Vue normale

Les supporters de Donald Trump inquiets de la “trumpisation” de Donald Trump

22 janvier 2026 à 13:00

Le coup d’État au Venezuela, les déclarations peu amènes à l’endroit de l’Union européenne, les piques adressées à Emmanuel Macron ou encore la volonté d’annexer le Groenland : depuis plusieurs semaines, le président des États-Unis enchaîne les provocations: serait-il en voie de “trumpisation”? C’est la question que se posent de nombreux supporters de l’homme d’affaires qui craignent même une dérive autoritaire de sa part. Pour Jenna, supportrice de la première heure, « c’est incompréhensible de voir un homme politique autrefois si modéré verser dans la démesure. » Puis d’ajouter: « Où sont passés ses discours remplis de nuances ? Je ne le reconnais plus ! Il est incontrôlable, on dirait un clone de Joe Biden. »

Plusieurs précédents

Ce changement brutal d’attitude est-il si étonnant que cela ? Chez les hommes politiques de premier plan, c’est loin d’être rare. On se souvient par exemple de l’incroyable coup de sang du placide François Hollande qui avait invectivé les djihadistes au lendemain du Bataclan en déclarant : « Maintenant, ça suffit, je préviens les terroristes que j’en ai plus qu’assez ! » Pour le géopolitologue Vincent Barnot, Il est fréquent de voir de tels revirements chez les personnalités exposées médiatiquement : « On oublie souvent que c’est Hitler lui-même qui a mis fin d’un seul coup à la Seconde Guerre Mondiale », rappelle-t-il.

La crainte des supporters de Trump n’est d’ailleurs pas sans rappeler celle des fans de Poutine qui s’inquiétaient à tort, au moment de l’invasion de l’Ukraine, d’une possible “poutinisation” du président russe. 

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«Cette année a vraiment été terrible» : un an après l’élection de Trump, ses victimes se comptent par centaines de milliers – Libération

22 janvier 2026 à 11:55
> «En 2025, mon assurance santé était d’environ 500 dollars par mois. Je payais près de 375, et les aides étaient donc d’environ 125 dollars. Les aides sont calculées en fonction du revenu. Avec la fin de l’extension d’Obamacare, et vu qu’avec mon revenu je suis au-dessus de 400 % du niveau de pauvreté, je n’y suis plus éligible. Je paye désormais 628 dollars par mois, car mon assurance santé a aussi augmenté. Les compagnies d’assurances ont anticipé une baisse du nombre de personnes qui allaient cotiser, à cause de la réduction des aides, et ils ont augmenté les prix. Quand ils ont passé la loi Obamacare, 400 % du niveau de pauvreté semblait beaucoup, mais les prix des assurances santé ont tellement augmenté depuis qu’ils sont devenus inabordables financièrement, même pour ceux au-dessus de ce seuil.

> «Je vais devoir trouver cet argent quelque part. Je vais sûrement mettre moins de côté pour ma retraite, c’est la façon la plus facile de réduire mes dépenses. Mon loyer a augmenté, le prix des courses est plus cher, je ne mange déjà pas beaucoup dehors. C’est stressant. Je n’ai plus accès aux aides, vu que mes revenus dépassent le seuil, car les affaires vont bien, mais avec le prix de ma nouvelle assurance, d’une certaine manière, cela annule les gains que je fais avec mon entreprise.»

Le système (social, de santé, de l'assurance etc.) américain est brutal, surtout vu par un français, mais avec Trump c'est devenu encore pire. Cet article donne une série d'exemples, en donnant la paroles aux victimes directes de sa brutalité (chercheur sans crédit, fonctionnaire licencié, mère de famille aux portes de la pauvreté, immigrée craignant d'être expulsée...). Mais je me suis focalisé sur cet exemple qui appelle deux commentaires :
- avec les aides de l'Obamacare, cette personne payait 500$ d'assurance santé, elle va maintenant payer 628$. Par mois. C'est énorme, même si les salaires américains sont probablement plus élevés que les salaires européens (36 15 doigt mouillé, j'ai pas cherché). D'où l'intérêt de lutter contre tous ceux qui, en Europe, veulent "libéraliser" et casser le système de santé, la Sécurité sociale, le système de retraite...
- Je l'avais déjà lu dans la revue Le Grand Continent il y a quelques mois : la politique de Trump ne va pas du tout dans le sens de l'accroissement du pouvoir d'achat de "l'américain moyen". C'est ce qui explique sa chute vertigineuse dans les sondages.

