Deux modèles sont annoncés : H210 (jusqu’à 1 000 m²) et H220 (jusqu’à 2 000 m²). L’idée est cohérente avec ce qu’on observe ailleurs : les fabricants cherchent à combiner des capteurs pour compenser les faiblesses de chacun. La marque nomme ce bloc EFLS™ LiDAR+ et ajoute Terrain Adapt + ESC (stabilité électronique) pour garder un robot “posé” sur pentes et sols irréguliers, avec GeoSketch et auto-mapping annoncés aussi sur cette série.

Segway Navimow H2 qui coupe les bordures
Chiche ©Segway Navimow de lancer une version taille-haie ? ©Segway Navimow

TechRadar décrivait récemment la même logique “multi-capteurs” sur un robot concurrent, en expliquant que le RTK marchait bien en terrain dégagé, puis qu’un autre capteur prenait le relais quand l’environnement se fermait. 

En pratique, la valeur se jouera sur trois points, à savoir :

  • est-ce que le robot continue une trajectoire propre quand il traverse une zone ombragée ?
  • est-ce qu’il évite les erreurs “bêtes” (petits objets, bords de massifs) ?
  • est-ce que l’utilisateur comprend ce qu’il se passe quand il y a un incident ?

Terranox : la tonte comme flotte à piloter

Terranox, c’est le basculement vers le pro. Navimow annonce des modèles allant jusqu’à 12 000 m² et 24 000 m², avec une logique de travail sur une journée type “terrain de football”. Les deux références citées sont CM120M1 (jusqu’à 12 000 m²) et CM240M1 (jusqu’à 24 000 m²).

Segway Navimow Terranox sur terrain de foot
©Segway Navimow Terranox en plein entraînement pour la coupe du monde 2026

Le point intéressant est moins la surface que l’écosystème : Navimow ajoute un logiciel de Fleet Management pour superviser plusieurs machines à distance. L’idée du constructeur est de vérifier l’état de chaque robot, piloter à distance, et récupérer des stats de tonte. On sort ainsi de l’achat “gadget de jardin” pour entrer dans des questions de planning, de maintenance, de disponibilité, de support. En somme, la marque parle d’un support dédié pour les entreprises. C’est souvent là que se fait la différence en usage pro.

La gamme 2026 en quelques points clés

SérieModèles annoncésSurface (annoncée)Pente (annoncée)Capteurs / navigation mis en avantCible logique
i2 AWDi206 AWD / i210 AWD600 à 1 000 m²jusqu’à 45 % (24°)RTK réseau + visionpetit jardin en pente
i2 LiDARi215 LiDARjusqu’à 1 500 m²NCLiDAR à semi-conducteurs + vision IAombre, passages étroits
H2H210 / H2201 000 à 2 000 m²jusqu’à 45 % (24°)EFLS™ LiDAR+ (LiDAR + RTK réseau + vision)jardin découpé, zones difficiles
X4X430 / X4504 000 à 6 000 m²jusqu’à 84 % (40°)RTK réseau triple fréquence + VSLAM 360° + VIOgrandes propriétés
TerranoxCM120M1 / CM240M112 000 à 24 000 m²NCAWD + pilotage multi-robotssites commerciaux

Ce que l’on sait déjà, et ce qu’il faudra vérifier

La gamme complète est officiellement dévoilée au CES 2026 à Las Vegas. Les séries i2 AWD et X4 seront disponibles en précommande à partir du vendredi 16 janvier dès 8:00 sur www.navimow.com. Une offre spéciale sera proposée aux premiers acheteurs pendant cette période de lancement.  

Sur les gammes actuelles, la marque communique déjà sur le sans fil périphérique et la logique de positionnement centimétrique, et des distributeurs relaient aussi des éléments comme l’IPX6 ou la compatibilité assistants vocaux sur certains modèles.

Reste l’essentiel, celui qui départage les robots une fois le CES terminé: la stabilité en zones ombragées, la tenue en pente et le comportement sur sols glissants, semaine après semaine, sans babysitting.

À retenir pour 2026

Navimow raconte une évolution logique du robot tondeuse : moins de “wow”, plus de robustesse, avec une gamme qui s’étend vers les grands terrains et le pro. La promesse est séduisante, les chiffres sont ambitieux, et la vraie réponse viendra des usages : jardins arborés, bordures complexes, printemps pluvieux. C’est là que l’automatisation se gagne… ou se discute.

