"🇨🇭🕊️ l’incendie à Crans-Montana
7 janvier 2026 à 15:40
En réalité, les jeunes qui filmaient l’incendie à Crans-Montana n’avaient quasiment aucune chance de s’en sortir, pas plus que les autres personnes piégées dans cette pièce.
Cela n’a rien à voir avec une prétendue « génération Instagram » ou les réseaux sociaux. Ce type de comportement est connu et étudié depuis longtemps : il s’agit du biais de normalité, qui pousse le cerveau à minimiser une menace soudaine pour la rendre compatible avec un cadre perçu comme normal.
De nombreux précédents l’illustrent. Lors de l’incendie de la discothèque The Station en 2003, bien avant l’ère des smartphones, près d’une centaine de personnes sont mortes en observant les flammes, persuadées qu’il s’agissait d’effets pyrotechniques.
Même phénomène lors de l’incendie du 5-7 en 1970, ou encore le 11 septembre 2001, où certains occupants ont attendu des consignes claires avant d’évacuer.
Dans l’incendie récent diffusé en vidéo, ce schéma semble s’être répété : tant que la musique continue et que le personnel ne panique pas, l’instinct de fuite est inhibé. L’alcool a probablement renforcé cette inertie, et beaucoup filmaient simplement la soirée sans percevoir le danger réel.
Les normes de sécurité incendie intègrent d’ailleurs ce délai de réaction, généralement estimé à une ou deux minutes. Mais ici, le matériau du plafond, une mousse de polyurethane, a rendu toute marge illusoire. Ce type de matériau peut provoquer un embrasement généralisé en moins de 90 secondes, à des températures avoisinant les 600 °C, s’apparentant à de l’essence solidifiée au-dessus des têtes.
La salle est donc passée en embrasement généralisé avant que la majorité des personnes ne puisse évacuer. Avec un tel combustible et une forte densité de foule, le temps pour fuir était quasi nul, même en réagissant immédiatement.
Ces adolescents ne sont pas morts à cause des réseaux sociaux ou d’une soi-disant « génération perdue », mais parce que la physique du feu a largement dépassé les capacités humaines de réaction dans un espace clos, et parce que le non-respect des règles de sécurité leur a ôté toute chance réelle de survie.
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Cela n’a rien à voir avec une prétendue « génération Instagram » ou les réseaux sociaux. Ce type de comportement est connu et étudié depuis longtemps : il s’agit du biais de normalité, qui pousse le cerveau à minimiser une menace soudaine pour la rendre compatible avec un cadre perçu comme normal.
De nombreux précédents l’illustrent. Lors de l’incendie de la discothèque The Station en 2003, bien avant l’ère des smartphones, près d’une centaine de personnes sont mortes en observant les flammes, persuadées qu’il s’agissait d’effets pyrotechniques.
Même phénomène lors de l’incendie du 5-7 en 1970, ou encore le 11 septembre 2001, où certains occupants ont attendu des consignes claires avant d’évacuer.
Dans l’incendie récent diffusé en vidéo, ce schéma semble s’être répété : tant que la musique continue et que le personnel ne panique pas, l’instinct de fuite est inhibé. L’alcool a probablement renforcé cette inertie, et beaucoup filmaient simplement la soirée sans percevoir le danger réel.
Les normes de sécurité incendie intègrent d’ailleurs ce délai de réaction, généralement estimé à une ou deux minutes. Mais ici, le matériau du plafond, une mousse de polyurethane, a rendu toute marge illusoire. Ce type de matériau peut provoquer un embrasement généralisé en moins de 90 secondes, à des températures avoisinant les 600 °C, s’apparentant à de l’essence solidifiée au-dessus des têtes.
La salle est donc passée en embrasement généralisé avant que la majorité des personnes ne puisse évacuer. Avec un tel combustible et une forte densité de foule, le temps pour fuir était quasi nul, même en réagissant immédiatement.
Ces adolescents ne sont pas morts à cause des réseaux sociaux ou d’une soi-disant « génération perdue », mais parce que la physique du feu a largement dépassé les capacités humaines de réaction dans un espace clos, et parce que le non-respect des règles de sécurité leur a ôté toute chance réelle de survie.
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