Maintenant, la question se pose, nous sommes à la croisée des chemins : les contre-pouvoirs vont-ils fonctionner ? Trump et sa clique ne vont-ils pas aller au bout de leur démarche et instaurer une dictature totale ? Comment ces gens, qui chient sur la Constitution, le droit international, ne pensent qu'à leur intérêt financier avant toutes autres considérations, ne pourraient-ils pas franchir le Rubicon du coup d’État ?
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«Cette année a vraiment été terrible» : un an après l’élection de Trump, ses victimes se comptent par centaines de milliers – Libération

22 janvier 2026 à 11:55
> «En 2025, mon assurance santé était d’environ 500 dollars par mois. Je payais près de 375, et les aides étaient donc d’environ 125 dollars. Les aides sont calculées en fonction du revenu. Avec la fin de l’extension d’Obamacare, et vu qu’avec mon revenu je suis au-dessus de 400 % du niveau de pauvreté, je n’y suis plus éligible. Je paye désormais 628 dollars par mois, car mon assurance santé a aussi augmenté. Les compagnies d’assurances ont anticipé une baisse du nombre de personnes qui allaient cotiser, à cause de la réduction des aides, et ils ont augmenté les prix. Quand ils ont passé la loi Obamacare, 400 % du niveau de pauvreté semblait beaucoup, mais les prix des assurances santé ont tellement augmenté depuis qu’ils sont devenus inabordables financièrement, même pour ceux au-dessus de ce seuil.

> «Je vais devoir trouver cet argent quelque part. Je vais sûrement mettre moins de côté pour ma retraite, c’est la façon la plus facile de réduire mes dépenses. Mon loyer a augmenté, le prix des courses est plus cher, je ne mange déjà pas beaucoup dehors. C’est stressant. Je n’ai plus accès aux aides, vu que mes revenus dépassent le seuil, car les affaires vont bien, mais avec le prix de ma nouvelle assurance, d’une certaine manière, cela annule les gains que je fais avec mon entreprise.»

Le système (social, de santé, de l'assurance etc.) américain est brutal, surtout vu par un français, mais avec Trump c'est devenu encore pire. Cet article donne une série d'exemples, en donnant la paroles aux victimes directes de sa brutalité (chercheur sans crédit, fonctionnaire licencié, mère de famille aux portes de la pauvreté, immigrée craignant d'être expulsée...). Mais je me suis focalisé sur cet exemple qui appelle deux commentaires :
- avec les aides de l'Obamacare, cette personne payait 500$ d'assurance santé, elle va maintenant payer 628$. Par mois. C'est énorme, même si les salaires américains sont probablement plus élevés que les salaires européens (36 15 doigt mouillé, j'ai pas cherché). D'où l'intérêt de lutter contre tous ceux qui, en Europe, veulent "libéraliser" et casser le système de santé, la Sécurité sociale, le système de retraite...
- Je l'avais déjà lu dans la revue Le Grand Continent il y a quelques mois : la politique de Trump ne va pas du tout dans le sens de l'accroissement du pouvoir d'achat de "l'américain moyen". C'est ce qui explique sa chute vertigineuse dans les sondages.

