Vue normale

(Municipales 2026) Une campagne municipale silencieuse qui ne dit pas son nom !

4 février 2026 à 05:10

Valenciennes, un procès paralysant !

Concrètement, Valenciennes, et ses 43 500 habitants soit 12,5% de la population sur l’arrondissement, vit un peu dans un moment suspendu. En effet, le prochain procès judiciaire à l’endroit de Laurent Degallaix, le 19 février prochain, déteint sur les administrés. Même si plusieurs listes pour ces Municipales 2026 sont en place avec un travail remarqué sur le terrain, cette procédure judiciaire gèle la température démocratique, le récepteur populaire est éteint. En plus, contre-attaque médiatique, contre-vérité dans la presse, rumeurs pléthoriques, etc., les électrices et les électeurs valenciennois sont perdus.

En effet, au coeur d’une interview dans l’Observateur du Valenciennois, en décembre 2025, Laurent Degallaix dit : « Cette fois, l’affaire ira jusqu’au tribunal, et cela me permettra de m’expliquer pleinement« , souligne-t-il. Le journaliste précise dans la suite de son article « Il rattache ce dossier à deux dossiers précédents, l’affaire dite V2H et les tensions politiques (départementales 2021). »

En cela, il évoque sa condamnation dans l’affaire V2H (Valenciennes Hainaut Habitat) sauf qu’aucun justiciable n’est obligé de plaider coupable. Si l’édile n’a pas été jusqu’à une audience publique, c’est son choix, car il aurait pu s’expliquer à travers un procès public… qu’il voulait peut être éviter ! « Le procureur propose une peine. Si la peine est acceptée par l’auteur des faits, l’affaire est transmise au juge pour homologation. La victime est informée de cette procédure », source officielle « Vie Publique ».

A ce stade, en coulisses, peu de doute sur une agitation maximale chez les ami(e)s politiques du maire de Valenciennes, mais pour autant Edouard Philippe, présidentiable en 2027, n’a pas levé le petit doigt en public pour soutenir son référent Hauts de France du parti « Horizons. »

Voilà un effet banquise sur la campagne municipale à Valenciennes sans oublier sa position de Président de Valenciennes Métropole. Cela incite (aussi) quelques candidat(es) à un peu de retenue dans les autres collectivités locales de la CAVM. On n’insulte pas l’avenir… !

Daniel Carlier

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« Le cinéma de L’Arsenal » ouvre ses portes à Valenciennes ce mercredi 04 février 2026

1 février 2026 à 17:19

(L’entrée située entre la rue Percepain et le Passage de l’Arsenal)

Un cinéma de centre-ville très attendu

Cette implantation constitue une belle opportunité pour la commune de Valenciennes. En effet, il faut remonter la bobine du film pour comprendre le soulagement d’un retour du cinéma au coeur de la ville-centre.

Dans les années 80 et 90, la ville a compté jusqu’à 4 cinémas, le Novéac (emplacement de la Galerie Centre Place d’Armes), Le Colisée rue Tholozé, Les Arcades rue Vieille Poissonnerie, et le Club (passage Boca-Restaurant Ô’Tacos) ; puis en 1995, Gaumont décide de lancer un site pilote en France, le premier multiplex copiant les belges déjà très au point comme sur Mons.

Malgré des indemnisations versées par Gaumont, les exploitants des 4 cinémas de centre-ville ont fermé en 5 ans, une catastrophe pour la vie culturelle locale et plus simplement l’attractivité du centre-ville. Sous la houlette de Dominique Riquet, après le passage de relais par le Ministre Jean-Louis Borloo, des initiatives sont lancées comme au sein de l’ancien passage Boca. Malheureusement, aucun projet ne voit le jour faute d’une rentabilité indispensable, car la ville de Valenciennes ne peut prendre en charge, même partiellement comme l’Imaginaire sur la ville de Douchy-les-Mines, une exploitation cinématographique.

La lumière vient en 2019 où un projet solide arrive sur les bureaux de la municipalité. Ce dernier est porté par Marc-Antoine Tourbez, exploitant du Cinéma « Cinamand » sur Saint-Amand-les-Eaux, mais également grâce à un tour de table robuste avec en figure de proue Bertrand Le Côme (Leclerc Saint-Amand et autres), voire l’ancien Directeur des abattoirs de Valenciennes… Ce projet 100% privé rachète une parcelle de l’ancienne Caserne Vincent vendue par l’Etat à la ville de Valenciennes dans une vague de cessions bâtimentaires initiée par le Ministère de la Défense. En digression, entre Nicolas Sarkozy, auteur d’une baisse drastique des effectifs de la Police Nationale, et François Hollande, découpeur en chef des budgets de la Défense, nous avons eu deux Présidents de la République très mal inspirés au regard de l’actualité.

Bien sûr, comme depuis 20 ans, la ville de Valenciennes et son maire, Laurent Degallaix, ont soutenu ce nouveau projet, mais arrivant au mauvais moment bien involontairement, à l’aulne de La Covid. Ensuite, compte tenu de l’explosion des coûts des matériaux, le projet initial plus ambitieux tombe à l’eau. Un deuxième connaît le même sort et ce n’est que le troisième opus, avec de facto une 3ème fouille préventive, et un début des travaux privés en octobre 2024 (https://www.va-infos.fr/2024/10/11/les-travaux-du-cinema-de-valenciennes-centre-ville-cest-parti/).

Accès par la rue de l’intendance

Le résultat est d’une belle facture pour un site de centre-ville, 6 salles avec 940 places assisses et 27 PMR, une projection dernier cri avec une sonorisation optimale, tous les ingrédients sont là pour un éventuel succès populaire avec des « clients » déjà captifs en centre-ville. Pour autant, le challenge sera d’attirer au delà des frontières des boulevards de Valenciennes où, par miracle, le fameux « Parking de l’Arsenal (rue de Lille) » pourrait enfin se remplir. A ce stade, le 3ème, 4ème et son étage en surface sont désespérément vides tout au long de l’année.

Bon pour l’activité commerciale

La ligne d’arrivée est enfin visible et cette issue est excellente pour une redynamisation du commerce de proximité en souffrance dans le centre-ville de Valenciennes. En premier lieu, le Passage de l’Arsenal a pris la vague pendant de trop nombreuses années. Une coopérative d’agriculteurs du Pas de Calais a fermé (aujourd’hui opticien) faute de rentabilité suffisante, un bar et vente de spiritueux aussi, mais cet emplacement a été repris en novembre dernier au bon moment par un nouveau professionnel (établissement très convivial). Pour autant, presque mécaniquement, mutuelle, dentaire, optique, EFS (Etablissement Français du Sang)… ont rempli le vide du commerce de proximité dans ce Passage de l’Arsenal.

En comparaison, c’est comme si la rue de Famars piétonne était occupée à 80% par des banques et mutuelles. Bref, le Bowling de l’Arsenal et son restaurant attenant, la Goudale, demeurent fidèles au poste, un site de Burger, sans oublier le « Diverty Box » pour les fléchettes, les jeux interactifs et surtout des box privatifs de Karaoké, c’est top même si votre voix est lamentable. Les rues à proximité comme l’Avenue d’Amsterdam et le haut de la rue de la Paix pourraient bénéficier de ce flux de cinéphiles.

La programmation, l’heure de vérité !

L’accès administratif dans l’ancien site de l’Arsenal de Valenciennes (rue de l’intendance)

Au final, comme dans un restaurant, le contenu de l’assiette fait ou défait une réputation. En résumé, pour le « Cinéma de l’Arsenal », le défi passera par une proposition culturelle de qualité. A ce stade, seule une information filtre à travers une filière japonaise et notamment des animés, très appréciés par les fans. L’attente avec gourmandise d’une programmation éclectique, du Block Buster au cinéma indépendant, sera bientôt assouvie. Assurément, cette qualité espérée serait un gage de réussite et pourrait être une concurrence réelle pour le Pathé sur le quartier de la Briquette Valenciennes. Les premières semaines seront assez révélatrices sur le futur impact de cette nouvelle offre cinématographique dans le centre de Valenciennes… !

Daniel Carlier

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(Municipales 2026) De nouveaux membres quittent la liste de Pascal Durieux, sans l’inquiéter, sur Valenciennes

31 janvier 2026 à 17:00

Nadia Leroy : « Cette liste prend une nouvelle orientation politique qui ne correspond plus à mes convictions. »

La secousse est violente, mais elle couvait à bas bruit depuis le mois de décembre. Pourtant, après un lancement réussi d’une candidature au sein de sa permanence, Avenue d’Amsterdam, tout début novembre 2025, Pascal Durieux abordait cette campagne municipale comme le trouble fête local face aux partis politiques en place (majorité comme opposition). Fait du hasard, la médiatisation quelques jours plus tard, du prochain procès (en citation directe) de Laurent Degallaix le 19 février 2026, présumé innocent, pour subornation de témoins et complicité de prise illégale d’intérêts, bouleversait un peu plus le décorum politique et confortait le bien fondé de cette initiative citoyenne.

Ensuite, mi-décembre, la liste emmenée par cet ancien gradé des douanes subit une première sortie de route à travers le départ de trois fondateurs de cette liste https://www.va-infos.fr/2025/12/16/municipales-2026-pascal-durieux-se-reaffirme-comme-tete-de-liste/ ; la suite s’écrit avec le retrait de 9 colistiers (7 femmes + 2 hommes), selon Nadia Leroy, mais de 5 femmes, selon Pascal Durieux, cette semaine du 26 janvier 2026.

Une ambiance très tendue

En effet, une réunion mardi dernier en soirée a eu une conséquence directe, en mode règlement de compte, et une fin de l’aventure pour certain(e)s. A titre personnel, elle explique tout de go : « Je ne m’y retrouve plus dans mes valeurs de respect, d’inclusion, et de non discrimination. Depuis quelques semaines, de nouveaux colistiers sont venus intégrer la liste avec d’autres idées. Cette liste prend une nouvelle orientation politique qui ne correspond plus à mes convictions. », assène Nadia Leroy, l’ex nouvelle Directrice de la campagne succédant de fait à Thomas Cacheux, quittant le navire en décembre 2025. Elle avoue son amertume : « Je suis déçue, je n’ai pas d’idée pour la suite (à ce stade). »

Pour sa part, la secrétaire administrative de cette liste jette l’éponge également : « Ce n’est plus le bébé initial… J’ai rejoint Pascal par amitié, mais ce n’est plus le projet de départ. Je confirme les propos de Nadia Leroy sur les causes. » Cette dernière cessera l’aventure électorale suite à son retrait.

Enfin, un 3ème témoignage vient corroborer cette nouvelle difficulté pour la tête de liste. « Cette liste devait être apolitique. C’était parfait pour moi. Pascal était plein de bonnes intentions, mais ce n’est pas un professionnel de la politique, il s’est fait influencer par de nouveaux arrivants. Le projet a donc changé en cours de route. C’est pourquoi, je me retire de la liste », indique un colistier (un des retraits présumés).

« Je trace ma route et j’irais jusqu’au bout », Pascal Durieux

Face à cette nouvelle importante pour la conduite d’une liste complète d’ici le 26 février 2026 (date limite de dépôt d’une liste en Préfecture de Lille), Pascal Durieux donne sa version de ce clash interne.

Premièrement, sur la faisabilité de sa liste, il insiste avec force : « Je n’ai aucune inquiétude de ce côté là. Ma liste est complète et j’ai même un comité de soutien. Je trace ma route et j’irais jusqu’au bout. »

Ensuite, sur les tenants et aboutissants de cet événement dans cette Municipale 2026 à Valenciennes, il dément fermement toute étiquette présumée d’extrême droite : « D’ailleurs, j’ai exclu deux membres avec des propos tendancieux, ils sont peut-être avec M.Tanneguy Adriencense (Candidat RN) en ce moment. »

Concernant les propos de Mme Leroy, il souligne « les absences répétées pour causes professionnelles de ma Directrice de Campagne. Par contre, elle était là ce mardi 27 janvier, mais je m’inscris en faux sur ces propos. Ces départs font suite à de mauvaises interprétations suite à des publications de presse (sur des sujets locaux). »

Pour conclure sur cette respiration démocratique difficile, il dénonce la forme : « Si ces personnes ne s’y retrouvent plus, c’est normal qu’elles quittent ma liste et je respecte leurs choix. Par contre, je dénonce la méthode ! »

Pas de doute, la ville centre du Valenciennois est un reflet criant du paysage politique national, ses déchirures, ses alliances avortées, ses craintes, ses postures, ses torses bombés, ses fausses rumeurs pléthoriques…, une vie démocratique nationale, comme locale, abimée un peu à l’image de la méthode de gouvernance à Valenciennes, brutale et extrêmement clivante. C’est une motivation de plus pour aller voter les 15 et 22 mars prochain (vous pouvez encore vous inscrire sur la liste électorale de votre commune https://www.va-infos.fr/breves/inscrivez-vous-sur-les-listes-electorales-de-votre-commune-cest-encore-possible/

Daniel Carlier

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(Municipales 2026) Grégory Spychala, une candidature citoyenne sur Petite-Forêt !

