10 ans du 13-Novembre : ces médias qui ont choisi la haine


En marge de cette réunion publique avec les sympathisants, venus en nombre au sein du restaurant l’Intendance, Luce Troadec a répondu à une question sur le tremblement de terre judiciaire, très médiatisé, à l’endroit de Laurent Degallaix et consorts. « Cela répond à mon propos ce soir pour une autre démocratie locale. Laurent Degallaix a déjà été condamné une fois (en plaidé coupable pour l’Affaire V2H), il es présumé innocent. Charge à lui de prouver son innocence. De notre côté, cela ne change en aucune façon notre campagne municipale sur le terrain et notre ligne de conduite. » En filigrane, il n’y a pas de plan B, C, ou D avec ou sans le maire sortant à la tête d’une liste pour cette élection locale iconoclaste assurément.
En propos liminaire, une candidate ou un candidat au fauteuil majoral ne peut éluder l’ambiance du moment. « Les Françaises et les Français sont dégoûtés de la politique. Ces Municipales sont un test (national). Depuis l’élection en 2020, nous sommes la seule véritable opposition au maire à travers une équipe solide. Oui, nous avons tous la passion de l’action politique au service de la population », poursuit-elle.
« Un changement de méthode », Luce Troadec
Cette image dégradée des « Politiques » est à repenser globalement. Pour cela, le lien à (re)tisser avec la population suit un chemin évident. « Nous lançons aujourd’hui notre campagne municipale. Oui, nous sommes dans un moment de gravité. C’est pourquoi, il faut un changement de méthode dans la gouvernance locale. En fait, il faut reconstruire la démocratie par la commune », déclare Luce Troadec.
Ensuite, tour à tour, ces compagnons de route depuis six ans, Quentin Omont, la voix écologiste au Conseil municipal et comme seul élu communautaire à Valenciennes Métropole, puis Nathalie Lorette, la nouvelle venue du PCF dans cette union de la gauche avec son appétence pour la culture, et enfin, l’expérimenté José Pressoir dont le souhait est un soutien plus accru aux associations et l’émergence d’un budget participatif, sont venus exprimer leur confiance à Luce Troadec.
Puis, les premiers nouveaux visages, un moment où cela donne un ton, une dynamique dans une campagne de terrain, car ensemble on va toujours plus loin. Ainsi, vous avez Seray Genc, une médecin au Centre Hospitalier de Valenciennes, Romain Ambert, professeur d’histoire-géographie dans le secondaire, Bénédicte Dupont, assistante parlementaire, versée en droit public, Rémy Sanchez, fonctionnaire du Ministère de la Transition écologique, Pierrick Colpin, éducateur sportif en milieu hospitalier et ex candidat aux législatives 2024 pour le NFP, Julie Lambert, coordonatrice de la stratégie jeunesse et populaire dans une collectivité publique, Marc Lambert, élu syndical, secrétaire régional de Sud rail, et président du club de basket de Valenciennes, et Eric Véron, multiples expériences dans l’économie sociale et solidaire. D’évidence, cet avant goût d’une liste, qui n’aura pas de difficultés à trouver ses colistiers, indique qu’elle n’est pas de gauche en mode chuchotement. Non, elle assume son identité politique, elle n’est pas timide pour revendiquer un programme locale tournée vers des valeurs sociales et écologiques. Au bout du bout, la démocratie politique est encore le meilleur moyen, ou le moins catastrophique, afin de représenter les voix d’une population. Bien sûr, celle qui a voté pour ce collectif et aussi les autres, car chacun a le droit au respect de ses opinions et de ses choix, différents et uniques. C’est sans doute sur ce point, la 1ère rupture avec la gouvernance actuelle.
Cette première soirée, ce mercredi 12 novembre 2025, marque donc le début d’une courte, et longue à la fois, campagne sur le terrain, déjà bien entamée par ailleurs, mais elle imprime aussi un nouveau momentum politique à l’ombre d’un climat national d’instabilité. Pour imager ce moment, le slogan de campagne a été dévoilée. Valenciennes Autrement 2026 – Luce Troadec. C’est simple et efficace, tout est à construire, tout est à prouver sur le terrain ou tout autre support de communication (https://www.valenciennes-autrement.fr/).
Daniel Carlier
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Dans son dernier essai, l’historien décrit le peuple français à travers les polémiques qui l’agitent depuis l’Antiquité, et réfléchit à la place des intellectuels dans un « espace public numérisé » et extrême-droitisé.

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En tête de notre sélection cette semaine, un livre de Julien Meimon, qui dresse un état des lieux complet de la précarité étudiante et propose des pistes pour en venir à bout.

Retrouvez chaque samedi le dessin de la semaine. Aujourd’hui, le regard de Camille Besse sur l’actualité.