Maintenant, la question se pose, nous sommes à la croisée des chemins : les contre-pouvoirs vont-ils fonctionner ? Trump et sa clique ne vont-ils pas aller au bout de leur démarche et instaurer une dictature totale ? Comment ces gens, qui chient sur la Constitution, le droit international, ne pensent qu'à leur intérêt financier avant toutes autres considérations, ne pourraient-ils pas franchir le Rubicon du coup d’État ?
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Ronald Lauder, le milliardaire qui a fait naître l’obsession groenlandaise de Trump – Libération

22 janvier 2026 à 11:43
> Lauder y décrit une île riche en terres rares, cruciales pour les technologies de pointe, les armements avancés et l’intelligence artificielle. Washington doit agir vite, affirme-t-il, avant que d’autres puissances ne s’y installent – exactement l’argument repris par Trump, qui évoque des menaces russes et chinoises pour justifier la prise de contrôle du Groenland. «En agissant dès maintenant avec vision et détermination, Trump peut garantir le leadership américain dans l’Arctique pour les générations à venir, tout en aidant le Groenland à réaliser ses aspirations en tant que partenaire, allié et peut-être, un jour, membre de la famille américaine», écrivait encore Lauder.

Lauder, la *crème* des éminences grises.

Encore une fenêtre grande ouverte sur la collusion politico-financiaro-familiale au cœur du système Trump :
> Les intérêts de Ronald Lauder ne se limitent d’ailleurs pas au Groenland. D’après des documents révélés par The Guardian, Lauder appartient aussi à consortium minier ayant décroché ce mois-ci un contrat pour exploiter un gisement de lithium en Ukraine, conséquence de l’accord signé en mai entre la Maison Blanche et Volodymyr Zelensky. Cette imbrication entre diplomatie et business est au cœur du système Trump. «Trump a tendance à obtenir ses informations et à prendre ses décisions en s’appuyant sur des conversations avec d’anciens partenaires de golf, des avocats impliqués dans ses procès et des partenaires commerciaux. Ce sont des gens comme Ronald Lauder», explique Rasmus Sinding Sondergaard, chercheur à l’Institut danois d’études internationales, à Politiken.
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Ronald Lauder, le milliardaire qui a fait naître l’obsession groenlandaise de Trump – Libération

22 janvier 2026 à 11:43
> Lauder y décrit une île riche en terres rares, cruciales pour les technologies de pointe, les armements avancés et l’intelligence artificielle. Washington doit agir vite, affirme-t-il, avant que d’autres puissances ne s’y installent – exactement l’argument repris par Trump, qui évoque des menaces russes et chinoises pour justifier la prise de contrôle du Groenland. «En agissant dès maintenant avec vision et détermination, Trump peut garantir le leadership américain dans l’Arctique pour les générations à venir, tout en aidant le Groenland à réaliser ses aspirations en tant que partenaire, allié et peut-être, un jour, membre de la famille américaine», écrivait encore Lauder.

Lauder, la *crème* des éminences grises.

Encore une fenêtre grande ouverte sur la collusion politico-financiaro-familiale au cœur du système Trump :
> Les intérêts de Ronald Lauder ne se limitent d’ailleurs pas au Groenland. D’après des documents révélés par The Guardian, Lauder appartient aussi à consortium minier ayant décroché ce mois-ci un contrat pour exploiter un gisement de lithium en Ukraine, conséquence de l’accord signé en mai entre la Maison Blanche et Volodymyr Zelensky. Cette imbrication entre diplomatie et business est au cœur du système Trump. «Trump a tendance à obtenir ses informations et à prendre ses décisions en s’appuyant sur des conversations avec d’anciens partenaires de golf, des avocats impliqués dans ses procès et des partenaires commerciaux. Ce sont des gens comme Ronald Lauder», explique Rasmus Sinding Sondergaard, chercheur à l’Institut danois d’études internationales, à Politiken.
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«Je ne ressens plus l’obligation de ne penser qu’à la paix» : la lettre où Trump reproche à la Norvège de ne pas lui avoir décerné le Nobel divulguée – Libération

20 janvier 2026 à 10:55
> Cher Jonas : Étant donné que votre pays a décidé de ne pas m’attribuer le prix Nobel de la paix pour avoir mis fin à PLUS de 8 guerres, je ne ressens plus l’obligation de penser uniquement à la paix, bien que ce sujet reste prédominant, et je peux désormais réfléchir à ce qui est bon et approprié pour les États-Unis.