30 janvier 2026 à 05:31

Grégory Spychala : « Nous proposons une alternative citoyenne profondément ancrée sur la réalité locale. »

Effectivement, une joute contre une liste du Rassemblement National était plutôt dans les tuyaux démocratiques sur Petite-Forêt, mais le nouvel adressage sur la ville de Valenciennes de l’élue d’opposition sous la bannière RN, Brigitte Zielinski, enterre définitivement cette hypothèse. En effet, l’élue franc-forésienne devrait figurer sur la liste de Tanneguy Adriencense pour cette élection locale 2026 à Valenciennes.

Alors pourquoi pas une liste unique, Grégory Spychala, coordonateur technique à la CNAM, apporte sa réponse sans faux-fuyant : « Oui, nous avons eu des discussions avec Mme Gombert pour une liste d’union de la gauche. Pour autant, la section du PCF de Petite-Forêt a voté à 52% contre cette alliance avec l’édile sortante. Ce résultat n’a pas été respecté », assène Grégory Spychala.

Concrètement, Martine Diliberto, pour la section du PCF de Petite-Forêt, dans un communiqué clair, affirme un soutien sans ambiguïtés à Sandrine Gombert pour cette élection de proximité sur Petite-Forêt.

Pour Tiphanie Otlet, référente performance dans le réseau d’eau, le scrutin 2020 n’est pas encore digéré : « Seulement 34 voix d’écart en 2020, c’est frustrant ! Nous n’avons pas trahi nos convictions à travers cette candidature. » Pour ces deux élus, la carte du PCF est passée aux oubliettes sans regrets. Pourtant, Grégory Spychala lâche : « C’était plus facile de postuler pour une place d’adjoint, mais nous préférons rester sur nos valeurs », ajoute-t-il.

Ensuite, Dorothée Martin, infirmière clinicienne, était dans le mouvement de La France Insoumise, mais « depuis l’affaire Quatennens, j’ai quitté ce mouvement politique. » En digression, cette parodie de sanctions du parti LFI à l’endroit d’Adrien Quattenens a fait l’effet d’une bombe et d’une purge contre tous les nordistes (LFI) critiquant ce dernier comme Luce Troadec sur Valenciennes (liste Valenciennes Autrement), aujourd’hui au parti « L’Après ».

Voilà donc trois candidats engagés « sur une liste sans aucun parti politique derrière. Nous proposons une alternative citoyenne profondément ancrée sur la réalité locale. C’est une liste citoyenne, une liste ouverte ! », commente Grégory Spychala.

Un scrutin démocratique…

« Ce n’est pas un combat. Nous réalisons une campagne de porte à porte, mais nous ne sommes pas là pour critiquer la maire sortante, plutôt à l’écoute des Franc-forésiennes et Francs-forésiens. Nous sommes dans une démarche positive », explique Dorothée Martin.

Le message est clair, cette liste remet sur la table une vérité du terrain : « La politique municipale doit partir du terrain et du vécu des habitants. Il faut aller à la rencontre des habitants, écouter, débattre et co-construire », poursuit Grégory Spychala.

… avec une liste citoyenne

Sous la dénomination « Agir au quotidien pour vous à Petite-Forêt », la liste est bouclée (29 +2) avec une équipe renouvelée puisque Grégory Spychala ne part pas avec les couleurs du PCF, comme en 2020. « C’est une belle équipe, un collectif avec toutes les catégories socio-professionnelles et dans tous le quartiers. En fait, c’est aussi un regard nouveau et très enrichissant », déclare avec enthousiasme Grégory Spychala. « La commune de Petite-Forêt est très étendue et certains franc-foresiens sont très isolés avec un sentiment d’abandon ! Aujourd’hui, nous constatons qu’il n’y a pas assez d’écoute des administrés », ajoute Tiphanie Otlet.

Un peu de programme

Les locuteurs préfèrent différer le dévoilement de leur programme, la grande tendance du moment, mais effleurent tout de même quelques thématiques. « Notre priorité sera la dette publique jusqu’en 2034, mais également la sécurité et spécifiquement la lutte contre les rodéos urbains. En fait, la police pluricommunale (avec Raismes et Anzin) n’est pas là au bon endroit, ni au bon moment ! » L’intégralité du programme sera distribué dans le money time. A savoir que la commune de Petite-Forêt est… moins pauvre que ses voisines, comme Hordain sur l’autre agglo. En effet, elle ne bénéficie pas d’une subvention de l’Etat pour son fonctionnement, la fameuse DGF, compte tenu du montant élevé de retour sur les taxes foncières (zone économique). Dans cette optique, elle doit aussi verser une dotation à la péréquation nationale, en clair les communes plus riches versent dans un pot commun pour les collectivités locales plus en souffrance.

Deux réunions publiques sont prévues les 02 mars, 18h, à la Maison du Bosquet et le 11 mars, 18h, à la salle de fêtes, pour en savoir plus !

Daniel Carlier

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Marie-Thérèse Hourez/Christian Chatelain, un binôme indépendant et de gauche à Marly

29 janvier 2026 à 06:17

Une élection « très ouverte sur Marly ! »

Evidemment, cette annonce a débuté par une explication sur les tenants et aboutissants de cette candidature de rupture à gauche dans l’opposition marlysienne. En fait, tout aurait pu s’arrêter pour Marie-Thérèse Hourez le 05 avril 2025 et un vote de la section PCF de Marly défavorable : « J’ai failli tout laisser tomber, mais je me suis souvenue que j’aurais pu être tête de liste en 2020, mais j’ai préféré la cohésion (avec Jérome Leman). Ensuite, j’ai reçu beaucoup de témoignages qui m’ont touché afin de me remobiliser. Au final, je ne voulais pas renoncer une 2ème fois ! »

A l’endroit de Virginie Melki-Tetitni, elle rappelle « quatre bonnes années où nous avons bien travaillé ensemble. Ensuite, elle a fait de la politique politicienne pour obtenir la majorité au vote de la section PCF de Marly. Mme Tettini m’a fait très mal amicalement et politiquement. »

Concernant l’ancien maire de la commune durant le 1er confinement, Marie-Thérèse Hourez répond du tac au tac : « Un DGS est là pour appliquer les décisions du maire, il ne décide pas ! Certes, nous avons besoin de bons techniciens, mais cela ne veut pas dire qu’il serait automatiquement un bon maire. Enfin, si Jérome Leman avait la capacité de rassembler, nous ne serions pas trois listes à gauche. Je suis tout à fait légitime à me présenter ! »

La suite s’inscrit dans une rupture avec son parti de coeur : « Je ne suis plus carté au PCF, ni ailleurs, mais je conserve évidemment mes valeurs de gauche ». Pour sa part, Christian Chatelain, membre de l’opposition municipale, carté au P.S, a rejoint Marie-Thérèse Hourez pour lancer une alliance de gauche : « Marie-Thérèse est venue vers moi, nous nous connaissons de longue date. Après un temps de réflexion, j’ai décidé de rejoindre sa candidature (comme tête de liste)! », commente Christian Chatelain.

Avec une « équipe 100% renouvelée avec une grande diversité de profils, soit 33 colistières/colistiers + 2 suppléants, nous sommes libres et indépendants et soutenus financièrement par aucun parti politique. Chaque membre de la liste contribue financièrement aux frais de campagne », déclare Marie-Thérèse Hourez. « Je retrouve ma liberté, nous co-construisons notre programme sans aucune orientation dictée par un parti politique. Ensuite, une liste totalement renouvelée apporte un regard nouveau sur le programme. C’est l’année zéro, tout est à plat ! », poursuit Christian Chatelain.

Toutefois, l’expérience du tandem, plus d’autres aguerris sur cette liste, serait précieuse en cas de succès compte tenu de la difficulté de l’exercice de maire… en 2026 !

« Marly appartient aux Marlysiens », Marie-Thérèse Hourez

Bien sûr, sur le terrain, ce binôme de proximité a constaté l’amertume des administrés : « Les gens sont écoeurés par la politique nationale. On comprend très bien que beaucoup ne veulent plus s’investir dans la politique même locale ! », indique Marie-Thérèse Hourez.

C’est pourquoi, l’important est de répondre aux attentes locales et de réaliser des projets portés par les habitants. « Marly appartient aux Marlysiens », commente Marie-Thérèse Hourez.

Et les travaux !

Les deux compères analysent certains projets de Jean-Noël Verfaillie. « Très bien l’Avenue Henri Barbusse et c’est tant mieux, mais il manque des places de stationnement. C’est avant qu’il fallait réaliser ces poches de parking. De plus, vous n’avez plus de places pour accéder aux commerces. On le voit, il n’y a plus de vie sur cette avenue », tance Marie-Pierre Hourez.

Sur la Place Gabriel Péri, là également les critiques fusent : « Tant mieux, il fallait la refaire. On ne va pas tout casser pour faire des places de parking, mais nous pouvons faire des aménagements sans trop dépenses. On fait attention à l’argent public ! »

Enfin, sur le volet travaux, la rue Jean Jaurès en plein chantier, où se situe la permanence durant cette campagne municipale, n’est pas gérée, selon l’ancienne 1ère adjointe, comme il le faut : « Il fallait faire tronçon par tronçon. C’est trop lourd en continu pour les riverains, il y a un manque de concertation en amont ! »

Le social/culturel/concertation en souffrance ?

Là où la tête de liste critique le plus la gouvernance locale, c’est le champ social comme pour la jeunesse « où il n’existe plus de services dédiés, LALP, Service ado », explique-t-elle. En l’espèce, les centres sociaux gérés par l’ACSRV ont vu leur contrat revu à la hausse, sur Marly, dans les prestations à fournir pour la commune.

Sur la culture et l’événementiel, il y a concrètement un alignement négatif des planètes. En effet, la « Maison des Asso » n’est plus opérationnelle pour un problème bâtimentaire structurel, plus de salle des fêtes pour les asso, la FLAC occupe Chez Oscaar et par suite une salle en moins. « Mise à part l’historique brocante et deux animations lancées par le maire, vous n’avez plus rien sur le plan culturel à Marly, une ville de 12 000 habitants. Les gens font la fête et autres réunions de familles ailleurs », commente-t-elle. « Venez le week-end, c’est mort dans le centre-ville », poursuit Christian Chatelain.

La tête de liste constate les conséquences d’une réduction des agents communaux : « C’est une diminution drastique des effectifs de la commune. Certes, elle était nécessaire, mais pas dans ces proportions. Il y a eu beaucoup de diminution dans les services aux administrés. Par exemple, cette ville est sale. Les caniveaux sont en herbe, l’élagage des arbres n’est pas fait, etc. ! »

Ensuite, plus de démocratie participative est l’autre reproche majuscule de cette équipe. « J’ai appris le déplacement du Monument aux Morts par des riverains ! », déclare Marie-Thérèse Hourez.

« Un équipement culturel évolutif », Marie-Thérèse Hourez

Dans un tract distribué toutes boites aux lettres à la suite duquel « nous avons eu des candidatures spontanées », souligne Christian Chatelain ; l’équipe trace un chemin programmatique sur la « sécurité autre que la vidéo-verbalisation », l’action sociale du tout-petit au grand âge, la politique éducative, l’environnement et le cadre de vie, le commerce et l’artisanat, le tissu associatif, sans oublier « un tissu associatif mis à mal à travers des diminutions importantes des subventions, des associations ont cessé leur activité faute de local, voire faute de moyens ! », commente Marie-Thérèse Hourez.

Enfin, sur le volet culturel, elle dévoile partiellement un projet « pour un équipement (conséquent) culturel évolutif. D’ailleurs, nous proposerons aussi à la FLAC d’y venir, afin de libérer le site Chez Oscaar », précise-t-elle, mais aussi pour mettre fin « aux nuisances sonores dans le voisinage », ajoute Christian Chatelain.

Pour conclure sur cette élection de proximité majeure sur la ceinture valenciennoise, avec 4 listes sur la ligne de départ, cette respiration démocratique sera terriblement indécise sur Marly. « C’est une élection locale très ouverte », affirme Christian Chatelain.

Daniel Carlier

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L’APEI du Valenciennois, des voeux pour une année 2026 ambitieuse

28 janvier 2026 à 06:37

(18 médaillés du travail à l’APEI du Valenciennois)

Marie-Claire Coquidé : « Au plus près des besoins de nos résidents »

Inutile de souligner que la contraction budgétaire nationale pèse sur toutes les associations d’utilité publique et particulièrement dans le champ du médico social. Pour autant, l’APEI du Valenciennois a réussi à maintenir à flot des projets ambitieux, parfois étonnants !