LEGO dévoile sa nouvelle Smart Brick, ses capacités sont hallucinantes

6 janvier 2026 à 07:05

Le temps des simples briques plastiques LEGO semble bientôt révolu. En effet, l’entreprise vient de présenter la brique du futur, la Smart Brick, qui intègre toute une série de capteurs…

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Robotique : Boston Dynamics veut créer un robot Atlas « surhumain »

6 janvier 2026 à 07:03

Bien connue pour son chien-robot, Boston Dynamics est également à l’origine du robot humanoïde Atlas. Et, le moins que l’on puisse dire, c’est que l’entreprise américaine a de grands projets…

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Nouveau robot LUBA 3 AWD : tonte sans RTK, les promesses de Mammotion analysées

5 janvier 2026 à 16:30
Luba 3 sur l'herbe

À la veille de l’ouverture du CES 2026, Mammotion annonce une gamme centrée sur un sujet très concret : ne plus perdre le robot quand le jardin complique la géolocalisation. En tête d’affiche, le LUBA 3 AWD met en avant un guidage “Tri-Fusion” (LiDAR + RTK + vision) et un NetRTK présenté comme capable d’éviter l’installation d’une base RTK.

Les robots-tondeuses sans fil sont déjà un succès avéré, mais il reste encore un certain nombre de cas où les complexités d’un jardin perturbent l’autonomie des machines : une haie qui masque le ciel, un massif qui impose un passage étroit, un coin d’ombre qui trompe la détection d’obstacles, et l’on se retrouve à secourir la machine plus souvent qu’on ne l’imaginait ; un point récurrent dans nos tests de 2025 !

C’est dans ce contexte que Mammotion choisit, au CES 2026, d’insister sur le guidage, afin de réduire les situations où le robot hésite, se décale, “perd” sa carte, ou oblige l’utilisateur à intervenir. Une navigation 3.0 que l’on attend avec impatience !

Petit rappel sur les divers systèmes de navigation des robots-tondeuses

Les robots-tondeuses sans câble périphérique se scindent en plusieurs écoles :

  • certains systèmes reposent sur du RTK (corrections satellite) avec une antenne de référence à positionner dans le jardin. Segway Navimow explique par exemple que sa techno RTK/EFLS remplace le câble par une antenne GNSS, dont l’installation conditionne la précision ;
  • d’autres, comme Husqvarna EPOS, s’appuient aussi sur du RTK, avec des corrections qui peuvent venir du cloud ou d’une station locale ;
  • une autre voie consiste à miser fort sur le LiDAR : Dreame met en avant un A1 qui cartographie au LiDAR 3D, sans fil ni station RTK, avec un champ 360° × 59° et une portée annoncée à 70 m.

Mammotion tente une synthèse : LiDAR + RTK + vision, afin de rester stable quand une source d’info devient moins fiable.

Tri-Fusion “amélioré” : ce que Mammotion met en avant

Mammotion explique que le LUBA 3 AWD embarque une version revue de son guidage Tri-Fusion, annoncé en 2025 comme une fusion LiDAR + RTK + vision avec une précision “centimétrique” (selon le blog Mammotion).

Luba 3 navigation
Il voit TOUT ! ©Mammotion

La version 2026 revendique trois évolutions :

  • LiDAR 360° (champ horizontal 360°, vertical 59°) avec un scan annoncé jusqu’à 100 m ;
  • deux caméras 1080p pour une vision stéréoscopique et une reconnaissance d’objets (jouets, animaux, mobilier) ;
  • NetRTK intégré, présenté comme un moyen de se passer d’une base RTK à installer.

Sur le papier, c’est logique : un LiDAR voit la structure (volumes), la vision interprète (objets), le RTK corrige la position.

NetRTK “sans base”, à quoi ça ressemble ?

Le NetRTK, c’est une façon de faire du RTK sans installer de “base” chez soi. Sur beaucoup de robots-tondeuses, la précision centimétrique repose sur une antenne fixe placée dans le jardin, chargée d’envoyer des corrections au robot. Mammotion dit vouloir remplacer cette étape par des corrections reçues via le réseau, ce qui permettrait de définir les limites dans l’application sans câble périphérique ni station à positionner.