Trump a écrit au président norvégien pour lui dire en substance qu'il allait prendre le Groenland parce qu'on ne lui avait pas donné le prix Nobel de la paix.
Je pense que le plus terrifiant avec Trump, c'est de ne pas savoir s'il est fou, ou s'il joue au fou.
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«Je ne ressens plus l’obligation de ne penser qu’à la paix» : la lettre où Trump reproche à la Norvège de ne pas lui avoir décerné le Nobel divulguée – Libération

20 janvier 2026 à 10:55
> Cher Jonas : Étant donné que votre pays a décidé de ne pas m’attribuer le prix Nobel de la paix pour avoir mis fin à PLUS de 8 guerres, je ne ressens plus l’obligation de penser uniquement à la paix, bien que ce sujet reste prédominant, et je peux désormais réfléchir à ce qui est bon et approprié pour les États-Unis.

Trump a écrit au président norvégien pour lui dire en substance qu'il allait prendre le Groenland parce qu'on ne lui avait pas donné le prix Nobel de la paix.
Je pense que le plus terrifiant avec Trump, c'est de ne pas savoir s'il est fou, ou s'il joue au fou.
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Les véhicules électriques chinois se rapprochent du marché américain via le Canada

16 janvier 2026 à 19:20

L’Amérique du Nord pourrait bientôt voir circuler davantage de véhicules électriques chinois, mais par une porte détournée. Ottawa vient d’annoncer une inflexion notable de sa politique commerciale, ouvrant un nouveau corridor aux constructeurs asiatiques. Cette décision intervient alors que les équilibres mondiaux du secteur automobile évoluent rapidement, sous l’effet conjugué des stratégies industrielles chinoises et ... Lire plus

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Trump Floats Cancelling 2026 Elections, Then Insists He Won’t | TIME

7 janvier 2026 à 11:18
Trump, qui sait pertinemment qu'il va [perdre les élections de mi-mandat][1] prévues cet automne, qui doivent renouveler les élus de la Chambre des représentant et 1/3 du Sénat, lance l'idée de les annuler, en mode je plaisante mais en fait pourquoi pas mais ne dites pas que j'ai dit ça, dans un de ses charabia en roue libre auxquels nous sommes désormais habitués.

Voilà. C'est comme pour le Groenland, on pourra pas dire qu'on n'était pas au courant.

[1]: https://www.rfi.fr/fr/am%C3%A9riques/20250729-midterms-2026-comment-donald-trump-tente-d-emp%C3%AAcher-la-d%C3%A9faite-annonc%C3%A9e
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Trump Floats Cancelling 2026 Elections, Then Insists He Won’t | TIME

7 janvier 2026 à 11:18
Trump, qui sait pertinemment qu'il va [perdre les élections de mi-mandat][1] prévues cet automne, qui doivent renouveler les élus de la Chambre des représentant et 1/3 du Sénat, lance l'idée de les annuler, en mode je plaisante mais en fait pourquoi pas mais ne dites pas que j'ai dit ça, dans un de ses charabia en roue libre auxquels nous sommes désormais habitués.

Voilà. C'est comme pour le Groenland, on pourra pas dire qu'on n'était pas au courant.

[1]: https://www.rfi.fr/fr/am%C3%A9riques/20250729-midterms-2026-comment-donald-trump-tente-d-emp%C3%AAcher-la-d%C3%A9faite-annonc%C3%A9e
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Donald Trump soutient qu’il fera tout pour assurer le bien-être du pétrole vénézuelien

7 janvier 2026 à 09:13

Alors que le monde entier a les yeux rivés sur l’Amérique depuis la capture de Nicolás Maduro par Donald Trump, celui-ci a confirmé qu’il ne comptait pas s’arrêter là. Rappelant que le rôle de la superpuissance américaine était de garantir la sécurité internationale, il a profité d’une conférence de presse donnée ce matin pour annoncer la suite des opérations. Accusé de trafic de drogue, Nicolás Maduro sera jugé le 17 mars prochain par Donald Trump lui-même.

En attendant son jugement, Donald Trump a vivement conseillé à Delcy Rodriguez, présidente intérimaire du Venezuela, de collaborer avec les États-Unis. “Delcy est une femme charmante et je suis sûre qu’elle fera tout son possible pour préserver son peuple et ce qu’il a de plus cher : les empanadas et le pétrole”, a assuré le chef d’État américain. Soucieux de maintenir l’équilibre du Venezuela, Donald Trump a proposé d’offrir l’asile politique au pétrole du pays sud-américain afin de lui offrir un environnement sain et sécurisé.