En totem, la « future résidence Claude Pompidou, dont la Première Pierre a été posée en septembre 2025, sera achevée début 2027 et remplacera notre foyer actuel « Les Glycines ». C’était notre premier foyer au sein de notre association sur Anzin, inaugurée et soutenue à l’époque par Mme Claude Pompidou », explique la Présidente, Marie-Claire Coquidé.

Remise des médailles du travail

Ensuite, cette nouvelle donne offre l’occasion pour l’APEI du Valenciennois de changer de paradigme. Certes, ce n’est que de la sémantique, mais le passage de « personne handicapée » à  « personnes en situation de handicap » était important pour ces citoyens à part entière. Dans cette même logique, la Présidente souligne que « nous faisons évoluer le terme foyer pour ce futur site, il s’appellera résidence…! ».

Ensuite, la nouvelle blanchisserie en construction (première pierre mars 2025) sur Saint-Amand-les-Eaux sera bouclée d’ici le mois de mars/avril 2026, l’inauguration sera programmée après les Municipales 2026.

Dans la foulée, un café/salon de thé, exploité par l’APEI du Valenciennois, sur le site des thermes sera ouvert à une très courte échéance sur la cité thermale.

Enfin, un véritable restaurant inclusif est en cours de travaux au dernier étage de la Cité des Congés, exploitée par la CCI Grand Hainaut, et ouvert courant mars 2026. Cet espace de restauration sera gérée directement par l’APEI du Valenciennois, un véritable défi professionnel à la fois pour l’association, mais également pour l’exploitant consulaire, car cette carence actuelle est le point noir de cette Cité des Congrès Valenciennes, sur Anzin.

Voilà pour les coups partis même si ces chantiers lourds ne doivent pas cacher un attachement particulier à oeuvrer « au plus près des besoins de nos résidents. Nous veillons particulièrement à la qualité de l’accompagnement, car nous sommes une association de parents. Ici, il n’y a pas de profit, ni de rentabilité, mais nous devons gérer de l’argent public et pour ma part… en bonne mère de famille ! »

« Nous continuons avec humanité et exigence », David Leclercq

Evidemment, le Directeur Général évoque l’instabilité politique et financière peu propice à une lisibilité indispensable pour une structure soutenue par la puissance publique, notamment l’ARS (Agence Régionale de Santé) et le Conseil département du Nord.

Espace B’ôlieu à Vieux Condé

« Toutefois, notre bateau et son équipage conservent le cap. Je suis un DG heureux avec un projet associatif 2025/2029 où nous travaillons en intelligence collective pour faire plus et mieux », indique David Leclercq.

Enfin, de nombreuses activités comme la « Boutique éphémère », le DUO DAYS inversé, mais également la vente de brioches (entreprises, marché, partenaires, thermes) ont animé toute l’année 2025, car il ne faut pas oublier le travail collaboratif entre ladite association et les acteurs du quotidien, établissements scolaires, communes, entreprises privées, sans omettre au bout du bout le travail énorme demandé « pour l’évaluation de l’HAS (Haute Autorité de Santé https://www.has-sante.fr/) », car elle permet à l’APEI du Valenciennois… d’exister tout simplement !

Daniel Carlier

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(Municipales 2026) Laurence Bara, la candidate « du changement total » sur Onnaing !

26 janvier 2026 à 06:00

Laurence Bara : « Notre priorité sur Onnaing est la sécurité ! »

Sébastien Chenu, vice-président de l’Assemblée nationale pour le parti Rassemblement National, n’hésite pas une seconde à brosser le profil inédit de cette élection locale : « Cette prochaine élection est juste avant la Présidentielle, il y aura une résonance politique forte. » Comme écrit, voire rabâcher dans ses colonnes, cette élection les yeux dans les yeux sera la plus importante depuis la sortie de la Seconde Guerre mondiale. Ainsi, elle modifiera certains rapports de force dans les grandes formations politiques, des rapprochements, des éloignements, mais surtout elle va ancrer plus encore La politique nationale dans les hémicycles locaux.

Laurence Bara et Sébastien Chenu

Bien sûr, un dossier local aura toujours son caractère essentiel, mais la justification de la solution choisie sera beaucoup plus en phase avec une ligne politique assumée, d’où une recrudescence des listes sans étiquettes… « Laurence Bara est une élue expérimentée après deux mandats dans l’opposition. C’est également une excellente conseillère régionale, elle a gagné en notoriété depuis la dernière législative ! », conclut Sébastien Chenu.

Pour sa part, le sénateur du Nord, Joshua Hochart, loue la qualité de Laurence Bara, « une élue dynamique qui a perdu suite à une alliance contre nature en juillet 2024. Elle a perdu en 2020 dans une campagne qui n’a ressemblé à aucune autre (Covid). Nous espérons remporter de nombreuses communes sur l’arrondissement de Valenciennes afin d’infléchir les politiques communales et aussi au niveau des 2 agglo. »

« Nous voulons confirmer une dynamique nationale ! », Laurence Bara

D’un point de vue général, la candidate s’inscrit naturellement dans une logique de mouvement politique : « Nous voulons confirmer une dynamique nationale ! Notre liste comprendra des colistières et colistiers, cartés au RN, mais d’autres citoyens de la société civile. Je prends toutes les bonnes idées ! » En effet, cela peut servir, car les sujets locaux sont pléthoriques dans une collectivité locale d’environ 8 500 habitants.

Arrivée dans le champ communal à l’occasion de la partielle en 2017 où l’édile Michèle Greaume accède au Sénat, remplacé par le maire actuel Xavier Jouanin, Laurence Bara brigue le fauteuil majoral d’une commune sur le devant de la scène économique avec, durant ce mandat, le développement du fameux PAVE 2 sous l’égide de Valenciennes Métropole.

Pour autant, une politique de proximité ne peut se résumer à l’économie. « Le sujet de la sécurité est complètement absent pour le maire ! Nous savons très bien que la permanence au commissariat est insuffisante. Actuellement, nous avons 3 Policiers Municipaux et 1 ASVP, il faut renforcer cette politique. Notre priorité sur Onnaing est la sécurité. Tout simplement, veut-il véritablement une Police Municipale ? », commente Laurence Bara. « Nous avons enregistré sur Onnaing une hausse de 35% des faits délictuels durant ce mandat. Ces données sont accessibles sur le site du Ministère de l’Intérieur », précise Donatello Ciuccoli.

« Aller-Vers au niveau social », Donatello Ciuccoli

Sur le volet social, si l’existence des services à la personne n’est pas démentie par l’opposition, cette dernière souhaite plus une politique du « Aller-Vers au niveau social pour les personnes âgées, les personnes en situation de handicap, etc. La ville s’est occupée uniquement du quartier Cuvinot, mais il y a d’autres quartiers sur cette ville ! », indique Donatello Ciuccoli, colistier et depuis 10 ans sur ladite commune.

« Repenser un plan de circulation sur Onnaing », Laurence Bara

Comme dans de nombreuses communes françaises, tout ce qui touche le stationnement et la fluidité de circulation dans la cité constituent un sujet de polémique infini ! « Il faut impérativement repenser un plan de circulation sur Onnaing en concertation avec la population. Il y a des voiries très accidentogènes. Il faut retrouver une ville sereine », explique la tête de liste. A cet effet, un riverain, Vincent Brancato, souligne les difficultés dans la rue Mirabeau « où les bus articulés, parfois, touchent les murs des habitations. »

Et autres sujets au coin de la rue !

Comme sur le volet social, la candidate souhaite proposer de nouvelles animations culturelles sur la commune en s’appuyant « sur des structures comme La BARJO », explique Laurence Bara. « Tous les changements sont pour de l’affichage, la visibilité. Par exemple, la halle (derrière l’église) n’accueille plus de marché hebdomadaire, il faut y remédier. D’ailleurs, nous manquons de commerces alimentaires », poursuit-elle.

Le SUPECO fermerait le 31 mars prochain sur Onnaing tout comme le SUPECO de Valenciennes le 27 février 2026. Par contre, ce dernier sera repris par la chaîne « L’Essentiel » dans la ville-centre comme sur Hazebrouck, mais dans quel délai ? A contrario, rien n’est gravé dans le marbre sur Onnaing, la question est triple, une reprise par l’Essentiel ou par l’exploitant en charge actuellement ou une verrue en plein coeur de ville dès le 31 mars ? Voilà un sujet de proximité, même si la municipalité n’y peut rien, à s’enquérir au plus vite.

Présente également à cette conférence de candidature, Sylvie Carlier, ex salariée dans la grande distribution, veut « s’engager pour sa ville ! » De même, Guy Dihoux, ex salarié dans l’exploitation pétrolière met en exergue son ressenti « depuis 3 ans afin de rejoindre le RN et de soutenir Laurence Bara. »

La tête de liste tient à souligner que « cette campagne sera propre, mais je suis la candidate du changement total sur Onnaing. »

Daniel Carlier

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(Municipales 2026) « Valenciennes Autrement » trace son chemin !

25 janvier 2026 à 06:00

Luce Troadec : « NON, nous ne voulons pas désarmer la Police Municipale de Valenciennes »

Cette réunion publique ne pouvait pas débuter sans rendre un hommage appuyé à Julie Lambert, militante et colistière au sein de « Valenciennes Autrement », décédée début janvier 2026.

Comme première thématique d’un cycle de conférences (flyer en bas de l’article), la liste « Valenciennes Autrement » a choisi de s’aventurer sur le sujet de la sécurité, pas franchement la première idée venant à l’esprit pour une union de la gauche et pourtant… ! « On confond souvent l’insécurité, le sentiment d’insécurité et la tranquillité publique. La violence est un fait social, il faut faire respecter les lois, la canaliser, et surtout aborder ce sujet de manière intelligente », commente la tête de liste. Evidemment, un petit rappel de la réduction massive dans les effectifs de la Police Nationale par Nicolas Sarkozy « et de son travail de proximité avant cette coupure budgétaire. C’est pourquoi, la sécurité et la citoyenneté sont étroitement liées, le respect de la loi par les citoyens et les élus qui ne doivent pas confisquer tous les pouvoirs », poursuit-elle.

En terme de démocratie citoyenne, il est clair que de nombreuses villes françaises, voire intercommunalités, abusent des pouvoirs du maire (hors conseil municipal) ou du Président (hors plénière) trop étendus. « Nous souhaitons limiter au maximum les prérogatives du maire et à Valenciennes, comme sous Dominique Riquet et Jean-Louis Borloo, et retransmettre en direct le Conseil municipal de Valenciennes », explique Luce Troadec. C’est une pratique très courante sur les 82 communes du Valenciennois, et plus du tout dispendieuse comme à l’époque, elle est généralement mise en oeuvre par les services de communication interne, donc à peu de frais ! « Ensuite, nous voulons, parfois, délocaliser le Conseil municipal dans les quartiers de Valenciennes », précise-t-elle.

« Plus de bleus dans les rues », Luce Troadec

Bien sûr, le pouvoir du maire s’exerce sur les missions données à sa Police Municipale, outre une collaboration étroite avec la Police Nationale. En premier lieu, Luce Troadec veut effacer toutes les rumeurs sur un sujet sensible. « NON, nous ne voulons pas désarmer la Police Municipale de Valenciennes (46 PM + 12 ASVP). Parfois, des missions peuvent se réaliser sans armes, d’autres imposent le port d’armes. Néanmoins, nous voulons travailler beaucoup plus avec le CLSPD (Conseil local de sécurité et de prévention de la délinquance) sur la prévention. A cet effet, nous voulons plus de bleus dans la rue, plus visibles dans tous les quartiers (Centre, Dutemple, St Waast, La Briquette, Faubourg de Lille, Chasse Royale, Gare SNCF…), et donc plus utiles. En fait, pas seulement derrière les 504 caméras avec une hystérie sur le stationnement. La voiture LAPI est la pire idée du mandat de Laurent Degallaix », déclare-t-elle.

Sur ce dernier point, c’est un phénomène régionalement connu et hyper dissuasif pour les chalands extérieurs à Valenciennes. Le nombre pléthorique de cellules vides est une traduction directe de cette mise à l’écart, en sus des difficultés nationales du commerce de proximité, vécue comme un boulet de plus pour vos professionnels au coin de votre rue. Certes, le bon côté est que cette ville de 43 500 habitants pourrait accueillir 25 listes différentes pour ces municipales, elles trouveraient toutes et sans difficultés un local de campagne… et après certains « rageux » diront que le maire ne fait pas tout pour une démocratie apaisée à Valenciennes, espèces d’ingrats !

