LinkedIn certifie désormais les compétences en IA via les éditeurs d’outils
Recruteurs et candidats disposent d’un nouveau standard pour valoriser l’expertise.
Il y a quelques semaines, je vous parlais de la vision très pragmatique de Linus Torvalds sur l'IA et le "vibe coding". Et bien figurez-vous que le créateur et mainteneur du noyau Linux ne fait pas que donner son avis, il met aussi les mains dans le cambouis (ou plutôt dans le code) avec un nouveau petit projet perso baptisé AudioNoise.
Alors calmez-vous tout de suite, il ne s'agit pas du prochain concurrent de Pro Tools ou d'Ableton Live. C'est un projet qu'il qualifie lui-même de "silly" (idiot), né de ses récentes expérimentations avec des pédales d'effets pour guitare. Après avoir joué avec le hardware et les circuits analogiques, Linus a décidé de voir ce que ça donnait côté numérique.
Le dépôt GitHub contient des implémentations basiques en C d'effets audio : délais, phasers, et de filtres IIR (Infinite Impulse Response)... Bref, de quoi simuler des effets sans prétention.
Ce qui est marrant, c'est l'approche car Linus explique clairement dans le README qu'il n'y a rien de révolutionnaire là-dedans en terme d'algo mais juste des boucles de délai et des filtres simples. C'est du "single sample in, single sample out", conçu pour apprendre les bases du traitement du signal (DSP).
Le projet inclut également un visualiseur en Python que Linus avoue avoir écrit en mode "vibe-coding". En gros, comme il ne maîtrise pas vraiment Python, il a utilisé l'outil Google Antigravity pour générer le code à sa place. C'est du "monkey-see-monkey-do" assumé, où il a supprimé l'intermédiaire (lui-même cherchant sur Google) pour aller directement au but.
Bref, c'est toujours marrant de voir qu'un des devs les plus influents de la planète continue de coder des trucs "juste pour le fun", sans se prendre la tête, et en utilisant les outils modernes comme un débutant curieux. Si vous voulez jeter un œil au code (ou l'utiliser pour vos propres bidouilles sonores), ça se passe sur GitHub .
Merci à Lorenper pour le partage !

Et le mot de l’année 2025 est… vibe coding.
Ainsi en a décidé le Collins.
Le dictionnaire britannique qualifie d’argotique (slang) ce terme qui désigne « l’usage de l’intelligence artificielle en langage naturel pour aider à l’écriture de code infomatique ». Il l’attribue à Andrej Karpathy, membre fondateur d’OpenAI et ancien directeur de l’IA de Tesla. Il a également des entrées pour vibe coder (nom) et vibe-code (verbe).
Sur la shortlist figuraient aussi, entre autres :
Les « mots de l’année » du Collins ont régulièrement trait aux technologies :
En France, les dictionnaires de référence n’ont pas encore intégré le vibe coding.
Parmi les mots nouveaux du Petit Robert 2026 (publié en mai 2025) figure l’hypertrucage.
Cette recommandation officielle pour « deepfake » vient du Canada, mais elle « se fait une place en français », nous assure-t-on. Preuve en serait de son emploi dans la version française de l’AI Act.
En parallèle, le mot hallucination voit son sens enrichi (« réponse fausse produite par une intelligence artificielle générative, avec une apparence de vérité »).
Le Petit Robert 2026 a également accueilli « apprentissage profond » (recommandation officielle pour deep learning), « clonage de voix »… et le verbe prompter.
Le substantif prompt était arrivé l’année précédente. Comme « solutionnisme (technologique) »/ »technosolutionnisme« , défini comme une « idéologie qui consiste à rechercher des solutions technologiques aux problèmes (sociaux, écologiques, etc.) sans en examiner les causes profondes ».
L’édition 2024 du Petit Robert avait accueilli métavers et minage (au sens de « validation, en échange d’une rémunération, d’un ensemble de transactions effectuées en cryptomonnaie avant inscription sur une blockchain »). Ainsi que disquette, au sens (familier) de « phrase, formule peu flatteuse, souvent lourde, destinée à séduire quelqu’un » (ou de « parole trompeuse ; mensonge »).
« Prompter » n’est pas encore dans le Petit Larousse, mais « prompt » y est entré cette année. Comme « modèle de langage« . Et l’adjectif haptique, se référant à une « technologie qui reproduit en temps réel la sensation du toucher dans un environnement virtuel »).
L’édition 2025 du Petit Larousse avait accueilli les noms bot et cyberattaque, l’expression « détox digitale » et le verbe cracker (« faire sauter illégalement les dispositifs de protection d’un système informatique »), venu compléter le substantif cracke(u)r. En 2024, « instagrammable », entre autres, avait fait son entrée.
Canva impose le vibe coding pour le recrutement des développeurs
Vibe coding : bonne ou mauvaise vibe ?
Assistants de codage : un marché volatil où les prix sont peu lisibles
Illustration générée par IA
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