Cette promesse a une contrepartie très concrète : si la correction arrive “par Internet”, tout dépend du service utilisé, de sa disponibilité selon les pays et de la connectivité réelle au fond du jardin (Wi-Fi qui porte, ou 4G). Mammotion a déjà communiqué sur des formules mêlant NetRTK et vision avec une période d’essai suivie d’un abonnement annuel, et la marque commercialise aussi des options liées à la 4G.

Nota Bene : Mammotion commercialise un service 4G facturé 19,90 €, ce qui rappelle qu’une partie de l’expérience peut dépendre d’options.

Ce qu’on attend, avec LUBA 3 AWD, c’est une clarification nette : NetRTK inclus ou soumis à abonnement, conditions de disponibilité par pays, et prérequis réseau dans un jardin “loin de la box”.

AWD et terrains difficiles : la fiche technique vise les jardins piégeux

Mammotion insiste sur sa traction intégrale, avec quatre moteurs indépendants, une capacité annoncée à 80 % de pente (38,6°), une suspension adaptative et le franchissement d’obstacles jusqu’à 8 cm.

Ces chiffres sont flatteurs, à l’instar des annonces de Segway Navimow, mais sont-ils valables en conditions réelles ? Une pente “en labo” simule-t-elle correctement les pentes enherbées après une pluie, avec des zones tassées, des racines, des trous ? Le sujet n’est pas uniquement de pouvoir se hisser, mais également de rester stable sans marquer la pelouse, puis de revenir sur sa trajectoire sans patiner.

Puissance de coupe et cadence : une surenchère agressive !

Mammotion annonce une très belle largeur de coupe de 15,8 pouces (environ 40 cm), deux moteurs 165 W, deux disques à six lames, un débit annoncé jusqu’à 650 m²/heure et une capacité journalière jusqu’à 7 000 m², avec une batterie 15 Ah.

Luba 3 vu de près
Le design reste proche des précédents modèles… ©Mammotion

Des caractéristiques que nous sommes très curieux de confronter à la vraie vie. La tonte sera-t-elle aussi nette ? La batterie tiendra-t-elle le coup ? Quel sera le temps de charge ? Et quel sera le coût de remplacement de toutes ces lames ? Nous avons hâte de vous en dire plus !

LUBA mini 2 AWD et YUKA mini 2 : deux stratégies complémentaires pour les jardins jusqu’à 1 000 m²

Mammotion décline aussi sa gamme en format compact, avec deux logiques assez différentes. LUBA mini 2 AWD reprend l’ADN “tout-terrain” de la marque : pentes annoncées à 80 %, navigation basée sur une vision IA tri-caméras associée au NetRTK, et un disque latéral “Ultra-Close Edge Cutting” annoncé pour tondre au plus près des bordures, jusqu’à 2,5 cm. Le modèle est annoncé à partir de 1 499 €, en précommande dès le 5 janvier, avec des expéditions prévues en février.

YUKA mini 2 vise plutôt la modularité, avec deux configurations de navigation selon les jardins : une version LiDAR 360° + vision pour les espaces jugés complexes, et une version centrée sur la vision IA tri-caméras pour des terrains plus simples, avec un mode “DropMow” annoncé pour lancer une tonte depuis n’importe quel point. À ce stade, Mammotion indique une disponibilité dès le 5 janvier pour certains modèles en Europe/Royaume-Uni et des précommandes le même jour pour d’autres, sans communiquer de prix.

Bientôt dans nos labos ? On est prêts à tester !

Bien sûr, nous attendons de voir si le trio NetRTK + LiDAR/vision tient vraiment la route quand le jardin complique la vie (arbres, murs, passages étroits, Wi-Fi qui ne porte pas), et surtout ce qui se passe en cas de connexion instable. On regardera aussi la finition en bordures et la capacité à gérer l’herbe haute de début de saison sans intervention, tout en restant propre sur le gazon malgré l’AWD. Enfin, nous aborderons les détails de l’expérience utilisateur : bruit mesuré, simplicité d’entretien, coût réel des consommables sur une saison, ou encore évolution des fonctionnalités disponibles dans l’application.

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