Comme sur toutes les thématiques, des personnes dédiées à ce sujet ont travaillé en profondeur les pistes de progrès traversant de fait tous les partis politiques. La prévention avec un repérage en amont, grâce aux structures sociales ou de médiation, des familles en difficultés, voire des jeunes en rupture, demeure la ligne de conduite locale la plus pertinente. Bien sûr, ce n’est pas la Police Municipale, sauf CSU très utile pour la Police Nationale, qui va s’engager dans la lutte contre le banditisme. Nous parlons ici de cette masse d’incivilités de toute nature polluant le quotidien de toutes les communes françaises. « On n’utilise pas assez le rappel à la loi par le maire. Bien organisée en présence des parents, cette démarche peut porter ces fruits », indique Luce Troadec.

La suite de la campagne est à suivre dans le programme ci-dessous…

Daniel Carlier

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(Municipales 2026) Jean-Noël Verfaillie, candidat pour « donner le meilleur de moi tout le temps »

24 janvier 2026 à 06:30

Jean-Noël Verfaillie : « Le bilan crédibilise le programme présenté en 2020 »

La porte se referme sur un mandat stupéfiant pour tous les édiles de France, un croisement entre la sidération d’un enchaînement des crises (Covid, Ukraine/énergie, inflation des chantiers…) et un programme à conduire pour ses administrés. Bien sûr, suivant les collectivités locales, la problématique peut-être différente : « Nous avons hérité d’un contexte financier très lourd, plus d’argent, plus de projets. C’est pourquoi, nous avons eu d’abord 2 ans de gestion pour retrouver de la trésorerie, puis 4 ans utiles », souligne le candidat.

Presque comme une photo partielle d’un bilan, la fenêtre du 1er étage de ce local de campagne donne sur l’historique « Café de la Place » Avenue Barbusse. Ce dernier vit ses derniers jours avant de laisser place à un chantier XXL pour un bâti comprenant une résidence pour personnes âgées dans les étages et des commerces au rez-de-chaussée, la dernière touche de cette transformation majuscule d’un hyper centre-ville, ancien, vétuste et… laid tout simplement ! « Le bilan crédibilise le programme présenté en 2020 », conclut-il sur cette page presque tournée !

« Une équipe soudée avec un bon esprit tout le long », Jean-Noël Verfaillie

Pour débuter cette présentation d’une nouvelle aventure, le maire/candidat tient à souligner une véritable « stabilité de l’équipe municipale, une équipe soudée avec un bon esprit tout le long du mandat (2020/2026), malgré un 1er exercice dans une majorité, car c’est un engagement lourd pour un(e) élu(e). Sur la nouvelle liste, il y aura 1/3 de renouvellement. » Ce qui relevait hier de l’anecdote superfétatoire constitue un véritable atout aujourd’hui. En effet, au regard de nombreuses communes où les dissensions internes à la majorité sont devenues plus nombreuses que les cérémonies du 14 juillet durant le mandat, la cohésion d’une majorité municipale fait quasi partie du programme 2026/2033. En fait, le contexte général poussera les administrés a beaucoup plus prendre en compte l’humain que dans tout autre élection locale précédente.

Poursuivre le travail…

Son programme est presque déjà connu tant les contours sont dessinés en amont. Bien sûr, le Gros dossier est la création de ce fameux Parc Urbain, sur 27 hectares, qui pourrait faire des envieux chez les maires du Valenciennois à moyen et à long terme même si à effet immédiat, le choix de l’habitat pouvait sembler plus pertinent tant l’offre de logements dans le Valenciennois est insuffisante. C’est un choix politique assumé par le maire sortant avec son lot de critiques.

Ensuite, tout commencera par la poursuite de la rénovation des écoles communales (en cas d’élection) à travers le chantier sur l’école Marie-Curie. « Il nous reste une école à finir », précise Jean-Noël Verfaillie.

Evidemment, lorsque l’on parle de rénovation urbaine, on pense au NPNRU sur le quartier emblématique de Marly, initiée par Fabien Thiémé et revisitée par Jean-Noël Verfaillie. L’autre quartier incontournable de l’identité de cette collectivité locale, les Floralies, devrait lui aussi faire peu neuve. « Il y a juste un immeuble à démolir, les autres habitats sont individuels », ajoute-t-il. A l’heure de la dette publique, les dispositifs comme l’ANRU ou le NPNRU feront partie d’un vague souvenir sous peu, toute comme l’ERBM (Engagement pour le Renouveau du Bassin Minier) très prisé dans le Valenciennois en fin de parcours en 2027. Par voie de conséquence, ce chantier coûtera plus cher, malgré un fonds de concours avec Valenciennes Métropole, également le bailleur social SIGH, mais la ville va être mise à contribution de manière plus conséquente.

Dans la lignée, la poursuite de la rénovation lourde de l’Avenue Barbusse de l’axe Gilles Fabry/route départementale. « J’ai un accord avec l’agglo pour cette deuxième phase », commente Jean-Noël Verfaillie.

Enfin, la rénovation de l’ensemble des salles de sport va s’étaler sur tout ce mandat. La fameuse salle « Dumont » est le vieux dossier, en réflexion, à l’étude, bénéficiaire d’un entretien minimum et indispensable, mais chroniquement insuffisant. « C’est une rénovation lourde. A cet instant, on se sait pas si nous pouvons réhabiliter ou démolir/reconstruire », explique le candidat.

En digression modéré, Jean-Noël Verfaillie se projette dans une réflexion communautaire sur les équipements sportifs : « Pourquoi pas réfléchir à des disciplines phares, avec un équipement de haut niveau, par ville (Valenciennes le foot ou… le hockey sur glace avec plus de spectateurs d’ici deux saisons, le basket une autre, le volley une autre, etc.). D’ailleurs, je suis déjà intervenu pour les piscines. C’est un service public avec un coût de fonctionnement énorme, c’est forcément d’intérêt communautaire ! »

Des critiques, des réponses, et le paysage politique…

Sur la montée en puissance de la Police Municipale et des caméras de vidéo surveillance, il répond tout de go aux critiques répétées sur une « vidéoverblisation ». « Je rappelle que le stationnement est gratuit sur Marly, ce n’est pas la voiture LAPI (Valenciennes). Ensuite, les caméras servent aussi à sanctionner des infractions au code de la route, j’assume complètement ! »

Sur la santé, il martèle « que Marly n’est pas un désert médical, l’offre de soins privée tient la route. Par contre, nous avons besoin d’une politique de prévention. C’est pourquoi, ce partenariat avec le CHV à travers une antenne  « les Chartriers » est très important. Nous pouvons avoir des idées et le CHV, pour sa part, déploie des moyens humains et financiers. »

Sur l’abandon de la Présidence stratégique du bailleur social Partenord… : « J’ai négocié une rénovation lourde de la Briquette qualitative à travers un engagement fort financier. » Cette réponse s’imbrique dans la conclusion de son propos de candidat : « La politique est une passion, mais pas exclusive de tout le reste. Je ne veux pas vivre seulement de ma passion, mais également profiter de ma famille et d’une activité professionnelle, ce qui me permet de donner le meilleur de moi tout le temps ! »

Enfin, sur le scrutin de mars prochain avec 3 listes de gauche sur la ligne de départ « qui ne s’entendent pas et elles ont en face un maire de droite qui a un bon bilan. »

Daniel Carlier

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(Municipales 2026) Pierre-Michel Bernard, un nouveau projet ambitieux et réaliste pour Anzin !

23 janvier 2026 à 06:48

Pierre-Michel Bernard : « C’est une liste anti-Bernard ! »

Il n’y avait aucun suspense sur cette candidature, mais l’édile sortant a attendu le lendemain de la cérémonie des voeux pour officialiser le démarrage de cette campagne locale 2026. Cette annonce, chez un anzinois, se fait collectivement avec 3 membres du conseil municipal et colistiers et colistières, mais une nouvelle venue, Tamara Latouche, 30 ans, ex aide soignante en reconversion professionnelle, nous y reviendrons !

La liste est bouclée avec un renouvellement assez conséquent, « 16 nouveaux visages même si un noyau dur demeure, mais avec plus de demandes spontanées que nécessaire. Après, compte tenu de la disponibilité indispensable pour un élu(e), il y a parfois des défections », explique Pierre Michel Bernard. Il note « beaucoup de candidatures de femmes », plus qu’il ne peut accueillir sur sa liste. « C’est une liste citoyenne, solidaire et humaniste avec une équipe plurielle. (Politiquement), elle est divers gauche, avec quelques cartés PCF, PS », poursuit la tête de liste.

A ce stade, sauf grosse surprise, une seule liste d’opposition sera également sur la ligne de départ. Cette dernière agrège divers horizons politiques « avec un colistier qui a fait venir Jean Luc Mélenchon et une conseillère régionale avec Xavier Bertrand. Même si vous laissez votre carte politique à l’entrée… C’est une liste anti-Bernard et cela n’a jamais fait un programme ! » Effectivement, l’opposition ne se prive pas de souligner que des forces politiques et citoyennes s’unissent contre la gouvernance locale. C’est un fait politique ! « Dans un duel, face à l’incertitude internationale et nationale, je pense qu’il y a une prime au sortant. De plus, on s’appuie sur un bilan solide ! », poursuit Pierre Michel Bernard. Sur les critiques d’une présence familiale plurielle, le candidat répond directement : « Mme Bernard ne figure pas sur cette liste avec son nom de jeune fille (pratique classique), on est transparent. De plus, M. Dordain m’a soutenu en 2020 avec la connaissance de cette information. Ensuite, il a lui même adoubé mon beau-frère (M. Levant, élu référent au CCAS) pour sa compétence. » En résumé, pourquoi s’offusquer aujourd’hui, alors qu’en 2020 le soutien n’a jamais été conditionné à une modification de la liste… !

Ensuite, comme sur Marly, puis Escautpont en 2025, un contentieux de radiation des listes électorales a semé le trouble sur Anzin début 2026. En effet, le 06 janvier, les époux Dordain ont reçu un courrier de radiation des listes électorales de la commune, fournis les éléments le 12 janvier à ladite commission électorale saisie en urgence. Cette dernière s’est tenue le 20 janvier dernier où les époux Dordain ont apporté tous les justificatifs nécessaires à l’exercice d’un Droit fondamental (et garanti dans la constitution de 1958), celui de voter ! Le maire s’explique à cet effet : « La technicienne, formée sur cette thématique, n’a pas pu obtenir sur la plateforme des finances publiques le rôle (justificatif d’une contribution foncière pour les époux Dordain). Deux autres collègues, pour vérification, n’ont pas trouver ce document malgré des recherches. C’est pourquoi, cette radiation est intervenue. M. Et Mme Dordain ont fourni les documents durant cette commission, dont acte ! » Ci-joint document d’inscription sur la liste électorale (Justificatif de rôle).

Construire un programme ensemble

Malgré un bilan « avec 33 millions d’euros d’investissement et 80% du programme réalisé, la ville est bien gérée avec le maintien d’une épargne brute de 2 millions d’euros pour les investissements à venir. », précise Pierre Michel Bernard. Le programme sera diffusé courant février, mais quelques pistes sont déjà connus. Bien sûr, le théâtre d’Anzin, même si ce dossier est porté par Valenciennes Métropole, est un chantier très attendu. A ce stade, tout est bloqué compte tenu des fouilles archéologiques. Après le Boulon, puis, le Phénix, le Théâtre d’Anzin, et structures associées, sera l’autre établissement culturel phare de l’intercommunalité. Avec environ 15 millions d’investissement, le Théâtre d’Anzin va (re)devenir un pôle d’attractivité majeur sur le Valenciennois. Ce lieu demeure chargé d’histoire, beaucoup plus que Le Boulon et le Phénix, avec une pléiade d’artistes à travers le temps. La majorité sortante attend avec impatience le début de travaux. « Ça fait partie de l’attractivité la commune ! », mentionne le candidat.

L’autre dossier fléché est celui du « Château Dampierre. Des études sont en cours avec plusieurs scénarios potentiels, un premier sans extension pour un coût de 5 millions d’euros, et plus avec extension. A ce titre, nous sollicitons des fonds européens », précise Pierre Michel Bernard.

D’évidence, la Covid et les crises successives ont plombé les délais sur certains dossiers. C’est le cas de la fameuse et impressionnante Friche Ford. « Décalage…, et à chaque fois une évolution des normes. Néanmoins, le chantier devrait démarrer en septembre 2026 », commente Pierre Michel Bernard.