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(La délégation avant sont entrée en réunion)
Les Agriculteurs du territoire s’étaient donnés rendez-vous devant la Préfecture ce mercredi 12 novembre, la nuit tout juste posée, car un entretien avec le Sous-Préfet de Valenciennes était programmé.
A cette occasion, près de 25 tracteurs étaient présents devant et rues attenantes à la Sous-Préfecture de Valenciennes, car cette délégation devait rencontrer l’écoute de l’Etat de proximité, en l’occurrence Stéphane Costaglioli. « Nous voulons aborder les thématiques du Mercosur, la problématique d’une nouvelle taxe sur les engrais, et plus localement la prolifération des sangliers. Enfin, nous voulons évoquer le sujet de la grippe aviaire et de la dermatose modulaire », explique Isabelle Pique, référente FDSEA sur le Hainaut.
« Nous voyons déjà le détournement du CETA (Canada) chez nous », Isabelle Pique
Après la réunion, sur la forme, la délégation était contente d’un entretien avec un représentant de l’Etat « ouvert au dialogue, ça fait plaisir ! Nous avons obtenu également quelques avancées administratives avec la DDTM (Direction départementale des territoires et de la mer) », indique Isabelle Pique.
Ensuite, sur les sujets piquants, vous avez d’abord le sujet international du Mercosur suite aux changements de discours du Président de la République au Brésil. Bien sûr, le Sous-Préfet de Valenciennes renvoie la parole officielle : « En l’état actuel, ce traité du Mercosur n’est pas signable ! » En effet, certaines activités de l’Agriculture française paieront le prix fort si cet accord prenait vie en France. « L’hypocrisie du Mercosur (Amérique du Sud), on ne croit plus personne ! Nous devons conserver un revenu pour travailler. Sur un territoire comme le notre avec des espaces humides, sans élevage, ces terres ne seraient pas entretenues. Vous auriez de fait des inondations, une situation très mauvaise pour l’environnement ! », commente Isabelle Pique. Ensuite, elle évoque la déclinaison du CETA, pas encore officiellement signé, mais « nous voyons déjà le détournement du CETA (Canada) chez nous. Le CANADA contourne, avec la validation de la commission européenne, des normes de pesticides que nous ne pouvons pas utiliser, par exemple pour exporter leur Lentilles… en France. »
Plus européenne, une taxe sur les engrais est dans les tuyaux par le biais de la MACF (Mécanisme d’Ajustement Carbone aux Frontières) où des engrais azotés seront taxés fortement. Les engrais azotés concernés comprennent : ammoniac, acide nitrique, nitrates de potassium, engrais minéraux azotés et composés avec une hausse du prix de 15 à 25 % anticipés pour l’importation de ces deniers et répercutés sur les filières agricoles utilisatrices. Faute d’engrais de substitution, la profession est inquiète. Presque pour résumer le désarroi des Agriculteurs, une participante à cette entre réunion demande tout de go : « Que devons nous planter dans nos champs M. Le Sous-Préfet ! »
Autre sujet de l’Union Européenne, la rénovation de la PAC avec « l’idée d’une renationalisation des enveloppes par pays et nous ne le voulons pas. Nous savons très bien qu’en France, on va verdir plus et nous faire crever. Regardez le sucre ! Nous avons dû en importer, alors que nous sommes en capacité de le produire », ajoute-t-elle.
Ensuite, plus local, les professionnels observent avec effroi une invasion des sangliers. Ces animaux détruisent des cultures, réalisent des dégâts mortifères pour les Agriculteurs. C’est pourquoi, la demande d’un abattage massif passe par une kyrielle d’autorisation de l’Etat, un sujet complexe, mais très concret sur certains secteurs du Hainaut comme l’Amandinois.
Enfin et surtout, les sujets de la Grippe aviaire et de la Dermatose modulaire demeurent dans tous les esprits. « Je crains chaque jour pour mes bêtes, car c’est l’abattage complet du troupeau pour un seul cas. En plus de l’attachement, c’est la fin d’un travail de génétique entrepris par mes parents, un drame absolu ! Les belges ont lancé une campagne de vaccination à cet effet », conclut Isabelle Pique.
Petit réconfort, mais chaque pierre est importante. Après cette entrevue, les Agriculteurs ont organisé un barbecue géant, avec les bons produits du terroir, dans une rue attenante à la Sous-Préfecture de Valenciennes. « Quelque Valenciennois sont venus spontanément nous soutenir à cette occasion. C’est important d’avoir du soutien, deux sénateurs du Nord (Guislain Cambier et Joshua Hochart), tout comme le Sous-Préfet, sont d’ailleurs venus partager ce moment de convivialité », conclut-elle.
Daniel Carlier
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