Critiqué pour avoir soutenu Nicolás Maduro, Emmanuel Macron n’a pas hésité à applaudir la nouvelle proposition de Donald Trump, insistant sur la nécessité de mettre fin au régime autoritaire de Nicolas Maduro: “Le président vénézuélien a choisi la répression pour gouverner, n’hésitant pas à faire intervenir l’armée à plusieurs reprises contre ses citoyens”. Des agissements inacceptables selon Emmanuel Macron, pour qui la démocratie et la souveraineté du peuple sont fondamentaux.

Galvanisé par la réussite des opérations au Vénézuela, Donald Trump s’est dit impatient d’assurer la démocratie et la sécurité des énergies fossiles à Cuba, en Colombie et au Groenland.

Photo Getty

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Pourquoi il ne faut pas céder à Trump : une leçon du 6 janvier

6 janvier 2026 à 16:44
> Cette campagne violente d’enlèvements par la police secrète, qui selon l’ONG Human Rights Watch « viole les droits humains à grande échelle », a commencé cet été après que le chef de cabinet adjoint de la Maison Blanche a annoncé que l’administration allait « libérer Los Angeles de l’invasion des migrants ».

> Elle s’est étendue à Chicago, puis à Charlotte, en Caroline du Nord, puis à La Nouvelle-Orléans, où des brigades non violentes inspirées du modèle de Chicago se sont formées pour y résister dans chaque nouvelle ville.

> À Grand Rapids, dans le Michigan, la police a arrêté face caméra des manifestants qui protestaient contre l’intervention américaine au Venezuela.

> Tout cela est en train de se passer sous nos yeux.

> En l’absence d’une résistance farouche, la situation va empirer.

> J’ai un message pour l’Europe : ne cédez pas à cet homme.

> Ne cédez pas à cet homme.

Trump mène une politique de terreur envers ses opposants. Tous ses opposants. On le savait depuis décembre 2024, mais la complaisance n'est plus permise : les USA sont devenus une vulgaire dictature.
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Pourquoi il ne faut pas céder à Trump : une leçon du 6 janvier

6 janvier 2026 à 16:44
> Cette campagne violente d’enlèvements par la police secrète, qui selon l’ONG Human Rights Watch « viole les droits humains à grande échelle », a commencé cet été après que le chef de cabinet adjoint de la Maison Blanche a annoncé que l’administration allait « libérer Los Angeles de l’invasion des migrants ».

> Elle s’est étendue à Chicago, puis à Charlotte, en Caroline du Nord, puis à La Nouvelle-Orléans, où des brigades non violentes inspirées du modèle de Chicago se sont formées pour y résister dans chaque nouvelle ville.

> À Grand Rapids, dans le Michigan, la police a arrêté face caméra des manifestants qui protestaient contre l’intervention américaine au Venezuela.

> Tout cela est en train de se passer sous nos yeux.

> En l’absence d’une résistance farouche, la situation va empirer.

> J’ai un message pour l’Europe : ne cédez pas à cet homme.

> Ne cédez pas à cet homme.

Trump mène une politique de terreur envers ses opposants. Tous ses opposants. On le savait depuis décembre 2024, mais la complaisance n'est plus permise : les USA sont devenus une vulgaire dictature.
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Fact-check : Y a-t-il des bons et des mauvais coups d’État ?

6 janvier 2026 à 15:00

En géopolitique plus que dans n’importe quel domaine, la nuance doit être de mise ; il faut à tout prix éviter les parallèles à l’emporte-pièce et ne comparer que ce qui est comparable. Certes, dans les faits, ce qui s’est passé au Venezuela peut s’apparenter à un coup d’État mais il ne faut pas perdre de vue que Nicolas Maduro est quelqu’un de très très méchant et que les Américains ne lui ont fait aucun mal alors qu’ils avaient tout le loisir de le descendre ainsi que toute sa famille. Par ailleurs, il a moins été capturé par goût du pouvoir que pour ses actions liées au trafic de drogue et au narcoterrorisme. De plus, non seulement le président Maduro n’a pas été tué mais il serait ravi de son séjour aux Etats-Unis dont il adore la culture et envisagerait de demander la nationalité américaine selon son interprète officiel qui n’est autre que le professeur d’espagnol de Donald Trump. 