Les autres traits saillants du programme seront à découvrir prochainement. « Ce sera un programme ambitieux et réaliste. Bien sûr, on peut tout faire gratis, mais ce n’est pas la réalité d’une gestion municipale. » Pour autant, le maire sortant et candidat veut répondre à quelques critiques sur la perte d’attractivité présumée de la commune. « Un bien au prix du marché se vend comme ailleurs. D’ailleurs, nos droits de mutation ont progressé de 30 à 40%. Lorsque les nouveaux habitants sont installés sur Anzin, ils restent », ajoute-t-il. Ensuite, ce dernier insiste sur le « verdissement » de la commune, les friches Vallourec, Valmont, le parc Mathieu, la ferme urbaine ! Ensuite, sur le volet insécurité, le sujet national/local, le Directeur de Campagne, Aldo Tenini, indique qu’Anzin n’est pas une ville insécuritaire et d’ailleurs « nous ne pouvons pas répondre aux demandes de logements (800 en stock). » Pour sa part, la nouvelle colistière précise naturellement « que je me promène sans problèmes le soir sur Anzin. Ensuite, je retrouve ici une grande convivialité entre les habitants. J’ai tout ici sur Anzin ! »

Enfin, pour la critique relative « d’une monarchie familiale » sur la gouvernance locale, Onotilio Selidonio met en exergue « les réunions récurrentes de la majorité, il y a un véritable travail collégial. » Ces collègues, Francine Baefcop et Nathalie Khennouf, vont dans le même sens sur cette collégialité d’une majorité « motivée par l’intérêt collectif », conclut Pierre-Michel Bernard.

Daniel Carlier

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(Municipales 2026) Eric Blondiaux brigue un 2ème mandat sur la Sentinelle

17 janvier 2026 à 06:10

Eric Blondiaux : « Ma candidature se base sur les retours du terrain »

Face à l’âpreté de l’exercice municipal, le maire sortant arrive sur la ligne de départ de ce scrutin municipal avec quelques différences factuelles.

Premièrement, en 2020, Eric Blondiaux était en activité au sein du Centre Hospitalier de Valenciennes, mais ce dernier a pris sa retraite depuis 4 ans. Avant l’élection présidentielle 2017, le procès d’un maire retraité était récurrent, trop vieux, déconnecté du terrain, plus dans les réponses actuelles des administrés… En 2026, face au sacerdoce technique et chronophage d’un mandat local, sans parler de l’agressivité sur les réseaux sociaux, voire sur le terrain, la sagesse et le temps libre d’un retraité devient extrêmement précieux. D’ailleurs, le maire sortant tire sa détermination à se représenter d’une proximité avec la population. « Ma candidature se base sur les retours du terrain. Je sus très présent aux manifestations locales et j’ai eu beaucoup de retour en 2025 pour une nouvelle candidature en 2026 », commente-t-il.

Deuxièmement, borlooiste de la première heure, il n’était plus carté UDI en 2020, mais il a repris sa carte au sein du parti emmené par Valérie Létard sur les Hauts de France. « Je suis plutôt du centre, ni centre droit, ni centre gauche, car je suis en capacité de travailler avec tout le monde », poursuit le maire/candidat.

« Ma feuille de route 2026/2032 se base sur l’énergie et l’environnement », Eric Blondiaux

Bien sûr, Eric Blondiaux s’appuie sur un bilan solide avec des projets structurants sur https://www.va-infos.fr/2023/12/19/mon-ecole-ma-cantine-prochainement-en-liberte-a-la-sentinelle/ comme la nouvelle école maternelle dans le quartier de la Chasse Royale, partagé entre Valenciennes et La Sentinelle, la sécurité avec le lancement d’une police pluracommunale, des services à la population comme des cours d’anglais pour les CE2 payés par la commune, et le développement urbain, bilan à retrouver sur https://www.lavoixdunord.fr/1661197/article/2026-01-01/municipales-2026-maire-et-candidat-la-sentinelle-eric-blondiaux-avance-la-grande

Pour ce nouveau mandat, deux axes se détachent de la gestion courante d’une collectivité locale. En effet, dans la lignée du fameux « Décret Tertiaire », totalement méconnu du grand public, le candidat veut s’attacher à l’autonomie énergétique de tous les bâtiments publics sur La Sentinelle.

A travers divers sources, photovoltaïques, géothermie, réseau de chaleur, les bâtiments publics locaux sont programmés pour « une autoconsommation énergétique. De plus, nos études prévoient 30% d’énergie produite en plus de la consommation bâtimentaire nécessaire avec des recettes à la clé pour la commune. D’ailleurs, nous envisageons de proposer, à prix très réduit, cette énergie aux commerces de proximité comme la boulangerie, grosse consommatrice, voire aux particuliers fléchés en précarité par notre CCAS. »

Plus concrètement, le réseau de chaleur avec récupération de la chaleur fatale en cours avec l’entreprise LME, dont les villes de Valenciennes, La Sentinelle et Trith-st-Léger seront les bénéficiaires, s’impose comme une solution pertinente en terme d’alimentation énergétique autonome. Certes, la finalité de ce réseau de chaleur est la fourniture énergétique du Centre Hospitalier de Valenciennes, mais « ce dispositif va traverser notre commune et nous comptons tirer profit de cette énergie décarbonée. D’ailleurs, j’ai alerté le bailleur social SIGH afin que ces logements sur La Sentinelle puissent bénéficier de cette énergie propre. »

Energie et environnement, le tout est lié, mais « nous n’avons pas d’autres gros chantiers prévus compte tenu du manque (criant) de lisibilité budgétaire », ajoute-t-il.

« 2/3 de la majorité sortante renouvelée », Eric Blondiaux

Durant ce mandat 2020/2026, l’équipe sortante a été bousculée avec une fine majorité restante, à 2 voix près pour la conduite d’une politique locale, c’est trop peu. Sans surprises, la nouvelle formation sur la ligne de départ sera revisitée. « Cette liste, déjà constituée, est renouvelée avec 2/3 de nouvelles personnalités. Sur les 23 + 2 (suppléants) colistières et colistiers, 6 adjoint(e)s et 4 conseillers délégué(e)s sont issues du dernier mandat », conclut Eric Blondiaux.

A ce stade, il n’y a pas encore d’autres listes sur la ligne de départ. Pour autant, il faudra attendre le 26 février et le dépôt limite des listes candidates à ces Municipales 2026. Toutefois, on peut raisonnablement dire que tout candidature après le début des vacances de février est hautement improbable.

Daniel Carlier

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(VA) Les « Héroïnes Oubliées » des luttes contre l’esclavage et le colonialisme à la Maison des Associations

12 janvier 2026 à 16:40

Au 18ème, 19ème siècle, etc., la France à travers ses différents régimes autoritaires a conquis des territoires de par le monde, et soumis à l’esclavage des peuples, entre « 12 et 13 millions d’africains, dont 1/3 de femmes, ont été déportés », commente Jean-Claude Dulieu, le Président du MRAP Valenciennes, et ancien président national. Ce denier tance Jules Ferry, l’homme  qui a rendu l’école obligatoire en France pour les enfants des deux sexes de 6 à 13 ans, sur son implication dans la colonisation : « Contrairement à la déclaration de Jules Ferry, la colonisation n’a pas été une oeuvre civilisatrice. Il disait que – La France a le devoir de civiliser les races inférieures – Non, le but essentiel était de s’approprier les territoires pour des considérations géopolitiques ! »

Tiens, l’histoire est un éternel recommencement avec les guerres que nous observons chaque jour, comme européens médusés, à travers le monde. L’Homme demeure le plus grand prédateur de l’Homme.

«  Avec cette exposition, nous avons voulu corriger une injustice », Jean-Claude Dulieu

L’idée de cette mise en lumière est de zoomer sur ces femmes combattantes contre le fléau de l’esclavage et plus particulièrement contre la colonisation. Ces femmes exceptionnelles et oubliées, 15 portraits sont donc à découvrir dans la MDA comme Olympe de Gouges, la révolutionnaire autrice de la déclaration des droits de la femme en 1791, puis ses pièces de théâtre contre l’esclavage, et guillotinée en 1793… sans doute trop révolutionnaire ! Retrouvez également, Suzanna Roussi Cesaire à Marie Kore en passant par Louise Michel parmi les femmes choisies « avec cette exposition, nous avons voulu corriger une injustice, mais elles sont beaucoup plus nombreuses », ajoute Jean-Claude Dulieu.

Vous pouvez découvrir ce travail de mémoire du MRAP, jusqu’au samedi 17 janvier compris, aux horaires d’ouverture de la MDA, plus d’infos sur https://www.valenciennes.fr/decouvrir-la-ville/sa-vie-associative/maison-des-associations/

Daniel Carlier

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Les Diables Rouges en mode patron contre Caen (6-3)

11 janvier 2026 à 07:58

Bien sûr, les Drakkars sortait d’une demi-finale de Coupe de France éprouvante contre Grenoble, (perdue) mercredi dernier, et l’ancien coach de Caen, Julien Guimard, aujourd’hui à Valenciennes voulait relever ce défi comme indiqué dans les colonnes de nos confères de VDN. Pour autant, la victoire contre Caen,  le 1er du classement face au 9ème (sur 16 équipes), ne coulait pas de source.

1ère période

Les 5 premières minutes de la rencontre étaient une pale copie, pas deux passes ajustées de part et d’autre, des erreurs défensives à la pelle, erreurs techniques…, on balançait juste le palet après la ligne rouge pour travailler dans les coins, la solution pour éprouver les adversaires. A ce petit jeu, les Diables Rouges ont commencé à prendre le dessus dans les duels ; la domination s’installait avec un paramètre toujours révélateur, les avants centres du cru remportaient tous les face-off (engagements), notamment en zone offensive et défensive.

Logiquement, cette prise de pouvoir s’est traduite à la 12ème minute par une phase offensive conclusive, tir d’un défenseur en haut de zone offensive, 1ère reprise dans la slot (devant le but), arrêt du gardien et nouveau tir du capitaine des Diables Rouges opportuniste, Kévin Altidor (canadien). Fort de cette avance, les hommes de Julien Guimard, d’une solidité défensive à toute épreuve grâce également à leur gardien très robuste, l’américain de l’équipe, Dominic Vidoli, conclut une nouvelle phase offensive d’un tir de la ligne bleue imparable pour le portier caennais.

2-0 pour les Valenciennois, on était presque étonné de la piètre performance des visiteurs, leader du championnat. Comme dirait l’autre, étaient-ils descendus du bus ? A noter qu’aucune pénalité n’avait été sifflée durant ce 1er tiers-temps et une présence très percutante de Jarred White (canadien) au four et au moulin.

2ème période

Les normands revenaient-ils avec de meilleurs intentions, c’était la question à se poser à l’aulne de cette 2ème tiers-temps. Suite à une énième erreur défensive des Caennais, le Québécois, Frédéric Potvin le joueur du mois de décembre 2025, a eu l’occasion de réaliser le break, seul face au gardien à la 5ème minute, raté. Puis, bis repetita, Frédéric Potvin sanctionne une nouvelle boulette de la défense et trompe à bout portant le gardien normand (3-0).

Comme toujours, l’adversaire bénéficie d’une occasion de renverser le match avec une pénalité à l’endroit d’un joueur valenciennois. Malgré une belle organisation en première minute de cette pénalité de 2 minutes, les Diables Rouges tuent cette prison sans coup férir. Pour autant, le talentueux Pépin de Caen place un tir de poignet en angle qui trompe le portier Valenciennois, 15ème minute (3-1).

C’est là qu’intervient le tournant du match, Caen bénéfice encore d’une pénalité à 5 joueurs contre 4, et non seulement elle ne concrétise pas cette supériorité numérique, mais se prend une contre attaque fulgurante par Kévin Altidor crucifiant le gardien de but adverse (4-1). En fin de période, le portier valenciennois effectue un arrêt décisif en mano à mano, pas de doute, l’issue de la rencontre s’est déroulée dans les 5 dernières minutes de la deuxième période.

3ème période

La dernière période continue sous la domination des locaux, avec encore un Jarred White virevoltant, et à la 9ème minute, Levi Glasman (canadien), concrétise un 2/1 d’école, la confiance est du coté des nordistes (5-1). Dans la foulée, une nouvelle offensive est concluante avec un peu de réussite, normal l’audace est souvent récompensée avec un but de Mateo Bussat (Français). On atteint à 5 minutes de la fin du match un écart de 6-1 contre le premier du championnat, dépassé hier soir par Neuilly.

Evidemment, les dernières minutes ont été le théâtre d’un relâchement des Valenciennois et en toute logique, les visiteurs ont marqué par deux fois (6-3), prouvant si cela était nécessaire que la densité de l’engagement fait toute la différence face à une formation d’une grande qualité technique.

Kévin Altidor a été élu meilleur joueur de la rencontre pour la formation valenciennoise, il est évident que cette victoire va donner un supplément de confiance pour la suite du championnat.

Daniel Carlier

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Marly et le Centre Hospitalier de Valenciennes décentralisent l’offre de soins

10 janvier 2026 à 07:01

Jean-Noël Verfaillie : « L’accueil d’une branche des Chartriers est une grosse étape pour nous ! »

Pour remettre ce sujet dans un contexte global, la difficulté d’accessibilité à un professionnel de santé, notamment le médecin généraliste sans omettre les spécialistes, est de plus en plus prégnante en milieu rural comme urbain. Dans cette optique, certains édiles s’emploient activement à freiner cette désertification médicale ou, comme sur Marly, à agir en amont de celle-ci pour maintenir une offre de soins suffisante pour tous ses administrés. Toutefois, soyons très humble sur le sujet. En effet, cette donnée sociale est assurément le défi ultime sur les 35 000 petits bouts de France, car une population très vieillissante est devant nous avec toutes les pathologies associées.

La genèse de cette collaboration est apparue durant la Covid, mais elle a pris son temps. Aujourd’hui… « l’accueil d’une branche des Chartriers est une grosse étape pour nous ! Cela remplit une case dans l’offre de soins sur Marly. Nous constations tout simplement que des Marlysiens ne pouvaient pas se déplacer jusque Valenciennes, le Aller-Vers était indispensable », souligne l’édile de la commune. Concrètement, la piste s’est traduite à travers une prise en charge d’un accueil des professionnels de santé au sein du CCAS de Marly ( 1 Place Jules Henri Lengrand-attenant au Bd Barbusse).

En effet, avec un box dédié, deux médecins généralistes et un spécialiste peuvent dès à présent accueillir les patients dans un planning à consulter. « Notre référente du CCAS aura accès directement au planning des rendez-vous des professionnels de santé afin de les planifier », poursuit le maire.

« C’est une solution », Guillemette Spido

Beaucoup de réflexions de fond ont été amorcées durant la période Covid où toute l’organisation de la santé publique à la française s’est retrouvée en face de l’inédit sanitaire, une façon de se projeter vers un avenir, pas si éloigné, sur les besoins de soins pour la population française à la fin du siècle !

Guillemette Spido

Le projet d’une installation d’un établissement public extérieur au CHV est sur la table depuis… 4 ans ! « L’ouverture du site Les Chartriers en septembre 2025 est une initiative pour attirer les jeunes médecins, les accompagner, voire les professionnels en fin de carrière. C’est une solution permettant aussi de répondre aux personnes sans accès à un médecin libéral, voire un spécialiste. Sur Marly, deux médecins généralistes interviennent déjà et une spécialiste en gynécologie médicale (spécialité en souffrance absolue). Ensuite, dès cet été un médecin rhumatologie sera également présent (sur RDV) à Marly », commente Guillemette Spido.

« pour la sécurité des praticiens », Alexandre Delobelle

Un médecin généraliste était particulièrement attentif à l’évolution de ce dossier sur Marly. En effet, Alexandre Delobelle, professionnel installé sur la commune attendait cette ouverture non loin de son propre cabinet (Avenue Henri Barbusse). Inutile de rappeler que les indicateurs sanitaires sont catastrophiques sur l’arrondissement de Valenciennes.

Alexandre Delobelle

« Cette antenne sur Marly (et ailleurs) permet d’accueillir aussi des jeunes médecins, avec des propositions de salariat, temps partiels, sans oublier la sécurité des praticiens, notamment pour mes collègues féminines victimes d’agressions. Ici, des espaces dédiés au sein du CCAS sont un véritable avantage. Sur ville de Valenciennes, 18% de la population n’ont pas accès à un médecin généraliste (et dans chaque commune du Valenciennois un pourcentage existant ! », explique Alexandre Delobelle.

Sans réponse médicale, une ville sera condamnée à mourir… !

Pour Jean-Noël Verfaillie, cette nouvelle opportunité va « au delà d’un site médical, c’est une réponse technique au parcours de vie global ! »

En effet, il est plus que probable que le choix de résidence d’une personne ou d’un couple plus âgée, voire d’administrés plus jeunes avec déjà des pathologies récurrentes, passera par une offre de soins robuste à proximité. La conclusion de ce projet en devenir puisqu’une nouvelle antenne va s’ouvrir « en septembre 2026 sur Raismes », précise la Directrice générale adjointe, pourrait être qu’il ne faut pas toujours attendre la solution miracle du Ministère de la Santé, comme la bulle papale, car les bonnes idées peuvent venir aussi d’un territoire ! Le vécu sur le terrain demeure le meilleur baromètre de la santé les yeux dans les yeux !

Daniel Carlier

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(Municipales 2026) Jérome Leman, une candidature indépendante et ambitieuse sur Marly

7 janvier 2026 à 06:24

Jérome Leman : « Une équipe unie par ses convictions ne se divise pas par calcul ! »

Evidemment, l’entame de ce sujet commence par la fin de l’exercice politique de l’ancien « maire de la Covid » (1er confinement). En effet, après le décès du regretté Fabien Thiémé en décembre 2019, Jérome Leman a pris la suite et la tête d’une liste de la majorité sortante et « félicite encore la mobilisation des équipes de la ville durant cette période (improbable). » Ensuite, il quitte le Conseil municipal de Marly d’où une critique très acerbe des autres candidatures… de gauche ! Revenu comme DGS au sein d’une ville de la MEL, en l’occurrence Faches-Thumesnil, il revendique son attachement a son « mentor, Luc Coppin, et son pragmatisme en terme écologique », ex maire de Fresnes-sur-Escaut dont il était le DGS.

Sur ce retour politique, il le justifie par le non respect du programme de l’édile sortant. « Je ne cours pas après une place, mais si le programme de Jean-Noël Verfaillie avait été respecté à la lettre, je ne serai pas candidat aujourd’hui (nous y reviendrons ci-dessous) », clame Jérome Leman.

Positionnement politique

Carté au Parti Socialiste, Jérome Leman ne part pas avec un logo claqué sur l’affiche, car sa liste « reste ouverte même si je n’ai aucune difficulté à la constituer. 90% de mes colistières et colistiers seront de la société civile, des anciens élu(e)s, et des élu(e)s actuels », déroule le candidat. « Je ne suis pas communiste », ajoute-t-il.

Ensuite, sur le paysage d’une gauche divisée, Jérome Leman s’appuie sur sa colonne vertébrale politique. « Je n’ai pas choisi, malgré les sollicitations multiples, de faire une alliance en 2008, ni en 2020, ce n’est pas aujourd’hui que je vais commencer. D’ailleurs, je pense l’emporter dès le 1er tour, mais quel que soit mon score dans l’éventualité d’un second tour, je ne souhaite aucune alliance. Une équipe unie par ses convictions ne se divise pas par calcul ! », déclare le candidat sans hostilité affichée vis à vis des autres listes de gauche, l’union à gauche ne s’est pas réalisée comme dans des centaines de communes en France (sauf Valenciennes), mais sa cible, l’objet de son courroux, demeure le maire sortant.

Factuellement, son maintien, malgré un appel du pied de Philippe Duée, voire des sbires de Jean Louis Borloo, en 2008 a permis à Fabien Thiémé d’accéder à la fonction de maire de Marly. En 2020, il a également refusé toute alliance, car à ce titre « sur un second tour classique (8 jours après), je ne perdais pas cette élection où j’ai réalisé 41,77% a 1er tour (abstention de 58,45% au 1er tour) », poursuit-il.

D’ailleurs, l’ancien édile compare le moment politique sur Marly 2026 à 2008 : « Jean-Noël Verfaillie est un peu comme Philippe Duée en 2008, il est dans sa tour d’ivoire, coupé du terrain. D’ailleurs, il n’a jamais assuré de permanence pour ses administrés ! »

Un programme de la majorité sortante démonté…

« Son PPI est de façade. Avec Fabien Thiémé, je revendique la signature du NPNRU (110 millions d’euros), mais certainement pas sa modification pour un Groupe scolaire dont l’accessibilité n’est pas pour tous, malgré la qualité de l’équipement. Ensuite, même faisant suite à une demande Fabien Thiémé, la rénovation lourde de l’Avenue Barbusse avec la suppression des places de stationnement n’est pas du tout pertinente. » Il ajoute dans la foulée vouloir, en cas d’élection, revoir la Place Gabriel Péri « en modifiant cette place complètement minérale avec 60 places de parking. »

Cadre de vie avec « trop de suppressions de fonctionnaires avec à la clé une baisse de la qualité de l’entretien des espaces publics. Il y a trop d’externalisation des services de la ville à la population. »

Sur le développement économique, Jérome Leman rappelle qu’il reste des terrains à conquérir, dévolus un temps pour l’installation d’Auchan Marly, mais 20 hectares sont disponibles « et il compte bien travailler avec Valenciennes Métropole sur ce dossier. »

Petite enfance, culture, enfance jeunesse, inclusion, accompagnement des aînés, le candidat reviendra sur ces thématique avec la présentation de sa liste, au sein de son local de campagne, Avenue Henri Durre… !

Et l’incertitude politique demeure… !

En cas d’élection à la fonction de maire de Marly, Jérome Léman se consacrerait à 100% à son mandat de proximité et cesserait de fait son métier de DGS d’une ville de plus de 10 000 habitants. « Je pense pouvoir gérer des services », glisse-t-il avec une pointe d’ironie.

En digression, mais si peu, malgré tous les efforts du maire de Valenciennes, Laurent Degallaix, pour constituer une liste unique face à Jean-Noël Verfaillie, cette tentative avortée dans l’oeuf ne signifie pas que ce scrutin de proximité est écrit d’avance… sur Marly, loin s’en faut !

Daniel Carlier

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(J.J Potaux) Il y a soixante ans, l’USVA jouait pour le titre… en 1ère division !

28 décembre 2025 à 08:00

(Participation de l’USVA à un tournoi international sur Hong-Kong, Robert Domergue au centre)

Robert Domergue, une histoire longue de 13 ans avec l’USVA, les grandes heures du foot à Valenciennes

N’en déduisons pas que tout allait pour le mieux dans le meilleur des mondes. L’équipe était privée d’un de ses meilleurs joueurs, Paul Sauvage, blessé au genou dans un match amical et qui devait rester éloigné des terrains pendant plusieurs années. A cela s’ajouta début 66, l’arrêt de Serge Masnaghetti, victime d’un accident cardiaque, récidive d’un infarctus subi deux ans auparavant à la suite d’une piqûre hasardeuse. VA était second, après des matchs réussis, mais aussi de (rares) mais lourdes défaites à Saint-Etienne(5-1) et à Nungesser contre Sedan(0-4)auxquelles allait s’ajouter la, seule défaite des matchs retour à Lille en avril (1-6). 15 buts en trois matchs pour une équipe qui la saison  précédente en avait encaissé 30…VA n’eut pas la meilleure défense en 65-66, et comme l’attaque n’était pas très performante, une certaine lassitude gagnait les spectateurs qui ne se déplaçaient pas massivement (une assistance digne du dixième de seconde division) et avaient exprimé  leur mécontentement par des sifflets et des propos désobligeants à l’encontre des joueurs lors du match contre Sochaux (0-0). l’enthousiasme né de la remontée en première division en 62 était retombé. Un cycle semblait bouclé, selon l’expression de Robert Domergue qui vivait sa dernière saison à Valenciennes. Pour le dernier match de la saison (victoire 4-1) contre Angers, il y eut 3670 spectateurs, pour une équipe qui jouait encore la seconde place, soit beaucoup moins qu’en nationale aujourd’hui. Nous étions loin de l’affluence des années 50 quand VA avait joué la finale de coupe, puis perdu les barrages contre Marseille.

Robert Domergue, des règles et une méthode…

C’était la fin d’un parcours de treize ans pour Robert Domergue en partance pour Marseille, qui ne retrouverait jamais de tels résultats, ni de telles émotions. On ne sait trop comment il était arrivé à Valenciennes, après deux années à Alès, lanterne rouge en seconde division. Ayant tout de suite bénéficié de la confiance des dirigeants malgré des résultats très moyens, il avait entretenu l’espoir, avec la fameuse victoire(3-0) contre Sedan, équipe invaincue depuis près d’un an en 1955 devant 22000 spectateurs (Record jamais battu à Valenciennes)et la montée en 56 après les barrages contre le LOSC.

On se souvient du  4 -2- 4, de la défense en ligne et des adversaires pris au piège du hors jeu. Ce système de jeu adopté lors de la descente en 1961 s’était construit patiemment influencé par celui d’Anderlecht.  Comme un grand metteur en scène, Domergue avait adapté le système à ses cadres (Deux arrières centraux, Piumi et Provelli, deux relayeurs, Bonnel et Kocik, deux avant-centres, Keller et Serge Masnaghetti, le plus âgé international de VA avec 92 ans en avril 2026). Recruté en 61 Antoine Keller, recruté comme buteur, fixait les défenses et permit l’explosion de Serge Masnaghetti (Meilleur buteur de seconde division avec 21 buts puis de première division avec 35 buts).Keller parti, l’adaptation au système de jeu ne fut pas toujours facile pour de très bons joueurs(Serge Roy décédé durant ce mois de décembre 2025, Etienne Sansonnetti).