Un coup d’État, vraiment ?

Bref, il y a « coup d’État » et « coup d’État ». Il ne faut jamais perdre de vue que depuis 1950, près de cinq cents coups d’État ont été tentés ou réussis sans que cela n’émeuve autant la communauté internationale et qu’en Afrique, une journée sans coup d’État c’est un peu comme une chanson de Jul sans Auto-Tune. Le coup d’État de Pinochet au Chili en 1973 ou celui de Franco en 1936 en Espagne étaient de vrais coups d’État pas sympas du tout du tout. Là, en revanche, on a mis en place comme présidente par intérim, Delcy Rodriguez, qui est sans nul doute la candidate pour qui presque tous les Vénézuéliens auraient voté. On peut même se demander si dans le cas des Etats-Unis il s’agit d’un vrai coup d’État puisqu’on n’a pas pris le pouvoir par la force mais simplement ôté le pouvoir par la force. En outre, beaucoup de nos experts s’accordent à dire qu’en dessous de 81 morts, on ne peut pas vraiment parler de coup d’État mais plutôt d’« exfiltration ». Or il n’y a eu que 80 morts lors de la capture de Maduro.

Bref, si on devait admettre qu’il y a eu un « coup d’État », ce qui n’est pas avéré, il faudrait préciser pour être tout à fait juste et nuancé, qu’il s’agit en l’occurrence d’un très bon coup d’État, progressiste, pacificateur, et vecteur d’espoir pour l’humanité.

Photo Getty Images

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Donald Trump bombarde le Groenland et capture un pingouin

6 janvier 2026 à 13:00

Dans la nuit du 5 au 6 janvier 2026, les Etats-Unis ont lancé une vaste opération militaire en plein cœur de Nuuk, capitale du Groenland, afin de capturer Youbi, un pingouin Torda de 13 ans. En parallèle d’un déploiement impressionnant de plus de 300 F-16 Fighting Falcon, un assaut de nuit mené par la “Delta Force” a permis d’arrêter le volatile in-extremis alors que ce dernier cherchait à fuir le centre-ville en glissant sur un tas de neige. “Nous avons rendu un fier service au Groenland et à ses habitants” a commenté Donald Trump lors d’une conférence de presse en dévoilant la photo d’un phoque visiblement heureux. “Youbi était à la tête d’un gigantesque cartel de cailloux polis, de harengs et de petits crustacés. Je crois qu’il était grand temps que quelqu’un se charge de cette crapule” a-t-il poursuivi sous les applaudissements enthousiastes de ses partisans. 

Dans la journée, le président Donald Trump a également partagé sur son réseau social une première photo du pingouin après sa capture. Youbi, vêtu d’un ventre blanc cassé, d’une tête et d’un dos noir et d’un cou jaune clair, apparait les deux nageoires menottées à bord de l’USS Iwo Jima. Une bouteille d’eau posée entre ses pattes et un casque sur les “oreilles”, ses yeux semblent quant à eux occultés par des épaisses lunettes noires. Enfin, ses effets personnels composés d’un caillou poli de type galet, de 3 crevettes grises et d’une douzaine de mues de plumes apparaissent derrière lui sur une table gardée par 3 soldats armés de fusils d’assaut Barrett M82. 

À peine atterri sur le sol américain, le pingouin a été immédiatement transféré dans une cellule du Metropolitan Detention Center de Brooklyn et enfermé à triple tour avec Koko, sa femme, une pingouin femelle de 14 ans. Une nouvelle victoire pour le président américain qui a annoncé réfléchir à lancer rapidement une nouvelle expédition visant à capturer plusieurs icebergs soupçonnés d’avoir aidé Youbi à “arriver là où il est”. 

Photo Getty Images

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