Longtemps après, dans une interview qu’on peut trouver sur youtube, Paul Sauvage, international qui avait été champion de France avec Reims en 1962 expliquait sans ambiguïtés que V A était la meilleure équipe qu’il avait connue. A Reims, tout était fondé sur l’improvisation. A Valenciennes, aucune place n’était laissée à l’improvisation. On jouait à une touche de balle en fonction de règles très agréables à suivre, et ça marchait. On jouait à l’aveugle et il y avait toujours un relayeur derrière pour récupérer la talonnade.

Cette période fut incontestablement la meilleure du club avec deux places de troisième en 1965 et 1966. De ces années, Guinot, Masnaghetti et Guillon sont toujours parmi nous, ainsi que Francis Préseau, qui avait été formé au club et qui aurait pu faire une grande carrière s’il avait été conservé. Toutefois, les faibles moyens du club, (les recettes des matchs étaient alors les seules ressources)ne permirent pas de conserver de jeunes espoirs qui partirent jouer ailleurs.

En fin de saison, Piumi et Bonnel furent sélectionnés parmi les 22 pour la Coupe du Monde en Angleterre (en 1966). Sans les problèmes de santé, il est probable que Masna et Sauvage auraient été aussi du voyage. Domergue épaulait le sélectionneur Guérin. L’année suivante, Just Fontaine devenu sélectionneur fit appel à Bonnel, Piumi et Provelli. Trois Valenciennois étaient donc en équipe de France, mais Provelli se blessa après quinze minutes et dut laisser sa place.

L’USVA vivait ses meilleurs moments et nous ne le savions pas. L’équipe s’était construite dans la durée avec un seul entraîneur. Une leçon à méditer.

Jean Jacques Potaux

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Bilan mi-saison des sports « co » nationaux sur le Valenciennois

24 décembre 2025 à 06:04

HANDBALL

Ligue Butagaz Energie : St Amand proche du podium

A l’arrêt depuis mi-novembre pour cause de championnat du Monde (reprise le 3 janvier), les Louves ont effectué une première partie de championnat correcte. A ce jour, elles occupent la 5e place du classement avec 20 pts qu’elles partagent  avec Chambray, seulement départagées par la différence de buts : 0 pour Chambray, moins 10 pour St Amand. Cela avec 5 victoires, 1 nul et 3 défaites. La cause de cette belle saison à une longueur du podium ? Un recrutement judicieux à tous les postes de la présidente Sophie Palisse et son équipe dirigeante avec une mayonnaise, qui a vite prise entre anciennes et nouvelles, leur a permis de faire illusion de longues minutes face aux deux très grosses cylindrées que sont Metz et Brest. Parallèlement à leur championnat les équipières de Mélanie Jobard brillent également en coupe de France où elles occupent la première place de leur poule B (prochaine rencontre le 18 janvier à domicile contre Vaulx en Velin).

BASKET

ELITE 2

Denain se sporte bien.

A quatre encablures de la fin des matchs aller, Denain Voltaire est actuellement sur le podium d’Elite 2 (3e) avec 67 % pour 10 victoires autant à domicile qu’à l’extérieur (5) et 5 défaites. Cela avec la cinquième attaque : 85,1 pts inscrits en moyenne et 9e défense : 81,6 pts encaissés.

Pourquoi ce beau parcours ? Tout simplement grâce à un recrutement judicieux avec de la concurrence à tous les postes, la venue de joueurs d’expérience mais également une mayonnaise qui a vite pris entre joueurs de métier et jeunes au grand avenir. D’ailleurs le public ne se trompe pas car la salle Jean Degros est pleine à chaque rencontre.

Avec cette belle chevauchée, les Dragons sont actuellement qualifiés pour la prochaine Leaders Cup. En effet cette saison seuls les quatre premiers du classement à la fin de la première phase seront qualifiés pour les demi-finales qui vont se disputer  en aller-retour les 27 janvier et 3 février. Croisons les doigts pour que cette situation perdure.

LF2

St Amand peut mieux faire

Après une dernière défaite à Champagne Basket (52-49) pour le compte de la dernière journée aller, St Amand occupe la 5e place du classement avec 20 pts, pour sept victoires et six défaites. Un parcours pas très en rapport avec leurs ambitions mais qui leur permet actuellement d’être dans le wagon pour les play-offs, sachant que cette compétition se disputera entre les huit premières formations du classement final. Pour cela il va falloir que les Green Girls se montrent beaucoup plus efficaces dans la seconde partie de championnat. Neuvième attaque de LF2 avec 880 points inscrits (67,6 pts en moyenne) elles auraient pu avec un peu plus de réalisme être proches ou sur le podium à mi-parcours. Quant à la défense, cinquième avec 840 points encaissés (64,6 pts en moyenne) il ne lui manque pas grand-chose. Gageons que pour ses ingrédients Fabrice Courcier va trouver les solutions pour y remédier afin de passer les matchs retour avec sérénité.

NF1

Trith change de coach malgré une 3ème place

Avant  l’ultime journée des matchs aller, la CO Trith et le BF Escaudain, les deux formations de la Porte du Hainaut, ont connu des fortunes diverses.

Les Trithoises sont actuellement  les mieux classées 3e avec 16 pts pour 7 victoires et deux petites défaites d’un point (76-75 à Sceaux, 73-72 à Franconville) avec une attaque assez performante : 76,6 pts de moyenne inscrits et une défense qui sait se faire respecter : 57 pts en moyenne encaissés. Notons que voilà quelques semaines l’Américaine Vashti Hill a décidé de stopper sa saison à la COT pour des raisons personnelles, vite remplacée par Clara Soghomonian en provenance de la SIG (23 ans, poste 3/4). Et malgré ce podium de mi-saison, Vincent Verryser est démis de ses fonctions de coach et remplacé par Mathieu Trouvay.

Escaudain cultive les déceptions

Les Escaudinoises sont un peu moins bien classées : 6e, 13 pts pour 4 victoires et 5 défaites. Un parcours qui aurait été beaucoup plus positif si certaines joueuses avaient eu un rendement plus important en rapport à ce que les dirigeants attendaient d’elles. Espérons qu’elles se reprennent dans la seconde partie de saison. Surtout lorsque l’on sait que le BFE a perdu une rencontre d’un point contre Calais, de 4 à Moulins et de 6 à Dieppe ! Il y a de quoi avoir des regrets en voyageant dans le milieu de classement.

A la reprise, le 10 janvier, les deux protagonistes auront deux matchs hyper importants. Trith en recevant le leader COB Calais afin d’améliorer encore plus sa position sur le podium et Escaudain en déplacement à V.d’Ascq, le cancre de la division, afin de rétablir l’équilibre entre victoires et défaites (5/5) mais surtout pour distancer des concurrents directs.

Notons que dernièrement à St Amand, Trith et Escaudain se sont qualifiés pour le Trophée Coupe de France nationale en battant respectivement Estaires (103-78) et Arras (86-61).

NF3 : St Amand a sorti sa tête de l’eau pour l’instant

L’équipe fanion de st Amand n’étant plus en LFB, son centre de formation n’est plus protégé et c’est ainsi que cette saison il évolue en Nationale 3. Actuellement les joueuses de la Green Académy occupent la 7e place du classement avec 15 pts pour 5 victoires et autant de défaites.

Mal engagées, elles viennent de se sortir la tête de l’eau en signant trois succès consécutifs hyper importants: 47-64 à Douai, 61-65 à Champigny et 74-60 contre St Maur. Heureusement car elles étaient dans la charrette pour la prénat (4 descentes pour 12 clubs). A leur décharge, elles sont passées à côté d’autres victoires à cause d’un manque d’expérience et d’erreurs de jeunesse (joueuses entre 15 et 18 ans). Actuellement elles possèdent la 6e attaque avec 63,1 pts en moyenne inscrits mais l’avant dernière défense avec 71,4 pts encaissés.

NM3

Beuvrages et Denain Hasnon ensemble

A une journée de la fin des matchs aller (le10/1), l’USM Beuvrages et l’Union Denain Hasnon sont roue dans roue  ex aequo à la 6e place du classement avec chacune 18 pts pour 6 victoires et autant de défaites. Seules les séparent les statistiques particulières. Denain Hasnon marquant un peu plus que sa voisine beuvrageoise avec 77,9 pts de moyenne  contre 75,9 pts et encaissant également un peu moins 72,4 pts contre 77,8 pts. Deux parcours assez corrects lorsque l’on sait que les deux clubs sont à deux longueurs du podium mais aussi possèdent deux longueurs d’avance sur les quatre formations qui sont actuellement dans la charrette pour la prénationale (4 descentes pour 14 équipes).

HANDIBASKET

L’ASHH Valenciennes dans les clous

Si elle ne domine pas son championnat de N3 avec la même aisance que la saison dernière, l’ASHH Valenciennes n’en reste pas moins l’une des grosses cylindrées, l’une des favorites de cet exercice 2025-2026.  Avant les fêtes de fin d’année, les Valenciennois occupent la seconde place du classement avec 9 pts pour quatre victoires et une défaite. Cela à une seule petite longueur de Charleville Mézières mais avec une rencontre de moins de jouée. Un bon début de saison, malgré l’incorporation de nouveaux joueurs, avec une attaque qui tourne à 53,4 pts inscrits en moyenne et une solide défense qui n’accuse que 44 pts encaissés en moyenne. L’équipe de Jean – Michel Pittavino est sur la bonne route, dans les clous

FOOTBALL

National : VAFC loin de ses ambitions

13e, 16 pts pour 4 victoires, 4 nuls et 7 défaites, 11e attaque (15 buts inscrits), 11e défense (19 buts encaissés) le parcours de VAFC est à des années lumière de son ambition de jouer le haut de tableau. Situation acquise en ayant déjà vendangé 12 points sur les 24 possibles à la maison (4 succès en 8 matchs). Attention même, il n’est qu’à 6 longueurs de la relégation pour l’enfer d’en dessous, alors que sa prochaine rencontre, après les fêtes,  la réception de Bourg en Bresse, un adversaire direct dans le bas de tableau (15e, 10 pts), s’annonce extrêmement importante d’autant que les Bressans viennent de reprendre un bol de confiance en allant glaner 3 points précieux à Villefranche lors de la dernière journée (0-1). Un tableau de marche qui met en colère ses fidèles supporters. Après la banderole apposée au stade du Hainaut après la lourde défaite à Dijon (4-1) : << Sans âme, sans envie, sans mental, vous êtes un tas de m….. >> a succédé plus grave contre Sochaux. Alors que les Valenciennois étaient menés 0-1 depuis la 5e minute et que l’on abordait la première des six minutes d’arrêts de jeu il y a eu une tentative d’intrusion de la pelouse, ce qui a amené l’arbitre a renvoyé les deux équipes aux vestiaires pour arrêter définitivement la rencontre après 45 minutes de réflexion. La sentence risque d’être lourde.

VOLLEY BALL Elite Poule Haute

Le VC Valenciennes sur la route de ses ambitions

Avec une dernière victoire en 2025 en déplacement samedi à Balma Quint Fonsegrives, un succès  logique : 0-3 (12-25, 16-25, 26-28), le VC Valenciennes a conforté ses ambitions à savoir, terminer dans les 3 premiers de sa poule afin de participer aux play-offs. Troisièmes après deux matchs retour avec 25 pts pour 9 victoires et seulement 2 défaites, les protégées du président Arnaud Legrand ne sont seulement distancées que par Quimper (1er, 31 pts) et Nantes (2e, 27 pts) mais elles possèdent un petit matelas d’avance sur Rennes (4e, 21 pts) et Sens (5e, 18 pts). Leurs affaires sont bien engagées ce qui fait revivre rencontre après rencontre la salle du Hainaut. Un parcours très correct des filles de Steven Platteau obtenu avec un groupe solidaire, entre jeunes et joueuses de métier, et qui vit bien ensemble. Match très important à la reprise le 10 janvier avec la venue de Sens, surtout que ce soir là il y aura un certain Rennes-Quimper.

WATER POLO

NM2, poule B : Le SCL Denain lutte avec ses moyens

A une journée de la fin des matchs aller, la situation du SCL Denain n’est guère brillante, ses joueurs n’ayant pas encore connu les joies de la victoire : 7e, dernier avec hélas o pt après 5 rencontres dans un championnat dominé par les Enfants de Neptune de Tourcoing invaincus (15 pts). A la décharge des protégés du président Jacques Mercier, ils bataillent avec les moyens du bord. Avec quelques jeunes issus de la formation denaisienne et quelques anciens qui  leur apportent leur expérience. Le travail payera un jour pour améliorer l’attaque qui tourne à 9 buts de moyenne (46 marqués) et une défense avec 10,8 buts encaissés (98).

Robert Place

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L’IME « Les Deux Rives » a remis des cadeaux aux enfants du service pédiatrie du CHV

23 décembre 2025 à 10:43

Pour la première fois, l’IME (Institut Médico Éducatif) « Les Deux Rives » a choisi de faire une collecte au sein de l’établissement pour les enfants du CHV (Centre Hospitalier de Valenciennes). « C’est à l’initiative des ado. La collecte s’est réalisée sur un mois auprès des familles, des professionnels et des jeunes de l’IME », précise Christelle Castel, la cheffe de service de l’IME les Deux Rives.

« Nous avons collecté 98 dons pour les remettre aujourd’hui », ajoute François Emaille, le Directeur adjoint. Ce projet « Cap Avenir » a pu se réaliser grâce au service inclusion et citoyenneté, sous la houlette de Julie Lecomte. In fine, 14 ado ont participé à cette initiative, ils ont donc remis des cadeaux à des très jeunes enfants dans ce service pédiatrie du CHV, de 40 lits au maximum, un moment toujours émouvant !

Daniel Carlier

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Rétro sur l’église Saint-Géry à Valenciennes en hommage au 1 400 ème anniversaire de la mort de l’évêque Saint-Géry

23 décembre 2025 à 06:58

Depuis 792 ans, l’église Saint-Géry trace son chemin (parfois de croix) au sein de la ville de Valenciennes. En effet, l’église primitive fut consacrée en 1233. Elle subira de nombreuses modifications, un incendie ravageur, un bombardement destructeur, mais également une destination parfois surprenante. Quelle vie où tour à tour cet édifice fut une caserne, un hôpital, voire une prison, entre deux temps de prière tout de même puisque son origine est d’abord un lieu de culte.

Visuel intérieur Saint-Géry en 2017

Les Franciscains, le début d’un lien de culte… !

Tout à commencé avec l’avènement de Saint-François d’Assise (1182-1226). Sa longue conversion entre 1204/1208 à la religion catholique a marqué l’église au plus profond. Il choisit en 1208 d’« épouser Dame Pauvreté », se consacrant à la prédication et gagnant son pain par le travail manuel ou l’aumône. Il change son habit d’ermite pour une tunique simple. La corde remplace sa ceinture de cuir. Voilà sur les fonts baptismaux le précepte de la communauté des franciscains. Le célèbre film «  Au Nom de la Rose » montre avec justesse le gouffre entre cette communauté et les prélats de Rome… !

En 1208, une communauté de franciscains, appelés aussi Frères Mineurs ou Cordeliers, arrivent sur la commune de Valenciennes. La comtesse Jehanne de Flandre leur donne en 1220 le donjon du « Castrum », résidence des comtes du Hainaut abandonné depuis la décision de construire la « Salle-le-comte » (rue de Valenciennes aujourd’hui). Cette édification ne fut pas sans problème, car les Franciscains, soucieux de respecter la règle de pauvreté la refusèrent…, un autre temps ! Ils l’acceptèrent par la suite, mais avec la suppression des vitraux prévus et du clocher. L’édifice dédiée à la Sainte-Trinité est consacrée en 1233. 

(Intérieur de l’église Saint-Géry vers les années 1 900, vous noterez des différences importantes avec le visuel de 1997 dans cet article (même angle de vue) comme un autel revisité, la disparition de la chaire, voire d’ornements…

Cette église est déjà imposante, de plan rectangulaire, une nef spacieuse avec des arcades brisées s’ouvrant sur les bas-cotés peu élevés et un choeur, de deux travées, surmonté d’un clocheton et flanqué de chapelles. Ces dernières ont toutes leur autel autour de douze piliers, comme les douze apôtres, point clé de cette construction.

Agrandissement en 1272

A cette date, on choisit l’extension de ce lieu de culte en construisant un choeur neuf de 26 mètres de long surélevé par rapport à la nef qui a absorbé le 1er chœur. C’est un nouveau sanctuaire d’une grande élévation avec des fenêtres hautes.

Cet agrandissement était dédié à la sépulture des Comtes du Hainaut, les archives sont précises sur le sujet même si tous ces tombes furent détruites durant la Révolution française. Des noms célèbres figuraient au sein de l’église Saint-Géry comme Jean d’Avesnes, comte de Hainaut, de Guillaume 1er du Hainaut, Guillaume II, Guillaume III, et Guillaume IV, ainsi que Marie de Berlaimont, de Baudoin d’Avesnes et de Marguerite de Bavière. Ce dédale de sépultures princières valut un temps à cette église du Nord, le surnom « Le Saint-Denis du Valenciennois ».

L’heure des Récollets au XVIIème, XVIIIème

Saint-Géry détruite durant la Seconde Guerre mondiale

Au début du XVIIème siècle les Cordeliers sont remplacés par les Récollets, branche Les frères mineurs récollets forment un ordre mendiant de droit pontifical, donc un ordre reconnu au sommet de l’église ce qui n’est pas toujours le cas des communautés (aujourd’hui encore), issu d’une réforme de l’ordre franciscain.

Dans la ligne du respect de la ligne de conduite vis à vis de la pauvreté, les Récollets refusaient de posséder quoique ce soit. Par voie de conséquence, un acte de donation des Archiducs locaux a attribué à la ville de Valenciennes, le couvent et des biens fonciers des Cordeliers, retenez bien cette donation, elle modifie le cours de l’histoire de cet édifice religieux. L’église et le couvent des Recollets sont occupés par les Frères Mineurs, le couvent résistera jusqu’à la Révolution de 1789.

La Révolution française supprima les Ordres religieux, ce couvent servira donc de caserne, d’hôpital militaire, de prison, mais également d’abri pour les sans toits après les bombardements de 1793 et 1794. Le bâtiment est fortement dégradé, une partie du chœur s’écroule en 1802, la démolition est décidée… mécaniquement par la ville de Valenciennes, le propriétaire.

1803, le retour du culte et l’avènement de l’église Saint-Géry

Le Concordat de Napoléon 1er, en 1801, rétablit le culte. Cette restauration du sacré sauve l’église de justesse. Des travaux conséquents sont entrepris afin de restaurer cette église emblématique de cette commune. Elle est dédiée à Saint-Géry, un évêque fondateur du Diocèse de Cambrai. Voilà pourquoi, aujourd’hui encore, les paroisses du Valenciennois dépendent du Diocèse de Cambrai.

Toutefois, dans son art consommé de maîtriser toutes les ficelles, Napoléon 1er avait rétabli le culte, mais il ne devait plus y avoir de religieux et religieuses. C’est pourquoi Saint-Géry devient l’église « officielle » de la ville. On y célèbre les événements heureux du pays, les services funèbres, le civil et le religieux sont complètement imbriqués dans un même lieu. Il ne faut pas chercher beaucoup plus loin ce mélange atypique de laïc et de l’église chaque année à l’occasion du tour Saint-Cordon. Pour rappel, le Concordat est toujours en vigueur en Alsace… !

Construction de la tour…

Visuel destruction de l’Eglise Saint-Géry durant la seconde Guerre Mondiale

Après la disparition du Beffroi de Valenciennes qui se dressait sur la Place d’Armes (aujourd’hui, un cône de métal symbolise cet emplacement), les décideurs choisissent de construire une Tour à l’église Saint-Géry en 1850.

Avant, l’église ne possédait qu’un clocheton au dessus du choeur. Démoli, il fut remplacé par la tour qui joue depuis le double rôle de clocher pour l’église et de facto de beffroi de la ville. Dans cette nouvelle configuration, de nombreuses peintures, voire panneaux sculptés, ornent les murs de Saint-Géry. Pour la plupart, elles sont visibles au Musée des Beaux-Arts de Valenciennes.

Le début du XXème siècle est bien sûr marquée par la loi de 1905, celle de la séparation de l’Eglise et de l’Etat. Quand nous constatons aujourd’hui les polémiques incessantes sur le communautarisme, etc., on reste ébahi par l’ambition tranchée de cette loi qui plus d’un siècle plus tard guide les pas des gouvernants de toutes les obédiences politiques.

La Guerre de 14-18 ne fut pas problématique pour l’Eglise Saint-Géry. Par contre, celle de 39-45 fut désastreuse. En effet, des bombes frappèrent de plein fouet, une brèche importante détruit la porte latérale et une seconde démolit le mur Nord du choeur et une sacristie, l’église est inutilisable.

Laissée à l’abandon, l’église Saint-Géry subit un incendie en 1953 avec de nouveaux sérieux dégâts, puis un autre en 1958, tout semble perdu pour cet édifice consacré. La presse nationale et régionale de l’époque fustigent la lenteur administrative (pas une nouveauté du XXème).

Heureusement, un comité de sauvegarde entre en lice, ses injonctions face aux autorités aboutissent à la décision attendue par les paroissiens, la reconstruction de cette église malmenée. Toutefois, cette reconstruction se fera au détriment de l’Eglise Saint-Nicolas, jugée trop petite. La reconstruction commente en 1960.

Bénédiction de l’église Saint-Géry en 1965

Après cinq ans de travaux, le chantier s’achève en 1965. A l’époque, le coadjuteur (évêque nommé comme un évêque auxiliaire) de l’archevêque de Cambrai, Monseigneur H. Jenny a béni l’édifice le 09 mai 1965. Cette histoire ébouriffante met en exergue le degré de résilience d’un bâtiment avec un destin singulier. On n’oublie pas son origine à travers la communauté des Franciscains vouée à la pauvreté et la probité… !

Daniel Carlier

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(Anzin) Entre nouvelle enveloppe et fresque, l’école de Gaulle revisitée !

21 décembre 2025 à 11:20

Pierre-Michel Bernard : « Je félicite les équipes et les entreprises pour cette réalisation durant l’été dernier »

Après une étude thermique portée par Valenciennes Métropole, le constat était sans ambiguïtés. « Ce bâtiment public était le plus gros consommateur en énergie sur Anzin », précise le DGS. Dans cette optique, une stratégie devait se profiler pour le bien être des enfants et de l’équipe pédagogique, mais également pour les dépenses de cette collectivité publique.

Evidemment, compte tenu du coût et de l’emplacement assez stratégique de cette école, une construction neuve était exclue sans parler de la facture finale. Dans ce cadre, le choix de la pose d’une enveloppe thermique extérieure, et du remplacement de la toiture, s’est imposée rapidement. Cette rénovation s’est réalisée aussi en concertation avec les équipes pédagogiques « d’où la réalisation d’une nouvelle salle des professeur(e)s », ajoute le DGS et des enfants dont la demande portait sur une cour d’école… plus vivante, mais « sans oublier des nouveaux sanitaires totalement vétustes précédemment. »

Pierre Michel Bernard

Et tout cela en démarrant le lendemain de la fin de l’année scolaire pour un rendu la veille de la rentrée, hors quelques finitions extérieures. L’édile d’Anzin pouvait se féliciter d’un chantier sans accrocs. C’est presque rare tant les contraintes administratives sont pléthoriques sur un parc bâtimentaire français vieillissant du XXème siècle. « Je félicite les équipes et les entreprises pour cette réalisation durant l’été dernier. Ensuite, nous avons réussi à obtenir 80% de subventions sur ce projet à hauteur de 600 000 euros (Etat 300 000 € et Département 150 000 euros) », déclare Pierre-Michel Bernard. Bien sûr, la présence du Sous-Préfet de Valenciennes, du Président du Conseil départemental du Nord, mais aussi de l’inspecteur académique, soulignaient la dimension de cet envoi urbanistique avec un coût maîtrisé et réussi sur le plan du confort des usagers.

Pas seulement une rénovation…

Durant son propos, la Directrice de l’école a tenu à signaler la coexistence d’un chantier, mais également « un projet pédagogique fort. » En effet, une fresque magnifique en mémoire au Général de Gaulle s’affiche en front à rue, elle est signée d’un graffeur professionnel. « J’habite Maresches. J’ai fait mon cycle artistique à l’école Saint-Luc de Tournai et je suis devenu professionnel depuis 3 ans environ. J’interviens sur les chantiers publics comme privés », explique cet artiste de 39 ans.

Ensuite, la signature artistique ne s’arrêtait pas là, puisque les jeunes apprenants ont participé à un atelier pour décorer les murs de leur cour d’école. Clairement, ce n’est plus cet espace bitumé sans âme. Aujourd’hui, vous avez 12 classes, dont 6 de 12 élèves et 6 avec environ 25 élèves, soit 5 maternelles et 7 élémentaires, au sein de cette école de Gaulle revisitée.

Pas de doute, la pensée collective sur l’univers de l’apprentissage a fait un bond lunaire en une décennie. Dorénavant, le cadre importe autant que la qualité de l’enseignement au bénéfice d’un bien être partagé par toutes et tous. En clair, ce n’était pas mieux avant pour tordre le coup un peu à cette nostalgie démesurée.

Daniel Carlier

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